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CCINP Physique MP 2016Sujet, corrigé et rapport du jury

Pas encore noté
  • Introduction à la physique quantique : relations de Planck-Einstein et de de Broglie
  • Mécanique : théorème de l'énergie cinétique, conservation de la quantité de mouvement
  • Optique ondulatoire : différence de marche, ordre d'interférence, interférences à N ondes
  • Mécanique quantique : équation de Schrödinger, puits de potentiel infini, inégalité de Heisenberg

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Présentation du sujet

Physique des ondes et particules associées : diffusion Brillouin, interféromètre à ondes multiples et puits de potentiel infini
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Épreuve de physique de la filière MP du concours commun 2016, en quatre heures avec calculatrice. Le problème relie ondes et particules associées (photons, phonons, électrons) à travers deux cavités. Il traite successivement la dualité onde-corpuscule et la diffusion Brillouin, un interféromètre à deux miroirs à fort pouvoir de résolution, puis une particule dans un puits de potentiel infini.

  1. 1Partie I : dualité onde-corpusculePhoton, onde de matière d'un électron accéléré, phonon, et diffusion Brillouin traitée par conservation de l'énergie et de la quantité de mouvement.
  2. 2Partie II : interférométrie à fort pouvoir de résolutionInterférences à ondes multiples entre deux miroirs parallèles, intervalle spectral libre, application à la mesure du décalage Brillouin et pouvoir de résolution.
  3. 3Partie III : particule encagée dans un puits de potentiel infiniÉquation de Schrödinger stationnaire, niveaux d'énergie et fonctions d'onde, inégalité de Heisenberg et caractéristiques de l'état fondamental.

Ce qu'a observé le jury

6 erreurs relevées
Ondes de matière confondues avec les ondes électromagnétiques · Électron accéléré sans théorème de l'énergie cinétique · Caractère quantique jugé par la vitesse
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Toutes les parties ont été abordées, ce qui laisse penser au jury que le sujet n'était pas trop long. Les correcteurs sont surpris par des lacunes sur des notions essentielles, y compris dans des questions proches du cours. Les lacunes les plus graves concernent l'optique physique plutôt que la physique quantique.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Ondes de matière confondues avec les ondes électromagnétiquesI-1, I-4, I-10

    La relation de dispersion dans le vide est appliquée à tort, et le photon se voit attribuer une masse. Le jury invite à revoir l'étude d'une particule matérielle libre.

    « beaucoup de candidats ne maîtrisent pas les relations de de Broglie »
  2. 2
    Électron accéléré sans théorème de l'énergie cinétiqueI-5

    Force et champ, potentiel et énergie potentielle sont confondus. Passer par le principe fondamental de la dynamique n'aboutit pas.

    « Heureusement ceux qui maîtrisent le théorème de l’énergie cinétique font souvent a et b. »
  3. 3
    Caractère quantique jugé par la vitesseI-6

    Pour savoir si l'électron de conduction est quantique, il faut comparer la longueur d'onde ou l'action aux grandeurs caractéristiques, pas sa vitesse à celle de la lumière.

    « le caractère quantique de l’électron en regardant s’il est relativiste »
  4. 4
    Conservation de la quantité de mouvement mal poséeI-9, I-10a

    Système isolé et système fermé sont confondus, et la conservation vectorielle est remplacée par une somme de normes.

    « beaucoup écrivent la conservation de la somme des modules »
  5. 5
    Différence de marche et ordre d'interférenceII-3, II-9

    L'ordre d'interférence prend des formes inhomogènes et la différence de marche entre rayons successifs n'est pas retrouvée. La symétrie de révolution des figures d'interférences est rarement vue.

    « nombre de candidats ne savent pas retrouver le calcul de la différence de marche dans une lame d’air »
  6. 6
    Solutions du puits infini et inégalité de HeisenbergIII-3 à III-6

    Un type de solution est oublié, des fonctions d'onde sont tracées là où l'énoncé les impose nulles, et l'inégalité de Heisenberg est écrite dans le mauvais sens.

    « Que d’inégalités d’Heisenberg dans le mauvais sens ou sous une forme fausse ! »

Ce qui a été bien réussi

  • Les questions sur le phonon (I-8) ont été bien faites par bon nombre de candidats.
  • La plupart des candidats connaissent l'équation de Schrödinger (III-1).
  • Certains candidats ont traité la partie II presque jusqu'au bout avec une bonne maîtrise de l'optique physique.
  • Ceux qui maîtrisent le théorème de l'énergie cinétique réussissent souvent la question I-5.

