Corrigé détaillé ENS Physique C PC 2022
Effets géométriques et topologiques en physique
- 59 questions corrigées
- Sujet difficile
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en PCSI : 6 questions sur 59. Autres questions faisables en PCSI
Détail par partie
- Partie 1 : Pendule de Foucault3/13En partie
- Partie 2 : Rotation du plan de polarisation dans une fibre optique3/9En partie
- Partie 3 : Évolution temporelle en mécanique quantique0/132e année
- Partie 4 : Monopole magnétique0/52e année
- Partie 5 : Ondes dans l'atmosphère terrestre0/192e année
Le sujet en bref
Sujet difficile · Mécanique, Physique quantique, Ondes et signaux · 11 incontournables · 6 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet d'une remarquable élégance conceptuelle illustre comment un concept géométrique unificateur – l'anholonomie, la phase géométrique et la topologie – traverse l'ensemble de la physique contemporaine. Du pendule de Foucault classique à la phase de Berry en mécanique quantique, jusqu'au monopole magnétique de Dirac et à la topologie des ondes géophysiques équatoriales (Yanaï et Kelvin), l'épreuve guide le candidat vers la notion de courbure de Berry et de nombre de Chern.
L'épreuve est longue (6 heures, 59 questions), très progressive et exigeante sur le plan du calcul vectoriel et de la rigueur physique. C'est un sujet incontournable pour les candidats visant l'ENS, offrant une synthèse magistrale de multiples pans du programme de PC autour d'un thème moderne de physique théorique.
- Difficulté
- Difficile, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,18/20)
- Temps estimé
- ≈ 5 h 10 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Mécanique25 %
- Physique quantique21 %
- Ondes et signaux17 %
- Électromagnétisme15 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Très partiellement en PCSI : 6 questions sur 59.
Où gagner des points
25 questions rapides et accessibles · 11 résultats donnés par l'énoncéAfficher ou masquer la section
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Rapides et accessibles (25) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.
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Sommaire
59 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
59 questionsPartie 1 : Pendule de Foucault
1.1 · Mouvement du pendule sans effet de la force d'inertie de Coriolis
Question 1
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie
Notions : force d'inertie d'entraînement, pesanteur apparente, ordre de grandeur
Dans toute la suite on négligera la force d'inertie d'entraînement, et on considérera que le poids est parallèle à l'axe . Justifier ces approximations par une analyse en ordres de grandeur.
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Comparer l'accélération d'entraînement R_T\Omega^2 à l'accélération de la pesanteur g, et évaluer la déviation locale de la verticale.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'accélération d'entraînement liée à la rotation propre de la Terre et évaluer son ordre de grandeur numérique maximal par rapport à l'accélération de la pesanteur g.
- Discuter de l'effet de la force d'inertie d'entraînement sur la dynamique locale (terme d'ordre spatial) et sur la direction du champ de pesanteur effectif (déviation de la verticale par rapport à l'axe radial Oz).
Voir la réponse courteRéponse courte
Comparaison de \Omega^2 R_T avec g pour négliger la force centrifuge, et justification de la verticale locale.
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Dans le référentiel terrestre en rotation uniforme à la pulsation \Omega autour de l'axe (\vec{\mathrm{e}}_3), la force d'inertie d'entraînement s'exerçant sur une masse ponctuelle m située à la latitude \lambda s'écrit :
où H est la projection orthogonale du point M sur l'axe de rotation terrestre.
1. Négligence de la force d'inertie d'entraînement devant le poids
La distance à l'axe est H M \approx R_T \cos\lambda \le R_T. L'accélération centrifuge correspondante est majorée par :
Avec une rotation en un jour sidéral (T \approx 86{,}4 \times 10^3\text{ s}) :
On en déduit l'accélération centrifuge maximale :
En comparant à l'accélération de la pesanteur g \approx 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :
De surcroît, les variations spatiales de la force d'inertie d'entraînement au cours des oscillations d'amplitude X \sim \ell \alpha conduisent à des termes de rappel d'ordre m\Omega^2 X, totalement négligeables devant le rappel gravitationnel m\omega_0^2 X \sim m \frac{g}{\ell} X puisque \frac{\Omega^2 \ell}{g} \sim 10^{-8} \ll 1.
2. Direction du poids selon l'axe Oz
D'après la figure 1(a), l'axe local Oz est porté par le rayon terrestre dirigé vers l'extérieur (direction radiale). L'attraction gravitationnelle pure est dirigée selon -\vec{\mathrm{e}}_z.
Le poids effectif mesuré par le fil à plomb est la résultante de l'attraction gravitationnelle et de la force d'inertie d'entraînement : \vec{g}_{\text{eff}} = \vec{\mathcal{G}} + \Omega^2 \vec{HM}. L'angle de déviation \delta de la verticale locale par rapport à la direction radiale -\vec{\mathrm{e}}_z est donné au premier ordre par :
Cette déviation étant minime (\delta \ll 1), on peut considérer à une excellente approximation que :
Résultat
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Mise en équation
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : principe fondamental de la dynamique, pendule simple
Écrire l'équation vectorielle du mouvement de la masse , puis la projeter dans la base mobile définie sur la Fig. 1(b) (on supposera son mouvement plan).
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Appliquer le PFD à la masse m dans le référentiel terrestre en projetant sur les axes polaires locaux liés au fil.
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- Définir le système, le référentiel d'étude (terrestre, assimilé à un référentiel galiléen au vu des approximations de la question précédente) et le bilan des forces appliquées.
- Exprimer le vecteur accélération en coordonnées polaires dans le plan d'oscillation.
- Écrire le principe fondamental de la dynamique sous forme vectorielle, puis projeter sur les deux vecteurs de la base mobile (\vec{\mathrm{e}}_r, \vec{\mathrm{e}}_\alpha).
Voir la réponse courteRéponse courte
PFD appliqué à la masse ponctuelle et projection sur la base polaire (\vec{e}_r, \vec{e}_\alpha).
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On étudie la masse ponctuelle m dans le référentiel terrestre supposé galiléen (les forces d'inertie de Coriolis et d'entraînement étant négligées dans cette sous-partie).
Le système est soumis à deux forces :
- le poids : \vec{P} = m \vec{g} = -m g \vec{\mathrm{e}}_z ;
- la tension du fil : \vec{T} = - T \vec{\mathrm{e}}_r (avec T > 0).
D'après le principe fondamental de la dynamique (ou deuxième loi de Newton) :
Le mouvement étant supposé plan et circulaire de rayon \ell autour du point de suspension S, la position s'écrit \vec{r} = \vec{SM} = \ell \vec{\mathrm{e}}_r. Le vecteur vitesse et le vecteur accélération s'écrivent :
D'après la figure 1(b), l'angle \alpha est repéré par rapport à la verticale descendante -\vec{\mathrm{e}}_z, de sorte que :
En projetant la relation vectorielle sur la base mobile (\vec{\mathrm{e}}_r, \vec{\mathrm{e}}_\alpha), on obtient le système d'équations scalaires :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : pendule simple, oscillateur harmonique, période propre
Dans quelle limite le pendule simple peut-il être approximé par un oscillateur harmonique ? On se placera dans cette limite par la suite. Exprimer sa pulsation propre . Déterminer la période d'oscillation du pendule et l'estimer numériquement pour le pendule de Foucault.
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Effectuer un développement limité de \sin\alpha \approx \alpha pour identifier un oscillateur harmonique linéaire de pulsation \omega_0 = \sqrt{g/\ell}.
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- Partir de l'équation du mouvement établie à la question précédente et identifier la condition d'approximation des petites oscillations.
- Effectuer le développement limité au premier ordre pour obtenir l'équation canonique de l'oscillateur harmonique et en déduire la pulsation propre \omega_0.
- Exprimer la période des oscillations T_0 et réaliser l'application numérique avec les valeurs de l'énoncé.
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Approximation des petits angles \sin\alpha \approx \alpha, pulsation \omega_0 = \sqrt{g/\ell} et période T_0 \approx 16\text{ s}.
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D'après la question précédente, l'équation différentielle régissant l'évolution angulaire du pendule simple s'écrit :
Le pendule simple peut être approximé par un oscillateur harmonique dans la limite des petites oscillations, c'est-à-dire lorsque l'écart angulaire à la verticale reste très inférieur à un radian :
Dans cette limite, on effectue le développement limité au premier ordre en \alpha :
L'équation du mouvement devient alors linéaire :
On reconnaît l'équation différentielle canonique d'un oscillateur harmonique de pulsation propre \omega_0 :
Par identification, l'expression de la pulsation propre est :
La période propre des oscillations en découle directement :
Application numérique : Pour le pendule de Foucault installé au Panthéon, avec \ell = 67\text{ m} et g \approx 9,8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}, on a :
En utilisant la donnée \sqrt{7} \approx 2,6 et l'approximation usuelle \pi \approx 3,14 :
Pour la pulsation propre associée :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : approximation des petits angles, cinématique du point
Justifier que dans l'approximation précédente le mouvement de la masse est horizontal au premier ordre en .
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Exprimer la coordonnée verticale z(\alpha) = \ell(1-\cos\alpha) et montrer qu'elle est d'ordre deux en \alpha, donc négligeable au premier ordre.
Voir la stratégieStratégie
Pour analyser la nature du mouvement de la masse au premier ordre en \alpha :
- On exprime les coordonnées de position cartésiennes de la masse m dans le repère local (Oxyz) en prenant pour origine la position d'équilibre du pendule.
- On effectue un développement limité des composantes horizontale et verticale pour de petites oscillations (|\alpha| \ll 1).
- On compare l'ordre de grandeur de la variation de hauteur par rapport au déplacement horizontal.
Voir la réponse courteRéponse courte
Développement de l'altitude z = \ell(1-\cos\alpha) \approx \ell\alpha^2/2, négligeable devant le déplacement horizontal à l'ordre un.
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Considérons le mouvement plan du pendule dans le repère local. En prenant la position d'équilibre de la masse comme origine sur l'axe vertical ascendant Oz, et en notant x la coordonnée horizontale dans le plan d'oscillation, les coordonnées de la masse m s'écrivent :
Dans la limite des petites oscillations (|\alpha| \ll 1), effectuons un développement limité au voisinage de \alpha = 0 :
Au premier ordre en \alpha, on a donc :
La coordonnée verticale z(t) ne varie qu'au deuxième ordre en \alpha, tandis que le déplacement horizontal est d'ordre un. Ainsi, au premier ordre en \alpha, le mouvement de la masse s'effectue dans le plan horizontal xOy (z = \text{cste}).
Résultat
1.2 · Effet de la force d'inertie de Coriolis
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie
Notions : force d'inertie de coriolis, ordre de grandeur
Comparer numériquement les pulsations et .
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Calculer la pulsation terrestre \Omega = 2\pi/(86164\text{ s}) et vérifier que \Omega \ll \omega_0.
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- Rappeler la valeur de la pulsation de rotation terrestre \Omega obtenue à la question 1 ainsi que la pulsation propre \omega_0 déterminée à la question 3.
- Calculer le rapport sans dimension \frac{\Omega}{\omega_0} pour quantifier la séparation d'échelles de temps.
