Centrale Physique 1 PC 2000Sujet et rapport du jury
- Optique géométrique : formules de conjugaison et de grandissement
- Diffraction et pouvoir séparateur
- Statique des poutres et déformation élastique
- Piézoélectricité et équations de Maxwell en régime quasi-permanent
- Oscillateur harmonique amorti et résonance
- Théorème d'équipartition de l'énergie
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Présentation du sujet
Difficulté moyenneMicroscopie (optique, électronique, à sonde locale) : pouvoir séparateur, déformation élastique d'une poutre et lame de quartz piézo-électrique en mode vibrantAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
Difficulté moyenneLe sujet de physique 1, Centrale PC 2000, explore différents types de microscopes à travers trois parties mêlant les programmes de première et de deuxième année. La première étudie le microscope optique, son pouvoir séparateur et le microscope électronique. La deuxième modélise la déformation élastique d'une poutre soumise à la pesanteur puis à une force ponctuelle, en vue de son application au microscope à force atomique. La troisième étudie les microscopes à sonde locale, une lame de quartz piézo-électrique, puis le mode vibrant de la poutre et le bruit thermique associé.
- 1Partie I : généralités sur la microscopieOrdres de grandeur des objets observés, étude géométrique du microscope optique (grossissement, grandissement, latitude de mise au point), pouvoir séparateur et critère de Rayleigh, puis microscope électronique.
- 2Partie II : déformation d'une poutreÉtablissement des équations d'équilibre d'une poutre pesante à partir d'un bilan de forces et de moments, application aux petites déformations élastiques, puis fléchissement de la poutre sous une force ponctuelle appliquée à son extrémité.
- 3Partie III : microscopes à sonde localeInteraction de Lennard-Jones entre deux atomes, modes statiques de fonctionnement du microscope à force atomique, étude d'une lame de quartz piézo-électrique via les équations de Maxwell et l'équation de d'Alembert, puis mode vibrant de la poutre et écart quadratique dû à l'agitation thermique.
Difficulté moyenne. Le rapport indique que ce problème, mêlant de façon équilibrée questions qualitatives et quantitatives, a permis une bonne évaluation des candidats et un large étalement des notes, tout en soulignant qu'une partie pourtant théoriquement simple (l'optique géométrique) a été souvent peu ou mal traitée faute d'une lecture assez attentive de l'énoncé.
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesLecture trop approximative de l'énoncé en optique géométrique · Grossissement confondu avec grandissement · Filtrage attribué aux longueurs d'onde plutôt qu'aux dimensions de l'objetAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesCe problème, portant à la fois sur les programmes de première et de deuxième année, a permis une bonne évaluation des candidats et un large étalement des notes. La première partie sur l'optique géométrique, qui ne nécessitait que peu de connaissances théoriques, a pourtant été souvent peu ou mal traitée à cause d'une lecture trop approximative de l'énoncé. Le jury insiste sur l'importance de l'expression correcte des conditions aux limites, qui conditionnent la nature même de la solution d'un problème physique, ainsi que sur la pertinence des applications numériques.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Lecture trop approximative de l'énoncé en optique géométriquePartie I
De trop nombreux candidats font une lecture trop approximative des définitions ou des hypothèses figurant dans l'énoncé, et passent ainsi à côté de questions faciles alors que l'optique géométrique ne demandait que les formules de conjugaison et de grandissement.
« de trop nombreux candidats font une lecture trop approximative des d éfinitions ou hypoth èses figurant dans l' énoncé »
- 2Grossissement confondu avec grandissementI.B.2
Le calcul du grossissement est souvent traité correctement, mais beaucoup de candidats raisonnent de façon identique pour le grandissement, faute d'une réflexion suffisante sur le rôle différent joué par l'objectif et l'oculaire ; le calcul de la latitude de mise au point en pâtit.
« beaucoup de candidats raisonnent identiquement à propos du grandissement »
- 3Filtrage attribué aux longueurs d'onde plutôt qu'aux dimensions de l'objetI.C.6
Beaucoup de candidats pensent que le filtrage évoqué porte sur les longueurs d'onde de la lumière, alors qu'il porte en réalité sur les dimensions des détails de l'objet observé.