Conseils du jury

  • Lire attentivement l'énoncé jusqu'au bout, utiliser les figures et se laisser guider par le sujet.
  • Vérifier la dimension des résultats et donner les applications numériques avec une unité et un nombre raisonnable de chiffres significatifs.
  • Maîtriser les notions essentielles du cours et ne pas retrouver une formule donnée par des moyens incorrects.
  • Justifier par un raisonnement structuré, commenter quand l'énoncé le demande et présenter les réponses avec soin.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

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Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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EPREUVE SPECIFIQUE - FILIERE MP

PHYSIQUE

Vendredi 6 mai : 8h - 12h

Abstract

N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.

Les calculatrices sont autorisées

Les trois parties du sujet peuvent être traitées de manière indépendante les unes des autres, même s'il y a entre elles un fil conducteur. A l'intérieur de chaque partie, de nombreuses questions sont aussi indépendantes les unes des autres. Le candidat peut utiliser une formule donnée dans l'énoncé, sans l'avoir démontrée, pour résoudre la suite du problème.
Des réponses claires, précises, exposées avec rigueur, des formulations homogènes et des applications numériques suivies d'une unité et comportant le bon nombre de chiffres significatifs sont attendues.

Physique des ondes et particules associées

Dans ce problème, nous étudierons quelques propriétés d'ondes en utilisant des fonctions d'ondes mais aussi quelques propriétés des corpuscules associés comme les photons, les phonons et les électrons. Nous étudierons en particulier deux types de cavité : un interféromètre et un puits quantique.
Données ou formules nécessaires :
  • constante de Planck h = 6, 6 ⋅ 10^(− 34) J.s (on note ℏ la quantité h/2π = 1, 05 ⋅ 10^(− 34) J.s )
  • constante de Boltzmann k_B = 1, 4.10^(− 23) J.K^(− 1)
  • nombre d'Avogadro N_A = 6, 0.10^(23) mol^(− 1)
  • vitesse de la lumière dans le vide c = 3, 0.10^8 m.s^(− 1)
  • charge élémentaire e = 1, 6.10^(− 19)C
  • masse de l'électron m_e = 9, 1.10^(− 31) kg
  • gammes de longueurs d'onde λ du spectre électromagnétique des différents rayonnements :
γ X UV visible IR radio
λ < 10pm 10pm < λ < 100 nm 100 nm < λ < 380 nm 780 nm < λ < 1 mm 1 mm < λ
  • intégration par parties ∫_a^b v.du = [v.u]_a^b − ∫_a^b u.dv
  • formules trigonométriques cos2α = 1 − 2sin^2 α = 2cos^2 α − 1
1 + tan^2 α = 1/(cos^2 α) et 1 + cot^2 α = 1/(sin^2 α)

I. Dualité onde-corpuscule

Ondes électromagnétiques

I.1. Rappeler quels sont les liens entre la pulsation ω et le vecteur d'onde k⃗ d'une onde électromagnétique et les caractéristiques de la particule associée, le photon.
I.2. Quels sont les ordres de grandeur de l'énergie, exprimée en eV, d'un photon visible et d'un photon X qui est diffracté par les réseaux cristallins ?
I.3. Pour un photon qui se propage dans un milieu d'indice n, justifier pourquoi sa quantité de mouvement (impulsion) vaut en norme p = (nh)/(λ_0).

Ondes de matière

I.4. Donner le vecteur d'onde et la pulsation de l'onde associée à une particule non relativiste d'énergie E et de quantité de mouvement p⃗ = m(dx)/(dt)e_x^(→−).

I.5.

I.5.a. Etablir la longueur d'onde associée à un électron, initialement immobile, non relativiste, accéléré avec une différence de potentiel U.
I.5.b. Déterminer la valeur de U, pour laquelle on obtiendrait la même longueur d'onde que celle d'un photon X de λ = 0, 1 nm.
I.6. Un électron, qui assure la conduction métallique, doit-il être considéré comme quantique ? On considère que le réseau cristallin est caractérisé par un paramètre de maille a de l'ordre de 10^(− 10) m et que les électrons libres ont une vitesse due à l'agitation thermique. On se placera à 300 K .
I.7. Pouvez-vous citer les noms de 3 physiciens qui se sont illustrés par leur contribution en physique quantique ? Placer leurs travaux par ordre chronologique.

