Centrale Mathématiques 2 PC 2007Sujet et rapport du jury
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MATHÉMATIQUES II
Préliminaires et notations :
- Soit
n ∈ ℕ^∗.K désigne l'un des corpsℝ ouℂ . -
K[X] désigne l'espace vectoriel des polynômes à coefficients dansK . - L'espace
ℝ^n sera si nécessaire muni de son produit scalaire canonique, et rapporté à la base canonique qui est orthonormale.
Partie I -
On rappelle que
E = K^n est un espace vectoriel sur
K de dimension
n pour les lois usuelles. On munit de plus
E d'une multiplication notée
× et définie par:
Pour toutx = (x_1, …, x_n) et
y = (y_1, …, y_n) dans
E, x × y = (x_1 ⋅ y_1, …, x_n ⋅ y_n) .
I.A - Soitx = (x_1, …, x_n) fixé dans
E . Pour
P ∈ K[X] , on notera :
Pour tout
I.A - Soit
I.A.1) Vérifier que
Φ : P ↦ P(x) est une application linéaire de
K[X] vers
E , telle que
Φ(P ⋅ Q) = Φ(P) × Φ(Q) pour tout
P, Q ∈ K[X] .
I.A.2) Montrer que
A_x = {P(x), P ∈ K[X]} est un sous-espace vectoriel de
E . Montrer que
A_x est stable pour
× , c'est-à-dire que, si
y, z ∈ A_x alors
y × z ∈ A_x .
I.A.3) On suppose icix_i ≠ x_j pour tout
i, j ∈ [[1, n]] tels que
i ≠ j .
I.A.2)
I.A.3) On suppose ici
On note
K_(n − 1)[X] l'ensemble des polynômes de
K[X] dont le degré est inférieur ou égal à
n − 1 .
Montrer que la restriction deΦ à
K_(n − 1)[X] est injective.
Montrer queA_x est de dimension
n .
I.B - Soity = (y_1, …, y_n) donné dans
E , ainsi que
P ∈ K[X] fixé de degré
≥ 1 .
Montrer que la restriction de
Montrer que
I.B - Soit
On s'intéresse à l'ensemble noté
R_(y, P) : R_(y, P) = {x ∈ E/P(x) = y} .
I.B.1) Montrer que siK = ℂ, R_(y, P) n'est jamais vide.
I.B.2) Montrer que siK = ℝ, R_(y, P) peut être vide : donner un exemple.
I.B.3) On supposeK = ℂ , et
P(X) = X^p avec
p ∈ ℕ^∗ .
I.B.1) Montrer que si
I.B.2) Montrer que si
I.B.3) On suppose
Déterminer le cardinal de
R_(y, P) , noté
Card(R_(y, P)) , en fonction de
p et de
m_y = Card({i ∈ [ [1, n] ]]/y_i ≠ 0}) .
Filière PC
I.B.4) D'une façon générale, donner un majorant de
Card(R_(y, P)) en fonction de
n et du degré de
P .
I.C - PourΓ partie non vide de
E , et
P ∈ K[X] fixé de degré
≥ 1 , on s'intéresse à l'ensemble noté
R_(Γ, P) = {x ∈ E/P(x) ∈ Γ} .
I.C.1) Exemple 1 : On prendK = ℝ, n = 2, P(X) = X^2 . Déterminer et dessiner
Γ et
R_(Γ, P) , dans chacun des cas suivants :
i)Γ = {(x, y) ∈ ℝ^2/2x + y = 1} ,
ii)Γ = {(x, y) ∈ ℝ^2/x − y = 1} ,
iii)Γ = {(x, y) ∈ ℝ^2/x^2 − y^2 = 1} .
I.C.2) Exemple 2 : On prendK = ℝ, n = 3, P(X) = X^2 . Déterminer et donner la nature géométrique de
Γ et
R_(Γ, P) , dans chacun des deux cas suivants :
i)Γ = {(x, y, z) ∈ ℝ^3/x + y − z = 1} ,
ii)Γ = {(x, y, z) ∈ ℝ^3/x − y = 1} .
I.C.3) Exemple 3 : On prendK = ℝ, n = 2, P(X) = X^3 − X et soit:
I.C - Pour
I.C.1) Exemple 1 : On prend
i)
ii)
iii)
I.C.2) Exemple 2 : On prend
i)
ii)
I.C.3) Exemple 3 : On prend
Déterminer et dessiner
Γ et
R_(Γ, P) .
I.D - Pour cette question, on pourra utiliser surE la norme infinie définie par :
I.D - Pour cette question, on pourra utiliser sur
I.D.1) On suppose que
Γ est de cardinal fini. Donner un majorant de
Card(R_(Γ, P)) en fonction de
Card(Γ) , de
n et du degré de
P .
