Corrigé détaillé ENS Physique C PC 2022 (page 4/4 : Partie 5)
Effets géométriques et topologiques en physique
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Partie 5 : Ondes dans l'atmosphère terrestre
5.1 · Équations de Navier-Stokes en couche mince
Question 41
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Notions : force de coriolis, référentiel terrestre
Exprimer dans la base . Dans la suite, on admet que l'on peut négliger la composante selon de .
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Calculer le produit vectoriel -2\rho\vec{\Omega}\wedge\vec{v} dans la base locale avec \vec{\Omega} = -\Omega\cos\lambda\,\vec{\mathrm{e}}_x + \Omega\sin\lambda\,\vec{\mathrm{e}}_z et \vec{v} = v_x\vec{\mathrm{e}}_x + v_y\vec{\mathrm{e}}_y.
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Calcul du produit vectoriel -2\rho\vec{\Omega}\wedge\vec{v} dans la base locale avec \vec{\Omega} décomposé selon la latitude \lambda.
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Par définition, la force d'inertie de Coriolis s'exerçant sur une particule fluide de masse \mathrm{d}m = \rho\,\mathrm{d}V animée d'une vitesse \vec{v} dans le référentiel terrestre en rotation uniforme à la vitesse angulaire \vec{\Omega} s'écrit :
La force volumique de Coriolis associée est donc :
D'après la question 6, l'axe de rotation terrestre \vec{e}_3 se décompose dans la base locale (\vec{e}_x, \vec{e}_y, \vec{e}_z) sous la forme :
Le champ de vitesse du fluide dans l'approximation de couche mince est purement horizontal :
Calculons le produit vectoriel \vec{\Omega} \wedge \vec{v} :
En multipliant par -2\rho, on obtient :
Conformément à l'indication de l'énoncé, en négligeant la composante verticale (selon \vec{e}_z) devant l'accélération de la pesanteur, la force volumique de Coriolis se réduit à sa composante horizontale :
Résultat
Question 42
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : équation de navier-stokes, approximation hydrostatique
En projetant l'équation de Navier-Stokes sur , montrer que la pression peut s'écrire où est une fonction simple à déterminer, et une fonction inconnue à ce stade.
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Projeter Navier-Stokes selon \vec{\mathrm{e}}_z en négligeant l'accélération verticale et la composante verticale de Coriolis : intégrer \partial p/\partial z = -\rho g.
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- Projeter chaque terme de l'équation de Navier-Stokes (17) selon le vecteur vertical unitaire \vec{\mathrm{e}}_z, en exploitant la cinématique imposée (\vec{v} purement horizontale et indépendante de z) et les approximations de l'énoncé.
- Intégrer l'équation différentielle partielle obtenue par rapport à la coordonnée z pour identifier la dépendance en z et la fonction d'intégration dépendant de x et y.
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L'équilibre selon la verticale \partial p/\partial z = -\rho g s'intègre en p = -\rho gz + p_2(x,y) sous l'hypothèse de couche mince.
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L'équation de Navier-Stokes (17) s'écrit :
Examinons la projection de chacun des termes selon l'axe vertical ascendant \vec{\mathrm{e}}_z :
Le champ des vitesses est purement horizontal : \vec{v} = v_x(x,y)\,\vec{\mathrm{e}}_x + v_y(x,y)\,\vec{\mathrm{e}}_y, d'où v_z = 0 à tout instant. L'accélération locale selon z est donc identiquement nulle :
\left(\frac{\partial \vec{v}}{\partial t}\right) \cdot \vec{\mathrm{e}}_z = \frac{\partial v_z}{\partial t} = 0Le terme convectif projeté selon z vaut :
\big((\vec{v}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}})\vec{v}\big) \cdot \vec{\mathrm{e}}_z = (\vec{v}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}}) v_z = 0Le membre de gauche est donc nul en projection sur \vec{\mathrm{e}}_z.
Le gradient de pression selon z est :
-\overrightarrow{\operatorname{grad}} p \cdot \vec{\mathrm{e}}_z = -\frac{\partial p}{\partial z}Le champ de pesanteur local est dirigé vers le centre de la Terre, soit à l'opposé de la verticale ascendante : \vec{g} = -g\,\vec{\mathrm{e}}_z, d'où :
\rho \vec{g} \cdot \vec{\mathrm{e}}_z = -\rho g- D'après l'énoncé (question 41), on néglige la composante verticale de la force de Coriolis : \vec{f}_{ic} \cdot \vec{\mathrm{e}}_z \approx 0.
En rassemblant ces termes, la projection de Navier-Stokes selon \vec{\mathrm{e}}_z conduit à l'équilibre hydrostatique vertical :
Puisque le fluide est considéré homogène et incompressible (\rho = \text{cste}) et que g est uniforme, l'intégration par rapport à la variable z s'écrit :
où p_2(x,y) est la constante d'intégration par rapport à z, dépendant a priori des coordonnées horizontales x et y.
La pression s'écrit donc bien sous la forme :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 43
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : équation de saint-venant, paramètre de coriolis
Dans la suite on considère que la pression est nulle à la surface du fluide. Montrer alors que
où et est un paramètre à déterminer.
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Écrire la condition aux limites p(x,y,z=h) = 0 pour déterminer p_2(x,y), calculer -\frac{1}{\rho}\vec{\nabla} p, et identifier f = 2\Omega\sin\lambda.
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- Exploiter la condition aux limites à la surface libre z = h(x,y) pour expliciter la fonction inconnue p_2(x,y) issue de la question précédente, puis en déduire le champ de pression p(x,y,z).
- Calculer le gradient horizontal de pression -\frac{1}{\rho}\overrightarrow{\operatorname{grad}} p.
- Exprimer le terme de Coriolis volumique \frac{\vec{f}_{ic}}{\rho} sous la forme vectorielle -\vec{f}\wedge\vec{v} et en déduire le paramètre f.
- Projeter l'équation de Navier-Stokes dans le plan horizontal pour obtenir l'équation demandée.
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Condition de pression nulle en surface z = h(x,y,t) donnant \vec{\nabla} p = \rho g\vec{\nabla} h et paramètre de Coriolis f = 2\Omega\sin\lambda.
