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Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie PSI 2024 (page 2/3 : Parties II et III)

Fort Boyard

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Partie II : Milieu marin

II.1 · Structure cristallographique du chlorure de sodium

Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : maille cristalline

Combien y a-t-il d'ions sodium par maille ?

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Dénombrer les sommets et les centres des faces du cube en appliquant les facteurs de multiplicité volumique appropriés.

Voir la réponse courte

Dénombrement des nœuds du réseau cubique faces centrées : 4 ions \mathrm{Na}^+ par maille.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, les cations \mathrm{Na^+} forment un réseau cubique à faces centrées (cfc). Dans une maille conventionnelle, ils occupent :

  • les 8 sommets du cube, chacun étant partagé par 8 mailles adjacentes, soit une contribution de 8 \times \dfrac{1}{8} = 1 ion ;
  • les centres des 6 faces du cube, chacun étant partagé par 2 mailles adjacentes, soit une contribution de 6 \times \dfrac{1}{2} = 3 ions.

Le nombre d'ions sodium propres à chaque maille (ou multiplicité de la maille pour le sous-réseau des cations) vaut donc :

N(\mathrm{Na^+}) = 8 \times \frac{1}{8} + 6 \times \frac{1}{2} = 4
\boxed{N(\mathrm{Na^+}) = 4}

Résultat

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Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : site interstitiel

Préciser la position des centres des sites octaédriques. Combien y en a-t-il par maille ? Sont-ils tous occupés par les atomes de chlore ?

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Localiser les sites octaédriques (milieux des arêtes et centre du cube) et comparer leur nombre total par maille à la stoechiométrie du solide.

Voir la réponse courte

Sites octaédriques au milieu des arêtes et au centre du cube, au nombre de 4, tous occupés par les ions chlorure.

Voir le corrigé complet

Dans un réseau cubique à faces centrées (cfc) formé par les cations \mathrm{Na}^+, les centres des sites octaédriques sont situés :

  • au centre du cube ;
  • au milieu de chacune des 12 arêtes du cube.

Calculons le nombre de sites octaédriques appartenant en propre à la maille (multiplicité) :

  • le site situé au centre du cube est entièrement interne à la maille, sa contribution est de 1 ;
  • les sites situés au milieu des arêtes sont partagés entre 4 mailles adjacentes, leur contribution est de 12 \times \frac{1}{4} = 3.

Le nombre total de sites octaédriques par maille est donc :

\boxed{N_{\mathrm{octa}} = 1 \times 1 + 12 \times \frac{1}{4} = 4}

D'après la question Q14, la maille contient N(\mathrm{Na^+}) = 4 cations sodium. La formule chimique du cristal étant \mathrm{NaCl} (stœchiométrie 1:1), la neutralité et la composition macroscopique imposent la présence de 4 ions chlorure \mathrm{Cl}^- par maille.

Puisque le nombre d'ions chlorure par maille est égal au nombre de sites octaédriques disponibles (4 pour 4), tous les sites octaédriques sont occupés.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Évitez de confondre sites tétraédriques et octaédriques pour ne pas fausser la condition de tangence suivante.

« Les erreurs à cette question sont généralement dues à une confusion entre les sites tétraédriques et octaédriques, entraînant des erreurs ultérieures sur la condition de tangence. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : condition de tangence

Préciser si les ions sont tangents entre eux et si oui, préciser suivant quel alignement. Préciser si les ions et sont tangents entre eux et si oui, préciser suivant quel alignement.

Voir l'indice

Comparer le paramètre de maille a aux distances de contact hypothétiques 2R et a\sqrt{2} pour tester la tangence des ions de même signe ou de signes opposés.

Voir la stratégie
  1. Pour tester la tangence de deux sphères de rayons r_1 et r_2, on compare la distance d entre leurs centres à la somme de leurs rayons r_1 + r_2. Il y a contact si d = r_1 + r_2.
  2. Les plus proches voisins entre cations \mathrm{Na}^+ du réseau cfc se situent le long des diagonales des faces du cube.
  3. Les ions \mathrm{Na}^+ et \mathrm{Cl}^- les plus proches sont situés le long des arêtes du cube (un sommet et le milieu de l'arête).
Voir la réponse courte

Pas de contact entre cations \mathrm{Na}^+, tangence entre anions et cations le long des arêtes du cube.