I.D.2) SiΓ est borné, montrer que
R_(Γ, P) est borné. Lorsque
K = ℝ , donner un exemple pour lequel
Γ est non borné et
R_(Γ, P) est borné. Lorsque
K = ℂ , si
R_(Γ, P) est borné, montrer que
Γ est borné.
I.D.2) Si
Partie II -
Soit
V un espace vectoriel sur
K de dimension finie
N ≥ 1 et
ℒ(V) l'espace vectoriel sur
K des endomorphismes de
V , qui est aussi muni de la loi de composition o.
On noteid_V l'application identité de
V dans
V .
II.A - Soitn ∈ ℕ^∗, n ≤ N .
On note
II.A - Soit
On considère
n projecteurs non nuls
p_1, p_2, …, p_n de
ℒ(V) tels que :
On pose
𝒜 = {∑_(k = 1)^n x_k p_k/(x_1, …, x_n) ∈ K^n} .
II.A.1) Montrer que𝒜 est un
K -espace vectoriel de dimension
n , stable pour
∘ .
II.A.2) Montrer que l'applicationΨ de
E vers
𝒜 , définie par :
II.A.1) Montrer que
II.A.2) Montrer que l'application
est un isomorphisme tel que, pour tout
x, y ∈ E, Ψ(x × y) = Ψ(x) ∘ Ψ(y) .
II.A.3) Montrer que, pour toutx ∈ E et
P ∈ K[X], Ψ(P(x)) = P(Ψ(x)) .
II.B - Soitf ∈ 𝒜 , avec
f = ∑_(k = 1)^n λ_k p_k , où
(λ_1, …, λ_n) ∈ K^n .
II.A.3) Montrer que, pour tout
II.B - Soit
On suppose
λ_i ≠ λ_j pour tout
i, j ∈ [[1, n]] tels que
i ≠ j .
II.B.1) Soitg ∈ 𝒜 avec
g = ∑_(k = 1)^n μ_k p_k , et
P ∈ K[X] .
II.B.1) Soit
Montrer que
g = P(f) si et seulement si
P(λ_k) = μ_k pour tout
k ∈ [[1, n]] .
II.B.2) Montrer que pour toutj ∈ [[1, n]] , il existe
P_j ∈ K[X] tel que
p_j = P_j(f) .
II.B.3) Montrer quef est diagonalisable, et préciser ses valeurs propres.
II.C - Soitf ∈ ℒ(V) supposé diagonalisable. On note
λ_1, …, λ_n ses valeurs propres distinctes et on pose
λ = (λ_1, …, λ_n) .
PourP ∈ K[X] donné, on note
R_(f, P) = {g ∈ ℒ(V)/f = P(g)} .
II.C.1) Donnern projecteurs non nuls
p_1, p_2, …, p_n tels que
∑_(k = 1)^n p_k = id_V, p_i ∘ p_j = 0 pour tout
i, j ∈ [ [1, n] ] tels que
i ≠ j , et
f = ∑_(k = 1)^n λ_k p_k .
On dispose ainsi de l'applicationΨ définie en II.A.
II.C.2) Soitg ∈ R_(f, P) .
II.B.2) Montrer que pour tout
II.B.3) Montrer que
II.C - Soit
Pour
II.C.1) Donner
On dispose ainsi de l'application
II.C.2) Soit
Montrer que
f ∘ g = g ∘ f .
Montrer que chaque sous-espaceV_j = ker(f − λ_j id_V) est stable par
g , pour tout
j ∈ [[1, n]] .
On suppose queg est diagonalisable. Montrer qu'il existe une base de vecteurs propres pour
f et propres pour
g .
II.C.3) Montrer queΨ(R_(λ, P)) ⊂ R_(f, P) et que, si toutes les valeurs propres de
f sont simples, on a l'égalité
Ψ(R_(λ, P)) = R_(f, P) .
On suppose queK = ℂ et que
P(X) = X^r avec
r ∈ ℕ^∗ . Déterminer le cardinal de
R_(f, P) lorsque toutes les valeurs propres de
f sont simples.
II.C.4) On suppose queK = ℂ et que
P(X) = X^r avec
r ∈ ℕ et
r ≥ 2 .
Montrer que chaque sous-espace
On suppose que
II.C.3) Montrer que
On suppose que
II.C.4) On suppose que
Lorsque
N ≥ 2 , montrer que
R_(id_V, P) est de cardinal infini.
Montrer queR_(f, P) est de cardinal infini si et seulement si
f admet au moins une valeur propre multiple.
II.C.5) On suppose queK = ℂ et que
P(X) = X^r avec
r ∈ ℕ^∗ .
Montrer que
II.C.5) On suppose que
Si l'on suppose que les complexes
λ_1, …, λ_n sont tous non nuls, montrer que si
g ∈ R_(f, P) , alors
g est diagonalisable.
