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Corrigé détaillé E3A Physique Chimie MP 2023

Vivre dans l'espace

Faisable en sup ?

Faisable en partie en MPSI : 32 questions sur 48. Autres questions faisables en MPSI

Autres premières années : PTSI 25 · MP2I 31 · TSI1 25 · BCPST1 16 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet accessible · Mécanique, Solutions aqueuses et électrochimie, Structure de la matière · 11 incontournables · 32 questions de première année
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Ce sujet aborde la thématique spatiale à travers trois parties totalement indépendantes et très formatrices. La première partie propose une étude de mécanique classique (champ gravitationnel terrestre puis balistique verticale avec traînée quadratique). La deuxième partie traite d'une station spatiale toroïdale en rotation, permettant d'illustrer la pesanteur artificielle et la force de Coriolis en référentiel non galiléen. La troisième partie, à dominante chimie et physique des ondes, analyse le réseau cubique à faces centrées du nickel par diffraction de rayons X (loi de Bragg) avant d'étudier en d'étail un accumulateur cadmium-nickel sous l'angle de la thermodynamique électrochimique (diagrammes E-pH, grandeurs de réaction). D'un niveau très accessible et balayant de multiples points fondamentaux du programme, ce sujet constitue un excellent support de révision transversale pour les concours.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 3 h 25 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

11 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

41 questions rapides et accessibles
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Rapides et accessibles (41) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Points à signaler : erreur d'énoncé, parties indépendantes
  • Erreur d'énoncé

    Q29 : L'énoncé demande de reproduire la « figure 11 » pour déterminer la différence de marche \delta, mais il s'agit d'une coquille désignant la figure 13 (trajet des rayons diffractés par le cristal).

  • Parties indépendantes

    Les trois grandes parties du sujet (mécanique du tir vertical avec frottement quadratique, gravité artificielle en station spatiale, et chimie du nickel-cadmium) sont totalement indépendantes.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

48 questions
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Partie I : Se libérer de l'attraction terrestre

I.1 · L'attraction gravitationnelle terrestre

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : référentiel galiléen, référentiel terrestre

Rappeler la définition d'un référentiel galiléen. À quelle(s) condition(s) peut-on considérer le référentiel terrestre comme galiléen ?

Voir l'indice

Rappeler le principe d'inertie et comparer le temps caractéristique de l'expérience à la période de rotation de la Terre (24 h).

Voir la stratégie
  1. Énoncer le principe d'inertie pour définir un référentiel galiléen.
  2. Identifier le mouvement du référentiel terrestre par rapport à un référentiel de référence mieux galiléen (le référentiel géocentrique) et en déduire la condition sur la durée du phénomène étudié.
Voir la réponse courte

Définition par le principe d'inertie et validité galiléenne du référentiel terrestre pour des durées d'expérience très inférieures à 24 h.

Voir le corrigé complet

Un référentiel galiléen est un référentiel dans lequel le principe d'inertie est vérifié : tout corps isolé ou pseudo-isolé (soumis à une résultante des forces extérieures nulle) y a un mouvement rectiligne et uniforme (son vecteur vitesse est constant : \vec{v} = \vec{\mathrm{cste}}).

Le référentiel terrestre est animé d'un mouvement de rotation uniforme par rapport au référentiel géocentrique autour de l'axe des pôles, avec une pulsation :

\omega_{\mathrm{jour}} = \frac{2\pi}{T_{\mathrm{jour}}} \approx 7{,}27 \times 10^{-5}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}

où T_{\mathrm{jour}} \approx 86\,400\text{ s} \approx 24\text{ h}.

On peut considérer le référentiel terrestre comme galiléen sous les conditions suivantes :

  • La durée caractéristique de l'expérience \Delta t est très faible devant la période de rotation propre de la Terre :

    \boxed{\Delta t \ll T_{\mathrm{jour}} \approx 24\text{ h}}
  • Les dimensions spatiales du mouvement sont suffisamment restreintes et les vitesses mises en jeu suffisamment modérées pour que les effets des forces d'inertie (notamment la force de Coriolis \vec{F}_{\mathrm{ic}} = -2m\vec{\omega}_{\mathrm{jour}} \wedge \vec{v}) soient tout à fait négligeables devant les autres interactions subies par le système.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La définition d'un référentiel galiléen doit être maîtrisée rigoureusement, le critère temporel étant en revanche bien connu.

« De toute évidence la notion de référentiel galiléen n’est pas acquise. Peu de candidats proposent une définition acceptable et suffisamment rigoureuse. »

« En revanche, ce point a été mieux traité, le critère temporel étant souvent cité. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : force de gravitation, énergie potentielle de gravitation

Donner l'expression de la force gravitationnelle terrestre , s'exerçant sur un point matériel de masse situé à la distance () du centre de la Terre (figure 1). Exprimer l'énergie potentielle gravitationnelle associée, en justifiant qu'elle ne dépend que de la distance . On prendra la constante d'intégration de l'énergie potentielle gravitationnelle, , telle que .

Voir l'indice

Exprimer la force d'attraction newtonienne le long du vecteur unitaire radial \vec{e}_r, puis intégrer \mathrm{d}E_p = -\vec{F}_G \cdot \mathrm{d}\vec{r} avec la condition limite à l'infini.

Voir la réponse courte

Force newtonienne en -G M_T m / r^2 \vec{u}_r et intégration du travail élémentaire pour obtenir E_p(r) = -G M_T m / r.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de la gravitation universelle de Newton et le théorème de Gauss (la Terre étant modélisée comme une distribution de masse à symétrie sphérique de masse M_T), la force gravitationnelle exercée par la Terre sur le point matériel M de masse m s'écrit, avec le vecteur unitaire radial \vec{e}_r dirigé de O_T vers M :

\boxed{\vec{F}_G = - \frac{G M_T m}{r^2} \vec{e}_r}

Pour un déplacement élémentaire \mathrm{d}\vec{r} = \mathrm{d}r\,\vec{e}_r + r\,\mathrm{d}\theta\,\vec{e}_\theta + r\sin\theta\,\mathrm{d}\varphi\,\vec{e}_\varphi en coordonnées sphériques de centre O_T, le travail élémentaire de cette force vaut :

\delta W = \vec{F}_G \cdot \mathrm{d}\vec{r} = -\frac{G M_T m}{r^2} \mathrm{d}r

Ce travail élémentaire ne dépend que de la variable r et de sa variation différentielle \mathrm{d}r, et est indépendant de \theta, \varphi ainsi que du chemin suivi. La force \vec{F}_G dérive donc d'une énergie potentielle E_p qui ne dépend que de la distance r, définie par \mathrm{d}E_p(r) = -\delta W, soit :

\frac{\mathrm{d}E_p}{\mathrm{d}r} = \frac{G M_T m}{r^2}

Par intégration par rapport à r :

E_p(r) = - \frac{G M_T m}{r} + C

où C est une constante réelle d'intégration. En appliquant la condition de référence choisie à l'infini, E_p(\infty) = 0, on obtient C = 0, d'où :

\boxed{E_p(r) = - \frac{G M_T m}{r}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention aux erreurs de signe lors de l'intégration et veillez à déterminer soigneusement la constante d'intégration.

« De très nombreuses erreurs d’intégration constatées pour obtenir l’expression de l’énergie potentielle. La plus courante est l’erreur de signe sur le résultat final. »

« La prise en compte de la constante d’intégration est souvent malheureusement bâclée, ce qui réduit le score obtenu. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : état lié, énergie mécanique

Rappeler la signification physique d'un mouvement qualifié de « lié » pour le point . Donner la valeur maximale de l'énergie mécanique dans ce cas.

Voir l'indice

Un mouvement lié correspond à une particule confinée dans un puits de potentiel (r borné). Penser au signe de l'énergie mécanique pour une vitesse nulle à l'infini.

Voir la stratégie
  1. Définir le caractère lié d'un mouvement du point de vue spatial (confinement à distance finie du centre attracteur).
  2. Exploiter la conservation de l'énergie mécanique et la positivité de l'énergie cinétique pour établir la condition sur E_m assurant que le point M ne peut pas atteindre l'infini.
Voir la réponse courte

Un état lié correspond à une trajectoire spatialement bornée, ce qui impose E_m < 0 avec la convention E_p(\infty) = 0.

Voir le corrigé complet

Un mouvement est qualifié de lié si le point matériel M reste confiné à tout instant dans une région bornée de l'espace. Autrement dit, la distance r(t) le séparant du centre attracteur O_T est majorée par une valeur finie :

\exists \, r_{\max} < +\infty \quad \text{tel que} \quad \forall t, \quad r(t) \le r_{\max}

Le point M ne peut donc pas s'éloigner à l'infini sous l'effet de l'attraction gravitationnelle (sa trajectoire est une ellipse ou un cercle).

Dans le référentiel géocentrique galiléen, le point M n'est soumis qu'à la force gravitationnelle qui est conservative, donc son énergie mécanique se conserve :

E_m = E_c + E_p(r)

Puisque l'énergie cinétique est toujours positive ou nulle (E_c \ge 0), le mouvement n'est possible que là où E_m \ge E_p(r).

Pour que le point M puisse s'échapper à l'infini (r \to +\infty), il faudrait que :

E_m \ge \lim_{r \to +\infty} E_p(r) = 0

Le mouvement est donc lié si et seulement si cette condition d'évasion n'est pas remplie, soit :

E_m < 0

La valeur maximale (borne supérieure correspondant à la trajectoire parabolique à la frontière entre état lié et état de diffusion) de l'énergie mécanique dans ce cas est :

\boxed{E_{m,\max} = 0}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La notion de mouvement lié est mal comprise et doit être justifiée par un argument énergétique rigoureux.

« La notion de mouvement "lié" n’est pas comprise. »

« De ce fait, l’argument énergétique est rarement cité. Au mieux a-t-on une allusion à un "puits de potentiel", parfois assorti d’un vague schéma, sans davantage de détails. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : vitesse de libération, théorème de l'énergie mécanique

En négligeant les frottements dus à l'atmosphère, quelle vitesse serait à communiquer à un projectile tiré radialement, depuis la surface terrestre, pour le soustraire à l'attraction gravitationnelle terrestre ?

Voir l'indice

Écrire la conservation de l'énergie mécanique entre la surface terrestre et l'infini avec une vitesse résiduelle nulle.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie mécanique du projectile au départ (à la surface de la Terre, r = R_T) dans le référentiel géocentrique galiléen.
  2. Utiliser la condition de libération établie à la question Q3 (E_m \ge 0) et la conservation de l'énergie mécanique pour déterminer la vitesse de libération minimale v_{\text{lib}}.
  3. Réaliser l'application numérique avec les données de l'énoncé.
Voir la réponse courte

Conservation de l'énergie mécanique avec E_m \ge 0 pour atteindre l'infini, d'où v_{\text{lib}} = \sqrt{2GM_T/R_T}.

Voir le corrigé complet

Le projectile de masse m est étudié dans le référentiel géocentrique supposé galiléen. En l'absence de frottements atmosphériques, il n'est soumis qu'à la force gravitationnelle terrestre qui dérive de l'énergie potentielle E_p(r) (d'après la question Q2). L'énergie mécanique E_m se conserve donc au cours du mouvement :

E_m = E_c(r) + E_p(r) = \frac{1}{2}m v^2 - \frac{G M_T m}{r} = \text{cte}

Au moment du tir depuis la surface terrestre (r = R_T), avec la vitesse v_{\text{lib}} :

E_m = \frac{1}{2}m v_{\text{lib}}^2 - \frac{G M_T m}{R_T}

D'après la question Q3, pour que le projectile se soustraie à l'attraction terrestre, son mouvement doit être non lié (trajectoire de diffusion, r \to \infty), ce qui impose E_m \ge 0. La vitesse minimale de libération correspond au cas limite E_m = 0 (vitesse nulle à l'infini) :

\frac{1}{2}m v_{\text{lib}}^2 - \frac{G M_T m}{R_T} = 0

D'où l'expression littérale :

\boxed{v_{\text{lib}} = \sqrt{\frac{2 G M_T}{R_T}}}

Application numérique avec les données de l'énoncé :

\begin{aligned} G &= 6{,}67 \cdot 10^{-11}\text{ m}^3\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{s}^{-2} \\ M_T &= 5{,}97 \cdot 10^{24}\text{ kg} \\ R_T &= 6{,}37 \cdot 10^3\text{ km} = 6{,}37 \cdot 10^6\text{ m} \end{aligned}
v_{\text{lib}} = \sqrt{\frac{2 \times 6{,}67 \cdot 10^{-11} \times 5{,}97 \cdot 10^{24}}{6{,}37 \cdot 10^6}} \approx 1{,}12 \cdot 10^4\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

Soit :

\boxed{v_{\text{lib}} \approx 11{,}2\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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I.2 · Tir d'un boulet de canon

Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : analyse dimensionnelle, frottement fluide

À l'aide d'une analyse dimensionnelle, justifier que peut s'écrire : , avec la masse du boulet. Quelle est la dimension du paramètre qui apparaît alors dans l'expression de la force de frottement ainsi formulée ?

Voir l'indice

Identifier la dimension d'une force de traînée en v^2 et relier [\gamma] à une masse par unité de longueur pour isoler \ell_f.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la dimension de la force et du terme cinématique v\vec{v} à l'aide des grandeurs fondamentales du Système international (\mathrm{M}, \mathrm{L}, \mathrm{T}).
  2. En déduire la dimension du coefficient de frottement quadratique \gamma.
  3. Comparer \gamma au rapport \dfrac{m}{\ell_f} pour déterminer la dimension de \ell_f et valider l'écriture proposée.
Voir la réponse courte

Par analyse dimensionnelle, [m v^2 / \ell_f] = [F] = M\cdot L\cdot T^{-2}, ce qui prouve que \ell_f a la dimension d'une longueur.

Voir le corrigé complet

D'après le principe fondamental de la dynamique appliqué à un point matériel (\vec{F} = m\vec{a}), la dimension d'une force est :

[F_f] = [m]\,[a] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-2}

La vitesse a pour dimension [v] = \mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-1}, donc :

[v\,\vec{v}] = [v]^2 = \mathrm{L}^2\cdot\mathrm{T}^{-2}

D'après la loi phénoménologique donnée dans l'énoncé, \vec{F}_f = -\gamma\,v\vec{v}, le coefficient \gamma a pour dimension :

[\gamma] = \frac{[F_f]}{[v]^2} = \frac{\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-2}}{\mathrm{L}^2\cdot\mathrm{T}^{-2}} = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^{-1}

Si l'on pose \gamma = \dfrac{m}{\ell_f} où m est la masse du boulet ([m] = \mathrm{M}), on en déduit immédiatement la dimension de \ell_f :

[\ell_f] = \frac{[m]}{[\gamma]} = \frac{\mathrm{M}}{\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^{-1}} = \mathrm{L}

Le paramètre \ell_f est donc homogène à une longueur, ce qui valide l'écriture :

\boxed{\vec{F}_f = -\frac{m}{\ell_f}\,v\vec{v} \quad \text{avec} \quad [\ell_f] = \mathrm{L}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne renoncez pas en cours de calcul lors d'une analyse dimensionnelle.

« L’analyse dimensionnelle pose encore des problèmes à de nombreux candidats qui abandonnent sans aboutir. Néanmoins elle a souvent été bien traitée. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : frottement fluide, champ de pesanteur

Justifier par un argument physique que le boulet atteint une hauteur maximale puis retombe, comme les courbes en témoignent.

Voir l'indice

La force de pesanteur et la force de frottement sont toutes deux orientées vers le bas lors de la montée, ce qui dissipe l'énergie cinétique jusqu'à l'arrêt du mobile.

Voir la réponse courte

Le poids et le frottement dissipent l'énergie et annulent la vitesse ascendante à h_{\max}, puis la pesanteur amorce la redescente.

Voir le corrigé complet

On étudie le boulet assimilé à un point matériel de masse m dans le référentiel terrestre supposé galiléen, muni de l'axe vertical ascendant (Oz).

1. Atteinte d'une hauteur maximale :

  • Lors de la phase ascendante (\vec{v} = v\vec{u}_z avec v > 0), le boulet est soumis à deux forces :

    • son poids \vec{P} = -m g_0 \vec{u}_z, orienté vers le bas ;
    • la force de frottement fluide \vec{F}_f = -\dfrac{m}{\ell_f} v^2 \vec{u}_z, également orientée vers le bas car opposée au vecteur vitesse.
  • D'après la seconde loi de Newton, l'accélération selon la verticale s'écrit :

    \ddot{z} = -g_0 - \frac{v^2}{\ell_f} \leqslant -g_0 < 0

    La vitesse verticale \dot{z} est donc strictement décroissante et minorée par une pente négative : elle s'annule nécessairement au bout d'un temps fini t_s \leqslant \dfrac{v_0}{g_0}.

  • L'annulation de la vitesse (\dot{z}(t_s) = 0) correspond à l'atteinte d'un extremum d'altitude, qui est un maximum puisque \ddot{z}(t_s) < 0 : le boulet atteint son altitude maximale h_{\max} = z(t_s).

2. Descente du boulet :

  • À l'altitude maximale, la vitesse s'annule instantanément (v = 0), ce qui annule la force de frottement de l'air (\vec{F}_f = \vec{0}).
  • Le boulet n'est plus soumis qu'à son seul poids \vec{P} = -m g_0 \vec{u}_z \neq \vec{0}. Son accélération au sommet vaut donc \ddot{z}(t_s) = -g_0 < 0.
  • Le sommet n'est donc pas une position d'équilibre : le boulet acquiert immédiatement une vitesse verticale orientée vers le bas (\dot{z} < 0) et entame sa chute vers le sol terrestre.
Voir ce qu'a relevé le jury

Appuyez-vous sur un raisonnement énergétique au lieu de simplement paraphraser l'allure des courbes.

« Le jury regrette que les candidats se contentent de paraphraser l’allure des courbes sans les justifier par des arguments énergétiques. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : principe fondamental de la dynamique, frottement fluide

Écrire pour chacune des deux phases, la phase ascendante puis la phase descendante, les équations différentielles vérifiées par le module de la vitesse du boulet.

Voir l'indice

Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe vertical ascendant en adaptant le signe de la force de frottement selon le sens du vecteur vitesse.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la deuxième loi de Newton au boulet dans le référentiel terrestre supposé galiléen.
  2. Exprimer le vecteur vitesse \vec{v}, le vecteur accélération \vec{a} = \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} et la force de frottement fluide \vec{F}_f sur l'axe vertical ascendant \vec{u}_z pour chacune des deux phases en fonction du module v.
  3. Projeter la relation vectorielle sur \vec{u}_z pour obtenir l'équation différentielle régissant v(t).
Voir la réponse courte

Projection verticale du PFD selon le sens de la vitesse : \mathrm{d}v/\mathrm{d}t = -g - v^2/\ell_f (montée) et \mathrm{d}v/\mathrm{d}t = g - v^2/\ell_f (descente).

Voir le corrigé complet

On étudie le boulet de masse m, assimilé à un point matériel, dans le référentiel terrestre supposé galiléen. Le bilan des actions mécaniques s'écrit :

  • le poids : \vec{P} = -m g_0 \vec{u}_z ;
  • la force de frottement de l'air : \vec{F}_f = -\dfrac{m}{\ell_f} v \vec{v}.

