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E3A Mathématiques MPI 2026Sujet et rapport du jury

Pas encore noté
  • Réduction des endomorphismes
  • Matrices symétriques réelles et théorème spectral
  • Fonctions convexes
  • Variables aléatoires discrètes et espérance
  • Calcul différentiel : gradient, points critiques, matrice hessienne
  • Séries numériques et séries de fonctions
  • Séries entières

Téléchargements

  • Corrigé : pas encore disponible

Présentation du sujet

Difficulté moyenne
Minimisation d'une espérance sous contrainte, séries de fonctions liées à la fonction zêta, diagonalisation d'une matrice de rang 2
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Le sujet comporte trois exercices indépendants. Le premier combine convexité, matrices symétriques définies positives, probabilités et fonctions de plusieurs variables pour minimiser le nombre moyen de résultats jamais obtenus. Le deuxième étudie des séries de fonctions et leur développement faisant apparaître zêta aux entiers pairs. Le troisième diagonalise une matrice « en flèche » de rang 2, sur R puis sur C.

  1. 1Exercice 1 : minimum d'une espérancedeuxième annéeInégalité de Jensen et matrice J remplie de 1 en préliminaires, puis loi et espérance du nombre de résultats non obtenus, points critiques et matrice hessienne d'une fonction de plusieurs variables.
  2. 2Exercice 2 : séries de fonctionsdeuxième annéeExistence, périodicité et parité de fonctions définies par des séries, dérivation terme à terme, relation de récurrence et développement en série entière faisant intervenir la fonction zêta.
  3. 3Exercice 3 : diagonalisation d'une matrice de rang 2Rang, valeur propre 0 et sa multiplicité, valeurs propres non nulles et sous-espaces propres dans le cas réel, puis condition de non-diagonalisabilité dans le cas complexe.

Difficulté moyenne. Le sujet contient de nombreuses questions proches du cours selon le jury, mais la moyenne est de 5,68 et plusieurs questions de fin d'exercice (5.6.3 de l'exercice 1, 8 et 9 de l'exercice 2, 2.1 de l'exercice 3) ont été rarement réussies.

L'épreuve en chiffres

Moyenne 5,68 / 20 · écart-type 3,2 · 624 présents · où vous situez-vous ?
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Moyenne
5,68/ 20
Écart-type
3,2
Présents
624
Coefficient
8
Durée
4 h
moyenne 5,6805101520
Deux tiers des copies environ (moyenne ± écart-type)

Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.

Source : document officiel du concours, épreuve du 23 avril 2026. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.

Ce qu'a observé le jury

6 erreurs relevées
Inégalité de Jensen inconnue · Polynôme annulateur et matrices définies positives · Prise en compte de la contrainte
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Le jury constate des lacunes inquiétantes en algèbre linéaire de base : rang d'une matrice, polynôme annulateur, confusion entre multiplicité d'une valeur propre et dimension du sous-espace propre. Les fonctions de plusieurs variables et la convergence absolue des séries restent mal maîtrisées, et les théorèmes d'interversion sont cités sans vérification des hypothèses. Il déplore aussi un nombre croissant de copies mal présentées.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Inégalité de Jensen inconnueExercice 1, question 2

    La question préliminaire sur l'inégalité de convexité de Jensen, utile pour conclure l'exercice 1, est très majoritairement manquée.

    « L’inégalité de convexité de Jensen est inconnue par plus de 9 candidats sur 10 ! »
  2. 2
    Polynôme annulateur et matrices définies positivesExercice 1, questions 3.1 à 3.3

    Au lieu de calculer J au carré, beaucoup traitent seulement p = 2 ou 3 ; la caractérisation d'une matrice symétrique définie positive est souvent fausse.

    « Beaucoup de candidats ne traitent que les cas p= 2 ou p= 3 ! »
  3. 3
    Prise en compte de la contrainteExercice 1, question 5.3

    Pour construire la fonction h des r-1 premières variables, la contrainte sur la somme des probabilités est souvent ignorée.

    « La prise en compte de la contrainte semble totalement leur échapper. »
  4. 4
    Convergence absolue oubliéeExercice 2, questions 3 et 4.1

    Pour des séries de signe quelconque, la convergence absolue est rarement utilisée, et le théorème des séries alternées est invoqué à tort.

