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Corrigé détaillé ENS Physique C PC 2022

Effets géométriques et topologiques en physique

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 6 questions sur 59. Autres questions faisables en PCSI

Détail par partie
  • Partie 1 : Pendule de Foucault3/13En partie
  • Partie 2 : Rotation du plan de polarisation dans une fibre optique3/9En partie
  • Partie 3 : Évolution temporelle en mécanique quantique0/132e année
  • Partie 4 : Monopole magnétique0/52e année
  • Partie 5 : Ondes dans l'atmosphère terrestre0/192e année

Le sujet en bref

Sujet difficile · Mécanique, Physique quantique, Ondes et signaux · 11 incontournables · 6 questions de première année
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Ce sujet d'une remarquable élégance conceptuelle illustre comment un concept géométrique unificateur – l'anholonomie, la phase géométrique et la topologie – traverse l'ensemble de la physique contemporaine. Du pendule de Foucault classique à la phase de Berry en mécanique quantique, jusqu'au monopole magnétique de Dirac et à la topologie des ondes géophysiques équatoriales (Yanaï et Kelvin), l'épreuve guide le candidat vers la notion de courbure de Berry et de nombre de Chern.

L'épreuve est longue (6 heures, 59 questions), très progressive et exigeante sur le plan du calcul vectoriel et de la rigueur physique. C'est un sujet incontournable pour les candidats visant l'ENS, offrant une synthèse magistrale de multiples pans du programme de PC autour d'un thème moderne de physique théorique.

Difficulté
Difficile, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,18/20)
Temps estimé
≈ 5 h 10 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

11 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

25 questions rapides et accessibles · 11 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (25) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (11) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    Les cinq parties sont techniquement indépendantes et peuvent être traitées séparément ; seules les questions bilans Q22, Q35, Q58 et Q59 demandent de comparer formellement les résultats obtenus à ceux des parties antérieures.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

59 questions
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Partie 1 : Pendule de Foucault

1.1 · Mouvement du pendule sans effet de la force d'inertie de Coriolis

Question 1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : force d'inertie d'entraînement, pesanteur apparente, ordre de grandeur

Dans toute la suite on négligera la force d'inertie d'entraînement, et on considérera que le poids est parallèle à l'axe . Justifier ces approximations par une analyse en ordres de grandeur.

Voir l'indice

Comparer l'accélération d'entraînement R_T\Omega^2 à l'accélération de la pesanteur g, et évaluer la déviation locale de la verticale.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'accélération d'entraînement liée à la rotation propre de la Terre et évaluer son ordre de grandeur numérique maximal par rapport à l'accélération de la pesanteur g.
  2. Discuter de l'effet de la force d'inertie d'entraînement sur la dynamique locale (terme d'ordre spatial) et sur la direction du champ de pesanteur effectif (déviation de la verticale par rapport à l'axe radial Oz).
Voir la réponse courte

Comparaison de \Omega^2 R_T avec g pour négliger la force centrifuge, et justification de la verticale locale.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel terrestre en rotation uniforme à la pulsation \Omega autour de l'axe (\vec{\mathrm{e}}_3), la force d'inertie d'entraînement s'exerçant sur une masse ponctuelle m située à la latitude \lambda s'écrit :

\vec{F}_{\mathrm{ie}} = m \Omega^2 \vec{H M}

où H est la projection orthogonale du point M sur l'axe de rotation terrestre.

1. Négligence de la force d'inertie d'entraînement devant le poids

La distance à l'axe est H M \approx R_T \cos\lambda \le R_T. L'accélération centrifuge correspondante est majorée par :

a_{\mathrm{ie}} \le \Omega^2 R_T

Avec une rotation en un jour sidéral (T \approx 86{,}4 \times 10^3\text{ s}) :

\Omega = \frac{2\pi}{T} \approx \frac{2\pi}{86\,400} \approx 7{,}3 \times 10^{-5}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}

On en déduit l'accélération centrifuge maximale :

a_{\mathrm{ie}} \le (7{,}3 \times 10^{-5})^2 \times 6{,}4 \times 10^6 \approx 3{,}4 \times 10^{-2}\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}

En comparant à l'accélération de la pesanteur g \approx 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :

\frac{\|\vec{F}_{\mathrm{ie}}\|}{\|\vec{P}\|} \sim \frac{\Omega^2 R_T}{g} \approx \frac{3{,}4 \times 10^{-2}}{9{,}8} \approx 3{,}5 \times 10^{-3} \ll 1

De surcroît, les variations spatiales de la force d'inertie d'entraînement au cours des oscillations d'amplitude X \sim \ell \alpha conduisent à des termes de rappel d'ordre m\Omega^2 X, totalement négligeables devant le rappel gravitationnel m\omega_0^2 X \sim m \frac{g}{\ell} X puisque \frac{\Omega^2 \ell}{g} \sim 10^{-8} \ll 1.

2. Direction du poids selon l'axe Oz

D'après la figure 1(a), l'axe local Oz est porté par le rayon terrestre dirigé vers l'extérieur (direction radiale). L'attraction gravitationnelle pure est dirigée selon -\vec{\mathrm{e}}_z.

Le poids effectif mesuré par le fil à plomb est la résultante de l'attraction gravitationnelle et de la force d'inertie d'entraînement : \vec{g}_{\text{eff}} = \vec{\mathcal{G}} + \Omega^2 \vec{HM}. L'angle de déviation \delta de la verticale locale par rapport à la direction radiale -\vec{\mathrm{e}}_z est donné au premier ordre par :

\delta \approx \frac{\Omega^2 R_T \sin(2\lambda)}{2g} \le \frac{\Omega^2 R_T}{2g} \approx 1{,}7 \times 10^{-3}\text{ rad} \approx 0{,}1^\circ

Cette déviation étant minime (\delta \ll 1), on peut considérer à une excellente approximation que :

\boxed{\vec{P} \approx -m g \vec{\mathrm{e}}_z}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : principe fondamental de la dynamique, pendule simple

Écrire l'équation vectorielle du mouvement de la masse , puis la projeter dans la base mobile définie sur la Fig. 1(b) (on supposera son mouvement plan).

Voir l'indice

Appliquer le PFD à la masse m dans le référentiel terrestre en projetant sur les axes polaires locaux liés au fil.

Voir la stratégie
  1. Définir le système, le référentiel d'étude (terrestre, assimilé à un référentiel galiléen au vu des approximations de la question précédente) et le bilan des forces appliquées.
  2. Exprimer le vecteur accélération en coordonnées polaires dans le plan d'oscillation.
  3. Écrire le principe fondamental de la dynamique sous forme vectorielle, puis projeter sur les deux vecteurs de la base mobile (\vec{\mathrm{e}}_r, \vec{\mathrm{e}}_\alpha).
Voir la réponse courte

PFD appliqué à la masse ponctuelle et projection sur la base polaire (\vec{e}_r, \vec{e}_\alpha).

Voir le corrigé complet

On étudie la masse ponctuelle m dans le référentiel terrestre supposé galiléen (les forces d'inertie de Coriolis et d'entraînement étant négligées dans cette sous-partie).

Le système est soumis à deux forces :

  • le poids : \vec{P} = m \vec{g} = -m g \vec{\mathrm{e}}_z ;
  • la tension du fil : \vec{T} = - T \vec{\mathrm{e}}_r (avec T > 0).

D'après le principe fondamental de la dynamique (ou deuxième loi de Newton) :

\boxed{m \vec{a} = \vec{P} + \vec{T}}

Le mouvement étant supposé plan et circulaire de rayon \ell autour du point de suspension S, la position s'écrit \vec{r} = \vec{SM} = \ell \vec{\mathrm{e}}_r. Le vecteur vitesse et le vecteur accélération s'écrivent :

\begin{aligned} \vec{v} &= \ell \dot{\alpha} \vec{\mathrm{e}}_\alpha \\ \vec{a} &= -\ell \dot{\alpha}^2 \vec{\mathrm{e}}_r + \ell \ddot{\alpha} \vec{\mathrm{e}}_\alpha \end{aligned}

D'après la figure 1(b), l'angle \alpha est repéré par rapport à la verticale descendante -\vec{\mathrm{e}}_z, de sorte que :

-\vec{\mathrm{e}}_z = \cos\alpha \vec{\mathrm{e}}_r - \sin\alpha \vec{\mathrm{e}}_\alpha \implies \vec{P} = m g \cos\alpha \vec{\mathrm{e}}_r - m g \sin\alpha \vec{\mathrm{e}}_\alpha

En projetant la relation vectorielle sur la base mobile (\vec{\mathrm{e}}_r, \vec{\mathrm{e}}_\alpha), on obtient le système d'équations scalaires :

\begin{aligned} \text{Sur } \vec{\mathrm{e}}_r &: \boxed{-m \ell \dot{\alpha}^2 = m g \cos\alpha - T} \\ \text{Sur } \vec{\mathrm{e}}_\alpha &: \boxed{m \ell \ddot{\alpha} = -m g \sin\alpha} \iff \boxed{\ddot{\alpha} + \frac{g}{\ell} \sin\alpha = 0} \end{aligned}

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : pendule simple, oscillateur harmonique, période propre

Dans quelle limite le pendule simple peut-il être approximé par un oscillateur harmonique ? On se placera dans cette limite par la suite. Exprimer sa pulsation propre . Déterminer la période d'oscillation du pendule et l'estimer numériquement pour le pendule de Foucault.

Voir l'indice

Effectuer un développement limité de \sin\alpha \approx \alpha pour identifier un oscillateur harmonique linéaire de pulsation \omega_0 = \sqrt{g/\ell}.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'équation du mouvement établie à la question précédente et identifier la condition d'approximation des petites oscillations.
  2. Effectuer le développement limité au premier ordre pour obtenir l'équation canonique de l'oscillateur harmonique et en déduire la pulsation propre \omega_0.
  3. Exprimer la période des oscillations T_0 et réaliser l'application numérique avec les valeurs de l'énoncé.
Voir la réponse courte

Approximation des petits angles \sin\alpha \approx \alpha, pulsation \omega_0 = \sqrt{g/\ell} et période T_0 \approx 16\text{ s}.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente, l'équation différentielle régissant l'évolution angulaire du pendule simple s'écrit :

\ddot{\alpha} + \frac{g}{\ell} \sin\alpha = 0

Le pendule simple peut être approximé par un oscillateur harmonique dans la limite des petites oscillations, c'est-à-dire lorsque l'écart angulaire à la verticale reste très inférieur à un radian :

|\alpha| \ll 1 \text{ rad}

Dans cette limite, on effectue le développement limité au premier ordre en \alpha :

\sin\alpha \approx \alpha

L'équation du mouvement devient alors linéaire :

\ddot{\alpha} + \frac{g}{\ell}\alpha = 0

On reconnaît l'équation différentielle canonique d'un oscillateur harmonique de pulsation propre \omega_0 :

\ddot{\alpha} + \omega_0^2 \alpha = 0

Par identification, l'expression de la pulsation propre est :

\boxed{\omega_0 = \sqrt{\frac{g}{\ell}}}

La période propre des oscillations en découle directement :

\boxed{T_0 = \frac{2\pi}{\omega_0} = 2\pi\sqrt{\frac{\ell}{g}}}

Application numérique : Pour le pendule de Foucault installé au Panthéon, avec \ell = 67\text{ m} et g \approx 9,8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}, on a :

\frac{\ell}{g} \approx \frac{67}{9,8} \approx 6,8 \approx 7

En utilisant la donnée \sqrt{7} \approx 2,6 et l'approximation usuelle \pi \approx 3,14 :

T_0 \approx 2 \times 3,14 \times 2,6 \approx 16,3\text{ s} \approx 16\text{ s}

Pour la pulsation propre associée :

\omega_0 = \frac{2\pi}{T_0} \approx \frac{1}{2,6} \approx 0,38\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : approximation des petits angles, cinématique du point

Justifier que dans l'approximation précédente le mouvement de la masse est horizontal au premier ordre en .

Voir l'indice

Exprimer la coordonnée verticale z(\alpha) = \ell(1-\cos\alpha) et montrer qu'elle est d'ordre deux en \alpha, donc négligeable au premier ordre.

Voir la stratégie

Pour analyser la nature du mouvement de la masse au premier ordre en \alpha :

  1. On exprime les coordonnées de position cartésiennes de la masse m dans le repère local (Oxyz) en prenant pour origine la position d'équilibre du pendule.
  2. On effectue un développement limité des composantes horizontale et verticale pour de petites oscillations (|\alpha| \ll 1).
  3. On compare l'ordre de grandeur de la variation de hauteur par rapport au déplacement horizontal.
Voir la réponse courte

Développement de l'altitude z = \ell(1-\cos\alpha) \approx \ell\alpha^2/2, négligeable devant le déplacement horizontal à l'ordre un.

Voir le corrigé complet

Considérons le mouvement plan du pendule dans le repère local. En prenant la position d'équilibre de la masse comme origine sur l'axe vertical ascendant Oz, et en notant x la coordonnée horizontale dans le plan d'oscillation, les coordonnées de la masse m s'écrivent :

\begin{aligned} x(t) &= \ell \sin\alpha(t) \\ z(t) &= \ell (1 - \cos\alpha(t)) \end{aligned}

Dans la limite des petites oscillations (|\alpha| \ll 1), effectuons un développement limité au voisinage de \alpha = 0 :

\begin{aligned} x(t) &= \ell \left( \alpha(t) + \mathcal{O}(\alpha^3) \right) = \ell\,\alpha(t) + \mathcal{O}(\alpha^3) \\ z(t) &= \ell \left( 1 - \left( 1 - \frac{\alpha(t)^2}{2} + \mathcal{O}(\alpha^4) \right) \right) = \frac{1}{2}\ell\,\alpha(t)^2 + \mathcal{O}(\alpha^4) \end{aligned}

Au premier ordre en \alpha, on a donc :

\boxed{x(t) = \ell\,\alpha(t) \quad \text{et} \quad z(t) = 0}

La coordonnée verticale z(t) ne varie qu'au deuxième ordre en \alpha, tandis que le déplacement horizontal est d'ordre un. Ainsi, au premier ordre en \alpha, le mouvement de la masse s'effectue dans le plan horizontal xOy (z = \text{cste}).

Résultat

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1.2 · Effet de la force d'inertie de Coriolis

Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : force d'inertie de coriolis, ordre de grandeur

Comparer numériquement les pulsations et .

Voir l'indice

Calculer la pulsation terrestre \Omega = 2\pi/(86164\text{ s}) et vérifier que \Omega \ll \omega_0.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la valeur de la pulsation de rotation terrestre \Omega obtenue à la question 1 ainsi que la pulsation propre \omega_0 déterminée à la question 3.
  2. Calculer le rapport sans dimension \frac{\Omega}{\omega_0} pour quantifier la séparation d'échelles de temps.
Voir la réponse courte

Calcul de \Omega = 7,29 \times 10^{-5}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} et comparaison avec \omega_0 \approx 0,38\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} : \Omega \ll \omega_0.

Voir le corrigé complet

La pulsation propre d'oscillation du pendule, déterminée à la question 3 pour un fil de longueur \ell = 67\text{ m}, vaut :

\omega_0 = \sqrt{\frac{g}{\ell}} \approx 0,38\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}.

La pulsation de rotation de la Terre sur elle-même sur une période d'un jour sidéral (T_{\text{Terre}} \approx 86\,400\text{ s} ou 86\,164\text{ s}), calculée à la question 1, vaut :

\Omega = \frac{2\pi}{T_{\text{Terre}}} \approx \frac{2\pi}{86\,400} \approx 7,3 \times 10^{-5}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}.

Le rapport entre ces deux pulsations s'écrit donc :

\frac{\Omega}{\omega_0} \approx \frac{7,3 \times 10^{-5}}{0,38} \approx 1,9 \times 10^{-4}.

On en déduit que :

\boxed{\Omega \ll \omega_0 \quad \left(\frac{\omega_0}{\Omega} \approx 5 \times 10^3\right)}

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : force d'inertie de coriolis, pendule de foucault

Décomposer le vecteur dans la base locale et en déduire que les équations du mouvement s'écrivent :

Exprimer la constante .

Voir l'indice

Exprimer le vecteur unitaire de rotation de la Terre \vec{\mathrm{e}}_3 en fonction des vecteurs de la base locale (\vec{\mathrm{e}}_x, \vec{\mathrm{e}}_y, \vec{\mathrm{e}}_z) à la latitude \lambda, puis projeter la force de Coriolis -2m\vec{\Omega}\wedge\vec{v}.

Voir la stratégie
  1. Projeter le vecteur unitaire \vec{\mathrm{e}}_3 colinéaire à l'axe de rotation de la Terre dans la base locale (\vec{\mathrm{e}}_x, \vec{\mathrm{e}}_y, \vec{\mathrm{e}}_z) à l'aide de la figure 1(a).
  2. Exprimer le vecteur rotation \vec{\Omega} = \Omega \vec{\mathrm{e}}_3, puis la force d'inertie de Coriolis \vec{F}_{ic} = -2m \vec{\Omega} \wedge \vec{v} pour une vitesse plane \vec{v} = \dot{x}\vec{\mathrm{e}}_x + \dot{y}\vec{\mathrm{e}}_y.
  3. Appliquer le principe fondamental de la dynamique dans le référentiel terrestre pour obtenir le système différentiel et identifier la constante \tilde{\Omega}.
Voir la réponse courte

Décomposition de \vec{\Omega} dans la base locale et projection du PFD avec la force de Coriolis pour trouver \tilde{\Omega} = \Omega \sin\lambda.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 1(a), le repère local (Oxyz) est orienté de la façon suivante :

  • \vec{\mathrm{e}}_z est vertical ascendant (radial sortant) ;
  • \vec{\mathrm{e}}_x est tangent au méridien et dirigé vers le Sud ;
  • \vec{\mathrm{e}}_y est tangent au parallèle et dirigé vers l'Est.

L'axe de rotation terrestre étant dirigé selon \vec{\mathrm{e}}_3 (axe des pôles vers le Nord), le vecteur \vec{\mathrm{e}}_3 est contenu dans le plan méridien (O, \vec{\mathrm{e}}_x, \vec{\mathrm{e}}_z). À la latitude \lambda, l'angle entre le plan équatorial et \vec{\mathrm{e}}_z vaut \lambda, si bien que l'angle entre la verticale locale \vec{\mathrm{e}}_z et \vec{\mathrm{e}}_3 est \frac{\pi}{2} - \lambda. La composante le long du méridien vers le Sud (\vec{\mathrm{e}}_x) fait donc un angle \pi - \lambda avec \vec{\mathrm{e}}_3. Ainsi :

\vec{\mathrm{e}}_3 = -\cos\lambda\,\vec{\mathrm{e}}_x + \sin\lambda\,\vec{\mathrm{e}}_z

Le vecteur rotation de la Terre s'écrit alors :

\vec{\Omega} = \Omega\,\vec{\mathrm{e}}_3 = -\Omega\cos\lambda\,\vec{\mathrm{e}}_x + \Omega\sin\lambda\,\vec{\mathrm{e}}_z

D'après l'énoncé, la vitesse du pendule dans le référentiel terrestre est purement horizontale : \vec{v} = \dot{x}\vec{\mathrm{e}}_x + \dot{y}\vec{\mathrm{e}}_y. La force d'inertie de Coriolis s'exprime par :

\begin{aligned} \vec{F}_{ic} &= -2m\,\vec{\Omega} \wedge \vec{v} \\ &= -2m \begin{pmatrix} -\Omega\cos\lambda \\ 0 \\ \Omega\sin\lambda \end{pmatrix} \wedge \begin{pmatrix} \dot{x} \\ \dot{y} \\ 0 \end{pmatrix} \\ &= -2m \left[ (-\Omega\sin\lambda\,\dot{y})\,\vec{\mathrm{e}}_x + (\Omega\sin\lambda\,\dot{x})\,\vec{\mathrm{e}}_y + (-\Omega\cos\lambda\,\dot{y})\,\vec{\mathrm{e}}_z \right] \\ &= 2m\Omega\sin\lambda\,\dot{y}\,\vec{\mathrm{e}}_x - 2m\Omega\sin\lambda\,\dot{x}\,\vec{\mathrm{e}}_y + 2m\Omega\cos\lambda\,\dot{y}\,\vec{\mathrm{e}}_z \end{aligned}

Comme indiqué par l'énoncé, on néglige l'accélération et les mouvements selon \vec{\mathrm{e}}_z. En projetant le principe fondamental de la dynamique dans le référentiel terrestre, m\vec{a} = \vec{F} + \vec{F}_{ic}, où la résultante des autres forces admise par l'énoncé est \vec{F} = -m\omega_0^2 x\,\vec{\mathrm{e}}_x - m\omega_0^2 y\,\vec{\mathrm{e}}_y, on obtient pour les composantes horizontales :

\begin{aligned} m\ddot{x} &= -m\omega_0^2 x + 2m\Omega\sin\lambda\,\dot{y} \\ m\ddot{y} &= -m\omega_0^2 y - 2m\Omega\sin\lambda\,\dot{x} \end{aligned}

En simplifiant par la masse m, on retrouve le système (1) :

\begin{cases} \ddot{x} + \omega_0^2 x = 2\tilde{\Omega}\dot{y} \\ \ddot{y} + \omega_0^2 y = -2\tilde{\Omega}\dot{x} \end{cases}

avec :

\boxed{\tilde{\Omega} = \Omega\sin\lambda}

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : pendule de foucault, équation différentielle

Pour résoudre ce système, on pose la variable complexe . Déterminer l'équation vérifiée par . Résoudre cette équation et donner l'expression de en fonction de deux inconnues et .

Voir l'indice

Former la combinaison linéaire \ddot{x} + i\ddot{y} pour obtenir une équation différentielle scalaire du second ordre à coefficients constants sur \underline{u}(t).

Voir la stratégie
  1. Combiner linéairement les deux équations scalaires du système (1) sous la forme (L_1) + i(L_2) pour obtenir une équation différentielle scalaire complexe unique sur \underline{u} = x + iy.
  2. Résoudre cette équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants à l'aide de son équation caractéristique associée.
Voir la réponse courte

Combinaison complexe \underline{u} = x + iy menant à \ddot{\underline{u}} + 2i\tilde{\Omega}\dot{\underline{u}} + \omega_0^2\underline{u} = 0 et recherche des racines du polynôme caractéristique.

Voir le corrigé complet

D'après le système d'équations (1) établi à la question Q6 :

\left\{ \begin{aligned} \ddot{x} + \omega_0^2 x &= 2\tilde{\Omega}\dot{y} \\ \ddot{y} + \omega_0^2 y &= -2\tilde{\Omega}\dot{x} \end{aligned} \right.

En formant la combinaison linéaire (L_1) + i\,(L_2) avec \underline{u} = x + iy, il vient :

\begin{aligned} (\ddot{x} + i\ddot{y}) + \omega_0^2(x + iy) &= 2\tilde{\Omega}\dot{y} - 2i\tilde{\Omega}\dot{x} \\ \ddot{\underline{u}} + \omega_0^2\underline{u} &= -2i\tilde{\Omega}(\dot{x} + i\dot{y}) \\ \ddot{\underline{u}} + 2i\tilde{\Omega}\dot{\underline{u}} + \omega_0^2\underline{u} &= 0 \end{aligned}

L'équation différentielle vérifiée par \underline{u} est donc :

\boxed{\ddot{\underline{u}} + 2i\tilde{\Omega}\,\dot{\underline{u}} + \omega_0^2\,\underline{u} = 0}

Il s'agit d'une équation différentielle linéaire homogène du second ordre à coefficients constants. L'équation caractéristique associée s'écrit :

r^2 + 2i\tilde{\Omega}r + \omega_0^2 = 0

On peut mettre cette équation sous forme canonique :

(r + i\tilde{\Omega})^2 + \tilde{\Omega}^2 + \omega_0^2 = 0 \iff (r + i\tilde{\Omega})^2 = -(\omega_0^2 + \tilde{\Omega}^2)

En posant \Omega_0 = \sqrt{\omega_0^2 + \tilde{\Omega}^2}, les deux racines de l'équation caractéristique sont :

r_1 = -i(\tilde{\Omega} - \Omega_0) \quad \text{et} \quad r_2 = -i(\tilde{\Omega} + \Omega_0)

La solution générale s'exprime donc sous la forme :

\boxed{\underline{u}(t) = \mathrm{e}^{-i\tilde{\Omega}t}\left(\underline{A}\,\mathrm{e}^{i\Omega_0 t} + \underline{B}\,\mathrm{e}^{-i\Omega_0 t}\right)}

où \underline{A} et \underline{B} sont deux constantes d'intégration complexes, et \Omega_0 = \sqrt{\omega_0^2 + \tilde{\Omega}^2}.

Résultat

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Question 8

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : pendule de foucault, condition initiale

On prend , et une vitesse initiale nulle. Déterminer l'expression de .

Voir l'indice

Injecter les conditions initiales \underline{u}(0) = x_0 et \underline{\dot{u}}(0) = 0 pour déterminer les deux constantes d'intégration.

Voir la stratégie
  1. Traduire les conditions initiales en termes de la variable complexe \underline{u}(0) et de sa dérivée temporelle \underline{\dot{u}}(0).
  2. Exprimer \underline{u}(0) et \underline{\dot{u}}(0) à partir de la solution générale établie à la question Q7 pour obtenir un système linéaire de deux équations à deux inconnues portant sur les constantes d'intégration \underline{A} et \underline{B}.
  3. Résoudre ce système et regrouper les termes exponentiels sous forme trigonométrique.
Voir la réponse courte

Détermination des constantes d'intégration \underline{A} et \underline{B} avec \underline{u}(0) = x_0 et \dot{\underline{u}}(0) = 0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q7, la solution générale de l'équation du mouvement s'écrit :

\underline{u}(t) = \mathrm{e}^{-i\tilde{\Omega}t} \left( \underline{A}\,\mathrm{e}^{i\Omega_0 t} + \underline{B}\,\mathrm{e}^{-i\Omega_0 t} \right)

où \Omega_0 = \sqrt{\omega_0^2 + \tilde{\Omega}^2}.

Les conditions initiales imposées sont :

\left\{ \begin{aligned} x(0) &= x_0, \quad y(0) = 0 \implies \underline{u}(0) = x_0 \\ \dot{x}(0) &= 0, \quad \dot{y}(0) = 0 \implies \underline{\dot{u}}(0) = 0 \end{aligned} \right.