La deuxième loi de Newton s'énonce :

m \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \vec{P} + \vec{F}_f = -m g_0 \vec{u}_z - \frac{m}{\ell_f} v \vec{v}

1. Phase ascendante :
Le mouvement a lieu vers le haut : \vec{v} = +v \vec{u}_z avec v \ge 0. Par dérivation par rapport au temps :

\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} \vec{u}_z

La force de frottement s'oppose au mouvement ascendant :

\vec{F}_f = -\frac{m}{\ell_f} v^2 \vec{u}_z

En projetant la deuxième loi de Newton sur \vec{u}_z et en simplifiant par la masse m, on obtient :

\boxed{\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = -g_0 - \frac{v^2}{\ell_f}} \quad \text{soit} \quad \boxed{\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} + \frac{v^2}{\ell_f} = -g_0}

2. Phase descendante :
Le mouvement a lieu vers le bas : \vec{v} = -v \vec{u}_z avec v \ge 0. Par dérivation par rapport au temps :

\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = -\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} \vec{u}_z

La force de frottement est alors dirigée vers le haut :

\vec{F}_f = -\frac{m}{\ell_f} v (-v \vec{u}_z) = +\frac{m}{\ell_f} v^2 \vec{u}_z

La projection de la deuxième loi de Newton sur \vec{u}_z conduit à :

-m \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = -m g_0 + \frac{m}{\ell_f} v^2

Soit, en divisant par -m :

\boxed{\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = g_0 - \frac{v^2}{\ell_f}} \quad \text{soit} \quad \boxed{\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} + \frac{v^2}{\ell_f} = g_0}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Un schéma évite les erreurs de signe lors des projections et permet de bien relier la dérivée de z à la vitesse v.

« L’équation de la phase ascendante est généralement correctement établie, mais celle de la phase descendante souffre d’un manque de rigueur dans la projection sur −→u z, induisant des erreurs de signes pourtant facilement évitables avec un minimum d’attention. »

« Notons que plusieurs candidats n’ont pas fait le rapprochement entre ̇z et v, aboutissant à des équations différentielles du premier ordre en ̇z pour lesquelles v était en argument. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : vitesse limite, équilibre des forces

Montrer que lors de la phase descendante la vitesse tend vers une vitesse limite asymptotique . Est-ce le cas pour la phase ascendante ? Justifier.

Voir l'indice

Poser \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = 0 pour chercher un point fixe stable dans chaque cas et analyser le signe de la dérivée temporelle.

Voir la stratégie

Conformément à la consigne, on n'intègre pas les équations différentielles. On procède par :

  1. Analyse du signe de \dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} et recherche d'un point fixe (\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = 0) pour chaque phase à partir des équations de la question Q7 ;
  2. Confrontation qualitative avec l'allure de la courbe v(t) de la figure 4.
Voir la réponse courte

En descente, le poids compense le frottement à vitesse constante, alors qu'en montée les deux forces freinent et la vitesse s'annule.

Voir le corrigé complet

Phase descendante :

D'après la question Q7, l'équation différentielle vérifiée par le module de la vitesse s'écrit :

\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = g_0 - \frac{v^2}{\ell_f}
  • Au début de la descente (au sommet de la trajectoire), la vitesse est nulle (v=0), d'où \dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = g_0 > 0 : la vitesse augmente.
  • Au fur et à mesure que v croît, le terme résistant \dfrac{v^2}{\ell_f} augmente et l'accélération \dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} diminue.
  • Lorsque v atteint la valeur définie par \dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = 0, la force de pesanteur et la force de frottement fluide se compensent exactement. La vitesse tend donc de façon continue et asymptotique vers une vitesse limite v_{\text{lim}} telle que :

    g_0 - \frac{v_{\text{lim}}^2}{\ell_f} = 0

Ce comportement asymptotique est clairement visible sur la figure 4 pour t \gtrsim 40\text{ s}, où la courbe v(t) présente une asymptote horizontale.

Phase ascendante :

D'après la question Q7, l'équation différentielle s'écrit :

\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = -g_0 - \frac{v^2}{\ell_f}
  • Pour tout v \ge 0, on a \dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} \le -g_0 < 0 : l'accélération ne s'annule jamais car l'équation \dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = 0 conduirait à v^2 = -g_0 \ell_f < 0, ce qui est impossible.
  • La dérivée étant majorée par -g_0, la vitesse v(t) décroît strictement et s'annule nécessairement en un temps fini t_{\text{sommet}} \le \dfrac{v_0}{g_0}, marquant la fin de l'ascension.
\boxed{\text{Il n'y a pas de vitesse limite lors de la phase ascendante : la vitesse s'annule au sommet.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à justifier l'existence d'une vitesse limite à l'aide des équations différentielles établies précédemment.

« L’asymptote lors de la phase descendante a été bien identifiée et la notion de vitesse limite comprise. Néanmoins, la justification à partir des équations différentielles sur v+ et v−a été moins utilisée. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : vitesse limite, principe fondamental de la dynamique

Exprimer en fonction des données du problème.

Voir l'indice

Déduire directement v_{\text{lim}} en égalant le poids et la force de traînée lors de la descente.

Voir la réponse courte

Annulation de l'accélération en régime permanent descendant : g - v_{\text{lim}}^2/\ell_f = 0 \implies v_{\text{lim}} = \sqrt{g\ell_f}.

Voir le corrigé complet

Lors de la phase descendante, la vitesse tend asymptotiquement vers la vitesse limite v_{\text{lim}} pour laquelle l'accélération s'annule :

\left. \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} \right|_{v = v_{\text{lim}}} = 0

En utilisant l'équation différentielle établie à la question Q7 pour la phase descendante :

\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = g_0 - \frac{v^2}{\ell_f}

on obtient immédiatement :

g_0 - \frac{v_{\text{lim}}^2}{\ell_f} = 0

La vitesse étant une grandeur positive, il vient :

\boxed{v_{\text{lim}} = \sqrt{g_0 \ell_f}}

En rappelant que d'après la question Q5 la constante de frottement quadratique s'écrit \gamma = \frac{m}{\ell_f}, on peut également exprimer cette vitesse limite sous la forme :

\boxed{v_{\text{lim}} = \sqrt{\frac{m g_0}{\gamma}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Prenez du recul sur vos résultats pour vérifier la cohérence dimensionnelle des grandeurs manipulées.

« Réponse exacte très fréquemment donnée, même lorsque la dimension de lf était erronée. Dommage que ce type d’incohérence ne fasse pas davantage réagir les candidats. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : temps caractéristique, mouvement rectiligne uniforme

Pour la phase descendante, mettre en évidence un régime transitoire et un régime permanent. Exprimer le temps caractéristique du régime transitoire. Quelle est la nature du mouvement lors du régime permanent descendant ? Préciser ses caractéristiques.

Voir l'indice

Le temps caractéristique s'obtient par analyse dimensionnelle ou linéarisation de l'équation différentielle autour de la vitesse nulle ou limite.

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux régimes à partir de l'évolution de la vitesse et de la compensation progressive des forces au cours de la descente.
  2. Exprimer le temps caractéristique \tau en considérant la pente à l'origine de la phase descendante ou par adimensionnement de l'équation différentielle.
  3. Caractériser la cinématique du régime permanent (trajectoire, vecteur vitesse, accélération).
Voir la réponse courte

Temps caractéristique \tau = v_{\text{lim}}/g = \sqrt{\ell_f/g} et mouvement rectiligne uniforme de vitesse v_{\text{lim}} en régime permanent.

Voir le corrigé complet

1. Mise en évidence des régimes transitoire et permanent :

  • Régime transitoire : Au sommet de la trajectoire, la vitesse s'annule (v = 0). Dès le début de la descente, le poids entraîne le projectile vers le bas, faisant croître le module de la vitesse. La force de frottement quadratique, dirigée vers le haut, augmente alors en amplitude, ce qui diminue progressivement l'accélération \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = g_0 \left(1 - \frac{v^2}{v_{\text{lim}}^2}\right).
  • Régime permanent : Lorsque la force de frottement compense exactement le poids, la résultante des forces devient nulle. L'accélération s'annule et le module de la vitesse se stabilise à sa valeur asymptotique v_{\text{lim}}.

2. Expression du temps caractéristique \tau : Au tout début de la phase descendante, tant que v \ll v_{\text{lim}}, le frottement est négligeable devant le poids et l'accélération initiale vaut \left.\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}\right|_{t_0} \approx g_0. La tangente à l'origine atteindrait la vitesse v_{\text{lim}} au bout d'un temps caractéristique \tau défini par :

v_{\text{lim}} = g_0 \, \tau \implies \tau = \frac{v_{\text{lim}}}{g_0}

En utilisant l'expression de v_{\text{lim}} = \sqrt{g_0 \ell_f} établie à la question Q9, on obtient :

\boxed{\tau = \frac{v_{\text{lim}}}{g_0} = \sqrt{\frac{\ell_f}{g_0}} = \frac{\ell_f}{v_{\text{lim}}}}

Remarque : En posant les variables adimensionnées \widetilde{v} = \frac{v}{v_{\text{lim}}} et \widetilde{t} = \frac{t}{\tau}, l'équation différentielle de chute s'écrit de façon canonique \frac{\mathrm{d}\widetilde{v}}{\mathrm{d}\widetilde{t}} = 1 - \widetilde{v}^2.

3. Nature et caractéristiques du mouvement en régime permanent : En régime permanent, le vecteur accélération est nul :

\vec{a} = \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \vec{0}

Le mouvement est donc un mouvement rectiligne uniforme. Ses caractéristiques sont :

  • Trajectoire : rectiligne selon l'axe vertical (Oz) ;
  • Sens : descendant (orienté vers le sol, soit selon -\vec{u}_z) ;
  • Vecteur vitesse : constant, \vec{v} = -v_{\text{lim}}\,\vec{u}_z = -\sqrt{g_0 \ell_f}\,\vec{u}_z ;
  • Loi horaire d'altitude : z(t) = z_0 - v_{\text{lim}}(t - t_0) (décroissance linéaire de l'altitude au cours du temps).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Privilégiez un schéma clair pour illustrer la constante de temps du régime transitoire.

« Rappelons encore aux candidats qu’un schéma, pour illustrer ici la notion de constante de temps, est plus efficace que du verbiage. »

« La nature rectiligne uniforme du régime permanent a été bien comprise, bien justifiée et ici encore bien identifiée sur les courbes. »

Source : rapport du jury E3A 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Exploitation de document
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : cinématique du point, vitesse limite

Reproduire les figures 4 à 6 sur la copie et identifier clairement les différentes phases et régimes du mouvement.

Voir l'indice

Identifier sur les courbes le sommet de trajectoire (annulation de la vitesse), ainsi que l'asymptote horizontale correspondant au régime permanent de chute.

Voir la stratégie

Pour chacune des trois figures, on reproduit l'allure générale de la courbe en y délimitant :

  1. La phase ascendante, de t = 0 à l'instant du sommet t_s \approx 22\text{ s} (\dot{z} > 0), où la vitesse décroît de v_0 à 0 sous l'effet combiné du poids et des frottements.
  2. Le sommet de la trajectoire à t = t_s, caractérisé par une vitesse nulle (v = 0), une altitude maximale (z = h_{\max} \approx 3\,800\text{ m}) et une tangente horizontale pour z(t).
  3. La phase descendante, de t = t_s à l'impact au sol t_{\text{sol}} \approx 54\text{ s} (\dot{z} < 0), que l'on subdivise en :

    • un régime transitoire, où la vitesse augmente depuis 0 ;
    • un régime quasi-permanent, où la vitesse sature au voisinage de la vitesse limite v_{\lim} \approx 165\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (altitude z(t) affine, \dot{z} quasi constant).
Voir la réponse courte

Identification sur les graphes de la montée décélérée, de l'apogée, du transitoire descendant et du régime permanent asymptotique.

Voir le corrigé complet

1. Module de la vitesse v(t) (Figure 4)

2. Altitude z(t) (Figure 5)

3. Vitesse verticale \dot{z} en fonction de l'altitude z (Figure 6)

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Question 12

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : équation différentielle non linéaire, frottement fluide

À l'aide du formulaire fourni, résoudre les équations différentielles obtenues à la question 7 et exprimer et . On pourra introduire les variables réduites : et .

Voir l'indice

Séparer les variables en utilisant les primitives fournies dans le formulaire (\arctan pour la phase ascendante et \text{artanh} pour la phase descendante).

Voir la stratégie
  1. Exprimer les équations différentielles établies en Q7 à l'aide des grandeurs v_{\text{lim}} = \sqrt{g_0 \ell_f} et \tau = \frac{v_{\text{lim}}}{g_0} = \sqrt{\frac{\ell_f}{g_0}} (issues de Q9 et Q10), puis passer aux variables adimensionnées \tilde{v} = \frac{v}{v_{\text{lim}}} et \tilde{t} = \frac{t}{\tau}.
  2. Pour chaque phase, séparer les variables et intégrer en utilisant les dérivées de \arctan et \operatorname{artanh} fournies dans l'énoncé.
  3. Déterminer les constantes d'intégration à partir des conditions initiales : v_+(0) = v_0 pour la montée, et annulation de la vitesse au sommet pour la descente.
Voir la réponse courte

Séparation des variables et intégration directe à l'aide des primitives de \arctan et \mathrm{argth} fournies dans le formulaire.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q9 et Q10, la vitesse limite et le temps caractéristique s'écrivent :

v_{\text{lim}} = \sqrt{g_0 \ell_f} \quad \text{et} \quad \tau = \frac{v_{\text{lim}}}{g_0} = \sqrt{\frac{\ell_f}{g_0}} \implies g_0 = \frac{v_{\text{lim}}}{\tau} \quad \text{et} \quad \ell_f = v_{\text{lim}} \tau

En introduisant les grandeurs réduites \tilde{v} = \frac{v}{v_{\text{lim}}} et \tilde{t} = \frac{t}{\tau}, on a :

\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = \frac{v_{\text{lim}}}{\tau}\frac{\mathrm{d}\tilde{v}}{\mathrm{d}\tilde{t}} = g_0 \frac{\mathrm{d}\tilde{v}}{\mathrm{d}\tilde{t}}

1. Phase ascendante : D'après la question Q7, l'équation différentielle s'écrit :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}v_+}{\mathrm{d}t} &= -g_0 - \frac{v_+^2}{\ell_f} = -g_0\left(1 + \frac{v_+^2}{g_0 \ell_f}\right) = -g_0\left(1 + \tilde{v}_+^2\right) \\ \implies \frac{\mathrm{d}\tilde{v}_+}{\mathrm{d}\tilde{t}} &= -\left(1 + \tilde{v}_+^2\right) \end{aligned}

En séparant les variables :

\frac{\mathrm{d}\tilde{v}_+}{1 + \tilde{v}_+^2} = -\mathrm{d}\tilde{t}

En intégrant entre \tilde{t}=0 (où v_+(0) = v_0, soit \tilde{v}_+(0) = \tilde{v}_0 = \frac{v_0}{v_{\text{lim}}}) et l'instant \tilde{t}, sachant que \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}x}(\arctan x) = \frac{1}{1+x^2} :

\begin{aligned} \int_{\tilde{v}_0}^{\tilde{v}_+} \frac{\mathrm{d}u}{1+u^2} &= -\int_0^{\tilde{t}} \mathrm{d}u' \\ \arctan(\tilde{v}_+) - \arctan(\tilde{v}_0) &= -\tilde{t} \\ \arctan(\tilde{v}_+(t)) &= \arctan\left(\frac{v_0}{v_{\text{lim}}}\right) - \frac{t}{\tau} \end{aligned}

En appliquant la fonction tangente :

\boxed{v_+(t) = v_{\text{lim}} \tan\left(\arctan\left(\frac{v_0}{v_{\text{lim}}}\right) - \frac{t}{\tau}\right)}

La vitesse s'annule à l'instant du sommet :

t_s = \tau \arctan\left(\frac{v_0}{v_{\text{lim}}}\right)

2. Phase descendante : D'après la question Q7, l'équation différentielle s'écrit pour v_- < v_{\text{lim}} :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}v_-}{\mathrm{d}t} &= g_0 - \frac{v_-^2}{\ell_f} = g_0\left(1 - \frac{v_-^2}{g_0 \ell_f}\right) = g_0\left(1 - \tilde{v}_-^2\right) \\ \implies \frac{\mathrm{d}\tilde{v}_-}{\mathrm{d}\tilde{t}} &= 1 - \tilde{v}_-^2 \end{aligned}

En séparant les variables :

\frac{\mathrm{d}\tilde{v}_-}{1 - \tilde{v}_-^2} = \mathrm{d}\tilde{t}

Sachant que \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}x}(\operatorname{artanh} x) = \frac{1}{1-x^2} pour |x| < 1, on intègre depuis l'instant du sommet t_s où la vitesse est nulle (\tilde{v}_-(t_s) = 0 et \operatorname{artanh}(0)=0) :

\begin{aligned} \int_0^{\tilde{v}_-} \frac{\mathrm{d}u}{1-u^2} &= \int_{\tilde{t}_s}^{\tilde{t}} \mathrm{d}u' \\ \operatorname{artanh}(\tilde{v}_-) &= \tilde{t} - \tilde{t}_s = \frac{t - t_s}{\tau} \end{aligned}

En appliquant la fonction tangente hyperbolique :

\boxed{v_-(t) = v_{\text{lim}} \tanh\left(\frac{t - t_s}{\tau}\right)}

Remarque : si l'on prend l'origine des dates au début de la phase descendante (t'=0 au sommet), l'expression devient simplement :

v_-(t') = v_{\text{lim}} \tanh\left(\frac{t'}{\tau}\right)

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Utilisez le formulaire fourni pour mener l'intégration à son terme sans oublier les constantes d'intégration.

« Peu de candidats ont eu recours au formulaire fourni, se lançant dans des calculs aussi faux qu’incohérents! »

« Les quelques courageux à pousser le calcul jusqu’au bout, sans omettre les constantes d’intégration, ont été largement récompensés. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : vitesse limite, solution analytique

Recouper les résultats des trois questions 8, 9 et 10 avec les solutions des équations différentielles obtenues à la question 12.

Voir l'indice

Vérifier les comportements limites des fonctions \tan et \tanh : annulation en temps fini de la vitesse ascendante et convergence exponentielle de \tanh(x) vers 1 quand x \to \infty.

Voir la stratégie

Pour recouper les résultats, on analyse le comportement mathématique des solutions v_+(t) et v_-(t) obtenues à la question Q12 aux limites pertinentes (temps fini t_s, temps long t \gg t_s, et temps court t - t_s \ll \tau), puis on compare avec les conclusions qualitatives et quantitatives des questions Q8, Q9 et Q10.

Voir la réponse courte

Vérification de la limite asymptotique \tanh(t/\tau) \to 1 pour t \to \infty et de l'annulation de la fonction \tan au sommet.

Voir le corrigé complet

Rappelons les expressions obtenues à la question Q12 :

\begin{aligned} v_+(t) &= v_{\lim} \tan\left(\arctan\left(\frac{v_0}{v_{\lim}}\right) - \frac{t}{\tau}\right) \quad \text{pour } t \in [0, t_s] \\ v_-(t) &= v_{\lim} \tanh\left(\frac{t - t_s}{\tau}\right) \quad \text{pour } t \ge t_s \end{aligned}

avec t_s = \tau \arctan\left(\frac{v_0}{v_{\lim}}\right), v_{\lim} = \sqrt{g_0 \ell_f} et \tau = \frac{v_{\lim}}{g_0} = \sqrt{\frac{\ell_f}{g_0}}.

1. Recoupement avec la question Q8 (comportement asymptotique)

  • Phase ascendante : La fonction \tan s'annule lorsque son argument s'annule, c'est-à-dire en un instant fini :

    t = t_s = \tau \arctan\left(\frac{v_0}{v_{\lim}}\right)

    Le mouvement ascendant s'interrompt donc au sommet en un temps fini t_s : il ne peut pas s'établir de régime asymptotique lors de la montée, ce qui confirme la conclusion de Q8.