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Calcul de \Omega = 7,29 \times 10^{-5}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} et comparaison avec \omega_0 \approx 0,38\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} : \Omega \ll \omega_0.
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La pulsation propre d'oscillation du pendule, déterminée à la question 3 pour un fil de longueur \ell = 67\text{ m}, vaut :
La pulsation de rotation de la Terre sur elle-même sur une période d'un jour sidéral (T_{\text{Terre}} \approx 86\,400\text{ s} ou 86\,164\text{ s}), calculée à la question 1, vaut :
Le rapport entre ces deux pulsations s'écrit donc :
On en déduit que :
Résultat
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie
Notions : force d'inertie de coriolis, pendule de foucault
Décomposer le vecteur dans la base locale et en déduire que les équations du mouvement s'écrivent :
Exprimer la constante .
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Exprimer le vecteur unitaire de rotation de la Terre \vec{\mathrm{e}}_3 en fonction des vecteurs de la base locale (\vec{\mathrm{e}}_x, \vec{\mathrm{e}}_y, \vec{\mathrm{e}}_z) à la latitude \lambda, puis projeter la force de Coriolis -2m\vec{\Omega}\wedge\vec{v}.
Voir la stratégieStratégie
- Projeter le vecteur unitaire \vec{\mathrm{e}}_3 colinéaire à l'axe de rotation de la Terre dans la base locale (\vec{\mathrm{e}}_x, \vec{\mathrm{e}}_y, \vec{\mathrm{e}}_z) à l'aide de la figure 1(a).
- Exprimer le vecteur rotation \vec{\Omega} = \Omega \vec{\mathrm{e}}_3, puis la force d'inertie de Coriolis \vec{F}_{ic} = -2m \vec{\Omega} \wedge \vec{v} pour une vitesse plane \vec{v} = \dot{x}\vec{\mathrm{e}}_x + \dot{y}\vec{\mathrm{e}}_y.
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique dans le référentiel terrestre pour obtenir le système différentiel et identifier la constante \tilde{\Omega}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Décomposition de \vec{\Omega} dans la base locale et projection du PFD avec la force de Coriolis pour trouver \tilde{\Omega} = \Omega \sin\lambda.
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D'après la figure 1(a), le repère local (Oxyz) est orienté de la façon suivante :
- \vec{\mathrm{e}}_z est vertical ascendant (radial sortant) ;
- \vec{\mathrm{e}}_x est tangent au méridien et dirigé vers le Sud ;
- \vec{\mathrm{e}}_y est tangent au parallèle et dirigé vers l'Est.
L'axe de rotation terrestre étant dirigé selon \vec{\mathrm{e}}_3 (axe des pôles vers le Nord), le vecteur \vec{\mathrm{e}}_3 est contenu dans le plan méridien (O, \vec{\mathrm{e}}_x, \vec{\mathrm{e}}_z). À la latitude \lambda, l'angle entre le plan équatorial et \vec{\mathrm{e}}_z vaut \lambda, si bien que l'angle entre la verticale locale \vec{\mathrm{e}}_z et \vec{\mathrm{e}}_3 est \frac{\pi}{2} - \lambda. La composante le long du méridien vers le Sud (\vec{\mathrm{e}}_x) fait donc un angle \pi - \lambda avec \vec{\mathrm{e}}_3. Ainsi :
Le vecteur rotation de la Terre s'écrit alors :
D'après l'énoncé, la vitesse du pendule dans le référentiel terrestre est purement horizontale : \vec{v} = \dot{x}\vec{\mathrm{e}}_x + \dot{y}\vec{\mathrm{e}}_y. La force d'inertie de Coriolis s'exprime par :
Comme indiqué par l'énoncé, on néglige l'accélération et les mouvements selon \vec{\mathrm{e}}_z. En projetant le principe fondamental de la dynamique dans le référentiel terrestre, m\vec{a} = \vec{F} + \vec{F}_{ic}, où la résultante des autres forces admise par l'énoncé est \vec{F} = -m\omega_0^2 x\,\vec{\mathrm{e}}_x - m\omega_0^2 y\,\vec{\mathrm{e}}_y, on obtient pour les composantes horizontales :
En simplifiant par la masse m, on retrouve le système (1) :
avec :
Résultat
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie
Notions : pendule de foucault, équation différentielle
Pour résoudre ce système, on pose la variable complexe . Déterminer l'équation vérifiée par . Résoudre cette équation et donner l'expression de en fonction de deux inconnues et .
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Former la combinaison linéaire \ddot{x} + i\ddot{y} pour obtenir une équation différentielle scalaire du second ordre à coefficients constants sur \underline{u}(t).
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- Combiner linéairement les deux équations scalaires du système (1) sous la forme (L_1) + i(L_2) pour obtenir une équation différentielle scalaire complexe unique sur \underline{u} = x + iy.
- Résoudre cette équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants à l'aide de son équation caractéristique associée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Combinaison complexe \underline{u} = x + iy menant à \ddot{\underline{u}} + 2i\tilde{\Omega}\dot{\underline{u}} + \omega_0^2\underline{u} = 0 et recherche des racines du polynôme caractéristique.
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D'après le système d'équations (1) établi à la question Q6 :
En formant la combinaison linéaire (L_1) + i\,(L_2) avec \underline{u} = x + iy, il vient :
L'équation différentielle vérifiée par \underline{u} est donc :
Il s'agit d'une équation différentielle linéaire homogène du second ordre à coefficients constants. L'équation caractéristique associée s'écrit :
On peut mettre cette équation sous forme canonique :
En posant \Omega_0 = \sqrt{\omega_0^2 + \tilde{\Omega}^2}, les deux racines de l'équation caractéristique sont :
La solution générale s'exprime donc sous la forme :
où \underline{A} et \underline{B} sont deux constantes d'intégration complexes, et \Omega_0 = \sqrt{\omega_0^2 + \tilde{\Omega}^2}.
Résultat
Question 8
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie
Notions : pendule de foucault, condition initiale
On prend , et une vitesse initiale nulle. Déterminer l'expression de .
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Injecter les conditions initiales \underline{u}(0) = x_0 et \underline{\dot{u}}(0) = 0 pour déterminer les deux constantes d'intégration.
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- Traduire les conditions initiales en termes de la variable complexe \underline{u}(0) et de sa dérivée temporelle \underline{\dot{u}}(0).
- Exprimer \underline{u}(0) et \underline{\dot{u}}(0) à partir de la solution générale établie à la question Q7 pour obtenir un système linéaire de deux équations à deux inconnues portant sur les constantes d'intégration \underline{A} et \underline{B}.
- Résoudre ce système et regrouper les termes exponentiels sous forme trigonométrique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination des constantes d'intégration \underline{A} et \underline{B} avec \underline{u}(0) = x_0 et \dot{\underline{u}}(0) = 0.
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D'après la question Q7, la solution générale de l'équation du mouvement s'écrit :
où \Omega_0 = \sqrt{\omega_0^2 + \tilde{\Omega}^2}.
Les conditions initiales imposées sont :
Calculons la dérivée temporelle de \underline{u}(t) :
En évaluant en t = 0 :
En substituant la première relation dans la seconde :
On en déduit les constantes \underline{A} et \underline{B} :
En réinjectant ces constantes dans l'expression de \underline{u}(t) :
D'où l'expression exacte de l'affixe \underline{u}(t) :
Résultat
Question 9
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie
Notions : pendule de foucault, précession du plan d'oscillation
En utilisant le résultat de la question 5, simplifier l'expression de . Interpréter l'expression obtenue.
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Utiliser l'approximation \tilde{\Omega} \ll \omega_0 pour simplifier \Omega_0 \approx \omega_0 et factoriser par une oscillation rapide modulée par une rotation lente.
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Approximation \tilde{\Omega} \ll \omega_0 : oscillations rapides modulées par une rotation lente du plan à la vitesse -\tilde{\Omega}.
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D'après la question Q5, la pulsation de rotation terrestre est très inférieure à la pulsation propre du pendule :
Comme \tilde{\Omega} = \Omega\sin\lambda, on a a fortiori \tilde{\Omega} \ll \omega_0. On peut alors effectuer les approximations suivantes au premier ordre :
Dans l'expression de \underline{u}(t) obtenue à la question Q8, le terme imaginaire entre crochets est donc négligeable devant le terme en cosinus d'amplitude unitaire :
On en déduit l'expression simplifiée de \underline{u}(t) :
En séparant parties réelle et imaginaire \underline{u}(t) = x(t) + i y(t), les coordonnées cartésiennes dans le plan horizontal s'écrivent :
Interprétation physique :
- Mouvement quasi rectiligne instantané : À l'échelle de quelques périodes d'oscillation T_0 = \frac{2\pi}{\omega_0} \approx 16\text{ s}, la quantité \tilde{\Omega}t est pratiquement constante. Le pendule effectue ainsi un mouvement oscillatoire harmonique rectiligne selon une direction faisant l'angle \theta(t) = -\tilde{\Omega}t avec l'axe Ox.
- Rotation séculaire du plan d'oscillation : À plus grande échelle de temps, le plan d'oscillation tourne d'un mouvement de précession uniforme à la vitesse angulaire \tilde{\Omega} = \Omega\sin\lambda. Le signe négatif indique une rotation dans le sens horaire (sens des aiguilles d'une montre pour un observateur regardant le sol de haut) dans l'hémisphère nord (\lambda > 0).
Résultat
Question 10
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie
Notions : pendule de foucault, précession du plan d'oscillation
Déterminer l'expression de l'angle duquel a tourné le plan d'oscillation du pendule en 24 h à Paris dans le référentiel terrestre. L'estimer numériquement en degrés. Y a-t-il des points sur le globe où le plan d'oscillation du pendule reviendrait à sa position initiale après 24 h ?
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Relier l'angle de précession en 24 heures à \psi = \tilde{\Omega}\times 24\text{ h} = 2\pi\sin\lambda, et analyser le comportement aux pôles et à l'équateur.
Voir la stratégieStratégie
- Relier la vitesse de précession du plan d'oscillation obtenue à la question précédente à la durée \Delta t = 24\text{ h}, sachant qu'en 24 heures la Terre effectue un tour complet sur elle-même (\Omega \Delta t = 2\pi).
- Effectuer l'application numérique pour la latitude de Paris (\lambda = 49^\circ) en degrés.
- Identifier les latitudes \lambda pour lesquelles l'angle de rotation est un multiple entier de 2\pi (ou de \pi si l'on considère le plan non orienté), ou nul.
Voir la réponse courteRéponse courte
Angle de rotation \psi = 2\pi\sin\lambda \approx 271^\circ à Paris ; retour après 24 h uniquement aux pôles et à l'équateur.
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D'après la question Q9, le plan d'oscillation tourne à la vitesse angulaire \tilde{\Omega} = \Omega \sin\lambda dans le sens horaire (rétrograde).