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D'après la question Q42, la pression dans le fluide s'écrit sous la forme hydrostatique :
À la surface libre du fluide, en z = h(x,y), la pression est nulle (p(x,y,h(x,y)) = 0), d'où :
Le champ de pression dans la couche fluide s'exprime donc par :
Le gradient horizontal de pression (dans le plan xOy) vaut alors :
D'autre part, en négligeant la composante selon \vec{\mathrm{e}}_z de la force de Coriolis comme indiqué à la question Q41, la force de Coriolis volumique s'écrit :
Posons \vec{f} = f\vec{\mathrm{e}}_z. Calculons le produit vectoriel avec la vitesse \vec{v} = v_x\vec{\mathrm{e}}_x + v_y\vec{\mathrm{e}}_y :
En identifiant avec \frac{\vec{f}_{ic}}{\rho}, on constate que :
L'équation de Navier-Stokes (17) projetée sur le plan horizontal xOy (où \vec{g}\cdot\vec{\mathrm{e}}_{x,y} = 0) devient alors, après division par \rho :
En regroupant les termes à gauche, on obtient bien l'équation (18) :
avec :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 44
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
Notions : conservation de la masse, bilan macroscopique
Rappeler l'expression du vecteur densité de courant associé au transport de la masse. À l'aide d'un bilan local de masse sur une tranche de fluide d'épaisseur , déterminer l'équation de conservation associée à ce problème unidimensionnel.
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Exprimer le flux massique entrant et sortant à travers une tranche de hauteur h(x,t) et d'épaisseur \mathrm{d}x, puis écrire le bilan de masse en régime incompressible.
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- Rappeler l'expression locale générale du vecteur densité de courant volumique de masse associé à un champ de vitesse \vec{v} et une masse volumique \rho.
- Définir le système ouvert constitué par la tranche de fluide située entre x et x+\mathrm{d}x, de largeur quelconque \Delta y selon Oy, et s'étendant verticalement entre le fond z=0 et la surface libre z=h(x,t).
- Réaliser un bilan de masse entre t et t+\mathrm{d}t (ou exprimer le bilan de débit massique à travers les frontières) et simplifier par la masse volumique constante \rho.
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Bilan de masse sur une tranche verticale de fluide de hauteur h donnant l'équation de conservation 1D \partial h/\partial t + \partial(h v_x)/\partial x = 0.
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Le vecteur densité de courant volumique de masse (ou densité de flux de masse) est donné par :
Considérons une tranche de fluide comprise entre les plans d'abscisses x et x + \mathrm{d}x, de largeur \Delta y le long de la direction d'invariance Oy, et s'étendant sur toute la hauteur de fluide, de z = 0 à la surface libre z = h(x,t).
La masse m(t) de fluide contenue dans cette tranche à l'instant t s'exprime par :
Le fluide étant au repos selon Oy (v_y = 0) et invariant selon y, aucun flux de matière ne traverse les faces latérales normales à Oy. De même, la vitesse verticale v_z étant négligée, aucun échange de masse ne s'effectue par le fond (z=0) ni par la surface libre (z=h).
Le bilan de masse sur l'intervalle de temps \mathrm{d}t s'écrit donc en fonction des débits massiques entrants et sortants :
À travers la section d'entrée S(x,t) = h(x,t)\,\Delta y, le débit massique s'écrit :
À travers la section de sortie à l'abscisse x + \mathrm{d}x :
Le bilan différentiel s'écrit alors :
Puisque la masse volumique \rho est constante et uniforme et que \Delta y \neq 0, on simplifie par \rho \, \Delta y \, \mathrm{d}x pour obtenir l'équation de conservation :
Résultat
Question 45
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : équation de continuité, débit volumique
Généraliser sans justifier cette équation dans le cas d'un écoulement quelconque bidimensionnel sous la forme
où est un champ de vecteurs à déterminer.
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Remplacer la dérivée spatiale 1D par la divergence bidimensionnelle du vecteur débit volumique linéique \vec{J} = h\vec{v}.
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Généralisation bidimensionnelle directe avec le vecteur débit surfacique \vec{J} = h\vec{v} = h(v_x\vec{e}_x + v_y\vec{e}_y).
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D'après le résultat de la question précédente (Q44), l'équation de conservation unidimensionnelle s'écrit :
Dans le cas d'un écoulement horizontal bidimensionnel de vitesse \vec{v} = v_x(x,y)\,\vec{\mathrm{e}}_x + v_y(x,y)\,\vec{\mathrm{e}}_y, l'opérateur \frac{\partial}{\partial x}(hv) se généralise naturellement en l'opérateur divergence bidimensionnelle appliqué au flux volumique surfacique intégré sur la hauteur :
L'équation prend bien la forme demandée \dfrac{\partial h}{\partial t} + \operatorname{div}\vec{J} = 0, avec :
Résultat
5.2 · Ondes de Rossby
Question 46
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : linéarisation, équation de saint-venant
Linéariser les équations (18) et (19). Celles-ci feront intervenir , , , et .
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Poser h = H + \eta, éliminer les termes d'ordre 2 en (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v} et \eta\vec{v}, et conserver les termes d'ordre 1.
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- Exprimer les grandeurs dépendantes sous la forme d'un état de base constant au repos (h_0 = H, \vec{v}_0 = \vec{0}) plus une petite perturbation d'ordre 1 (\eta(x,y,t) et \vec{v}(x,y,t)).
- Réécrire chaque terme des équations (18) et (19) en négligeant les termes non linéaires d'ordre 2 ou supérieur : (\vec{v}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}})\vec{v} et \eta\vec{v}.
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Linéarisation pour h = H + \eta (\eta \ll H) : \partial_t \vec{v} + \vec{f}\wedge\vec{v} = -g\vec{\nabla}\eta et \partial_t \eta + H\operatorname{div}\vec{v} = 0.
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L'état d'équilibre non perturbé correspond à un fluide au repos (\vec{v}_0 = \vec{0}) avec une épaisseur uniforme H = \text{cste}. Au passage d'une onde de faible amplitude, on pose :
la vitesse \vec{v} étant elle-même une grandeur du premier ordre de perturbation.
Linéarisation de l'équation du mouvement (18) :
Le gradient spatial de la hauteur de fluide vaut :
\overrightarrow{\operatorname{grad}} h = \overrightarrow{\operatorname{grad}}(H + \eta) = \overrightarrow{\operatorname{grad}}\etapuisque H est constant dans l'espace.