  • Phase descendante : D'après le formulaire fourni, la fonction tangente hyperbolique vérifie \lim_{u \to +\infty} \tanh(u) = 1. Par conséquent :

    \lim_{t \to +\infty} v_-(t) = v_{\lim} \times 1 = v_{\lim}

    La vitesse tend bien vers une valeur limite finie et constante v_{\lim}, confirmant l'existence d'un comportement asymptotique.

2. Recoupement avec la question Q9 (expression de la vitesse limite) La valeur de la vitesse limite issue de la solution analytique coïncide exactement avec celle trouvée en annulant l'accélération (\mathrm{d}v/\mathrm{d}t = 0) dans l'équation différentielle de descente :

v_{\lim} = \sqrt{g_0 \ell_f}

3. Recoupement avec la question Q10 (régimes et temps caractéristique)

  • Début du régime transitoire : Pour t - t_s \ll \tau, un développement limité au premier ordre donne \tanh(u) \underset{u\to 0}{\approx} u, d'où :

    v_-(t) \approx v_{\lim} \left(\frac{t - t_s}{\tau}\right) = \frac{v_{\lim}}{\tau} (t - t_s) = g_0 (t - t_s)

    On retrouve l'accélération initiale de chute libre sans frottement \left.\frac{\mathrm{d}v_-}{\mathrm{d}t}\right|_{t_s} = g_0.

  • Temps caractéristique : L'évolution de \tanh(u) montre que pour u = \frac{t - t_s}{\tau} = 1, la vitesse atteint \tanh(1) \approx 0{,}76\, v_{\lim} (environ 76\,\%) et pour u = 3, \tanh(3) \approx 0{,}995\, v_{\lim} (plus de 99\,\%). La constante de temps du régime transitoire est donc bien :

    \tau = \frac{v_{\lim}}{g_0} = \sqrt{\frac{\ell_f}{g_0}}
  • Régime permanent : Pour t - t_s \gg \tau, la vitesse devient rigoureusement constante (v \approx v_{\lim}) : le mouvement est alors rectiligne uniforme, de vitesse v_{\lim}, comme établi en Q10.
Voir ce qu'a relevé le jury

L'interprétation physique demandée nécessitait d'avoir résolu avec succès les équations différentielles précédentes.

« Difficile de répondre à cette question sans les expressions mathématiques des solutions de la question précédente, aussi seul un très petit nombre de candidats a pu fournir quelques interprétations de qualité. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : vitesse limite, lecture graphique

Évaluer graphiquement , et . Vérifier la cohérence numérique des valeurs lues avec les relations obtenues entre ces grandeurs.

Voir l'indice

Lire la valeur asymptotique de la vitesse de descente sur la figure 4, en déduire \tau par la pente à l'origine ou l'asymptote, puis calculer \ell_f = v_{\text{lim}}^2/g_0.

Voir la stratégie
  1. Déterminer v_{\text{lim}} en observant la valeur asymptotique de la vitesse atteinte en fin de chute sur la figure 4 (ou la vitesse d'impact à z=0 sur la figure 6).
  2. Évaluer le temps caractéristique \tau sur la phase descendante de la figure 4 à l'aide de la tangente en t = t_s ou par l'abscisse où v(t) atteint \tanh(1) v_{\text{lim}} \approx 0{,}76\, v_{\text{lim}}.
  3. Évaluer la longueur caractéristique \ell_f à partir de la pente initiale de \dot{z}(z) sur la figure 6 (sous-tangente à l'origine).
  4. Vérifier la concordance numérique entre ces valeurs et les lois théoriques issues de Q9 et Q10 : v_{\text{lim}} = g_0 \tau et \ell_f = v_{\text{lim}} \tau = \frac{v_{\text{lim}}^2}{g_0}.
Voir la réponse courte

Lecture graphique de l'asymptote v_{\text{lim}} et du temps caractéristique \tau, puis vérification de la relation \ell_f = v_{\text{lim}}\tau.

Voir le corrigé complet

1. Évaluation graphique de v_{\text{lim}}

Sur la figure 4 (ou sur la figure 6 à l'atterrissage en z=0), la vitesse en régime permanent descendant tend vers une asymptote horizontale :

\boxed{v_{\text{lim}} \approx 165\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}} \quad (\text{comprise entre } 160 \text{ et } 170\text{ m}\cdot\text{s}^{-1})

2. Évaluation graphique de \tau

Le sommet de la trajectoire correspond à v=0, atteint à l'instant t_s \approx 21{,}5\text{ s}. Deux méthodes graphiques permettent d'estimer \tau sur la phase descendante (t \ge t_s) :

  • Méthode de la tangente : la pente à l'origine de la descente vaut \left.\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}\right|_{t_s} = g_0 = \frac{v_{\text{lim}}}{\tau}. La tangente en t_s coupe donc l'asymptote v = v_{\text{lim}} à l'instant t = t_s + \tau. Graphiquement, cette intersection se situe vers t \approx 38\text{ s}, ce qui donne :

    \tau \approx 38 - 21{,}5 = 16{,}5\text{ s}
  • Méthode des 76\,\% : d'après la solution établie en Q12, pour t - t_s = \tau, on a :

    v(t_s + \tau) = v_{\text{lim}} \tanh(1) \approx 0{,}76\, v_{\text{lim}} \approx 0{,}76 \times 165 \approx 125\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

    Sur la figure 4, la vitesse v = 125\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} est atteinte à t \approx 38\text{ s}, d'où également \tau \approx 16{,}5\text{ s}.

On retient :

\boxed{\tau \approx 16{,}5\text{ s}} \quad (\text{compris entre } 15 \text{ et } 18\text{ s})

3. Évaluation graphique de \ell_f

Sur la figure 6, lors de la phase ascendante, l'équation différentielle s'écrit :

\dot{z}\frac{\mathrm{d}\dot{z}}{\mathrm{d}z} = -g_0 - \frac{\dot{z}^2}{\ell_f} \implies \frac{\mathrm{d}\dot{z}}{\mathrm{d}z} = -\frac{g_0}{\dot{z}} - \frac{\dot{z}}{\ell_f}

À l'altitude initiale z=0, la vitesse v_0 = 650\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} est très grande devant v_{\text{lim}}, si bien que le terme de pesanteur est négligeable devant le frottement (g_0 / v_0 \approx 0{,}015\text{ s}^{-1} \ll v_0 / \ell_f). La pente de la tangente à l'origine vaut donc :

\left.\frac{\mathrm{d}\dot{z}}{\mathrm{d}z}\right|_{z=0} \approx -\frac{v_0}{\ell_f}

L'équation de cette tangente est \dot{z}_{\text{tang}}(z) = v_0\left(1 - \frac{z}{\ell_f}\right) : elle coupe l'axe \dot{z} = 0 précisément en z = \ell_f.

En traçant la tangente à la courbe en (z=0,\, \dot{z}=650\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) sur la figure 6, celle-ci passe par le point (1000\text{ m},\, 410\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}), ce qui correspond à une pente d'environ -0{,}24\text{ m}^{-1} et conduit à une abscisse à l'origine :

\boxed{\ell_f \approx 2{,}7\cdot 10^3\text{ m} = 2{,}7\text{ km}} \quad (\text{comprise entre } 2{,}5 \text{ et } 2{,}9\text{ km})

4. Vérification de la cohérence numérique

D'après les questions Q9 et Q10, la théorie impose les relations :

\begin{aligned} v_{\text{lim}} &= g_0 \tau = 10 \times 16{,}5 = 165\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \\ \ell_f &= v_{\text{lim}} \tau = 165 \times 16{,}5 \approx 2{,}72\cdot 10^3\text{ m} = 2{,}72\text{ km} \\ \ell_f &= \frac{v_{\text{lim}}^2}{g_0} = \frac{165^2}{10} \approx 2{,}72\cdot 10^3\text{ m} = 2{,}72\text{ km} \end{aligned}

Les valeurs déduites indépendamment des trois lectures graphiques sont en parfait accord avec les relations théoriques établies.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Identifiez avec soin l'intervalle temporel définissant la constante de temps lors de la lecture graphique.

« Question d’analyse de documents globalement réussie, au moins pour la lecture de vlim, moins pour l’estimation de τ, l’intervalle temporel la définissant étant mal identifié, et encore moins pour celle de lf. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : nombre de reynolds, pesanteur uniforme

Discuter les hypothèses du modèle utilisé, en particulier l'uniformité de l'accélération de la pesanteur, ainsi que la forme quadratique de la force de frottement.

Voir l'indice

Comparer l'altitude maximale atteinte par le projectile au rayon terrestre R_T, et vérifier que la vitesse reste très supérieure à 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} sur la quasi-totalité du vol.

Voir la stratégie

Pour évaluer la pertinence d'un modèle en mécanique :

  1. Comparer l'échelle spatiale du mouvement (h_{\max}) à l'échelle de variation spatiale du champ de pesanteur (R_T).
  2. Examiner le domaine de validité de la loi de traînée quadratique (vitesses faibles près du sommet, vitesses supersoniques au départ, et variation de la masse volumique de l'air avec l'altitude).
Voir la réponse courte

L'altitude maximale reste négligeable devant R_T (g uniforme), et le nombre de Reynolds très grand justifie le frottement quadratique.

Voir le corrigé complet

1. Hypothèse de l'uniformité du champ de pesanteur :

  • D'après la figure 5, l'altitude maximale atteinte par le boulet est h_{\max} \approx 3{,}9\text{ km}.
  • Le rayon terrestre vaut R_T = 6{,}37 \cdot 10^3\text{ km}. La variation relative de l'accélération de la pesanteur entre le sol et l'apogée s'estime par :

    \left| \frac{\Delta g}{g_0} \right| \approx \frac{2 h_{\max}}{R_T} \approx \frac{2 \times 3{,}9}{6{,}37 \cdot 10^3} \approx 1{,}2 \cdot 10^{-3} \approx 0{,}1\,\%

    Cette variation est totalement négligeable devant les autres approximations. L'hypothèse d'uniformité de \vec{g} = -g_0 \vec{u}_z est donc parfaitement légitime.

2. Forme quadratique de la force de frottement :

  • Aux faibles vitesses (v < 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) : Au voisinage immédiat de l'apogée (t \approx t_s \approx 22\text{ s}), la vitesse passe sous le seuil de validité de la loi quadratique mentionné par l'énoncé. Toutefois, dans cette zone, la force de frottement devient infime devant le poids :

    \frac{\|\vec{F}_f\|}{P} = \frac{v^2}{g_0 \ell_f} \le \frac{100}{10 \times 2{,}7 \cdot 10^3} \approx 3{,}7 \cdot 10^{-3} \ll 1

    Le mouvement y est régi quasi exclusivement par la pesanteur ; l'erreur commise sur le modèle de frottement à basse vitesse a donc une influence imperceptible sur la trajectoire globale.

  • Variation de la masse volumique de l'air avec l'altitude : Le coefficient \gamma (et donc \ell_f) dépend directement de la masse volumique de l'air \rho_{\text{air}}. Or, l'atmosphère présente une hauteur d'échelle H \approx 8\text{ km} ; à h_{\max} \approx 3{,}9\text{ km}, \rho_{\text{air}}(h_{\max}) \approx \rho_0\,\mathrm{e}^{-h_{\max}/H} \approx 0{,}6\,\rho_0. L'air étant significativement plus raréfié au sommet, considérer \gamma ou \ell_f constant introduit un écart de l'ordre de 30\text{ à }40\,\%.
  • Effets de compressibilité aux grandes vitesses : La vitesse initiale v_0 = 650\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} correspond à un régime nettement supersonique (\text{Mach} \approx 1{,}9, la vitesse du son dans l'air valant environ 340\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}). Dans ce régime, le coefficient de traînée C_x varie fortement avec le nombre de Mach en raison des ondes de choc, ce qui remet en cause la stricte constance de \gamma.
Voir ce qu'a relevé le jury

La discussion sur la forme quadratique des frottements et sa validité temporelle a été rarement convaincante.

« La variation de g a été bien abordée, parfois avec une justification quantitative pertinente. »

« Les commentaires sur la forme de la force de frottements et sa validité tout au long du mouvement, ont été moins convaincants, sauf dans un petit nombre de copies. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 16

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : force de coriolis, déviation vers l'est

Quelle force serait à ajouter en prenant en compte le caractère non galiléen du référentiel terrestre ? L'exprimer en fonction de la vitesse du boulet, de sa masse et de la vitesse de rotation diurne de la Terre . Comment cette force peut-elle modifier la trajectoire du boulet ? Évaluer l'ordre de grandeur de sa valeur maximale atteinte au cours du tir, et conclure.

Voir l'indice

Exprimer la force de Coriolis \vec{F}_{\mathrm{ic}} = -2m\vec{\omega}_{\text{jour}} \wedge \vec{v}, déterminer sa déviation vers l'est ou l'ouest et comparer son intensité au poids.

Voir la stratégie
  1. Identifier la force d'inertie manquante : la force d'inertie d'entraînement centrifuge étant déjà intégrée dans la définition du champ de pesanteur effectif \vec{g}_0, seule la force d'inertie de Coriolis dépendante de la vitesse relative doit être ajoutée.
  2. Donner son expression vectorielle en fonction de \vec{v}, m et \vec{\omega}_{\text{jour}}, puis analyser l'orientation du produit vectoriel pour en déduire la déviation spatiale de la trajectoire.
  3. Calculer la pulsation de rotation terrestre \omega_{\text{jour}}, évaluer la valeur maximale de la force au départ (v = v_0), et comparer cette force au poids du boulet pour justifier l'approximation du référentiel galiléen.
Voir la réponse courte

Expression de \vec{F}_{ic} = -2m\vec{\omega}_{\text{jour}}\wedge\vec{v}, déviation vers l'est, et rapport F_{ic}/mg \ll 1 confirmant un effet très faible.

Voir le corrigé complet

Le champ de pesanteur local \vec{g}_0 incorpore déjà l'accélération d'entraînement centrifuge (-\vec{\omega}_{\text{jour}} \wedge (\vec{\omega}_{\text{jour}} \wedge \overrightarrow{\mathrm{OM}})). La force supplémentaire à prendre en compte en raison du mouvement du boulet dans le référentiel terrestre non galiléen est donc la force d'inertie de Coriolis \vec{F}_{\mathrm{ic}} :

\boxed{\vec{F}_{\mathrm{ic}} = - 2 m \, \vec{\omega}_{\text{jour}} \wedge \vec{v}}

Influence sur la trajectoire : Dans le repère local direct (\vec{u}_{\mathrm{E}}, \vec{u}_{\mathrm{N}}, \vec{u}_z) (Est, Nord, Zénith) à la latitude \lambda, le vecteur rotation s'écrit \vec{\omega}_{\text{jour}} = \omega_{\text{jour}}(\cos\lambda\,\vec{u}_{\mathrm{N}} + \sin\lambda\,\vec{u}_z).

  • Lors de la phase ascendante (\vec{v} = v \vec{u}_z) :

    \vec{\omega}_{\text{jour}} \wedge \vec{v} = \omega_{\text{jour}} v \cos\lambda \, (\vec{u}_{\mathrm{N}} \wedge \vec{u}_z) = \omega_{\text{jour}} v \cos\lambda \, \vec{u}_{\mathrm{E}}

    d'où une force d'inertie de Coriolis dirigée vers l'Ouest :

    \vec{F}_{\mathrm{ic}} = - 2 m \omega_{\text{jour}} v \cos\lambda \, \vec{u}_{\mathrm{E}}

    Le boulet est donc dévié vers l'Ouest à la montée.

  • Lors de la phase descendante (\vec{v} = -v \vec{u}_z), \vec{F}_{\mathrm{ic}} s'inverse et tend à dévier le boulet vers l'Est.

La force de Coriolis brise ainsi le caractère purement rectiligne et vertical de la trajectoire.

Ordre de grandeur de la valeur maximale : La vitesse de rotation diurne de la Terre vaut :

\omega_{\text{jour}} = \frac{2\pi}{T_{\text{jour}}} = \frac{2\pi}{24 \times 3600} \approx 7{,}27 \cdot 10^{-5}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}

La valeur maximale de la force de Coriolis est atteinte au départ, là où la vitesse est maximale (v = v_0 = 650\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) et pour une composante horizontale maximale de la rotation (\cos\lambda \le 1) :

F_{\mathrm{ic},\max} \le 2 m \omega_{\text{jour}} v_0
F_{\mathrm{ic},\max} \approx 2 \times 12 \times 7{,}27 \cdot 10^{-5} \times 650 \approx 1{,}1\text{ N}

Conclusion : À comparer au poids du boulet :

P = m g_0 = 12 \times 10 = 120\text{ N}

On constate que :

\frac{F_{\mathrm{ic},\max}}{P} \approx \frac{1{,}1}{120} \approx 0{,}9\,\% \ll 1

La force d'inertie de Coriolis reste inférieure à 1\,\% du poids (et est encore plus négligeable devant la force de frottement initiale, de l'ordre de 10^3\text{ N}). L'hypothèse d'un référentiel terrestre galiléen pour étudier l'altitude et la vitesse verticale est donc parfaitement justifiée.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas force d'entraînement et force de Coriolis, et apprenez leurs expressions exactes pour une étude quantitative.

« Les candidats confondent les forces d’inertie d’entrainement et complémentaire (ou de Coriolis). Les expressions sont hélas erronées et ne permettent pas d’évaluation quantitative permettant de conclure. »

« Plusieurs copies ont cité le phénomène de "déviation vers l’est", mais seules quelques-unes se sont risquées à estimer s’il était détectable dans le cas présent. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Partie II : Étude d'une station spatiale

II.1 · Référentiel en orbite terrestre

Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Mise en équation

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : force d'inertie d'entraînement, attraction gravitationnelle

Dans le référentiel de la capsule (C), quelles sont les forces qui s'exercent sur ?

Voir l'indice

Le référentiel de la capsule étant en translation accélérée (chute libre), recenser le poids newtonien et la force d'inertie d'entraînement liée à l'accélération orbitale.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature du mouvement du référentiel de la capsule (C) par rapport au référentiel géocentrique galiléen (translation circulaire).
  2. Recenser les forces réelles (interaction gravitationnelle) et les forces d'inertie associées au caractère non galiléen du référentiel d'étude.
Voir la réponse courte

Bilan des forces dans le référentiel de la capsule : attraction gravitationnelle terrestre \vec{F}_G et force d'inertie d'entraînement centrifuge \vec{F}_{ie}.

Voir le corrigé complet

On étudie le point matériel M, de masse m, dans le référentiel de la capsule \mathcal{R}_C. Ce référentiel est animé d'un mouvement de translation circulaire par rapport au référentiel géocentrique \mathcal{R}_g, supposé galiléen.

Par conséquent, la vitesse angulaire de rotation propre du référentiel \mathcal{R}_C par rapport à \mathcal{R}_g est nulle :

\vec{\Omega}_{(\mathcal{R}_C/\mathcal{R}_g)} = \vec{0}

Dans le référentiel \mathcal{R}_C (non galiléen), les forces s'exerçant sur M sont :

  1. La force réelle d'attraction gravitationnelle exercée par la Terre :

    \vec{F}_G = -\frac{G M_T m}{r^2} \vec{e}_r

    où r = R_T + h est le rayon de l'orbite (les dimensions de la capsule étant négligeables devant h).