« Beaucoup de candidats pensent que le filtrage porte sur les longueurs d'onde de la lumi ère au lieu de porter sur les dimensions »
- 4Confusion entre force et densité linéique, erreurs de signeII.A.1
Cette question très sélective donne lieu à de nombreuses confusions entre force et densité linéique, ainsi qu'à des erreurs de sens ou de signe sur les forces et les moments, aboutissant souvent à des bilans faux.
« Beaucoup de confusion entre force et densit é linéique, de nombreuses erreurs de sens, de signe sur les forces appliqu ées »
- 5Conditions aux limites mal exprimées à l'extrémité libreII.B.2
L'expression correcte des conditions aux limites à l'extrémité libre de la poutre permettait d'aboutir facilement au résultat ; dans le cas contraire, la résolution devenait laborieuse puis contradictoire.
« Dans le cas contraire, la résolution devenait laborieuse puis contradictoire. »
- 6Force de pesanteur maintenue à tort dans l'équation du mode vibrantIII.D
Trop souvent, la force de pesanteur reste présente dans l'équation différentielle finale, alors que l'énoncé précisait explicitement que l'écart considéré se mesurait par rapport à la position d'équilibre, notion pourtant de niveau terminale.
« la force de pesanteur est restée dans l'équation finale alors que l'énoncé précisait bien que η était l'écart à la position d'équilibre »
Ce qui a été bien réussi
- Un nombre important de candidats a traité la question II.A.1 avec le soin, la rigueur et la précision nécessaires.
- La question III.B est en général correctement traitée dans l'ensemble.
- Les questions III.C.3 et III.C.4 sont en général bien traitées, à la précision de l'application numérique et du commentaire près.
- Les questions portant sur l'équation de d'Alembert en partie III ont été en général bien traitées.
Conseils du jury
- Lire attentivement les définitions et hypothèses de l'énoncé avant de répondre, en particulier en optique géométrique.
- Exprimer avec soin les conditions aux limites d'un problème physique, car elles conditionnent la nature de la solution obtenue.
- Vérifier la cohérence et la pertinence de chaque résultat numérique par un ordre de grandeur.
- Respecter le nombre de chiffres significatifs des données dans les applications numériques.
- Mobiliser sa culture des ordres de grandeur physiques pour commenter qualitativement les résultats obtenus.
- Bien identifier la position d'équilibre d'un système avant d'écrire l'équation différentielle de ses petites oscillations.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
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PHYSIQUE I
Partie I - Généralités sur la microscopie
I.A - Ordres de grandeur
I.B - Microscope optique ; étude géométrique
I.B.1) Faire un schéma du dispositif (sans respecter l'échelle) et tracer soigneusement la marche de 2 rayons lumineux issus du point B de l'objet AB , l'un émis parallèlement à l'axe optique, l'autre passant par
I.B.2)
a) L'indication portée sur l'oculaire (x10) est le grossissement commercial, c'est-à-dire le rapport de l'angle sous lequel on voit l'image à l'infini d'un objet à travers l'oculaire seul et l'angle sous lequel on voit ce même objet à l'œil nu lorsqu'il est situé à la distance minimale de vision distincte. Déterminer
b) L'intervalle optique correspond à la distance
Filière PC
d) Calculer dans le cas d'une image finale à l'infini le grossissement commercial du microscope.
I.B.3) L'ouverture numérique du microscope,
I.B.4) Déterminer la position et la taille du cercle oculaire, image de la monture de l'objectif à travers l'oculaire. Quel est l'intérêt de placer l'œil dans le plan du cercle oculaire ? On serait tenté pour augmenter le grossissement du microscope de prendre un oculaire de grossissement élevé ; est-ce judicieux ? Justifier votre réponse.
I.C - Pouvoir séparateur
I.C.1) Établir par des considérations simples la relation donnant les directions dans lesquelles la lumière est transmise par le réseau.