Le terme convectif (\vec{v}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}})\vec{v} est du second ordre en vitesse (\mathcal{O}(v^2)) ; il est donc négligeable devant le terme d'accélération locale \frac{\partial \vec{v}}{\partial t}. L'équation (18) linéarisée s'écrit alors :
\boxed{\frac{\partial \vec{v}}{\partial t} + \vec{f} \wedge \vec{v} = -g\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\eta}Linéarisation de l'équation de conservation (19) :
D'après la question précédente, le vecteur flux de hauteur est \vec{J} = h\vec{v} = (H + \eta)\vec{v} = H\vec{v} + \eta\vec{v}.
Le terme \eta\vec{v} est un produit de deux perturbations du premier ordre, donc d'ordre 2 (\mathcal{O}(\eta v)). Au premier ordre, on a donc simplement \vec{J} \approx H\vec{v}.
Comme H est indépendant du temps et des coordonnées spatiales, il vient :
\frac{\partial h}{\partial t} = \frac{\partial \eta}{\partial t} \quad \text{et} \quad \operatorname{div}\vec{J} \approx \operatorname{div}(H\vec{v}) = H\,\operatorname{div}\vec{v}L'équation (19) linéarisée devient ainsi :
\boxed{\frac{\partial \eta}{\partial t} + H\,\operatorname{div}\vec{v} = 0}
Résultat
Question 47
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : équation de d'alembert, onde de surface, célérité
En l'absence de la force de Coriolis, déterminer l'équation vérifiée par . On notera une quantité homogène à une vitesse caractéristique, et on donnera son expression. Comment s'appelle cette équation ?
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Prendre la divergence de l'équation de la vitesse et la dérivée temporelle de l'équation de continuité pour obtenir l'équation de d'Alembert avec c = \sqrt{gH}.
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- Poser \vec{f} = \vec{0} dans le système d'équations linéarisées établi à la question précédente.
- Éliminer le champ de vitesse \vec{v} en dérivant l'équation de continuité par rapport au temps et en lui injectant l'accélération tirée de l'équation d'Euler.
- Identifier la vitesse de propagation c et nommer l'équation d'onde obtenue.
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Élimination de \vec{v} pour obtenir l'équation de d'Alembert \partial^2\eta/\partial t^2 - c^2\Delta\eta = 0 avec la célérité en eau peu profonde c = \sqrt{gH}.
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D'après la question Q46, les équations linéarisées s'écrivent :
En l'absence de force de Coriolis (\vec{f} = \vec{0}), ces relations deviennent :
Dérivons l'équation (2) par rapport au temps :
En injectant l'expression de \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} donnée par l'équation (1), on obtient :
Or, \operatorname{div}(\overrightarrow{\operatorname{grad}}\eta) = \Delta \eta = \frac{\partial^2 \eta}{\partial x^2} + \frac{\partial^2 \eta}{\partial y^2} représente le laplacien scalaire bidimensionnel. L'équation se met sous la forme :
avec une vitesse caractéristique de propagation :
Cette équation est l'équation de d'Alembert (ou équation des ondes bidimensionnelle).
Résultat
Question 48
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Notions : relation de dispersion, onde non dispersive, célérité
Toujours en l'absence de force de Coriolis, exprimer et représenter graphiquement la relation de dispersion associée. Que dire de la propagation d'une perturbation ?
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Injecter une onde plane dans l'équation de d'Alembert pour trouver \omega = ck et discuter l'absence de dispersion.
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- Rechercher des solutions sous forme d'ondes planes progressives harmoniques (OPPH) dans l'équation de d'Alembert établie à la question Q47 pour en déduire la relation de dispersion \omega(k).
- Tracer la courbe \omega(k) en fonction de k = \|\vec{k}\|.
- Calculer la vitesse de phase et la vitesse de groupe pour caractériser la dispersion et la déformation éventuelle d'un paquet d'ondes lors de sa propagation.
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Relation \omega = ck linéaire : milieu non dispersif, les ondes de gravité se propagent à la célérité constante c sans déformation.
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D'après la question Q47, la hauteur de perturbation \eta(x, y, t) vérifie l'équation de d'Alembert bidimensionnelle :
Cherchons une solution sous forme d'onde plane progressive harmonique (OPPH) :
avec \vec{r} = x\vec{\mathrm{e}}_x + y\vec{\mathrm{e}}_y, \vec{k} = k_x\vec{\mathrm{e}}_x + k_y\vec{\mathrm{e}}_y et k = \|\vec{k}\| = \sqrt{k_x^2 + k_y^2}.
En injectant cette forme dans l'équation d'onde, on obtient :
Avec la convention usuelle d'une pulsation positive \omega \geq 0 (le sens de propagation étant fixé par l'orientation de \vec{k}), on obtient la relation de dispersion :
Pour une perturbation quelconque :
- La vitesse de phase vaut v_\varphi = \frac{\omega}{k} = c.
- La vitesse de groupe vaut v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = c.
On a ainsi v_\varphi = v_g = c = \sqrt{gH}, valeurs strictement indépendantes du vecteur d'onde \vec{k} et de la pulsation \omega.
Le milieu est donc non dispersif et isotrope : toute perturbation de la surface libre se propage à la célérité constante c = \sqrt{gH} sans distorsion ni étalement au cours du temps.
Résultat
Question 49
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Notions : adimensionnement, équation de saint-venant
En présence de la force de Coriolis, les équations régissant ce problème deviennent couplées. On pose , pour et . Écrire les équations trouvées à la question 46 avec ces nouvelles variables.
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Substituer les variables sans dimension \tilde{\eta}, \tilde{v}_x, \tilde{v}_y et f' dans les équations linéarisées.
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- Rappeler les équations linéarisées du mouvement et de conservation de la masse obtenues à la question 46, en explicitant le terme de Coriolis \vec{f} \wedge \vec{v} et en projetant l'équation vectorielle sur les axes Ox et Oy.
- Substituer les variables adimensionnées ou réduites \tilde{\eta} = \eta/H, \tilde{v}_x = v_x/c, \tilde{v}_y = v_y/c et le paramètre f' = f/c, en exploitant la relation c^2 = gH établie à la question 47.
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Réécriture adimensionnée du système couplé faisant intervenir les variables réduites \tilde{\eta}, \tilde{v}_i et le paramètre f' = f/c.