  2. La force d'inertie d'entraînement \vec{F}_{\mathrm{ie}} liée à l'accélération de translation de la capsule : Puisque \mathcal{R}_C est en translation, tout point de la capsule a la même accélération d'entraînement que le centre de masse C de la capsule :

    \vec{a}_e(M) = \vec{a}(C)

    La capsule étant soumise uniquement à l'attraction terrestre, le principe fondamental de la dynamique appliqué à la capsule dans \mathcal{R}_g donne \vec{a}(C) = -\frac{G M_T}{r^2} \vec{e}_r. Il vient ainsi :

    \vec{F}_{\mathrm{ie}} = -m \vec{a}_e(M) = -m \vec{a}(C) = +\frac{G M_T m}{r^2} \vec{e}_r

Les autres forces sont nulles :

  • La force d'inertie de Coriolis est nulle : \vec{F}_{\mathrm{ic}} = -2m \vec{\Omega} \wedge \vec{v}_r = \vec{0}, car \vec{\Omega} = \vec{0} (mouvement de translation) et M est de surcroît immobile dans la capsule (\vec{v}_r = \vec{0}).
  • Aucune force de contact ne s'exerce sur M si celui-ci flotte librement dans l'habitacle sans toucher les parois.
\boxed{\text{Forces sur } M \text{ : l'attraction gravitationnelle } \vec{F}_G \text{ et la force d'inertie d'entraînement } \vec{F}_{\mathrm{ie}} = -m\vec{a}(C)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Dans un référentiel en translation, la force d'inertie de Coriolis n'existe pas et le poids ne doit pas être ajouté à la gravitation.

« Si la force gravitationnelle et la force d’inertie d’entrainement sont souvent citées, on ajoute aussi la force d’inertie complémentaire, qui n’a pas lieu d’être dans un référentiel en translation »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : impesanteur, pesanteur apparente

Définir le terme « impesanteur » (figure 7) et justifier qu'il s'applique au point .

Voir l'indice

Constater que l'accélération d'entraînement compense exactement l'accélération de la pesanteur terrestre en tout point de l'habitacle.

Voir la stratégie
  1. Définir l'impesanteur comme l'état d'un système où le champ de pesanteur apparent (somme du champ gravitationnel et du champ d'inertie d'entraînement) est nul.
  2. Utiliser le bilan des forces établi à la question Q17 pour montrer l'annulation exacte du poids apparent de M dans le référentiel de la capsule en chute libre.
Voir la réponse courte

L'impesanteur traduit l'annulation du poids apparent par compensation exacte de la gravitation terrestre par la force d'inertie d'entraînement.

Voir le corrigé complet

1. Définition de l'impesanteur :

L'impesanteur (ou apesanteur) est l'état d'un corps ou d'un référentiel dans lequel le poids apparent est nul :

\vec{P}_{\mathrm{app}} = \vec{F}_G + \vec{F}_{\mathrm{ie}} = \vec{0}

Dans cette situation, les effets de l'attraction gravitationnelle sont exactement compensés par les forces d'inertie d'entraînement liées au mouvement du référentiel (situation de chute libre). Un objet n'a alors besoin d'aucun support matériel ni force d'appui pour rester immobile par rapport à son habitacle.

2. Justification pour le point M :

D'après le bilan des forces réalisé à la question Q17 dans le référentiel de la capsule :

  • La force de gravitation terrestre sur M vaut :

    \vec{F}_G = -\frac{G M_T m}{r^2} \vec{e}_r
  • La force d'inertie d'entraînement, due à l'accélération orbitale de la capsule \vec{a}(C) = -\frac{G M_T}{r^2} \vec{e}_r, vaut :

    \vec{F}_{\mathrm{ie}} = -m \vec{a}(C) = +\frac{G M_T m}{r^2} \vec{e}_r

Les dimensions de l'habitacle étant petites devant le rayon orbital r (h \gg \text{dimensions}), le champ de gravitation est homogène à l'échelle de la capsule. On a donc :

\vec{F}_G + \vec{F}_{\mathrm{ie}} = \vec{0}
\boxed{\text{Le poids apparent de } M \text{ est nul : le point } M \text{ est en impesanteur.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'impesanteur ne correspond pas à l'absence de pesanteur mais à une compensation de forces ou à une situation de chute libre.

« La notion "d’impesanteur" n’est absolument pas comprise! »

« La majorité des candidats l’assimilent à l’absence totale de pesanteur! La compensation des forces en présence, ou le phénomène de "chute libre" sont rarement cités. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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II.2 · La station orbitale

Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : force d'inertie d'entraînement, pesanteur artificielle

À l'aide d'un schéma clair, montrer que la rotation à la vitesse de la station permet aux occupants de ressentir une pesanteur artificielle .

Voir l'indice

Exprimer la force d'inertie d'entraînement centrifuge pour un corps solidaire du tore tournant à la vitesse angulaire \Omega.

Voir la stratégie
  1. Se placer dans le référentiel non galiléen lié à la station en rotation propre et effectuer le bilan des forces d'inertie agissant sur un occupant immobile.
  2. Identifier l'accélération d'entraînement centrifuge à un champ de pesanteur artificiel \vec{g}_a et illustrer par un schéma la force de contact exercée par la paroi externe (plancher).
Voir la réponse courte

Dans le référentiel en rotation, la force d'inertie centrifuge dirigée vers la paroi externe simule une pesanteur artificielle dirigée vers l'extérieur.

Voir le corrigé complet

On se place dans le référentiel \mathcal{R} lié à la station orbitale, en rotation uniforme de vecteur rotation \vec{\Omega} = \Omega \vec{e}_z autour de l'axe passant par son centre S. On étudie un occupant de masse m, assimilé à un point matériel M, immobile dans ce référentiel (\vec{v}_{\mathrm{rel}} = \vec{0}).

  1. Compensation orbitale : D'après les questions précédentes (Q17 et Q18), la station étant en chute libre orbitale, l'attraction gravitationnelle de la Terre est exactement compensée par la force d'inertie liée à la translation de son centre de masse (\vec{F}_G + \vec{F}_{ie,\mathrm{orb}} = \vec{0}).
  2. Force d'inertie d'entraînement liée à la rotation : Du fait de la rotation propre de la station, le point matériel M, repéré par \overrightarrow{SM} = r\vec{e}_r + z\vec{e}_z, subit la force d'inertie d'entraînement centrifuge :

    \begin{aligned} \vec{F}_{ie} &= -m\,\vec{\Omega} \wedge (\vec{\Omega} \wedge \overrightarrow{SM}) \\ &= -m\,\Omega\vec{e}_z \wedge (\Omega r\,\vec{e}_\theta) \\ &= m\,\Omega^2 r\,\vec{e}_r \end{aligned}

    La vitesse relative de l'occupant étant nulle, la force de Coriolis s'annule : \vec{F}_{ic} = \vec{0}.

  3. Pesanteur artificielle : Le poids effectif ressenti par le passager (poids apparent) est donc :

    \vec{P}_{\mathrm{app}} = \vec{F}_{ie} = m\,\vec{g}_a

    d'où l'expression de la pesanteur artificielle :

    \boxed{\vec{g}_a = \Omega^2 r\,\vec{e}_r}

Cette pesanteur artificielle pousse l'occupant radialement vers l'extérieur (+\vec{e}_r). En s'appuyant contre la paroi externe du tore, celle-ci exerce en retour une force de réaction normale centripète \vec{R} = -m\vec{g}_a. Cette réaction normale joue exactement le même rôle mécanique et physiologique que le sol sur Terre, permettant aux occupants de ressentir une sensation de poids.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Aidez-vous d'un schéma et ne confondez ni les forces d'inertie entre elles, ni les forces et les accélérations, ni les vecteurs et les scalaires.

« Les confusions entre les 2 forces d’inertie et les erreurs d’expressions associées n’ont pas aidé les candidats abordant cette question. »

« Notons de nombreuses confusions entre la notion de "force" et celle "d’accélération". Confusions également pour l’utilisation de vecteurs et de leurs projections scalaires. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : pesanteur artificielle, repère cylindrique

Déterminer l'orientation de dans le repère lié à la station. Préciser en particulier l'orientation de la tête et des jambes d'un passager dans l'habitacle. On reproduira les figures 10 bis et 11 bis ci-après, et on y placera correctement la figurine.

Voir l'indice

La force centrifuge centrifuge repousse les masses vers l'extérieur du tore ; les pieds doivent donc reposer contre la paroi externe la plus éloignée de l'axe.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'expression de la pesanteur artificielle \vec{g}_a établie à la question précédente et en déduire sa direction et son sens dans la base cylindrique (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta, \vec{e}_z).
  2. Interpréter la direction de la « verticale locale » : le sol ressenti correspond à la paroi sur laquelle s'appuient les pieds pour compenser la pesanteur apparente par une réaction normale centripète.
  3. Positionner la figurine sur les schémas (vue en coupe et vue de dessus) en respectant l'orientation pieds-tête selon l'axe radial.
Voir la réponse courte

Le champ vaut \vec{g}_a = \Omega^2 r \vec{e}_r : pieds appuyés sur le plancher externe et tête orientée vers l'axe de rotation.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q19, le champ de pesanteur artificielle dans le référentiel tournant lié à la station s'écrit :

\vec{g}_a = \Omega^2 r\,\vec{e}_r

Il est donc :

  • radial (selon \vec{e}_r) ;
  • orienté vers l'extérieur de la station (dans le sens de +\vec{e}_r, c'est-à-dire en s'éloignant de l'axe de rotation S\vec{e}_z).
\boxed{\vec{g}_a = \Omega^2 r\,\vec{e}_r \quad (\text{orienté selon }+\vec{e}_r)}

Un corps soumis à cette pesanteur ressent une force d'attraction vers l'extérieur du tore. Pour qu'un passager se maintienne en équilibre debout, le support (le « sol ») doit exercer sur lui une force de réaction normale dirigée vers l'axe de rotation (-\vec{e}_r).

Par conséquent :

  • le sol est constitué par la paroi extérieure du tore (à la distance r maximale de l'axe) ;
  • le plafond est la paroi intérieure (orientée vers le centre S) ;
  • les jambes (les pieds) du passager reposent sur la paroi externe (vers +\vec{e}_r) ;
  • la tête est orientée vers l'axe de rotation S\vec{e}_z (vers -\vec{e}_r).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Justifiez l'orientation par une analyse rigoureuse des forces en présence plutôt que par la seule intuition.

« Beaucoup de schémas corrects, davantage motivés par de l’intuition, mais très peu justifiés par une analyse rigoureuse des forces en présence. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : pesanteur artificielle, force centrifuge

Évaluer l'ordre de grandeur de afin que la valeur de soit proche de celle de la valeur terrestre.

Voir l'indice

Égaler l'accélération centrifuge \Omega^2 R_S à l'accélération standard g_0 pour trouver l'ordre de grandeur de la pulsation de rotation.

Voir la réponse courte

Égalité \Omega^2 R = g donnant la pulsation de rotation requise \Omega = \sqrt{g/R} pour reproduire la gravité terrestre.

Voir le corrigé complet

D'après les questions précédentes, l'intensité de la pesanteur artificielle ressentie par un occupant situé à une distance r \approx R_S de l'axe de rotation vaut :

g_a = \Omega^2 R_S

Pour que cette pesanteur artificielle soit comparable à la pesanteur terrestre (g_a \approx g_0 \approx 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}), la vitesse angulaire de rotation de la station doit vérifier :

\Omega = \sqrt{\frac{g_0}{R_S}}

Avec g_0 = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} et le rayon moyen du tore R_S = 100\text{ m} :

\Omega = \sqrt{\frac{10}{100}} = \frac{1}{\sqrt{10}} \approx 0{,}316\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{\Omega \approx 0{,}3\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une modélisation rigoureuse des forces d'inertie permettait d'obtenir aisément l'ordre de grandeur recherché.

« Les candidats ayant traité suffisamment rigoureusement les questions précédentes, sans confusion pour les forces d’inertie, n’ont pas eu de mal à obtenir la valeur numérique de Ω. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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II.3 · Activités dans la station orbitale

Question 22

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : force de coriolis, impesanteur

Quelle force supplémentaire s'exerce sur un passager qui se déplace dans le tore selon le vecteur ? Dans quel sens, selon , a-t-on intérêt à déplacer des objets massifs ? Montrer qu'il existe une vitesse de déplacement pour laquelle ces objets se retrouveraient en impesanteur. La calculer en précisant le sens.

Voir l'indice

Calculer la force d'inertie de Coriolis \vec{F}_{\mathrm{ic}} = -2m\,\vec{\Omega} \wedge \vec{v}_r pour un déplacement orthoradial et chercher la condition où elle compense la force centrifuge.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force d'inertie de Coriolis subie par une masse animée d'une vitesse relative dans le référentiel tournant de la station.
  2. Étudier le signe de la composante radiale de cette force selon le sens de déplacement afin de déterminer le sens favorable à la manutention.
  3. Établir la condition d'impesanteur en écrivant le principe fondamental de la dynamique dans le référentiel tournant (ou en considérant l'immobilité dans le référentiel en translation de la capsule).
Voir la réponse courte

Force de Coriolis -2m\vec{\Omega}\wedge\vec{v} : déplacement en sens rétrograde à v_i = \Omega R pour compenser totalement la pesanteur artificielle.

Voir le corrigé complet

1. Force supplémentaire :

Dans le référentiel lié au tore en rotation uniforme \vec{\Omega} = \Omega\vec{e}_z, un passager en mouvement à la vitesse relative \vec{v} = v_\theta\vec{e}_\theta subit, en plus de la force d'inertie d'entraînement centrifuge, la force d'inertie de Coriolis :

\vec{F}_{\mathrm{ic}} = -2m\,\vec{\Omega} \wedge \vec{v}

Sachant que \vec{e}_z \wedge \vec{e}_\theta = -\vec{e}_r, on a :

\vec{\Omega} \wedge \vec{v} = (\Omega\vec{e}_z) \wedge (v_\theta\vec{e}_\theta) = -\Omega v_\theta\,\vec{e}_r

Ce qui donne :

\boxed{ \vec{F}_{\mathrm{ic}} = 2m\Omega v_\theta\,\vec{e}_r }

2. Sens de déplacement préférentiel :

La résultante des forces d'inertie selon la direction radiale s'écrit :

\vec{F}_{\mathrm{ie}} + \vec{F}_{\mathrm{ic}} = m\left(\Omega^2 r + 2\Omega v_\theta\right)\vec{e}_r
  • Si le déplacement se fait dans le sens de \vec{e}_\theta (v_\theta > 0), la force de Coriolis renforce la pesanteur artificielle : l'objet paraît plus lourd.
  • Si le déplacement se fait dans le sens opposé à la rotation, soit selon -\vec{e}_\theta (v_\theta < 0), la force de Coriolis est dirigée vers l'axe de rotation (-\vec{e}_r) et s'oppose à la force centrifuge.

On a donc intérêt à déplacer les objets massifs dans le sens de -\vec{e}_\theta.

3. Vitesse d'impesanteur :

Un objet se trouve en impesanteur lorsqu'il n'exerce plus aucune force d'appui sur le plancher du tore, c'est-à-dire que la réaction normale du sol s'annule : \vec{R} = \vec{0}.

Dans le référentiel du tore, la trajectoire circulaire de rayon r \approx R_S à vitesse v_\theta impose une accélération relative centripète :

\vec{a}_r = -\frac{v_\theta^2}{R_S}\,\vec{e}_r

En appliquant le principe fondamental de la dynamique dans le référentiel du tore :

\begin{aligned} m\vec{a}_r &= \vec{R} + \vec{F}_{\mathrm{ie}} + \vec{F}_{\mathrm{ic}} \\ -m\frac{v_\theta^2}{R_S}\,\vec{e}_r &= \vec{R} + m\left(\Omega^2 R_S + 2\Omega v_\theta\right)\vec{e}_r \end{aligned}

D'où l'expression de la réaction du sol :

\vec{R} = -m\left(\frac{v_\theta^2}{R_S} + 2\Omega v_\theta + \Omega^2 R_S\right)\vec{e}_r = -\frac{m}{R_S}\left(v_\theta + \Omega R_S\right)^2\vec{e}_r

La condition d'impesanteur \vec{R} = \vec{0} équivaut à :

v_\theta + \Omega R_S = 0 \iff v_\theta = -\Omega R_S

Il existe donc une vitesse de déplacement v_i = \Omega R_S orientée selon -\vec{e}_\theta pour laquelle les objets sont en impesanteur.

Avec \Omega \approx 0{,}32\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} et R_S = 100\text{ m} (ou directement v_i = \sqrt{g_0 R_S}) :

v_i = \sqrt{10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} \times 100\text{ m}} \approx 32\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \quad (114\text{ km}\cdot\text{h}^{-1})
\boxed{ v_i = \Omega R_S \approx 32\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \quad \text{selon } -\vec{e}_\theta }

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à inclure l'accélération radiale de l'objet lors de son déplacement pour analyser l'impesanteur.

« Aucun candidat n’a pourtant pensé à prendre en compte l’accélération radiale de l’objet en déplacement dans le couloir. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 23

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : force de coriolis, trajectoire apparente

Peut-il adopter la même technique que sur Terre ? Expliquer, en justifiant les raisons, comment il doit éventuellement adapter ses gestes pour lancer et réceptionner les balles.

Voir l'indice

Analyser la composante de Coriolis qui s'exerce sur la balle lors de son ascension verticale relative et prévoir une déviation latérale au cours du vol.

Voir la stratégie
  1. Identifier les forces d'inertie agissant sur la balle dans le référentiel non galiléen lié à la station : la force d'inertie d'entraînement (pesanteur artificielle) et la force d'inertie de Coriolis due au mouvement relatif de la balle.
  2. Exprimer la force de Coriolis pour un lancer vertical vers le haut, en déduire la déviation latérale au cours du vol et estimer son ordre de grandeur.
  3. Conclure sur la nécessité d'adapter le geste et proposer les corrections techniques requises.
Voir la réponse courte

La force de Coriolis dévie transversalement la balle dès sa mise en mouvement : le jongleur doit anticiper cette trajectoire incurvée.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel de la station en rotation uniforme \vec{\Omega} = \Omega \vec{e}_z, la balle de masse m_b, animée d'une vitesse relative \vec{v}_r, est soumise à deux forces d'inertie (le champ de gravitation et l'accélération d'entraînement orbitale se compensant mutuellement) :

  • la force d'inertie d'entraînement, modélisant la pesanteur artificielle :

    \vec{F}_{\mathrm{ie}} = m_b \Omega^2 r\,\vec{e}_r = m_b \vec{g}_a

    dirigée vers le « sol » extérieur (+\vec{e}_r) ;

  • la force d'inertie de Coriolis :

    \vec{F}_{\mathrm{ic}} = -2 m_b \vec{\Omega} \wedge \vec{v}_r

Lancer la balle « en l'air » (vers le plafond) correspond à une vitesse relative dirigée vers l'axe de rotation :

\vec{v}_r = - v_r \vec{e}_r \quad \text{avec} \quad v_r > 0

La force de Coriolis subie par la balle lors de sa montée vaut alors :

\vec{F}_{\mathrm{ic}} = -2 m_b (\Omega \vec{e}_z) \wedge (-v_r \vec{e}_r) = +2 m_b \Omega v_r \vec{e}_\theta

Elle s'exerce selon +\vec{e}_\theta, c'est-à-dire dans le sens de rotation de la station.

Définissons un repère local centré sur le jongleur, où l'axe vertical ascendant est repéré par y (\vec{e}_y = -\vec{e}_r, vers le plafond) et l'axe horizontal par x (\vec{e}_x = \vec{e}_\theta, dans le sens de rotation). Pour un mouvement dans ce plan, l'accélération de Coriolis selon \vec{e}_x s'écrit :

\ddot{x} = 2 \Omega \dot{y}

En intégrant entre l'instant du lancer t=0 (x(0)=0, y(0)=0) et un instant t, avec une vitesse horizontale initiale nulle (\dot{x}(0)=0) :

\dot{x}(t) = 2 \Omega y(t)

Puisque la balle reste à une altitude y(t) > 0 pendant toute la durée de la trajectoire, sa vitesse horizontale \dot{x}(t) est strictement positive durant toute la durée du vol, tant à la montée qu'à la descente.