Sur une durée \Delta t = T = 24\text{ h}, correspondant à une rotation complète de la Terre sur elle-même dans le référentiel géocentrique (\Omega T = 2\pi), l'angle \psi duquel a tourné le plan d'oscillation dans le référentiel terrestre s'écrit :
En degrés, cela correspond à :
Estimation numérique à Paris (\lambda = 49^\circ) :
En approximant \sin(49^\circ) par un développement au voisinage de 45^\circ :
On en déduit :
Points du globe où le plan revient à sa position initiale après 24 h :
- Aux pôles Nord et Sud (\lambda = \pm 90^\circ) : \sin\lambda = \pm 1, donc \psi = \pm 360^\circ = \pm 2\pi. Le plan effectue un tour complet en 24 h et revient exactement à sa position initiale (dans l'espace géocentrique, le plan d'oscillation reste fixe tandis que la Terre effectue un tour complet sous le pendule).
- À l'équateur (\lambda = 0^\circ) : \sin\lambda = 0, donc \psi = 0^\circ. La composante verticale de la rotation terrestre est nulle ; le plan d'oscillation ne tourne pas et conserve donc sa position initiale.
- Aux latitudes \lambda = ± 30^\circ : si l'on considère le plan d'oscillation comme une droite non orientée dans le plan horizontal, il est invariant par un demi-tour (\psi = \pm \pi = \pm 180^\circ). Comme \sin(\pm 30^\circ) = \pm 1/2, le plan coïncide à nouveau avec sa position initiale au bout de 24 h.
Résultat
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie ; Cinématique et dynamique du point
Notions : pendule de foucault, frottement fluide
Justifier brièvement les valeurs inhabituelles choisies par Foucault pour la masse et la longueur .
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Penser au temps d'amortissement par frottement fluide (inertie accrue) et à la condition de petites oscillations avec une grande amplitude métrique visible.
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Analyser les contraintes expérimentales rencontrées lors de l'observation de la rotation du plan d'oscillation :
- La rotation est un effet lent (environ 11^\circ par heure à Paris), ce qui impose au pendule d'osciller librement pendant plusieurs heures sans être arrêté par les frottements.
- L'observation doit être nette à l'œil nu tout en restant strictement dans le domaine des petites oscillations pour éviter les couplages non linéaires parasites.
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Masse élevée pour minimiser les frottements fluides et grande longueur pour augmenter la période et limiter la vitesse.
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Les choix de Foucault s'expliquent par deux impératifs physiques :
Une grande masse (m = 36\text{ kg}) pour minimiser l'amortissement : La force de traînée aérodynamique exercée par l'air dépend de la section efficace de la sphère (F_{\text{frott}} \propto r^2), alors que l'inertie et l'énergie mécanique dépendent de la masse (m \propto r^3). L'accélération de freinage varie donc comme :
\frac{F_{\text{frott}}}{m} \propto \frac{1}{r} \propto m^{-1/3}Une masse élevée confère au pendule une grande inertie et un facteur de qualité très élevé, lui permettant d'osciller pendant plusieurs heures sans apport d'énergie extérieur. De plus, une masse importante le rend insensible aux courants d'air parasites dans l'édifice (le Panthéon).
Une grande longueur (\ell = 67\text{ m}) pour concilier visibilité et linéarité :
- Petites oscillations et grand déplacement : L'élongation spatiale x_{\max} \approx \ell \alpha_{\max} peut atteindre plusieurs mètres (rendant la déviation de quelques millimètres par oscillation spectaculaire et aisément mesurable pour le public) tout en conservant un angle très faible (\alpha_{\max} \sim 2^\circ à 3^\circ \ll 1\text{ rad}), garantissant l'isochronisme des oscillations.
- Suppression de la précession parasite d'Airy : Tout écart à un plan d'oscillation parfait induit une trajectoire elliptique ; les termes non linéaires du pendule font alors tourner l'ellipse à une vitesse angulaire proportionnelle à \frac{\mathcal{A}}{\ell^2} (où \mathcal{A} est l'aire de l'ellipse). Une très grande longueur \ell minimise drastiquement cette précession parasite susceptible de masquer l'effet Coriolis.
- Période élevée : La période propre T_0 \approx 16\text{ s} ralentit la vitesse de passage au centre pour une amplitude angulaire fixée, ce qui limite encore la traînée et facilite l'observation précise.
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie
Notions : pendule de foucault, référentiel non galiléen
Sur la figure 2, on voit le professeur Tournesol utiliser son pendule pour se repérer et se diriger sur Terre. Cela vous semble-t-il possible ? Justifier votre réponse.
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Examiner si un pendule simple classique sans dispositif d'entraînement peut battre indéfiniment en marchant, et s'il mesure une direction absolue sans repère temporel.
Voir la stratégieStratégie
Pour répondre de manière rigoureuse, il convient d'analyser la faisabilité physique de l'utilisation d'un pendule portatif pour l'orientation et la navigation selon trois axes :
- La nature de la direction indiquée par le plan d'oscillation d'un pendule ;
- Les échelles de temps et l'amortissement pour un pendule de cette taille ;
- L'ordre de grandeur de la force de Coriolis comparé aux perturbations extérieures (mouvements du porteur).
Voir la réponse courteRéponse courte
Utilisation irréaliste : pendule trop court, temps d'observation insuffisant et perturbations dues aux accélérations de la marche.
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L'utilisation d'un tel pendule pour se repérer et se diriger sur Terre n'est absolument pas possible d'un point de vue physique, pour plusieurs raisons fondamentales :
- Absence de direction privilégiée (le pendule n'est pas une boussole) : L'espace horizontal est isotrope pour la force de rappel du pendule simple. Le plan d'oscillation ne s'aligne pas spontanément selon le méridien nord-sud : d'après la relation \theta(t) = -\Omega\sin\lambda\,t + \theta_0, il précesse continûment à une vitesse angulaire \tilde{\Omega} à partir d'une orientation initiale \theta_0 arbitraire. Il ne fournit donc aucune référence absolue de direction.
Amortissement et temps de mesure : Le pendule tenu en main par le professeur Tournesol a une longueur typique \ell \sim 10\text{ cm} à 20\text{ cm} et une masse de quelques dizaines de grammes. Sa période d'oscillation propre est de l'ordre de :
T_0 = 2\pi\sqrt{\frac{\ell}{g}} \approx 0{,}6\text{ à } 0{,}9\text{ s}En raison du frottement de l'air et de l'absence d'une grande inertie (contrairement aux 36\text{ kg} du pendule de Foucault), les oscillations s'atténuent en quelques dizaines de secondes. Or, la vitesse de précession à nos latitudes n'est que de l'ordre de 10^\circ à 15^\circ par heure (soit une fraction de degré sur la durée de l'oscillation), ce qui rend toute mesure de la rotation terrestre totalement indétectable.
Bruits et mouvements parasites du manipulateur : Pour une vitesse d'oscillation de l'ordre de v \sim 0{,}5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, l'accélération de Coriolis vaut :
a_C \sim 2\Omega v \sim 2 \times (7{,}3 \times 10^{-5}) \times 0{,}5 \approx 7 \times 10^{-5}\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}Cette valeur infinitésimale est totalement masquée par les tremblements involontaires de la main et les accélérations dues à la marche du porteur, qui atteignent couramment 10^{-1} à 1\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} (soit plus de mille fois l'effet recherché).
Résultat
Question 13
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie
Notions : angle solide, holonomie
Faire un schéma de la situation en précisant le chemin . Exprimer sous la forme d'une intégrale double et la calculer en fonction de . Mettre le résultat sous la forme . Comparer la valeur trouvée pour au résultat de la question 10.
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Intégrer l'élément d'aire sphérique \mathrm{d}S = R_T^2\cos\lambda'\,\mathrm{d}\lambda'\,\mathrm{d}\phi entre la latitude \lambda et le pôle Nord (\lambda'=\pi/2), puis comparer \chi = 4\pi h(\gamma) avec 2\pi - \psi.
Voir la stratégieStratégie
- Réaliser un schéma clair de la sphère terrestre en faisant apparaître l'axe de rotation, l'équateur, la latitude \lambda, la trajectoire circulaire \gamma (le parallèle associé) et la calotte sphérique délimitée par ce contour.
- Exprimer l'élément d'aire en coordonnées sphériques en reliant la colatitude \theta à la latitude \lambda, puis intégrer pour obtenir la surface de la calotte polaire et le rapport h(\gamma).
- Mettre en relation l'angle solide \chi ainsi obtenu avec l'angle de précession \psi déterminé à la question 10.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de l'angle solide sous-tendu par le parallèle de colatitude : h(\gamma) = \frac{1-\sin\lambda}{2}, reliant holonomie et précession.
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1. Schéma de la situation et définition du contour \gamma
Au cours d'une rotation complète de la Terre sur elle-même (durée de 24 h), le point d'attache du pendule situé à la latitude \lambda décrit dans le référentiel géocentrique un cercle horizontal \gamma, correspondant au parallèle de latitude \lambda. Ce contour délimite sur la sphère terrestre une calotte polaire (au pôle Nord).
2. Calcul de h(\gamma) sous forme d'intégrale double
En coordonnées sphériques (r, \theta, \varphi) associées au repère géocentrique, le rayon de la Terre est fixé à r = R_T. La latitude \lambda est reliée à la colatitude \theta par :
La calotte polaire nord entourée par le contour fermé \gamma correspond au domaine :
L'élément de surface sur la sphère s'écrit \mathrm{d}^2S = R_T^2 \sin\theta\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}\varphi. L'aire de cette calotte s'exprime donc par l'intégrale double :
La surface totale de la sphère terrestre étant S_{\text{tot}} = 4\pi R_T^2, le rapport h(\gamma) vaut :
Par identification avec la forme h(\gamma) = \dfrac{\chi}{4\pi}, on identifie :
3. Comparaison avec le résultat de la question 10
D'après la question Q10, le plan d'oscillation du pendule effectue en 24 h une rotation d'un angle dans le référentiel terrestre :
On remarque immédiatement la relation fondamentale :
Résultat
Partie 2 : Rotation du plan de polarisation dans une fibre optique
2.1 · Caractéristiques d'une fibre à saut d'indice
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques
Notions : réflexion totale, ouverture numérique, fibre à saut d'indice
Montrer que l'angle d'entrée dans la fibre vérifie une inégalité pour que le rayon lumineux se propage dans la fibre optique sans atténuation. On définit l'ouverture numérique . Exprimer en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Écrire la loi de Snell-Descartes à l'interface d'entrée puis la condition de réflexion totale à l'interface cœur-gaine n_1\sin i_1 > n_2.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la loi de Snell-Descartes de la réfraction au dioptre d'entrée air-cœur (indice extérieur égal à 1).
- Utiliser la relation géométrique reliant l'angle de réfraction \theta_r et l'angle d'incidence i_1 sur l'interface cœur-gaine.
