E3A Mathématiques 3 MP 2002Sujet et corrigé
Pas encore noté
Téléchargements
- Rapport du jury : non disponible
Ces sujets peuvent vous intéresser
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
Concours ENSAM - ESTP - ECRIN - ARCHIMEDE
Épreuve de Mathématiques 3 MP
durée : 4 heures
durée : 4 heures
Problème
Préliminaires (définitions et rappels).
- Dans tout le problème
E désigne un espace vectoriel de dimension finie sur le corpsℂ des nombres complexes. On noten sa dimension et on supposen ⩾ 2 . On noteL(E) son algèbre d'endomorphismes. - Soit
u ∈ L(E) . SiB est une base deE , on noteMat(u, B) la matrice deu sur la baseB . - Soit
u ∈ L(E) . Pour tout entier naturelp non nul. on noteu^p = u ∘ … ∘ u_()_(p fois) . On poseu^0 = Id . - Soit
P ∈ ℂ[X] etu ∈ L(E) ; on noteraP(u) l'application linéaire définie par :
- Soit
u ∈ L(E) . On appelle commutant de u l'ensembleC(u) des endomorphismes qui commutent avecu ; on a :
On rappelle que
C(u) est un sous-espace vectoriel de
L(E) .
- On dit qu'un endomorphisme
u ∈ L(E) est nilpotent si et seulement si il existe un entier naturel non nulp tel queu^p = 0 . Dans ce cas, le plus petit entierp vérifiantu^p = 0 est appelé indice de nilpotence deu . - On note
M_n(ℂ) l'algèbre des matrices carrées àn lignes etn colonnes et à coefficients dans le corps des nombres complexesℂ .
Partie 0. Un exemple.
Dans cette partie, on considère la matrice
M de
M_n(ℂ) telle que :
M est diagonale et ses coefficients diagonaux sont les
n entiers consécutifs
1, 2, ….n . Ainsi, on a:
On note
C(M) le sous-espace vectoriel formé par les matrices de
M_n(ℂ) qui commutent avec
M .
- Démontrer que
C(M) est l'ensemble des matrices diagonales. - En déduire la dimension de
C(M) .
Dans toute la suite du problème,
u désigne un endomorphisme de
E .
Partie I. Commutant d'un endomorphisme diagonalisable.
Si
λ ∈ ℂ est une valeur propre de
u , on note
E_λ(u) le sous-espace propre associé :
Dans cette partie, on suppose l'endomorphisme
u diagonalisable.
Soientp ∈ ℕ^∗ et
(λ_1, λ_2, …, λ_p) ∈ ℂ^p ses valeurs propres. On a :
Soient
On pose
n_i = dimE_(λ_i)(u) pour
1 ⩽ i ⩽ p .
SoitB une base de
E . On rappelle que la base
B est dite adaptée à la somme directe
E = ⨁_(i < p)E_(λ_i)(u) s'il existe pour chaque entier
i compris entre 1 et
p , une base (
e_1^i, …, e_(n_i)^i ) du sous-espace
1 ⩽ i ⩽ p vectoriel
E_(λ_i)(u) telle que
B = (e_1^1, …, e_(n_1)^1, e_1^2, …, e_(n_2)^2, …, e_1^p, …, e_(n_p)^p) .
Soit
- Montrer que si
v ∈ C(u) alors les sous-espacesE_(λ_i)(u) sont stables parv . - Pour tout entier
i compris entre 1 etp , on noteu_i l'endomorphisme deE_(λ_i)(u) induit paru . Que peut-on dire deu_i ? - En déduire que
v ∈ C(u) si et seulement si, sur une baseB adaptée à la somme directeE = ⨁_(1 ⩽ i ⩽ p)E_(λ_i)(u) :
avec
V_i ∈ M_(n_i)(ℂ) pour
1 ⩽ i ⩽ p .
4. Montrer quedimC(u) = ∑_(1 ⩽ i ⩽ p)n_i^2 .
5. Montrer que siu est diagonalisable, alors
dimC(u) ⩾ n .
6. Montrer qu'il existeu ∈ L(E) diagonalisable tel que
dimC(u) = n .
4. Montrer que
5. Montrer que si
6. Montrer qu'il existe
Partie II. Commutant d'un endomorphisme nilpotent d'indice 2.
On suppose dans cette partie que
u est nilpotent d'indice 2 et que
n ⩾ 2 . On note
r le rang de
u . On pose
s = n − 2r .
- Montrer que
Imu ⊂ keru . En déduire quer ⩽ n/2 . - Soit
G un supplémentaire dekeru dansE muni de la base(e_1^′, e_2^′, …, e_r^′) , montrer que la famille(u(e_1^′), u(e_2^′), …, u(e_r^′)) est une base deImu . - En utilisant un sous-espace vectoriel
H deE tel quekeru = Imu ⊕ H , montrer qu'il existe une baseB^′ deE telle que :
4. Soit
Montrer que
v ∈ C(u) si et seulement si
- En déduire la dimension de
C(u) en fonction den et der . Montrer que :dimC(u) ⩾ (n^2)/2 .
Partie III. Commutant d'un endomorphisme
u vérifiant la relation (1):
Id désigne l'application identique de
E . On rappelle que :
On pose
E_1 = ker(u − Id) et
E_2 = ker(u − 2Id)^2, n_1 = dimE_1 et
n_2 = dimE_2; on suppose de plus
n_1 ⩾ 1, n_2 ⩾ 1 et
n ⩾ 2 .
- Montrer en rappelant le théorème utilisé que :
On note
p_1 le projecteur sur
E_1 parallèlement à
E_2 et
p_2 le projecteur sur
E_2 parallèlement à
E_1 .
2. Décomposer en éléments simples dansℂ(X) la fraction rationnelle
2. Décomposer en éléments simples dans
En déduire deux polynômes
U et
V tels que :
- Montrer que
p_1 = V(u) ∘ (u − 2Id)^2 etp_2 = U(u) ∘ (u − Id) . - On note
d = p_1 + 2p_2 ; montrer qued est diagonalisable. - Soit
w = u − d . Calculerw^2 , en déduire quew = 0 ouw est nilpotent d'indice 2 . - Détermination de
dimC(u) .
(a) Montrer que :v ∈ C(u) si et seulement siv ∈ C(d) etv ∈ C(w) .
(b) Déterminer les restrictions dew àE_1 etE_2 respectivement. En déduire qu'il existe une baseB deE telle que
où
N est la matrice de l'endomorphisme induit par (
u − 2Id ) sur
E_2 sur une base de
E_2 .
(c) Montrer que le rang de la matriceN est égal à
n_2 − dim(ker(u − 2Id)) .
(d) Montrer quev ∈ C(u) si et seulement si
(c) Montrer que le rang de la matrice
(d) Montrer que
et
(e) Montrer que
u est diagonalisable si et seulement si
N = 0 .
(f) On supposeu non diagonalisable. déterminer
dimC(U) en fonction de
n_1, n_2 et
dim(ker(u − 2Id) ).
(f) On suppose
Pas de description pour le moment