Calculons la dérivée temporelle de \underline{u}(t) :

\underline{\dot{u}}(t) = -i\tilde{\Omega}\,\mathrm{e}^{-i\tilde{\Omega}t}\left(\underline{A}\,\mathrm{e}^{i\Omega_0 t} + \underline{B}\,\mathrm{e}^{-i\Omega_0 t}\right) + \mathrm{e}^{-i\tilde{\Omega}t}\left(i\Omega_0 \underline{A}\,\mathrm{e}^{i\Omega_0 t} - i\Omega_0 \underline{B}\,\mathrm{e}^{-i\Omega_0 t}\right)

En évaluant en t = 0 :

\begin{aligned} \underline{u}(0) &= \underline{A} + \underline{B} = x_0 \\ \underline{\dot{u}}(0) &= -i\tilde{\Omega}(\underline{A} + \underline{B}) + i\Omega_0(\underline{A} - \underline{B}) = 0 \end{aligned}

En substituant la première relation dans la seconde :

-i\tilde{\Omega} x_0 + i\Omega_0(\underline{A} - \underline{B}) = 0 \implies \underline{A} - \underline{B} = \frac{\tilde{\Omega}}{\Omega_0} x_0

On en déduit les constantes \underline{A} et \underline{B} :

\underline{A} = \frac{x_0}{2}\left(1 + \frac{\tilde{\Omega}}{\Omega_0}\right) \quad \text{et} \quad \underline{B} = \frac{x_0}{2}\left(1 - \frac{\tilde{\Omega}}{\Omega_0}\right)

En réinjectant ces constantes dans l'expression de \underline{u}(t) :

\begin{aligned} \underline{u}(t) &= \mathrm{e}^{-i\tilde{\Omega}t} \left[ \frac{x_0}{2}\left(1 + \frac{\tilde{\Omega}}{\Omega_0}\right)\mathrm{e}^{i\Omega_0 t} + \frac{x_0}{2}\left(1 - \frac{\tilde{\Omega}}{\Omega_0}\right)\mathrm{e}^{-i\Omega_0 t} \right] \\ &= x_0\,\mathrm{e}^{-i\tilde{\Omega}t} \left[ \left(\frac{\mathrm{e}^{i\Omega_0 t} + \mathrm{e}^{-i\Omega_0 t}}{2}\right) + i\,\frac{\tilde{\Omega}}{\Omega_0}\left(\frac{\mathrm{e}^{i\Omega_0 t} - \mathrm{e}^{-i\Omega_0 t}}{2i}\right) \right] \end{aligned}

D'où l'expression exacte de l'affixe \underline{u}(t) :

\boxed{\underline{u}(t) = x_0\,\mathrm{e}^{-i\tilde{\Omega}t} \left( \cos(\Omega_0 t) + i\,\frac{\tilde{\Omega}}{\Omega_0}\sin(\Omega_0 t) \right)}

Résultat

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Question 9

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : pendule de foucault, précession du plan d'oscillation

En utilisant le résultat de la question 5, simplifier l'expression de . Interpréter l'expression obtenue.

Voir l'indice

Utiliser l'approximation \tilde{\Omega} \ll \omega_0 pour simplifier \Omega_0 \approx \omega_0 et factoriser par une oscillation rapide modulée par une rotation lente.

Voir la réponse courte

Approximation \tilde{\Omega} \ll \omega_0 : oscillations rapides modulées par une rotation lente du plan à la vitesse -\tilde{\Omega}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q5, la pulsation de rotation terrestre est très inférieure à la pulsation propre du pendule :

\frac{\Omega}{\omega_0} \approx 1,9 \times 10^{-4} \ll 1.

Comme \tilde{\Omega} = \Omega\sin\lambda, on a a fortiori \tilde{\Omega} \ll \omega_0. On peut alors effectuer les approximations suivantes au premier ordre :

\begin{aligned} \Omega_0 &= \sqrt{\omega_0^2 + \tilde{\Omega}^2} = \omega_0 \sqrt{1 + \left(\frac{\tilde{\Omega}}{\omega_0}\right)^2} \approx \omega_0, \\ \frac{\tilde{\Omega}}{\Omega_0} &\approx \frac{\tilde{\Omega}}{\omega_0} \ll 1. \end{aligned}

Dans l'expression de \underline{u}(t) obtenue à la question Q8, le terme imaginaire entre crochets est donc négligeable devant le terme en cosinus d'amplitude unitaire :

\cos(\Omega_0 t) + i\,\frac{\tilde{\Omega}}{\Omega_0}\sin(\Omega_0 t) \approx \cos(\omega_0 t).

On en déduit l'expression simplifiée de \underline{u}(t) :

\boxed{\underline{u}(t) \approx x_0 \cos(\omega_0 t)\,\mathrm{e}^{-i\tilde{\Omega}t}}

En séparant parties réelle et imaginaire \underline{u}(t) = x(t) + i y(t), les coordonnées cartésiennes dans le plan horizontal s'écrivent :

\left\{ \begin{array}{l} x(t) = x_0 \cos(\omega_0 t)\cos(\tilde{\Omega}t) \\ y(t) = -x_0 \cos(\omega_0 t)\sin(\tilde{\Omega}t) \end{array} \right.

Interprétation physique :

  • Mouvement quasi rectiligne instantané : À l'échelle de quelques périodes d'oscillation T_0 = \frac{2\pi}{\omega_0} \approx 16\text{ s}, la quantité \tilde{\Omega}t est pratiquement constante. Le pendule effectue ainsi un mouvement oscillatoire harmonique rectiligne selon une direction faisant l'angle \theta(t) = -\tilde{\Omega}t avec l'axe Ox.
  • Rotation séculaire du plan d'oscillation : À plus grande échelle de temps, le plan d'oscillation tourne d'un mouvement de précession uniforme à la vitesse angulaire \tilde{\Omega} = \Omega\sin\lambda. Le signe négatif indique une rotation dans le sens horaire (sens des aiguilles d'une montre pour un observateur regardant le sol de haut) dans l'hémisphère nord (\lambda > 0).

Résultat

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Question 10

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : pendule de foucault, précession du plan d'oscillation

Déterminer l'expression de l'angle duquel a tourné le plan d'oscillation du pendule en 24 h à Paris dans le référentiel terrestre. L'estimer numériquement en degrés. Y a-t-il des points sur le globe où le plan d'oscillation du pendule reviendrait à sa position initiale après 24 h ?

Voir l'indice

Relier l'angle de précession en 24 heures à \psi = \tilde{\Omega}\times 24\text{ h} = 2\pi\sin\lambda, et analyser le comportement aux pôles et à l'équateur.

Voir la stratégie
  1. Relier la vitesse de précession du plan d'oscillation obtenue à la question précédente à la durée \Delta t = 24\text{ h}, sachant qu'en 24 heures la Terre effectue un tour complet sur elle-même (\Omega \Delta t = 2\pi).
  2. Effectuer l'application numérique pour la latitude de Paris (\lambda = 49^\circ) en degrés.
  3. Identifier les latitudes \lambda pour lesquelles l'angle de rotation est un multiple entier de 2\pi (ou de \pi si l'on considère le plan non orienté), ou nul.
Voir la réponse courte

Angle de rotation \psi = 2\pi\sin\lambda \approx 271^\circ à Paris ; retour après 24 h uniquement aux pôles et à l'équateur.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q9, le plan d'oscillation tourne à la vitesse angulaire \tilde{\Omega} = \Omega \sin\lambda dans le sens horaire (rétrograde).

Sur une durée \Delta t = T = 24\text{ h}, correspondant à une rotation complète de la Terre sur elle-même dans le référentiel géocentrique (\Omega T = 2\pi), l'angle \psi duquel a tourné le plan d'oscillation dans le référentiel terrestre s'écrit :

\boxed{\psi = \Omega T \sin\lambda = 2\pi \sin\lambda}

En degrés, cela correspond à :

\psi = 360^\circ \times \sin\lambda

Estimation numérique à Paris (\lambda = 49^\circ) :

En approximant \sin(49^\circ) par un développement au voisinage de 45^\circ :

\sin(49^\circ) = \sin\left(\frac{\pi}{4} + \frac{4\pi}{180}\right) \approx \frac{\sqrt{2}}{2}\left(1 + \frac{4\pi}{180}\right) \approx 0,707 \times 1,070 \approx 0,755

On en déduit :

\psi \approx 360^\circ \times 0,755 \approx 272^\circ \quad (\text{soit environ } 270^\circ)
\boxed{\psi \approx 270^\circ \quad (\text{ou } 272^\circ)}

Points du globe où le plan revient à sa position initiale après 24 h :

  • Aux pôles Nord et Sud (\lambda = \pm 90^\circ) : \sin\lambda = \pm 1, donc \psi = \pm 360^\circ = \pm 2\pi. Le plan effectue un tour complet en 24 h et revient exactement à sa position initiale (dans l'espace géocentrique, le plan d'oscillation reste fixe tandis que la Terre effectue un tour complet sous le pendule).
  • À l'équateur (\lambda = 0^\circ) : \sin\lambda = 0, donc \psi = 0^\circ. La composante verticale de la rotation terrestre est nulle ; le plan d'oscillation ne tourne pas et conserve donc sa position initiale.
  • Aux latitudes \lambda = ± 30^\circ : si l'on considère le plan d'oscillation comme une droite non orientée dans le plan horizontal, il est invariant par un demi-tour (\psi = \pm \pi = \pm 180^\circ). Comme \sin(\pm 30^\circ) = \pm 1/2, le plan coïncide à nouveau avec sa position initiale au bout de 24 h.

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie ; Cinématique et dynamique du point

Notions : pendule de foucault, frottement fluide

Justifier brièvement les valeurs inhabituelles choisies par Foucault pour la masse et la longueur .

Voir l'indice

Penser au temps d'amortissement par frottement fluide (inertie accrue) et à la condition de petites oscillations avec une grande amplitude métrique visible.

Voir la stratégie

Analyser les contraintes expérimentales rencontrées lors de l'observation de la rotation du plan d'oscillation :

  1. La rotation est un effet lent (environ 11^\circ par heure à Paris), ce qui impose au pendule d'osciller librement pendant plusieurs heures sans être arrêté par les frottements.
  2. L'observation doit être nette à l'œil nu tout en restant strictement dans le domaine des petites oscillations pour éviter les couplages non linéaires parasites.
Voir la réponse courte

Masse élevée pour minimiser les frottements fluides et grande longueur pour augmenter la période et limiter la vitesse.

Voir le corrigé complet

Les choix de Foucault s'expliquent par deux impératifs physiques :

  • Une grande masse (m = 36\text{ kg}) pour minimiser l'amortissement : La force de traînée aérodynamique exercée par l'air dépend de la section efficace de la sphère (F_{\text{frott}} \propto r^2), alors que l'inertie et l'énergie mécanique dépendent de la masse (m \propto r^3). L'accélération de freinage varie donc comme :

    \frac{F_{\text{frott}}}{m} \propto \frac{1}{r} \propto m^{-1/3}

    Une masse élevée confère au pendule une grande inertie et un facteur de qualité très élevé, lui permettant d'osciller pendant plusieurs heures sans apport d'énergie extérieur. De plus, une masse importante le rend insensible aux courants d'air parasites dans l'édifice (le Panthéon).

  • Une grande longueur (\ell = 67\text{ m}) pour concilier visibilité et linéarité :

    • Petites oscillations et grand déplacement : L'élongation spatiale x_{\max} \approx \ell \alpha_{\max} peut atteindre plusieurs mètres (rendant la déviation de quelques millimètres par oscillation spectaculaire et aisément mesurable pour le public) tout en conservant un angle très faible (\alpha_{\max} \sim 2^\circ à 3^\circ \ll 1\text{ rad}), garantissant l'isochronisme des oscillations.
    • Suppression de la précession parasite d'Airy : Tout écart à un plan d'oscillation parfait induit une trajectoire elliptique ; les termes non linéaires du pendule font alors tourner l'ellipse à une vitesse angulaire proportionnelle à \frac{\mathcal{A}}{\ell^2} (où \mathcal{A} est l'aire de l'ellipse). Une très grande longueur \ell minimise drastiquement cette précession parasite susceptible de masquer l'effet Coriolis.
    • Période élevée : La période propre T_0 \approx 16\text{ s} ralentit la vitesse de passage au centre pour une amplitude angulaire fixée, ce qui limite encore la traînée et facilite l'observation précise.
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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : pendule de foucault, référentiel non galiléen

Sur la figure 2, on voit le professeur Tournesol utiliser son pendule pour se repérer et se diriger sur Terre. Cela vous semble-t-il possible ? Justifier votre réponse.

Voir l'indice

Examiner si un pendule simple classique sans dispositif d'entraînement peut battre indéfiniment en marchant, et s'il mesure une direction absolue sans repère temporel.

Voir la stratégie

Pour répondre de manière rigoureuse, il convient d'analyser la faisabilité physique de l'utilisation d'un pendule portatif pour l'orientation et la navigation selon trois axes :

  1. La nature de la direction indiquée par le plan d'oscillation d'un pendule ;
  2. Les échelles de temps et l'amortissement pour un pendule de cette taille ;
  3. L'ordre de grandeur de la force de Coriolis comparé aux perturbations extérieures (mouvements du porteur).
Voir la réponse courte

Utilisation irréaliste : pendule trop court, temps d'observation insuffisant et perturbations dues aux accélérations de la marche.

Voir le corrigé complet

L'utilisation d'un tel pendule pour se repérer et se diriger sur Terre n'est absolument pas possible d'un point de vue physique, pour plusieurs raisons fondamentales :

  • Absence de direction privilégiée (le pendule n'est pas une boussole) : L'espace horizontal est isotrope pour la force de rappel du pendule simple. Le plan d'oscillation ne s'aligne pas spontanément selon le méridien nord-sud : d'après la relation \theta(t) = -\Omega\sin\lambda\,t + \theta_0, il précesse continûment à une vitesse angulaire \tilde{\Omega} à partir d'une orientation initiale \theta_0 arbitraire. Il ne fournit donc aucune référence absolue de direction.
  • Amortissement et temps de mesure : Le pendule tenu en main par le professeur Tournesol a une longueur typique \ell \sim 10\text{ cm} à 20\text{ cm} et une masse de quelques dizaines de grammes. Sa période d'oscillation propre est de l'ordre de :

    T_0 = 2\pi\sqrt{\frac{\ell}{g}} \approx 0{,}6\text{ à } 0{,}9\text{ s}

    En raison du frottement de l'air et de l'absence d'une grande inertie (contrairement aux 36\text{ kg} du pendule de Foucault), les oscillations s'atténuent en quelques dizaines de secondes. Or, la vitesse de précession à nos latitudes n'est que de l'ordre de 10^\circ à 15^\circ par heure (soit une fraction de degré sur la durée de l'oscillation), ce qui rend toute mesure de la rotation terrestre totalement indétectable.

  • Bruits et mouvements parasites du manipulateur : Pour une vitesse d'oscillation de l'ordre de v \sim 0{,}5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, l'accélération de Coriolis vaut :

    a_C \sim 2\Omega v \sim 2 \times (7{,}3 \times 10^{-5}) \times 0{,}5 \approx 7 \times 10^{-5}\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}

    Cette valeur infinitésimale est totalement masquée par les tremblements involontaires de la main et les accélérations dues à la marche du porteur, qui atteignent couramment 10^{-1} à 1\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} (soit plus de mille fois l'effet recherché).

\boxed{\text{Non, il est physiquement impossible de se diriger ou de s'orienter avec un tel pendule.}}

Résultat

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Question 13

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : angle solide, holonomie

Faire un schéma de la situation en précisant le chemin . Exprimer sous la forme d'une intégrale double et la calculer en fonction de . Mettre le résultat sous la forme . Comparer la valeur trouvée pour au résultat de la question 10.

Voir l'indice

Intégrer l'élément d'aire sphérique \mathrm{d}S = R_T^2\cos\lambda'\,\mathrm{d}\lambda'\,\mathrm{d}\phi entre la latitude \lambda et le pôle Nord (\lambda'=\pi/2), puis comparer \chi = 4\pi h(\gamma) avec 2\pi - \psi.

Voir la stratégie
  1. Réaliser un schéma clair de la sphère terrestre en faisant apparaître l'axe de rotation, l'équateur, la latitude \lambda, la trajectoire circulaire \gamma (le parallèle associé) et la calotte sphérique délimitée par ce contour.
  2. Exprimer l'élément d'aire en coordonnées sphériques en reliant la colatitude \theta à la latitude \lambda, puis intégrer pour obtenir la surface de la calotte polaire et le rapport h(\gamma).
  3. Mettre en relation l'angle solide \chi ainsi obtenu avec l'angle de précession \psi déterminé à la question 10.
Voir la réponse courte

Calcul de l'angle solide sous-tendu par le parallèle de colatitude : h(\gamma) = \frac{1-\sin\lambda}{2}, reliant holonomie et précession.

Voir le corrigé complet

1. Schéma de la situation et définition du contour \gamma

Au cours d'une rotation complète de la Terre sur elle-même (durée de 24 h), le point d'attache du pendule situé à la latitude \lambda décrit dans le référentiel géocentrique un cercle horizontal \gamma, correspondant au parallèle de latitude \lambda. Ce contour délimite sur la sphère terrestre une calotte polaire (au pôle Nord).

2. Calcul de h(\gamma) sous forme d'intégrale double

En coordonnées sphériques (r, \theta, \varphi) associées au repère géocentrique, le rayon de la Terre est fixé à r = R_T. La latitude \lambda est reliée à la colatitude \theta par :

\theta_0 = \frac{\pi}{2} - \lambda

La calotte polaire nord entourée par le contour fermé \gamma correspond au domaine :

\theta \in \left[0, \frac{\pi}{2} - \lambda\right] \quad \text{et} \quad \varphi \in [0, 2\pi]

L'élément de surface sur la sphère s'écrit \mathrm{d}^2S = R_T^2 \sin\theta\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}\varphi. L'aire de cette calotte s'exprime donc par l'intégrale double :

\begin{aligned} S(\gamma) &= \iint_{\text{calotte}} \mathrm{d}^2S = \int_{0}^{2\pi} \mathrm{d}\varphi \int_{0}^{\frac{\pi}{2}-\lambda} R_T^2 \sin\theta\,\mathrm{d}\theta \\ &= 2\pi R_T^2 \left[ -\cos\theta \right]_0^{\frac{\pi}{2}-\lambda} = 2\pi R_T^2 \left( 1 - \cos\left(\frac{\pi}{2}-\lambda\right) \right) \\ &= 2\pi R_T^2 (1 - \sin\lambda) \end{aligned}

La surface totale de la sphère terrestre étant S_{\text{tot}} = 4\pi R_T^2, le rapport h(\gamma) vaut :

h(\gamma) = \frac{S(\gamma)}{S_{\text{tot}}} = \frac{2\pi R_T^2 (1 - \sin\lambda)}{4\pi R_T^2} = \frac{2\pi(1 - \sin\lambda)}{4\pi}

Par identification avec la forme h(\gamma) = \dfrac{\chi}{4\pi}, on identifie :

\boxed{\chi = 2\pi (1 - \sin\lambda)}

3. Comparaison avec le résultat de la question 10

D'après la question Q10, le plan d'oscillation du pendule effectue en 24 h une rotation d'un angle dans le référentiel terrestre :

\psi = 2\pi\sin\lambda

On remarque immédiatement la relation fondamentale :

\boxed{\chi + \psi = 2\pi \quad \Longleftrightarrow \quad \chi = 2\pi - \psi}

Résultat

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Partie 2 : Rotation du plan de polarisation dans une fibre optique

2.1 · Caractéristiques d'une fibre à saut d'indice

Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques

Notions : réflexion totale, ouverture numérique, fibre à saut d'indice

Montrer que l'angle d'entrée dans la fibre vérifie une inégalité pour que le rayon lumineux se propage dans la fibre optique sans atténuation. On définit l'ouverture numérique . Exprimer en fonction de et .

Voir l'indice

Écrire la loi de Snell-Descartes à l'interface d'entrée puis la condition de réflexion totale à l'interface cœur-gaine n_1\sin i_1 > n_2.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi de Snell-Descartes de la réfraction au dioptre d'entrée air-cœur (indice extérieur égal à 1).
  2. Utiliser la relation géométrique reliant l'angle de réfraction \theta_r et l'angle d'incidence i_1 sur l'interface cœur-gaine.
  3. Établir la condition de réflexion totale à l'interface cœur-gaine pour obtenir la condition sur \theta_{\text{in}} et en déduire l'ouverture numérique ON.
Voir la réponse courte

Condition de réflexion totale à l'interface cœur-gaine et expression classique ON = \sqrt{n_1^2 - n_2^2}.

Voir le corrigé complet

Au dioptre d'entrée plan (normal à l'axe de la fibre), la loi de Snell-Descartes pour la réfraction s'écrit, l'indice de l'air étant égal à 1 :

1 \cdot \sin \theta_{\text{in}} = n_1 \sin \theta_r

D'après la géométrie de la fibre (figure 3), la normale au dioptre d'entrée est orthogonale à la normale à l'interface cœur-gaine. Les angles \theta_r et i_1 sont donc complémentaires :

i_1 + \theta_r = \frac{\pi}{2} \implies \sin \theta_r = \cos i_1

Pour que le rayon se propage sans atténuation, il doit subir une réflexion totale à chaque réflexion sur l'interface cœur-gaine (n_1 > n_2). La condition de réflexion totale impose :

\sin i_1 > \frac{n_2}{n_1}

Comme i_1 \in \left[0, \frac{\pi}{2}\right], cette condition équivaut à :

\cos i_1 < \sqrt{1 - \sin^2 i_1} = \sqrt{1 - \left(\frac{n_2}{n_1}\right)^2} = \frac{\sqrt{n_1^2 - n_2^2}}{n_1}

En injectant cette relation dans la loi de réfraction au dioptre d'entrée, on obtient :

\sin \theta_{\text{in}} = n_1 \cos i_1 < \sqrt{n_1^2 - n_2^2}

La fonction sinus étant strictement croissante sur \left[0, \frac{\pi}{2}\right], il vient :

\theta_{\text{in}} < \theta_c \quad \text{avec} \quad \sin \theta_c = \sqrt{n_1^2 - n_2^2}

Par définition de l'ouverture numérique ON = \sin \theta_c, on a :

\boxed{ON = \sqrt{n_1^2 - n_2^2}}

Résultat

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Question 15

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques

Notions : guidage d'onde, fibre monomode

Afin d'avoir une propagation non atténuée dans la fibre, l'onde doit vérifier une condition supplémentaire : il faut que soit un multiple de , où est la projection transverse (selon ) du vecteur d'onde et la distance cumulée selon l'axe parcourue par l'onde entre et . Montrer que l'angle d'entrée doit appartenir à un ensemble discret d'angles à déterminer. Donner le nombre de modes qui peuvent se propager dans la fibre en fonction de , , et . Enfin, montrer que si le rayon de la fibre vérifie une inégalité , alors seul l'angle peut se propager dans la fibre.

Voir l'indice

Exprimer \Delta y = 4r pour un aller-retour transverse, relier k_y à \theta_{\text{in}} via les lois de réfraction, puis trouver la valeur seuil de r n'autorisant que le mode p=0.

Voir la stratégie
  1. Relier la composante transverse k_y du vecteur d'onde à l'angle d'entrée \theta_{\text{in}} à l'aide de la loi de Snell-Descartes à l'interface d'entrée.
  2. Déterminer la distance cumulée \Delta y parcourue selon Oy lors d'un aller-retour transverse entre deux réflexions successives sur la même interface (entre J et K), puis appliquer la condition de quantification k_y \Delta y = 2\pi p.
  3. Exploiter la condition de réflexion totale \sin\theta_{\text{in}} < ON établie à la question précédente pour dénombrer les modes et en déduire le rayon de coupure r_c assurant un régime monomode.
Voir la réponse courte

Quantification des modes par interférence constructive transverse et détermination du rayon de coupure r_c pour le régime monomode.

Voir le corrigé complet

1. Quantification de l'angle d'entrée \theta_{\text{in}} :

Dans le cœur d'indice n_1, la pulsation de l'onde est \omega = \frac{2\pi c}{\lambda} et la norme du vecteur d'onde vaut :

k = n_1 k_0 = \frac{2\pi n_1}{\lambda}

D'après la figure 3, le rayon réfracté fait un angle \theta_r avec l'axe de la fibre Ox. La composante transverse du vecteur d'onde s'écrit donc :

k_y = k \sin\theta_r = \frac{2\pi n_1}{\lambda}\sin\theta_r

La loi de Snell-Descartes à la face d'entrée (dioptre plan air-cœur en x=0) s'écrit :

1 \cdot \sin\theta_{\text{in}} = n_1 \sin\theta_r

On en déduit l'expression simple de k_y en fonction de l'angle incident :

k_y = \frac{2\pi}{\lambda}\sin\theta_{\text{in}}

Entre les points de réflexion J et K situés tous deux sur l'interface supérieure (y = r), l'onde traverse deux fois l'épaisseur totale du cœur (2r) : une descente de y = r à y = -r, suivie d'une remontée de y = -r à y = r. La distance cumulée selon Oy vaut donc :

\Delta y = 2r + 2r = 4r

La condition d'interférence constructive s'écrit :

k_y \Delta y = 2\pi p, \quad p \in \mathbb{N}

soit :

\frac{2\pi}{\lambda}\sin\theta_p \cdot 4r = 2\pi p \iff \sin\theta_p = \frac{p\lambda}{4r}

L'angle d'entrée \theta_{\text{in}} ne peut donc prendre que les valeurs discrètes :

\boxed{\theta_p = \arcsin\left(\frac{p\lambda}{4r}\right), \quad p \in \mathbb{N}}

2. Nombre de modes guidés :

D'après la question 14, la propagation s'effectue sans atténuation par réflexion totale si :

\theta_p < \theta_c \iff \sin\theta_p < ON

Ce qui impose sur l'entier p :

\frac{p\lambda}{4r} < ON \iff p < \frac{4r\,ON}{\lambda}

Les entiers p autorisés sont donc p \in \{0, 1, \dots, p_{\max}\}, où p_{\max} = \left\lceil \frac{4r\,ON}{\lambda} - 1 \right\rceil. Le nombre total de modes guidés est donc :

\boxed{N = \left\lfloor \frac{4r\,ON}{\lambda} \right\rfloor + 1 \approx \frac{4r\,ON}{\lambda}}

où ON = \sqrt{n_1^2 - n_2^2}.

3. Condition de fibre monomode :

Pour que seul l'angle \theta_{\text{in}} = 0 (mode fondamental p = 0) puisse se propager, il faut et il suffit que le premier mode excité p = 1 ne vérifie pas la condition de réflexion totale, c'est-à-dire :

\sin\theta_1 \ge ON \iff \frac{\lambda}{4r} \ge ON \iff r \le \frac{\lambda}{4\,ON}

En prenant une inégalité stricte pour garantir l'absence totale du mode p=1 :

\boxed{r < r_c \quad \text{avec} \quad r_c = \frac{\lambda}{4\,ON}}

Résultat

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Question 16

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques

Notions : dispersion intermodale, fibre à saut d'indice

L'existence de plusieurs « modes » de propagation dans une fibre optique peut être à l'origine d'une limitation du débit d'information dans celle-ci. Soit une fibre de longueur telle que . En supposant qu'on envoie deux paquets d'onde dans la fibre avec respectivement et , déterminer le décalage temporel à l'arrivée entre les paquets d'onde en fonction de l'ouverture numérique. Considérant que chaque paquet d'onde encode un bit d'information, quel est le débit d'information maximal imposé par la question précédente ? On ne considérera par la suite que des fibres monomodes ().

Voir l'indice

Calculer la différence de temps de trajet entre le rayon d'incidence normale et le rayon d'angle critique, puis majorer le débit binaire par l'inverse de cet étalement temporel.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le trajet géométrique et le temps de propagation dans le cœur pour chacun des deux paquets d'onde : le mode axial (\theta_{\text{in}} = 0) et le mode le plus incliné (\theta_{\text{in}} = \theta_c).
  2. En déduire le décalage temporel \Delta t = t_c - t_0 à l'arrivée (dispersion intermodale) en fonction de l'ouverture numérique ON.
  3. Imposer la condition de non-chevauchement temporel des impulsions successives à la sortie pour obtenir le débit binaire maximal.
Voir la réponse courte

Écart temporel entre rayon axial et rayon le plus incliné, puis calcul du débit maximal D \approx 1/\Delta t.