- Établir la condition de réflexion totale à l'interface cœur-gaine pour obtenir la condition sur \theta_{\text{in}} et en déduire l'ouverture numérique ON.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition de réflexion totale à l'interface cœur-gaine et expression classique ON = \sqrt{n_1^2 - n_2^2}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Au dioptre d'entrée plan (normal à l'axe de la fibre), la loi de Snell-Descartes pour la réfraction s'écrit, l'indice de l'air étant égal à 1 :
D'après la géométrie de la fibre (figure 3), la normale au dioptre d'entrée est orthogonale à la normale à l'interface cœur-gaine. Les angles \theta_r et i_1 sont donc complémentaires :
Pour que le rayon se propage sans atténuation, il doit subir une réflexion totale à chaque réflexion sur l'interface cœur-gaine (n_1 > n_2). La condition de réflexion totale impose :
Comme i_1 \in \left[0, \frac{\pi}{2}\right], cette condition équivaut à :
En injectant cette relation dans la loi de réfraction au dioptre d'entrée, on obtient :
La fonction sinus étant strictement croissante sur \left[0, \frac{\pi}{2}\right], il vient :
Par définition de l'ouverture numérique ON = \sin \theta_c, on a :
Résultat
Question 15
ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques
Notions : guidage d'onde, fibre monomode
Afin d'avoir une propagation non atténuée dans la fibre, l'onde doit vérifier une condition supplémentaire : il faut que soit un multiple de , où est la projection transverse (selon ) du vecteur d'onde et la distance cumulée selon l'axe parcourue par l'onde entre et . Montrer que l'angle d'entrée doit appartenir à un ensemble discret d'angles à déterminer. Donner le nombre de modes qui peuvent se propager dans la fibre en fonction de , , et . Enfin, montrer que si le rayon de la fibre vérifie une inégalité , alors seul l'angle peut se propager dans la fibre.
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Exprimer \Delta y = 4r pour un aller-retour transverse, relier k_y à \theta_{\text{in}} via les lois de réfraction, puis trouver la valeur seuil de r n'autorisant que le mode p=0.
Voir la stratégieStratégie
- Relier la composante transverse k_y du vecteur d'onde à l'angle d'entrée \theta_{\text{in}} à l'aide de la loi de Snell-Descartes à l'interface d'entrée.
- Déterminer la distance cumulée \Delta y parcourue selon Oy lors d'un aller-retour transverse entre deux réflexions successives sur la même interface (entre J et K), puis appliquer la condition de quantification k_y \Delta y = 2\pi p.
- Exploiter la condition de réflexion totale \sin\theta_{\text{in}} < ON établie à la question précédente pour dénombrer les modes et en déduire le rayon de coupure r_c assurant un régime monomode.
Voir la réponse courteRéponse courte
Quantification des modes par interférence constructive transverse et détermination du rayon de coupure r_c pour le régime monomode.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Quantification de l'angle d'entrée \theta_{\text{in}} :
Dans le cœur d'indice n_1, la pulsation de l'onde est \omega = \frac{2\pi c}{\lambda} et la norme du vecteur d'onde vaut :
D'après la figure 3, le rayon réfracté fait un angle \theta_r avec l'axe de la fibre Ox. La composante transverse du vecteur d'onde s'écrit donc :
La loi de Snell-Descartes à la face d'entrée (dioptre plan air-cœur en x=0) s'écrit :
On en déduit l'expression simple de k_y en fonction de l'angle incident :
Entre les points de réflexion J et K situés tous deux sur l'interface supérieure (y = r), l'onde traverse deux fois l'épaisseur totale du cœur (2r) : une descente de y = r à y = -r, suivie d'une remontée de y = -r à y = r. La distance cumulée selon Oy vaut donc :
La condition d'interférence constructive s'écrit :
soit :
L'angle d'entrée \theta_{\text{in}} ne peut donc prendre que les valeurs discrètes :
2. Nombre de modes guidés :
D'après la question 14, la propagation s'effectue sans atténuation par réflexion totale si :
Ce qui impose sur l'entier p :
Les entiers p autorisés sont donc p \in \{0, 1, \dots, p_{\max}\}, où p_{\max} = \left\lceil \frac{4r\,ON}{\lambda} - 1 \right\rceil. Le nombre total de modes guidés est donc :
où ON = \sqrt{n_1^2 - n_2^2}.
3. Condition de fibre monomode :
Pour que seul l'angle \theta_{\text{in}} = 0 (mode fondamental p = 0) puisse se propager, il faut et il suffit que le premier mode excité p = 1 ne vérifie pas la condition de réflexion totale, c'est-à-dire :
En prenant une inégalité stricte pour garantir l'absence totale du mode p=1 :
Résultat
Question 16
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques
Notions : dispersion intermodale, fibre à saut d'indice
L'existence de plusieurs « modes » de propagation dans une fibre optique peut être à l'origine d'une limitation du débit d'information dans celle-ci. Soit une fibre de longueur telle que . En supposant qu'on envoie deux paquets d'onde dans la fibre avec respectivement et , déterminer le décalage temporel à l'arrivée entre les paquets d'onde en fonction de l'ouverture numérique. Considérant que chaque paquet d'onde encode un bit d'information, quel est le débit d'information maximal imposé par la question précédente ? On ne considérera par la suite que des fibres monomodes ().
Voir l'indiceIndice
Calculer la différence de temps de trajet entre le rayon d'incidence normale et le rayon d'angle critique, puis majorer le débit binaire par l'inverse de cet étalement temporel.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le trajet géométrique et le temps de propagation dans le cœur pour chacun des deux paquets d'onde : le mode axial (\theta_{\text{in}} = 0) et le mode le plus incliné (\theta_{\text{in}} = \theta_c).
- En déduire le décalage temporel \Delta t = t_c - t_0 à l'arrivée (dispersion intermodale) en fonction de l'ouverture numérique ON.
- Imposer la condition de non-chevauchement temporel des impulsions successives à la sortie pour obtenir le débit binaire maximal.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écart temporel entre rayon axial et rayon le plus incliné, puis calcul du débit maximal D \approx 1/\Delta t.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Temps de parcours du paquet d'onde axial (\theta_{\text{in}} = 0)
Le rayon pénètre sous incidence normale et se propage en ligne droite selon l'axe longitudinal de la fibre (Ox) sur la longueur \ell. Sa vitesse de propagation dans le cœur d'indice n_1 vaut v = \frac{c}{n_1} (où c désigne la vitesse de la lumière dans le vide). Le temps de vol est donc :
2. Temps de parcours du paquet d'onde le plus incliné (\theta_{\text{in}} = \theta_c)
À l'entrée de la fibre, la loi de Snell-Descartes donne :
où \theta_r est l'angle que fait le rayon avec l'axe de la fibre à l'intérieur du cœur. Lors de sa progression en zigzag par réflexions totales, la composante longitudinale de sa vitesse est v_x = v \cos\theta_r. La longueur totale de trajectoire optique parcourue pour franchir la distance axiale \ell vaut ainsi :
Le temps de propagation correspondant est donc :
puisque n_1 \sqrt{1 - \frac{ON^2}{n_1^2}} = \sqrt{n_1^2 - (n_1^2 - n_2^2)} = n_2.
3. Décalage temporel à l'arrivée
Le retard à l'arrivée entre les deux paquets d'onde s'exprime exactement par :
Dans le cadre usuel du guidage faible où les indices sont très proches (ON \ll n_1), un développement limité à l'ordre 1 en \left(\frac{ON}{n_1}\right)^2 fournit l'approximation classique :
4. Débit d'information maximal
Chaque bit étant encodé par un paquet d'onde (une impulsion lumineuse), ces impulsions subissent un élargissement temporel égal à \Delta t au bout d'une distance \ell. Pour éviter le brouillage et le recouvrement inter-symboles à la réception, l'intervalle temporel T_{\text{bit}} entre l'émission de deux bits consécutifs doit être supérieur à cet étalement :
Le débit d'information maximal D_{\max} = \frac{1}{T_{\text{bit},\min}} imposé par la dispersion intermodale est par conséquent :
Résultat
2.2 · Propriétés géométriques de la lumière guidée
Question 17
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : hélice, cinématique du point
Exprimer la longueur de la fibre ainsi que l'angle en fonction du pas et du rayon du cylindre.
Voir l'indiceIndice
Développer la surface latérale du cylindre sur un plan pour obtenir un triangle rectangle de côtés p, 2\pi R et d'hypoténuse \ell.
Voir la stratégieStratégie
Pour déterminer la longueur de la fibre et l'angle d'inclinaison par rapport à l'axe du cylindre, on développe la surface latérale du cylindre dans un plan sur une période axiale (un pas p).
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul géométrique élémentaire de la longueur d'une spire \ell = \sqrt{p^2 + (2\pi R)^2} et de l'angle d'inclinaison \tan\theta = 2\pi R / p.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons le développement plan de la surface latérale du cylindre de rayon R sur exactement un tour d'hélice :
- le déplacement le long de l'axe (Oz) du cylindre vaut le pas p ;
- le déplacement selon le périmètre circulaire orthogonal vaut la circonférence 2\pi R.
L'hélice régulière se déploie alors selon un segment de droite rectiligne, formant l'hypoténuse d'un triangle rectangle dont les côtés adjacents à l'angle droit sont p et 2\pi R.
D'après le théorème de Pythagore, la longueur \ell de la fibre s'écrit :
L'angle \theta étant défini entre la direction de la fibre (l'hypoténuse) et l'axe (Oz) du cylindre (le côté de longueur p), on obtient directement :
soit, \theta \in \left[0, \frac{\pi}{2}\right] :
Résultat
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : vecteur d'onde, polarisation
Le vecteur d'onde de la lumière est noté . Lorsque la lumière parcourt la fibre optique, quelle est la trajectoire décrite par l'extrémité du vecteur ? On note cette trajectoire . On n'attend pas de calcul dans cette question.
Voir l'indiceIndice
Remarquer que la norme de \vec{k} et sa composante axiale k_z = k\cos\theta sont fixes, tandis que la direction transverse tourne régulièrement.
Voir la stratégieStratégie
Pour déterminer la trajectoire de l'extrémité de \vec{k} dans l'espace des vecteurs d'onde :
- On utilise la conservation de la norme k = \|\vec{k}\| (milieu d'indice homogène) et de la composante axiale k_z le long de l'hélice régulière.
- On déduit la forme géométrique de l'ensemble des points vérifiant ces deux contraintes lors d'un tour complet d'enroulement.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le vecteur \vec{k} garde une norme constante et une inclinaison fixe : son extrémité décrit un cercle sur la sphère de rayon k.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans une fibre monomode, la lumière se propage le long de l'axe de la fibre : le vecteur d'onde \vec{k} est tangent à l'hélice à tout instant.
On en déduit deux propriétés géométriques fondamentales dans l'espace des vecteurs d'onde (k_x, k_y, k_z) :
- la norme du vecteur d'onde est constante, k = \|\vec{k}\| = \text{cste}, si bien que l'extrémité de \vec{k} reste sur la sphère de rayon k centrée à l'origine ;
- la composante k_z = k \cos\theta est constante tout au long de l'hélice régulière, ce qui contraint l'extrémité de \vec{k} à rester dans le plan horizontal k_z = \text{cste}.
De plus, la fibre effectue exactement un tour complet autour du cylindre : la composante transverse (k_x, k_y) effectue donc une révolution complète d'angle 2\pi avec un rayon constant k_\perp = k\sin\theta.
La trajectoire \gamma décrite par l'extrémité du vecteur d'onde \vec{k} est donc un cercle complet, situé dans le plan k_z = k\cos\theta, de rayon k\sin\theta (ce qui correspond à un parallèle de colatitude \theta sur la sphère de rayon k).