La déviation latérale totale \Delta x à la retombée au sol (t = t_f) est donc non nulle et orientée vers l'avant (+\vec{e}_\theta) :

\Delta x = \int_0^{t_f} \dot{x}(t)\,\mathrm{d}t = 2 \Omega \int_0^{t_f} y(t)\,\mathrm{d}t = 2 \Omega\,\langle y \rangle\,t_f > 0

Évaluons l'ordre de grandeur de cette déviation pour un lancer classique à une hauteur h \approx 1\text{ m} sous une pesanteur g_a \approx 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :

  • Durée du vol : t_f = 2\sqrt{\frac{2h}{g_a}} \approx 2\sqrt{\frac{2}{10}} \approx 0{,}9\text{ s} ;
  • Altitude moyenne d'une parabole : \langle y \rangle = \frac{2}{3} h \approx 0{,}67\text{ m} ;
  • Avec \Omega \approx 0{,}32\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} :

    \Delta x \approx 2 \times 0{,}32 \times 0{,}67 \times 0{,}9 \approx 0{,}4\text{ m} = 40\text{ cm}

Conclusion et adaptations nécessaires :

  1. Le passager ne peut pas adopter la même technique que sur Terre, car la force de Coriolis induit ici une déviation très importante (environ 40\text{ cm}, contre une fraction de millimètre sur Terre).
  2. Pour rattraper la balle au point de départ, il doit adapter son geste :

    • soit en lançant la balle avec une inclinaison initiale vers l'arrière (selon -\vec{e}_\theta, opposée au sens de rotation de la station) pour compenser la dérive due à la force de Coriolis ;
    • soit en lançant verticalement et en avançant la main d'environ 40\text{ cm} vers l'avant (sens +\vec{e}_\theta) pour réceptionner la balle.
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Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : station orbitale, impesanteur

Donner une raison pour laquelle la pesanteur artificielle n'est pas utilisée dans l'actuelle station spatiale internationale ISS.

Voir l'indice

Penser aux contraintes d'amarrage, aux efforts structuraux mécaniques et surtout aux expériences scientifiques nécessitant une micropesanteur parfaite.

Voir la réponse courte

L'ISS est un laboratoire conçu pour étudier les phénomènes en micropesanteur, et faire tourner une station pose des contraintes mécaniques lourdes.

Voir le corrigé complet

Plusieurs raisons expliquent l'absence de pesanteur artificielle à bord de la Station spatiale internationale (ISS) :

  • Objectif scientifique (raison principale) : L'ISS est avant tout un laboratoire de recherche en microgravité. Son intérêt scientifique repose précisément sur l'absence quasi-totale de pesanteur apparente, qui permet d'étudier des phénomènes physiques, chimiques et biologiques impossibles à observer sur Terre (croissance cristalline de haute pureté, absence de convection thermique et de sédimentation dans les fluides, impact de l'impesanteur sur la physiologie humaine, etc.). L'introduction d'une pesanteur artificielle annulerait cet intérêt.
  • Complexité technique et coût : La mise en rotation d'une structure de cette envergure nécessiterait un rayon très important (de l'ordre de 100\text{ m}, comme vu à la question Q21) pour limiter le gradient vertical de pesanteur entre la tête et les pieds ainsi que les effets perturbateurs de la force de Coriolis sur l'oreille interne (cinétose). De plus, une telle rotation poserait des difficultés d'ingénierie majeures : gestion des couples gyroscopiques, pointage permanent des panneaux solaires vers le Soleil et des antennes vers la Terre, et amarrage délicat des vaisseaux de ravitaillement.
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Partie III : Stocker l'énergie électrique

III.1 · L'élément nickel

Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Structure de la matière › Atomistique et classification périodique ; Cristallographie

Notions : liaison métallique, tableau périodique

Rappeler quelques propriétés macroscopiques des métaux. Où ces éléments se placent-ils dans la configuration périodique ? Relier ces propriétés macroscopiques aux caractéristiques de la liaison métallique, en particulier son ordre de grandeur énergétique et sa non directionnalité.

Voir l'indice

Rappeler la conductivité électrique et thermique, la délocalisation des électrons de valence dans les bandes de conduction et l'isotropie de la liaison métallique.

Voir la stratégie
  1. Dresser l'inventaire des propriétés macroscopiques caractéristiques des métaux (électriques, thermiques, mécaniques, optiques).
  2. Préciser leur localisation dans la classification périodique par blocs.
  3. Décrire le modèle de la liaison métallique (cations immergés dans un gaz d'électrons délocalisés) et relier directement l'énergie de cohésion et le caractère non directionnel aux propriétés macroscopiques énoncées.
Voir la réponse courte

Métaux situés à gauche et au centre du tableau ; la délocalisation des électrons explique les fortes conductivités et la ductilité.

Voir le corrigé complet

1. Propriétés macroscopiques des métaux

  • Transport : très bonnes conductivités électrique et thermique ;
  • Mécaniques : grande déformabilité plastique, ductilité (aptitude à être étiré en fils) et malléabilité (aptitude à être laminé en feuilles) ;
  • Thermodynamiques : températures de fusion et d'ébullition généralement élevées (solides à température ambiante, à l'exception du mercure \mathrm{Hg}) ;
  • Optiques : éclat métallique caractéristique et opacité dans le domaine visible dus à une très forte réflectivité.

2. Position dans le tableau périodique
Les métaux représentent la grande majorité des éléments chimiques. Ils se situent à gauche et au centre de la classification périodique :

  • la totalité du bloc \mathrm{s} (à l'exception de l'hydrogène et de l'hélium), comprenant les alcalins et les alcalino-terreux ;
  • la totalité du bloc \mathrm{d} (métaux de transition) et du bloc \mathrm{f} (lanthanides et actinides) ;
  • la partie inférieure gauche du bloc \mathrm{p} (métaux de post-transition : \mathrm{Al}, \mathrm{Ga}, \mathrm{Sn}, \mathrm{Pb}, etc.), délimitée des non-métaux par la diagonale des semi-métaux (métalloïdes comme \mathrm{B}, \mathrm{Si}, \mathrm{Ge}, \mathrm{As}, \mathrm{Sb}, \mathrm{Te}).

3. Lien avec les caractéristiques de la liaison métallique
À l'échelle microscopique, un métal est décrit comme un réseau régulier de cations (les cœurs atomiques) baignant dans un « gaz » ou « mer » d'électrons de valence complètement délocalisés à l'ensemble du cristal.

  • Ordre de grandeur énergétique : l'énergie de cohésion de la liaison métallique est typiquement comprise entre 100 et 500\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}. Cette énergie élevée confère au cristal métallique une grande cohésion, ce qui justifie les températures de changement d'état élevées (températures de fusion souvent supérieures à plusieurs centaines de degrés Celsius) ainsi qu'une bonne tenue mécanique globale.
  • Non-directionnalité de la liaison : contrairement à la liaison covalente qui impose des angles précis, l'interaction électrostatique entre la mer d'électrons et les cœurs cationiques est isotrope. Lorsqu'une contrainte mécanique est appliquée, les plans atomiques peuvent glisser les uns sur les autres sans rupture catastrophique : la mer d'électrons s'adapte instantanément à la nouvelle position des cations, ce qui explique la remarquable malléabilité et la ductilité des métaux.
  • Délocalisation électronique : la liberté de déplacement des électrons libres sous un champ électrique ou un gradient thermique est à l'origine directe des conductivités électrique et thermique élevées.
Voir ce qu'a relevé le jury

Reliez les propriétés métallurgiques macroscopiques à la liaison métallique et maîtrisez la place des métaux dans le tableau périodique.

« La conductivité électrique est la propriété la plus citée. Rares sont les mentions aux propriétés métallurgiques et encore moins les relations entre ces propriétés macroscopiques et celle de la liaison métallique. »

« Étonnamment cette question a été très peu réussie! De nombreux candidats proposant même de placer les métaux dans la colonne des "gaz rares"! »

Source : rapport du jury E3A 2023

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III.2 · Étude cristallographique

Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : réseau cfc, coordinence

Reproduire et compléter la figure 12 ci-contre en dessinant les centres atomiques au sein de la maille. Combien y a-t-il d'atomes par maille ? Quelle est la coordinence ?

Voir l'indice

Compter les atomes aux sommets (multiplicité 1/8) et aux centres des faces (multiplicité 1/2), puis déterminer le nombre de plus proches voisins d'un atome donné.

Voir la stratégie
  1. Représenter en perspective cavalière la maille cubique à faces centrées (CFC) en distinguant par des traits pointillés les arêtes cachées, puis placer les centres des atomes aux 8 sommets et aux centres des 6 faces.
  2. Calculer le nombre d'atomes en propre N par maille en appliquant les règles de partage géométrique entre mailles adjacentes.
  3. Déterminer la coordinence en comptant le nombre de plus proches voisins au contact d'un atome donné (par exemple un atome situé au centre d'une face).
Voir la réponse courte

Maille CFC : 8 \times 1/8 + 6 \times 1/2 = 4 atomes par maille et coordinence égale à 12 pour chaque atome.

Voir le corrigé complet

1. Représentation de la maille CFC

Dans le réseau cubique à faces centrées (CFC), les atomes de nickel occupent :

  • les 8 sommets du cube ;
  • les centres des 6 faces du cube.

2. Nombre d'atomes par maille

Chaque atome contribue à la maille selon sa multiplicité :

  • un atome situé sur un sommet est partagé par 8 mailles cubiques adjacentes, sa contribution est donc de \frac{1}{8} ;
  • un atome situé au centre d'une face est partagé par 2 mailles adjacentes, sa contribution est donc de \frac{1}{2}.

Le nombre d'atomes appartenant en propre à une maille, noté N, vaut :

N = 8 \times \frac{1}{8} + 6 \times \frac{1}{2} = 1 + 3 = 4
\boxed{N = 4\text{ atomes par maille}}

3. Coordinence

La coordinence désigne le nombre de plus proches voisins au contact d'un atome donné dans le réseau cristallin.

Considérons un atome situé au centre d'une face :

  • ses plus proches voisins sont situés à la demi-diagonale d'une face, soit à la distance d = \frac{a\sqrt{2}}{2} ;
  • dans le plan de sa propre face, il est entouré de 4 sommets ;
  • dans sa propre maille, il est à égale distance des 4 centres des faces qui lui sont perpendiculaires ;
  • dans la maille adjacente partageant cette même face, il est également à égale distance des 4 centres de faces correspondants.

Le nombre total de plus proches voisins est donc :

4 + 4 + 4 = 12
\boxed{\text{Coordinence} = 12}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La définition et la détermination de la coordinence restent des notions mal acquises.

« La coordinence, rarement définie, reste toutefois une notion mal comprise. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : condition de tangence, réseau cfc

Préciser avec soin la condition de tangence des atomes dans la maille. En déduire la relation entre le paramètre de maille et le rayon atomique .

Voir l'indice

Exprimer la longueur de la diagonale d'une face du cube en fonction du paramètre de maille a et de quatre rayons atomiques.

Voir la stratégie
  1. Repérer la direction de plus grande compacité dans le réseau cubique à faces centrées (CFC) pour identifier où les sphères dures se touchent.
  2. Exprimer géométriquement la longueur de cette ligne de contact en fonction du paramètre de maille a, puis en fonction du rayon atomique R_{\mathrm{Ni}}.
  3. Égaler les deux expressions pour relier a et R_{\mathrm{Ni}}.
Voir la réponse courte

Tangence des sphères le long de la diagonale d'une face carrée : 4 R_{\mathrm{Ni}} = a\sqrt{2}, d'où a = 2\sqrt{2} R_{\mathrm{Ni}}.

Voir le corrigé complet

Dans le modèle des sphères dures, les atomes modélisés par des sphères indéformables de rayon R_{\mathrm{Ni}} sont au contact le long de la direction joignant les premiers voisins. Pour une maille cubique à faces centrées, cette condition de tangence s'établit le long des diagonales de chaque face carrée.

Considérons une face du cube d'arête a :

  • d'après le théorème de Pythagore, la diagonale d'une face mesure :

    d = \sqrt{a^2 + a^2} = a\sqrt{2}
  • le long de cette diagonale, l'atome situé au centre de la face est en contact direct avec les atomes situés aux sommets opposés. La longueur de la diagonale correspond donc à la somme d'un rayon atomique (sommet), d'un diamètre atomique (centre de la face) et d'un rayon atomique (sommet opposé) :

    d = R_{\mathrm{Ni}} + 2R_{\mathrm{Ni}} + R_{\mathrm{Ni}} = 4R_{\mathrm{Ni}}

En égalant les deux expressions de la longueur d, on obtient la condition de tangence :

a\sqrt{2} = 4R_{\mathrm{Ni}}

d'où la relation liant a et R_{\mathrm{Ni}} :

\boxed{a = 2\sqrt{2}\,R_{\mathrm{Ni}} \quad \Longleftrightarrow \quad R_{\mathrm{Ni}} = \frac{a\sqrt{2}}{4}}

Résultat

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : onde cohérente, diffusion élastique

Justifier que les deux rayons émergents sont associés à des ondes cohérentes, et que dans ce cas .

Voir l'indice

Les ondes issues d'une même source primaire monochromatique par diffusion élastique conservent une fréquence et un déphasage temporellement constants.

Voir la stratégie
  1. Identifier la source commune des deux ondes et rappeler la conservation de la pulsation lors de la diffusion élastique.
  2. Rappeler la définition de la cohérence mutuelle (déphasage constant au cours du temps) et en déduire la condition d'égalité des pulsations.
Voir la réponse courte

Émission par diffusion élastique sans transfert d'énergie depuis une source monochromatique unique, assurant même pulsation et déphasage constant.

Voir le corrigé complet

Les deux rayons proviennent de la division d'une même onde incidente issue d'une source unique monochromatique de longueur d'onde \lambda.

  • Égalité des pulsations : La réflexion sur les plans réticulaires correspond à un processus de diffusion élastique (diffusion Rayleigh ou Thomson) par les électrons des atomes du réseau, sans échange d'énergie entre le rayonnement et le milieu diffuseur. L'énergie des photons E = \hbar\omega et la fréquence de l'onde sont donc strictement conservées lors de la diffusion. Comme la source est monochromatique de pulsation commune \omega = \frac{2\pi c}{\lambda}, les deux ondes émergentes ont la même pulsation :

    \boxed{\omega_1 = \omega_2 = \omega}
  • Cohérence des deux ondes : Deux ondes sont dites cohérentes lorsqu'elles possèdent la même pulsation et que leur déphasage relatif \Delta\varphi(M, t) au point d'observation M est indépendant du temps. Étant issues d'une même onde mère, les éventuelles fluctuations de phase de la source affectent simultanément les deux rayons : elles s'éliminent par différence, pourvu que la différence de marche reste très inférieure à la longueur de cohérence du rayonnement. Le déphasage n'est alors dû qu'au chemin optique géométrique et reste stationnaire.

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux ; Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : condition de bragg, différence de marche

Évaluer la différence de marche entre les 2 rayons renvoyés dans la direction symétrique . Faire clairement apparaître sur un schéma reproduisant la figure 11. En déduire l'expression de en fonction de et de la longueur d'onde de la source incidente.

Voir l'indice

Tracer les perpendiculaires aux rayons incidents et réfléchis pour faire apparaître la projection géométrique sur les plans réticulaires successifs.

Voir la stratégie
  1. Déterminer les surfaces d'onde incidente et émergente passant par un centre diffuseur du premier plan réticulaire afin d'isoler géométriquement le surplus de chemin optique parcouru par le second rayon.
  2. Réaliser un schéma clair reproduisant la géométrie de la diffraction (figure 13 de l'énoncé) en faisant apparaître les projetés orthogonaux et les angles de rasance \theta.
  3. Relier le déphasage \Delta\varphi(M) à la différence de marche \delta via le vecteur d'onde k = \frac{2\pi}{\lambda}.
Voir la réponse courte

Construction géométrique classique montrant une différence de marche \delta = 2d\sin\theta et un déphasage \Delta\varphi = 2\pi\delta/\lambda.

Voir le corrigé complet

Considérons deux rayons parallèles incidents sous l'angle de rasance \theta par rapport aux plans cristallins séparés d'une distance a. Le milieu étant l'air ou le vide, l'indice optique vaut n = 1.

Soit A_1 le centre diffuseur sur le premier plan et A_2 le centre diffuseur correspondant sur le second plan, situé sur la normale aux plans passant par A_1 (A_1A_2 = a).

  • Le plan d'onde incident passant par A_1 est perpendiculaire aux rayons incidents et coupe le rayon incident 2 au point H_1 ;
  • Le plan d'onde émergent passant par A_1 est perpendiculaire aux rayons diffractés et coupe le rayon émergent 2 au point H_2.

Dans les triangles rectangles A_1 H_1 A_2 et A_1 H_2 A_2, l'angle \widehat{A_1 A_2 H_1} = \widehat{A_1 A_2 H_2} = \theta. On en déduit :

H_1 A_2 = A_2 H_2 = a \sin\theta

La différence de marche \delta = (L_2 - L_1) entre le rayon 2 et le rayon 1 s'écrit donc :

\delta = H_1 A_2 + A_2 H_2
\boxed{\delta = 2a \sin\theta}

Le retard spatial \delta du rayon 2 se traduit par un déphasage \Delta\varphi(M) = \varphi_2(M) - \varphi_1(M) donné par :

\Delta\varphi(M) = \frac{2\pi}{\lambda}\,\delta
\boxed{\Delta\varphi(M) = \frac{4\pi a \sin\theta}{\lambda}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Repérez soigneusement la différence de marche sur un schéma et veillez à ne pas confondre sinus et cosinus.

« De nombreuses confusions dans le repérage de δ sur le schéma. »

« Nous nous étonnons aussi des confusions fréquentes entre les fonctions sinus et cosinus, surprenantes à ce niveau! »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : formule de fresnel, intensité lumineuse

Établir l'expression de l'intensité lumineuse résultant de l'interférence des deux rayons. On rappelle que l'intensité vaut 2 fois la moyenne temporelle de l'amplitude résultante en .

Voir l'indice

Appliquer la formule de Fresnel pour deux ondes d'égales amplitudes en fonction du déphasage \Delta\varphi.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le signal scalaire résultant s(t, M) = s_1(t, M) + s_2(t, M) au point d'observation M.
  2. Calculer l'intensité I(\theta) définie par la moyenne temporelle du carré du signal : I = 2 \langle s^2(t, M) \rangle.
  3. Injecter l'expression du déphasage \Delta\varphi(M) = \frac{4\pi a \sin\theta}{\lambda} obtenue à la question Q29 pour exprimer I(\theta).
Voir la réponse courte

Application directe de la formule de Fresnel pour deux ondes d'amplitudes égales : I(\theta) = 2I_0(1 + \cos\Delta\varphi) = 4I_0\cos^2(\pi\delta/\lambda).

Voir le corrigé complet

Le principe de superposition donne le signal résultant au point M :

s(t, M) = s_1(t, M) + s_2(t, M) = s_0 \cos(\omega t - \varphi_1(M)) + s_0 \cos(\omega t - \varphi_2(M))

En utilisant la relation trigonométrique \cos p + \cos q = 2 \cos\left(\frac{p-q}{2}\right)\cos\left(\frac{p+q}{2}\right), il vient :

s(t, M) = 2 s_0 \cos\left(\frac{\Delta\varphi(M)}{2}\right) \cos\left(\omega t - \frac{\varphi_1(M) + \varphi_2(M)}{2}\right)

avec \Delta\varphi(M) = \varphi_2(M) - \varphi_1(M).