Voir le corrigé complet

1. Tangence des ions \mathrm{Na}^+ entre eux :

Dans un réseau cubique à faces centrées (cfc), les ions \mathrm{Na}^+ les plus proches sont situés aux sommets et au centre des faces. La distance minimale séparant deux cations \mathrm{Na}^+ correspond à une demi-diagonale de face :

d(\mathrm{Na}^+ - \mathrm{Na}^+) = \frac{a\sqrt{2}}{2} = \frac{786}{2} = 393\text{ pm}

Or, la somme des rayons de deux cations vaut :

2r = 2 \times 97\text{ pm} = 194\text{ pm}

Comme 2r < d(\mathrm{Na}^+ - \mathrm{Na}^+) :

\boxed{\text{Les ions }\mathrm{Na}^+\text{ ne sont pas tangents entre eux.}}

2. Tangence entre les ions \mathrm{Na}^+ et \mathrm{Cl}^- :

Les anions \mathrm{Cl}^- occupent le milieu des arêtes et le centre de la maille. La plus courte distance séparant un cation \mathrm{Na}^+ (situé à un sommet) et un anion \mathrm{Cl}^- (situé au milieu d'une arête adjacente) est égale à une demi-arête du cube :

d(\mathrm{Na}^+ - \mathrm{Cl}^-) = \frac{a}{2} = \frac{556}{2} = 278\text{ pm}

D'autre part, la somme des rayons cationique et anionique vaut :

r + R = 97 + 181 = 278\text{ pm}

On constate que d(\mathrm{Na}^+ - \mathrm{Cl}^-) = r + R = \frac{a}{2}. Par conséquent :

\boxed{\text{Les ions }\mathrm{Na}^+\text{ et }\mathrm{Cl}^-\text{ sont en contact de tangence le long des arêtes du cube.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il était attendu d'utiliser les données numériques de l'énoncé pour appuyer sa justification.

« Les correcteurs attendaient que les candidats utilisent les valeurs numériques fournies dans l'énoncé comme support de justification. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : compacité

Exprimer, en fonction de et de , la compacité du cristal de .

Voir l'indice

Calculer le rapport entre le volume propre occupé par les sphères anioniques et cationiques de la maille et le volume total a^3 exprimé en fonction des rayons.

Voir la réponse courte

Rapport du volume occupé par les 4 paires d'ions sphériques sur le volume de la maille a^3 = 8(r+R)^3.

Voir le corrigé complet

La compacité C d'un cristal est le rapport du volume occupé par les sphères dures modélisant les ions présents dans une maille au volume de cette maille :

C = \frac{V_{\text{occupé}}}{V_{\text{maille}}}

D'après les questions Q14 et Q15, une maille élémentaire contient N(\mathrm{Na^+}) = 4 cations et N(\mathrm{Cl^-}) = 4 anions. Le volume occupé par ces ions s'écrit donc :

V_{\text{occupé}} = 4 \times \left(\frac{4}{3}\pi r^3\right) + 4 \times \left(\frac{4}{3}\pi R^3\right) = \frac{16}{3}\pi \left(r^3 + R^3\right)

Le volume de la maille cubique de paramètre a est V_{\text{maille}} = a^3. Or, d'après la condition de tangence cation-anion le long des arêtes établie à la question Q16, on a a = 2(r + R), d'où :

V_{\text{maille}} = [2(r + R)]^3 = 8(r + R)^3

On en déduit l'expression de la compacité :

C = \frac{\frac{16}{3}\pi \left(r^3 + R^3\right)}{8(r + R)^3}
\boxed{C = \frac{2\pi}{3}\,\frac{r^3 + R^3}{(r + R)^3}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Maîtrisez bien le sens physique de chaque volume et ne confondez pas volume de la maille et volume occupé.

« mais le sens physique du volume "V" dans ces formules est parfois mal maîtrisé. On rencontre des confusions entre volume de la maille et volume occupé par les atomes »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : masse volumique

Exprimer la masse volumique du chlorure de sodium en fonction de et de ainsi que des masses molaires et . Indiquer ensuite la valeur numérique correcte parmi les valeurs suivantes :

Voir l'indice

Exprimer la masse volumique à partir de la masse des 4 motifs formulaires par maille rapportée au volume de celle-ci, puis effectuer une analyse d'ordre de grandeur.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la masse contenue dans une maille élémentaire en utilisant le nombre d'unités de formule \mathrm{NaCl} par maille et le nombre d'Avogadro N_{\mathrm{A}}.
  2. Exprimer le volume de la maille cubique à l'aide de la relation de tangence a = 2(r+R) issue de la question Q16.
  3. En déduire l'expression littérale de \rho_{\mathrm{NaCl}}, puis sélectionner la valeur numérique proposée à l'aide d'un ordre de grandeur physique ou d'un calcul approché.
Voir la réponse courte