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence
Notions : angle solide, surface d'onde
Représenter sur la sphère de rayon dans l'espace à trois dimensions de coordonnées cartésiennes . Exprimer et calculer en fonction de l'aire de la portion de sphère délimitée par comprenant le pôle nord ().
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Calculer l'aire de la calotte sphérique délimitée par le colatitude \theta via S_\gamma = \int_0^{2\pi}\mathrm{d}\phi \int_0^\theta k^2\sin\theta'\,\mathrm{d}\theta'.
Voir la stratégieStratégie
- Représenter dans l'espace (k_x, k_y, k_z) la sphère de rayon k = \|\vec{k}\| ainsi que la courbe \gamma, qui est un parallèle situé à la colatitude \theta constante.
- Exprimer l'élément de surface \mathrm{d}S en coordonnées sphériques sur la sphère de rayon k.
- Intégrer cet élément de surface sur la calotte polaire nord délimitée par \gamma (\theta' \in [0, \theta] et \varphi \in [0, 2\pi]).
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé de la calotte sphérique et calcul de son aire S_\gamma = 2\pi k^2 (1 - \cos\theta) par intégration en coordonnées sphériques.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question précédente, le vecteur d'onde \vec{k} a une norme constante k et une composante k_z = k\cos\theta constante au cours de la propagation. L'extrémité de \vec{k} décrit donc sur la sphère de rayon k un cercle parallèle d'axe (Ok_z), situé à la colatitude \theta.
Dans le système de coordonnées sphériques (k, \theta', \varphi) de l'espace des vecteurs d'onde :
L'élément différentiel de surface sur la sphère de rayon k s'écrit :
La portion de sphère délimitée par le contour \gamma et comprenant le pôle nord (k_z = k, soit \theta' = 0) est une calotte sphérique définie par :
L'aire S_\gamma s'obtient par l'intégrale double :
soit finalement :
Résultat
Question 20
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Exploitation de document
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : polarisation, phase de berry, document
Bien que le vecteur revienne à sa valeur d'origine en sortie de la fibre, on remarque que le plan de polarisation de la lumière est différent entre l'entrée et la sortie de la fibre. Sur la figure 5 est tracé l'angle de rotation du plan de polarisation de la lumière en fonction de . Quelle(s) modification(s) du système expérimental a permis de prendre ces données ? Déduire de ces données une relation entre la rotation de l'axe de polarisation et l'angle .
Voir l'indiceIndice
Identifier la pente de la droite \beta(g_\gamma) sur la figure 5 pour obtenir \beta = g_\gamma, puis remplacer g_\gamma par son expression en fonction de \theta.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la grandeur g_\gamma en fonction des paramètres géométriques du dispositif (R et p) afin d'identifier les paramètres expérimentaux modifiables.
- Réaliser une lecture graphique de la figure 5 (nature de la courbe, pente) pour en déduire la relation liant \beta à g_\gamma.
- Combiner ce résultat avec l'expression de g_\gamma(\theta) établie à la question précédente pour obtenir \beta(\theta).
Voir la réponse courteRéponse courte
Variation du pas ou du rayon de l'hélice, puis identification de la loi \beta = -2\pi(1-\cos\theta) à partir de la pente unitaire.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions 17 et 19, la grandeur g_\gamma s'exprime en fonction de l'angle \theta sous la forme :
Pour faire varier la grandeur g_\gamma et acquérir les différents points de mesure, il a été nécessaire de faire varier l'angle du cône \theta. Expérimentalement, cela s'obtient en modifiant :
- soit le pas p de l'enroulement hélicoïdal (en étirant ou comprimant l'hélice le long de son axe) ;
- soit le rayon R du cylindre support (en enroulant la fibre sur des cylindres de différents diamètres).
Sur la figure 5, les points expérimentaux représentant la rotation \beta du plan de polarisation en fonction de g_\gamma sont parfaitement alignés selon une droite passant par l'origine. La lecture graphique donne :
- pour g_\gamma = 2, on lit \beta \approx 2\text{ rad} ;
- pour g_\gamma = 4, on lit \beta \approx 4\text{ rad} ;
- pour g_\gamma = 6, on lit \beta \approx 6\text{ rad}.
La droite est d'équation \beta = g_\gamma (avec une pente unitaire sans dimension).
En injectant l'expression de g_\gamma = 2\pi(1 - \cos\theta) issue de la question 19, on en déduit directement la relation :
Résultat
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : polarisation
Lorsque est confondue avec l'équateur de la sphère, qu'observe-t-on sur le plan de polarisation ?
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Évaluer l'expression de \beta pour \theta = \pi/2 (équateur de la sphère des vecteurs d'onde).
Voir la réponse courteRéponse courte
Pour \theta = \pi/2, l'angle solide vaut 2\pi et la polarisation subit une rotation de \pi (ou 2\pi selon convention).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Lorsque la trajectoire \gamma est confondue avec l'équateur de la sphère des vecteurs d'onde, le demi-angle d'ouverture vaut :
D'après la relation établie à la question Q20, l'angle de rotation du plan de polarisation entre l'entrée et la sortie de la fibre s'écrit :
Le plan de polarisation a ainsi effectué une rotation exacte d'un tour complet (2\pi\text{ rad}).
Par conséquent, à la sortie de la fibre :
Résultat
Question 22
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie ; Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : pendule de foucault, polarisation, analogie
Dresser un tableau explicitant les quantités analogues entre ce problème et celui du pendule de Foucault.
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Construire un tableau comparant l'espace réel (Terre) et l'espace des vecteurs d'onde, la trajectoire fermée, l'angle solide associé et l'angle de rotation géométrique.
Voir la stratégieStratégie
Pour mettre en correspondance les deux systèmes physiques, on identifie dans chaque situation :
- L'espace support de l'évolution (la sphère sur laquelle se fait le déplacement) ;
- La grandeur vectorielle transportée « parallèlement » à elle-même (soumise à une contrainte d'orthogonalité locale) ;
- Le contour fermé \gamma décrit au cours du cycle ;
- L'angle solide sous-tendu par ce contour sur la sphère ;
- La manifestation de la non-holonomie (l'angle géométrique mesuré après un cycle complet).
Voir la réponse courteRéponse courte
Établissement du tableau reliant vecteur d'onde/position, plan de polarisation/plan d'oscillation et angle solide/précession.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans les deux situations, une grandeur vectorielle est transportée parallèlement le long d'une courbe fermée tracée sur une sphère :
- Pour le pendule de Foucault, le vecteur vitesse (ou la direction d'oscillation) appartient au plan tangent local à la sphère terrestre. L'entraînement par la rotation diurne astreint le point d'attache à décrire un parallèle \gamma à la latitude \lambda.
- Pour la fibre optique, le champ électrique (polarisation linéaire) est transverse et appartient au plan orthogonal au vecteur d'onde \vec{k}. Lorsque la lumière parcourt un tour d'hélice, le vecteur unitaire \vec{u} = \vec{k}/k décrit un cercle de colatitude \theta sur la sphère des directions de propagation.
Les analogies formelles entre ces deux phénomènes de non-holonomie géométrique sont rassemblées dans le tableau ci-dessous :
| Caractéristique | Pendule de Foucault (Partie 1) | Fibre optique enroulée (Partie 2) |
|---|---|---|
| Espace des paramètres (sphère) | Sphère terrestre réelle de rayon R_T centrée en O | Sphère des directions du vecteur d'onde de rayon k = \|\vec{k}\| |
| Vecteur transporté | Direction du plan d'oscillation \vec{u}_{\text{osc}} (tangent à la surface terrestre) | Vecteur de polarisation \vec{E} (transverse, orthogonal à \vec{k}) |
| Condition de transport | Mouvement sans couple externe selon la verticale locale | Équation d'onde en milieu isotrope guidé (polarisation parallèle au sens de Levi-Civita) |
| Trajectoire fermée \gamma | Parallèle de latitude \lambda parcouru en T = 24\text{ h} | Cercle de colatitude \theta parcouru sur un tour d'hélice de pas p |
| Angle de colatitude | \theta_{\text{colat}} = \dfrac{\pi}{2} - \lambda | \theta (angle entre l'axe du cylindre et la fibre) |
| Angle solide sous-tendu | \chi = 2\pi(1 - \sin\lambda) = 2\pi(1 - \cos\theta_{\text{colat}}) | g_\gamma = \dfrac{S_\gamma}{k^2} = 2\pi(1 - \cos\theta) |
| Effet géométrique (non-holonomie) | Rotation du plan d'oscillation par rapport au repère galiléen : -\chi = -\Omega(\gamma) (soit \psi = 2\pi\sin\lambda dans le repère terrestre) | Rotation du plan de polarisation de la lumière : \beta = g_\gamma = \Omega(\gamma) |
Partie 3 : Évolution temporelle en mécanique quantique
3.1 · Approximation adiabatique
Question 23
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger
Notions : équation de schrödinger, état stationnaire
Pour cette question et la suivante, on suppose que . Déterminer l'équation différentielle vérifiée par les , puis la résoudre. En déduire l'expression de la fonction d'onde à tout instant.
Voir l'indiceIndice
Injecter l'expression de \psi(x,t) dans l'équation de Schrödinger à paramètres constants et projeter sur chaque état propre grâce à l'orthonormalité.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la dérivée temporelle de \psi(x,t) à partir de sa décomposition sur la base des états stationnaires \phi_n, en exploitant l'indépendance temporelle de \vec{\lambda}.
- Injecter cette dérivée dans l'équation de Schrödinger (5) donnée par le sujet, puis utiliser la relation d'orthonormalité des états stationnaires pour projeter l'équation sur chaque mode n.
- Résoudre l'équation différentielle du premier ordre obtenue sur les coefficients c_n(t) et en déduire la forme générale de la fonction d'onde \psi(x,t).
Voir la réponse courteRéponse courte
Équations différentielles découplées sur les coefficients, donnant l'évolution temporelle standard en e^{-iE_n t/\hbar}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Puisque le paramètre \vec{\lambda} est constant dans le temps, les états propres \phi_n(x; \vec{\lambda}) ainsi que les énergies propres E_n(\vec{\lambda}) ne dépendent pas de t.
En dérivant l'expression (3) de la fonction d'onde par rapport au temps, il vient :
En injectant cette relation dans l'équation de Schrödinger (5) :
Multiplions par \phi_m^\star(x; \vec{\lambda}) et intégrons spatialement sur [0, L]. En utilisant la relation d'orthonormalité (4), \int_0^L \phi_m^\star(x; \vec{\lambda})\,\phi_n(x; \vec{\lambda})\,\mathrm{d}x = \delta_{nm}, on obtient pour tout entier n \in \{1, \dots, N\} :
Il s'agit d'une équation différentielle linéaire d'ordre un à coefficients constants, dont la solution s'écrit immédiatement :
En réinjectant cette expression dans la décomposition de \psi(x, t), on obtient la fonction d'onde à tout instant :
Résultat
Question 24
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger
Notions : état stationnaire, densité de probabilité
Que peut-on dire dans le cas ? Que peut-on dire de la densité de probabilité de présence de la particule ? On suppose maintenant que les paramètres évoluent lentement dans le temps.