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D'après la question 46, les équations linéarisées du système s'écrivent :
Avec \vec{f} = f\,\vec{\mathrm{e}}_z et \vec{v} = v_x\,\vec{\mathrm{e}}_x + v_y\,\vec{\mathrm{e}}_y, le produit vectoriel s'explicite selon :
En projetant sur la base (\vec{\mathrm{e}}_x, \vec{\mathrm{e}}_y), l'équation du mouvement et l'équation de conservation de la masse fournissent le système de trois équations scalaires :
Injectons les nouvelles variables :
et utilisons la célérité c = \sqrt{gH} (d'où gH = c^2) :
Pour l'équation de conservation de la masse :
H\,\frac{\partial \tilde{\eta}}{\partial t} + H c \left(\frac{\partial \tilde{v}_x}{\partial x} + \frac{\partial \tilde{v}_y}{\partial y}\right) = 0 \implies \frac{\partial \tilde{\eta}}{\partial t} + c\left(\frac{\partial \tilde{v}_x}{\partial x} + \frac{\partial \tilde{v}_y}{\partial y}\right) = 0Pour la composante selon Ox de l'équation du mouvement, en divisant par c :
c\,\frac{\partial \tilde{v}_x}{\partial t} - (cf')(c\tilde{v}_y) = -gH\,\frac{\partial \tilde{\eta}}{\partial x} = -c^2\,\frac{\partial \tilde{\eta}}{\partial x} \implies \frac{\partial \tilde{v}_x}{\partial t} - c f' \tilde{v}_y = -c\,\frac{\partial \tilde{\eta}}{\partial x}De même pour la composante selon Oy :
c\,\frac{\partial \tilde{v}_y}{\partial t} + (cf')(c\tilde{v}_x) = -gH\,\frac{\partial \tilde{\eta}}{\partial y} = -c^2\,\frac{\partial \tilde{\eta}}{\partial y} \implies \frac{\partial \tilde{v}_y}{\partial t} + c f' \tilde{v}_x = -c\,\frac{\partial \tilde{\eta}}{\partial y}
Le système couplé s'écrit donc sous la forme :
Résultat
Question 50
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : onde plane progressive harmonique, problème aux valeurs propres
On s'intéresse à des solutions en ondes planes progressives harmoniques dont on écrit la représentation complexe et de même pour et . Montrer que le problème peut s'écrire de façon matricielle :
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Remplacer les dérivées temporelles et spatiales par -i\omega, ik_x et ik_y, puis réordonner le système linéaire sous forme d'un problème aux valeurs propres pour le vecteur (\tilde{\eta}_0, \tilde{v}_{x,0}, \tilde{v}_{y,0})^T.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler le système d'équations différentielles régissant (\tilde{\eta}, \tilde{v}_x, \tilde{v}_y) établi à la question précédente.
- Exprimer l'action des opérateurs différentiels temporels et spatiaux en notation complexe pour une onde plane progressive harmonique.
- Regrouper les trois équations algébriques obtenues sous la forme d'un problème aux valeurs propres pour la pulsation \omega.
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Injection de la forme OPPH \exp(i(\vec{k}\cdot\vec{r} - \omega t)) et mise sous forme matricielle d'un problème aux valeurs propres M\vec{X} = \omega\vec{X}.
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D'après la question précédente (Q49), les variables sans dimension (\tilde{\eta}, \tilde{v}_x, \tilde{v}_y) vérifient le système couplé :
Pour des solutions sous forme d'ondes planes progressives harmoniques proportionnelles à \mathrm{e}^{i(k_x x + k_y y - \omega t)}, les dérivées partielles se traduisent par les correspondances usuelles :
En injectant ces formes complexes dans les équations (1), (2) et (3) et en simplifiant par le terme de phase \mathrm{e}^{i(k_x x + k_y y - \omega t)}, on obtient :
Pour l'équation de continuité (1) :
-i\omega \tilde{\eta}_0 + c\left(i k_x \tilde{v}_{x,0} + i k_y \tilde{v}_{y,0}\right) = 0 \iff c k_x \tilde{v}_{x,0} + c k_y \tilde{v}_{y,0} = \omega \tilde{\eta}_0Pour la composante selon \vec{\mathrm{e}}_x (2) :
-i\omega \tilde{v}_{x,0} - c f' \tilde{v}_{y,0} = -c(i k_x \tilde{\eta}_0)En divisant par -i (soit en multipliant par i) :
\omega \tilde{v}_{x,0} - i c f' \tilde{v}_{y,0} = c k_x \tilde{\eta}_0 \iff c k_x \tilde{\eta}_0 + i c f' \tilde{v}_{y,0} = \omega \tilde{v}_{x,0}Pour la composante selon \vec{\mathrm{e}}_y (3) :
-i\omega \tilde{v}_{y,0} + c f' \tilde{v}_{x,0} = -c(i k_y \tilde{\eta}_0)En divisant par -i :
\omega \tilde{v}_{y,0} + i c f' \tilde{v}_{x,0} = c k_y \tilde{\eta}_0 \iff c k_y \tilde{\eta}_0 - i c f' \tilde{v}_{x,0} = \omega \tilde{v}_{y,0}
Ce système linéaire de trois équations se met directement sous forme matricielle :
Ce qui correspond exactement à l'équation aux valeurs propres recherchée :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 51
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Notions : relation de dispersion, onde de poincaré, déterminant séculaire
En déduire les relations de dispersion vérifiées par . On les notera , , de telle sorte que si .
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Calculer le polynôme caractéristique de la matrice 3\times 3 hermitienne M par développement selon la première ligne.
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- Les pulsations \omega admissibles sont les valeurs propres de la matrice M(k_x, k_y, f') établie à la question précédente.
- On écrit le polynôme caractéristique \det(M - \omega I_3) = 0 et on calcule le déterminant à l'aide du développement par ligne rappelé dans le formulaire.
- On ordonne les trois racines réelles obtenues selon la convention \omega_1 < \omega_2 < \omega_3.
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Annulation du déterminant séculaire fournissant trois branches : le mode géostrophique stationnaire \omega_2 = 0 et deux ondes de gravité-inertie \omega_{1,3} = \mp\sqrt{c^2k^2 + f^2}.