I.C.2) Montrer que le premier ordre contient une information sur le pas du réseau utilisé. En déduire une condition sur l'angle maximal du rayon arrivant sur l'objectif pour que cette information soit transmise par le microscope.
I.C.3) En déduire une relation entre le pouvoir séparateur du microscope, c'est-à-dire la plus petite distance
I.C.4) Lorsque le pouvoir séparateur est limité par l'objectif, on utilise le critère de Rayleigh qui indique
I.C.5) Le microscope utilisé est-il adapté à l'observation des globules sanguins?
I.C.6) Commenter l'affirmation suivante : «Le microscope est vis-à-vis de la fréquence spatiale l'analogue d'un filtre passe-bas utilisé en électronique»; quelle serait la fréquence de coupure?
I.D - Microscope électronique
constante de Planck :
masse de l'électron :
I.D.1) Un électron, supposé initialement au repos, est accéléré sous une différence de potentiel de 10 kV . En supposant que l'on peut effectuer le calcul en mécanique classique, calculer la longueur d'onde associée à l'électron.
I.D.2) Déterminer, à partir de la relation de Rayleigh, le pouvoir séparateur ultime d'un tel microscope d'ouverture numérique 0,4 et le comparer à celui du microscope optique utilisé.
I.D.3) Quelles limites peut-on prévoir à l'utilisation de faisceaux électroniques plus énergétiques?
Les limitations évoquées précédemment ont conduit à l'avènement d'une nouvelle famille de microscopes, d'un principe différent, les microscopes à sonde locale. Les microscopes à sonde locale sont des appareils dont la caractéristique commune est d'explorer une surface par des déplacements nanométriques d'une sonde au contact ou au voisinage de cette surface. L'invention du microscope à effet tunnel en 1984 a valu le prix Nobel à G. Binnig et H. Rohrer dès 1986 ; elle a été rapidement suivie par l'invention du microscope à force atomique. Dans le premier cas, la grandeur mesurée est un courant de l'ordre du picoampère (courant tunnel) circulant entre la sonde et l'échantillon. Dans le second cas, la grandeur mesurée est la force d'interaction entre la sonde et l'échantillon.
Partie II - Déformation d'une poutre
II.A - Poutre dans un champ de pesanteur
L'équation de la poutre à l'équilibre est
II.A.1)
a) Préciser l'expression de la densité linéique de forces
b) On prend pour système mécanique le tronçon
c) Donner les contributions au moment en
d) Écrire les deux équations vectorielles traduisant l'équilibre du tronçon
II.A.2)
a) Montrer que
b) Donner l'équation différentielle reliant
c) Montrer que
II.B - Application à de petites déformations élastiques d'une poutre
d'élasticité, le moment des efforts est proportionnel à la déformation. D'autre part, un même moment produit une déformation d'autant plus grande que le tronçon est plus long; la constante de proportionnalité est ainsi elle-même inversement proportionnelle à
Dans l'approximation des petites déformations,
II.B.1)
a) Quelles sont alors les relations entre
b) Donner l'expression approchée de
c) Montrer que l'équation (2) permet d'exprimer
II.B.2) Fléchissement d'une poutre pesante encastrée à une extrémité.
On choisit l'origine des ordonnées de telle sorte que
a) Compte tenu des conditions aux limites en
b) Établir, à partir de l'équation différentielle (l) et des résultats précédents, l'expression de
c) Déterminer
d) Déterminer la loi d'élongation
e) Préciser le déplacement
f) Application numérique : Calculer numériquement le déplacement de l'extrémité libre pour
II.B.3) La poutre étant toujours soumise aux efforts de pesanteur envisagés précédemment, elle est en outre soumise à une force
a) Montrer que
c) Application numérique : Calculer numériquement le déplacement de l'extrémité libre pour
Partie III - Microscopes à sonde locale
III.A - Approche de l'origine de la force atomique
Linteraction entre deux atomes distants de

b) Déterminer numériquement la distance inter atomique
c) Calculer numériquement
III.B - Modes statiques : mode à hauteur constante et mode asservi
.jpg)

III.B.2) Ces deux modes de fonctionnement permettent-ils de déterminer la forme de la surface de l'échantillon si l'on ignore la loi d'interaction entre la pointe et l'échantillon?