Voir le corrigé complet

1. Temps de parcours du paquet d'onde axial (\theta_{\text{in}} = 0)

Le rayon pénètre sous incidence normale et se propage en ligne droite selon l'axe longitudinal de la fibre (Ox) sur la longueur \ell. Sa vitesse de propagation dans le cœur d'indice n_1 vaut v = \frac{c}{n_1} (où c désigne la vitesse de la lumière dans le vide). Le temps de vol est donc :

t_0 = \frac{\ell}{v} = \frac{n_1 \ell}{c}

2. Temps de parcours du paquet d'onde le plus incliné (\theta_{\text{in}} = \theta_c)

À l'entrée de la fibre, la loi de Snell-Descartes donne :

\sin\theta_c = n_1 \sin\theta_r = ON \implies \sin\theta_r = \frac{ON}{n_1}

où \theta_r est l'angle que fait le rayon avec l'axe de la fibre à l'intérieur du cœur. Lors de sa progression en zigzag par réflexions totales, la composante longitudinale de sa vitesse est v_x = v \cos\theta_r. La longueur totale de trajectoire optique parcourue pour franchir la distance axiale \ell vaut ainsi :

L_c = \frac{\ell}{\cos\theta_r} = \frac{\ell}{\sqrt{1 - \sin^2\theta_r}} = \frac{\ell}{\sqrt{1 - \frac{ON^2}{n_1^2}}}

Le temps de propagation correspondant est donc :

t_c = \frac{L_c}{v} = \frac{n_1 \ell}{c \sqrt{1 - \frac{ON^2}{n_1^2}}} = \frac{n_1^2 \ell}{c n_2}

puisque n_1 \sqrt{1 - \frac{ON^2}{n_1^2}} = \sqrt{n_1^2 - (n_1^2 - n_2^2)} = n_2.

3. Décalage temporel à l'arrivée

Le retard à l'arrivée entre les deux paquets d'onde s'exprime exactement par :

\Delta t = t_c - t_0 = \frac{n_1 \ell}{c} \left( \frac{1}{\sqrt{1 - \frac{ON^2}{n_1^2}}} - 1 \right)
\boxed{\Delta t = \frac{n_1 \ell}{c} \left(\frac{n_1}{n_2} - 1\right) = \frac{n_1 \ell}{c} \left( \frac{1}{\sqrt{1 - \frac{ON^2}{n_1^2}}} - 1 \right)}

Dans le cadre usuel du guidage faible où les indices sont très proches (ON \ll n_1), un développement limité à l'ordre 1 en \left(\frac{ON}{n_1}\right)^2 fournit l'approximation classique :

\Delta t \approx \frac{\ell\,ON^2}{2 n_1 c}

4. Débit d'information maximal

Chaque bit étant encodé par un paquet d'onde (une impulsion lumineuse), ces impulsions subissent un élargissement temporel égal à \Delta t au bout d'une distance \ell. Pour éviter le brouillage et le recouvrement inter-symboles à la réception, l'intervalle temporel T_{\text{bit}} entre l'émission de deux bits consécutifs doit être supérieur à cet étalement :

T_{\text{bit}} \ge \Delta t

Le débit d'information maximal D_{\max} = \frac{1}{T_{\text{bit},\min}} imposé par la dispersion intermodale est par conséquent :

\boxed{D_{\max} = \frac{1}{\Delta t} = \frac{c}{n_1 \ell \left(\frac{n_1}{n_2}-1\right)} \approx \frac{2 n_1 c}{\ell\,ON^2}}

Résultat

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2.2 · Propriétés géométriques de la lumière guidée

Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : hélice, cinématique du point

Exprimer la longueur de la fibre ainsi que l'angle en fonction du pas et du rayon du cylindre.

Voir l'indice

Développer la surface latérale du cylindre sur un plan pour obtenir un triangle rectangle de côtés p, 2\pi R et d'hypoténuse \ell.

Voir la stratégie

Pour déterminer la longueur de la fibre et l'angle d'inclinaison par rapport à l'axe du cylindre, on développe la surface latérale du cylindre dans un plan sur une période axiale (un pas p).

Voir la réponse courte

Calcul géométrique élémentaire de la longueur d'une spire \ell = \sqrt{p^2 + (2\pi R)^2} et de l'angle d'inclinaison \tan\theta = 2\pi R / p.

Voir le corrigé complet

Considérons le développement plan de la surface latérale du cylindre de rayon R sur exactement un tour d'hélice :

  • le déplacement le long de l'axe (Oz) du cylindre vaut le pas p ;
  • le déplacement selon le périmètre circulaire orthogonal vaut la circonférence 2\pi R.

L'hélice régulière se déploie alors selon un segment de droite rectiligne, formant l'hypoténuse d'un triangle rectangle dont les côtés adjacents à l'angle droit sont p et 2\pi R.

D'après le théorème de Pythagore, la longueur \ell de la fibre s'écrit :

\boxed{\ell = \sqrt{p^2 + 4\pi^2 R^2}}

L'angle \theta étant défini entre la direction de la fibre (l'hypoténuse) et l'axe (Oz) du cylindre (le côté de longueur p), on obtient directement :

\cos\theta = \frac{p}{\ell} = \frac{p}{\sqrt{p^2 + 4\pi^2 R^2}} \quad \text{et} \quad \tan\theta = \frac{2\pi R}{p}

soit, \theta \in \left[0, \frac{\pi}{2}\right] :

\boxed{\theta = \arctan\left(\frac{2\pi R}{p}\right) = \arccos\left(\frac{p}{\sqrt{p^2 + 4\pi^2 R^2}}\right)}

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : vecteur d'onde, polarisation

Le vecteur d'onde de la lumière est noté . Lorsque la lumière parcourt la fibre optique, quelle est la trajectoire décrite par l'extrémité du vecteur ? On note cette trajectoire . On n'attend pas de calcul dans cette question.

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Remarquer que la norme de \vec{k} et sa composante axiale k_z = k\cos\theta sont fixes, tandis que la direction transverse tourne régulièrement.

Voir la stratégie

Pour déterminer la trajectoire de l'extrémité de \vec{k} dans l'espace des vecteurs d'onde :

  1. On utilise la conservation de la norme k = \|\vec{k}\| (milieu d'indice homogène) et de la composante axiale k_z le long de l'hélice régulière.
  2. On déduit la forme géométrique de l'ensemble des points vérifiant ces deux contraintes lors d'un tour complet d'enroulement.
Voir la réponse courte

Le vecteur \vec{k} garde une norme constante et une inclinaison fixe : son extrémité décrit un cercle sur la sphère de rayon k.

Voir le corrigé complet

Dans une fibre monomode, la lumière se propage le long de l'axe de la fibre : le vecteur d'onde \vec{k} est tangent à l'hélice à tout instant.

On en déduit deux propriétés géométriques fondamentales dans l'espace des vecteurs d'onde (k_x, k_y, k_z) :

  • la norme du vecteur d'onde est constante, k = \|\vec{k}\| = \text{cste}, si bien que l'extrémité de \vec{k} reste sur la sphère de rayon k centrée à l'origine ;
  • la composante k_z = k \cos\theta est constante tout au long de l'hélice régulière, ce qui contraint l'extrémité de \vec{k} à rester dans le plan horizontal k_z = \text{cste}.

De plus, la fibre effectue exactement un tour complet autour du cylindre : la composante transverse (k_x, k_y) effectue donc une révolution complète d'angle 2\pi avec un rayon constant k_\perp = k\sin\theta.

La trajectoire \gamma décrite par l'extrémité du vecteur d'onde \vec{k} est donc un cercle complet, situé dans le plan k_z = k\cos\theta, de rayon k\sin\theta (ce qui correspond à un parallèle de colatitude \theta sur la sphère de rayon k).

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : angle solide, surface d'onde

Représenter sur la sphère de rayon dans l'espace à trois dimensions de coordonnées cartésiennes . Exprimer et calculer en fonction de l'aire de la portion de sphère délimitée par comprenant le pôle nord ().

Voir l'indice

Calculer l'aire de la calotte sphérique délimitée par le colatitude \theta via S_\gamma = \int_0^{2\pi}\mathrm{d}\phi \int_0^\theta k^2\sin\theta'\,\mathrm{d}\theta'.

Voir la stratégie
  1. Représenter dans l'espace (k_x, k_y, k_z) la sphère de rayon k = \|\vec{k}\| ainsi que la courbe \gamma, qui est un parallèle situé à la colatitude \theta constante.
  2. Exprimer l'élément de surface \mathrm{d}S en coordonnées sphériques sur la sphère de rayon k.
  3. Intégrer cet élément de surface sur la calotte polaire nord délimitée par \gamma (\theta' \in [0, \theta] et \varphi \in [0, 2\pi]).
Voir la réponse courte

Tracé de la calotte sphérique et calcul de son aire S_\gamma = 2\pi k^2 (1 - \cos\theta) par intégration en coordonnées sphériques.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente, le vecteur d'onde \vec{k} a une norme constante k et une composante k_z = k\cos\theta constante au cours de la propagation. L'extrémité de \vec{k} décrit donc sur la sphère de rayon k un cercle parallèle d'axe (Ok_z), situé à la colatitude \theta.

Dans le système de coordonnées sphériques (k, \theta', \varphi) de l'espace des vecteurs d'onde :

\left\{ \begin{aligned} k_x &= k\sin\theta'\cos\varphi \\ k_y &= k\sin\theta'\sin\varphi \\ k_z &= k\cos\theta' \end{aligned} \right.

L'élément différentiel de surface sur la sphère de rayon k s'écrit :

\mathrm{d}S = k^2 \sin\theta'\,\mathrm{d}\theta'\,\mathrm{d}\varphi

La portion de sphère délimitée par le contour \gamma et comprenant le pôle nord (k_z = k, soit \theta' = 0) est une calotte sphérique définie par :

\theta' \in [0, \theta] \quad \text{et} \quad \varphi \in [0, 2\pi]

L'aire S_\gamma s'obtient par l'intégrale double :

\begin{aligned} S_\gamma &= \int_0^{2\pi} \mathrm{d}\varphi \int_0^\theta k^2 \sin\theta'\,\mathrm{d}\theta' \\ &= 2\pi k^2 \Big[ -\cos\theta' \Big]_0^\theta \end{aligned}

soit finalement :

\boxed{S_\gamma = 2\pi k^2 (1 - \cos\theta)}

Résultat

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Question 20

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : polarisation, phase de berry, document

Bien que le vecteur revienne à sa valeur d'origine en sortie de la fibre, on remarque que le plan de polarisation de la lumière est différent entre l'entrée et la sortie de la fibre. Sur la figure 5 est tracé l'angle de rotation du plan de polarisation de la lumière en fonction de . Quelle(s) modification(s) du système expérimental a permis de prendre ces données ? Déduire de ces données une relation entre la rotation de l'axe de polarisation et l'angle .

Voir l'indice

Identifier la pente de la droite \beta(g_\gamma) sur la figure 5 pour obtenir \beta = g_\gamma, puis remplacer g_\gamma par son expression en fonction de \theta.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la grandeur g_\gamma en fonction des paramètres géométriques du dispositif (R et p) afin d'identifier les paramètres expérimentaux modifiables.
  2. Réaliser une lecture graphique de la figure 5 (nature de la courbe, pente) pour en déduire la relation liant \beta à g_\gamma.
  3. Combiner ce résultat avec l'expression de g_\gamma(\theta) établie à la question précédente pour obtenir \beta(\theta).
Voir la réponse courte

Variation du pas ou du rayon de l'hélice, puis identification de la loi \beta = -2\pi(1-\cos\theta) à partir de la pente unitaire.

Voir le corrigé complet

D'après les questions 17 et 19, la grandeur g_\gamma s'exprime en fonction de l'angle \theta sous la forme :

g_\gamma = \frac{S_\gamma}{k^2} = 2\pi(1 - \cos\theta) = 2\pi\left(1 - \frac{p}{\sqrt{p^2 + 4\pi^2 R^2}}\right)

Pour faire varier la grandeur g_\gamma et acquérir les différents points de mesure, il a été nécessaire de faire varier l'angle du cône \theta. Expérimentalement, cela s'obtient en modifiant :

  • soit le pas p de l'enroulement hélicoïdal (en étirant ou comprimant l'hélice le long de son axe) ;
  • soit le rayon R du cylindre support (en enroulant la fibre sur des cylindres de différents diamètres).

Sur la figure 5, les points expérimentaux représentant la rotation \beta du plan de polarisation en fonction de g_\gamma sont parfaitement alignés selon une droite passant par l'origine. La lecture graphique donne :

  • pour g_\gamma = 2, on lit \beta \approx 2\text{ rad} ;
  • pour g_\gamma = 4, on lit \beta \approx 4\text{ rad} ;
  • pour g_\gamma = 6, on lit \beta \approx 6\text{ rad}.

La droite est d'équation \beta = g_\gamma (avec une pente unitaire sans dimension).

En injectant l'expression de g_\gamma = 2\pi(1 - \cos\theta) issue de la question 19, on en déduit directement la relation :

\boxed{\beta = 2\pi(1 - \cos\theta)}

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : polarisation

Lorsque est confondue avec l'équateur de la sphère, qu'observe-t-on sur le plan de polarisation ?

Voir l'indice

Évaluer l'expression de \beta pour \theta = \pi/2 (équateur de la sphère des vecteurs d'onde).

Voir la réponse courte

Pour \theta = \pi/2, l'angle solide vaut 2\pi et la polarisation subit une rotation de \pi (ou 2\pi selon convention).

Voir le corrigé complet

Lorsque la trajectoire \gamma est confondue avec l'équateur de la sphère des vecteurs d'onde, le demi-angle d'ouverture vaut :

\theta = \frac{\pi}{2}

D'après la relation établie à la question Q20, l'angle de rotation du plan de polarisation entre l'entrée et la sortie de la fibre s'écrit :

\beta = 2\pi\left(1 - \cos\frac{\pi}{2}\right) = 2\pi\text{ rad} = 360^\circ

Le plan de polarisation a ainsi effectué une rotation exacte d'un tour complet (2\pi\text{ rad}).

Par conséquent, à la sortie de la fibre :

\boxed{\text{Le plan de polarisation retrouve exactement son orientation initiale (polarisation inchangée).}}

Résultat

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Question 22

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie ; Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : pendule de foucault, polarisation, analogie

Dresser un tableau explicitant les quantités analogues entre ce problème et celui du pendule de Foucault.

Voir l'indice

Construire un tableau comparant l'espace réel (Terre) et l'espace des vecteurs d'onde, la trajectoire fermée, l'angle solide associé et l'angle de rotation géométrique.

Voir la stratégie

Pour mettre en correspondance les deux systèmes physiques, on identifie dans chaque situation :

  1. L'espace support de l'évolution (la sphère sur laquelle se fait le déplacement) ;
  2. La grandeur vectorielle transportée « parallèlement » à elle-même (soumise à une contrainte d'orthogonalité locale) ;
  3. Le contour fermé \gamma décrit au cours du cycle ;
  4. L'angle solide sous-tendu par ce contour sur la sphère ;
  5. La manifestation de la non-holonomie (l'angle géométrique mesuré après un cycle complet).
Voir la réponse courte

Établissement du tableau reliant vecteur d'onde/position, plan de polarisation/plan d'oscillation et angle solide/précession.

Voir le corrigé complet

Dans les deux situations, une grandeur vectorielle est transportée parallèlement le long d'une courbe fermée tracée sur une sphère :

  • Pour le pendule de Foucault, le vecteur vitesse (ou la direction d'oscillation) appartient au plan tangent local à la sphère terrestre. L'entraînement par la rotation diurne astreint le point d'attache à décrire un parallèle \gamma à la latitude \lambda.
  • Pour la fibre optique, le champ électrique (polarisation linéaire) est transverse et appartient au plan orthogonal au vecteur d'onde \vec{k}. Lorsque la lumière parcourt un tour d'hélice, le vecteur unitaire \vec{u} = \vec{k}/k décrit un cercle de colatitude \theta sur la sphère des directions de propagation.

Les analogies formelles entre ces deux phénomènes de non-holonomie géométrique sont rassemblées dans le tableau ci-dessous :

CaractéristiquePendule de Foucault (Partie 1)Fibre optique enroulée (Partie 2)
Espace des paramètres (sphère)Sphère terrestre réelle de rayon R_T centrée en OSphère des directions du vecteur d'onde de rayon k = \|\vec{k}\|
Vecteur transportéDirection du plan d'oscillation \vec{u}_{\text{osc}} (tangent à la surface terrestre)Vecteur de polarisation \vec{E} (transverse, orthogonal à \vec{k})
Condition de transportMouvement sans couple externe selon la verticale localeÉquation d'onde en milieu isotrope guidé (polarisation parallèle au sens de Levi-Civita)
Trajectoire fermée \gammaParallèle de latitude \lambda parcouru en T = 24\text{ h}Cercle de colatitude \theta parcouru sur un tour d'hélice de pas p
Angle de colatitude\theta_{\text{colat}} = \dfrac{\pi}{2} - \lambda\theta (angle entre l'axe du cylindre et la fibre)
Angle solide sous-tendu\chi = 2\pi(1 - \sin\lambda) = 2\pi(1 - \cos\theta_{\text{colat}})g_\gamma = \dfrac{S_\gamma}{k^2} = 2\pi(1 - \cos\theta)
Effet géométrique (non-holonomie)Rotation du plan d'oscillation par rapport au repère galiléen : -\chi = -\Omega(\gamma) (soit \psi = 2\pi\sin\lambda dans le repère terrestre)Rotation du plan de polarisation de la lumière : \beta = g_\gamma = \Omega(\gamma)
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Partie 3 : Évolution temporelle en mécanique quantique

3.1 · Approximation adiabatique

Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : équation de schrödinger, état stationnaire

Pour cette question et la suivante, on suppose que . Déterminer l'équation différentielle vérifiée par les , puis la résoudre. En déduire l'expression de la fonction d'onde à tout instant.

Voir l'indice

Injecter l'expression de \psi(x,t) dans l'équation de Schrödinger à paramètres constants et projeter sur chaque état propre grâce à l'orthonormalité.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la dérivée temporelle de \psi(x,t) à partir de sa décomposition sur la base des états stationnaires \phi_n, en exploitant l'indépendance temporelle de \vec{\lambda}.
  2. Injecter cette dérivée dans l'équation de Schrödinger (5) donnée par le sujet, puis utiliser la relation d'orthonormalité des états stationnaires pour projeter l'équation sur chaque mode n.
  3. Résoudre l'équation différentielle du premier ordre obtenue sur les coefficients c_n(t) et en déduire la forme générale de la fonction d'onde \psi(x,t).
Voir la réponse courte

Équations différentielles découplées sur les coefficients, donnant l'évolution temporelle standard en e^{-iE_n t/\hbar}.

Voir le corrigé complet

Puisque le paramètre \vec{\lambda} est constant dans le temps, les états propres \phi_n(x; \vec{\lambda}) ainsi que les énergies propres E_n(\vec{\lambda}) ne dépendent pas de t.

En dérivant l'expression (3) de la fonction d'onde par rapport au temps, il vient :

\frac{\partial \psi}{\partial t}(x, t) = \sum_{n=1}^N \frac{\mathrm{d}c_n}{\mathrm{d}t}(t)\,\phi_n(x; \vec{\lambda})

En injectant cette relation dans l'équation de Schrödinger (5) :

\sum_{n=1}^N i\hbar \frac{\mathrm{d}c_n}{\mathrm{d}t}(t)\,\phi_n(x; \vec{\lambda}) = \sum_{n=1}^N E_n(\vec{\lambda})\,c_n(t)\,\phi_n(x; \vec{\lambda})

Multiplions par \phi_m^\star(x; \vec{\lambda}) et intégrons spatialement sur [0, L]. En utilisant la relation d'orthonormalité (4), \int_0^L \phi_m^\star(x; \vec{\lambda})\,\phi_n(x; \vec{\lambda})\,\mathrm{d}x = \delta_{nm}, on obtient pour tout entier n \in \{1, \dots, N\} :

\boxed{i\hbar \frac{\mathrm{d}c_n}{\mathrm{d}t}(t) = E_n\,c_n(t)}

Il s'agit d'une équation différentielle linéaire d'ordre un à coefficients constants, dont la solution s'écrit immédiatement :

\boxed{c_n(t) = c_n(0)\,\mathrm{e}^{-\frac{i E_n}{\hbar}t}}

En réinjectant cette expression dans la décomposition de \psi(x, t), on obtient la fonction d'onde à tout instant :

\boxed{\psi(x, t) = \sum_{n=1}^N c_n(0)\,\phi_n(x; \vec{\lambda})\,\mathrm{e}^{-\frac{i E_n}{\hbar}t}}

Résultat

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Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : état stationnaire, densité de probabilité

Que peut-on dire dans le cas ? Que peut-on dire de la densité de probabilité de présence de la particule ? On suppose maintenant que les paramètres évoluent lentement dans le temps.

Voir l'indice

Calculer le module au carré de la fonction d'onde stationnaire pour constater l'invariance temporelle de la densité de présence.

Voir la réponse courte

État stationnaire pur de pulsation propre E_p/\hbar, dont la densité volumique de probabilité reste invariante au cours du temps.

Voir le corrigé complet

Lorsque c_n(0) = \delta_{np}, le système se trouve à t = 0 dans l'état propre \phi_p(x; \vec{\lambda}) associé à l'énergie E_p. D'après l'expression établie à la question précédente :

\begin{aligned} c_n(t) &= \delta_{np}\,\mathrm{e}^{-\frac{i E_p}{\hbar}t} \end{aligned}

La fonction d'onde à tout instant t se réduit donc à un seul terme :

\boxed{\psi(x, t) = \phi_p(x; \vec{\lambda})\,\mathrm{e}^{-\frac{i E_p}{\hbar}t}}

Le système reste donc indéfiniment dans le même état propre \phi_p : son évolution temporelle se limite à une modulation par un facteur de phase global \mathrm{e}^{-i E_p t/\hbar}. C'est un état stationnaire.

La densité volumique (ici linéique) de probabilité de présence de la particule s'écrit :

\begin{aligned} \rho(x, t) &= |\psi(x, t)|^2 = \psi^\star(x, t)\,\psi(x, t) \\ &= \left(\phi_p^\star(x; \vec{\lambda})\,\mathrm{e}^{\frac{i E_p}{\hbar}t}\right) \left(\phi_p(x; \vec{\lambda})\,\mathrm{e}^{-\frac{i E_p}{\hbar}t}\right) \\ &= |\phi_p(x; \vec{\lambda})|^2 \end{aligned}
\boxed{\rho(x, t) = |\phi_p(x; \vec{\lambda})|^2}

La densité de probabilité de présence est donc strictement indépendante du temps : la répartition spatiale de la particule est stationnaire.

Résultat

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Question 25

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : équation de schrödinger, approximation adiabatique

Exprimer le membre de gauche de l'équation de Schrödinger (5). En déduire qu'un coefficient pour vérifie l'équation différentielle

où on exprimera les coefficients en fonction de .

Voir l'indice

Dériver le produit c_n(t)\phi_n(x;\vec{\lambda}(t)) par rapport au temps, utiliser la règle de la chaîne pour \mathrm{d}\phi_n/\mathrm{d}t, multiplier par \phi_p^* et intégrer sur x.

Voir la stratégie
  1. Dériver l'expression de \psi(x,t) par rapport au temps en appliquant la règle de dérivation d'un produit et la dérivation par rapport aux variables paramétriques \vec{\lambda}(t).
  2. Égaler cette expression au membre de droite de l'équation de Schrödinger (5).
  3. Projeter sur l'état propre \phi_p en multipliant par \phi_p^*(x; \vec{\lambda}(t)) et en intégrant sur x\in[0, L] grâce à la relation d'orthonormalité (4).
  4. Identifier terme à terme l'équation différentielle obtenue avec l'équation (6) pour en déduire l'expression de \alpha_{pn}(t).
Voir la réponse courte

Dérivation temporelle de la base dépendante du paramètre et projection orthogonale pour établir l'équation différentielle couplée.

Voir le corrigé complet

La fonction d'onde s'écrit sous la forme décomposée sur la base des états stationnaires instantanés (3) :

\psi(x, t) = \sum_{1 \le n \le N} c_n(t)\, \phi_n(x; \vec{\lambda}(t))

Puisque le vecteur de paramètres \vec{\lambda} dépend du temps t, la dérivation de \psi(x, t) par rapport à t fait intervenir à la fois la dérivée des coefficients c_n(t) et celle des fonctions propres \phi_n(x; \vec{\lambda}(t)) via la règle de la chaîne rappelée dans le formulaire :

\frac{\partial \phi_n}{\partial t}(x; \vec{\lambda}(t)) = \frac{\mathrm{d}\vec{\lambda}}{\mathrm{d}t} \cdot \overrightarrow{\operatorname{grad}}_{\vec{\lambda}}\phi_n(x; \vec{\lambda}(t)) = \sum_{k=1}^m \frac{\mathrm{d}\lambda_k}{\mathrm{d}t} \frac{\partial \phi_n}{\partial \lambda_k}

Le membre de gauche de l'équation de Schrödinger (5) s'exprime donc sous la forme :

\boxed{i\hbar \frac{\partial \psi}{\partial t}(x, t) = i\hbar \sum_{1 \le n \le N} \frac{\mathrm{d}c_n}{\mathrm{d}t} \phi_n(x; \vec{\lambda}(t)) + i\hbar \sum_{1 \le n \le N} c_n(t) \left( \frac{\mathrm{d}\vec{\lambda}}{\mathrm{d}t} \cdot \overrightarrow{\operatorname{grad}}_{\vec{\lambda}}\phi_n(x; \vec{\lambda}(t)) \right)}

En égalant cette expression au membre de droite de l'équation (5), on obtient :

i\hbar \sum_{1 \le n \le N} \frac{\mathrm{d}c_n}{\mathrm{d}t} \phi_n(x; \vec{\lambda}(t)) + i\hbar \sum_{1 \le n \le N} c_n(t) \frac{\partial \phi_n}{\partial t}(x; \vec{\lambda}(t)) = \sum_{1 \le n \le N} c_n(t) E_n(\vec{\lambda}(t)) \phi_n(x; \vec{\lambda}(t))

Multiplions cette équation par \phi_p^*(x; \vec{\lambda}(t)) et intégrons sur [0, L]. En exploitant la condition d'orthonormalité (4), à savoir \int_0^L \phi_p^*(x; \vec{\lambda}(t)) \phi_n(x; \vec{\lambda}(t))\,\mathrm{d}x = \delta_{pn}, il vient :

\begin{aligned} \int_0^L \phi_p^*(x; \vec{\lambda}(t)) \left( \sum_{n=1}^N \frac{\mathrm{d}c_n}{\mathrm{d}t} \phi_n(x; \vec{\lambda}(t)) \right) \mathrm{d}x &= \sum_{n=1}^N \frac{\mathrm{d}c_n}{\mathrm{d}t}\,\delta_{pn} = \frac{\mathrm{d}c_p}{\mathrm{d}t} \\ \int_0^L \phi_p^*(x; \vec{\lambda}(t)) \left( \sum_{n=1}^N c_n(t) E_n(\vec{\lambda}(t)) \phi_n(x; \vec{\lambda}(t)) \right) \mathrm{d}x &= \sum_{n=1}^N c_n(t) E_n(\vec{\lambda}(t))\,\delta_{pn} = c_p(t) E_p(\vec{\lambda}(t)) \end{aligned}

L'équation projetée devient :

i\hbar \frac{\mathrm{d}c_p}{\mathrm{d}t} + i\hbar \sum_{1 \le n \le N} c_n(t) \int_0^L \phi_p^*(x; \vec{\lambda}(t)) \frac{\partial \phi_n}{\partial t}(x; \vec{\lambda}(t))\,\mathrm{d}x = c_p(t) E_p(\vec{\lambda}(t))

Soit, en isolant i\hbar \frac{\mathrm{d}c_p}{\mathrm{d}t} :

i\hbar \frac{\mathrm{d}c_p}{\mathrm{d}t} = c_p(t) E_p(\vec{\lambda}(t)) - \hbar \sum_{1 \le n \le N} \alpha_{pn}(t) c_n(t)

où l'on identifie :

\boxed{\alpha_{pn}(t) = i \int_0^L \phi_p^*(x; \vec{\lambda}(t)) \frac{\partial \phi_n}{\partial t}(x; \vec{\lambda}(t))\,\mathrm{d}x = i \left( \int_0^L \phi_p^*(x; \vec{\lambda}(t))\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}_{\vec{\lambda}}\phi_n(x; \vec{\lambda}(t))\,\mathrm{d}x \right) \cdot \frac{\mathrm{d}\vec{\lambda}}{\mathrm{d}t}}

(ou, de façon équivalente pour les indices permutés, \alpha_{np}(t) = i \left( \int_0^L \phi_n^*\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}_{\vec{\lambda}}\phi_p\,\mathrm{d}x \right) \cdot \frac{\mathrm{d}\vec{\lambda}}{\mathrm{d}t}).