    « La convergence absolue n’est presque jamais utilisée »
  5. 5
    Dérivation terme à termeExercice 2, questions 6.1 et 8

    Le théorème de dérivation des séries de fonctions est souvent inconnu, et le théorème de Fubini est invoqué sans hypothèses.

    « Le théorème de dérivation des séries de fonctions est inconnu pour un candidat sur 2 environ ! »
  6. 6
    Rang et multiplicité de la valeur propre 0Exercice 3, questions 1.2 et 1.3

    Le rang 2 est souvent non prouvé, et la multiplicité de 0 est confondue avec la dimension du noyau.

    « rg(M) = 2 n’est pas prouvé par un candidat sur deux. »

Ce qui a été bien réussi

  • La convexité de t donne t puissance n (question 1 de l'exercice 1) est en général correctement traitée.
  • Les questions 4.1 à 4.3 de l'exercice 1 sur la loi et l'espérance sont correctement traitées lorsqu'elles sont abordées.
  • Le gradient et le point critique (5.5.1 et 5.5.2) sont réussis par ceux qui ont trouvé la bonne fonction h.
  • La périodicité et la parité des fonctions Ek (questions 5.1 et 5.2 de l'exercice 2) sont en général bien traitées.
  • Beaucoup de candidats donnent un exemple juste de matrice non diagonalisable (question 2.2 de l'exercice 3).

Conseils du jury

  • S'appuyer sur les questions préliminaires, souvent proches du cours, pour aborder les questions plus difficiles.
  • Traiter le cas général demandé plutôt que de se limiter à n = 2 ou n = 3.
  • Citer précisément les théorèmes d'interversion et vérifier chacune de leurs hypothèses.
  • Préciser que les coefficients sont réels avant d'invoquer le théorème spectral.
  • Soigner la présentation, car des points de barème lui sont désormais attribués.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

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Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE MPI

MATHEMATIQUES

Durée : 4 heures
N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.
RAPPEL DES CONSIGNES
  • -Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre composition ; d'autres couleurs, excepté le vert, bleu clair ou turquoise, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les schémas et la mise en évidence des résultats.
  • -Ne pas utiliser de correcteur.
  • -Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.
Les calculatrices sont interdites.
Le sujet est composé de trois exercices indépendants.

EXERCICE 1

Questions préliminaires

Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 2 .
  • 1.Vérifier que φ : t ↦ t^n est une fonction convexe sur ]0, 1[.
  • 2.Écrire l'inégalité de convexité de Jensen pour cette fonction.
  • 3.Soient p un entier naturel supérieur ou égal à 2 et J la matrice de ℳ_p(ℝ) dont tous les coefficients sont égaux à 1 . On note I_p la matrice identité de ℳ_p(ℝ).
  • 3.1.Déterminer un polynôme annulateur de J de degré 2.
  • 3.2.En déduire les valeurs propres possibles de I_p + J.
  • 3.3.Justifier alors que la matrice I_p + J appartient à 𝒮_p^(+ +)(ℝ), c'est-à-dire que I_p + J est une matrice symétrique réelle définie positive.
Soient n et r deux entiers naturels avec n ⩾ 2 et r ⩾ 3.
On considère une épreuve aléatoire pouvant aboutir à r résultats différents (α_j)_(j ∈ [ [1, r] ]) de probabilités respectives (x_j)_(j ∈ [ [1, r] ]) avec : ∀j ∈ [ [1, r] ], x_j ∈ ]0, 1[.
On effectue n épreuves indépendantes du type de celle décrite au-dessus, ce qui définit un espace probabilisé (Ω, 𝒜, ℙ).
Pour tout j ∈ [ [1, r] ], on note X_j la variable aléatoire telle que X_j(Ω) = {0, 1}, et pour tout ω ∈ Ω :
  • - X_j(ω) = 0 si α_j est obtenu au moins une fois à l'issue de ces n épreuves,
  • - X_j(ω) = 1 sinon, c'est-à-dire si α_j n'est jamais obtenu.
Enfin, on désigne par X la variable aléatoire égale au nombre de résultats qui n'ont pas été obtenus à l'issue des n épreuves.
  • 4.Une expression de l'espérance de X
  • 4.1.Soit j ∈ [ [1, r] ]. Déterminer la loi de X_j.
  • 4.2.Exprimer la variable aléatoire X à l'aide des variables (X_j)_(j ∈ [ [1, r] ]).
  • 4.3.Démontrer alors que l'espérance de la variable aléatoire X est : 𝔼(X) = ∑_(j = 1)^r(1 − x_j)^n.
  • 5.La suite de l'exercice consiste à rechercher les valeurs des réels x_j pour lesquelles l'espérance 𝔼(X) est minimale.
    Cela revient à dire que l'on cherche un minimum pour la fonction f : (x_1, …, x_r) ∈ ℝ^r ↦ ∑_(j = 1)^r(1 − x_j)^n sous la contrainte :
    ∀k ∈ [ [1, r] ], x_k > 0 et ∑_(j = 1)^r x_j = 1.
    On pose U = {(x_1, …, x_(r − 1)) ∈ ℝ^(r − 1), ∀k ∈ [ [1, r − 1] ], x_k > 0 et ∑_(j = 1)^(r − 1)x_j < 1}.
  • 5.1.Représenter graphiquement U dans le plan, c'est-à-dire dans le cas où r = 3.
  • 5.2.Justifier que U est un ouvert borné de ℝ^(r − 1).
  • 5.3.Déterminer une fonction h, définie sur U, des r − 1 variables (x_j)_(j ∈ [ [1, r − 1] ]), telle que :
    h(x_1, …, x_(r − 1)) = 𝔼(X).
  • 5.4.Prouver que h est de classe C^2 sur U.
  • 5.5.Recherche des points critiques de h
    • 5.5.1.Soient j ∈ [ [1, r − 1] ] et m = (x_1, …, x_(r − 1)) ∈ U.
      Déterminer la j-ième coordonnée du vecteur gradient de la fonction h en m.
    • 5.5.2.Déterminer l'unique point critique b de h sur U.
    • 5.6.Conclusion
    • 5.6.1.Écrire la matrice Hessienne de h en b.
    • 5.6.2.Démontrer alors que :
      𝔼(X) admet un minimum local pour x_1 = ⋯ = x_r = 1/r.
      On pourra utiliser une question préliminaire.
    • 5.6.3.En utilisant la convexité de la fonction φ définie dans la question préliminaire, démontrer que :
      𝔼(X) est minimale si, et seulement si, x_1 = ⋯ = x_r = 1/r.