Expression \rho = \frac{4(M_{\mathrm{Na}} + M_{\mathrm{Cl}})}{N_{\mathrm{A}} a^3} et sélection de la valeur numérique réaliste.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q14 et Q15, la maille élémentaire contient 4 cations \mathrm{Na}^+ et 4 anions \mathrm{Cl}^-, soit Z = 4 unités formulaires de \mathrm{NaCl}. La masse de la maille est donc :

m_{\mathrm{maille}} = \frac{4\left(M(\mathrm{Na}) + M(\mathrm{Cl})\right)}{N_{\mathrm{A}}}

Le volume de la maille cubique de paramètre a s'écrit, en exploitant la condition de tangence le long des arêtes a = 2(r+R) établie à la question Q16 :

V_{\mathrm{maille}} = a^3 = \left[2(r + R)\right]^3 = 8(r + R)^3

On en déduit la masse volumique du cristal :

\begin{aligned} \rho_{\mathrm{NaCl}} &= \frac{m_{\mathrm{maille}}}{V_{\mathrm{maille}}} = \frac{4\left(M(\mathrm{Na}) + M(\mathrm{Cl})\right)}{8 N_{\mathrm{A}} (r + R)^3} \end{aligned}
\boxed{\rho_{\mathrm{NaCl}} = \frac{M(\mathrm{Na}) + M(\mathrm{Cl})}{2 N_{\mathrm{A}} (r + R)^3}}

Pour identifier la valeur numérique correcte parmi les propositions :

  • 21,6\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} est l'ordre de grandeur de la masse volumique d'une mousse de polymère ;
  • 216\text{ g}\cdot\text{dm}^{-3} = 216\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} est inférieur à la masse volumique de l'eau (1\,000\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}), ce qui ferait flotter le sel gemme ;
  • 2,16\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3} = 2,16\cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} est une valeur cohérente pour un solide minéral dense qui coule dans l'eau.

Le calcul direct avec M = 58,5\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} et a = 5,56\cdot 10^{-8}\text{ cm} confirme :

\rho_{\mathrm{NaCl}} = \frac{4 \times 58,5}{6,02\cdot 10^{23} \times (5,56\cdot 10^{-8})^3} \approx 2,16\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3}

La valeur correcte est donc :

\boxed{\rho_{\mathrm{NaCl}} = 2,16\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à ne pas confondre le volume de la maille et le volume occupé par les atomes lors du calcul de la masse volumique.

« On rencontre des confusions entre volume de la maille et volume occupé par les atomes pour la détermination de la masse volumique. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

Question déjà tombée ailleurs

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II.2 · Enthalpie de dissolution du chlorure de sodium dans l’eau

Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : premier principe, calorimétrie

Exprimer la capacité thermique du calorimètre équipé de ses accessoires (thermomètre + barreau aimanté) en fonction de , , , , et de .

Voir l'indice

Écrire l'annulation de la variation d'enthalpie globale du calorimètre et des masses d'eau lors de l'expérience de thermalisation.

Voir la stratégie
  1. Choisir pour système fermé l'ensemble {calorimètre, accessoires, masse m_1 d'eau, masse m_2 d'eau}.
  2. La transformation étant monobare à la pression atmosphérique et adiabatique (enceinte calorifugée), appliquer le premier principe sous la forme \Delta H = 0.
  3. Exprimer les variations d'enthalpie des trois sous-systèmes en fonction des températures initiales et finale, puis en déduire C.
Voir la réponse courte

Bilan enthalpique adiabatique lors du mélange de deux masses d'eau pour déterminer la valeur en eau du calorimètre.

Voir le corrigé complet

Considérons le système fermé constitué du calorimètre (avec le thermomètre et le barreau aimanté) et des deux masses d'eau m_1 et m_2.

L'enceinte est calorifugée (transformation adiabatique, Q = 0) et ouverte à la pression atmosphérique constante P_0 (transformation monobare). Le premier principe de la thermodynamique s'écrit alors :

\Delta H = Q_p = 0

Par additivité de l'enthalpie pour les phases condensées incompressibles et indilatables, la variation d'enthalpie totale est la somme des variations d'enthalpie de chacun des constituants :

\begin{aligned} \Delta H_{\text{cal}} &= C (T_3 - T_1) \\ \Delta H_{\text{eau}, 1} &= m_1 c_{\mathrm{e}} (T_3 - T_1) \\ \Delta H_{\text{eau}, 2} &= m_2 c_{\mathrm{e}} (T_3 - T_2) \end{aligned}

Le bilan enthalpique s'écrit donc :

C (T_3 - T_1) + m_1 c_{\mathrm{e}} (T_3 - T_1) + m_2 c_{\mathrm{e}} (T_3 - T_2) = 0

En isolant la capacité thermique C du calorimètre et de ses accessoires, on obtient :

C (T_3 - T_1) = m_2 c_{\mathrm{e}} (T_2 - T_3) - m_1 c_{\mathrm{e}} (T_3 - T_1)

soit :

\boxed{C = c_{\mathrm{e}} \left( m_2 \frac{T_2 - T_3}{T_3 - T_1} - m_1 \right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Définissez rigoureusement le système ainsi que ses états initial et final pour éviter les erreurs de signe ou de grandeurs.