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : état stationnaire, représentation d'interaction

On pose . Dans le cas où , montrer que est indépendant du temps.

Voir l'indice

Dériver d_n(t) par rapport au temps en appliquant le résultat de la question 23 lorsque \vec{\lambda} est indépendant du temps.

Voir la stratégie
  1. Exploiter le fait que pour \vec{\lambda}(t) = \vec{\text{cste}}, les énergies propres E_n(\vec{\lambda}) sont constantes au cours du temps, ce qui simplifie l'intégrale de phase.
  2. Utiliser l'évolution temporelle de c_n(t) établie à la question Q23 (ou dériver directement d_n(t) par rapport au temps) pour conclure à la constance de d_n(t).
Voir la réponse courte

Remplacement des coefficients constants en régime stationnaire pour vérifier que d_n(t) ne dépend pas du temps.

Voir le corrigé complet

Lorsque les paramètres extérieurs sont constants au cours du temps (\vec{\lambda}(t) = \vec{\text{cste}}), les énergies propres E_n(\vec{\lambda}) sont indépendantes de t. L'intégrale intervenant dans l'exponentielle se simplifie immédiatement :

\int_0^t E_n(\vec{\lambda}(t'))\,\mathrm{d}t' = E_n \int_0^t \mathrm{d}t' = E_n\,t

La variable d_n(t) s'écrit alors :

d_n(t) = c_n(t)\,\mathrm{e}^{\frac{i E_n}{\hbar}t}

D'après la question Q23, la résolution de l'équation de Schrödinger à paramètres constants donne :

c_n(t) = c_n(0)\,\mathrm{e}^{-\frac{i E_n}{\hbar}t}

En injectant cette expression dans la définition de d_n(t), les facteurs de phase se compensent exactement :

d_n(t) = c_n(0)\,\mathrm{e}^{-\frac{i E_n}{\hbar}t}\,\mathrm{e}^{\frac{i E_n}{\hbar}t} = c_n(0)

On peut également vérifier ce résultat par dérivation directe :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}d_n}{\mathrm{d}t} &= \left( \frac{\mathrm{d}c_n}{\mathrm{d}t} + \frac{i E_n}{\hbar}\,c_n(t) \right) \mathrm{e}^{\frac{i E_n}{\hbar}t} \end{aligned}

Or, d'après l'équation différentielle de la question Q23, i\hbar \frac{\mathrm{d}c_n}{\mathrm{d}t} = E_n c_n \iff \frac{\mathrm{d}c_n}{\mathrm{d}t} = -\frac{i E_n}{\hbar}c_n, d'où :

\frac{\mathrm{d}d_n}{\mathrm{d}t} = 0

Par conséquent, d_n(t) est bien indépendant du temps :

\boxed{d_n(t) = c_n(0) = \text{cste}}

Résultat

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : approximation adiabatique, équation différentielle

Déterminer l'équation d'évolution temporelle vérifiée par en fonction des . On introduira les quantités .

Voir l'indice

Dériver le produit définissant d_p(t) et injecter l'équation régissant \mathrm{d}c_p/\mathrm{d}t pour faire apparaître les termes oscillants en \omega_{pn}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la dérivée temporelle de d_p(t) à l'aide de la règle de dérivation d'un produit.
  2. Remplacer le terme i\hbar \frac{\mathrm{d}c_p}{\mathrm{d}t} par son expression issue de l'équation différentielle (6) établie à la question Q25.
  3. Exprimer les coefficients c_n(t) en fonction des d_n(t) et introduire les pulsations de transition \omega_{pn}(t').
Voir la réponse courte

Dérivation de d_p en isolant la phase dynamique pour faire apparaître les pulsations de transition de Bohr \omega_{ij}.

Voir le corrigé complet

Par définition des coefficients d_p(t) introduits à la question Q26 :

d_p(t) = c_p(t) \, \mathrm{e}^{\frac{i}{\hbar}\int_0^t E_p(\vec{\lambda}(t'))\,\mathrm{d}t'}

En dérivant cette relation par rapport au temps :

\frac{\mathrm{d}d_p}{\mathrm{d}t} = \left( \frac{\mathrm{d}c_p}{\mathrm{d}t} + \frac{i}{\hbar}E_p(\vec{\lambda}(t))\,c_p(t) \right) \mathrm{e}^{\frac{i}{\hbar}\int_0^t E_p(\vec{\lambda}(t'))\,\mathrm{d}t'}

Multiplions par i\hbar :

i\hbar\,\frac{\mathrm{d}d_p}{\mathrm{d}t} = \left( i\hbar\,\frac{\mathrm{d}c_p}{\mathrm{d}t} - E_p(\vec{\lambda}(t))\,c_p(t) \right) \mathrm{e}^{\frac{i}{\hbar}\int_0^t E_p(\vec{\lambda}(t'))\,\mathrm{d}t'}

D'après l'équation (6) obtenue à la question Q25 :

i\hbar\,\frac{\mathrm{d}c_p}{\mathrm{d}t} - E_p\,c_p = -\hbar \sum_{n=1}^N \alpha_{pn}(t)\,c_n(t)

En injectant cette relation et en divisant par i\hbar (sachant que -\frac{\hbar}{i\hbar} = i) :

\frac{\mathrm{d}d_p}{\mathrm{d}t} = i \sum_{n=1}^N \alpha_{pn}(t)\,c_n(t)\,\mathrm{e}^{\frac{i}{\hbar}\int_0^t E_p(\vec{\lambda}(t'))\,\mathrm{d}t'}

Or, d'après la définition de d_n(t), on a c_n(t) = d_n(t)\,\mathrm{e}^{-\frac{i}{\hbar}\int_0^t E_n(\vec{\lambda}(t'))\,\mathrm{d}t'}. Il vient alors :

\frac{\mathrm{d}d_p}{\mathrm{d}t} = i \sum_{n=1}^N \alpha_{pn}(t)\,d_n(t)\,\mathrm{e}^{\frac{i}{\hbar}\int_0^t [E_p(\vec{\lambda}(t')) - E_n(\vec{\lambda}(t'))]\,\mathrm{d}t'}

En introduisant les pulsations de Bohr associées aux transitions énergétiques :

\omega_{pn}(t') = \frac{E_p(\vec{\lambda}(t')) - E_n(\vec{\lambda}(t'))}{\hbar}

on obtient l'équation d'évolution temporelle exacte vérifiée par les coefficients d_p(t) :

\boxed{\frac{\mathrm{d}d_p}{\mathrm{d}t} = i \sum_{n=1}^N \alpha_{pn}(t)\,d_n(t)\,\mathrm{e}^{i\int_0^t \omega_{pn}(t')\,\mathrm{d}t'}}

Résultat

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Question 28

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : approximation adiabatique, théorie des perturbations

Montrer que pour :

On pourra par exemple partir de l'équation (6) en ne conservant que le premier ordre non-nul.

Voir l'indice

Remplacer dans la somme de la question 27 les d_n(t) par d_n(0) = \delta_{n\ell} au premier ordre de perturbation.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'équation d'évolution exacte pour \dfrac{\mathrm{d}d_p}{\mathrm{d}t} établie à la question Q27.
  2. Exploiter les conditions initiales c_p(0) = \delta_{p\ell}, l'approximation d_\ell(t) \approx d_\ell(0) = 1 et l'hypothèse de faible couplage |c_n(t)| = |d_n(t)| \ll 1 pour tout n \neq \ell afin d'isoler le terme prépondérant dans la somme.
Voir la réponse courte

Approximation au premier ordre en ne conservant que l'état initialement peuplé d_\ell \approx 1 pour p \neq \ell.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q27, l'équation exacte d'évolution des coefficients d_p(t) s'écrit :

\frac{\mathrm{d}d_p}{\mathrm{d}t} = i \sum_{n=1}^N \alpha_{pn}(t) \, d_n(t) \, \mathrm{e}^{i \int_0^t \omega_{pn}(t') \, \mathrm{d}t'}

Séparons dans la somme le terme n = \ell des autres composantes n \neq \ell :

\frac{\mathrm{d}d_p}{\mathrm{d}t} = i \, \alpha_{p\ell}(t) \, d_\ell(t) \, \mathrm{e}^{i \int_0^t \omega_{p\ell}(t') \, \mathrm{d}t'} + i \sum_{n \neq \ell} \alpha_{pn}(t) \, d_n(t) \, \mathrm{e}^{i \int_0^t \omega_{pn}(t') \, \mathrm{d}t'}

Or, à l'instant initial, le système se trouve dans l'état propre \phi_\ell, soit :

c_p(0) = \delta_{p\ell} \implies d_\ell(0) = 1 \quad \text{et} \quad d_p(0) = 0 \quad (\text{pour } p \neq \ell)

D'après l'approximation précisée par l'énoncé :

  • pour n = \ell, on a d_\ell(t) \approx d_\ell(0) = 1 ;
  • pour n \neq \ell, |d_n(t)| = |c_n(t)| \ll 1.

Puisque les coefficients \alpha_{pn}(t) sont proportionnels à \dfrac{\mathrm{d}\vec{\lambda}}{\mathrm{d}t} (infiniment petits d'ordre 1 dans le régime d'évolution lente), les produits \alpha_{pn}(t) d_n(t) pour n \neq \ell sont des termes du second ordre, négligeables devant le terme d'ordre 1 correspondant à n = \ell.

Au premier ordre non nul, il ne subsiste donc que le terme n = \ell, ce qui donne bien pour p \neq \ell :

\boxed{\frac{\mathrm{d}d_p}{\mathrm{d}t} = i\alpha_{p\ell}(t) \, \mathrm{e}^{i \int_0^t \omega_{p\ell}(t') \, \mathrm{d}t'}}

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : approximation adiabatique, intégration

Dans le cas où ni , ni ne dépendent du temps, exprimer , toujours pour .

Voir l'indice

Intégrer directement par rapport au temps l'exponentielle imaginaire pour \alpha_{p\ell} et \omega_{p\ell} constants avec d_p(0)=0.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la condition initiale sur d_p(0) pour p \neq \ell.
  2. Intégrer directement l'équation différentielle établie à la question précédente en exploitant la constance de \alpha_{p\ell} et \omega_{p\ell}.
Voir la réponse courte

Intégration temporelle directe d'une exponentielle imaginaire pour obtenir les amplitudes hors résonance.

Voir le corrigé complet

D'après les conditions initiales fixées dans le préambule, le système se trouve à t = 0 dans l'état propre \phi_\ell, de sorte que c_p(0) = \delta_{p\ell}. La définition de d_p(t) donnée à la question Q26 assure alors que :

d_p(0) = c_p(0) = 0 \quad \text{pour tout } p \neq \ell.

Lorsque les grandeurs \alpha_{p\ell} et \omega_{p\ell} sont indépendantes du temps, l'intégrale présente dans l'argument de l'exponentielle de l'équation (8) se simplifie en \int_0^t \omega_{p\ell} \, \mathrm{d}t' = \omega_{p\ell} \, t. L'équation différentielle s'écrit alors :

\frac{\mathrm{d}d_p}{\mathrm{d}t} = i \alpha_{p\ell} \, \mathrm{e}^{i \omega_{p\ell} t}.

En intégrant entre 0 et t, sachant que E_p \neq E_\ell donc \omega_{p\ell} \neq 0 :

\begin{aligned} d_p(t) - d_p(0) &= i \alpha_{p\ell} \int_0^t \mathrm{e}^{i \omega_{p\ell} t'} \, \mathrm{d}t' \\ &= i \alpha_{p\ell} \left[ \frac{\mathrm{e}^{i \omega_{p\ell} t'}}{i \omega_{p\ell}} \right]_0^t \\ &= \frac{\alpha_{p\ell}}{\omega_{p\ell}} \left( \mathrm{e}^{i \omega_{p\ell} t} - 1 \right). \end{aligned}

Comme d_p(0) = 0, on obtient finalement, pour tout p \neq \ell :

\boxed{d_p(t) = \frac{\alpha_{p\ell}}{\omega_{p\ell}} \left( \mathrm{e}^{i \omega_{p\ell} t} - 1 \right)}

On peut également factoriser par l'angle moitié :

d_p(t) = \frac{2i\alpha_{p\ell}}{\omega_{p\ell}} \, \mathrm{e}^{i \frac{\omega_{p\ell} t}{2}} \sin\left(\frac{\omega_{p\ell} t}{2}\right).

Résultat

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Question 30

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : approximation adiabatique, temps caractéristique

On suppose dans la suite que les sont deux à deux distincts à tout instant . Déduire du résultat précédent les paramètres sans dimension qui permettent de contrôler l'approximation (7) faite dans cette partie. Donner une condition suffisante sur l'évolution des paramètres pour que cette approximation soit valable.

Voir l'indice

Exprimer la borne supérieure de |d_p(t)| et en déduire la condition adiabatique : le temps caractéristique de variation de \vec{\lambda} doit être grand devant \hbar/\Delta E.

Voir la stratégie
  1. Majorer le module du coefficient c_p(t) à partir de l'expression de d_p(t) obtenue à la question Q29 pour en déduire les paramètres sans dimension régissant l'approximation.
  2. Relier ces paramètres à la dérivée temporelle \frac{\mathrm{d}\vec{\lambda}}{\mathrm{d}t} et en déduire une condition d'évolution lente (critère adiabatique).
Voir la réponse courte

Condition |\alpha_{p\ell}/\omega_{p\ell}| \ll 1 : le temps caractéristique d'évolution des paramètres doit être grand devant \hbar/\Delta E.

Voir le corrigé complet

D'après la définition introduite à la question Q26, on a d_p(t) = c_p(t)\,\mathrm{e}^{\frac{i}{\hbar}\int_0^t E_p(\vec{\lambda}(t'))\mathrm{d}t'}, ce qui implique :

|c_p(t)| = |d_p(t)|.

En utilisant le résultat de la question Q29 pour p \neq \ell :

d_p(t) = \frac{\alpha_{p\ell}}{\omega_{p\ell}}\left(\mathrm{e}^{i\omega_{p\ell}t} - 1\right),

on calcule le module de d_p(t) :

|d_p(t)| = \left|\frac{\alpha_{p\ell}}{\omega_{p\ell}}\right| \left|2i\sin\left(\frac{\omega_{p\ell}t}{2}\right)\right| = 2\left|\frac{\alpha_{p\ell}}{\omega_{p\ell}}\right| \left|\sin\left(\frac{\omega_{p\ell}t}{2}\right)\right| \le 2\left|\frac{\alpha_{p\ell}}{\omega_{p\ell}}\right|.

Les niveaux d'énergie étant supposés deux à deux distincts (E_p \neq E_\ell), les pulsations de Bohr \omega_{p\ell} = \frac{E_p - E_\ell}{\hbar} ne s'annulent jamais.

L'approximation (7), à savoir |c_p(t)| \ll 1 pour tout p \neq \ell, est donc contrôlée par les paramètres sans dimension :

\boxed{\varepsilon_{p\ell} = \left|\frac{\alpha_{p\ell}}{\omega_{p\ell}}\right| \ll 1 \quad (\forall p \neq \ell)}

Rappelons l'expression établie à la question Q25 :

\alpha_{p\ell}(t) = i \left(\int_0^L \phi_p^*(x; \vec{\lambda}(t))\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}_{\vec{\lambda}}\phi_\ell(x; \vec{\lambda}(t))\,\mathrm{d}x\right) \cdot \frac{\mathrm{d}\vec{\lambda}}{\mathrm{d}t}.

Le coefficient \alpha_{p\ell} est directement proportionnel à la vitesse d'évolution des paramètres \frac{\mathrm{d}\vec{\lambda}}{\mathrm{d}t}. Une condition suffisante pour que l'approximation adiabatique soit valable est que le vecteur \vec{\lambda}(t) évolue suffisamment lentement :

\boxed{\left\|\frac{\mathrm{d}\vec{\lambda}}{\mathrm{d}t}\right\| \ll \min_{p \neq \ell} \frac{|E_p(\vec{\lambda}) - E_\ell(\vec{\lambda})|}{\hbar \left\|\int_0^L \phi_p^*\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}_{\vec{\lambda}}\phi_\ell\,\mathrm{d}x\right\|}}

En introduisant le temps caractéristique \tau de variation de \vec{\lambda}(t) et l'écart minimal en énergie avec les autres niveaux \Delta E_{\min} = \min_{p \neq \ell} |E_p - E_\ell| > 0, cette condition s'écrit de manière équivalente :

\tau \gg \frac{\hbar}{\Delta E_{\min}} \sim T_{\text{Bohr}}.

Résultat

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3.2 · Phase de Berry

Question 31

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : phase de berry, connexion de berry

En utilisant le résultat de la question 25, montrer que l'équation vérifiée par se met sous la forme :

avec un vecteur à composantes qui dépend de et s'exprime en fonction de et ses dérivées. Montrer que les composantes de sont réelles.

Voir l'indice

Reprendre l'équation du terme diagonal (p=\ell), isoler le terme de couplage faisant intervenir \vec{\nabla}_{\vec{\lambda}}\phi_\ell, et prouver la réalité de \vec{\mathcal{A}}_\ell en dérivant la condition de normalisation \int |\phi_\ell|^2\mathrm{d}x = 1.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'équation différentielle générale obtenue à la question Q25 pour l'indice p = \ell, puis appliquer l'approximation adiabatique (c_n \approx 0 pour tout n \neq \ell) pour ne conserver que le terme diagonal.
  2. Exprimer \alpha_{\ell\ell}(t) à l'aide de la règle de dérivation en chaîne par rapport aux paramètres \vec{\lambda} afin d'identifier le vecteur \vec{\mathcal{A}}_\ell.
  3. Dériver par rapport aux paramètres \lambda_j la relation de normalisation de la fonction d'onde propre \phi_\ell pour démontrer que les composantes de \vec{\mathcal{A}}_\ell sont réelles.
Voir la réponse courte

Isolement du terme diagonal p = \ell et preuve de la réalité de \vec{\mathcal{A}}_\ell par dérivation de la norme unitaire.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (6) établie à la question Q25, le coefficient c_\ell(t) vérifie :

i\hbar \frac{\mathrm{d}c_\ell}{\mathrm{d}t} = c_\ell(t) E_\ell - \hbar \sum_{n=1}^N \alpha_{\ell n}(t) c_n(t)

Dans le cadre de l'approximation adiabatique, le système reste confiné dans l'état \phi_\ell au cours du temps, ce qui se traduit par c_\ell(t) \approx 1 et |c_n(t)| \ll 1 pour tout n \neq \ell. On peut donc négliger les termes non diagonaux n \neq \ell dans la somme :

\sum_{n=1}^N \alpha_{\ell n}(t) c_n(t) \approx \alpha_{\ell\ell}(t) c_\ell(t)

L'équation différentielle devient ainsi :

i\hbar \frac{\mathrm{d}c_\ell}{\mathrm{d}t} = \left( E_\ell - \hbar \alpha_{\ell\ell}(t) \right) c_\ell(t)

D'après l'expression des coefficients de couplage trouvée à la question Q25, on a :

\alpha_{\ell\ell}(t) = i \int_0^L \phi_\ell^*(x; \vec{\lambda}(t)) \, \frac{\partial \phi_\ell}{\partial t}(x; \vec{\lambda}(t)) \, \mathrm{d}x

En appliquant la règle de la chaîne à la dépendance temporelle induite par les paramètres \vec{\lambda}(t) :

\frac{\partial \phi_\ell}{\partial t} = \sum_{j=1}^m \frac{\mathrm{d}\lambda_j}{\mathrm{d}t} \frac{\partial \phi_\ell}{\partial \lambda_j} = \frac{\mathrm{d}\vec{\lambda}}{\mathrm{d}t} \cdot \vec{\nabla}_{\vec{\lambda}} \phi_\ell

Le terme d'interaction s'écrit alors :

\hbar \alpha_{\ell\ell}(t) = \frac{\mathrm{d}\vec{\lambda}}{\mathrm{d}t} \cdot \left( i\hbar \int_0^L \phi_\ell^*(x; \vec{\lambda}(t)) \, \vec{\nabla}_{\vec{\lambda}} \phi_\ell(x; \vec{\lambda}(t)) \, \mathrm{d}x \right)

On identifie alors le vecteur \vec{\mathcal{A}}_\ell, à m composantes :

\boxed{\vec{\mathcal{A}}_\ell(\vec{\lambda}) = i\hbar \int_0^L \phi_\ell^*(x; \vec{\lambda}) \, \vec{\nabla}_{\vec{\lambda}} \phi_\ell(x; \vec{\lambda}) \, \mathrm{d}x}

ce qui conduit bien à la forme demandée :

\boxed{i\hbar \frac{\mathrm{d}c_\ell}{\mathrm{d}t} = \left( E_\ell - \frac{\mathrm{d}\vec{\lambda}}{\mathrm{d}t} \cdot \vec{\mathcal{A}}_\ell \right) c_\ell(t)}

Montrons à présent que chaque composante (\vec{\mathcal{A}}_\ell)_j (pour 1 \le j \le m) est réelle. À tout instant et pour toute valeur des paramètres \vec{\lambda}, l'état stationnaire \phi_\ell est normé à l'unité :

\int_0^L \phi_\ell^*(x; \vec{\lambda}) \phi_\ell(x; \vec{\lambda}) \, \mathrm{d}x = 1

Dérivons cette identité par rapport au paramètre réel \lambda_j :

\frac{\partial}{\partial \lambda_j} \int_0^L \phi_\ell^* \phi_\ell \, \mathrm{d}x = \int_0^L \frac{\partial \phi_\ell^*}{\partial \lambda_j} \phi_\ell \, \mathrm{d}x + \int_0^L \phi_\ell^* \frac{\partial \phi_\ell}{\partial \lambda_j} \, \mathrm{d}x = 0

Puisque \left( \phi_\ell^* \frac{\partial \phi_\ell}{\partial \lambda_j} \right)^* = \phi_\ell \frac{\partial \phi_\ell^*}{\partial \lambda_j}, le premier terme n'est autre que le complexe conjugué du second :

\left( \int_0^L \phi_\ell^* \frac{\partial \phi_\ell}{\partial \lambda_j} \, \mathrm{d}x \right)^* + \int_0^L \phi_\ell^* \frac{\partial \phi_\ell}{\partial \lambda_j} \, \mathrm{d}x = 2 \, \mathrm{Re}\left( \int_0^L \phi_\ell^* \frac{\partial \phi_\ell}{\partial \lambda_j} \, \mathrm{d}x \right) = 0

L'intégrale est donc un imaginaire pur. En la multipliant par i\hbar \in i\mathbb{R}, on obtient une quantité réelle :

\boxed{(\vec{\mathcal{A}}_\ell)_j \in \mathbb{R} \quad \text{pour tout } j \in \{1, \dots, m\}}

Résultat

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Question 32

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : phase de berry, phase dynamique

En cherchant une solution de la forme , résoudre l'équation différentielle précédente. On fera apparaître les deux termes suivants :

On les appelle respectivement phase dynamique et phase géométrique. Cette dernière phase peut s'écrire plus simplement

où est le chemin reliant et . On appelle également phase de Berry.

Voir l'indice

Séparer les variables dans l'équation différentielle linéaire sur c_\ell(t) et intégrer directement entre 0 et t.

Voir la stratégie
  1. Injecter l'ansatz c_\ell(t) = \mathrm{e}^{i F_\ell(t)} dans l'équation différentielle (10) obtenue à la question Q31.
  2. Identifier la dérivée temporelle \frac{\mathrm{d}F_\ell}{\mathrm{d}t} et intégrer entre t'=0 et t'=t en tenant compte de la condition initiale c_\ell(0) = 1.
  3. Séparer les deux contributions à la phase totale (dynamique et géométrique) et expliciter la réécriture de la phase géométrique sous forme d'une intégrale de circulation le long du chemin \gamma.
Voir la réponse courte

Intégration de l'équation de phase séparant la composante dynamique standard et la circulation de Berry le long du chemin \gamma.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q31, le coefficient c_\ell(t) vérifie l'équation différentielle :

i\hbar \frac{\mathrm{d}c_\ell}{\mathrm{d}t} = \left( E_\ell(\vec{\lambda}(t)) - \frac{\mathrm{d}\vec{\lambda}}{\mathrm{d}t} \cdot \vec{\mathcal{A}}_\ell(\vec{\lambda}(t)) \right) c_\ell(t)

En injectant la forme proposée c_\ell(t) = \mathrm{e}^{i F_\ell(t)}, la dérivée par rapport au temps s'écrit :

\frac{\mathrm{d}c_\ell}{\mathrm{d}t} = i \frac{\mathrm{d}F_\ell}{\mathrm{d}t}\,\mathrm{e}^{i F_\ell(t)} = i \frac{\mathrm{d}F_\ell}{\mathrm{d}t}\,c_\ell(t)

En reportant dans l'équation différentielle et en simplifiant par c_\ell(t) \neq 0, on obtient :

-\hbar \frac{\mathrm{d}F_\ell}{\mathrm{d}t} = E_\ell(\vec{\lambda}(t)) - \frac{\mathrm{d}\vec{\lambda}}{\mathrm{d}t} \cdot \vec{\mathcal{A}}_\ell(\vec{\lambda}(t))

soit :

\frac{\mathrm{d}F_\ell}{\mathrm{d}t} = -\frac{1}{\hbar} E_\ell(\vec{\lambda}(t)) + \frac{1}{\hbar} \vec{\mathcal{A}}_\ell(\vec{\lambda}(t)) \cdot \frac{\mathrm{d}\vec{\lambda}}{\mathrm{d}t}

La condition initiale c_\ell(0) = 1 donne \mathrm{e}^{i F_\ell(0)} = 1, ce qui permet de choisir F_\ell(0) = 0. En intégrant entre 0 et t :

F_\ell(t) = -\frac{1}{\hbar} \int_0^t E_\ell(\vec{\lambda}(t'))\,\mathrm{d}t' + \frac{1}{\hbar} \int_0^t \vec{\mathcal{A}}_\ell(\vec{\lambda}(t')) \cdot \frac{\mathrm{d}\vec{\lambda}}{\mathrm{d}t'}(t')\,\mathrm{d}t'

On fait apparaître les deux contributions définies dans l'énoncé :

\Phi_{\text{dyn}}(t) = -\frac{1}{\hbar} \int_0^t E_\ell(\vec{\lambda}(t'))\,\mathrm{d}t' \quad \text{et} \quad \Phi_{\text{geom}}(t) = \frac{1}{\hbar} \int_0^t \vec{\mathcal{A}}_\ell(\vec{\lambda}(t')) \cdot \frac{\mathrm{d}\vec{\lambda}}{\mathrm{d}t'}(t')\,\mathrm{d}t'

Le déplacement élémentaire dans l'espace des paramètres le long du chemin \gamma étant \mathrm{d}\vec{\lambda} = \frac{\mathrm{d}\vec{\lambda}}{\mathrm{d}t'}(t')\,\mathrm{d}t', la phase géométrique s'écrit de façon intrinsèque :

\Phi_{\text{geom}}(t) = \frac{1}{\hbar} \int_\gamma \vec{\mathcal{A}}_\ell \cdot \mathrm{d}\vec{\lambda}

La solution de l'équation différentielle s'écrit finalement :

\boxed{c_\ell(t) = \exp\!\Big(i\big(\Phi_{\text{dyn}}(t) + \Phi_{\text{geom}}(t)\big)\Big)}

Résultat

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Question 33

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : phase de berry, interférence quantique

Quel est l'effet de la phase géométrique sur la densité de probabilité de présence de la particule ? Même question dans le cas où l'état initial est de la forme

avec .