Diffusion Brillouin

I.8. Une onde sonore monochromatique se décrit, comme toute onde, au moyen d'une pulsation ω et d'un vecteur d'onde k⃗. On lui associe une particule appelée phonon.
I.8.a. Donner la quantité de mouvement q⃗ du phonon associé à une onde acoustique de fréquence v, qui se propage dans l'eau avec une célérité V⃗ = Vu⃗ = ω/ku⃗, u⃗ étant le vecteur unitaire de la direction de propagation orienté dans le sens de la propagation.
I.8.b. Donner l'énergie e_p de ce phonon.
I.8.c. Evaluer numériquement q = ‖q⃗‖ et e_p (en eV ), pour une fréquence sonore de 1, 0kHz et une vitesse de propagation V = 1, 5 km.s^(− 1).
I.8.d. Comparer les caractéristiques de ce phonon avec celles d'un photon du domaine visible.
I.9. La diffusion Brillouin correspond à un choc entre une particule photon incident et une particule phonon avec annihilation du phonon et diffusion d'un photon émergent. On suppose que le système est un système isolé. La situation des vecteurs quantités de mouvement avant et après le choc est représentée par les vecteurs de la figure 1 (a).
Justifier pourquoi la quantité de mouvement se conserve dans un système isolé. Quelle autre grandeur est conservative ?
Figure 1 - Vecteurs quantités de mouvement annihilation (a) ou création (b) d'un phonon à partir d'un photon incident
I.10. On considère un phonon associé à l'onde sonore, engendrée dans l'eau liquide, qui se propage avec une célérité V = 1525 m.s^(− 1), à 50^∘C. L'indice optique de l'eau vaut 1,33 . Une source de lumière laser, de longueur d'onde λ_(inc) = 0, 53μ m et de fréquence v_(inc), arrive sur une cuve remplie d'eau liquide juste saturante. La collision photon-phonon engendre un photon de longueur d'onde λ_(ém) (fréquence v_(ém) ).
On observe le faisceau lumineux transmis dans la direction qui fait un angle θ avec la direction du faisceau incident. Dans ce choc, le phonon de quantité de mouvement initiale q⃗ disparait. On peut établir, à partir des lois de conservation précédemment citées et en tenant compte des ordres de grandeur, que la quantité de mouvement du phonon vaut :
q ≅ 2(nh)/(λ_(inc))sinθ/2.
I.10.a. En déduire le décalage en fréquence du photon Δv^+ = v^+_(ém) − v_(inc) en fonction de λ_(inc,)n, V et θ.
I.10.b. Evaluer numériquement le décalage Brillouin dans la direction θ = 90^∘, pour l'eau saturante à 50^∘C, sous les deux formes suivantes :
i) absolu en fréquence Δv^+;
ii) relatif en longueur d'onde Δλ^+/λ_(inc).
I.10.c. La résolution d'un spectromètre à réseau vous semble-t-elle suffisante pour déceler ce décalage?

II. Interférométrie à fort pouvoir de résolution

On utilise un système optique constitué de deux miroirs plans parallèles, semi-réfléchissants de pouvoir de réflexion très élevé, distants de d, séparés par de l'air d'indice égal à 1 . On éclaire ce système par un faisceau de lumière parallèle comportant éventuellement plusieurs raies monochromatiques.

Etude en incidence normale

La situation est représentée sur la figure 2. Les rayons réfléchis et réfractés ont été décalés par souci de lisibilité.
Figure 2 - Interféromètre en incidence normale
II.1. Etablir la différence de marche ΔL, en incidence normale, entre deux rayons émergents successifs.
II.2. Dans les interférences à N ondes (comme dans un réseau par exemple), quelle est la condition à respecter pour obtenir des interférences constructives ?
II.3. Que vaut l'ordre d'interférence pour une composante de longueur d'onde λ du faisceau incident?
II.4. On fait varier la distance d (sur des distances de l'ordre du μm, alors que d est de l'ordre du cm).
II.4.a. Pour quelles valeurs de d = d_p, obtient-on des interférences constructives pour une longueur d'onde λ donnée ? En supposant que l'intensité est très faible pour des valeurs différentes des d_p, tracer l'allure de l'intensité reçue en fonction de d, pour une onde incidente monochromatique de longueur d'onde λ.
II.4.b. Que vaut δ la plus petite variation de d entre deux maxima d'intensité pour une longueur d'onde donnée ?