« Les candidats rencontrent des difficultés à écrire correctement la variation d'enthalpie du système sans commettre d'erreurs de signe, de masse ou de température. »

« Les correcteurs conseillent aux candidats de bien définir le système, son état initial et son état final. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : enthalpie de réaction, calorimétrie

Exprimer l'enthalpie massique de dissolution de dans l'eau, notée , en fonction de , , , et de .

Voir l'indice

Appliquer le premier principe à pression constante pour la dissolution de la masse de sel en tenant compte de la capacité thermique totale du système.

Voir la stratégie
  1. Choisir pour système fermé l'ensemble {eau (m_3) + \mathrm{NaCl} (m_4) + calorimètre et ses accessoires}.
  2. Appliquer le premier principe de la thermodynamique à pression constante et sous enveloppe adiabatique (\Delta H = Q_P = 0).
  3. Décomposer la transformation en un chemin fictif : dissolution isotherme de la masse m_4 de soluté à T_1, puis variation de température de l'ensemble final de T_1 à T_1 + \Delta T.
Voir la réponse courte

Bilan enthalpique adiabatique à pression constante pour relier la variation de température à l'enthalpie de dissolution.

Voir le corrigé complet

Considérons le système fermé constitué par le calorimètre équipé de ses accessoires, la masse m_3 d'eau liquide et la masse m_4 de chlorure de sodium.

La transformation est monobare (à la pression atmosphérique) et s'effectue dans un calorimètre athermane, sans travail utile. D'après le premier principe de la thermodynamique :

\Delta H = Q_P = 0

L'enthalpie étant une fonction d'état, on décompose la transformation en deux étapes fictives :

  • Étape 1 : dissolution isotherme à la température T_1 de la masse m_4 de \mathrm{NaCl} dans la masse m_3 d'eau. La variation d'enthalpie associée s'écrit :

    \Delta H_1 = m_4 \Delta_{\mathrm{diss}} h
  • Étape 2 : variation de température du calorimètre et de la solution obtenue, de la température T_1 à la température finale T_1 + \Delta T. Selon l'énoncé, la capacité thermique de la solution est assimilée à celle de l'eau pure qu'elle contient, soit m_3 c_{\mathrm{e}}. La capacité thermique de l'ensemble calorimètre + solution est donc :

    C_{\mathrm{tot}} = C + m_3 c_{\mathrm{e}}

    La variation d'enthalpie s'écrit alors :

    \Delta H_2 = (C + m_3 c_{\mathrm{e}}) \Delta T

Le bilan enthalpique global s'écrit :

\Delta H = \Delta H_1 + \Delta H_2 = m_4 \Delta_{\mathrm{diss}} h + (C + m_3 c_{\mathrm{e}}) \Delta T = 0

On en déduit l'expression de l'enthalpie massique de dissolution :

\boxed{\Delta_{\mathrm{diss}} h = - \frac{(C + m_3 c_{\mathrm{e}}) \Delta T}{m_4}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Lisez attentivement l'énoncé pour ne pas inclure à tort la masse de sel dans la capacité thermique de la solution.

« Les candidats rencontrent des difficultés à écrire correctement la variation d'enthalpie du système sans commettre d'erreurs de signe, de masse ou de température. »

« Dans Q20 beaucoup de candidats prennent en compte la masse m4 de sel dans l’expression de la capacité thermique de la solution. Il convient de bien lire l’énoncé. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : relation de van 't hoff, équilibre chimique

Quel est l'effet d'une augmentation de température, à pression constante, sur la solubilité du chlorure de sodium dans l'eau pure ? Justifier.

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Utiliser le signe de l'enthalpie de dissolution déterminé à la question précédente et invoquer la loi de Van 't Hoff ou le principe de Le Chatelier.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le caractère thermique de la réaction de dissolution à partir des résultats expérimentaux de la question Q20.
  2. Appliquer la loi de Van 't Hoff à la constante d'équilibre de solubilité K^\circ(T) (ou le principe de modération de Le Chatelier).
  3. Relier la constante d'équilibre K^\circ à la solubilité s pour conclure sur l'effet d'une augmentation de température.
Voir la réponse courte

La dissolution étant endothermique, la loi de Van 't Hoff indique un déplacement dans le sens direct : la solubilité augmente.