Voir l'indiceIndice
Calculer le module au carré de la fonction d'onde stationnaire pour constater l'invariance temporelle de la densité de présence.
Voir la réponse courteRéponse courte
État stationnaire pur de pulsation propre E_p/\hbar, dont la densité volumique de probabilité reste invariante au cours du temps.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Lorsque c_n(0) = \delta_{np}, le système se trouve à t = 0 dans l'état propre \phi_p(x; \vec{\lambda}) associé à l'énergie E_p. D'après l'expression établie à la question précédente :
La fonction d'onde à tout instant t se réduit donc à un seul terme :
Le système reste donc indéfiniment dans le même état propre \phi_p : son évolution temporelle se limite à une modulation par un facteur de phase global \mathrm{e}^{-i E_p t/\hbar}. C'est un état stationnaire.
La densité volumique (ici linéique) de probabilité de présence de la particule s'écrit :
La densité de probabilité de présence est donc strictement indépendante du temps : la répartition spatiale de la particule est stationnaire.
Résultat
Question 25
ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger
Notions : équation de schrödinger, approximation adiabatique
Exprimer le membre de gauche de l'équation de Schrödinger (5). En déduire qu'un coefficient pour vérifie l'équation différentielle
où on exprimera les coefficients en fonction de .
Voir l'indiceIndice
Dériver le produit c_n(t)\phi_n(x;\vec{\lambda}(t)) par rapport au temps, utiliser la règle de la chaîne pour \mathrm{d}\phi_n/\mathrm{d}t, multiplier par \phi_p^* et intégrer sur x.
Voir la stratégieStratégie
- Dériver l'expression de \psi(x,t) par rapport au temps en appliquant la règle de dérivation d'un produit et la dérivation par rapport aux variables paramétriques \vec{\lambda}(t).
- Égaler cette expression au membre de droite de l'équation de Schrödinger (5).
- Projeter sur l'état propre \phi_p en multipliant par \phi_p^*(x; \vec{\lambda}(t)) et en intégrant sur x\in[0, L] grâce à la relation d'orthonormalité (4).
- Identifier terme à terme l'équation différentielle obtenue avec l'équation (6) pour en déduire l'expression de \alpha_{pn}(t).
Voir la réponse courteRéponse courte
Dérivation temporelle de la base dépendante du paramètre et projection orthogonale pour établir l'équation différentielle couplée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La fonction d'onde s'écrit sous la forme décomposée sur la base des états stationnaires instantanés (3) :
Puisque le vecteur de paramètres \vec{\lambda} dépend du temps t, la dérivation de \psi(x, t) par rapport à t fait intervenir à la fois la dérivée des coefficients c_n(t) et celle des fonctions propres \phi_n(x; \vec{\lambda}(t)) via la règle de la chaîne rappelée dans le formulaire :
Le membre de gauche de l'équation de Schrödinger (5) s'exprime donc sous la forme :
En égalant cette expression au membre de droite de l'équation (5), on obtient :
Multiplions cette équation par \phi_p^*(x; \vec{\lambda}(t)) et intégrons sur [0, L]. En exploitant la condition d'orthonormalité (4), à savoir \int_0^L \phi_p^*(x; \vec{\lambda}(t)) \phi_n(x; \vec{\lambda}(t))\,\mathrm{d}x = \delta_{pn}, il vient :
L'équation projetée devient :
Soit, en isolant i\hbar \frac{\mathrm{d}c_p}{\mathrm{d}t} :
où l'on identifie :
(ou, de façon équivalente pour les indices permutés, \alpha_{np}(t) = i \left( \int_0^L \phi_n^*\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}_{\vec{\lambda}}\phi_p\,\mathrm{d}x \right) \cdot \frac{\mathrm{d}\vec{\lambda}}{\mathrm{d}t}).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger
Notions : état stationnaire, représentation d'interaction
On pose . Dans le cas où , montrer que est indépendant du temps.
Voir l'indiceIndice
Dériver d_n(t) par rapport au temps en appliquant le résultat de la question 23 lorsque \vec{\lambda} est indépendant du temps.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter le fait que pour \vec{\lambda}(t) = \vec{\text{cste}}, les énergies propres E_n(\vec{\lambda}) sont constantes au cours du temps, ce qui simplifie l'intégrale de phase.
- Utiliser l'évolution temporelle de c_n(t) établie à la question Q23 (ou dériver directement d_n(t) par rapport au temps) pour conclure à la constance de d_n(t).
Voir la réponse courteRéponse courte
Remplacement des coefficients constants en régime stationnaire pour vérifier que d_n(t) ne dépend pas du temps.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Lorsque les paramètres extérieurs sont constants au cours du temps (\vec{\lambda}(t) = \vec{\text{cste}}), les énergies propres E_n(\vec{\lambda}) sont indépendantes de t. L'intégrale intervenant dans l'exponentielle se simplifie immédiatement :
La variable d_n(t) s'écrit alors :
D'après la question Q23, la résolution de l'équation de Schrödinger à paramètres constants donne :
En injectant cette expression dans la définition de d_n(t), les facteurs de phase se compensent exactement :
On peut également vérifier ce résultat par dérivation directe :
Or, d'après l'équation différentielle de la question Q23, i\hbar \frac{\mathrm{d}c_n}{\mathrm{d}t} = E_n c_n \iff \frac{\mathrm{d}c_n}{\mathrm{d}t} = -\frac{i E_n}{\hbar}c_n, d'où :
Par conséquent, d_n(t) est bien indépendant du temps :
Résultat
Question 27
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger
Notions : approximation adiabatique, équation différentielle
Déterminer l'équation d'évolution temporelle vérifiée par en fonction des . On introduira les quantités .
Voir l'indiceIndice
Dériver le produit définissant d_p(t) et injecter l'équation régissant \mathrm{d}c_p/\mathrm{d}t pour faire apparaître les termes oscillants en \omega_{pn}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la dérivée temporelle de d_p(t) à l'aide de la règle de dérivation d'un produit.
- Remplacer le terme i\hbar \frac{\mathrm{d}c_p}{\mathrm{d}t} par son expression issue de l'équation différentielle (6) établie à la question Q25.
- Exprimer les coefficients c_n(t) en fonction des d_n(t) et introduire les pulsations de transition \omega_{pn}(t').
Voir la réponse courteRéponse courte
Dérivation de d_p en isolant la phase dynamique pour faire apparaître les pulsations de transition de Bohr \omega_{ij}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par définition des coefficients d_p(t) introduits à la question Q26 :
En dérivant cette relation par rapport au temps :
Multiplions par i\hbar :
D'après l'équation (6) obtenue à la question Q25 :
En injectant cette relation et en divisant par i\hbar (sachant que -\frac{\hbar}{i\hbar} = i) :
Or, d'après la définition de d_n(t), on a c_n(t) = d_n(t)\,\mathrm{e}^{-\frac{i}{\hbar}\int_0^t E_n(\vec{\lambda}(t'))\,\mathrm{d}t'}. Il vient alors :
En introduisant les pulsations de Bohr associées aux transitions énergétiques :
on obtient l'équation d'évolution temporelle exacte vérifiée par les coefficients d_p(t) :
Résultat
Question 28
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger
Notions : approximation adiabatique, théorie des perturbations
Montrer que pour :
On pourra par exemple partir de l'équation (6) en ne conservant que le premier ordre non-nul.
Voir l'indiceIndice
Remplacer dans la somme de la question 27 les d_n(t) par d_n(0) = \delta_{n\ell} au premier ordre de perturbation.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de l'équation d'évolution exacte pour \dfrac{\mathrm{d}d_p}{\mathrm{d}t} établie à la question Q27.
- Exploiter les conditions initiales c_p(0) = \delta_{p\ell}, l'approximation d_\ell(t) \approx d_\ell(0) = 1 et l'hypothèse de faible couplage |c_n(t)| = |d_n(t)| \ll 1 pour tout n \neq \ell afin d'isoler le terme prépondérant dans la somme.
Voir la réponse courteRéponse courte
Approximation au premier ordre en ne conservant que l'état initialement peuplé d_\ell \approx 1 pour p \neq \ell.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q27, l'équation exacte d'évolution des coefficients d_p(t) s'écrit :
Séparons dans la somme le terme n = \ell des autres composantes n \neq \ell :
Or, à l'instant initial, le système se trouve dans l'état propre \phi_\ell, soit :
D'après l'approximation précisée par l'énoncé :
- pour n = \ell, on a d_\ell(t) \approx d_\ell(0) = 1 ;
- pour n \neq \ell, |d_n(t)| = |c_n(t)| \ll 1.
Puisque les coefficients \alpha_{pn}(t) sont proportionnels à \dfrac{\mathrm{d}\vec{\lambda}}{\mathrm{d}t} (infiniment petits d'ordre 1 dans le régime d'évolution lente), les produits \alpha_{pn}(t) d_n(t) pour n \neq \ell sont des termes du second ordre, négligeables devant le terme d'ordre 1 correspondant à n = \ell.
Au premier ordre non nul, il ne subsiste donc que le terme n = \ell, ce qui donne bien pour p \neq \ell :
Résultat
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger
Notions : approximation adiabatique, intégration
Dans le cas où ni , ni ne dépendent du temps, exprimer , toujours pour .
Voir l'indiceIndice
Intégrer directement par rapport au temps l'exponentielle imaginaire pour \alpha_{p\ell} et \omega_{p\ell} constants avec d_p(0)=0.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la condition initiale sur d_p(0) pour p \neq \ell.
- Intégrer directement l'équation différentielle établie à la question précédente en exploitant la constance de \alpha_{p\ell} et \omega_{p\ell}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration temporelle directe d'une exponentielle imaginaire pour obtenir les amplitudes hors résonance.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les conditions initiales fixées dans le préambule, le système se trouve à t = 0 dans l'état propre \phi_\ell, de sorte que c_p(0) = \delta_{p\ell}. La définition de d_p(t) donnée à la question Q26 assure alors que :
Lorsque les grandeurs \alpha_{p\ell} et \omega_{p\ell} sont indépendantes du temps, l'intégrale présente dans l'argument de l'exponentielle de l'équation (8) se simplifie en \int_0^t \omega_{p\ell} \, \mathrm{d}t' = \omega_{p\ell} \, t. L'équation différentielle s'écrit alors :
En intégrant entre 0 et t, sachant que E_p \neq E_\ell donc \omega_{p\ell} \neq 0 :
Comme d_p(0) = 0, on obtient finalement, pour tout p \neq \ell :
On peut également factoriser par l'angle moitié :
Résultat
Question 30
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger
Notions : approximation adiabatique, temps caractéristique
On suppose dans la suite que les sont deux à deux distincts à tout instant . Déduire du résultat précédent les paramètres sans dimension qui permettent de contrôler l'approximation (7) faite dans cette partie. Donner une condition suffisante sur l'évolution des paramètres pour que cette approximation soit valable.
Voir l'indiceIndice
Exprimer la borne supérieure de |d_p(t)| et en déduire la condition adiabatique : le temps caractéristique de variation de \vec{\lambda} doit être grand devant \hbar/\Delta E.