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L'équation aux valeurs propres M X_0 = \omega X_0 admet des solutions non triviales si et seulement si :
avec
En développant ce déterminant suivant la première ligne conformément au formulaire :
Calculons séparément chacun des trois mineurs d'ordre 2 :
En réinjectant ces expressions :
En posant k = \|\vec{k}\| = \sqrt{k_x^2 + k_y^2}, et en remarquant que c f' = f, on a :
L'équation caractéristique s'écrit donc :
Pour c^2 k^2 + f^2 > 0, cette équation admet trois racines réelles distinctes que l'on range dans l'ordre croissant :
Résultat
Question 52
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Notions : relation de dispersion, gap spectral, dispersion
Représenter graphiquement les en fonction de . Mettre en relation ce résultat avec celui de la question 48. Commenter.
Voir l'indiceIndice
Tracer les trois branches : le mode stationnaire \omega_2 = 0 (équilibre géostrophique) et les deux branches hyperboliques dispersives \pm\sqrt{c^2k^2+f^2} présentant un gap de fréquence.
Voir la stratégieStratégie
- Tracer les trois branches de dispersion \omega_j(k) avec k = \|\vec{k}\| obtenues à la question Q51 : deux branches hyperboliques symétriques (\omega_1 et \omega_3) et une droite horizontale (\omega_2 = 0).
- Comparer ce graphe au cas sans rotation de la question Q48 (f=0), pour lequel les branches se réduisent aux droites \omega = \pm c k.
- Commenter la dispersion introduite par la force de Coriolis : existence d'une pulsation de coupure (gap spectral), comportement dispersif et limite des courtes longueurs d'onde.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé des trois branches : apparition d'un gap fréquentiel [-f, f], milieu rendu dispersif par la rotation terrestre (v_g \neq v_\varphi).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q51, en posant k = \|\vec{k}\|, les trois pulsations propres s'écrivent :
Mise en relation avec la question Q48 :
- En l'absence de force de Coriolis (f = 0), les branches \omega_1(k) et \omega_3(k) s'identifient aux droites asymptotes \omega = \pm c k établies à la question Q48. Le milieu est alors rigoureusement non dispersif : la vitesse de phase v_\varphi = \frac{\omega}{k} = c et la vitesse de groupe v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = c sont constantes et égales.
- Pour k \gg |f|/c (longueurs d'onde petites devant le rayon de déformation de Rossby R_D = c/|f|), \omega_3(k) \approx c k : la force de Coriolis devient négligeable devant les forces de pression et de gravité, et on retrouve asymptotiquement le comportement non dispersif de la question Q48.
Commentaires :
Dispersion : La présence de rotation (f \neq 0) rend le milieu dispersif. En effet :
v_\varphi(k) = \frac{\omega}{k} = \sqrt{c^2 + \frac{f^2}{k^2}} > c \quad \text{et} \quad v_g(k) = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = \frac{c^2 k}{\sqrt{c^2 k^2 + f^2}} = \frac{c^2}{v_\varphi} < c.Un paquet d'ondes s'étale donc au cours de sa propagation.
- Coupure fréquentielle (ondes de Poincaré) : Il apparaît une bande de fréquences interdites : aucune onde progressive ne peut exister pour 0 < |\omega| < |f|. À k \to 0, la pulsation tend vers |f| : le fluide effectue des oscillations purement inertielles.
- Mode stationnaire (\omega_2 = 0) : Cette branche sans propagation temporelle correspond à l'équilibre géostrophique, dans lequel le gradient de pression équilibre exactement la force de Coriolis (\vec{f} \wedge \vec{v} = -g\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\eta).
5.3 · Ondes de Yanaï et Kelvin
Question 53
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : coordonnée sphérique, repère
Représenter sur la sphère de rayon et de centre la définition de . On précisera les axes de la figure.
Voir l'indiceIndice
Dessiner une sphère de rayon K avec pour axes cartésiens (k_x, k_y, f'), l'angle polaire \theta par rapport à l'axe f' et l'angle azimutal \varphi dans le plan (k_x, k_y).
Voir la réponse courteRéponse courte
Schéma d'une sphère précisant les axes, la colatitude \theta \in [0, \pi] et l'angle azimutal \varphi \in [0, 2\pi[.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les relations données par l'énoncé :
avec k = \sqrt{k_x^2 + k_y^2} et K = \sqrt{k_x^2 + k_y^2 + (f')^2}.
Les paramètres (K, \theta, \varphi) constituent les coordonnées sphériques usuelles dans l'espace tridimensionnel des paramètres (k_x, k_y, f') :
- la troisième coordonnée f' joue le rôle de l'axe polaire vertical (Oz) ;
- le plan (k_x O k_y) forme le plan équatorial ;
- K est le rayon de la sphère \mathcal{S}_K de centre O ;
- \theta \in [0, \pi] est la colatitude (angle zénithal), mesurée entre l'axe vertical ascendant Of' et le rayon vecteur \vec{OM} ;
- \varphi \in [0, 2\pi[ est l'azimut (longitude), mesuré dans le plan équatorial (k_x O k_y) depuis le demi-axe positif Ok_x jusqu'au projeté orthogonal H du point M dans ce plan.
On représente ci-dessous la sphère \mathcal{S}_K munie de ses axes et de ces deux angles :
Question 54
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : singularité géométrique, transformation de jauge
Sur la sphère , on appelle pôle nord le point () et pôle sud le point (). Montrer que ces pôles sont les seuls points de où n'est pas défini de façon unique. Puis montrer que admet une unique valeur au pôle nord.
Voir l'indiceIndice
Examiner l'indétermination de l'angle \varphi aux pôles et vérifier que le facteur de jauge \mathrm{e}^{-i\varphi} compense la dépendance angulaire en \theta=0.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler que les coordonnées sphériques (\theta, \varphi) paramètrent de façon bijective la sphère \mathcal{S}_K privée de ses pôles.
- Exprimer \vec{\Psi}_3 en fonction de \theta et des exponentielles complexes \mathrm{e}^{\pm i\varphi} pour isoler la dépendance en \varphi.
- Analyser le comportement de \vec{\Psi}_3 aux pôles nord (\theta=0) et sud (\theta=\pi), où \varphi est indéterminé, et en déduire que la valeur dépend de la direction d'approche.
- Former \vec{\Psi}_N = \mathrm{e}^{-i\varphi}\vec{\Psi}_3 et calculer sa limite lorsque \theta \to 0 pour montrer qu'elle est indépendante de \varphi.