EXERCICE 2

Question de cours
  • 1.Rappeler, sans démonstration, les valeurs de x ∈ ℝ pour lesquelles la série ∑_(n ⩾ 1)1/(n^x) converge. Lorsqu'il y a convergence, on note ζ(x) sa somme.
  • 2.Rappeler, sans démonstration, la somme et l'intervalle de convergence de la série entière ∑_(n ⩾ 0)t^n.
    * * * * *
    On rappelle que si f est une fonction infiniment dérivable sur une partie I de ℝ, alors, pour tout entier naturel p, f^((p)) désigne la dérivée d'ordre p de la fonction f avec la convention f^((0)) = f.
    Pour tout k ∈ ℕ^∗ et tout x ∈ ℝ∖ℤ, on note, lorsque cela existe :
    E_1(x) = 1/x + ∑_(n = 1)^(+ ∞)(1/(x − n) + 1/(x + n)) et, pour k ⩾ 2, E_k(x) = 1/(x^k) + ∑_(n = 1)^(+ ∞)1/((x − n)^k) + ∑_(n = 1)^(+ ∞)1/((x + n)^k)
  • 3.Justifier l'existence de E_1(x) pour tout x ∈ ℝ∖ℤ.
  • 4.Soient x ∈ ℝ∖ℤ et k un entier naturel supérieur ou égal à 2 .
    • 4.1.Étudier la nature des séries ∑_(n ⩾ 1)1/((x − n)^k) et ∑_(n ⩾ 1)1/((x + n)^k).
  • 4.2.En déduire l'existence de E_k(x) pour tout k ⩾ 2.
  • 5.Soit k ∈ ℕ^∗.
  • 5.1.Démontrer que la fonction E_k est 1 -périodique.
  • 5.2.Étudier la parité de la fonction E_k.
  • 6.Une relation de récurrence
  • 6.1.Prouver que pour tout k ∈ ℕ^∗, la fonction E_k est dérivable sur ℝ∖ℤ et que l'on a :
    ∀x ∈ ℝ∖ℤ, E_k^′(x) = − kE_(k + 1)(x).
  • 6.2.En déduire que pour tout k ∈ ℕ^∗, la fonction E_k est de classe C^∞ sur ℝ∖ℤ et que :
    E_k = ((− 1)^(k − 1))/((k − 1)!)E_1^((k − 1)).
  • 7.Montrer que pour tout x de ] - 1, 1 [ et pour tout entier naturel non nul n, la série ∑_(k ⩾ 0)(x^k)/(n^(k + 1)) converge et calculer sa somme.
  • 8.Établir que pour tout x ∈ ] − 1, 1[, on a :
    ∑_(n = 1)^(+ ∞)(1/(n − x) − 1/(n + x)) = ∑_(n = 1)^(+ ∞)∑_(s = 1)^(+ ∞)2/(n^(2s))x^(2s − 1).
  • 9.Montrer que pour tout x non nul de ] − 1, 1[, on a :
    E_1(x) = 1/x − 2∑_(s = 1)^(+ ∞)ζ(2s)x^(2s − 1).
    Le théorème utilisé sera cité avec précision en vérifiant ses hypothèses avec soin.
  • 10.En déduire que ∀k ∈ ℕ^∗, ∀x ∈ ] − 1, 1[, x ≠ 0,
    E_k(x) = 1/(x^k) + 2(− 1)^k∑_(s = 1)^(+ ∞)((2s − 1)/(k − 1))ζ(2s)x^(2s − k),
    avec la convention (m/p) = 0 si p > m.