Voir la stratégieStratégie
- Majorer le module du coefficient c_p(t) à partir de l'expression de d_p(t) obtenue à la question Q29 pour en déduire les paramètres sans dimension régissant l'approximation.
- Relier ces paramètres à la dérivée temporelle \frac{\mathrm{d}\vec{\lambda}}{\mathrm{d}t} et en déduire une condition d'évolution lente (critère adiabatique).
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition |\alpha_{p\ell}/\omega_{p\ell}| \ll 1 : le temps caractéristique d'évolution des paramètres doit être grand devant \hbar/\Delta E.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la définition introduite à la question Q26, on a d_p(t) = c_p(t)\,\mathrm{e}^{\frac{i}{\hbar}\int_0^t E_p(\vec{\lambda}(t'))\mathrm{d}t'}, ce qui implique :
En utilisant le résultat de la question Q29 pour p \neq \ell :
on calcule le module de d_p(t) :
Les niveaux d'énergie étant supposés deux à deux distincts (E_p \neq E_\ell), les pulsations de Bohr \omega_{p\ell} = \frac{E_p - E_\ell}{\hbar} ne s'annulent jamais.
L'approximation (7), à savoir |c_p(t)| \ll 1 pour tout p \neq \ell, est donc contrôlée par les paramètres sans dimension :
Rappelons l'expression établie à la question Q25 :
Le coefficient \alpha_{p\ell} est directement proportionnel à la vitesse d'évolution des paramètres \frac{\mathrm{d}\vec{\lambda}}{\mathrm{d}t}. Une condition suffisante pour que l'approximation adiabatique soit valable est que le vecteur \vec{\lambda}(t) évolue suffisamment lentement :
En introduisant le temps caractéristique \tau de variation de \vec{\lambda}(t) et l'écart minimal en énergie avec les autres niveaux \Delta E_{\min} = \min_{p \neq \ell} |E_p - E_\ell| > 0, cette condition s'écrit de manière équivalente :
Résultat
3.2 · Phase de Berry
Question 31
DifficileTemps estimé : ≈ 8 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger
Notions : phase de berry, connexion de berry
En utilisant le résultat de la question 25, montrer que l'équation vérifiée par se met sous la forme :
avec un vecteur à composantes qui dépend de et s'exprime en fonction de et ses dérivées. Montrer que les composantes de sont réelles.
Voir l'indiceIndice
Reprendre l'équation du terme diagonal (p=\ell), isoler le terme de couplage faisant intervenir \vec{\nabla}_{\vec{\lambda}}\phi_\ell, et prouver la réalité de \vec{\mathcal{A}}_\ell en dérivant la condition de normalisation \int |\phi_\ell|^2\mathrm{d}x = 1.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire l'équation différentielle générale obtenue à la question Q25 pour l'indice p = \ell, puis appliquer l'approximation adiabatique (c_n \approx 0 pour tout n \neq \ell) pour ne conserver que le terme diagonal.
- Exprimer \alpha_{\ell\ell}(t) à l'aide de la règle de dérivation en chaîne par rapport aux paramètres \vec{\lambda} afin d'identifier le vecteur \vec{\mathcal{A}}_\ell.
- Dériver par rapport aux paramètres \lambda_j la relation de normalisation de la fonction d'onde propre \phi_\ell pour démontrer que les composantes de \vec{\mathcal{A}}_\ell sont réelles.
Voir la réponse courteRéponse courte
Isolement du terme diagonal p = \ell et preuve de la réalité de \vec{\mathcal{A}}_\ell par dérivation de la norme unitaire.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation (6) établie à la question Q25, le coefficient c_\ell(t) vérifie :
Dans le cadre de l'approximation adiabatique, le système reste confiné dans l'état \phi_\ell au cours du temps, ce qui se traduit par c_\ell(t) \approx 1 et |c_n(t)| \ll 1 pour tout n \neq \ell. On peut donc négliger les termes non diagonaux n \neq \ell dans la somme :
L'équation différentielle devient ainsi :
D'après l'expression des coefficients de couplage trouvée à la question Q25, on a :
En appliquant la règle de la chaîne à la dépendance temporelle induite par les paramètres \vec{\lambda}(t) :
Le terme d'interaction s'écrit alors :
On identifie alors le vecteur \vec{\mathcal{A}}_\ell, à m composantes :
ce qui conduit bien à la forme demandée :
Montrons à présent que chaque composante (\vec{\mathcal{A}}_\ell)_j (pour 1 \le j \le m) est réelle. À tout instant et pour toute valeur des paramètres \vec{\lambda}, l'état stationnaire \phi_\ell est normé à l'unité :
Dérivons cette identité par rapport au paramètre réel \lambda_j :
Puisque \left( \phi_\ell^* \frac{\partial \phi_\ell}{\partial \lambda_j} \right)^* = \phi_\ell \frac{\partial \phi_\ell^*}{\partial \lambda_j}, le premier terme n'est autre que le complexe conjugué du second :
L'intégrale est donc un imaginaire pur. En la multipliant par i\hbar \in i\mathbb{R}, on obtient une quantité réelle :
Résultat
Question 32
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger
Notions : phase de berry, phase dynamique
En cherchant une solution de la forme , résoudre l'équation différentielle précédente. On fera apparaître les deux termes suivants :
On les appelle respectivement phase dynamique et phase géométrique. Cette dernière phase peut s'écrire plus simplement
où est le chemin reliant et . On appelle également phase de Berry.
Voir l'indiceIndice
Séparer les variables dans l'équation différentielle linéaire sur c_\ell(t) et intégrer directement entre 0 et t.
Voir la stratégieStratégie
- Injecter l'ansatz c_\ell(t) = \mathrm{e}^{i F_\ell(t)} dans l'équation différentielle (10) obtenue à la question Q31.
- Identifier la dérivée temporelle \frac{\mathrm{d}F_\ell}{\mathrm{d}t} et intégrer entre t'=0 et t'=t en tenant compte de la condition initiale c_\ell(0) = 1.
- Séparer les deux contributions à la phase totale (dynamique et géométrique) et expliciter la réécriture de la phase géométrique sous forme d'une intégrale de circulation le long du chemin \gamma.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de l'équation de phase séparant la composante dynamique standard et la circulation de Berry le long du chemin \gamma.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q31, le coefficient c_\ell(t) vérifie l'équation différentielle :
En injectant la forme proposée c_\ell(t) = \mathrm{e}^{i F_\ell(t)}, la dérivée par rapport au temps s'écrit :
En reportant dans l'équation différentielle et en simplifiant par c_\ell(t) \neq 0, on obtient :
soit :
La condition initiale c_\ell(0) = 1 donne \mathrm{e}^{i F_\ell(0)} = 1, ce qui permet de choisir F_\ell(0) = 0. En intégrant entre 0 et t :
On fait apparaître les deux contributions définies dans l'énoncé :
Le déplacement élémentaire dans l'espace des paramètres le long du chemin \gamma étant \mathrm{d}\vec{\lambda} = \frac{\mathrm{d}\vec{\lambda}}{\mathrm{d}t'}(t')\,\mathrm{d}t', la phase géométrique s'écrit de façon intrinsèque :
La solution de l'équation différentielle s'écrit finalement :
Résultat
Question 33
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger
Notions : phase de berry, interférence quantique
Quel est l'effet de la phase géométrique sur la densité de probabilité de présence de la particule ? Même question dans le cas où l'état initial est de la forme
avec .
Voir l'indiceIndice
Prendre le module au carré de l'état pur (invariance), puis analyser le terme d'interférence croisé dans une superposition de deux états distincts.
Voir la stratégieStratégie
- Pour un état pur stationnaire unique, écrire \psi(x, t) obtenu à la question Q32 et en déduire la densité de probabilité \rho(x, t) = |\psi(x, t)|^2 pour examiner l'effet d'une phase globale.
- Pour une superposition de deux états propres, appliquer l'approximation adiabatique à chaque composante pour former l'état \psi(x, t), puis calculer le carré du module |\psi(x, t)|^2.
- Identifier le terme d'interférence et conclure sur le rôle physique de la différence de phase géométrique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Invariance de la densité pour un état pur, mais déphasage géométrique observable dans les termes d'interférence d'une superposition.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Cas où le système est initialement dans un état stationnaire unique \phi_\ell :
D'après le résultat de la question Q32, la fonction d'onde s'écrit sous approximation adiabatique :
Les composantes du potentiel vecteur de Berry \vec{\mathcal{A}}_\ell étant réelles (question Q31), la phase géométrique \Phi_{\text{geom}}(t) = \frac{1}{\hbar}\int_\gamma \vec{\mathcal{A}}_\ell \cdot \mathrm{d}\vec{\lambda} est réelle, tout comme la phase dynamique \Phi_{\text{dyn}}(t).
La densité de probabilité de présence de la particule vaut :
2. Cas d'une superposition d'états (équation 13) :
Le système est préparé à t = 0 dans l'état :
Dans le cadre de l'approximation adiabatique, les transitions inter-états sont négligées (\alpha_{pn} \approx 0 pour p \neq n). Par linéarité de l'équation de Schrödinger, chaque état propre évolue indépendamment en acquérant sa propre phase dynamique et sa propre phase de Berry :
en notant la phase totale acquise par l'état k \in \{\ell, \ell'\} :
Calculons la densité de probabilité de présence \rho(x, t) = |\psi(x, t)|^2 :
En introduisant le déphasage géométrique relatif \Delta\Phi_{\text{geom}} = \Phi_{\text{geom},\ell'} - \Phi_{\text{geom},\ell} et le déphasage dynamique relatif \Delta\Phi_{\text{dyn}} = \Phi_{\text{dyn},\ell'} - \Phi_{\text{dyn},\ell}, l'argument du terme croisé fait intervenir :
Résultat
Question 34
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger
Notions : phase de berry, théorème de stokes, courbure de berry
Afin de fixer les idées, on prend par la suite, donc est un vecteur de . On suppose que l'ensemble des paramètres décrit une boucle fermée entre et : . Exprimer alors la phase géométrique en faisant intervenir le vecteur .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de Stokes dans l'espace des paramètres \mathbb{R}^3 pour convertir la circulation de \vec{\mathcal{A}}_\ell en flux de \vec{\mathcal{B}}_\ell.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de la définition de la phase de Berry obtenue à la question 32 sous forme d'une intégrale curviligne sur le contour \gamma.
- Utiliser le caractère fermé de la boucle \gamma dans l'espace des paramètres \mathbb{R}^3 pour appliquer le théorème du rotationnel (théorème de Stokes).
Voir la réponse courteRéponse courte
Application du théorème de Stokes transformant la circulation sur la boucle fermée en flux de la courbure de Berry \vec{\mathcal{B}}_\ell.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation (12) établie à la question 32, la phase géométrique acquise sur le chemin \gamma s'écrit :
Puisque m = 3, l'espace des paramètres est l'espace affine tridimensionnel \mathbb{R}^3. Le chemin \gamma étant un contour fermé parcouru entre t=0 et t=T (\vec{\lambda}(T) = \vec{\lambda}(0)), on peut appliquer le théorème de Stokes :
où \mathcal{S} désigne une surface quelconque orientée de \mathbb{R}^3 s'appuyant sur le bord \gamma (\partial\mathcal{S} = \gamma), l'élément de surface \mathrm{d}\vec{S} étant orienté selon la règle de la main droite par rapport au sens de parcours de \gamma.