Application à la diffusion Brillouin

Le faisceau qui arrive sur l'interféromètre est celui qui sort de la cuve à eau pour θ = 90^∘. Il a trois composantes dans son spectre λ^−, λ_(inc) et λ^+telles que λ^− > λ_(inc) > λ^+. La longueur d'onde λ^− correspond à la création d'un phonon au lieu de l'annihilation (figure 1b, page 3 ).
II.5. Préciser quel est le spectre en fréquence correspondant (on citera les fréquences en ordre croissant).
II.6. On règle au préalable la distance d à une valeur d_0 qui correspond au pic d'intensité d'ordre p pour λ_(inc). Quel est le lien entre p et d_0 ?
II.7. On déplace le miroir mobile autour de d_0.
II.7.a. Quelles sont les valeurs de d = d_0 ± δ qui correspondent pour cette même longueur d'onde aux ordres p + 1 et p − 1 ?
II.7.b. Quelles sont les valeurs de d = d_0 ± ε qui correspondent aux pics d'ordre p des 2 autres composantes du spectre ?
II.7.c. Montrer que la quantité Z = (Δν^+)δ/ε, appelée intervalle spectral libre, vaut Z = c/(2d_0). Peut-on travailler si Δv^+ > Z ? Comment doit-on choisir d_0 ? La valeur de 1, 25 cm convientelle?
II.7.d. Tracer l'allure de l'intensité en fonction de d dans le domaine centré autour de d_0 et de largeur 2δ. On supposera l'intensité des pics Brillouin légèrement supérieure aux autres. Ecrire sur chaque pic représenté, à quel ordre et à quelle fréquence il correspond.
II.8. On utilise un interféromètre dont l'intervalle spectral libre vaut Z = 15GHz. On réalise une première expérience de diffusion Brillouin avec de l'eau liquide à 50^∘C dans les conditions de saturation et une seconde expérience avec de l'eau liquide dans un état «métastable» 50^∘C. Les résultats de la première expérience sont donnés dans le tableau 1 (page 6) : la valeur est celle du facteur de transmission G (rapport de l'intensité à une intensité de référence) pour les pics successifs dans l'intervalle spectral libre. En dehors de ces pics très étroits, la valeur de G est assimilée à 0 . Pour chaque pic est indiqué le décalage spectral en fréquence.
G = (I/I_(ref)) 0,89 0,99 0,99 0,89 0,99 0,99 0,89
Décalage en fréquence en GHz 0,0 5,4 9,6 15,0 21,4 25,6 30,0
Ordre ? ? ? ? ? ? ?
Fréquence ? ? ? ? ? ? ?
Tableau 1 - Résultats de la première expérience
II.8.a. Pour chaque pic de l'expérience 1, indiquer, en complétant le tableau, l'ordre et la fréquence en utilisant les notations de l'énoncé v_(inc), v^+et v^−.
II.8.b. Sachant que le nouveau décalage Brillouin Δv^+vaut 4, 8GHz dans l'expérience 2, déterminer la vitesse du son dans l'eau métastable.

Pouvoir de résolution de l'interféromètre

Dans cette sous-partie, nous allons essayer de comprendre pourquoi l'interféromètre a un excellent pouvoir de résolution comme spectromètre.
II.9. On suppose que le dispositif précédemment décrit est éclairé par une onde plane de longueur d'onde λ_0, sous une incidence α faible. La situation est représentée figure 3.
Figure 3 - Interféromètre en incidence oblique
II.9.a. Etablir la différence de marche entre deux rayons transmis successifs.
II.9.b. On appelle r = (a_(refléchie))/(a_(incidente)) le coefficient de réflexion de l'amplitude de l'onde lumineuse quand elle se réfléchit sur les miroirs à l'intérieur de la cavité. On note R = r^2 qui a une valeur quantité proche de 1 mais évidemment inférieure. Comment s'écrit l'amplitude du énième rayon transmis si on nomme a l'amplitude de l'onde émergente sur le premier rayon transmis quand elle sort du miroir inférieur ? On l'exprimera avec a, R et φ = 4π/λ_0 dcosα.
II.9.c. Poser la formule qui permettrait de calculer l'amplitude totale de l'onde dans la direction θ, en tenant compte des interférences de N → ∞ ondes transmises. On rappelle que la somme des termes d'une progression géométrique se calcule avec la formule :
∑_(n = 0)^(n = N)x^n = (1 − x^(N + 1))/(1 − x)
On en déduit que le facteur de transmission vaut G(α, d) = [1 + (4R)/((1 − R)^2)sin^2((2π)/(λ_0)dcosα)]^(− 1).
II.9.d. Quelle sera la forme des figures d'interférences observées dans le plan focal d'une lentille convergente placée parallèlement aux miroirs ?
II.9.e. A quelles valeurs de φ correspondent les pics d'intensité ?
II.9.f. Pour la suite du problème, on observe dans la direction α = 0. Que devient la fonction G(0, d) dans le cas où R est très grand, c'est-à-dire R = 1 − ρ avec ρ très petit devant 1 ?
II.10. On suppose que d = d_0 = p(λ_0)/2 avec p entier. On veut donner une évaluation de la largeur des pics. Comme l'intensité n'est jamais nulle, on va prendre sa largeur à mi-hauteur, c'est-à-dire chercher l'intervalle Δd = d^+ − d^−, autour de d_0 dans lequel G(0, d) > 1/2.
II.10.a. Quand avez-vous déjà utilisé ce genre de point de vue dans un autre domaine de la physique?
II.10.b. Quelle est la valeur de p si on a écarté le miroir de droite à partir de la distance d_0 = 1, 2615 cm entre les deux miroirs ?