EXERCICE 3

Dans cet exercice, le corps 𝕂 désigne ℝ ou ℂ. Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 3 . À tout n-uplet (a_1, …, a_n) de 𝕂^⋆ × 𝕂^(n − 1), c'est-à-dire que a_1 ≠ 0, on associe la matrice :
M = (0, 0, ⋯, 0, a_1; 0, 0, ⋯, 0, a_2; ⋮, ⋮, ⋮, ⋮; 0, 0, ⋯, 0, a_(n − 1); a_1, a_2, ⋯, a_(n − 1), a_n) ∈ ℳ_n(𝕂).
  • 1.Dans cette question 𝕂 = ℝ
    • 1.1.Justifier que M est diagonalisable.
    • 1.2.Déterminer le rang de la matrice M.
    • 1.3.Justifier que 0 est valeur propre et donner son ordre de multiplicité.
    • 1.4.Démontrer alors que la matrice M possède deux valeurs propres non nulles (éventuellement égales) que l'on notera λ_1 et λ_2.
    • 1.5.Déterminer une base du sous-espace propre associé à la valeur propre 0.
    • 1.6.Soit λ un réel non nul.
      En résolvant le système MX = λX où X est un vecteur non nul de ℝ^n, montrer que λ_1 et λ_2 sont solutions de l'équation :
      λ^2 − λa_n − ∑_(j = 1)^(n − 1)a_j^2 = 0.
    • 1.7.Déterminer une base des sous-espaces propres de M associés à λ_1 et λ_2.
    • 1.8.Expliciter une matrice inversible P telle que P^(− 1)MP est diagonale.
      On précisera la matrice diagonale obtenue.
  • 2.Étude du cas 𝕂 = ℂ
    • 2.1.Montrer que :
      M n'est pas diagonalisable si, et seulement si, {∑_(j = 1)^(n − 1)a_j^2 = 0; ou; a_n^2 + 4∑_(j = 1)^(n − 1)a_j^2 = 0
    • 2.2.Donner un exemple de matrice M non diagonalisable dans le cas où n = 3.

Questions fréquentes

4 questions
Sur quels chapitres porte le sujet de maths e3a MPI 2026 ?
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Sur quels chapitres porte le sujet de maths e3a MPI 2026 ?

Il mobilise la réduction des matrices, les matrices symétriques définies positives, la convexité, les probabilités discrètes, le calcul différentiel à plusieurs variables, les séries de fonctions et les séries entières.

Quelle est la moyenne de l'épreuve de maths e3a MPI 2026 ?

Le rapport du jury indique une moyenne de 5,68 avec un écart-type de 3,20, sur 624 copies.

Quelles erreurs le jury e3a maths MPI 2026 a-t-il le plus relevées ?

L'inégalité de Jensen inconnue, la confusion entre multiplicité d'une valeur propre et dimension du sous-espace propre, l'oubli de la convergence absolue et le théorème de dérivation des séries de fonctions mal connu.

Le sujet de maths e3a MPI 2026 est-il faisable en première année ?

Pas entièrement : le jury indique que les deux premiers exercices mettent en œuvre les théorèmes du cours de deuxième année.

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