Voir le corrigé complet

L'équation de dissolution du chlorure de sodium solide dans l'eau s'écrit :

\mathrm{NaCl}_{(\mathrm{s})} = \mathrm{Na}^+_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{Cl}^-_{(\mathrm{aq})}

La dissolution dans le calorimètre s'accompagne d'une baisse de température (\Delta T = -1,5\text{ }^\circ\text{C} < 0), ce qui montre que cette transformation est endothermique :

\Delta_{\mathrm{diss}} H^\circ > 0 \quad (\text{soit } \Delta_{\mathrm{diss}} h > 0)

L'évolution de la constante d'équilibre K^\circ(T) avec la température est régie par la loi de Van 't Hoff à pression constante :

\frac{\mathrm{d} \ln K^\circ}{\mathrm{d} T} = \frac{\Delta_{\mathrm{diss}} H^\circ}{R T^2}

Puisque \Delta_{\mathrm{diss}} H^\circ > 0, on a :

\frac{\mathrm{d} \ln K^\circ}{\mathrm{d} T} > 0

La constante d'équilibre K^\circ(T) est donc une fonction strictement croissante de la température.

Dans l'eau pure, pour une solution saturée de \mathrm{NaCl} de solubilité molaire s, on a :

K^\circ = \left( \frac{[\mathrm{Na}^+]}{c^\circ} \right) \left( \frac{[\mathrm{Cl}^-]}{c^\circ} \right) = \left(\frac{s}{c^\circ}\right)^2 \implies s = c^\circ \sqrt{K^\circ}

La solubilité s varie dans le même sens que K^\circ.

\boxed{\text{Une augmentation de température à pression constante augmente la solubilité du chlorure de sodium dans l'eau pure.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à faire appel à la loi de Van't Hoff et veillez impérativement à justifier votre résultat.

« Peu de candidats ont pensé à la loi de Van't Hoff. Beaucoup n’ont pas justifié leurs résultats, ce qui n’est pas acceptable. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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II.3 · Phénomène de corrosion

Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : corrosion, électrochimie

Quels sont les porteurs de charge qui assurent le rebouclage du courant électrique dans la goutte ? Pourquoi le phénomène de corrosion est-il plus prononcé en milieu marin que dans les terres ?

Voir l'indice

Identifier les espèces chargées mobiles dans l'eau salée et expliquer l'effet de la salinité sur la conductivité ionique du milieu.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature de la conduction électrique dans l'électrolyte constitué par la goutte d'eau, par opposition à la conduction électronique dans le métal.
  2. Relier la vitesse de corrosion à la résistance électrique de l'électrolyte, elle-même dépendante de la concentration en ions dissous (milieu marin salé versus eau douce des terres).
Voir la réponse courte

Conduction assurée par les ions dissous ; la forte salinité de l'eau de mer augmente la conductivité et accélère la corrosion.

Voir le corrigé complet

Dans le métal, le transport de charge est assuré par les électrons libres. Dans la goutte d'eau, qui constitue un milieu électrolytique, le rebouclage du courant électrique est assuré par la migration des ions :

  • les cations (ions métalliques \mathrm{M}^{n+} créés au centre, ions \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+, etc.) qui migrent vers la périphérie (zone cathodique) ;
  • les anions (ions hydroxyde \mathrm{HO}^- formés à la périphérie par réduction de \mathrm{O}_2, etc.) qui migrent vers le centre (zone anodique).
\boxed{\text{Le rebouclage du courant dans la goutte est assuré par les ions (cations et anions).}}

Le phénomène de corrosion est plus prononcé en milieu marin que dans les terres car :

  • l'eau de mer présente une très forte concentration en sel dissous (\mathrm{Na}^+ et \mathrm{Cl}^-), ce qui lui confère une conductivité ionique bien plus élevée que celle de l'eau douce ou de pluie ;
  • la résistance électrique de l'électrolyte est donc beaucoup plus faible, ce qui minimise la chute ohmique et augmente l'intensité du courant de corrosion ;
  • de plus, les ions chlorure \mathrm{Cl}^- sont particulièrement agressifs et favorisent la dégradation des couches protectrices d'oxydes (rupture de passivité, piqûres).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le jury rappelle que le rebouclage du courant dans la goutte n'est pas assuré par les électrons.