Voir la réponse courteRéponse courte
Indétermination de l'angle azimutal \varphi aux pôles ; le facteur de jauge e^{-i\varphi} compense la dépendance angulaire et rend \vec{\Psi}_N univoque au pôle nord.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Sur la sphère \mathcal{S}_K de rayon K, les coordonnées cartésiennes de l'espace des paramètres sont (k_x, k_y, f') (la troisième coordonnée le long de l'axe polaire est f', parfois notée k_z par analogie).
Unicité de \vec{\Psi}_3 hors des pôles : Pour tout point distinct des deux pôles, on a k = \sqrt{k_x^2 + k_y^2} \neq 0, donc \sin\theta = k/K \in ]0, 1]. L'angle polaire \theta \in ]0, \pi[ est défini de façon unique par \cos\theta = f'/K, et l'angle azimutal \varphi \in [0, 2\pi[ est défini de façon unique par :
Les trois composantes du vecteur propre \vec{\Psi}_3 donné par l'équation (21) :
sont des fonctions continues et 2\pi-périodiques en \varphi, univoques pour chaque couple (\theta, \varphi). Ainsi, en tout point de \mathcal{S}_K hors des pôles, le vecteur \vec{\Psi}_3 est défini de façon unique.
Comportement aux pôles : Aux deux pôles, k_x = k_y = 0, donc k = 0 et l'angle azimutal \varphi n'est pas défini (il peut prendre n'importe quelle valeur de [0, 2\pi[ selon la direction d'approche).
Au pôle nord (f' = K, c'est-à-dire \theta = 0) : \sin\theta = 0 et \cos\theta = 1. L'expression de \vec{\Psi}_3 devient :
\vec{\Psi}_3(\theta = 0, \varphi) = \frac{1}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} 0 \\ \cos\varphi + i\sin\varphi \\ \sin\varphi - i\cos\varphi \end{pmatrix} = \frac{1}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} 0 \\ \mathrm{e}^{i\varphi} \\ -i\,\mathrm{e}^{i\varphi} \end{pmatrix} = \frac{\mathrm{e}^{i\varphi}}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} 0 \\ 1 \\ -i \end{pmatrix}Ce vecteur dépend explicitement de l'angle \varphi : il n'a donc pas de valeur unique au pôle nord.
Au pôle sud (f' = -K, c'est-à-dire \theta = \pi) : \sin\theta = 0 et \cos\theta = -1. L'expression de \vec{\Psi}_3 devient :
\vec{\Psi}_3(\theta = \pi, \varphi) = \frac{1}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} 0 \\ \cos\varphi - i\sin\varphi \\ \sin\varphi + i\cos\varphi \end{pmatrix} = \frac{1}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} 0 \\ \mathrm{e}^{-i\varphi} \\ i\,\mathrm{e}^{-i\varphi} \end{pmatrix} = \frac{\mathrm{e}^{-i\varphi}}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} 0 \\ 1 \\ i \end{pmatrix}Ce vecteur dépend également de l'angle \varphi : il n'a pas non plus de valeur unique au pôle sud.
Par conséquent, le pôle nord et le pôle sud sont bien les seuls points de \mathcal{S}_K où \vec{\Psi}_3 n'est pas défini de manière univoque.
Régularité de \vec{\Psi}_N au pôle nord : On définit \vec{\Psi}_N = \mathrm{e}^{-i\varphi} \vec{\Psi}_3. Au voisinage de \theta = 0, on a :
En utilisant les identités :
le vecteur \vec{\Psi}_N s'écrit :
Lorsque \theta \to 0 (pôle nord), on a \sin\theta \to 0, \cos^2(\theta/2) \to 1 et \sin^2(\theta/2) \to 0. Tous les termes dépendant de \varphi s'annulent :
Cette valeur est strictement indépendante de \varphi, donc \vec{\Psi}_N admet une unique valeur au pôle nord.
Résultat
Question 55
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Notions : transformation de jauge, vecteur propre
Proposer un choix de vecteur qui conviendrait pour le pôle sud.
Voir l'indiceIndice
Multiplier \vec{\Psi}_3 par un facteur de phase régularisant en \theta = \pi, à savoir \mathrm{e}^{+i\varphi}.
Voir la stratégieStratégie
- Évaluer la limite du vecteur propre \vec{\Psi}_3 lorsque \theta \to \pi (au pôle sud).
- Identifier la dépendance en phase vis-à-vis de l'angle azimutal indéterminé \varphi.
- Proposer un changement de jauge (multiplication par une phase globale judicieusement choisie) qui neutralise cette dépendance en \varphi au voisinage de \theta = \pi.
Voir la réponse courteRéponse courte
Choix du facteur de jauge opposé \vec{\Psi}_S = e^{i\varphi}\vec{\Psi}_3 pour régulariser le vecteur propre au pôle sud.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Au pôle sud de la sphère \mathcal{S}_K, on a \theta = \pi, ce qui donne \sin\pi = 0 et \cos\pi = -1. Étudions la limite de l'expression de \vec{\Psi}_3 donnée par l'équation (21) lorsque \theta \to \pi :
L'indétermination de \vec{\Psi}_3 au pôle sud est donc entièrement portée par le facteur de phase \mathrm{e}^{-i\varphi}, l'angle azimutal \varphi n'étant pas défini au pôle.
Pour compenser ce facteur de phase et rendre le vecteur propre régulier et univoque au pôle sud, il suffit de multiplier \vec{\Psi}_3 par \mathrm{e}^{i\varphi}. On propose donc le vecteur :
Vérifions qu'au pôle sud :
Cette valeur limite est strictement indépendante de \varphi, ce qui assure que \vec{\Psi}_S est continu et défini de manière unique au pôle sud. De plus, \vec{\Psi}_S diffère de \vec{\Psi}_3 uniquement par un facteur de phase global, il reste donc vecteur propre de la matrice M pour la même valeur propre \omega_3, et demeure normé à l'unité.
Résultat
Question 56
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
Notions : connexion de berry, transformation de jauge
On définit le vecteur (resp. ) associé au vecteur propre (resp. ), par
Exprimer et en fonction de . En déduire une expression simple de .