Voir l'indice

Prendre le module au carré de l'état pur (invariance), puis analyser le terme d'interférence croisé dans une superposition de deux états distincts.

Voir la stratégie
  1. Pour un état pur stationnaire unique, écrire \psi(x, t) obtenu à la question Q32 et en déduire la densité de probabilité \rho(x, t) = |\psi(x, t)|^2 pour examiner l'effet d'une phase globale.
  2. Pour une superposition de deux états propres, appliquer l'approximation adiabatique à chaque composante pour former l'état \psi(x, t), puis calculer le carré du module |\psi(x, t)|^2.
  3. Identifier le terme d'interférence et conclure sur le rôle physique de la différence de phase géométrique.
Voir la réponse courte

Invariance de la densité pour un état pur, mais déphasage géométrique observable dans les termes d'interférence d'une superposition.

Voir le corrigé complet

1. Cas où le système est initialement dans un état stationnaire unique \phi_\ell :

D'après le résultat de la question Q32, la fonction d'onde s'écrit sous approximation adiabatique :

\psi(x, t) = \mathrm{e}^{i \left(\Phi_{\text{dyn}}(t) + \Phi_{\text{geom}}(t)\right)} \phi_\ell(x; \vec{\lambda}(t)).

Les composantes du potentiel vecteur de Berry \vec{\mathcal{A}}_\ell étant réelles (question Q31), la phase géométrique \Phi_{\text{geom}}(t) = \frac{1}{\hbar}\int_\gamma \vec{\mathcal{A}}_\ell \cdot \mathrm{d}\vec{\lambda} est réelle, tout comme la phase dynamique \Phi_{\text{dyn}}(t).

La densité de probabilité de présence de la particule vaut :

\rho(x, t) = |\psi(x, t)|^2 = \left|\mathrm{e}^{i \left(\Phi_{\text{dyn}}(t) + \Phi_{\text{geom}}(t)\right)}\right|^2 |\phi_\ell(x; \vec{\lambda}(t))|^2 = |\phi_\ell(x; \vec{\lambda}(t))|^2.
\boxed{\text{La phase géométrique constitue une phase globale : elle n'a aucun effet sur la densité de probabilité de présence.}}

2. Cas d'une superposition d'états (équation 13) :

Le système est préparé à t = 0 dans l'état :

\psi(x, 0) = \frac{1}{\sqrt{2}} \left( \phi_\ell(x; \vec{\lambda}(0)) + \phi_{\ell'}(x; \vec{\lambda}(0)) \right) \quad (\ell \neq \ell').

Dans le cadre de l'approximation adiabatique, les transitions inter-états sont négligées (\alpha_{pn} \approx 0 pour p \neq n). Par linéarité de l'équation de Schrödinger, chaque état propre évolue indépendamment en acquérant sa propre phase dynamique et sa propre phase de Berry :

\psi(x, t) \approx \frac{1}{\sqrt{2}} \left[ \mathrm{e}^{i \Phi_\ell(t)} \phi_\ell(x; \vec{\lambda}(t)) + \mathrm{e}^{i \Phi_{\ell'}(t)} \phi_{\ell'}(x; \vec{\lambda}(t)) \right],

en notant la phase totale acquise par l'état k \in \{\ell, \ell'\} :

\Phi_k(t) = \Phi_{\text{dyn},k}(t) + \Phi_{\text{geom},k}(t).

Calculons la densité de probabilité de présence \rho(x, t) = |\psi(x, t)|^2 :

\begin{aligned} \rho(x, t) &= \frac{1}{2} |\phi_\ell(x; \vec{\lambda}(t))|^2 + \frac{1}{2} |\phi_{\ell'}(x; \vec{\lambda}(t))|^2 \\ &\quad + \operatorname{Re}\left( \phi_\ell^*(x; \vec{\lambda}(t)) \phi_{\ell'}(x; \vec{\lambda}(t)) \, \mathrm{e}^{i \left[\Phi_{\ell'}(t) - \Phi_\ell(t)\right]} \right). \end{aligned}

En introduisant le déphasage géométrique relatif \Delta\Phi_{\text{geom}} = \Phi_{\text{geom},\ell'} - \Phi_{\text{geom},\ell} et le déphasage dynamique relatif \Delta\Phi_{\text{dyn}} = \Phi_{\text{dyn},\ell'} - \Phi_{\text{dyn},\ell}, l'argument du terme croisé fait intervenir :

\Phi_{\ell'}(t) - \Phi_\ell(t) = \Delta\Phi_{\text{dyn}}(t) + \Delta\Phi_{\text{geom}}(t).
\boxed{\text{La différence de phase géométrique }\Delta\Phi_{\text{geom}}\text{ modifie la phase relative entre les deux états : elle affecte directement la densité de présence via le terme d'interférence.}}

Résultat

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Question 34

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : phase de berry, théorème de stokes, courbure de berry

Afin de fixer les idées, on prend par la suite, donc est un vecteur de . On suppose que l'ensemble des paramètres décrit une boucle fermée entre et : . Exprimer alors la phase géométrique en faisant intervenir le vecteur .

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Stokes dans l'espace des paramètres \mathbb{R}^3 pour convertir la circulation de \vec{\mathcal{A}}_\ell en flux de \vec{\mathcal{B}}_\ell.

Voir la stratégie
  1. Partir de la définition de la phase de Berry obtenue à la question 32 sous forme d'une intégrale curviligne sur le contour \gamma.
  2. Utiliser le caractère fermé de la boucle \gamma dans l'espace des paramètres \mathbb{R}^3 pour appliquer le théorème du rotationnel (théorème de Stokes).
Voir la réponse courte

Application du théorème de Stokes transformant la circulation sur la boucle fermée en flux de la courbure de Berry \vec{\mathcal{B}}_\ell.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (12) établie à la question 32, la phase géométrique acquise sur le chemin \gamma s'écrit :

\Phi_{\text{geom}}(T) = \frac{1}{\hbar} \oint_\gamma \vec{\mathcal{A}}_\ell \cdot \mathrm{d}\vec{\lambda}

Puisque m = 3, l'espace des paramètres est l'espace affine tridimensionnel \mathbb{R}^3. Le chemin \gamma étant un contour fermé parcouru entre t=0 et t=T (\vec{\lambda}(T) = \vec{\lambda}(0)), on peut appliquer le théorème de Stokes :

\oint_\gamma \vec{\mathcal{A}}_\ell \cdot \mathrm{d}\vec{\lambda} = \iint_{\mathcal{S}} \big(\vec{\operatorname{rot}} \vec{\mathcal{A}}_\ell\big) \cdot \mathrm{d}\vec{S}

où \mathcal{S} désigne une surface quelconque orientée de \mathbb{R}^3 s'appuyant sur le bord \gamma (\partial\mathcal{S} = \gamma), l'élément de surface \mathrm{d}\vec{S} étant orienté selon la règle de la main droite par rapport au sens de parcours de \gamma.

En introduisant le champ de vecteurs \vec{\mathcal{B}}_\ell = \vec{\operatorname{rot}}\vec{\mathcal{A}}_\ell, on obtient :

\boxed{\Phi_{\text{geom}} = \frac{1}{\hbar} \iint_{\mathcal{S}} \vec{\mathcal{B}}_\ell \cdot \mathrm{d}\vec{S}}

Résultat

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Question 35

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger ; Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : phase de berry, pendule de foucault, analogie

Quelles similitudes voyez-vous entre la situation étudiée dans cette partie et l'évolution du pendule de Foucault ? On pourra répondre sous forme d'un tableau.

Voir l'indice

Comparer dans un tableau le transport parallèle classique d'un vecteur sur la sphère terrestre et le transport adiabatique d'une phase le long d'un circuit dans l'espace des paramètres.

Voir la stratégie

Pour faire ressortir les similitudes physiques et mathématiques :

  1. Identifier la séparation entre l'échelle de temps rapide (oscillations intrinsèques du système) et l'échelle lente (évolution cyclique des paramètres extérieurs).
  2. Comparer l'espace des paramètres, la décomposition de la phase totale (dynamique et géométrique), et l'origine différentielle du phénomène (transport parallèle / non-holonomie).
  3. Synthétiser les correspondances dans un tableau clair et commenté.
Voir la réponse courte

Analogie formelle entre la précession géométrique de Foucault et la phase de Berry acquise après un cycle adiabatique fermé.

Voir le corrigé complet

L'évolution du pendule de Foucault et la phase de Berry en mécanique quantique reposent sur le concept fondamental de non-holonomie géométrique sous l'effet d'une modulation lente (adiabatique) de paramètres extérieurs le long d'une courbe fermée \gamma.

On peut dresser le tableau de correspondance suivant :

CaractéristiquePendule de FoucaultMécanique quantique (Phase de Berry)
Échelle de temps rapideOscillations du pendule : \omega_0 = \sqrt{g/\ell}Fréquence de transition de phase : \omega_\ell = E_\ell/\hbar
Échelle de temps lenteRotation de la Terre : \Omega \ll \omega_0Évolution adiabatique : \left|\frac{\alpha_{p\ell}}{\omega_{p\ell}}\right| \ll 1
Espace des paramètresSphère terrestre (surface du globe S^2)Espace des paramètres \vec{\lambda} \in \mathbb{R}^m
Trajectoire cyclique \gammaParallèle à la latitude \lambda parcouru en T = 24\text{ h}Boucle fermée \gamma dans l'espace des paramètres : \vec{\lambda}(T) = \vec{\lambda}(0)
Phase / Évolution dynamiqueOscillations rapides dans le plan : \cos(\omega_0 t)Phase dynamique : \Phi_{\text{dyn}} = -\frac{1}{\hbar}\int_0^t E_\ell(\vec{\lambda}(t'))\,\mathrm{d}t'
Effet géométriqueRotation du plan d'oscillation : \psi = 2\pi\sin\lambda (déficit angulaire \Delta \theta = 2\pi(1-\sin\lambda))Phase géométrique (de Berry) : \Phi_{\text{geom}} = \frac{1}{\hbar}\oint_\gamma \vec{\mathcal{A}}_\ell\cdot\mathrm{d}\vec{\lambda}
Formulation intégraleFlux de la courbure de Gauss de S^2 (angle solide délimité par \gamma : \chi)Flux de la courbure de Berry : \Phi_{\text{geom}} = \frac{1}{\hbar}\iint_{\mathcal{S}} \vec{\mathcal{B}}_\ell\cdot\mathrm{d}\vec{S}
Nature géométriqueL'angle par tour dépend uniquement de la trajectoire \gamma (latitude \lambda), pas de \Omega\Phi_{\text{geom}} est invariant par reparamétrisation temporelle de \gamma (purement géométrique)
Origine géométriqueTransport parallèle du vecteur oscillation le long de \gamma sur une variété courbe (S^2)Transport parallèle de l'état quantique dans l'espace des états (connexion \vec{\mathcal{A}}_\ell)

Question déjà tombée ailleurs

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Partie 4 : Monopole magnétique

Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : équation de maxwell, monopole magnétique, flux magnétique

Représenter graphiquement ce champ de vecteurs. En quoi ce champ magnétique n'est-il pas compatible avec les équations de Maxwell écrites sous forme globale ? On justifiera la réponse par le calcul d'une quantité physique.

Voir l'indice

Calculer le flux sortant de \vec{B}_{\text{mono}} à travers la sphère fermée \mathcal{S}_r et confronter au théorème de Gauss magnétique (\operatorname{div}\vec{B} = 0).

Voir la stratégie
  1. Représenter l'allure radiale du champ créé par la charge magnétique ponctuelle q_m (analogue au champ coulombien électrostatique).
  2. Rappeler l'équation de Maxwell sous forme globale relative au champ magnétique (conservation du flux).
  3. Calculer le flux de \vec{B}_{\text{mono}} à travers une sphère \mathcal{S}_r entourant la charge q_m et mettre en évidence la contradiction.
Voir la réponse courte

Allure radiale divergente et calcul du flux à travers une sphère valant \mu_0 q_m \neq 0, violant \operatorname{div}\vec{B} = 0.

Voir le corrigé complet

Le champ magnétique créé par une charge magnétique q_m est purement radial et varie en 1/r^2 :

\vec{B}_{\text{mono}}(M) = \frac{\mu_0 q_m}{4\pi r^2}\vec{\mathrm{e}}_r

Il est dirigé vers l'extérieur si q_m > 0 et vers l'origine si q_m < 0.

Sous forme globale, les équations de Maxwell standard imposent la conservation du flux magnétique (découlant de \mathrm{div}\,\vec{B} = 0) à travers toute surface fermée \mathcal{S} orientée vers l'extérieur :

\oiint_{\mathcal{S}} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = 0

Calculons le flux de \vec{B}_{\text{mono}} à travers la sphère \mathcal{S}_r de rayon r centrée en O, orientée par l'élément de surface sortant \mathrm{d}\vec{S} = r^2\sin\theta\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}\varphi\,\vec{\mathrm{e}}_r :

\begin{aligned} \Phi = \oiint_{\mathcal{S}_r} \vec{B}_{\text{mono}} \cdot \mathrm{d}\vec{S} &= \int_{\theta=0}^\pi \int_{\varphi=0}^{2\pi} \left(\frac{\mu_0 q_m}{4\pi r^2} \vec{\mathrm{e}}_r\right) \cdot \left(r^2 \sin\theta\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}\varphi\,\vec{\mathrm{e}}_r\right) \\ &= \frac{\mu_0 q_m}{4\pi} \left( \int_0^\pi \sin\theta\,\mathrm{d}\theta \right) \left( \int_0^{2\pi} \mathrm{d}\varphi \right) \\ &= \frac{\mu_0 q_m}{4\pi} \times 2 \times 2\pi \end{aligned}

soit :

\boxed{\Phi = \oiint_{\mathcal{S}_r} \vec{B}_{\text{mono}} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \mu_0 q_m \neq 0}

Ce flux non nul contredit directement la relation de Maxwell \oiint_{\mathcal{S}} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = 0.

Résultat

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Question 37

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : potentiel vecteur, théorème de stokes, monopole magnétique

Supposons qu'il existe une fonction telle qu'en tout point de l'espace l'équation

est vérifiée. Montrer que cela n'est pas compatible avec l'existence d'une charge magnétique.

Voir l'indice

Utiliser le fait que le flux du rotationnel d'un champ régulier à travers une surface fermée sans bord est identiquement nul.

Voir la stratégie
  1. Calculer le flux du rotationnel d'un champ de vecteurs régulier \vec{A} à travers la surface fermée \mathcal{S}_r en appliquant le théorème de Stokes-Ampère.
  2. Comparer ce résultat au flux de \vec{B}_{\text{mono}} déterminé à la question Q36 pour aboutir à une contradiction si q_m \neq 0.
Voir la réponse courte

Le rotationnel d'un potentiel régulier sur une surface sans bord a un flux identiquement nul, excluant tout potentiel vecteur global.

Voir le corrigé complet

Supposons qu'il existe un potentiel-vecteur \vec{A} de classe \mathcal{C}^1 en tout point de l'espace tel que :

\vec{B}_{\text{mono}} = \overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{A}.

Calculons le flux de \vec{B}_{\text{mono}} à travers la sphère fermée \mathcal{S}_r de rayon r. On peut découper \mathcal{S}_r en deux hémisphères, l'hémisphère nord \mathcal{S}_N et l'hémisphère sud \mathcal{S}_S, dont la frontière commune est le cercle équatorial \mathcal{C} :

\oiint_{\mathcal{S}_r} \vec{B}_{\text{mono}} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \iint_{\mathcal{S}_N} \overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{A} \cdot \mathrm{d}\vec{S} + \iint_{\mathcal{S}_S} \overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{A} \cdot \mathrm{d}\vec{S}.

D'après le théorème de Stokes-Ampère :

  • Pour \mathcal{S}_N, en orientant \mathcal{C} selon la règle de la main droite associée à la normale extérieure :

    \iint_{\mathcal{S}_N} \overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{A} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \oint_{\mathcal{C}} \vec{A} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell}.
  • Pour \mathcal{S}_S, la normale extérieure induit sur le contour équatorial le sens de parcours opposé -\mathcal{C} :

    \iint_{\mathcal{S}_S} \overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{A} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \oint_{-\mathcal{C}} \vec{A} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = -\oint_{\mathcal{C}} \vec{A} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell}.

En sommant ces deux contributions, le flux d'un rotationnel à travers une surface fermée est identiquement nul :

\oiint_{\mathcal{S}_r} \overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{A} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = 0.

Or, d'après la question Q36, le flux du champ créé par la charge magnétique vaut :

\oiint_{\mathcal{S}_r} \vec{B}_{\text{mono}} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \mu_0 q_m.

On en déduit :

\mu_0 q_m = 0 \implies q_m = 0.
\boxed{\text{L'existence d'un champ }\vec{A}\text{ défini en tout point impose } q_m = 0 \text{ : elle est incompatible avec une charge magnétique non nulle.}}

Résultat

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Question 38

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : potentiel vecteur, monopole magnétique, rotationnel

Montrer que les champs de vecteurs et vérifient tous les deux l'équation (15) et déterminer l'ensemble des points de pour lesquels ces fonctions sont définies.

Voir l'indice

Calculer le rotationnel en coordonnées sphériques de \vec{A}_N et \vec{A}_S à l'aide du formulaire, et repérer les singularités en \sin\theta = 0 (pôle Sud pour \vec{A}_N, pôle Nord pour \vec{A}_S).

Voir la stratégie
  1. Pour vérifier l'équation \vec{B}_{\text{mono}} = \overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{A}, on utilise l'expression du rotationnel en coordonnées sphériques fournie dans le formulaire pour un champ ayant uniquement une composante orthoradiale A_\varphi(r,\theta).
  2. Pour déterminer le domaine de définition sur la sphère \mathcal{S}_r, on étudie les singularités potentielles dues au facteur \sin\theta au dénominateur aux pôles (\theta = 0 et \theta = \pi), en effectuant un développement limité des numérateurs.
Voir la réponse courte

Calcul du rotationnel en coordonnées sphériques et mise en évidence des singularités (corde de Dirac) aux pôles sud et nord.

Voir le corrigé complet

Les potentiels vecteurs \vec{A}_N et \vec{A}_S sont de la forme générale \vec{A} = A_\varphi(r, \theta)\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi, avec A_r = 0 et A_\theta = 0.

D'après le formulaire, le rotationnel en coordonnées sphériques d'un tel champ s'écrit :

\overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{A} = \frac{1}{r\sin\theta}\frac{\partial}{\partial\theta}\big(\sin\theta A_\varphi\big)\,\vec{\mathrm{e}}_r - \frac{1}{r}\frac{\partial}{\partial r}\big(r A_\varphi\big)\,\vec{\mathrm{e}}_\theta

1. Rotationnel de \vec{A}_N et \vec{A}_S :

Pour \vec{A}_N = \frac{\mu_0 q_m}{4\pi}\frac{1-\cos\theta}{r\sin\theta}\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi :

  • La composante r A_{N,\varphi} = \frac{\mu_0 q_m}{4\pi}\frac{1-\cos\theta}{\sin\theta} est indépendante de r, d'où :

    \frac{\partial}{\partial r}\big(r A_{N,\varphi}\big) = 0 \implies (\overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{A}_N)_\theta = 0
  • Pour la composante radiale, \sin\theta A_{N,\varphi} = \frac{\mu_0 q_m}{4\pi r}(1 - \cos\theta), ce qui donne :

    \begin{aligned} (\overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{A}_N)_r &= \frac{1}{r\sin\theta} \frac{\partial}{\partial\theta}\left[\frac{\mu_0 q_m}{4\pi r}(1 - \cos\theta)\right] \\ &= \frac{1}{r\sin\theta}\,\frac{\mu_0 q_m}{4\pi r}\sin\theta = \frac{\mu_0 q_m}{4\pi r^2} \end{aligned}

On retrouve exactement :

\overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{A}_N = \frac{\mu_0}{4\pi}\frac{q_m}{r^2}\,\vec{\mathrm{e}}_r = \vec{B}_{\text{mono}}

Pour \vec{A}_S = \frac{\mu_0 q_m}{4\pi}\frac{-1-\cos\theta}{r\sin\theta}\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi :

  • De même, r A_{S,\varphi} ne dépend pas de r, donc (\overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{A}_S)_\theta = 0.
  • Pour la composante radiale, \sin\theta A_{S,\varphi} = \frac{\mu_0 q_m}{4\pi r}(-1 - \cos\theta) :

    \begin{aligned} (\overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{A}_S)_r &= \frac{1}{r\sin\theta} \frac{\partial}{\partial\theta}\left[\frac{\mu_0 q_m}{4\pi r}(-1 - \cos\theta)\right] \\ &= \frac{1}{r\sin\theta}\,\frac{\mu_0 q_m}{4\pi r}\sin\theta = \frac{\mu_0 q_m}{4\pi r^2} \end{aligned}

On a donc également :

\overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{A}_S = \frac{\mu_0}{4\pi}\frac{q_m}{r^2}\,\vec{\mathrm{e}}_r = \vec{B}_{\text{mono}}

2. Domaines de définition sur la sphère \mathcal{S}_r :

À rayon r fixé non nul, une indétermination n'apparaît qu'en \sin\theta = 0, soit au pôle nord (\theta = 0) et au pôle sud (\theta = \pi).

  • Pour \vec{A}_N :

    • Au voisinage du pôle nord (\theta \to 0) : 1 - \cos\theta \sim \frac{\theta^2}{2} et \sin\theta \sim \theta, donc :

      \frac{1-\cos\theta}{\sin\theta} \sim \frac{\theta}{2} \xrightarrow[\theta \to 0]{} 0

      Le champ \vec{A}_N est donc parfaitement régulier et s'annule continûment au pôle nord.

    • Au voisinage du pôle sud (\theta \to \pi) : 1 - \cos\theta \to 2 alors que \sin\theta \to 0^+. Le quotient diverge en 2/(\pi - \theta). Le champ \vec{A}_N n'est pas défini au pôle sud.

    Le champ \vec{A}_N est défini sur toute la sphère \mathcal{S}_r privée du pôle sud.

  • Pour \vec{A}_S :

    • Au voisinage du pôle nord (\theta \to 0) : -1 - \cos\theta \to -2, donc le quotient diverge en -2/\theta. Le champ \vec{A}_S n'est pas défini au pôle nord.
    • Au voisinage du pôle sud (\theta \to \pi) : en posant \alpha = \pi - \theta \to 0, on a \cos\theta = -\cos\alpha \sim -1 + \frac{\alpha^2}{2}, d'où -1 - \cos\theta \sim -\frac{\alpha^2}{2} et \sin\theta \sim \alpha. Le quotient tend vers 0 :

      \frac{-1-\cos\theta}{\sin\theta} \sim -\frac{\alpha}{2} \xrightarrow[\alpha \to 0]{} 0

      Le champ \vec{A}_S est donc régulier et s'annule continûment au pôle sud.

    Le champ \vec{A}_S est défini sur toute la sphère \mathcal{S}_r privée du pôle nord.

En notant N le pôle nord (\theta=0) et S le pôle sud (\theta=\pi) :

\boxed{\mathcal{D}(\vec{A}_N) = \mathcal{S}_r \setminus \{S\} \quad \text{et} \quad \mathcal{D}(\vec{A}_S) = \mathcal{S}_r \setminus \{N\}}

Résultat

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Question 39

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : théorème de stokes, flux magnétique, potentiel vecteur

Montrer que le flux du champ magnétique à travers peut s'écrire comme la différence de deux intégrales le long de l'équateur faisant intervenir et .

Voir l'indice

Scinder la sphère en hémisphères Nord et Sud avec le cercle équatorial pour frontière commune, puis appliquer le théorème de Stokes à chaque demi-sphère.

Voir la stratégie
  1. Décomposer la sphère fermée \mathcal{S}_r en deux hémisphères : l'hémisphère nord \mathcal{S}_N (\theta \in [0, \pi/2]) et l'hémisphère sud \mathcal{S}_S (\theta \in [\pi/2, \pi]), qui partagent l'équateur comme frontière commune.
  2. Utiliser le potentiel-vecteur régulier sur chaque domaine (\vec{A}_N sur \mathcal{S}_N et \vec{A}_S sur \mathcal{S}_S) pour appliquer le théorème de Stokes-Ampère.
  3. Déterminer rigoureusement l'orientation du contour équatorial pour chacune des deux calottes à partir de la normale sortante \vec{\mathrm{e}}_r.
Voir la réponse courte

Découpage de la sphère en deux calottes et application de Stokes sur chacune avec un bord commun équatorial parcouru en sens opposés.