III.B.3) Quels sont, selon vous, les avantages respectifs de ces deux modes ?
III.B.4) Comment peut-on procéder pour accéder à la loi d'interaction?
III.C - Étude d'une lame de quartz piézo-électrique

En négligeant les effets de bord, on peut considérer que le champ électrique
III.C.1) Examiner les cas particuliers
III.C.2) Comparer les dimensions physiques des coefficients
III.C.3)
a) Dans le cadre de l'approximation des régimes quasi-permanents, écrire les équations de Maxwell relatives à
b) Montrer que le vecteur
c) À la séparation de deux milieux 1 et 2 , on rappelle que la discontinuité de la composante normale du déplacement électrique est liée à la densité surfacique
de charges libres à l'interface par
III.C.4)
a)
b) Montrer que
c) Application numérique: Pour le quartz, on a
III.C.5) On applique maintenant une force
a) Déterminer l'expression de l'élongation locale
b) Exprimer le champ électrique en fonction de
c) Établir l'identité thermodynamique
d) Montrer que les coefficients piézo-électriques
e) Application numérique: On donne
III.D - Mode vibrant
III.D.1) Pour simplifier l'étude du mouvement de la pointe liée à la poutre, on considérera que ce mouvement est identique à celui d'un système masse-ressort, l'élongation de la masse correspondant au déplacement transversal de l'extrémité de la poutre.
a) Soit un ressort de raideur
b) On impose à l'extrémité supérieure un mouvement oscillant de loi horaire
c) Expérimentalement, on trouve
d) Outre la force de frottement précédente et la force de rappel élastique, la masse
III.D.2)
a) On applique le modèle dynamique précédent au microscope à force atomique. En utilisant l'équation (4), déterminer la valeur du coefficient de raideur
b) Estimer l'ordre de grandeur de la masse oscillante
c) Justifier pourquoi on dit qu'en mode vibrant, le microscope à force atomique est sensible aux gradients de force ?
d) Un déplacement du pic de résonance vers les basses fréquences indique-t-il une force attractive ou répulsive?
III.D.3) Les valeurs des déplacements mesurés avec les cales piézo-électriques nécessitent d'analyser l'influence de l'agitation thermique sur les oscillations erratiques de l'extrémité de la poutre. En considérant que l'oscillateur a un seul degré de liberté, un théorème de Mécanique Statistique, le théorème d'équipartition de l'énergie, indique que l'énergie cinétique moyenne et l'énergie potentielle moyenne valent chacune
FIN
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte l'épreuve de physique 1 Centrale PC 2000 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte l'épreuve de physique 1 Centrale PC 2000 ?
Le sujet porte sur la microscopie optique et électronique (pouvoir séparateur, diffraction), la déformation élastique d'une poutre, et les microscopes à sonde locale avec une lame de quartz piézo-électrique en mode vibrant.
Quelle est la moyenne à l'épreuve de physique 1 Centrale PC 2000 ?
Le rapport ne communique aucune moyenne ni écart-type chiffrés pour cette épreuve ; il indique seulement qu'elle a permis un large étalement des notes.
Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées à cette épreuve de physique 1 Centrale PC 2000 ?
Le jury relève une lecture trop approximative de l'énoncé en optique géométrique, une confusion entre grossissement et grandissement, des conditions aux limites mal exprimées, et le maintien à tort de la force de pesanteur dans l'équation du mode vibrant.
Cette épreuve de physique 1 Centrale PC 2000 est-elle difficile ?
Le rapport la juge de niveau moyen : elle a permis une bonne évaluation des candidats et un large étalement des notes, bien qu'une partie théoriquement simple, l'optique géométrique, ait été souvent mal traitée faute d'attention à l'énoncé.
Pas de description pour le moment