Si l'on suppose queλ_1 = 0 et que
g ∈ R_(f, P) , montrer que
g est diagonalisable si et seulement si
f et
g ont le même rang.
II.D - Exemple 4 : On prendK = ℝ , et
f ∈ ℒ(ℝ^3) de matrice dans la base canonique :
Si l'on suppose que
II.D - Exemple 4 : On prend
Déterminer, par leur matrice
G dans la base canonique, toutes les applications
g ∈ ℒ(ℝ^3) , telles que
g^2 = f .
Partie III -
Dans cette partie on considère un espace vectoriel euclidien
V de dimension
N ≥ 1 , muni d'un produit scalaire noté
⟨., .
⟩, lanormeeuclidienneassociéeétant notée
‖ .
‖.
On noteO(V) le groupe (pour la loi
∘ ) des automorphismes orthogonaux de
V . On note de plus
S(V) l'ensemble des endomorphismes symétriques de
V .
On note
Soit
r ∈ ℕ^∗ donné. Pour
f ∈ ℒ(V) , on s'intéresse à
R_r(f) = {g ∈ ℒ(V)/f = g^r} et aux sous-ensembles
S(V) ∩ R_r(f) ou
O(V) ∩ R_r(f) .
III.A -
III.A.1) Montrer que si
S(V) ∩ R_r(f) est non vide alors
f ∈ S(V) .
III.A.2) On suppose ici quer est pair et
f ∈ S(V) . Montrer que
S(V) ∩ R_r(f) est non vide si et seulement si toutes les valeurs propres de
f sont dans
ℝ_+ .
III.A.3) On suppose ici quer est impair et
f ∈ S(V) . Montrer que
S(V) ∩ R_r(f) est non vide et est réduit à un seul élément.
III.A.4) Exemple 5 :
III.A.2) On suppose ici que
III.A.3) On suppose ici que
III.A.4) Exemple 5 :
Soit
A = [1, 1; 1, 1] .
Déterminer toutes les matricesB ∈ ℳ_2(ℝ) telles que
B^2 = A .
Déterminer toutes les matricesB ∈ ℐ_2(ℝ) symétriques telles que
B^3 = A .
Déterminer toutes les matrices
Déterminer toutes les matrices
III.B -
III.B.1) Montrer que si
O(V) ∩ R_r(f) est non vide, alors
f ∈ O(V) .
III.B.2) Soitg ∈ O(V) . Montrer que si
F est un sous-espace vectoriel de
V stable par
g , il en est de même de son orthogonal
F^⊥ .
III.B.3) On suppose iciN = 2 et
V orienté, et on suppose que
f est la rotation d'angle de mesure
θ , avec
θ ∈ ℝ . Déterminer
O(V) ∩ R_r(f) .
III.B.4) Exemple 6 :
III.B.2) Soit
III.B.3) On suppose ici
III.B.4) Exemple 6 :
Soit
A = [0, − 1; 1, 0] .
Déterminer toutes les matricesB ∈ ℳ_2(ℂ) telles que
B^2 = A .
Déterminer toutes les matricesB ∈ ℳ_2(ℝ) orthogonales telles que
B^2 = A .
III.C - SoitF un sous-espace vectoriel de
V de dimension
m , et
f la symétrie orthogonale par rapport à
F .
III.C.1) Donner une condition nécessaire et suffisante portant surr et
m pour que
R_r(f) soit non vide, et exhiber dans ce cas un élément
g ∈ O(V) ∩ R_r(f) .
III.C.2) ÉtudierS(V) ∩ R_r(f) .
III.D - On suppose ici queN = 3 , et on considère l'espace euclidien
V = ℝ^3 orienté, muni de son produit scalaire canonique, la base canonique étant orthonormale directe.
Déterminer toutes les matrices
Déterminer toutes les matrices
III.C - Soit
III.C.1) Donner une condition nécessaire et suffisante portant sur
III.C.2) Étudier
III.D - On suppose ici que
Soir
r ∈ ℕ^∗ , et soit
f la rotation d'angle de mesure
θ , avec
θ ∈ ℝ∖2πℤ , d'axe
D = ℝu , où
‖u‖ = 1; f ≠ id_V .
III.D.1) DéterminerO(V) ∩ R_r(f) .
III.D.2) DéterminerO(V) ∩ R_r(− f) .
III.D.3) Exemple 7 :
III.D.1) Déterminer
III.D.2) Déterminer
III.D.3) Exemple 7 :
Déterminer, par leur matrice dans la base canonique, toutes les rotations
g de
V , telles que
g^3 soit la rotation d'axe dirigé par
u = 1/(√2)(0, 1, 1) et d'angle de mesure
π/2 .
Pas de description pour le moment