Voir le corrigé complet

Décomposons la sphère fermée \mathcal{S}_r en la réunion de l'hémisphère nord \mathcal{S}_N (\theta \le \pi/2) et de l'hémisphère sud \mathcal{S}_S (\theta \ge \pi/2), orientés tous deux par le vecteur normal unitaire sortant \vec{n} = \vec{\mathrm{e}}_r :

\Phi = \oiint_{\mathcal{S}_r} \vec{B}_{\text{mono}} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \iint_{\mathcal{S}_N} \vec{B}_{\text{mono}} \cdot \mathrm{d}\vec{S} + \iint_{\mathcal{S}_S} \vec{B}_{\text{mono}} \cdot \mathrm{d}\vec{S}
  • Hémisphère nord \mathcal{S}_N : Le potentiel-vecteur \vec{A}_N est de classe \mathcal{C}^1 sur tout l'hémisphère nord (sa seule singularité étant le pôle Sud S \notin \mathcal{S}_N). D'après la question Q38, \vec{B}_{\text{mono}} = \overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{A}_N. Le théorème de Stokes-Ampère s'applique :

    \iint_{\mathcal{S}_N} \vec{B}_{\text{mono}} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \iint_{\mathcal{S}_N} \overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{A}_N \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \oint_{\partial \mathcal{S}_N} \vec{A}_N \cdot \mathrm{d}\vec{\ell}

    Avec la normale sortante \vec{\mathrm{e}}_r, la règle de la main droite (la surface étant à gauche lorsqu'on parcourt le contour tête dirigée vers la normale sortante) oriente la frontière \partial \mathcal{S}_N le long de l'équateur \mathcal{C}_{\text{eq}} dans le sens trigonométrique vu du pôle Nord, c'est-à-dire selon +\vec{\mathrm{e}}_\varphi :

    \iint_{\mathcal{S}_N} \vec{B}_{\text{mono}} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \oint_{\mathcal{C}_{\text{eq}}} \vec{A}_N \cdot \mathrm{d}\vec{\ell}
  • Hémisphère sud \mathcal{S}_S : De même, le potentiel-vecteur \vec{A}_S est de classe \mathcal{C}^1 sur tout l'hémisphère sud (sa seule singularité étant le pôle Nord N \notin \mathcal{S}_S), et \vec{B}_{\text{mono}} = \overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{A}_S. Par le théorème de Stokes-Ampère :

    \iint_{\mathcal{S}_S} \vec{B}_{\text{mono}} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \iint_{\mathcal{S}_S} \overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{A}_S \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \oint_{\partial \mathcal{S}_S} \vec{A}_S \cdot \mathrm{d}\vec{\ell}

    Pour l'hémisphère sud muni de la normale sortante \vec{\mathrm{e}}_r, un observateur debout sur la face extérieure de la calotte a l'intérieur de \mathcal{S}_S à sa gauche s'il parcourt l'équateur dans le sens rétrograde (sens horaire vu du pôle Nord), ce qui correspond à l'orientation opposée : \partial \mathcal{S}_S = -\mathcal{C}_{\text{eq}}. Il vient donc :

    \iint_{\mathcal{S}_S} \vec{B}_{\text{mono}} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = -\oint_{\mathcal{C}_{\text{eq}}} \vec{A}_S \cdot \mathrm{d}\vec{\ell}

En sommant ces deux contributions, on obtient bien l'expression sous forme d'une différence de deux intégrales le long de l'équateur orienté par \vec{\mathrm{e}}_\varphi :

\boxed{\oiint_{\mathcal{S}_r} \vec{B}_{\text{mono}} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \oint_{\mathcal{C}_{\text{eq}}} \vec{A}_N \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} - \oint_{\mathcal{C}_{\text{eq}}} \vec{A}_S \cdot \mathrm{d}\vec{\ell}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 40

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : transformation de jauge, potentiel vecteur, monopole magnétique

Calculer . Avec la question précédente, vérifier que la description avec deux champs de vecteurs et est cohérente avec la question 36.

Voir l'indice

Calculer la différence des deux potentiels sur l'équateur et vérifier qu'elle correspond à un gradient pur dont la circulation donne le flux total \mu_0 q_m.

Voir la stratégie
  1. Calculer la différence vectorielle \vec{A}_N - \vec{A}_S à partir des expressions données à l'équation (16).
  2. Exprimer l'intégrale de circulation sur l'équateur obtenue à la question 39 en intégrant cette différence.
  3. Comparer le résultat obtenu au flux direct calculé à la question 36 pour conclure à la cohérence du formalisme.
Voir la réponse courte

Différence proportionnelle à un gradient de jauge singulier dont la circulation équatoriale restitue exactement le flux total \mu_0 q_m.

Voir le corrigé complet

D'après les expressions données à l'équation (16) :

\vec{A}_N = \frac{\mu_0 q_m}{4\pi} \frac{1 - \cos\theta}{r\sin\theta}\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi \quad \text{et} \quad \vec{A}_S = \frac{\mu_0 q_m}{4\pi} \frac{-1 - \cos\theta}{r\sin\theta}\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi

La différence s'écrit directement :

\begin{aligned} \vec{A}_N - \vec{A}_S &= \frac{\mu_0 q_m}{4\pi r\sin\theta} \Big( (1 - \cos\theta) - (-1 - \cos\theta) \Big)\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi \\ &= \frac{\mu_0 q_m}{4\pi r\sin\theta} \times 2\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi \end{aligned}

Soit :

\boxed{\vec{A}_N - \vec{A}_S = \frac{\mu_0 q_m}{2\pi r\sin\theta}\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi}

D'après le résultat de la question Q39, le flux total du champ magnétique à travers la sphère \mathcal{S}_r s'exprime comme la circulation de cette différence le long du contour équatorial \mathcal{C}_{\text{eq}} orienté selon +\vec{\mathrm{e}}_\varphi :

\Phi = \oiint_{\mathcal{S}_r} \vec{B}_{\text{mono}} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \oint_{\mathcal{C}_{\text{eq}}} (\vec{A}_N - \vec{A}_S) \cdot \mathrm{d}\vec{\ell}

À l'équateur, on a \theta = \frac{\pi}{2}, d'où \sin\theta = 1. L'élément de longueur le long du cercle équatorial de rayon r est \mathrm{d}\vec{\ell} = r\,\mathrm{d}\varphi\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi, avec \varphi variant de 0 à 2\pi. La différence évaluée à l'équateur vaut :

(\vec{A}_N - \vec{A}_S)_{\theta = \pi/2} = \frac{\mu_0 q_m}{2\pi r}\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi

L'intégrale de circulation devient alors :

\begin{aligned} \oint_{\mathcal{C}_{\text{eq}}} (\vec{A}_N - \vec{A}_S) \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} &= \int_0^{2\pi} \left(\frac{\mu_0 q_m}{2\pi r}\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi\right) \cdot (r\,\mathrm{d}\varphi\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi) \\ &= \frac{\mu_0 q_m}{2\pi} \int_0^{2\pi} \mathrm{d}\varphi \\ &= \mu_0 q_m \end{aligned}

On retrouve exactement le résultat obtenu à la question Q36 :

\boxed{\oiint_{\mathcal{S}_r} \vec{B}_{\text{mono}} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \mu_0 q_m}

La description par deux cartes locales de potentiels-vecteurs \vec{A}_N et \vec{A}_S recouvrant la sphère est donc parfaitement cohérente avec la présence d'une charge magnétique q_m.

Résultat

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Partie 5 : Ondes dans l'atmosphère terrestre

5.1 · Équations de Navier-Stokes en couche mince

Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie ; Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : force d'inertie de coriolis, mécanique des fluides

Exprimer dans la base . Dans la suite, on admet que l'on peut négliger la composante selon de .

Voir l'indice

Calculer le produit vectoriel -2\rho\vec{\Omega}\wedge\vec{v} dans la base locale avec \vec{\Omega} = -\Omega\cos\lambda\,\vec{\mathrm{e}}_x + \Omega\sin\lambda\,\vec{\mathrm{e}}_z et \vec{v} = v_x\vec{\mathrm{e}}_x + v_y\vec{\mathrm{e}}_y.

Voir la réponse courte

Expression vectorielle -2\rho \vec{\Omega}\wedge\vec{v} projetée dans le repère local lié à la Terre.

Voir le corrigé complet

Par définition, la force d'inertie de Coriolis s'exerçant sur une particule fluide de masse \mathrm{d}m = \rho\,\mathrm{d}V animée d'une vitesse \vec{v} dans le référentiel terrestre en rotation uniforme à la vitesse angulaire \vec{\Omega} s'écrit :

\mathrm{d}\vec{F}_{ic} = -2\,\mathrm{d}m\,(\vec{\Omega} \wedge \vec{v}) = -2\rho\,(\vec{\Omega} \wedge \vec{v})\,\mathrm{d}V

La force volumique de Coriolis associée est donc :

\vec{f}_{ic} = \frac{\mathrm{d}\vec{F}_{ic}}{\mathrm{d}V} = -2\rho\,(\vec{\Omega} \wedge \vec{v})

D'après la question 6, l'axe de rotation terrestre \vec{e}_3 se décompose dans la base locale (\vec{e}_x, \vec{e}_y, \vec{e}_z) sous la forme :

\vec{\Omega} = \Omega\,\vec{e}_3 = -\Omega\cos\lambda\,\vec{e}_x + \Omega\sin\lambda\,\vec{e}_z

Le champ de vitesse du fluide dans l'approximation de couche mince est purement horizontal :

\vec{v} = v_x\,\vec{e}_x + v_y\,\vec{e}_y

Calculons le produit vectoriel \vec{\Omega} \wedge \vec{v} :

\begin{aligned} \vec{\Omega} \wedge \vec{v} &= \begin{pmatrix} -\Omega\cos\lambda \\ 0 \\ \Omega\sin\lambda \end{pmatrix} \wedge \begin{pmatrix} v_x \\ v_y \\ 0 \end{pmatrix} \\ &= \left(-\Omega\sin\lambda\,v_y\right)\vec{e}_x + \left(\Omega\sin\lambda\,v_x\right)\vec{e}_y - \left(\Omega\cos\lambda\,v_y\right)\vec{e}_z \end{aligned}

En multipliant par -2\rho, on obtient :

\boxed{\vec{f}_{ic} = 2\rho\Omega\sin\lambda\,v_y\,\vec{e}_x - 2\rho\Omega\sin\lambda\,v_x\,\vec{e}_y + 2\rho\Omega\cos\lambda\,v_y\,\vec{e}_z}

Conformément à l'indication de l'énoncé, en négligeant la composante verticale (selon \vec{e}_z) devant l'accélération de la pesanteur, la force volumique de Coriolis se réduit à sa composante horizontale :

\vec{f}_{ic} \approx 2\rho\Omega\sin\lambda\left(v_y\,\vec{e}_x - v_x\,\vec{e}_y\right)

Résultat

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Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides ; Dynamique des fluides parfaits

Notions : statique des fluides, équilibre hydrostatique

En projetant l'équation de Navier-Stokes sur , montrer que la pression peut s'écrire où est une fonction simple à déterminer, et une fonction inconnue à ce stade.

Voir l'indice

Projeter Navier-Stokes selon \vec{\mathrm{e}}_z en négligeant l'accélération verticale et la composante verticale de Coriolis : intégrer \partial p/\partial z = -\rho g.

Voir la stratégie
  1. Projeter chaque terme de l'équation de Navier-Stokes (17) selon le vecteur vertical unitaire \vec{\mathrm{e}}_z, en exploitant la cinématique imposée (\vec{v} purement horizontale et indépendante de z) et les approximations de l'énoncé.
  2. Intégrer l'équation différentielle partielle obtenue par rapport à la coordonnée z pour identifier la dépendance en z et la fonction d'intégration dépendant de x et y.
Voir la réponse courte

Équilibre hydrostatique sur la verticale donnant la loi classique de décroissance p_1(z) = -\rho g z.

Voir le corrigé complet

L'équation de Navier-Stokes (17) s'écrit :

\rho \left( \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} + (\vec{v}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}})\vec{v} \right) = -\overrightarrow{\operatorname{grad}} p + \rho \vec{g} + \vec{f}_{ic}

Examinons la projection de chacun des termes selon l'axe vertical ascendant \vec{\mathrm{e}}_z :

  • Le champ des vitesses est purement horizontal : \vec{v} = v_x(x,y)\,\vec{\mathrm{e}}_x + v_y(x,y)\,\vec{\mathrm{e}}_y, d'où v_z = 0 à tout instant. L'accélération locale selon z est donc identiquement nulle :

    \left(\frac{\partial \vec{v}}{\partial t}\right) \cdot \vec{\mathrm{e}}_z = \frac{\partial v_z}{\partial t} = 0
  • Le terme convectif projeté selon z vaut :

    \big((\vec{v}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}})\vec{v}\big) \cdot \vec{\mathrm{e}}_z = (\vec{v}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}}) v_z = 0

    Le membre de gauche est donc nul en projection sur \vec{\mathrm{e}}_z.

  • Le gradient de pression selon z est :

    -\overrightarrow{\operatorname{grad}} p \cdot \vec{\mathrm{e}}_z = -\frac{\partial p}{\partial z}
  • Le champ de pesanteur local est dirigé vers le centre de la Terre, soit à l'opposé de la verticale ascendante : \vec{g} = -g\,\vec{\mathrm{e}}_z, d'où :

    \rho \vec{g} \cdot \vec{\mathrm{e}}_z = -\rho g
  • D'après l'énoncé (question 41), on néglige la composante verticale de la force de Coriolis : \vec{f}_{ic} \cdot \vec{\mathrm{e}}_z \approx 0.

En rassemblant ces termes, la projection de Navier-Stokes selon \vec{\mathrm{e}}_z conduit à l'équilibre hydrostatique vertical :

0 = -\frac{\partial p}{\partial z} - \rho g \iff \frac{\partial p}{\partial z} = -\rho g

Puisque le fluide est considéré homogène et incompressible (\rho = \text{cste}) et que g est uniforme, l'intégration par rapport à la variable z s'écrit :

p(x, y, z) = -\rho g z + p_2(x, y)

où p_2(x,y) est la constante d'intégration par rapport à z, dépendant a priori des coordonnées horizontales x et y.

La pression s'écrit donc bien sous la forme :

\boxed{p(x,y,z) = p_1(z) + p_2(x,y) \quad \text{avec} \quad p_1(z) = -\rho g z}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 43

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : équation de saint-venant, équation d'euler

Dans la suite on considère que la pression est nulle à la surface du fluide. Montrer alors que

où et est un paramètre à déterminer.

Voir l'indice

Écrire la condition aux limites p(x,y,z=h) = 0 pour déterminer p_2(x,y), calculer -\frac{1}{\rho}\vec{\nabla} p, et identifier f = 2\Omega\sin\lambda.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la condition aux limites à la surface libre z = h(x,y) pour expliciter la fonction inconnue p_2(x,y) issue de la question précédente, puis en déduire le champ de pression p(x,y,z).
  2. Calculer le gradient horizontal de pression -\frac{1}{\rho}\overrightarrow{\operatorname{grad}} p.
  3. Exprimer le terme de Coriolis volumique \frac{\vec{f}_{ic}}{\rho} sous la forme vectorielle -\vec{f}\wedge\vec{v} et en déduire le paramètre f.
  4. Projeter l'équation de Navier-Stokes dans le plan horizontal pour obtenir l'équation demandée.
Voir la réponse courte

Utilisation de la condition aux limites p(z=h)=0 pour exprimer le gradient de pression en fonction de \vec{\operatorname{grad}} h avec f = 2\Omega\sin\lambda.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q42, la pression dans le fluide s'écrit sous la forme hydrostatique :

p(x,y,z) = -\rho g z + p_2(x,y)

À la surface libre du fluide, en z = h(x,y), la pression est nulle (p(x,y,h(x,y)) = 0), d'où :

-\rho g h(x,y) + p_2(x,y) = 0 \implies p_2(x,y) = \rho g h(x,y)

Le champ de pression dans la couche fluide s'exprime donc par :

p(x,y,z) = \rho g \big(h(x,y) - z\big)

Le gradient horizontal de pression (dans le plan xOy) vaut alors :

-\frac{1}{\rho}\overrightarrow{\operatorname{grad}}_\perp p = -\frac{1}{\rho}\left(\frac{\partial p}{\partial x}\vec{\mathrm{e}}_x + \frac{\partial p}{\partial y}\vec{\mathrm{e}}_y\right) = -g \left(\frac{\partial h}{\partial x}\vec{\mathrm{e}}_x + \frac{\partial h}{\partial y}\vec{\mathrm{e}}_y\right) = -g \overrightarrow{\operatorname{grad}} h

D'autre part, en négligeant la composante selon \vec{\mathrm{e}}_z de la force de Coriolis comme indiqué à la question Q41, la force de Coriolis volumique s'écrit :

\vec{f}_{ic} = 2\rho\Omega\sin\lambda\left(v_y\vec{\mathrm{e}}_x - v_x\vec{\mathrm{e}}_y\right)

Posons \vec{f} = f\vec{\mathrm{e}}_z. Calculons le produit vectoriel avec la vitesse \vec{v} = v_x\vec{\mathrm{e}}_x + v_y\vec{\mathrm{e}}_y :

\vec{f}\wedge\vec{v} = (f\vec{\mathrm{e}}_z)\wedge(v_x\vec{\mathrm{e}}_x + v_y\vec{\mathrm{e}}_y) = f v_x \vec{\mathrm{e}}_y - f v_y \vec{\mathrm{e}}_x = - f (v_y \vec{\mathrm{e}}_x - v_x \vec{\mathrm{e}}_y)

En identifiant avec \frac{\vec{f}_{ic}}{\rho}, on constate que :

\frac{\vec{f}_{ic}}{\rho} = -\vec{f}\wedge\vec{v} \quad \text{avec} \quad f = 2\Omega\sin\lambda

L'équation de Navier-Stokes (17) projetée sur le plan horizontal xOy (où \vec{g}\cdot\vec{\mathrm{e}}_{x,y} = 0) devient alors, après division par \rho :

\frac{\partial \vec{v}}{\partial t} + (\vec{v}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}})\vec{v} = -\frac{1}{\rho}\overrightarrow{\operatorname{grad}}_\perp p + \frac{\vec{f}_{ic}}{\rho} = -g\overrightarrow{\operatorname{grad}} h - \vec{f}\wedge\vec{v}

En regroupant les termes à gauche, on obtient bien l'équation (18) :

\boxed{\frac{\partial \vec{v}}{\partial t} + (\vec{v} \cdot \overrightarrow{\operatorname{grad}})\vec{v} + \vec{f} \wedge \vec{v} = -g\overrightarrow{\operatorname{grad}} h}

avec :

\boxed{f = 2\Omega\sin\lambda}

Résultat

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Question 44

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides

Notions : conservation de la masse, bilan macroscopique

Rappeler l'expression du vecteur densité de courant associé au transport de la masse. À l'aide d'un bilan local de masse sur une tranche de fluide d'épaisseur , déterminer l'équation de conservation associée à ce problème unidimensionnel.

Voir l'indice

Exprimer le flux massique entrant et sortant à travers une tranche de hauteur h(x,t) et d'épaisseur \mathrm{d}x, puis écrire le bilan de masse en régime incompressible.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression locale générale du vecteur densité de courant volumique de masse associé à un champ de vitesse \vec{v} et une masse volumique \rho.
  2. Définir le système ouvert constitué par la tranche de fluide située entre x et x+\mathrm{d}x, de largeur quelconque \Delta y selon Oy, et s'étendant verticalement entre le fond z=0 et la surface libre z=h(x,t).
  3. Réaliser un bilan de masse entre t et t+\mathrm{d}t (ou exprimer le bilan de débit massique à travers les frontières) et simplifier par la masse volumique constante \rho.
Voir la réponse courte

Expression \vec{\jmath} = \rho\vec{v} et bilan de masse sur une tranche de colonne fluide menant à \partial h/\partial t + \partial(hv_x)/\partial x = 0.

Voir le corrigé complet

Le vecteur densité de courant volumique de masse (ou densité de flux de masse) est donné par :

\boxed{\vec{\jmath} = \rho \vec{v}}

Considérons une tranche de fluide comprise entre les plans d'abscisses x et x + \mathrm{d}x, de largeur \Delta y le long de la direction d'invariance Oy, et s'étendant sur toute la hauteur de fluide, de z = 0 à la surface libre z = h(x,t).

La masse m(t) de fluide contenue dans cette tranche à l'instant t s'exprime par :

m(t) = \rho \times V(t) = \rho \, h(x,t) \, \Delta y \, \mathrm{d}x

Le fluide étant au repos selon Oy (v_y = 0) et invariant selon y, aucun flux de matière ne traverse les faces latérales normales à Oy. De même, la vitesse verticale v_z étant négligée, aucun échange de masse ne s'effectue par le fond (z=0) ni par la surface libre (z=h).

Le bilan de masse sur l'intervalle de temps \mathrm{d}t s'écrit donc en fonction des débits massiques entrants et sortants :

\frac{\mathrm{d}m}{\mathrm{d}t} = D_m(x, t) - D_m(x + \mathrm{d}x, t)

À travers la section d'entrée S(x,t) = h(x,t)\,\Delta y, le débit massique s'écrit :

D_m(x, t) = \iint_{S(x,t)} \vec{\jmath} \cdot \vec{\mathrm{e}}_x \, \mathrm{d}S = j_x(x,t) \, h(x,t) \, \Delta y = \rho \, v(x,t) \, h(x,t) \, \Delta y

À travers la section de sortie à l'abscisse x + \mathrm{d}x :

D_m(x + \mathrm{d}x, t) = D_m(x, t) + \frac{\partial D_m}{\partial x}(x, t) \, \mathrm{d}x

Le bilan différentiel s'écrit alors :

\rho \, \Delta y \, \mathrm{d}x \, \frac{\partial h}{\partial t} = - \frac{\partial}{\partial x}\Big( \rho \, v \, h \, \Delta y \Big) \mathrm{d}x

Puisque la masse volumique \rho est constante et uniforme et que \Delta y \neq 0, on simplifie par \rho \, \Delta y \, \mathrm{d}x pour obtenir l'équation de conservation :

\boxed{\frac{\partial h}{\partial t} + \frac{\partial (h v)}{\partial x} = 0}

Résultat

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Question 45

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides

Notions : conservation de la masse, équation de continuité

Généraliser sans justifier cette équation dans le cas d'un écoulement quelconque bidimensionnel sous la forme

où est un champ de vecteurs à déterminer.

Voir l'indice

Remplacer la dérivée spatiale 1D par la divergence bidimensionnelle du vecteur débit volumique linéique \vec{J} = h\vec{v}.

Voir la réponse courte

Généralisation bidimensionnelle directe \partial h/\partial t + \operatorname{div}(h\vec{v}) = 0, soit le flux massique surfacique \vec{J} = h\vec{v}.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question précédente (Q44), l'équation de conservation unidimensionnelle s'écrit :

\frac{\partial h}{\partial t} + \frac{\partial (h v)}{\partial x} = 0

Dans le cas d'un écoulement horizontal bidimensionnel de vitesse \vec{v} = v_x(x,y)\,\vec{\mathrm{e}}_x + v_y(x,y)\,\vec{\mathrm{e}}_y, l'opérateur \frac{\partial}{\partial x}(hv) se généralise naturellement en l'opérateur divergence bidimensionnelle appliqué au flux volumique surfacique intégré sur la hauteur :

\operatorname{div}(h\vec{v}) = \frac{\partial (h v_x)}{\partial x} + \frac{\partial (h v_y)}{\partial y}

L'équation prend bien la forme demandée \dfrac{\partial h}{\partial t} + \operatorname{div}\vec{J} = 0, avec :

\boxed{\vec{J} = h\vec{v}}

Résultat

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5.2 · Ondes de Rossby

Question 46

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : linéarisation, équation de saint-venant

Linéariser les équations (18) et (19). Celles-ci feront intervenir , , , et .

Voir l'indice

Poser h = H + \eta, éliminer les termes d'ordre 2 en (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v} et \eta\vec{v}, et conserver les termes d'ordre 1.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les grandeurs dépendantes sous la forme d'un état de base constant au repos (h_0 = H, \vec{v}_0 = \vec{0}) plus une petite perturbation d'ordre 1 (\eta(x,y,t) et \vec{v}(x,y,t)).
  2. Réécrire chaque terme des équations (18) et (19) en négligeant les termes non linéaires d'ordre 2 ou supérieur : (\vec{v}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}})\vec{v} et \eta\vec{v}.
Voir la réponse courte

Linéarisation au premier ordre autour de la hauteur moyenne H et de la vitesse nulle : \partial \vec{v}/\partial t + \vec{f}\wedge\vec{v} = -g\vec{\operatorname{grad}}\eta.

Voir le corrigé complet

L'état d'équilibre non perturbé correspond à un fluide au repos (\vec{v}_0 = \vec{0}) avec une épaisseur uniforme H = \text{cste}. Au passage d'une onde de faible amplitude, on pose :

h(x, y, t) = H + \eta(x, y, t) \quad \text{avec} \quad |\eta| \ll H,

la vitesse \vec{v} étant elle-même une grandeur du premier ordre de perturbation.

  • Linéarisation de l'équation du mouvement (18) :

    Le gradient spatial de la hauteur de fluide vaut :

    \overrightarrow{\operatorname{grad}} h = \overrightarrow{\operatorname{grad}}(H + \eta) = \overrightarrow{\operatorname{grad}}\eta

    puisque H est constant dans l'espace.

    Le terme convectif (\vec{v}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}})\vec{v} est du second ordre en vitesse (\mathcal{O}(v^2)) ; il est donc négligeable devant le terme d'accélération locale \frac{\partial \vec{v}}{\partial t}. L'équation (18) linéarisée s'écrit alors :

    \boxed{\frac{\partial \vec{v}}{\partial t} + \vec{f} \wedge \vec{v} = -g\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\eta}
  • Linéarisation de l'équation de conservation (19) :

    D'après la question précédente, le vecteur flux de hauteur est \vec{J} = h\vec{v} = (H + \eta)\vec{v} = H\vec{v} + \eta\vec{v}.

    Le terme \eta\vec{v} est un produit de deux perturbations du premier ordre, donc d'ordre 2 (\mathcal{O}(\eta v)). Au premier ordre, on a donc simplement \vec{J} \approx H\vec{v}.

    Comme H est indépendant du temps et des coordonnées spatiales, il vient :

    \frac{\partial h}{\partial t} = \frac{\partial \eta}{\partial t} \quad \text{et} \quad \operatorname{div}\vec{J} \approx \operatorname{div}(H\vec{v}) = H\,\operatorname{div}\vec{v}

    L'équation (19) linéarisée devient ainsi :

    \boxed{\frac{\partial \eta}{\partial t} + H\,\operatorname{div}\vec{v} = 0}

Résultat

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Question 47

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : équation de d'alembert, onde de gravité, célérité

En l'absence de la force de Coriolis, déterminer l'équation vérifiée par . On notera une quantité homogène à une vitesse caractéristique, et on donnera son expression. Comment s'appelle cette équation ?

Voir l'indice

Prendre la divergence de l'équation de la vitesse et la dérivée temporelle de l'équation de continuité pour obtenir l'équation de d'Alembert avec c = \sqrt{gH}.