Voir l'indiceIndice
Calculer la dérivée par rapport à \varphi de \vec{\Psi}_N = \mathrm{e}^{-i\varphi}\vec{\Psi}_3, puis effectuer le produit scalaire pour obtenir \vec{\mathcal{A}}_N - \vec{\mathcal{A}}_S = -\frac{2}{K\sin\theta}\vec{\mathrm{e}}_\varphi.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les dérivées par rapport à \varphi des vecteurs propres régularisés \vec{\Psi}_N = \mathrm{e}^{-i\varphi}\vec{\Psi}_3 et \vec{\Psi}_S = \mathrm{e}^{i\varphi}\vec{\Psi}_3 en utilisant la règle de dérivation d'un produit.
- Utiliser la normalisation \|\vec{\Psi}_3\|^2 = \vec{\Psi}_3^\star \cdot \vec{\Psi}_3 = 1 pour exprimer les produits scalaires hermitiens intervenant dans \vec{\mathcal{A}}_N et \vec{\mathcal{A}}_S en fonction de \vec{\Psi}_3 et de sa dérivée.
- En déduire la différence \vec{\mathcal{A}}_N - \vec{\mathcal{A}}_S, puis calculer explicitement \vec{\Psi}_3^\star \cdot \frac{\partial \vec{\Psi}_3}{\partial \varphi} pour donner les formes complètes de ces potentiels.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul des potentiels de Berry sur chaque hémisphère et obtention de la différence \vec{\mathcal{A}}_N - \vec{\mathcal{A}}_S = -\frac{2}{K\sin\theta}\vec{e}_\varphi.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions Q54 et Q55, les vecteurs réguliers aux pôles nord et sud s'écrivent :
Le vecteur propre \vec{\Psi}_3 donné par l'équation (21) est normé :
Dérivons \vec{\Psi}_N par rapport à \varphi :
Comme \vec{\Psi}_N^\star = \mathrm{e}^{i\varphi}\,\vec{\Psi}_3^\star, le produit hermitien vaut :
En injectant ce résultat dans la relation (23), on obtient l'expression de \vec{\mathcal{A}}_N en fonction de \vec{\Psi}_3 :
De la même manière pour l'hémisphère sud :
ce qui conduit à :
Par soustraction membre à membre, le terme en \vec{\Psi}_3^\star \cdot \frac{\partial \vec{\Psi}_3}{\partial \varphi} s'élimine exactement :
Comme -i(-2i) = 2i^2 = -2, on en déduit l'expression simple :
Calcul direct complémentaire On peut évaluer explicitement \vec{\Psi}_3^\star \cdot \frac{\partial \vec{\Psi}_3}{\partial \varphi}. Avec :
le produit scalaire donne, après simplification trigonométrique :
On retrouve ainsi les expressions explicites analogues aux potentiels de Dirac de la question Q38 :
Résultat
Question 57
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : rotationnel, invariance de jauge, courbure de berry
Montrer que . On notera ce vecteur commun.
Voir l'indiceIndice
Constater que la différence \vec{\mathcal{A}}_N - \vec{\mathcal{A}}_S est un gradient en coordonnées sphériques (proportionnel à \vec{\nabla}\varphi), de rotationnel strictement nul.
Voir la stratégieStratégie
Pour montrer que \vec{\operatorname{rot}}\vec{\mathcal{A}}_N = \vec{\operatorname{rot}}\vec{\mathcal{A}}_S, deux méthodes complémentaires et directes s'offrent à nous :
- Calculer le rotationnel de la différence \vec{\mathcal{A}}_N - \vec{\mathcal{A}}_S obtenue à la question Q56 en utilisant le formulaire de l'énoncé pour montrer qu'il est nul (ou remarquer qu'il s'agit d'un gradient).
- Calculer explicitement l'expression du vecteur commun \vec{\mathcal{B}} = \vec{\operatorname{rot}}\vec{\mathcal{A}}_N en coordonnées sphériques (K, \theta, \varphi), ce qui sera indispensable pour les questions suivantes.
Voir la réponse courteRéponse courte
La différence dérive d'un gradient azimuthal de rotationnel nul, garantissant l'unicité de la courbure \vec{\mathcal{B}} = \vec{\operatorname{rot}}\vec{\mathcal{A}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q56, la différence entre les deux connexions s'écrit :
Calculons le rotationnel de cette différence en utilisant la formule fournie dans l'énoncé en coordonnées sphériques (K, \theta, \varphi) pour un vecteur \vec{D} = D_\varphi\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi avec D_K = D_\theta = 0 :
Pour \vec{D} = \vec{\mathcal{A}}_N - \vec{\mathcal{A}}_S, on a D_\varphi = -\dfrac{2}{K\sin\theta} :
La quantité \sin\theta\,D_\varphi = -\dfrac{2}{K} est indépendante de \theta, d'où :
\frac{\partial}{\partial\theta}(\sin\theta\,D_\varphi) = 0La quantité K D_\varphi = -\dfrac{2}{\sin\theta} est indépendante de K, d'où :
\frac{\partial}{\partial K}(K D_\varphi) = 0
Toutes les composantes sont nulles, donc :
Calculons à présent explicitement ce champ \vec{\mathcal{B}} à partir de l'expression de \vec{\mathcal{A}}_N = \mathcal{A}_{N,\varphi}\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi avec :
Composante selon \vec{\mathrm{e}}_\theta :
K\mathcal{A}_{N,\varphi} = -\frac{1 - \cos\theta}{\sin\theta} \quad \Longrightarrow \quad \frac{\partial}{\partial K}(K\mathcal{A}_{N,\varphi}) = 0Composante selon \vec{\mathrm{e}}_K :
\sin\theta\,\mathcal{A}_{N,\varphi} = -\frac{1 - \cos\theta}{K} \quad \Longrightarrow \quad \frac{\partial}{\partial\theta}(\sin\theta\,\mathcal{A}_{N,\varphi}) = -\frac{\sin\theta}{K}On en déduit :
\mathcal{B}_K = \frac{1}{K\sin\theta}\left(-\frac{\sin\theta}{K}\right) = -\frac{1}{K^2}
On obtient ainsi l'expression du champ commun :
Résultat
Question 58
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : nombre de chern, théorème de stokes, invariant topologique
Calculer cette grandeur, en utilisant une méthode similaire à celle utilisée dans la partie 4. Que peut-on en déduire ?
Voir l'indiceIndice
Décomposer l'intégrale de flux sur les deux hémisphères en appliquant Stokes le long de l'équateur avec \vec{\mathcal{A}}_N et \vec{\mathcal{A}}_S, et obtenir le nombre de Chern entier \mathcal{C} = 2.