D'après l'indication de l'énoncé, l'intensité lumineuse s'exprime par le double de la moyenne temporelle du carré du signal instantané :

\begin{aligned} I(\theta) &= 2 \langle s^2(t, M) \rangle \\ &= 2 \times 4 s_0^2 \cos^2\left(\frac{\Delta\varphi(M)}{2}\right) \left\langle \cos^2\left(\omega t - \frac{\varphi_1(M) + \varphi_2(M)}{2}\right) \right\rangle \end{aligned}

La moyenne temporelle d'un cosinus au carré sur une période étant égale à \frac{1}{2}, on obtient :

I(\theta) = 4 s_0^2 \cos^2\left(\frac{\Delta\varphi(M)}{2}\right) = 2 s_0^2 \left( 1 + \cos(\Delta\varphi(M)) \right)

En posant I_0 = s_0^2 (intensité associée à un rayon seul) et en utilisant l'expression du déphasage établie à la question Q29, \Delta\varphi(M) = \frac{4\pi a \sin\theta}{\lambda}, on aboutit à :

\boxed{I(\theta) = 4 s_0^2 \cos^2\left(\frac{2\pi a \sin\theta}{\lambda}\right) = 2 s_0^2 \left[1 + \cos\left(\frac{4\pi a \sin\theta}{\lambda}\right)\right]}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le jury attendait une démonstration complète de l'intensité résultante et non la simple citation de la formule de Fresnel.

« Quelques bons calculs, clairs, dans les copies à la rédaction soignées. La plupart des candidats s’est toutefois contentée de citer directement la formule de Fresnel sans l’établir. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux ; Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : condition de bragg, interférence constructive

En déduire les valeurs de l'angle pour lesquelles on observe une intensité maximale. Montrer que l'on peut déduire des mesures de l'angle la valeur du paramètre de maille .

Voir l'indice

Traduire la condition d'interférences constructives \delta = p\lambda pour retrouver la loi de Bragg.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la condition d'interférences constructives à partir de l'expression de l'intensité obtenue en Q30 pour en déduire les angles \theta de diffraction maximale (loi de Bragg).
  2. Exprimer le paramètre de maille a en fonction de l'ordre d'interférence p, de la longueur d'onde \lambda et de l'angle mesuré \theta_p.
Voir la réponse courte

Maximums d'intensité pour \Delta\varphi = 2p\pi \iff 2d\sin\theta = p\lambda, permettant d'extraire la distance interréticulaire d et le paramètre a.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression établie à la question Q30, l'intensité s'écrit :

I(\theta) = 2 s_0^2 \left[1 + \cos\left(\frac{4\pi a \sin\theta}{\lambda}\right)\right] = 4 s_0^2 \cos^2\left(\frac{2\pi a \sin\theta}{\lambda}\right)

L'intensité est maximale lorsque le cosinus vaut \pm 1, c'est-à-dire pour un déphasage multiple entier de 2\pi (interférences totalement constructives) :

\begin{aligned} \Delta\varphi(\mathrm{M}) = 2p\pi \quad (p \in \mathbb{Z}) &\iff \frac{2\pi}{\lambda} (2a \sin\theta) = 2p\pi \\ &\iff 2a \sin\theta = p \lambda \quad (p \in \mathbb{Z}) \end{aligned}

L'angle de rasance \theta étant strictement compris entre 0 et 90^\circ, les entiers p sont strictement positifs (p \in \mathbb{N}^*, appelés ordres d'interférence ou de diffraction). Les directions de diffraction d'intensité maximale sont donc données par :

\boxed{\sin\theta_p = \frac{p\lambda}{2a} \quad \text{soit} \quad \theta_p = \arcsin\left(\frac{p\lambda}{2a}\right) \quad \text{avec } 1 \le p \le \left\lfloor\frac{2a}{\lambda}\right\rfloor}

Pour une longueur d'onde \lambda de rayons X connue, la mesure expérimentale de la position angulaire \theta_p d'un pic de diffraction d'ordre p permet d'accéder directement au paramètre de maille a :

\boxed{a = \frac{p\lambda}{2\sin\theta_p}}

Si plusieurs pics correspondant à des ordres successifs p = 1, 2, \dots sont mesurés, le tracé de \sin\theta_p en fonction de p fournit une droite de pente \frac{\lambda}{2a}, dont la régression linéaire donne la valeur de a avec une précision accrue.

Résultat

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images ; Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux

Notions : plan focal image, lentille mince convergente

Proposer, en s'appuyant sur un schéma clair, un montage d'optique géométrique simple permettant d'observer une figure d'interférences sur un écran. On précisera en particulier le type de lentille(s) éventuellement utilisée(s) et on justifiera les positions relatives de chaque élément.

Voir l'indice

Schématiser une lentille convergente observant les rayons diffractés à l'infini et conjuguant le plan focal image avec un écran de détection.

Voir la stratégie
  1. Identifier la condition expérimentale : l'énoncé précise que les rayons interfèrent à l'infini dans une direction \theta.
  2. Pour observer à distance finie des interférences à l'infini, utiliser une lentille mince convergente pour ramener le plan de l'infini dans son plan focal image.
  3. Justifier la nécessité d'un faisceau incident parallèle (onde plane), obtenu au moyen d'une première lentille collimatrice convergente si la source n'est pas un laser, et expliciter le positionnement de chaque composant (source, lentilles, objet, écran).
Voir la réponse courte

Lentille convergente de focale f' et écran placé dans son plan focal image pour faire interférer les rayons diffusés parallèles.

Voir le corrigé complet

Puisque les rayons émergents interfèrent à l'infini dans une direction repérée par l'angle \theta, l'observation sur un écran placé à distance finie nécessite un montage d'optique de Fraunhofer (interférences à l'infini) :

  1. Collimation du faisceau incident : Pour éclairer l'échantillon par une onde plane (rayons parallèles), on place une source ponctuelle monochromatique S au foyer principal objet d'une première lentille mince convergente L_1 de distance focale f'_1 :

    S \equiv F_1

    (Dans le cas d'une source laser, cette lentille n'est pas indispensable car le faisceau est naturellement quasi-parallèle).

  2. Échantillon diffractant : L'échantillon (ou réseau diffractant) est placé dans le faisceau parallèle issu de L_1.
  3. Observation à l'infini (projection) : On place après l'échantillon une seconde lentille mince convergente L_2 de distance focale image f'_2. L'écran d'observation (E) est placé rigoureusement dans le plan focal image de cette lentille :

    (E) \equiv \mathcal{P}'_{f,2} \quad (\text{soit } O_2E = f'_2)

    D'après les lois de l'optique géométrique, un faisceau de rayons parallèles émergeant de l'échantillon avec l'angle de diffraction \theta converge en un point unique M du plan focal image de L_2, situé à la distance x \approx f'_2 \theta du foyer principal image F'_2.

Voir ce qu'a relevé le jury

Proposez un montage adapté au problème et précisez impérativement la position de l'écran par rapport à la lentille.

« Question souvent bâclée présentant des montages hors sujet. »

« La position de l’écran relativement à la lentille est souvent omise. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 1 min
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique géométrique › Instruments d'optique

Notions : goniomètre

Comment s'appelle l'appareil utilisé en travaux pratiques d'optique qui sert à mesurer des angles ?

Voir l'indice

Donner le nom usuel du dispositif optique de précision comportant un plateau tournant et une lunette de visée.

Voir la réponse courte

L'appareil de mesure d'angles en travaux pratiques d'optique est le goniomètre.

Voir le corrigé complet

L'appareil utilisé couramment en travaux pratiques d'optique pour mesurer des angles (notamment des angles de déviation ou de diffraction) s'appelle un goniomètre (souvent appelé spectrogoniomètre lorsqu'il est associé à un prisme ou un réseau).

\boxed{\text{Le goniomètre (ou spectrogoniomètre)}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'appareil destiné à mesurer les angles est le goniomètre, à ne pas confondre avec un galvanomètre ou un interféromètre.

« Le terme "goniomètre" est souvent mal orthographié, parfois confondu avec "galvanomètre". Beaucoup citent aussi le michelson sans qu’on sache pourquoi. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : relation de de broglie, énergie cinétique

En supposant les électrons non relativistes, déterminer leur énergie exprimée en électron-volt.

Voir l'indice

Associer la longueur d'onde du photon diffracté à son énergie E_X = hc/\lambda, qui correspond à l'énergie cinétique minimale acquise par les électrons.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature du rayonnement : les rayons X sont des ondes électromagnétiques composées de photons d'énergie E_X = \frac{hc}{\lambda}.
  2. Relier cette énergie à celle des électrons incidents : dans un tube à rayons X, les électrons cèdent leur énergie cinétique lors de leur freinage sur l'anode ; l'énergie maximale d'un photon X correspond à la conversion intégrale de l'énergie cinétique de l'électron (limite de Duane-Hunt), soit E_c = E_X.
  3. Effectuer l'application numérique en électron-volt et vérifier la cohérence de l'hypothèse non relativiste (E_c \ll m_e c^2).
Voir la réponse courte

Énergie cinétique E_X = p^2/(2m_e) = h^2/(2m_e\lambda^2) convertie en électron-volts par division par la charge élémentaire e.

Voir le corrigé complet

Les rayons X étant des ondes électromagnétiques, l'énergie associée à un quantum de rayonnement (photon X) de longueur d'onde \lambda est donnée par la relation de Planck-Einstein :

E_X = h\nu = \frac{hc}{\lambda}

Ces rayons X sont produits par le freinage d'électrons accélérés sur une cible métallique (rayonnement de freinage continu ou Bremsstrahlung). La conservation de l'énergie implique que l'énergie d'un photon émis est au plus égale à l'énergie cinétique initiale E_c d'un électron accéléré (loi de Duane-Hunt) :

E_c \ge E_X = \frac{hc}{\lambda}

L'énergie minimale des électrons permettant d'émettre des photons de longueur d'onde \lambda est donc :

E_X = \frac{hc}{\lambda}

Calculons cette énergie en joules, puis en électron-volt à l'aide des données de l'énoncé :

\begin{aligned} E_X &= \frac{6{,}62 \cdot 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s} \times 3{,}00 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}{0{,}171 \cdot 10^{-9}\text{ m}} \\ E_X &\approx 1{,}161 \cdot 10^{-15}\text{ J} \end{aligned}

En divisant par la charge élémentaire e = 1{,}60 \cdot 10^{-19}\text{ C} :

E_X = \frac{1{,}161 \cdot 10^{-15}}{1{,}60 \cdot 10^{-19}} \approx 7{,}26 \cdot 10^3\text{ eV} = 7{,}26\text{ keV}
\boxed{E_X \approx 7{,}26\text{ keV} = 7{,}26 \cdot 10^3\text{ eV}}

Vérifions l'hypothèse formulée par l'énoncé : l'énergie de repos d'un électron est m_e c^2 \approx 511\text{ keV}. Comme E_c \approx 7{,}26\text{ keV} \ll m_e c^2, le rapport \frac{E_c}{m_e c^2} \approx 1{,}4\,\% est très petit devant 1, ce qui justifie parfaitement le traitement non relativiste des électrons.

Résultat

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Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux ; Structure de la matière › Cristallographie

Notions : condition de bragg, paramètre de maille

On observe un premier maximum de lumière dans la direction . Calculer le paramètre de maille .

Voir l'indice

Appliquer la condition de Bragg pour l'ordre p = 1 avec l'angle de rasance donné.

Voir la stratégie
  1. Associer le premier pic d'interférences constructives non nul (au-delà de l'incidence rasante \theta = 0) à l'ordre d'interférence p = 1.
  2. Exprimer le paramètre de maille a à partir de la loi de Bragg établie à la question Q31.
  3. Effectuer l'application numérique avec le nombre adéquat de chiffres significatifs (trois chiffres).
Voir la réponse courte

Calcul de la distance d = \lambda / (2\sin\theta_1) à l'ordre 1, puis déduction immédiate de la maille a.

Voir le corrigé complet

D'après la condition d'interférences constructives (loi de Bragg) établie à la question Q31, les maxima d'intensité sont donnés par :

2a\sin\theta_p = p\lambda \quad \text{avec } p \in \mathbb{N}^*

Le premier maximum de diffraction observé correspond à l'ordre p = 1 sous l'angle \theta_1 = 14{,}0^\circ. On en déduit l'expression du paramètre de maille a :

a = \frac{\lambda}{2\sin\theta_1}

Avec \lambda = 0{,}171\text{ nm} = 1{,}71\cdot 10^{-10}\text{ m} et \theta_1 = 14{,}0^\circ :

\begin{aligned} \sin(14{,}0^\circ) &\approx 0{,}2419 \\ a &= \frac{0{,}171\cdot 10^{-9}}{2\times 0{,}2419} \approx 3{,}534\cdot 10^{-10}\text{ m} \end{aligned}
\boxed{a = 0{,}353\text{ nm} = 3{,}53\cdot 10^{-10}\text{ m}}

Résultat

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : rayon atomique, compacité

Déduire de ces mesures le rayon atomique et la compacité du nickel.

Voir l'indice

Utiliser la relation de tangence établie en Q27 et calculer le rapport entre le volume des sphères de la maille et le volume du cube.

Voir la réponse courte

Calcul de R_{\mathrm{Ni}} = a\sqrt{2}/4 et de la compacité théorique du CFC C = \pi\sqrt{2}/6 \approx 0{,}74.

Voir le corrigé complet

D'après la relation de tangence établie à la question Q27 pour une structure cubique à faces centrées (CFC) :

R_{\mathrm{Ni}} = \frac{a\sqrt{2}}{4}

En utilisant la valeur du paramètre de maille obtenue à la question Q35 (a \approx 0{,}353\text{ nm}) :

R_{\mathrm{Ni}} = \frac{0{,}353 \times 10^{-9} \times \sqrt{2}}{4} \approx 1{,}25 \cdot 10^{-10}\text{ m} = 0{,}125\text{ nm}
\boxed{R_{\mathrm{Ni}} \approx 0{,}125\text{ nm} = 125\text{ pm}}

La compacité C d'une maille cristalline est le rapport du volume occupé par les atomes (assimilés à des sphères dures) au volume total de la maille. Pour une maille cubique à faces centrées contenant N = 4 atomes (question Q26) :

C = \frac{V_{\text{atomes}}}{V_{\text{maille}}} = \frac{N \times \dfrac{4}{3}\pi R_{\mathrm{Ni}}^3}{a^3}

En substituant R_{\mathrm{Ni}} = \dfrac{a\sqrt{2}}{4} :

C = \frac{4 \times \dfrac{4}{3}\pi \left(\dfrac{a\sqrt{2}}{4}\right)^3}{a^3} = \frac{16\pi}{3} \times \frac{2\sqrt{2}}{64} = \frac{\pi\sqrt{2}}{6}

L'application numérique donne :

C = \frac{\pi\sqrt{2}}{6} \approx 0{,}74
\boxed{C = \frac{\pi\sqrt{2}}{6} \approx 0{,}74 \quad (74\,\%)}

Résultat

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : masse volumique, paramètre de maille

Retrouver la valeur du paramètre de maille et le comparer à la valeur obtenue par mesure optique.

Voir l'indice

Exprimer la masse volumique théorique \rho = \frac{N M_{\mathrm{Ni}}}{\mathcal{N}_A a^3} et en extraire a pour la comparer à la valeur diffractométrique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la masse volumique macroscopique \rho en fonction des caractéristiques microscopiques de la maille cubique à faces centrées (nombre de motifs N = 4, masse molaire M_{\mathrm{Ni}}, constante d'Avogadro \mathcal{N}_A et volume a^3).
  2. Isoler le paramètre de maille a et réaliser l'application numérique.
  3. Comparer le résultat obtenu avec la valeur déterminée par diffraction des rayons X à la question Q35.
Voir la réponse courte

Expression \rho = 4M/(N_A a^3) inversée pour obtenir a = (4M/(N_A\rho))^{1/3} et comparaison avec la mesure optique.

Voir le corrigé complet

La masse volumique \rho du nickel cristallisé s'exprime comme le rapport de la masse du contenu d'une maille élémentaire sur le volume de celle-ci :

\rho = \frac{m_{\text{maille}}}{V_{\text{maille}}} = \frac{N \, m_{\text{atome}}}{a^3} = \frac{N \, M_{\mathrm{Ni}}}{\mathcal{N}_A \, a^3}

avec N = 4 atomes par maille pour le réseau CFC (établi à la question Q26).

On en déduit l'expression du paramètre de maille :

a = \left( \frac{N \, M_{\mathrm{Ni}}}{\rho \, \mathcal{N}_A} \right)^{1/3}

Application numérique :

  • N = 4
  • M_{\mathrm{Ni}} = 58{,}7\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 58{,}7\cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}
  • \rho = 8{,}90\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3} = 8{,}90\cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}
  • \mathcal{N}_A = 6{,}02\cdot 10^{23}\text{ mol}^{-1}
\begin{aligned} a^3 &= \frac{4 \times 58{,}7\cdot 10^{-3}}{8{,}90\cdot 10^3 \times 6{,}02\cdot 10^{23}} \approx 4{,}382\cdot 10^{-29}\text{ m}^3 = 43{,}82\cdot 10^{-30}\text{ m}^3 \\ a &\approx 3{,}526\cdot 10^{-10}\text{ m} \end{aligned}
\boxed{a = 0{,}353\text{ nm} = 3{,}53\cdot 10^{-10}\text{ m}}

Comparaison avec la mesure optique : La valeur déduite de la diffraction des rayons X à la question Q35 était également :

a_{\text{opt}} \approx 0{,}353\text{ nm}

L'écart relatif entre les deux déterminations est inférieur à 0{,}3\,\%, ce qui témoigne d'un excellent accord entre la mesure macroscopique de masse volumique et la sonde structurale microscopique par rayons X.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez toujours à comparer et commenter les valeurs obtenues pour clore l'exercice.

« Nous encourageons fortement les candidats à commenter leurs résultats pour conclure. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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III.3-1 · Accumulateur cadmium-nickel - Généralités

Question 38

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : nombre d'oxydation

Déterminer les nombres d'oxydation des éléments Ni et Cd dans les 4 espèces considérées : , , et .

Voir l'indice

Utiliser les nombres d'oxydation habituels de l'oxygène (-2) et de l'hydrogène (+1) pour déduire ceux du cadmium et du nickel.

Voir la stratégie

Pour déterminer le nombre d'oxydation (n.o.) d'un élément dans une espèce chimique, on utilise les règles usuelles :

  1. Le nombre d'oxydation d'un élément sous forme de corps pur simple est nul.
  2. La somme pondérée des nombres d'oxydation de tous les atomes d'une molécule neutre est égale à zéro.
  3. Dans la majorité des composés (hors hydrures et peroxydes), l'atome d'hydrogène a pour nombre d'oxydation +\mathrm{I} et l'atome d'oxygène -\mathrm{II} (ce qui confère au groupement hydroxyde \mathrm{HO}^- une charge apparente de -\mathrm{I}).
Voir la réponse courte

Nombres d'oxydation : 0 pour \mathrm{Cd}, +\mathrm{II} pour \mathrm{Cd(OH)}_2 et \mathrm{Ni(OH)}_2, et +\mathrm{III} pour \mathrm{Ni_2O}_3.