Voir la stratégie
  1. Poser \vec{f} = \vec{0} dans le système d'équations linéarisées établi à la question précédente.
  2. Éliminer le champ de vitesse \vec{v} en dérivant l'équation de continuité par rapport au temps et en lui injectant l'accélération tirée de l'équation d'Euler.
  3. Identifier la vitesse de propagation c et nommer l'équation d'onde obtenue.
Voir la réponse courte

Combinaison des équations sans Coriolis pour aboutir à l'équation de d'Alembert 2D avec la célérité c = \sqrt{gH}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q46, les équations linéarisées s'écrivent :

\begin{aligned} \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} + \vec{f} \wedge \vec{v} &= -g\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\eta \\ \frac{\partial \eta}{\partial t} + H\,\operatorname{div}\vec{v} &= 0 \end{aligned}

En l'absence de force de Coriolis (\vec{f} = \vec{0}), ces relations deviennent :

\begin{align*} \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} &= -g\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\eta \tag{1} \\ \frac{\partial \eta}{\partial t} + H\,\operatorname{div}\vec{v} &= 0 \tag{2}\end{align*}

Dérivons l'équation (2) par rapport au temps :

\frac{\partial^2 \eta}{\partial t^2} + H\,\operatorname{div}\!\left(\frac{\partial \vec{v}}{\partial t}\right) = 0

En injectant l'expression de \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} donnée par l'équation (1), on obtient :

\frac{\partial^2 \eta}{\partial t^2} - g H\,\operatorname{div}(\overrightarrow{\operatorname{grad}}\eta) = 0

Or, \operatorname{div}(\overrightarrow{\operatorname{grad}}\eta) = \Delta \eta = \frac{\partial^2 \eta}{\partial x^2} + \frac{\partial^2 \eta}{\partial y^2} représente le laplacien scalaire bidimensionnel. L'équation se met sous la forme :

\boxed{\frac{\partial^2 \eta}{\partial t^2} - c^2\,\Delta \eta = 0}

avec une vitesse caractéristique de propagation :

\boxed{c = \sqrt{g H}}

Cette équation est l'équation de d'Alembert (ou équation des ondes bidimensionnelle).

Résultat

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Question 48

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : relation de dispersion, milieu non dispersif

Toujours en l'absence de force de Coriolis, exprimer et représenter graphiquement la relation de dispersion associée. Que dire de la propagation d'une perturbation ?

Voir l'indice

Injecter une onde plane dans l'équation de d'Alembert pour trouver \omega = ck et discuter l'absence de dispersion.

Voir la stratégie
  1. Rechercher des solutions sous forme d'ondes planes progressives harmoniques (OPPH) dans l'équation de d'Alembert établie à la question Q47 pour en déduire la relation de dispersion \omega(k).
  2. Tracer la courbe \omega(k) en fonction de k = \|\vec{k}\|.
  3. Calculer la vitesse de phase et la vitesse de groupe pour caractériser la dispersion et la déformation éventuelle d'un paquet d'ondes lors de sa propagation.
Voir la réponse courte

Relation linéaire \omega = c k, courbe linéaire sans dispersion : propagation d'ondes de gravité sans déformation.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q47, la hauteur de perturbation \eta(x, y, t) vérifie l'équation de d'Alembert bidimensionnelle :

\frac{\partial^2 \eta}{\partial t^2} - c^2 \Delta \eta = 0 \quad \text{avec} \quad c = \sqrt{gH}

Cherchons une solution sous forme d'onde plane progressive harmonique (OPPH) :

\eta(x, y, t) = \eta_0 \cos(\vec{k}\cdot\vec{r} - \omega t) = \operatorname{Re}\left(\underline{\eta}_0\,\mathrm{e}^{i(\vec{k}\cdot\vec{r} - \omega t)}\right)

avec \vec{r} = x\vec{\mathrm{e}}_x + y\vec{\mathrm{e}}_y, \vec{k} = k_x\vec{\mathrm{e}}_x + k_y\vec{\mathrm{e}}_y et k = \|\vec{k}\| = \sqrt{k_x^2 + k_y^2}.

En injectant cette forme dans l'équation d'onde, on obtient :

\begin{aligned} (-i\omega)^2 - c^2 (i\vec{k})^2 &= 0 \\ -\omega^2 + c^2 k^2 &= 0 \\ \omega^2 &= c^2 k^2 \end{aligned}

Avec la convention usuelle d'une pulsation positive \omega \geq 0 (le sens de propagation étant fixé par l'orientation de \vec{k}), on obtient la relation de dispersion :

\boxed{\omega(k) = c k = \sqrt{gH}\,k}

Pour une perturbation quelconque :

  • La vitesse de phase vaut v_\varphi = \frac{\omega}{k} = c.
  • La vitesse de groupe vaut v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = c.

On a ainsi v_\varphi = v_g = c = \sqrt{gH}, valeurs strictement indépendantes du vecteur d'onde \vec{k} et de la pulsation \omega.

Le milieu est donc non dispersif et isotrope : toute perturbation de la surface libre se propage à la célérité constante c = \sqrt{gH} sans distorsion ni étalement au cours du temps.

Résultat

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Question 49

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : adimensionnement, équation couplée

En présence de la force de Coriolis, les équations régissant ce problème deviennent couplées. On pose , pour et . Écrire les équations trouvées à la question 46 avec ces nouvelles variables.

Voir l'indice

Substituer les variables sans dimension \tilde{\eta}, \tilde{v}_x, \tilde{v}_y et f' dans les équations linéarisées.

Voir la stratégie
  1. Rappeler les équations linéarisées du mouvement et de conservation de la masse obtenues à la question 46, en explicitant le terme de Coriolis \vec{f} \wedge \vec{v} et en projetant l'équation vectorielle sur les axes Ox et Oy.
  2. Substituer les variables adimensionnées ou réduites \tilde{\eta} = \eta/H, \tilde{v}_x = v_x/c, \tilde{v}_y = v_y/c et le paramètre f' = f/c, en exploitant la relation c^2 = gH établie à la question 47.
Voir la réponse courte

Réécriture adimensionnée des équations d'ondes couplées par le terme gyroscopique de Coriolis.

Voir le corrigé complet

D'après la question 46, les équations linéarisées du système s'écrivent :

\begin{aligned} \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} + \vec{f} \wedge \vec{v} &= -g\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\eta \\ \frac{\partial \eta}{\partial t} + H\,\operatorname{div}\vec{v} &= 0 \end{aligned}

Avec \vec{f} = f\,\vec{\mathrm{e}}_z et \vec{v} = v_x\,\vec{\mathrm{e}}_x + v_y\,\vec{\mathrm{e}}_y, le produit vectoriel s'explicite selon :

\vec{f} \wedge \vec{v} = f\,\vec{\mathrm{e}}_z \wedge (v_x\,\vec{\mathrm{e}}_x + v_y\,\vec{\mathrm{e}}_y) = -f v_y\,\vec{\mathrm{e}}_x + f v_x\,\vec{\mathrm{e}}_y

En projetant sur la base (\vec{\mathrm{e}}_x, \vec{\mathrm{e}}_y), l'équation du mouvement et l'équation de conservation de la masse fournissent le système de trois équations scalaires :

\left\{ \begin{aligned} \frac{\partial \eta}{\partial t} + H\left(\frac{\partial v_x}{\partial x} + \frac{\partial v_y}{\partial y}\right) &= 0 \\[1ex] \frac{\partial v_x}{\partial t} - f v_y &= -g\,\frac{\partial \eta}{\partial x} \\[1ex] \frac{\partial v_y}{\partial t} + f v_x &= -g\,\frac{\partial \eta}{\partial y} \end{aligned} \right.

Injectons les nouvelles variables :

\eta = H\tilde{\eta}, \quad v_x = c\tilde{v}_x, \quad v_y = c\tilde{v}_y, \quad f = c f'

et utilisons la célérité c = \sqrt{gH} (d'où gH = c^2) :

  • Pour l'équation de conservation de la masse :

    H\,\frac{\partial \tilde{\eta}}{\partial t} + H c \left(\frac{\partial \tilde{v}_x}{\partial x} + \frac{\partial \tilde{v}_y}{\partial y}\right) = 0 \implies \frac{\partial \tilde{\eta}}{\partial t} + c\left(\frac{\partial \tilde{v}_x}{\partial x} + \frac{\partial \tilde{v}_y}{\partial y}\right) = 0
  • Pour la composante selon Ox de l'équation du mouvement, en divisant par c :

    c\,\frac{\partial \tilde{v}_x}{\partial t} - (cf')(c\tilde{v}_y) = -gH\,\frac{\partial \tilde{\eta}}{\partial x} = -c^2\,\frac{\partial \tilde{\eta}}{\partial x} \implies \frac{\partial \tilde{v}_x}{\partial t} - c f' \tilde{v}_y = -c\,\frac{\partial \tilde{\eta}}{\partial x}
  • De même pour la composante selon Oy :

    c\,\frac{\partial \tilde{v}_y}{\partial t} + (cf')(c\tilde{v}_x) = -gH\,\frac{\partial \tilde{\eta}}{\partial y} = -c^2\,\frac{\partial \tilde{\eta}}{\partial y} \implies \frac{\partial \tilde{v}_y}{\partial t} + c f' \tilde{v}_x = -c\,\frac{\partial \tilde{\eta}}{\partial y}

Le système couplé s'écrit donc sous la forme :

\boxed{\left\{ \begin{aligned} \frac{\partial \tilde{\eta}}{\partial t} &= -c\left(\frac{\partial \tilde{v}_x}{\partial x} + \frac{\partial \tilde{v}_y}{\partial y}\right) \\[1ex] \frac{\partial \tilde{v}_x}{\partial t} &= -c\,\frac{\partial \tilde{\eta}}{\partial x} + c f' \tilde{v}_y \\[1ex] \frac{\partial \tilde{v}_y}{\partial t} &= -c\,\frac{\partial \tilde{\eta}}{\partial y} - c f' \tilde{v}_x \end{aligned} \right.}

Résultat

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Question 50

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : onde plane progressive harmonique, système linéaire

On s'intéresse à des solutions en ondes planes progressives harmoniques dont on écrit la représentation complexe et de même pour et . Montrer que le problème peut s'écrire de façon matricielle :

Voir l'indice

Remplacer les dérivées temporelles et spatiales par -i\omega, ik_x et ik_y, puis réordonner le système linéaire sous forme d'un problème aux valeurs propres pour le vecteur (\tilde{\eta}_0, \tilde{v}_{x,0}, \tilde{v}_{y,0})^T.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le système d'équations différentielles régissant (\tilde{\eta}, \tilde{v}_x, \tilde{v}_y) établi à la question précédente.
  2. Exprimer l'action des opérateurs différentiels temporels et spatiaux en notation complexe pour une onde plane progressive harmonique.
  3. Regrouper les trois équations algébriques obtenues sous la forme d'un problème aux valeurs propres pour la pulsation \omega.
Voir la réponse courte

Injection des solutions en OPPH et factorisation pour obtenir le système aux valeurs propres de la matrice M.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente (Q49), les variables sans dimension (\tilde{\eta}, \tilde{v}_x, \tilde{v}_y) vérifient le système couplé :

\begin{align*} \frac{\partial \tilde{\eta}}{\partial t} + c\left(\frac{\partial \tilde{v}_x}{\partial x} + \frac{\partial \tilde{v}_y}{\partial y}\right) &= 0 \tag{1} \\ \frac{\partial \tilde{v}_x}{\partial t} - c f' \tilde{v}_y &= -c\,\frac{\partial \tilde{\eta}}{\partial x} \tag{2} \\ \frac{\partial \tilde{v}_y}{\partial t} + c f' \tilde{v}_x &= -c\,\frac{\partial \tilde{\eta}}{\partial y} \tag{3}\end{align*}

Pour des solutions sous forme d'ondes planes progressives harmoniques proportionnelles à \mathrm{e}^{i(k_x x + k_y y - \omega t)}, les dérivées partielles se traduisent par les correspondances usuelles :

\frac{\partial}{\partial t} \longleftrightarrow -i\omega, \qquad \frac{\partial}{\partial x} \longleftrightarrow i k_x, \qquad \frac{\partial}{\partial y} \longleftrightarrow i k_y

En injectant ces formes complexes dans les équations (1), (2) et (3) et en simplifiant par le terme de phase \mathrm{e}^{i(k_x x + k_y y - \omega t)}, on obtient :

  • Pour l'équation de continuité (1) :

    -i\omega \tilde{\eta}_0 + c\left(i k_x \tilde{v}_{x,0} + i k_y \tilde{v}_{y,0}\right) = 0 \iff c k_x \tilde{v}_{x,0} + c k_y \tilde{v}_{y,0} = \omega \tilde{\eta}_0
  • Pour la composante selon \vec{\mathrm{e}}_x (2) :

    -i\omega \tilde{v}_{x,0} - c f' \tilde{v}_{y,0} = -c(i k_x \tilde{\eta}_0)

    En divisant par -i (soit en multipliant par i) :

    \omega \tilde{v}_{x,0} - i c f' \tilde{v}_{y,0} = c k_x \tilde{\eta}_0 \iff c k_x \tilde{\eta}_0 + i c f' \tilde{v}_{y,0} = \omega \tilde{v}_{x,0}
  • Pour la composante selon \vec{\mathrm{e}}_y (3) :

    -i\omega \tilde{v}_{y,0} + c f' \tilde{v}_{x,0} = -c(i k_y \tilde{\eta}_0)

    En divisant par -i :

    \omega \tilde{v}_{y,0} + i c f' \tilde{v}_{x,0} = c k_y \tilde{\eta}_0 \iff c k_y \tilde{\eta}_0 - i c f' \tilde{v}_{x,0} = \omega \tilde{v}_{y,0}

Ce système linéaire de trois équations se met directement sous forme matricielle :

c \begin{pmatrix} 0 & k_x & k_y \\ k_x & 0 & i f' \\ k_y & -i f' & 0 \end{pmatrix} \begin{pmatrix} \tilde{\eta}_0 \\ \tilde{v}_{x,0} \\ \tilde{v}_{y,0} \end{pmatrix} = \omega \begin{pmatrix} \tilde{\eta}_0 \\ \tilde{v}_{x,0} \\ \tilde{v}_{y,0} \end{pmatrix}

Ce qui correspond exactement à l'équation aux valeurs propres recherchée :

\boxed{M \begin{pmatrix} \tilde{\eta}_0 \\ \tilde{v}_{x,0} \\ \tilde{v}_{y,0} \end{pmatrix} = \omega \begin{pmatrix} \tilde{\eta}_0 \\ \tilde{v}_{x,0} \\ \tilde{v}_{y,0} \end{pmatrix} \quad \text{avec} \quad M(k_x, k_y, f') = c \begin{pmatrix} 0 & k_x & k_y \\ k_x & 0 & if' \\ k_y & -if' & 0 \end{pmatrix}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 51

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs ; Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : relation de dispersion, onde de poincaré, onde de rossby

En déduire les relations de dispersion vérifiées par . On les notera , , de telle sorte que si .

Voir l'indice

Calculer le polynôme caractéristique de la matrice 3\times 3 hermitienne M par développement selon la première ligne.

Voir la stratégie
  1. Les pulsations \omega admissibles sont les valeurs propres de la matrice M(k_x, k_y, f') établie à la question précédente.
  2. On écrit le polynôme caractéristique \det(M - \omega I_3) = 0 et on calcule le déterminant à l'aide du développement par ligne rappelé dans le formulaire.
  3. On ordonne les trois racines réelles obtenues selon la convention \omega_1 < \omega_2 < \omega_3.
Voir la réponse courte

Annulation du déterminant donnant le mode géostrophique \omega_2 = 0 et deux branches d'ondes d'inertie-gravité \pm c\sqrt{k^2+f'^2}.

Voir le corrigé complet

L'équation aux valeurs propres M X_0 = \omega X_0 admet des solutions non triviales si et seulement si :

\det(M - \omega I_3) = 0

avec

M - \omega I_3 = \begin{pmatrix} -\omega & c k_x & c k_y \\ c k_x & -\omega & i c f' \\ c k_y & -i c f' & -\omega \end{pmatrix}

En développant ce déterminant suivant la première ligne conformément au formulaire :

\begin{aligned} \det(M - \omega I_3) &= -\omega \begin{vmatrix} -\omega & i c f' \\ -i c f' & -\omega \end{vmatrix} - c k_x \begin{vmatrix} c k_x & i c f' \\ c k_y & -\omega \end{vmatrix} + c k_y \begin{vmatrix} c k_x & -\omega \\ c k_y & -i c f' \end{vmatrix} \end{aligned}

Calculons séparément chacun des trois mineurs d'ordre 2 :

\begin{aligned} \begin{vmatrix} -\omega & i c f' \\ -i c f' & -\omega \end{vmatrix} &= (-\omega)^2 - (i c f')(-i c f') = \omega^2 - c^2 {f'}^2 \\ \begin{vmatrix} c k_x & i c f' \\ c k_y & -\omega \end{vmatrix} &= -c \omega k_x - i c^2 f' k_y \\ \begin{vmatrix} c k_x & -\omega \\ c k_y & -i c f' \end{vmatrix} &= -i c^2 f' k_x + c \omega k_y \end{aligned}

En réinjectant ces expressions :

\begin{aligned} \det(M - \omega I_3) &= -\omega (\omega^2 - c^2 {f'}^2) - c k_x (-c \omega k_x - i c^2 f' k_y) + c k_y (-i c^2 f' k_x + c \omega k_y) \\ &= -\omega^3 + c^2 {f'}^2 \omega + c^2 k_x^2 \omega + i c^3 f' k_x k_y - i c^3 f' k_x k_y + c^2 k_y^2 \omega \\ &= -\omega \Big[ \omega^2 - c^2 (k_x^2 + k_y^2 + {f'}^2) \Big] \end{aligned}

En posant k = \|\vec{k}\| = \sqrt{k_x^2 + k_y^2}, et en remarquant que c f' = f, on a :

c^2 (k_x^2 + k_y^2 + {f'}^2) = c^2 k^2 + f^2

L'équation caractéristique s'écrit donc :

\omega \left( \omega^2 - (c^2 k^2 + f^2) \right) = 0

Pour c^2 k^2 + f^2 > 0, cette équation admet trois racines réelles distinctes que l'on range dans l'ordre croissant :

\boxed{ \left\{ \begin{aligned} \omega_1(\vec{k}, f') &= -\sqrt{c^2 k^2 + f^2} = -c \sqrt{k_x^2 + k_y^2 + {f'}^2} \\ \omega_2(\vec{k}, f') &= 0 \\ \omega_3(\vec{k}, f') &= +\sqrt{c^2 k^2 + f^2} = +c \sqrt{k_x^2 + k_y^2 + {f'}^2} \end{aligned} \right. }

Résultat

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Question 52

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : relation de dispersion, pulsation de coupure, dispersion

Représenter graphiquement les en fonction de . Mettre en relation ce résultat avec celui de la question 48. Commenter.

Voir l'indice

Tracer les trois branches : le mode stationnaire \omega_2 = 0 (équilibre géostrophique) et les deux branches hyperboliques dispersives \pm\sqrt{c^2k^2+f^2} présentant un gap de fréquence.

Voir la stratégie
  1. Tracer les trois branches de dispersion \omega_j(k) avec k = \|\vec{k}\| obtenues à la question Q51 : deux branches hyperboliques symétriques (\omega_1 et \omega_3) et une droite horizontale (\omega_2 = 0).
  2. Comparer ce graphe au cas sans rotation de la question Q48 (f=0), pour lequel les branches se réduisent aux droites \omega = \pm c k.
  3. Commenter la dispersion introduite par la force de Coriolis : existence d'une pulsation de coupure (gap spectral), comportement dispersif et limite des courtes longueurs d'onde.
Voir la réponse courte

Allure hyperbolique montrant l'ouverture d'un gap de fréquence en dessous de la pulsation de coupure f, source de dispersion.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q51, en posant k = \|\vec{k}\|, les trois pulsations propres s'écrivent :

\omega_1(k) = -\sqrt{c^2 k^2 + f^2}, \quad \omega_2(k) = 0, \quad \omega_3(k) = +\sqrt{c^2 k^2 + f^2}.

Mise en relation avec la question Q48 :

  • En l'absence de force de Coriolis (f = 0), les branches \omega_1(k) et \omega_3(k) s'identifient aux droites asymptotes \omega = \pm c k établies à la question Q48. Le milieu est alors rigoureusement non dispersif : la vitesse de phase v_\varphi = \frac{\omega}{k} = c et la vitesse de groupe v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = c sont constantes et égales.
  • Pour k \gg |f|/c (longueurs d'onde petites devant le rayon de déformation de Rossby R_D = c/|f|), \omega_3(k) \approx c k : la force de Coriolis devient négligeable devant les forces de pression et de gravité, et on retrouve asymptotiquement le comportement non dispersif de la question Q48.

Commentaires :

  • Dispersion : La présence de rotation (f \neq 0) rend le milieu dispersif. En effet :

    v_\varphi(k) = \frac{\omega}{k} = \sqrt{c^2 + \frac{f^2}{k^2}} > c \quad \text{et} \quad v_g(k) = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = \frac{c^2 k}{\sqrt{c^2 k^2 + f^2}} = \frac{c^2}{v_\varphi} < c.

    Un paquet d'ondes s'étale donc au cours de sa propagation.

  • Coupure fréquentielle (ondes de Poincaré) : Il apparaît une bande de fréquences interdites : aucune onde progressive ne peut exister pour 0 < |\omega| < |f|. À k \to 0, la pulsation tend vers |f| : le fluide effectue des oscillations purement inertielles.
  • Mode stationnaire (\omega_2 = 0) : Cette branche sans propagation temporelle correspond à l'équilibre géostrophique, dans lequel le gradient de pression équilibre exactement la force de Coriolis (\vec{f} \wedge \vec{v} = -g\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\eta).
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5.3 · Ondes de Yanaï et Kelvin

Question 53

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : coordonnée sphérique, espace des phases

Représenter sur la sphère de rayon et de centre la définition de . On précisera les axes de la figure.

Voir l'indice

Dessiner une sphère de rayon K avec pour axes cartésiens (k_x, k_y, f'), l'angle polaire \theta par rapport à l'axe f' et l'angle azimutal \varphi dans le plan (k_x, k_y).

Voir la réponse courte

Schéma de la sphère des paramètres \vec{K} = (k_x, k_y, f') avec les angles d'Euler colatitude \theta et azimut \varphi.

Voir le corrigé complet

D'après les relations données par l'énoncé :

\left\{ \begin{aligned} k_x &= k\cos\varphi = K\sin\theta\cos\varphi \\ k_y &= k\sin\varphi = K\sin\theta\sin\varphi \\ f' &= K\cos\theta \end{aligned} \right.

avec k = \sqrt{k_x^2 + k_y^2} et K = \sqrt{k_x^2 + k_y^2 + (f')^2}.

Les paramètres (K, \theta, \varphi) constituent les coordonnées sphériques usuelles dans l'espace tridimensionnel des paramètres (k_x, k_y, f') :

  • la troisième coordonnée f' joue le rôle de l'axe polaire vertical (Oz) ;
  • le plan (k_x O k_y) forme le plan équatorial ;
  • K est le rayon de la sphère \mathcal{S}_K de centre O ;
  • \theta \in [0, \pi] est la colatitude (angle zénithal), mesurée entre l'axe vertical ascendant Of' et le rayon vecteur \vec{OM} ;
  • \varphi \in [0, 2\pi[ est l'azimut (longitude), mesuré dans le plan équatorial (k_x O k_y) depuis le demi-axe positif Ok_x jusqu'au projeté orthogonal H du point M dans ce plan.

On représente ci-dessous la sphère \mathcal{S}_K munie de ses axes et de ces deux angles :

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Question 54

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : vecteur propre, singularité de jauge

Sur la sphère , on appelle pôle nord le point () et pôle sud le point (). Montrer que ces pôles sont les seuls points de où n'est pas défini de façon unique. Puis montrer que admet une unique valeur au pôle nord.

Voir l'indice

Examiner l'indétermination de l'angle \varphi aux pôles et vérifier que le facteur de jauge \mathrm{e}^{-i\varphi} compense la dépendance angulaire en \theta=0.

Voir la stratégie
  1. Rappeler que les coordonnées sphériques (\theta, \varphi) paramètrent de façon bijective la sphère \mathcal{S}_K privée de ses pôles.
  2. Exprimer \vec{\Psi}_3 en fonction de \theta et des exponentielles complexes \mathrm{e}^{\pm i\varphi} pour isoler la dépendance en \varphi.
  3. Analyser le comportement de \vec{\Psi}_3 aux pôles nord (\theta=0) et sud (\theta=\pi), où \varphi est indéterminé, et en déduire que la valeur dépend de la direction d'approche.
  4. Former \vec{\Psi}_N = \mathrm{e}^{-i\varphi}\vec{\Psi}_3 et calculer sa limite lorsque \theta \to 0 pour montrer qu'elle est indépendante de \varphi.
Voir la réponse courte

Étude du vecteur propre aux pôles et compensation du vortex de phase par le facteur de jauge régularisant au pôle nord.

Voir le corrigé complet

Sur la sphère \mathcal{S}_K de rayon K, les coordonnées cartésiennes de l'espace des paramètres sont (k_x, k_y, f') (la troisième coordonnée le long de l'axe polaire est f', parfois notée k_z par analogie).

Unicité de \vec{\Psi}_3 hors des pôles : Pour tout point distinct des deux pôles, on a k = \sqrt{k_x^2 + k_y^2} \neq 0, donc \sin\theta = k/K \in ]0, 1]. L'angle polaire \theta \in ]0, \pi[ est défini de façon unique par \cos\theta = f'/K, et l'angle azimutal \varphi \in [0, 2\pi[ est défini de façon unique par :

\cos\varphi = \frac{k_x}{k} \quad \text{et} \quad \sin\varphi = \frac{k_y}{k}

Les trois composantes du vecteur propre \vec{\Psi}_3 donné par l'équation (21) :

\vec{\Psi}_3 = \frac{1}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} \sin\theta \\ \cos\varphi + i \cos\theta \sin\varphi \\ \sin\varphi - i \cos\theta \cos\varphi \end{pmatrix}

sont des fonctions continues et 2\pi-périodiques en \varphi, univoques pour chaque couple (\theta, \varphi). Ainsi, en tout point de \mathcal{S}_K hors des pôles, le vecteur \vec{\Psi}_3 est défini de façon unique.

Comportement aux pôles : Aux deux pôles, k_x = k_y = 0, donc k = 0 et l'angle azimutal \varphi n'est pas défini (il peut prendre n'importe quelle valeur de [0, 2\pi[ selon la direction d'approche).

  • Au pôle nord (f' = K, c'est-à-dire \theta = 0) : \sin\theta = 0 et \cos\theta = 1. L'expression de \vec{\Psi}_3 devient :

    \vec{\Psi}_3(\theta = 0, \varphi) = \frac{1}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} 0 \\ \cos\varphi + i\sin\varphi \\ \sin\varphi - i\cos\varphi \end{pmatrix} = \frac{1}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} 0 \\ \mathrm{e}^{i\varphi} \\ -i\,\mathrm{e}^{i\varphi} \end{pmatrix} = \frac{\mathrm{e}^{i\varphi}}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} 0 \\ 1 \\ -i \end{pmatrix}

    Ce vecteur dépend explicitement de l'angle \varphi : il n'a donc pas de valeur unique au pôle nord.

  • Au pôle sud (f' = -K, c'est-à-dire \theta = \pi) : \sin\theta = 0 et \cos\theta = -1. L'expression de \vec{\Psi}_3 devient :

    \vec{\Psi}_3(\theta = \pi, \varphi) = \frac{1}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} 0 \\ \cos\varphi - i\sin\varphi \\ \sin\varphi + i\cos\varphi \end{pmatrix} = \frac{1}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} 0 \\ \mathrm{e}^{-i\varphi} \\ i\,\mathrm{e}^{-i\varphi} \end{pmatrix} = \frac{\mathrm{e}^{-i\varphi}}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} 0 \\ 1 \\ i \end{pmatrix}

    Ce vecteur dépend également de l'angle \varphi : il n'a pas non plus de valeur unique au pôle sud.

Par conséquent, le pôle nord et le pôle sud sont bien les seuls points de \mathcal{S}_K où \vec{\Psi}_3 n'est pas défini de manière univoque.