« Attention, ce ne sont pas les électrons qui assurent le rebouclage du courant dans la goutte ! »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : corrosion, oxydoréduction

On considère le phénomène d'oxydation par une goutte d'eau d'un ensemble constitué d'une pièce de ferronnerie (assimilable à du fer) reliée électriquement à une autre pièce en zinc. Écrire l'équation chimique de la réaction d'oxydo-réduction qui a lieu. Comment se nomme ce type de protection ?

Voir l'indice

Comparer les potentiels standard des couples en présence pour déterminer l'élément qui s'oxyde préférentiellement en protégeant le fer.

Voir la stratégie
  1. Comparer les potentiels standard des couples en présence pour identifier l'espèce la plus réductrice qui sera oxydée préférentiellement.
  2. Écrire les demi-équations d'oxydoréduction (oxydation du zinc à l'anode, réduction du dioxygène dissous à la cathode) et en déduire l'équation-bilan globale.
  3. Nommer le procédé de protection associé.
Voir la réponse courte

Équation d'oxydation du zinc et réduction de l'oxygène, principe de la protection cathodique par anode sacrificielle.

Voir le corrigé complet

D'après les données fournies :

E^\circ(\mathrm{Zn^{2+}/Zn}) = -0{,}76\text{ V} < E^\circ(\mathrm{Fe^{2+}/Fe}) = -0{,}44\text{ V}

Le zinc est un réducteur plus fort que le fer : en présence d'un oxydant, c'est le zinc qui s'oxyde préférentiellement, protégeant ainsi le fer contre la corrosion.

L'oxydant présent est le dioxygène dissous dans la goutte d'eau (E^\circ(\mathrm{O_2/H_2O}) = 1{,}23\text{ V}). Les demi-équations électroniques s'écrivent :

\begin{aligned} \text{Oxydation du zinc (anode) :}\quad & \mathrm{Zn(s)} = \mathrm{Zn^{2+}(aq)} + 2\,\mathrm{e}^- \quad (\times 2) \\ \text{Réduction du dioxygène en milieu neutre (cathode) :}\quad & \mathrm{O_2(aq)} + 2\,\mathrm{H_2O(\ell)} + 4\,\mathrm{e}^- = 4\,\mathrm{OH^-(aq)} \end{aligned}

En combinant ces deux demi-équations, on obtient l'équation de la réaction d'oxydoréduction :

\boxed{2\,\mathrm{Zn(s)} + \mathrm{O_2(aq)} + 2\,\mathrm{H_2O(\ell)} \longrightarrow 2\,\mathrm{Zn^{2+}(aq)} + 4\,\mathrm{OH^-(aq)}}

Remarque : En milieu acide, l'équation s'écrirait de manière équivalente 2\,\mathrm{Zn(s)} + \mathrm{O_2(aq)} + 4\,\mathrm{H^+(aq)} \longrightarrow 2\,\mathrm{Zn^{2+}(aq)} + 2\,\mathrm{H_2O(\ell)}.

Le zinc se corrode à la place du fer en fournissant les électrons nécessaires à la réduction du dioxygène : le fer joue le rôle de cathode et est ainsi protégé. Ce type de protection s'appelle la protection cathodique par anode sacrificielle.

\boxed{\text{Protection cathodique par anode sacrificielle}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à bien identifier le dioxygène parmi les réactifs pour écrire l'équation de la réaction.

« Quelques difficultés ont été rencontrées pour écrire la bonne équation, certains candidats n'ayant pas remarqué que le dioxygène était un réactif. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Notions : corrosion, loi de faraday

On note la masse de la pièce de zinc, la masse molaire du zinc, la constante de Faraday et le courant de corrosion. Exprimer la durée de protection de la pièce de ferronnerie en fonction de , , et de .

Voir l'indice

Relier la charge totale transportée Q = I\Delta t à la quantité de matière d'électrons échangés lors de l'oxydation de l'anode de zinc.

Voir la stratégie
  1. Écrire la demi-équation électronique d'oxydation du zinc pour relier la quantité d'électrons échangés à la quantité de matière de zinc consommée.
  2. Exprimer la charge électrique totale Q libérée par la consommation complète de l'anode sacrificielle à l'aide de la constante de Faraday F.
  3. Relier cette charge Q au courant de corrosion I pour déterminer la durée de protection \Delta t.
Voir la réponse courte

Utilisation de la loi de Faraday Q = I \Delta t = 2 n(\mathrm{Zn}) F pour exprimer la durée de vie de l'anode.