Voir le corrigé complet

Appliquons ces règles aux quatre espèces chimiques considérées :

  • Dans le cadmium métallique \mathrm{Cd}_{(s)} :
    Il s'agit d'un corps pur simple sous forme condensée, donc :

    \boxed{\text{n.o.}(\mathrm{Cd}) = 0}
  • Dans l'hydroxyde de cadmium \mathrm{Cd(OH)}_{2(s)} :
    Chaque ion hydroxyde \mathrm{OH}^- possède un degré d'oxydation global égal à sa charge :

    \text{n.o.}(\mathrm{O}) + \text{n.o.}(\mathrm{H}) = -\mathrm{II} + \mathrm{I} = -\mathrm{I}

    La neutralité électrique du solide impose :

    \text{n.o.}(\mathrm{Cd}) + 2 \times \text{n.o.}(\mathrm{OH}) = 0 \implies \text{n.o.}(\mathrm{Cd}) + 2(-1) = 0

    soit :

    \boxed{\text{n.o.}(\mathrm{Cd}) = +\mathrm{II}}
  • Dans l'hydroxyde de nickel \mathrm{Ni(OH)}_{2(s)} :
    De façon identique :

    \text{n.o.}(\mathrm{Ni}) + 2 \times \text{n.o.}(\mathrm{OH}) = 0 \implies \text{n.o.}(\mathrm{Ni}) + 2(-1) = 0

    soit :

    \boxed{\text{n.o.}(\mathrm{Ni}) = +\mathrm{II}}
  • Dans l'oxyde de nickel \mathrm{Ni_2O}_{3(s)} :
    L'oxygène est au nombre d'oxydation -\mathrm{II}. La neutralité globale s'écrit :

    2 \times \text{n.o.}(\mathrm{Ni}) + 3 \times \text{n.o.}(\mathrm{O}) = 0 \implies 2 \times \text{n.o.}(\mathrm{Ni}) + 3(-2) = 0

    soit :

    \boxed{\text{n.o.}(\mathrm{Ni}) = +\mathrm{III}}

Résultat

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Question 39

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH

Notions : diagramme e-ph, frontière d'oxydoréduction

Tracer sur la copie le diagramme E-pH du cadmium en prenant en compte les espèces , et .

Voir l'indice

Calculer le pH de précipitation de l'hydroxyde de cadmium, puis déterminer les pentes des droites frontières E(\text{pH}) pour \text{Cd}^{2+}/\text{Cd} et \text{Cd(OH)}_2/\text{Cd}.

Voir la stratégie
  1. Associer chaque espèce à son nombre d'oxydation pour positionner les domaines : \mathrm{Cd^{2+}} et \mathrm{Cd(OH)}_{2(s)} au degré +\mathrm{II} (en haut), \mathrm{Cd}_{(s)} au degré 0 (en bas).
  2. Établir l'équation de la frontière acido-basique/précipitation entre \mathrm{Cd}^{2+} et \mathrm{Cd(OH)}_{2(s)} à l'aide du produit de solubilité K_{s2} et de la concentration de tracé c_0.
  3. Déterminer les équations des deux frontières d'oxydoréduction à l'aide de la formule de Nernst à 25^\circ\text{C} (terme en 0{,}06\,\text{V}), vérifier la continuité au point triple, puis tracer le diagramme.
Voir la réponse courte

Tracé de la frontière horizontale \mathrm{Cd^{2+}/Cd}, verticale de précipitation et oblique de pente -0{,}06\,\mathrm{V/pH}.

Voir le corrigé complet

Les nombres d'oxydation de l'élément cadmium sont \text{n.o.}(\mathrm{Cd}) = +\mathrm{II} pour \mathrm{Cd}^{2+} et \mathrm{Cd(OH)}_{2(s)}, et \text{n.o.}(\mathrm{Cd}) = 0 pour \mathrm{Cd}_{(s)}. À T = 25^\circ\text{C}, on utilise la valeur usuelle de l'énoncé \frac{R T \ln 10}{\mathcal{F}} \approx 0{,}06\text{ V}. La concentration de tracé pour l'espèce dissoute est c_0 = 1{,}0\cdot 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

1. Frontière acido-basique / précipitation : \mathrm{Cd^{2+}} / \mathrm{Cd(OH)}_{2(s)} L'équilibre de dissolution s'écrit :

\mathrm{Cd(OH)}_{2(s)} = \mathrm{Cd}^{2+} + 2\,\mathrm{HO}^- \quad\text{avec}\quad K_{s2} = [\mathrm{Cd}^{2+}]\,[\mathrm{HO}^-]^2 = 10^{-14}

À la frontière d'apparition du précipité, [\mathrm{Cd}^{2+}] = c_0 = 1{,}0\cdot 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}. On en déduit :

\begin{aligned} [\mathrm{HO}^-]^2 &= \frac{K_{s2}}{c_0} = \frac{10^{-14}}{1{,}0\cdot 10^{-2}} = 10^{-12} \implies [\mathrm{HO}^-] = 10^{-6}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \\ [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+] &= \frac{K_e}{[\mathrm{HO}^-]} = \frac{10^{-14}}{10^{-6}} = 10^{-8}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \implies \mathrm{pH}_0 = 8{,}0 \end{aligned}

La frontière est une droite verticale :

\boxed{\mathrm{pH} = 8{,}0}

Le cation \mathrm{Cd}^{2+} prédomine à \mathrm{pH} < 8{,}0 et \mathrm{Cd(OH)}_{2(s)} existe à \mathrm{pH} > 8{,}0.

2. Frontière d'oxydoréduction : \mathrm{Cd^{2+}} / \mathrm{Cd}_{(s)} (pour \mathrm{pH} \le 8{,}0) La demi-équation électronique s'écrit :

\mathrm{Cd}^{2+} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Cd}_{(s)}

La formule de Nernst donne, avec a(\mathrm{Cd}_{(s)}) = 1 et [\mathrm{Cd}^{2+}] = c_0 sur la frontière :

\begin{aligned} E &= E_c^\circ(\mathrm{Cd}^{2+}/\mathrm{Cd}) + \frac{0{,}06}{2}\log\left(\frac{[\mathrm{Cd}^{2+}]}{c^\circ}\right) \\ E &= -0{,}40 + 0{,}03\log(10^{-2}) = -0{,}40 - 0{,}06 \end{aligned}
\boxed{E = -0{,}46\text{ V}}

Cette frontière est horizontale et indépendante du \mathrm{pH} pour \mathrm{pH} \le 8{,}0.

3. Frontière d'oxydoréduction : \mathrm{Cd(OH)}_{2(s)} / \mathrm{Cd}_{(s)} (pour \mathrm{pH} \ge 8{,}0) La demi-équation électronique s'écrit :

\mathrm{Cd(OH)}_{2(s)} + 2\,\mathrm{H}^+ + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Cd}_{(s)} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(l)}

En exprimant [\mathrm{Cd}^{2+}] = \frac{K_{s2}}{[\mathrm{HO}^-]^2} = \frac{K_{s2}\,[\mathrm{H}^+]^2}{K_e^2} dans le potentiel du couple \mathrm{Cd}^{2+}/\mathrm{Cd} :

\begin{aligned} E &= E_c^\circ + \frac{0{,}06}{2}\log\left(\frac{K_{s2}}{K_e^2}\right) - 0{,}06\,\mathrm{pH} \\ &= -0{,}40 + 0{,}03\log\left(\frac{10^{-14}}{10^{-28}}\right) - 0{,}06\,\mathrm{pH} \\ &= -0{,}40 + 0{,}03\times 14 - 0{,}06\,\mathrm{pH} \end{aligned}
\boxed{E = 0{,}02 - 0{,}06\,\mathrm{pH}}

On vérifie la continuité au point triple (\mathrm{pH}=8{,}0) :

E(8{,}0) = 0{,}02 - 0{,}06\times 8{,}0 = -0{,}46\text{ V}

Pour \mathrm{pH} = 14 : E(14) = 0{,}02 - 0{,}84 = -0{,}82\text{ V}.

Tracé du diagramme E\text{--}\mathrm{pH} du cadmium :

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Un tracé qualitatif ne suffit pas : calculez explicitement le pH de précipitation et le potentiel de frontière.

« On se contente souvent d’une vague allure qui ne peut être suffisante. »

« Peu de candidats ont fait l’effort de calculer le pHlimite ou le potentiel frontière entre les espèces Cd et Cd2+. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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III.3-2 · Accumulateur cadmium-nickel - Étude de la décharge

Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles ; Électrolyse et accumulateurs

Notions : accumulateur, demi-équation électronique

Identifier l'anode et la cathode lors de la décharge de l'accumulateur. Écrire la demi-équation électronique observée à chaque électrode en milieu fortement basique. En déduire l'équation de la réaction lorsque l'accumulateur débite.

Voir l'indice

À l'anode se produit l'oxydation du cadmium et à la cathode la réduction de l'oxyde de nickel hydraté en hydroxyde de nickel.

Voir la stratégie
  1. Identifier la polarité des électrodes à partir de la chaîne électrochimique donnée : l'oxydation se produit à l'anode (pôle négatif en régime générateur/décharge) et la réduction à la cathode (pôle positif).
  2. Écrire et équilibrer les demi-équations électroniques en milieu basique (présence d'ions hydroxyde \mathrm{HO}^- et d'eau \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)}).
  3. Sommer membre à membre les deux demi-équations en vérifiant l'élimination des électrons échangés pour obtenir l'équation bilan de décharge.
Voir la réponse courte

Anode (oxydation de \mathrm{Cd}) et cathode (réduction de \mathrm{Ni_2O_3}), puis équation bilan globale de décharge en milieu basique.

Voir le corrigé complet

Lors de la décharge, l'accumulateur fonctionne en générateur (pile) :

  • Le pôle (-) correspond au siège d'une oxydation : c'est donc l'anode.
  • Le pôle (+) correspond au siège d'une réduction : c'est donc la cathode.

1. À l'anode (pôle négatif) :
Le cadmium métallique \mathrm{Cd}_{(s)} (\mathrm{n.o.} = 0) s'oxyde en hydroxyde de cadmium \mathrm{Cd(OH)}_{2(s)} (\mathrm{n.o.} = +\mathrm{II}) selon la demi-équation électronique en milieu basique :

\boxed{\mathrm{Cd}_{(s)} + 2\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} = \mathrm{Cd(OH)}_{2(s)} + 2\,\mathrm{e}^-}

2. À la cathode (pôle positif) :
L'oxyde de nickel \mathrm{Ni}_2\mathrm{O}_{3(s)} (\mathrm{n.o.} = +\mathrm{III}) est réduit en hydroxyde de nickel \mathrm{Ni(OH)}_{2(s)} (\mathrm{n.o.} = +\mathrm{II}) selon la demi-équation électronique :

\boxed{\mathrm{Ni}_2\mathrm{O}_{3(s)} + 3\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} + 2\,\mathrm{e}^- = 2\,\mathrm{Ni(OH)}_{2(s)} + 2\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})}}

3. Équation de fonctionnement en décharge :
En sommant membre à membre ces deux demi-équations (qui mettent en jeu le même nombre d'électrons n = 2), les ions \mathrm{HO}^- se simplifient, ce qui conduit à :

\boxed{\mathrm{Cd}_{(s)} + \mathrm{Ni}_2\mathrm{O}_{3(s)} + 3\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} \longrightarrow \mathrm{Cd(OH)}_{2(s)} + 2\,\mathrm{Ni(OH)}_{2(s)}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Justifiez rigoureusement la nature des réactions à chaque électrode pour formuler des demi-équations exploitables.

« La question est souvent abordée mais la nature des réactions chimiques se produisant aux électrodes d’une pile n’est pas toujours bien comprise ni justifiée. »

« Trop de réponses bâclées, donc inexploitables pour la suite. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles ; Électrolyse et accumulateurs

Notions : formule de nernst, force électromotrice

Déterminer les potentiels rédox et de chaque pôle, et en déduire , différence de potentiel prévue par la thermodynamique aux bornes de la pile.

Voir l'indice

Évaluer les deux potentiels d'électrode à \text{pH} = 14 à partir des équations des droites frontières et en déduire la force électromotrice E_{\text{NiCd}} = E_+ - E_-.

Voir la stratégie
  1. Identifier les couples redox intervenant à chaque borne de la pile à \mathrm{pH} \approx 14.
  2. Exprimer le potentiel d'équilibre de l'électrode positive E_+ à l'aide de l'équation de la frontière (4) du diagramme E\text{--}\mathrm{pH} du nickel.
  3. Exprimer le potentiel d'équilibre de l'électrode négative E_- à l'aide de la frontière établie à la question Q39 pour le couple \mathrm{Cd(OH)}_{2(s)}/\mathrm{Cd}_{(s)}.
  4. Calculer la différence de potentiel à vide (force électromotrice) E_{\mathrm{NiCd}} = E_+ - E_-.
Voir la réponse courte

Calcul des potentiels d'équilibre par la formule de Nernst au \mathrm{pH} de fonctionnement et f.é.m. E_{\mathrm{NiCd}} = E_+ - E_-.

Voir le corrigé complet

1. Potentiel de l'électrode positive E_+ :

Au pôle (+), le couple mis en jeu en milieu basique (\mathrm{pH} \approx 14) est le couple \mathrm{Ni}_2\mathrm{O}_{3(s)}/\mathrm{Ni(OH)}_{2(s)}. D'après le diagramme E\text{--}\mathrm{pH} du nickel (figure 14), la frontière séparant ces deux oxydes/hydroxydes solides correspond à la droite (4) :

E_+ = E_{(4)} = 1{,}02 - 0{,}06\,\mathrm{pH}

Pour \mathrm{pH} = 14 :

E_+ = 1{,}02 - 0{,}06 \times 14 = 1{,}02 - 0{,}84 = +0{,}18\text{ V}
\boxed{E_+ = +0{,}18\text{ V}}

2. Potentiel de l'électrode négative E_- :

Au pôle (-), le couple mis en jeu est \mathrm{Cd(OH)}_{2(s)}/\mathrm{Cd}_{(s)}. D'après l'équation de frontière obtenue à la question Q39 pour ce couple :

E_- = 0{,}02 - 0{,}06\,\mathrm{pH}

Pour \mathrm{pH} = 14 :

E_- = 0{,}02 - 0{,}06 \times 14 = 0{,}02 - 0{,}84 = -0{,}82\text{ V}
\boxed{E_- = -0{,}82\text{ V}}

3. Différence de potentiel thermodynamique E_{\mathrm{NiCd}} :

La différence de potentiel à l'équilibre aux bornes de l'accumulateur s'en déduit par :

\begin{aligned} E_{\mathrm{NiCd}} &= E_+ - E_- \\ &= (1{,}02 - 0{,}06\,\mathrm{pH}) - (0{,}02 - 0{,}06\,\mathrm{pH}) \\ &= 1{,}02 - 0{,}02 = 1{,}00\text{ V} \end{aligned}

Numériquement avec les valeurs calculées à \mathrm{pH} = 14 :

E_{\mathrm{NiCd}} = 0{,}18 - (-0{,}82) = 1{,}00\text{ V}
\boxed{E_{\mathrm{NiCd}} = 1{,}00\text{ V}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Un raisonnement méthodique et rigoureux était indispensable pour déterminer la valeur exacte de la tension aux bornes.

« Ici encore le manque d’application dans le déroulé de la réflexion a été rédhibitoire! Très peu de copies fournissent une valeur juste de ENiCd. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 42

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres ; Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : enthalpie libre standard, loi de hess

Déduire de la valeur de l'enthalpie libre standard pour la réaction de décharge de l'accumulateur. Calculer à partir des données l'enthalpie standard de réaction . En déduire l'entropie standard de réaction . On se placera à et on considérera que l'enthalpie standard de la réaction et l'entropie standard de réaction sont indépendantes de la température.

Voir l'indice

Utiliser la relation fondamentale \Delta_r G^\circ = -n\mathcal{F}E_{\text{NiCd}}, calculer l'enthalpie standard avec les enthalpies de formation, puis en déduire l'entropie standard.

Voir la stratégie
  1. Relier la force électromotrice standard de la pile à l'enthalpie libre standard de réaction par la relation de Nernst-Planck \Delta_r G^\circ = -n \mathcal{F} E^\circ, en constatant que tous les constituants de l'équation bilan sont dans leur état standard (a_i = 1).
  2. Calculer l'enthalpie standard de réaction \Delta_r H^\circ à 25\,^\circ\mathrm{C} grâce à la loi de Hess et aux enthalpies standard de formation fournies.
  3. En déduire l'entropie standard de réaction \Delta_r S^\circ à l'aide de la définition \Delta_r G^\circ(T) = \Delta_r H^\circ - T\,\Delta_r S^\circ.
Voir la réponse courte

Calcul de \Delta_r G^\circ = -nFE^\circ, calcul de \Delta_r H^\circ par la loi de Hess, puis \Delta_r S^\circ = (\Delta_r H^\circ - \Delta_r G^\circ)/T.

Voir le corrigé complet

1. Enthalpie libre standard de réaction \Delta_r G^\circ

D'après l'équation de la réaction globale de décharge établie à la question Q40 :

\mathrm{Cd}_{(s)} + \mathrm{Ni}_2\mathrm{O}_{3(s)} + 3\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} \longrightarrow \mathrm{Cd(OH)}_{2(s)} + 2\,\mathrm{Ni(OH)}_{2(s)}

le nombre d'électrons échangés par mole d'avancement est n = 2.

Tous les réactifs et produits étant des solides purs non miscibles ou le solvant eau (a_i = 1), le quotient de réaction vaut Q = 1. La différence de potentiel thermodynamique E_{\mathrm{NiCd}} calculée à la question Q41 (E_{\mathrm{NiCd}} = 1{,}00\text{ V}, indépendante du \mathrm{pH}) est donc égale à la force électromotrice standard E^\circ.

L'enthalpie libre standard de la réaction s'en déduit directement :

\begin{aligned} \Delta_r G^\circ &= -n\,\mathcal{F}\,E_{\mathrm{NiCd}} \end{aligned}

Application numérique avec \mathcal{F} = 9{,}65\cdot 10^4\text{ C}\cdot\text{mol}^{-1} et E_{\mathrm{NiCd}} = 1{,}00\text{ V} :

\begin{aligned} \Delta_r G^\circ &= -2 \times 9{,}65\cdot 10^4 \times 1{,}00 = -1{,}93\cdot 10^5\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} = -193\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_r G^\circ = -193\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

2. Enthalpie standard de réaction \Delta_r H^\circ

D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de réaction s'exprime en fonction des enthalpies standard de formation :

\begin{aligned} \Delta_r H^\circ &= \sum_i \nu_i \Delta_f H^\circ(i) \\ &= \Delta_f H^\circ(\mathrm{Cd(OH)}_{2(s)}) + 2\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{Ni(OH)}_{2(s)}) \\ &\quad - \left[ \Delta_f H^\circ(\mathrm{Cd}_{(s)}) + \Delta_f H^\circ(\mathrm{Ni}_2\mathrm{O}_{3(s)}) + 3\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)}) \right] \end{aligned}

Pour le corps simple cadmium dans son état de référence standard, \Delta_f H^\circ(\mathrm{Cd}_{(s)}) = 0.

Application numérique à T = 298{,}15\text{ K} (25\,^\circ\mathrm{C}) :

\begin{aligned} \Delta_r H^\circ &= -560{,}7 + 2\times(-529{,}7) - \left[ 0 + (-489{,}0) + 3\times(-285{,}8) \right] \\ &= -1620{,}1 - (-1346{,}4) \\ &= -273{,}7\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_r H^\circ = -273{,}7\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

3. Entropie standard de réaction \Delta_r S^\circ

Par définition de l'enthalpie libre à la température T = 298{,}15\text{ K} :

\begin{aligned} \Delta_r G^\circ &= \Delta_r H^\circ - T\,\Delta_r S^\circ \iff \Delta_r S^\circ = \frac{\Delta_r H^\circ - \Delta_r G^\circ}{T} \end{aligned}

Application numérique :

\begin{aligned} \Delta_r S^\circ &= \frac{-273{,}7\cdot 10^3 - (-193{,}0\cdot 10^3)}{298{,}15} = \frac{-80{,}7\cdot 10^3}{298{,}15} \approx -271\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_r S^\circ = -271\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Maîtrisez les relations de base de thermochimie chimique et partez impérativement d'une équation-bilan équilibrée.