Régularité de \vec{\Psi}_N au pôle nord : On définit \vec{\Psi}_N = \mathrm{e}^{-i\varphi} \vec{\Psi}_3. Au voisinage de \theta = 0, on a :

\begin{aligned} \vec{\Psi}_N &= \frac{\mathrm{e}^{-i\varphi}}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} \sin\theta \\ \cos\varphi + i \cos\theta \sin\varphi \\ \sin\varphi - i \cos\theta \cos\varphi \end{pmatrix} \end{aligned}

En utilisant les identités :

\begin{aligned} \cos\varphi + i \cos\theta \sin\varphi &= \cos^2\left(\frac{\theta}{2}\right)\mathrm{e}^{i\varphi} + \sin^2\left(\frac{\theta}{2}\right)\mathrm{e}^{-i\varphi} \\ \sin\varphi - i \cos\theta \cos\varphi &= -i \left[\cos^2\left(\frac{\theta}{2}\right)\mathrm{e}^{i\varphi} - \sin^2\left(\frac{\theta}{2}\right)\mathrm{e}^{-i\varphi}\right] \end{aligned}

le vecteur \vec{\Psi}_N s'écrit :

\vec{\Psi}_N(\theta, \varphi) = \frac{1}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} \sin\theta\,\mathrm{e}^{-i\varphi} \\ \cos^2\left(\frac{\theta}{2}\right) + \sin^2\left(\frac{\theta}{2}\right)\mathrm{e}^{-2i\varphi} \\ -i\cos^2\left(\frac{\theta}{2}\right) + i\sin^2\left(\frac{\theta}{2}\right)\mathrm{e}^{-2i\varphi} \end{pmatrix}

Lorsque \theta \to 0 (pôle nord), on a \sin\theta \to 0, \cos^2(\theta/2) \to 1 et \sin^2(\theta/2) \to 0. Tous les termes dépendant de \varphi s'annulent :

\boxed{\lim_{\theta \to 0} \vec{\Psi}_N = \frac{1}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} 0 \\ 1 \\ -i \end{pmatrix}}

Cette valeur est strictement indépendante de \varphi, donc \vec{\Psi}_N admet une unique valeur au pôle nord.

Résultat

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Question 55

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : singularité de jauge, phase géométrique

Proposer un choix de vecteur qui conviendrait pour le pôle sud.

Voir l'indice

Multiplier \vec{\Psi}_3 par un facteur de phase régularisant en \theta = \pi, à savoir \mathrm{e}^{+i\varphi}.

Voir la stratégie
  1. Évaluer la limite du vecteur propre \vec{\Psi}_3 lorsque \theta \to \pi (au pôle sud).
  2. Identifier la dépendance en phase vis-à-vis de l'angle azimutal indéterminé \varphi.
  3. Proposer un changement de jauge (multiplication par une phase globale judicieusement choisie) qui neutralise cette dépendance en \varphi au voisinage de \theta = \pi.
Voir la réponse courte

Choix symétrique \vec{\Psi}_S = e^{i\varphi}\vec{\Psi}_3 pour éliminer la dépendance azimutale au pôle sud.

Voir le corrigé complet

Au pôle sud de la sphère \mathcal{S}_K, on a \theta = \pi, ce qui donne \sin\pi = 0 et \cos\pi = -1. Étudions la limite de l'expression de \vec{\Psi}_3 donnée par l'équation (21) lorsque \theta \to \pi :

\begin{aligned} \lim_{\theta \to \pi} \vec{\Psi}_3 &= \frac{1}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} 0 \\ \cos\varphi - i\sin\varphi \\ \sin\varphi + i\cos\varphi \end{pmatrix} \\ &= \frac{1}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} 0 \\ \mathrm{e}^{-i\varphi} \\ i(\cos\varphi - i\sin\varphi) \end{pmatrix} = \frac{\mathrm{e}^{-i\varphi}}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} 0 \\ 1 \\ i \end{pmatrix}. \end{aligned}

L'indétermination de \vec{\Psi}_3 au pôle sud est donc entièrement portée par le facteur de phase \mathrm{e}^{-i\varphi}, l'angle azimutal \varphi n'étant pas défini au pôle.

Pour compenser ce facteur de phase et rendre le vecteur propre régulier et univoque au pôle sud, il suffit de multiplier \vec{\Psi}_3 par \mathrm{e}^{i\varphi}. On propose donc le vecteur :

\boxed{\vec{\Psi}_S = \mathrm{e}^{i\varphi}\,\vec{\Psi}_3}

Vérifions qu'au pôle sud :

\lim_{\theta \to \pi} \vec{\Psi}_S = \lim_{\theta \to \pi} \left( \mathrm{e}^{i\varphi}\vec{\Psi}_3 \right) = \frac{1}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} 0 \\ 1 \\ i \end{pmatrix}.

Cette valeur limite est strictement indépendante de \varphi, ce qui assure que \vec{\Psi}_S est continu et défini de manière unique au pôle sud. De plus, \vec{\Psi}_S diffère de \vec{\Psi}_3 uniquement par un facteur de phase global, il reste donc vecteur propre de la matrice M pour la même valeur propre \omega_3, et demeure normé à l'unité.

Résultat

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Question 56

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : connexion de berry, potentiel de jauge

On définit le vecteur (resp. ) associé au vecteur propre (resp. ), par

Exprimer et en fonction de . En déduire une expression simple de .

Voir l'indice

Calculer la dérivée par rapport à \varphi de \vec{\Psi}_N = \mathrm{e}^{-i\varphi}\vec{\Psi}_3, puis effectuer le produit scalaire pour obtenir \vec{\mathcal{A}}_N - \vec{\mathcal{A}}_S = -\frac{2}{K\sin\theta}\vec{\mathrm{e}}_\varphi.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les dérivées par rapport à \varphi des vecteurs propres régularisés \vec{\Psi}_N = \mathrm{e}^{-i\varphi}\vec{\Psi}_3 et \vec{\Psi}_S = \mathrm{e}^{i\varphi}\vec{\Psi}_3 en utilisant la règle de dérivation d'un produit.
  2. Utiliser la normalisation \|\vec{\Psi}_3\|^2 = \vec{\Psi}_3^\star \cdot \vec{\Psi}_3 = 1 pour exprimer les produits scalaires hermitiens intervenant dans \vec{\mathcal{A}}_N et \vec{\mathcal{A}}_S en fonction de \vec{\Psi}_3 et de sa dérivée.
  3. En déduire la différence \vec{\mathcal{A}}_N - \vec{\mathcal{A}}_S, puis calculer explicitement \vec{\Psi}_3^\star \cdot \frac{\partial \vec{\Psi}_3}{\partial \varphi} pour donner les formes complètes de ces potentiels.
Voir la réponse courte

Calcul des connexions de Berry associées et déduction de leur différence purement orthoradiale sur la sphère.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q54 et Q55, les vecteurs réguliers aux pôles nord et sud s'écrivent :

\vec{\Psi}_N = \mathrm{e}^{-i\varphi}\,\vec{\Psi}_3 \quad \text{et} \quad \vec{\Psi}_S = \mathrm{e}^{i\varphi}\,\vec{\Psi}_3

Le vecteur propre \vec{\Psi}_3 donné par l'équation (21) est normé :

\begin{aligned} \vec{\Psi}_3^\star \cdot \vec{\Psi}_3 &= \frac{1}{2} \left[ \sin^2\theta + |\cos\varphi + i\cos\theta\sin\varphi|^2 + |\sin\varphi - i\cos\theta\cos\varphi|^2 \right] \\ &= \frac{1}{2} \left[ \sin^2\theta + (\cos^2\varphi + \cos^2\theta\sin^2\varphi) + (\sin^2\varphi + \cos^2\theta\cos^2\varphi) \right] \\ &= \frac{1}{2} \left[ \sin^2\theta + 1 + \cos^2\theta \right] = 1 \end{aligned}

Dérivons \vec{\Psi}_N par rapport à \varphi :

\frac{\partial \vec{\Psi}_N}{\partial \varphi} = -i\,\mathrm{e}^{-i\varphi}\,\vec{\Psi}_3 + \mathrm{e}^{-i\varphi}\,\frac{\partial \vec{\Psi}_3}{\partial \varphi}

Comme \vec{\Psi}_N^\star = \mathrm{e}^{i\varphi}\,\vec{\Psi}_3^\star, le produit hermitien vaut :

\vec{\Psi}_N^\star \cdot \frac{\partial \vec{\Psi}_N}{\partial \varphi} = \mathrm{e}^{i\varphi}\vec{\Psi}_3^\star \cdot \left(-i\,\mathrm{e}^{-i\varphi}\,\vec{\Psi}_3 + \mathrm{e}^{-i\varphi}\,\frac{\partial \vec{\Psi}_3}{\partial \varphi}\right) = -i + \vec{\Psi}_3^\star \cdot \frac{\partial \vec{\Psi}_3}{\partial \varphi}

En injectant ce résultat dans la relation (23), on obtient l'expression de \vec{\mathcal{A}}_N en fonction de \vec{\Psi}_3 :

\boxed{\vec{\mathcal{A}}_N = \frac{-i}{K\sin\theta}\left(\vec{\Psi}_3^\star \cdot \frac{\partial \vec{\Psi}_3}{\partial \varphi} - i\right)\vec{\mathrm{e}}_\varphi}

De la même manière pour l'hémisphère sud :

\frac{\partial \vec{\Psi}_S}{\partial \varphi} = i\,\mathrm{e}^{i\varphi}\,\vec{\Psi}_3 + \mathrm{e}^{i\varphi}\,\frac{\partial \vec{\Psi}_3}{\partial \varphi} \implies \vec{\Psi}_S^\star \cdot \frac{\partial \vec{\Psi}_S}{\partial \varphi} = i + \vec{\Psi}_3^\star \cdot \frac{\partial \vec{\Psi}_3}{\partial \varphi}

ce qui conduit à :

\boxed{\vec{\mathcal{A}}_S = \frac{-i}{K\sin\theta}\left(\vec{\Psi}_3^\star \cdot \frac{\partial \vec{\Psi}_3}{\partial \varphi} + i\right)\vec{\mathrm{e}}_\varphi}

Par soustraction membre à membre, le terme en \vec{\Psi}_3^\star \cdot \frac{\partial \vec{\Psi}_3}{\partial \varphi} s'élimine exactement :

\vec{\mathcal{A}}_N - \vec{\mathcal{A}}_S = \frac{-i}{K\sin\theta}\Big((-i) - (i)\Big)\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi = \frac{-i(-2i)}{K\sin\theta}\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi

Comme -i(-2i) = 2i^2 = -2, on en déduit l'expression simple :

\boxed{\vec{\mathcal{A}}_N - \vec{\mathcal{A}}_S = -\frac{2}{K\sin\theta}\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi}

Calcul direct complémentaire On peut évaluer explicitement \vec{\Psi}_3^\star \cdot \frac{\partial \vec{\Psi}_3}{\partial \varphi}. Avec :

\frac{\partial \vec{\Psi}_3}{\partial \varphi} = \frac{1}{\sqrt{2}}\begin{pmatrix} 0 \\ -\sin\varphi + i\cos\theta\cos\varphi \\ \cos\varphi + i\cos\theta\sin\varphi \end{pmatrix}

le produit scalaire donne, après simplification trigonométrique :

\vec{\Psi}_3^\star \cdot \frac{\partial \vec{\Psi}_3}{\partial \varphi} = i\cos\theta

On retrouve ainsi les expressions explicites analogues aux potentiels de Dirac de la question Q38 :

\vec{\mathcal{A}}_N = -\frac{1-\cos\theta}{K\sin\theta}\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi \quad \text{et} \quad \vec{\mathcal{A}}_S = \frac{1+\cos\theta}{K\sin\theta}\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi

Résultat

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Question 57

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : courbure de berry, rotationnel

Montrer que . On notera ce vecteur commun.

Voir l'indice

Constater que la différence \vec{\mathcal{A}}_N - \vec{\mathcal{A}}_S est un gradient en coordonnées sphériques (proportionnel à \vec{\nabla}\varphi), de rotationnel strictement nul.

Voir la stratégie

Pour montrer que \vec{\operatorname{rot}}\vec{\mathcal{A}}_N = \vec{\operatorname{rot}}\vec{\mathcal{A}}_S, deux méthodes complémentaires et directes s'offrent à nous :

  1. Calculer le rotationnel de la différence \vec{\mathcal{A}}_N - \vec{\mathcal{A}}_S obtenue à la question Q56 en utilisant le formulaire de l'énoncé pour montrer qu'il est nul (ou remarquer qu'il s'agit d'un gradient).
  2. Calculer explicitement l'expression du vecteur commun \vec{\mathcal{B}} = \vec{\operatorname{rot}}\vec{\mathcal{A}}_N en coordonnées sphériques (K, \theta, \varphi), ce qui sera indispensable pour les questions suivantes.
Voir la réponse courte

Démonstration que le rotationnel de la différence s'annule car il dérive d'un gradient de jauge régulier hors des pôles.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q56, la différence entre les deux connexions s'écrit :

\vec{\mathcal{A}}_N - \vec{\mathcal{A}}_S = -\frac{2}{K\sin\theta}\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi

Calculons le rotationnel de cette différence en utilisant la formule fournie dans l'énoncé en coordonnées sphériques (K, \theta, \varphi) pour un vecteur \vec{D} = D_\varphi\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi avec D_K = D_\theta = 0 :

\vec{\operatorname{rot}}\vec{D} = \frac{1}{K\sin\theta}\,\frac{\partial}{\partial\theta}(\sin\theta\,D_\varphi)\,\vec{\mathrm{e}}_K - \frac{1}{K}\,\frac{\partial}{\partial K}(K D_\varphi)\,\vec{\mathrm{e}}_\theta + \frac{1}{K}\left(-\frac{\partial D_K}{\partial\theta}\right)\vec{\mathrm{e}}_\varphi

Pour \vec{D} = \vec{\mathcal{A}}_N - \vec{\mathcal{A}}_S, on a D_\varphi = -\dfrac{2}{K\sin\theta} :

  • La quantité \sin\theta\,D_\varphi = -\dfrac{2}{K} est indépendante de \theta, d'où :

    \frac{\partial}{\partial\theta}(\sin\theta\,D_\varphi) = 0
  • La quantité K D_\varphi = -\dfrac{2}{\sin\theta} est indépendante de K, d'où :

    \frac{\partial}{\partial K}(K D_\varphi) = 0

Toutes les composantes sont nulles, donc :

\vec{\operatorname{rot}}(\vec{\mathcal{A}}_N - \vec{\mathcal{A}}_S) = \vec{0} \iff \vec{\operatorname{rot}}\vec{\mathcal{A}}_N = \vec{\operatorname{rot}}\vec{\mathcal{A}}_S = \vec{\mathcal{B}}

Calculons à présent explicitement ce champ \vec{\mathcal{B}} à partir de l'expression de \vec{\mathcal{A}}_N = \mathcal{A}_{N,\varphi}\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi avec :

\mathcal{A}_{N,\varphi} = -\frac{1 - \cos\theta}{K\sin\theta}
  • Composante selon \vec{\mathrm{e}}_\theta :

    K\mathcal{A}_{N,\varphi} = -\frac{1 - \cos\theta}{\sin\theta} \quad \Longrightarrow \quad \frac{\partial}{\partial K}(K\mathcal{A}_{N,\varphi}) = 0
  • Composante selon \vec{\mathrm{e}}_K :

    \sin\theta\,\mathcal{A}_{N,\varphi} = -\frac{1 - \cos\theta}{K} \quad \Longrightarrow \quad \frac{\partial}{\partial\theta}(\sin\theta\,\mathcal{A}_{N,\varphi}) = -\frac{\sin\theta}{K}

    On en déduit :

    \mathcal{B}_K = \frac{1}{K\sin\theta}\left(-\frac{\sin\theta}{K}\right) = -\frac{1}{K^2}

On obtient ainsi l'expression du champ commun :

\boxed{\vec{\mathcal{B}} = \vec{\operatorname{rot}}\vec{\mathcal{A}}_N = \vec{\operatorname{rot}}\vec{\mathcal{A}}_S = -\frac{1}{K^2}\,\vec{\mathrm{e}}_K}

Résultat

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Question 58

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : nombre de chern, invariant topologique, théorème de stokes

Calculer cette grandeur, en utilisant une méthode similaire à celle utilisée dans la partie 4. Que peut-on en déduire ?

Voir l'indice

Décomposer l'intégrale de flux sur les deux hémisphères en appliquant Stokes le long de l'équateur avec \vec{\mathcal{A}}_N et \vec{\mathcal{A}}_S, et obtenir le nombre de Chern entier \mathcal{C} = 2.

Voir la stratégie
  1. Décomposer la sphère fermée \mathcal{S}_K en deux hémisphères \mathcal{S}_N (\theta \in [0, \pi/2]) et \mathcal{S}_S (\theta \in [\pi/2, \pi]), sur chacun desquels on applique le théorème de Stokes avec le potentiel régulier idoine (\vec{\mathcal{A}}_N ou \vec{\mathcal{A}}_S).
  2. Exprimer le flux total comme la circulation de la différence (\vec{\mathcal{A}}_N - \vec{\mathcal{A}}_S) le long de l'équateur \mathcal{C}_{\text{eq}} (analogue aux questions Q39 et Q40 de la partie 4).
  3. Calculer l'entier \mathcal{C} et interpréter sa valeur numérique au regard de la physique des ondes équatoriales présentée dans le texte.
Voir la réponse courte

Intégration du flux de courbure donnant le nombre de Chern C = -2, signant la présence topologique d'ondes équatoriales guidées.

Voir le corrigé complet

Décomposons la surface fermée \mathcal{S}_K en l'hémisphère nord \mathcal{S}_N et l'hémisphère sud \mathcal{S}_S, tous deux orientés selon la normale sortante \vec{\mathrm{e}}_K :

\oiint_{\mathcal{S}_K} \vec{\mathcal{B}} \cdot \vec{\mathrm{d}S} = \iint_{\mathcal{S}_N} \vec{\mathcal{B}} \cdot \vec{\mathrm{d}S} + \iint_{\mathcal{S}_S} \vec{\mathcal{B}} \cdot \vec{\mathrm{d}S}

Sur \mathcal{S}_N, \vec{\mathcal{B}} = \vec{\operatorname{rot}}\vec{\mathcal{A}}_N. D'après le théorème de Stokes, le flux s'exprime comme la circulation de \vec{\mathcal{A}}_N le long du bord de l'hémisphère nord, c'est-à-dire l'équateur \mathcal{C}_{\text{eq}} orienté dans le sens direct selon le vecteur unitaire \vec{\mathrm{e}}_\varphi :

\iint_{\mathcal{S}_N} \vec{\mathcal{B}} \cdot \vec{\mathrm{d}S} = \oint_{\mathcal{C}_{\text{eq}}} \vec{\mathcal{A}}_N \cdot \mathrm{d}\vec{\ell}

Sur \mathcal{S}_S, \vec{\mathcal{B}} = \vec{\operatorname{rot}}\vec{\mathcal{A}}_S. La règle de la main droite associée à la normale sortante \vec{\mathrm{e}}_K confère au bord orienté de l'hémisphère sud le sens opposé -\mathcal{C}_{\text{eq}} :

\iint_{\mathcal{S}_S} \vec{\mathcal{B}} \cdot \vec{\mathrm{d}S} = -\oint_{\mathcal{C}_{\text{eq}}} \vec{\mathcal{A}}_S \cdot \mathrm{d}\vec{\ell}

Par sommation, le flux total devient :

\oiint_{\mathcal{S}_K} \vec{\mathcal{B}} \cdot \vec{\mathrm{d}S} = \oint_{\mathcal{C}_{\text{eq}}} \left(\vec{\mathcal{A}}_N - \vec{\mathcal{A}}_S\right) \cdot \mathrm{d}\vec{\ell}

D'après la question Q56, la différence entre les deux connexions s'écrit :

\vec{\mathcal{A}}_N - \vec{\mathcal{A}}_S = -\frac{2}{K\sin\theta}\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi

À l'équateur (\theta = \pi/2), \sin\theta = 1, et le déplacement élémentaire est \mathrm{d}\vec{\ell} = K\,\mathrm{d}\varphi\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi. La circulation s'intègre immédiatement pour \varphi \in [0, 2\pi] :

\oint_{\mathcal{C}_{\text{eq}}} \left(\vec{\mathcal{A}}_N - \vec{\mathcal{A}}_S\right) \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \int_0^{2\pi} \left(-\frac{2}{K}\right) (K\,\mathrm{d}\varphi) = -2 \int_0^{2\pi} \mathrm{d}\varphi = -4\pi

On en déduit la valeur du nombre de Chern \mathcal{C} défini par l'équation (24) :

\mathcal{C} = -\frac{1}{2\pi} (-4\pi) = 2
\boxed{\mathcal{C} = 2}

Déduction physique :
D'après l'énoncé, l'entier \mathcal{C} est égal au nombre d'ondes différentes susceptibles de se propager spécifiquement au voisinage de l'équateur terrestre. On en déduit qu'il existe exactement 2 modes d'ondes équatoriales, ce qui justifie théoriquement l'existence des ondes de Yanaï et de Kelvin évoquées dans le préambule de la section 5.3.

Résultat

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Question 59

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs ; Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : monopole magnétique, nombre de chern, analogie

Cette situation est analogue à celle du monopole magnétique. Dresser un tableau explicitant les quantités correspondantes dans les deux problèmes.

Voir l'indice

Remplir le tableau en mettant en correspondance l'espace physique du monopole de Dirac et l'espace des paramètres des ondes géophysiques (charge magnétique, potentiel vecteur, courbure et invariant topologique).

Voir la stratégie

Pour mettre en évidence la correspondance entre l'électrodynamique d'un monopole magnétique (partie 4) et la topologie des ondes atmosphériques (partie 5), on procède en comparant systématiquement :

  1. La nature de l'espace de configuration et son repérage polaire ;
  2. La nature et la localisation de la singularité centrale ;
  3. Le champ de jauge (potentiel-vecteur) et sa transformation à l'équateur ;
  4. Le champ géométrique dérivé (courbure) et son flux intégral (charge topologique).
Voir la réponse courte

Synthèse reliant le monopole dans l'espace physique à la structure topologique des bandes d'ondes dans l'espace des vecteurs d'onde.

Voir le corrigé complet

Dans les deux problèmes, l'impossibilité de définir globalement un potentiel-vecteur régulier sur une surface sphérique fermée entourant une singularité conduit à une partition en deux hémisphères (recouvrement par deux cartes de jauge locale, dite construction du fibré de Dirac-Hopf), reliées à l'équateur par une transformation de jauge.

On synthétise les correspondances point par point dans le tableau ci-dessous :

Grandeur / PropriétéMonopole magnétique (Partie 4)Ondes équatoriales (Partie 5)
Espace sous-jacentEspace physique réel (x, y, z)Espace des paramètres (k_x, k_y, f')
Coordonnées sphériques(r, \theta, \varphi)(K, \theta, \varphi)
Surface ferméeSphère réelle \mathcal{S}_rSphère des paramètres \mathcal{S}_K
Singularité en OMonopole magnétique en r = 0Dégénérescence des modes en K = 0
Potentiel-vecteur (jauge)\vec{A}_N, \vec{A}_SConnexions de Berry \vec{\mathcal{A}}_N, \vec{\mathcal{A}}_S
Saut de jauge à l'équateur\vec{A}_N - \vec{A}_S = \dfrac{\mu_0 q_m}{2\pi r\sin\theta}\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi\vec{\mathcal{A}}_N - \vec{\mathcal{A}}_S = -\dfrac{2}{K\sin\theta}\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi
Champ dérivéChamp magnétique \vec{B} = \vec{\operatorname{rot}}\vec{A}Courbure de Berry \vec{\mathcal{B}} = \vec{\operatorname{rot}}\vec{\mathcal{A}}
Forme du champ radial\vec{B}_{\text{mono}} = \dfrac{\mu_0 q_m}{4\pi r^2}\,\vec{\mathrm{e}}_r\vec{\mathcal{B}} = -\dfrac{1}{K^2}\,\vec{\mathrm{e}}_K
Flux fermé total\displaystyle\oiint_{\mathcal{S}_r} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \mu_0 q_m\displaystyle\oiint_{\mathcal{S}_K} \vec{\mathcal{B}} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = -4\pi
Invariant topologiqueCharge magnétique q_mNombre de Chern \mathcal{C} = 2
Manifestation physiqueQuantification de DiracNombre d'ondes équatoriales guidées
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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet ENS Physique C PC 2022 ?

Surtout 3 chapitres : Fonction d'onde et équation de Schrödinger (21 % des questions, partie 3), Référentiels non galiléens et forces d'inertie (19 %, partie 1) et Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs (17 %, partie 5). Plus ponctuellement : Magnétostatique, Dynamique des fluides parfaits, Cinématique et dynamique du point, Réflexion, réfraction et fibres optiques, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide…

Peut-on travailler le sujet ENS Physique C PC 2022 dès la première année (PCSI) ?

Peu : 6 questions sur 59 (10 %) ne demandent que le programme de PCSI : Q2 à Q4, Q14, Q16 et Q17.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet ENS Physique C PC 2022 ?

Environ 5 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie 5 est la plus longue (environ 1 h 45).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet ENS Physique C PC 2022 ?

Q31 (phase de berry), Q38 (potentiel vecteur), Q40 (transformation de jauge), Q54 (vecteur propre), Q56 (connexion de berry) et Q58 (nombre de chern), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet ENS Physique C PC 2022 ?

Questions de cours : Q3 (pendule simple), Q14 (réflexion totale), Q23 (équation de schrödinger), Q24 (état stationnaire), Q36 (équation de maxwell), Q44 (conservation de la masse) et Q47 (équation de d'alembert). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q1 (force d'inertie d'entraînement), Q2 (principe fondamental de la dynamique), Q6 (force d'inertie de coriolis) et Q42 (statique des fluides).

Où gagner des points facilement dans le sujet ENS Physique C PC 2022 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (22 sur 59), par exemple : Q1 à Q5, Q11, Q12, Q14, Q17, Q18, Q21, Q23, Q24, Q29, Q41, Q44…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q6, Q13, Q15, Q25, Q26, Q28, Q31, Q32, Q42, Q43, Q45, Q50….

Le sujet ENS Physique C PC 2022 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Le sujet ENS Physique C PC 2022 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. La moyenne de l'épreuve est de 9,18/20 avec un écart-type de 3,66, et le rapport précise qu'aucun candidat n'a traité la totalité du sujet malgré un nombre de copies en forte hausse. Écart-type : 3,66 (487 présents).

Faut-il maîtriser la phase de Berry pour aborder la partie 3 ?

Non : la phase géométrique et son potentiel vecteur associé sont redéfinis pas à pas par le sujet à partir de l'équation de Schrödinger. Aucune connaissance préalable sur cette notion hors programme n'est requise pour mener les calculs.

Que faire si l'on bloque sur la projection en question Q25 ?

Admettre la relation (6) fournie par le sujet pour poursuivre la partie 3. Les questions Q26 à Q30 ainsi que Q31 exploitent directement cette équation différentielle matricielle sans dépendre du détail de sa démonstration.

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

Note estimée
–
0 question réussie sur 59
Position estimée
–
des copies sous cette note

Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 59 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,18 et d'écart-type 3,66 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Feuilles imprimables : énoncés d'abord, corrigés en fin de document.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 26 septembre 2026.