Voir le corrigé complet

La protection de la ferronnerie est assurée tant qu'il reste du zinc métallique. L'oxydation du zinc à l'anode sacrificielle s'écrit selon la demi-équation :

\mathrm{Zn_{(s)}} = \mathrm{Zn^{2+}} + 2\,\mathrm{e}^-

Chaque mole de zinc oxydée libère donc 2\text{ mol} d'électrons :

n(\mathrm{e}^-) = 2\,n(\mathrm{Zn}) = 2\,\frac{m_{\mathrm{Zn}}}{M_{\mathrm{Zn}}}

La charge électrique totale Q transférée lors de la consommation totale de la masse m_{\mathrm{Zn}} de zinc vaut :

Q = n(\mathrm{e}^-)\,F = \frac{2\,m_{\mathrm{Zn}}\,F}{M_{\mathrm{Zn}}}

Le courant de corrosion I étant supposé constant au cours du temps, la charge transportée s'exprime également par Q = I\,\Delta t. On en déduit la durée de protection :

\boxed{\Delta t = \frac{2\,m_{\mathrm{Zn}}\,F}{M_{\mathrm{Zn}}\,I}}

Résultat

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Partie III : Le Conseil

Question 25

ExigeanteTemps estimé : ≈ 15 min
  • Calcul littéral
  • Résolution de problème
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : poussée d'archimède, résolution de problème

Sachant que le Maître du temps joue en premier, qui remporte le duel ? S'agissant d'une question de type "résolution de problème", un raisonnement d'étaillé et rigoureux est attendu. Tout élément de raisonnement correct, même partiel, sera récompensé.

Voir l'indice

Traduire la condition de flottaison par l'égalité entre le poids total (verre + n pièces) et la poussée d'Archimède maximale correspondant à l'immersion complète du volume du verre.

Voir la stratégie
  1. Établir la condition mécanique d'équilibre du verre flottant et déterminer la hauteur d'immersion en fonction du nombre n de pièces ajoutées.
  2. Trouver le nombre maximal n_{\max} de pièces que le verre peut supporter avant que l'eau ne déborde à l'intérieur.
  3. Déterminer, selon l'ordre des tours de jeu, quel joueur est contraint de poser la (n_{\max}+1)-ième pièce entraînant le naufrage.
Voir la réponse courte

Équilibre de flottaison de la coupelle chargée, calcul du nombre maximal de pièces avant naufrage pour identifier le vainqueur.

Voir le corrigé complet

1. Condition d'équilibre et flottaison du verre

On étudie le système constitué du verre et de n pièces, de masse totale :

M_{\mathrm{tot}}(n) = M + n\,m

Le verre est soumis à deux forces selon l'axe vertical ascendant \vec{e}_z :

  • son poids total : \vec{P} = - M_{\mathrm{tot}}(n)\,g\,\vec{e}_z ;
  • la poussée d'Archimède exercée par l'eau : \vec{\Pi} = \mu\,V_{\mathrm{imm}}\,g\,\vec{e}_z = \mu\,S\,h_{\mathrm{i}}\,g\,\vec{e}_z, où h_{\mathrm{i}} désigne la hauteur immergée (tirant d'eau) du verre et S l'aire de sa base.

À l'équilibre mécanique, \vec{P} + \vec{\Pi} = \vec{0}, soit :

\mu\,S\,h_{\mathrm{i}}\,g = (M + n\,m)\,g \implies h_{\mathrm{i}}(n) = \frac{M + n\,m}{\mu\,S}

2. Nombre maximal de pièces avant immersion totale

Le verre flotte de manière stable tant que le bord supérieur n'est pas submergé par l'eau, c'est-à-dire tant que la hauteur immergée reste inférieure à la hauteur totale h du cylindre :

h_{\mathrm{i}}(n) \le h \iff M + n\,m \le \mu\,S\,h

La masse maximale d'eau que le volume extérieur du verre peut déplacer vaut :

M_{\max} = \mu\,S\,h = 1{,}0\cdot 10^3 \times 2{,}0\cdot 10^{-3} \times 0{,}10 = 0{,}200\text{ kg} = 200\text{ g}

Le nombre maximal de pièces n permettant la flottaison vérifie donc :

n \le \frac{\mu\,S\,h - M}{m}

Avec M = 125\text{ g} et m = 10\text{ g} :

n \le \frac{200 - 125}{10} = \frac{75}{10} = 7{,}5

Le nombre de pièces étant nécessairement entier, le verre peut contenir au maximum :

n_{\max} = 7\text{ pièces}

Pour n = 7, la hauteur immergée est h_{\mathrm{i}}(7) = \frac{195\cdot 10^{-3}}{1000 \times 2{,}0\cdot 10^{-3}} = 9{,}75\text{ cm} < 10\text{ cm} : le verre flotte encore, son rebord dépassant de 2{,}5\text{ mm} au-dessus de l'eau.
En revanche, avec une 8^{\text{e}} pièce, M_{\mathrm{tot}}(8) = 205\text{ g} > 200\text{ g}, le rebord passe sous la surface libre : l'eau s'engouffre dans le verre, qui coule instantanément au fond de l'aquarium.