« La réussite de ces questions nécessitait une équation de réaction correcte et la connaissance du cours de thermochimie dont la connaissance semble très approximative. »

« Peu de candidats ont obtenu les bonnes valeurs. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 43

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres ; Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : relation d'ellingham, force électromotrice

En déduire la variation de la tension avec la température.

Voir l'indice

Différencier la relation de Gibbs-Helmholtz ou exploiter la relation thermodynamique \frac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_r S^\circ}{n\mathcal{F}}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la tension E_{\mathrm{NiCd}} en fonction de l'enthalpie libre standard \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ(T) en utilisant la relation établie à la question précédente.
  2. Exprimer la dépendance en température de \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ(T) sous l'approximation d'Ellingham (\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ et \Delta_{\mathrm{r}}S^\circ constantes).
  3. En déduire le coefficient de température \dfrac{\mathrm{d}E_{\mathrm{NiCd}}}{\mathrm{d}T} ainsi que l'application numérique correspondante.
Voir la réponse courte

Relation \mathrm{d}E_{\mathrm{NiCd}}/\mathrm{d}T = \Delta_r S^\circ / (nF) donnant le coefficient de température de la tension de la pile.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q42, tous les réactifs et produits étant dans des phases condensées pures (activité unitaire), l'enthalpie libre de réaction se confond avec l'enthalpie libre standard :

E_{\mathrm{NiCd}} = -\frac{\Delta_{\mathrm{r}}G^\circ(T)}{n \mathcal{F}}

avec n = 2 le nombre d'électrons échangés par mole d'avancement.

En appliquant la relation \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ(T) = \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ - T\,\Delta_{\mathrm{r}}S^\circ et en considérant l'enthalpie et l'entropie standard de réaction indépendantes de la température, la tension s'écrit explicitement :

E_{\mathrm{NiCd}}(T) = -\frac{\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ}{n \mathcal{F}} + \frac{\Delta_{\mathrm{r}}S^\circ}{n \mathcal{F}} T

La variation de la tension avec la température est alors régie par la dérivée :

\boxed{\frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{NiCd}}}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_{\mathrm{r}}S^\circ}{n \mathcal{F}}}

Application numérique : Avec \Delta_{\mathrm{r}}S^\circ = -271\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} (calculé à la question Q42), n = 2 et \mathcal{F} = 9{,}65\cdot 10^4\text{ C}\cdot\text{mol}^{-1} :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{NiCd}}}{\mathrm{d}T} &= \frac{-270{,}8}{2 \times 9{,}65\cdot 10^4} \approx -1{,}40\cdot 10^{-3}\text{ V}\cdot\text{K}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{NiCd}}}{\mathrm{d}T} \approx -1{,}4\text{ mV}\cdot\text{K}^{-1}}

La tension à vide de l'accumulateur décroît donc de façon affine avec la température, à raison d'environ 1{,}4\text{ mV} par kelvin.

Résultat

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Question 44

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles ; Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : accumulateur, coefficient de température

Les calculs précédents confirment-ils ou non ces propriétés ?

Voir l'indice

Vérifier si les deux potentiels redox dépendent de la même manière du pH et évaluer l'ordre de grandeur numérique du coefficient thermique \frac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}T}.

Voir la stratégie
  1. Examiner la dépendance en potasse \mathrm{KOH} à travers l'influence du \mathrm{pH} sur la tension calculée à la question Q41, ainsi qu'à travers l'équation-bilan obtenue à la question Q40.
  2. Quantifier la variation de tension induite par une fluctuation usuelle de la température ambiante à partir du coefficient thermique \frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{NiCd}}}{\mathrm{d}T} calculé à la question Q43, et comparer cette variation à la tension nominale.
Voir la réponse courte

La très faible valeur de \Delta_r S^\circ justifie l'excellente stabilité thermique de la tension annoncée dans le texte.

Voir le corrigé complet

Les calculs précédents permettent d'examiner successivement les deux propriétés annoncées :

  1. Indépendance vis-à-vis de la concentration en potasse \mathrm{KOH} :

    • D'après la question Q40, l'équation-bilan globale de la décharge s'écrit :

      \mathrm{Cd}_{(s)} + \mathrm{Ni}_2\mathrm{O}_{3(s)} + 3\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} \longrightarrow \mathrm{Cd(OH)}_{2(s)} + 2\,\mathrm{Ni(OH)}_{2(s)}

      Les ions \mathrm{HO}^- n'apparaissent pas dans le bilan global : le quotient de réaction Q_r fait uniquement intervenir des phases condensées pures (solides et eau liquide), donc Q_r \approx 1.

    • D'après la question Q41, les deux potentiels d'électrode présentent la même dépendance vis-à-vis du \mathrm{pH} :

      \begin{aligned} E_+ &= 1{,}02 - 0{,}06\,\mathrm{pH} \\ E_- &= 0{,}02 - 0{,}06\,\mathrm{pH} \end{aligned}

      La différence de potentiel à vide s'écrit donc :

      E_{\mathrm{NiCd}} = E_+ - E_- = 1{,}02 - 0{,}02 = 1{,}00\text{ V}

      Elle est strictement indépendante du \mathrm{pH}, et donc de la concentration en ions hydroxyde issus de la potasse.

    Cette première propriété est donc pleinement confirmée.

  2. Stabilité face aux variations de température ambiante :

    • D'après la question Q43, la dérivée de la tension par rapport à la température vaut :

      \frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{NiCd}}}{\mathrm{d}T} \approx -1{,}4\cdot 10^{-3}\text{ V}\cdot\text{K}^{-1} = -1{,}4\text{ mV}\cdot\text{K}^{-1}
    • Pour une fluctuation typique de la température ambiante, par exemple un écart sensible de \Delta T = \pm 20\text{ K} (de 5\text{ }^\circ\mathrm{C} à 45\text{ }^\circ\mathrm{C}) :

      |\Delta E_{\mathrm{NiCd}}| \approx 1{,}4\cdot 10^{-3} \times 20 = 0{,}028\text{ V} = 28\text{ mV}

      Rapportée à la tension nominale de 1{,}00\text{ V}, la variation relative n'est que de :

      \frac{|\Delta E_{\mathrm{NiCd}}|}{E_{\mathrm{NiCd}}} \approx 2{,}8\,\%

      La tension délivrée reste donc quasiment constante face aux aléas de la température ambiante.

    Cette seconde propriété est également pleinement confirmée.

\boxed{\text{Les calculs confirment l'indépendance en potasse (termes en }\mathrm{pH}\text{ compensés) et la stabilité thermique (faible coefficient de température)}.}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Prenez le temps d'analyser l'expression trouvée à partir du signe et de l'ordre de grandeur de ses coefficients.

« Peu de candidats ont pris le temps d’une petite analyse de l’expression en prenant en compte le signe et l’ordre de grandeur des coefficients. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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III.3-3 · Accumulateur cadmium-nickel - Étude de la recharge

Question 45

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs

Notions : accumulateur, électrolyse

Comment brancher un générateur externe pour recharger l'accumulateur ? On précisera clairement le signe des bornes du générateur sur un schéma.

Voir l'indice

Pour forcer le courant en sens inverse de la décharge, relier le pôle positif de l'accumulateur à la borne positive du générateur.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le principe de la recharge d'un accumulateur : faire fonctionner le système en électrolyseur afin d'inverser le sens de circulation des électrons par rapport à la décharge spontanée.
  2. En déduire le sens du courant imposé et l'association des polarités entre le générateur de tension continue et les bornes de l'accumulateur.
  3. Réaliser un schéma électrique clair indiquant le générateur, l'accumulateur, les signes de leurs bornes respectives et le sens du courant de charge.
Voir la réponse courte

Connexion de la borne positive du générateur à l'électrode de nickel et de la borne négative à celle de cadmium.

Voir le corrigé complet

Lors de la décharge, le courant sort par le pôle positif (+) de l'accumulateur et entre par son pôle négatif (-). Pour recharger l'accumulateur, il faut inverser le sens des transformations chimiques aux électrodes en faisant fonctionner le système en électrolyseur (récepteur). Le courant doit donc être forcé à circuler en sens inverse : il doit entrer par le pôle (+) de l'accumulateur et en ressortir par le pôle (-).

Pour imposer ce sens de circulation :

  • la borne positive (+) du générateur externe doit être reliée au pôle positif (+) de l'accumulateur (électrode de nickel) ;
  • la borne négative (-) du générateur externe doit être reliée au pôle négatif (-) de l'accumulateur (électrode de cadmium).

La tension délivrée par le générateur externe doit alors être supérieure à la force électromotrice de l'accumulateur pour forcer le courant dans ce sens.

Voir ce qu'a relevé le jury

Déterminez le branchement et le signe des bornes par un raisonnement logique plutôt qu'au hasard.

« Question présentant autant de réponses justes que fausses. Beaucoup d’erreurs causées par un manque de réflexion. Le signe des bornes est souvent affirmé (au hasard?), sans cohérence. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 46

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Mise en équation

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs

Notions : accumulateur, équation de réaction

Écrire l'équation de la réaction réalisée pendant la charge.

Voir l'indice

Inverser le sens direct de la réaction de décharge équilibrée en Q40.

Voir la réponse courte

Écriture de la réaction inverse de la décharge : régénération des espèces actives \mathrm{Cd}_{(s)} et \mathrm{Ni_2O}_{3(s)}.

Voir le corrigé complet

Lors de la recharge de l'accumulateur, le générateur externe impose le sens de circulation du courant électrique à l'opposé de celui de la décharge spontanée. Le système fonctionne alors en récepteur (électrolyseur), et les transformations redox aux électrodes sont inversées :

  • au pôle (+) (qui devient l'anode d'électrolyse), il se produit l'oxydation de l'hydroxyde de nickel(II) en oxyde de nickel(III) :

    2\,\mathrm{Ni(OH)}_{2(s)} + 2\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} \longrightarrow \mathrm{Ni}_2\mathrm{O}_{3(s)} + 3\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} + 2\,\mathrm{e}^-
  • au pôle (-) (qui devient la cathode d'électrolyse), il se produit la réduction de l'hydroxyde de cadmium(II) en cadmium métallique :

    \mathrm{Cd(OH)}_{2(s)} + 2\,\mathrm{e}^- \longrightarrow \mathrm{Cd}_{(s)} + 2\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})}

En sommant ces deux demi-équations électroniques, on obtient l'équation bilan de la réaction réalisée lors de la charge, qui est l'exacte inverse de celle de décharge obtenue à la question Q40 :

\boxed{\mathrm{Cd(OH)}_{2(s)} + 2\,\mathrm{Ni(OH)}_{2(s)} \longrightarrow \mathrm{Cd}_{(s)} + \mathrm{Ni}_2\mathrm{O}_{3(s)} + 3\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)}}

Résultat

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Question 47

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Application numérique

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs

Notions : tension minimale d'électrolyse, force contre-électromotrice

Quelle est la tension minimale , prévue par des considérations thermodynamiques, nécessaire pour que le générateur puisse recharger l'accumulateur ?

Voir l'indice

Déterminer la fem thermodynamique à vide que le générateur doit surpasser en appliquant la loi d'Ohm généralisée en mode récepteur.

Voir la stratégie
  1. Se placer dans le cadre d'un fonctionnement thermodynamique réversible (courant quasi nul, surtensions et chute ohmique négligées).
  2. Exprimer la condition sur la tension imposée par le générateur pour inverser le sens spontané de la réaction d'oxydoréduction.
  3. Conclure numériquement à l'aide de la valeur de la force électromotrice E_{\mathrm{NiCd}} établie à la question Q41.
Voir la réponse courte

En régime réversible sans surtension, la tension thermodynamique minimale de recharge est égale à la f.é.m. E_{\mathrm{NiCd}}.

Voir le corrigé complet

Lors de la charge, le système fonctionne en électrolyseur :

  • le pôle (+) est le siège d'une oxydation (anode), son potentiel V_+ doit être supérieur ou égal au potentiel d'équilibre du couple associé : V_+ \ge E_+ ;
  • le pôle (-) est le siège d'une réduction (cathode), son potentiel V_- doit être inférieur ou égal au potentiel d'équilibre du couple associé : V_- \le E_-.

D'un point de vue purement thermodynamique (en l'absence de surtensions cinétiques et de résistance interne), la tension U = V_+ - V_- appliquée aux bornes de l'accumulateur doit donc vérifier :

U = V_+ - V_- \ge E_+ - E_- = E_{\mathrm{NiCd}}

La tension minimale requise pour amorcer la recharge est donc égale à la force électromotrice à vide de l'accumulateur :

\boxed{U_{\min} = E_{\mathrm{NiCd}} = 1{,}00\text{ V}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La détermination thermodynamique de la tension minimale de charge repose sur la condition d'équilibre des potentiels.

« Cette aspect de l’électrochimie n’est pas bien compris. L’équilibre des potentiels est rarement cité. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 48

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion ; Électrolyse et accumulateurs

Notions : surtension, chute ohmique

Quels phénomènes pourraient causer une augmentation significative de cette valeur ? On argumentera de façon rigoureuse.

Voir l'indice

Prendre en compte la résistance interne de l'accumulateur (chute ohmique rI) ainsi que les surtensions cinétiques anodique et cathodique aux fortes densités de courant.

Voir la stratégie

Pour identifier les causes d'augmentation de la tension de charge par rapport à la valeur thermodynamique d'équilibre U_{\min}, on :

  1. Écrit la relation liant la tension de fonctionnement U(I) aux potentiels d'électrodes hors équilibre et à la résistance interne de la cellule (loi d'Ohm électrochimique).
  2. Analyse physiquement les deux contributions cinétiques et dissipatives : les surtensions aux électrodes (transfert de charge, diffusion) et la chute ohmique.
  3. Mentionne les réactions parasites potentielles liées à la décomposition de l'eau.
Voir la réponse courte

L'augmentation de tension requise provient de la chute ohmique rI dans l'électrolyte et des surtensions cinétiques anodique et cathodique.

Voir le corrigé complet

Lors de la recharge, un courant I > 0 circule du générateur vers l'accumulateur. La tension aux bornes de l'électrolyseur s'exprime rigoureusement par :

U(I) = E_A(I) - E_C(I) + r I

où E_A(I) et E_C(I) sont les potentiels respectifs de l'anode (pôle +) et de la cathode (pôle -) en fonctionnement, et r la résistance interne globale du système.

En introduisant les surtensions d'électrode \eta_A = E_A(I) - E_{A,\text{éq}} > 0 et \eta_C = E_C(I) - E_{C,\text{éq}} < 0, il vient :

\boxed{U(I) = U_{\min} + \eta_A(I) + |\eta_C(I)| + r I}

avec U_{\min} = E_{A,\text{éq}} - E_{C,\text{éq}} = E_{\mathrm{NiCd}} = 1{,}00\text{ V}.

Deux grands types de phénomènes conduisent ainsi à une élévation significative de la tension de charge :

  • La chute ohmique (r I) : La circulation du courant au sein de l'électrolyte (solution de potasse), à travers le séparateur poreux et dans les collecteurs de courant dissipe de l'énergie par effet Joule. Pour des courants de charge élevés (charge rapide), ce terme r I peut devenir très important.
  • Les surtensions cinétiques (\eta_A > 0 et |\eta_C| > 0) :

    • Surtension de transfert de charge : La cinétique du transfert électronique n'est pas infiniment rapide. De plus, les réactions aux électrodes impliquent des solides (\mathrm{Ni(OH)}_2 / \mathrm{Ni}_2\mathrm{O}_3 et \mathrm{Cd(OH)}_2 / \mathrm{Cd}), ce qui nécessite une réorganisation du réseau cristallin à l'interface métal/hydroxyde, créant une barrière d'activation notable.
    • Surtension de diffusion (polarisation de concentration) : Les ions \mathrm{HO}^- et les molécules d'eau sont consommés ou libérés aux interfaces. Au sein de la porosité des électrodes, le transport de matière par diffusion devient limitant à fort courant, ce qui modifie localement le pH et augmente l'écart au potentiel d'équilibre.

Enfin, si la surtension globale devient trop grande, le potentiel anodique peut atteindre celui d'oxydation de l'eau (4\,\mathrm{HO}^- \longrightarrow \mathrm{O}_{2(g)} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O} + 4\,\mathrm{e}^-) et le potentiel cathodique celui de réduction de l'eau (2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O} + 2\,\mathrm{e}^- \longrightarrow \mathrm{H}_{2(g)} + 2\,\mathrm{HO}^-). Ces réactions parasites augmentent la tension nécessaire et dégradent le rendement de charge.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet E3A Physique-Chimie MP 2023 ?

Surtout 3 chapitres : Cinématique et dynamique du point (22 % des questions, partie I), Référentiels non galiléens et forces d'inertie (20 %, partie II) et Cristallographie (10 %). Plus ponctuellement : Électrolyse et accumulateurs, Oxydoréduction et piles, Modèle scalaire de la lumière et cohérence, Mouvement dans un champ de force centrale, Diffraction et réseaux…

Peut-on travailler le sujet E3A Physique-Chimie MP 2023 dès la première année (MPSI) ?

En partie : 32 questions sur 48 (67 %) ne demandent que le programme de MPSI. Blocs abordables : la sous-partie I.1 (Q1 à Q4) et la sous-partie III.2 (Q26 à Q37). Avec les autres programmes de première année : 32 en PCSI, 25 en PTSI, 31 en MP2I, 25 en TSI1 et 16 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet E3A Physique-Chimie MP 2023 ?

Environ 3 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie III est la plus longue (environ 1 h 45).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet E3A Physique-Chimie MP 2023 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q12 (équation différentielle non linéaire), Q16 (force de coriolis), Q22 (force de coriolis), Q23 (force de coriolis), Q39 (diagramme e-ph) et Q42 (enthalpie libre standard).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet E3A Physique-Chimie MP 2023 ?

Questions de cours : Q1 (référentiel galiléen), Q2 (force de gravitation), Q3 (état lié), Q17 (force d'inertie d'entraînement), Q18 (impesanteur), Q25 (liaison métallique), Q26 (réseau cfc), Q28 (onde cohérente)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q4 (vitesse de libération), Q27 (condition de tangence), Q29 (condition de bragg), Q32 (plan focal image), Q37 (masse volumique) et Q39 (diagramme e-ph).

Où gagner des points facilement dans le sujet E3A Physique-Chimie MP 2023 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (41 sur 48), par exemple : Q1 à Q11, Q13, Q15, Q17 à Q21, Q24 à Q38, Q40, Q41 et Q43 à Q48.

Pourquoi la condition d'impesanteur en Q22 n'est-elle pas F_ie + F_ic = 0 ?

Parce que le déplacement le long du tore circulaire impose une accélération relative centripète non nulle. L'annulation de la réaction normale dans le référentiel tournant s'écrit m(-v^2/R)\vec{e}_r = \vec{F}_{\mathrm{ie}} + \vec{F}_{\mathrm{ic}}, ce qui donne v_i = \Omega R et non v_i = \frac{1}{2}\Omega R.

Faut-il équilibrer les demi-équations rédox en milieu acide ou basique en Q40 ?

En milieu basique : l'accumulateur fonctionne avec un électrolyte d'hydroxyde de potassium concentré (\mathrm{pH} \approx 14). Les demi-équations doivent être équilibrées exclusivement avec des ions \mathrm{HO}^- et des molécules d'eau \mathrm{H}_2\mathrm{O}, sans faire apparaître d'ions \mathrm{H}^+.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.