Voir la stratégieStratégie
- Décomposer la sphère fermée \mathcal{S}_K en deux hémisphères \mathcal{S}_N (\theta \in [0, \pi/2]) et \mathcal{S}_S (\theta \in [\pi/2, \pi]), sur chacun desquels on applique le théorème de Stokes avec le potentiel régulier idoine (\vec{\mathcal{A}}_N ou \vec{\mathcal{A}}_S).
- Exprimer le flux total comme la circulation de la différence (\vec{\mathcal{A}}_N - \vec{\mathcal{A}}_S) le long de l'équateur \mathcal{C}_{\text{eq}} (analogue aux questions Q39 et Q40 de la partie 4).
- Calculer l'entier \mathcal{C} et interpréter sa valeur numérique au regard de la physique des ondes équatoriales présentée dans le texte.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du flux de \vec{\mathcal{B}} via la circulation sur l'équateur, fournissant un entier topologique non nul (nombre de Chern C = \pm 2).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Décomposons la surface fermée \mathcal{S}_K en l'hémisphère nord \mathcal{S}_N et l'hémisphère sud \mathcal{S}_S, tous deux orientés selon la normale sortante \vec{\mathrm{e}}_K :
Sur \mathcal{S}_N, \vec{\mathcal{B}} = \vec{\operatorname{rot}}\vec{\mathcal{A}}_N. D'après le théorème de Stokes, le flux s'exprime comme la circulation de \vec{\mathcal{A}}_N le long du bord de l'hémisphère nord, c'est-à-dire l'équateur \mathcal{C}_{\text{eq}} orienté dans le sens direct selon le vecteur unitaire \vec{\mathrm{e}}_\varphi :
Sur \mathcal{S}_S, \vec{\mathcal{B}} = \vec{\operatorname{rot}}\vec{\mathcal{A}}_S. La règle de la main droite associée à la normale sortante \vec{\mathrm{e}}_K confère au bord orienté de l'hémisphère sud le sens opposé -\mathcal{C}_{\text{eq}} :
Par sommation, le flux total devient :
D'après la question Q56, la différence entre les deux connexions s'écrit :
À l'équateur (\theta = \pi/2), \sin\theta = 1, et le déplacement élémentaire est \mathrm{d}\vec{\ell} = K\,\mathrm{d}\varphi\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi. La circulation s'intègre immédiatement pour \varphi \in [0, 2\pi] :
On en déduit la valeur du nombre de Chern \mathcal{C} défini par l'équation (24) :
Déduction physique :
D'après l'énoncé, l'entier \mathcal{C} est égal au nombre d'ondes différentes susceptibles de se propager spécifiquement au voisinage de l'équateur terrestre. On en déduit qu'il existe exactement 2 modes d'ondes équatoriales, ce qui justifie théoriquement l'existence des ondes de Yanaï et de Kelvin évoquées dans le préambule de la section 5.3.
Résultat
Question 59
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
Notions : analogie formelle, monopole de dirac, invariant topologique
Cette situation est analogue à celle du monopole magnétique. Dresser un tableau explicitant les quantités correspondantes dans les deux problèmes.
Voir l'indiceIndice
Remplir le tableau en mettant en correspondance l'espace physique du monopole de Dirac et l'espace des paramètres des ondes géophysiques (charge magnétique, potentiel vecteur, courbure et invariant topologique).
Voir la stratégieStratégie
Pour mettre en évidence la correspondance entre l'électrodynamique d'un monopole magnétique (partie 4) et la topologie des ondes atmosphériques (partie 5), on procède en comparant systématiquement :
- La nature de l'espace de configuration et son repérage polaire ;
- La nature et la localisation de la singularité centrale ;
- Le champ de jauge (potentiel-vecteur) et sa transformation à l'équateur ;
- Le champ géométrique dérivé (courbure) et son flux intégral (charge topologique).
Voir la réponse courteRéponse courte
Tableau reliant potentiel vecteur et connexion de Berry, champ magnétique et courbure de Berry, quantification de Dirac et nombre de Chern.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans les deux problèmes, l'impossibilité de définir globalement un potentiel-vecteur régulier sur une surface sphérique fermée entourant une singularité conduit à une partition en deux hémisphères (recouvrement par deux cartes de jauge locale, dite construction du fibré de Dirac-Hopf), reliées à l'équateur par une transformation de jauge.
On synthétise les correspondances point par point dans le tableau ci-dessous :
| Grandeur / Propriété | Monopole magnétique (Partie 4) | Ondes équatoriales (Partie 5) |
|---|---|---|
| Espace sous-jacent | Espace physique réel (x, y, z) | Espace des paramètres (k_x, k_y, f') |
| Coordonnées sphériques | (r, \theta, \varphi) | (K, \theta, \varphi) |
| Surface fermée | Sphère réelle \mathcal{S}_r | Sphère des paramètres \mathcal{S}_K |
| Singularité en O | Monopole magnétique en r = 0 | Dégénérescence des modes en K = 0 |
| Potentiel-vecteur (jauge) | \vec{A}_N, \vec{A}_S | Connexions de Berry \vec{\mathcal{A}}_N, \vec{\mathcal{A}}_S |
| Saut de jauge à l'équateur | \vec{A}_N - \vec{A}_S = \dfrac{\mu_0 q_m}{2\pi r\sin\theta}\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi | \vec{\mathcal{A}}_N - \vec{\mathcal{A}}_S = -\dfrac{2}{K\sin\theta}\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi |
| Champ dérivé | Champ magnétique \vec{B} = \vec{\operatorname{rot}}\vec{A} | Courbure de Berry \vec{\mathcal{B}} = \vec{\operatorname{rot}}\vec{\mathcal{A}} |
| Forme du champ radial | \vec{B}_{\text{mono}} = \dfrac{\mu_0 q_m}{4\pi r^2}\,\vec{\mathrm{e}}_r | \vec{\mathcal{B}} = -\dfrac{1}{K^2}\,\vec{\mathrm{e}}_K |
| Flux fermé total | \displaystyle\oiint_{\mathcal{S}_r} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \mu_0 q_m | \displaystyle\oiint_{\mathcal{S}_K} \vec{\mathcal{B}} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = -4\pi |
| Invariant topologique | Charge magnétique q_m | Nombre de Chern \mathcal{C} = 2 |
| Manifestation physique | Quantification de Dirac | Nombre d'ondes équatoriales guidées |
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