II.10.c. Calculer Δd en fonction de ρ.

II.10.d. On considère qu'on peut distinguer 2 pics correspondant à 2 longueurs d'onde voisines λ et λ + Δλ, si le déplacement de d, qui fait passer d'un pic à l'autre au même ordre p, est supérieur à Δλ/2. En déduire quel est le plus petit écart de longueur d'onde détectable Δλ en fonction de ρ, p et λ_0.
II.10.e. Justifier l'hypothèse de la question II.4.a (page 5).
II.11. On travaille avec des parois métallisées de telle façon que R = 0, 95. Déterminer Δd, Δλ/λ_0 et la valeur minimale G_(min) du facteur de transmission. Conclure quant à l'observation du décalage Brillouin de l'eau saturante à 50^∘C dans l'expérience décrite précédemment.
II.12. Retrouver rapidement l'expression des modes propres d'une onde stationnaire dans la cavité. Quel résultat précèdent retrouve-t-on?

III. Particule encagée dans un puits de potentiel infini

Nous allons étudier dans cette partie une particule, autre que le photon dans une cavité, dans le cadre de la mécanique quantique. Cette particule de masse m se déplace sur l'axe des x dans un potentiel U(x) tel que U(x) = 0 pour a > x > − a et U(x) → ∞ pour x > a et x < − a avec a > 0. On note φ(x) une fonction d'onde stationnaire de la particule et E son énergie associée.
On pose k = √(2mE/ℏ^2).

Niveaux d'énergie

III.1. Rappeler l'équation de Schrödinger.
III.2. Justifier que pour les domaines x < − a et x > a, la seule solution possible est φ(x) = 0. Commenter.
III.3. A partir de la recherche des solutions de l'équation de Schrödinger, déterminer les valeurs des niveaux d'énergie E dans le domaine − a < x < a. Commenter.
III.4. Exprimer les fonctions d'onde. Commenter.
III.5. Représenter la fonction d'onde pour les deux premiers niveaux.
III.6. En appliquant l'inégalité d'Heisenberg, justifier que l'énergie ne peut pas être nulle.
III.7. Comparer à la situation classique d'une particule dans une cuvette de potentiel.

Caractéristiques de l'état fondamental dans le puits infini

III.8. Que vaut la valeur moyenne ⟨x⟩ de la position de la particule dans l'état fondamental ?
III.9. Le calcul de la valeur moyenne de la distance au centre du puits √(⟨x^2⟩) conduit à :
√(⟨x^2⟩) = a/√3.
En déduire l'écart-type de position.
III.10. Quel est l'ordre de grandeur de l'écart-type en impulsion ? Est-ce en accord avec l'ordre de grandeur de l'énergie du niveau fondamental ?

Fin de l'énoncé

Questions fréquentes

3 questions
Sur quels chapitres porte le sujet de physique CCINP MP 2016 ?
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Sur quels chapitres porte le sujet de physique CCINP MP 2016 ?

Le sujet porte sur la dualité onde-corpuscule et les relations de de Broglie, sur l'optique ondulatoire avec des interférences à ondes multiples, et sur la mécanique quantique d'une particule dans un puits infini.

Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées en physique CCINP MP 2016 ?

Des erreurs de dimension, la confusion entre ondes de matière et ondes électromagnétiques, une conservation de la quantité de mouvement écrite sur les normes, des différences de marche fausses et des inégalités de Heisenberg à l'envers.

Le sujet de physique CCINP MP 2016 est-il trop long ?

Non selon le jury : toutes les parties ont été traitées, ce qui lui laisse penser que le sujet n'était pas trop long.

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