3. Analyse du duel

Le Maître du temps joue en premier et les deux adversaires jouent alternativement une pièce chacun :

  • les pièces de rang impair (n = 1, 3, 5, 7) sont déposées par le Maître du temps ;
  • les pièces de rang pair (n = 2, 4, 6, 8) sont déposées par le candidat.

Le Maître du temps pose donc la 7^{\text{e}} pièce en toute sécurité. C'est ensuite au candidat de jouer : il est contraint de poser la 8^{\text{e}} pièce, ce qui fait couler le verre.

Puisque le premier joueur à faire couler le verre a perdu :

\boxed{\text{Le Maître du temps remporte le duel.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Un bilan des forces sur l'ensemble permettait d'établir que le duel est perdu lors du dépôt de la huitième pièce.

« la plupart des candidats ayant réalisé un bilan des forces sur le verre et les pièces, démontrant ainsi que le joueur perd lors de la pose de la 8ème pièce. »

Source : rapport du jury CCINP 2024

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : poussée d'archimède, statique des fluides

Exprimer, puis calculer la variation d'altitude du sommet de la pile de pièce par rapport à la surface de l'eau lors de l'ajout d'une pièce. Le sommet de la pile est-il monté ou descendu ?

Voir l'indice

Calculer l'enfoncement supplémentaire du verre lors de l'ajout d'une pièce et le comparer à l'épaisseur propre de ladite pièce.

Voir la stratégie
  1. Repérer l'altitude du sommet de la pile de pièces par rapport à la surface libre de l'eau à l'aide d'un axe vertical ascendant Oz dont l'origine z = 0 est située au niveau de la surface.
  2. Exprimer cette altitude pour n pièces en combinant l'enfoncement du fond du verre (tirant d'eau h_{\mathrm{i}} déterminé à la question Q25) et la hauteur cumulée des pièces n e.
  3. Calculer la variation \Delta z lors du passage de n à n+1 pièces et conclure quant au sens du déplacement.
Voir la réponse courte

Bilan vertical d'Archimède reliant l'enfoncement supplémentaire à la masse ajoutée et déduction du déplacement relatif du sommet.

Voir le corrigé complet

Soit un axe vertical (Oz) orienté vers le haut, dont l'origine z = 0 correspond au niveau de la surface libre de l'eau dans le bocal.

Le verre est immergé d'une profondeur correspondant à son tirant d'eau h_{\mathrm{i}}(n). Le fond intérieur du verre se situe donc à la cote :

z_{\mathrm{fond}}(n) = - h_{\mathrm{i}}(n) = - \frac{M + n m}{\mu S}

L'épaisseur d'une pièce étant notée e, la hauteur occupée par une pile de n pièces posées au fond du verre vaut n e. L'altitude du sommet de la pile par rapport à la surface de l'eau est ainsi :

z_{\mathrm{sommet}}(n) = z_{\mathrm{fond}}(n) + n e = - \frac{M + n m}{\mu S} + n e

Lors de l'ajout d'une pièce supplémentaire (passage de n à n+1 pièces), la variation d'altitude du sommet de la pile s'écrit :

\Delta z = z_{\mathrm{sommet}}(n+1) - z_{\mathrm{sommet}}(n) = e - \frac{m}{\mu S}
\boxed{\Delta z = e - \frac{m}{\mu S}}

Application numérique :

  • e = 2{,}0\text{ mm} = 2{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ m} ;
  • m = 10\text{ g} = 1{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ kg} ;
  • \mu = 1{,}0 \cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
  • S = 2{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ m}^2.

L'enfoncement supplémentaire du verre dû au poids d'une pièce vaut :

\Delta h_{\mathrm{i}} = \frac{m}{\mu S} = \frac{1{,}0 \cdot 10^{-2}}{1{,}0 \cdot 10^3 \times 2{,}0 \cdot 10^{-3}} = 5{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ m} = 5{,}0\text{ mm}

On en déduit :

\Delta z = 2{,}0\text{ mm} - 5{,}0\text{ mm} = -3{,}0\text{ mm} = -3{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ m}
\boxed{\Delta z = -3{,}0\text{ mm}}

Puisque \Delta z < 0, le sommet de la pile est descendu de 3{,}0\text{ mm} par rapport à la surface de l'eau.

Résultat

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.