En introduisant le champ de vecteurs \vec{\mathcal{B}}_\ell = \vec{\operatorname{rot}}\vec{\mathcal{A}}_\ell, on obtient :
Résultat
Question 35
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger ; Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie
Notions : phase de berry, pendule de foucault, analogie
Quelles similitudes voyez-vous entre la situation étudiée dans cette partie et l'évolution du pendule de Foucault ? On pourra répondre sous forme d'un tableau.
Voir l'indiceIndice
Comparer dans un tableau le transport parallèle classique d'un vecteur sur la sphère terrestre et le transport adiabatique d'une phase le long d'un circuit dans l'espace des paramètres.
Voir la stratégieStratégie
Pour faire ressortir les similitudes physiques et mathématiques :
- Identifier la séparation entre l'échelle de temps rapide (oscillations intrinsèques du système) et l'échelle lente (évolution cyclique des paramètres extérieurs).
- Comparer l'espace des paramètres, la décomposition de la phase totale (dynamique et géométrique), et l'origine différentielle du phénomène (transport parallèle / non-holonomie).
- Synthétiser les correspondances dans un tableau clair et commenté.
Voir la réponse courteRéponse courte
Analogie formelle entre la précession géométrique de Foucault et la phase de Berry acquise après un cycle adiabatique fermé.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'évolution du pendule de Foucault et la phase de Berry en mécanique quantique reposent sur le concept fondamental de non-holonomie géométrique sous l'effet d'une modulation lente (adiabatique) de paramètres extérieurs le long d'une courbe fermée \gamma.
On peut dresser le tableau de correspondance suivant :
| Caractéristique | Pendule de Foucault | Mécanique quantique (Phase de Berry) |
|---|---|---|
| Échelle de temps rapide | Oscillations du pendule : \omega_0 = \sqrt{g/\ell} | Fréquence de transition de phase : \omega_\ell = E_\ell/\hbar |
| Échelle de temps lente | Rotation de la Terre : \Omega \ll \omega_0 | Évolution adiabatique : \left|\frac{\alpha_{p\ell}}{\omega_{p\ell}}\right| \ll 1 |
| Espace des paramètres | Sphère terrestre (surface du globe S^2) | Espace des paramètres \vec{\lambda} \in \mathbb{R}^m |
| Trajectoire cyclique \gamma | Parallèle à la latitude \lambda parcouru en T = 24\text{ h} | Boucle fermée \gamma dans l'espace des paramètres : \vec{\lambda}(T) = \vec{\lambda}(0) |
| Phase / Évolution dynamique | Oscillations rapides dans le plan : \cos(\omega_0 t) | Phase dynamique : \Phi_{\text{dyn}} = -\frac{1}{\hbar}\int_0^t E_\ell(\vec{\lambda}(t'))\,\mathrm{d}t' |
| Effet géométrique | Rotation du plan d'oscillation : \psi = 2\pi\sin\lambda (déficit angulaire \Delta \theta = 2\pi(1-\sin\lambda)) | Phase géométrique (de Berry) : \Phi_{\text{geom}} = \frac{1}{\hbar}\oint_\gamma \vec{\mathcal{A}}_\ell\cdot\mathrm{d}\vec{\lambda} |
| Formulation intégrale | Flux de la courbure de Gauss de S^2 (angle solide délimité par \gamma : \chi) | Flux de la courbure de Berry : \Phi_{\text{geom}} = \frac{1}{\hbar}\iint_{\mathcal{S}} \vec{\mathcal{B}}_\ell\cdot\mathrm{d}\vec{S} |
| Nature géométrique | L'angle par tour dépend uniquement de la trajectoire \gamma (latitude \lambda), pas de \Omega | \Phi_{\text{geom}} est invariant par reparamétrisation temporelle de \gamma (purement géométrique) |
| Origine géométrique | Transport parallèle du vecteur oscillation le long de \gamma sur une variété courbe (S^2) | Transport parallèle de l'état quantique dans l'espace des états (connexion \vec{\mathcal{A}}_\ell) |
Question déjà tombée ailleurs
Partie 4 : Monopole magnétique
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique
Notions : équation de maxwell, monopole magnétique, flux magnétique
Représenter graphiquement ce champ de vecteurs. En quoi ce champ magnétique n'est-il pas compatible avec les équations de Maxwell écrites sous forme globale ? On justifiera la réponse par le calcul d'une quantité physique.
Voir l'indiceIndice
Calculer le flux sortant de \vec{B}_{\text{mono}} à travers la sphère fermée \mathcal{S}_r et confronter au théorème de Gauss magnétique (\operatorname{div}\vec{B} = 0).
Voir la stratégieStratégie
- Représenter l'allure radiale du champ créé par la charge magnétique ponctuelle q_m (analogue au champ coulombien électrostatique).
- Rappeler l'équation de Maxwell sous forme globale relative au champ magnétique (conservation du flux).
- Calculer le flux de \vec{B}_{\text{mono}} à travers une sphère \mathcal{S}_r entourant la charge q_m et mettre en évidence la contradiction.
Voir la réponse courteRéponse courte
Allure radiale divergente et calcul du flux à travers une sphère valant \mu_0 q_m \neq 0, violant \operatorname{div}\vec{B} = 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le champ magnétique créé par une charge magnétique q_m est purement radial et varie en 1/r^2 :
Il est dirigé vers l'extérieur si q_m > 0 et vers l'origine si q_m < 0.
Sous forme globale, les équations de Maxwell standard imposent la conservation du flux magnétique (découlant de \mathrm{div}\,\vec{B} = 0) à travers toute surface fermée \mathcal{S} orientée vers l'extérieur :
Calculons le flux de \vec{B}_{\text{mono}} à travers la sphère \mathcal{S}_r de rayon r centrée en O, orientée par l'élément de surface sortant \mathrm{d}\vec{S} = r^2\sin\theta\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}\varphi\,\vec{\mathrm{e}}_r :
soit :
Ce flux non nul contredit directement la relation de Maxwell \oiint_{\mathcal{S}} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = 0.
Résultat
Question 37
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique
Notions : potentiel vecteur, théorème de stokes, monopole magnétique
Supposons qu'il existe une fonction telle qu'en tout point de l'espace l'équation
est vérifiée. Montrer que cela n'est pas compatible avec l'existence d'une charge magnétique.
Voir l'indiceIndice
Utiliser le fait que le flux du rotationnel d'un champ régulier à travers une surface fermée sans bord est identiquement nul.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer le flux du rotationnel d'un champ de vecteurs régulier \vec{A} à travers la surface fermée \mathcal{S}_r en appliquant le théorème de Stokes-Ampère.
- Comparer ce résultat au flux de \vec{B}_{\text{mono}} déterminé à la question Q36 pour aboutir à une contradiction si q_m \neq 0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le rotationnel d'un potentiel régulier sur une surface sans bord a un flux identiquement nul, excluant tout potentiel vecteur global.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Supposons qu'il existe un potentiel-vecteur \vec{A} de classe \mathcal{C}^1 en tout point de l'espace tel que :
Calculons le flux de \vec{B}_{\text{mono}} à travers la sphère fermée \mathcal{S}_r de rayon r. On peut découper \mathcal{S}_r en deux hémisphères, l'hémisphère nord \mathcal{S}_N et l'hémisphère sud \mathcal{S}_S, dont la frontière commune est le cercle équatorial \mathcal{C} :
D'après le théorème de Stokes-Ampère :
Pour \mathcal{S}_N, en orientant \mathcal{C} selon la règle de la main droite associée à la normale extérieure :
\iint_{\mathcal{S}_N} \overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{A} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \oint_{\mathcal{C}} \vec{A} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell}.Pour \mathcal{S}_S, la normale extérieure induit sur le contour équatorial le sens de parcours opposé -\mathcal{C} :
\iint_{\mathcal{S}_S} \overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{A} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \oint_{-\mathcal{C}} \vec{A} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = -\oint_{\mathcal{C}} \vec{A} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell}.
En sommant ces deux contributions, le flux d'un rotationnel à travers une surface fermée est identiquement nul :
Or, d'après la question Q36, le flux du champ créé par la charge magnétique vaut :
On en déduit :
Résultat
Question 38
DifficileTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique
Notions : potentiel vecteur, monopole magnétique, rotationnel
Montrer que les champs de vecteurs et vérifient tous les deux l'équation (15) et déterminer l'ensemble des points de pour lesquels ces fonctions sont définies.
Voir l'indiceIndice
Calculer le rotationnel en coordonnées sphériques de \vec{A}_N et \vec{A}_S à l'aide du formulaire, et repérer les singularités en \sin\theta = 0 (pôle Sud pour \vec{A}_N, pôle Nord pour \vec{A}_S).
Voir la stratégieStratégie
- Pour vérifier l'équation \vec{B}_{\text{mono}} = \overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{A}, on utilise l'expression du rotationnel en coordonnées sphériques fournie dans le formulaire pour un champ ayant uniquement une composante orthoradiale A_\varphi(r,\theta).
- Pour déterminer le domaine de définition sur la sphère \mathcal{S}_r, on étudie les singularités potentielles dues au facteur \sin\theta au dénominateur aux pôles (\theta = 0 et \theta = \pi), en effectuant un développement limité des numérateurs.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du rotationnel en coordonnées sphériques et mise en évidence des singularités (corde de Dirac) aux pôles sud et nord.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les potentiels vecteurs \vec{A}_N et \vec{A}_S sont de la forme générale \vec{A} = A_\varphi(r, \theta)\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi, avec A_r = 0 et A_\theta = 0.
D'après le formulaire, le rotationnel en coordonnées sphériques d'un tel champ s'écrit :
1. Rotationnel de \vec{A}_N et \vec{A}_S :
Pour \vec{A}_N = \frac{\mu_0 q_m}{4\pi}\frac{1-\cos\theta}{r\sin\theta}\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi :
La composante r A_{N,\varphi} = \frac{\mu_0 q_m}{4\pi}\frac{1-\cos\theta}{\sin\theta} est indépendante de r, d'où :
\frac{\partial}{\partial r}\big(r A_{N,\varphi}\big) = 0 \implies (\overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{A}_N)_\theta = 0Pour la composante radiale, \sin\theta A_{N,\varphi} = \frac{\mu_0 q_m}{4\pi r}(1 - \cos\theta), ce qui donne :
\begin{aligned} (\overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{A}_N)_r &= \frac{1}{r\sin\theta} \frac{\partial}{\partial\theta}\left[\frac{\mu_0 q_m}{4\pi r}(1 - \cos\theta)\right] \\ &= \frac{1}{r\sin\theta}\,\frac{\mu_0 q_m}{4\pi r}\sin\theta = \frac{\mu_0 q_m}{4\pi r^2} \end{aligned}
On retrouve exactement :
Pour \vec{A}_S = \frac{\mu_0 q_m}{4\pi}\frac{-1-\cos\theta}{r\sin\theta}\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi :
- De même, r A_{S,\varphi} ne dépend pas de r, donc (\overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{A}_S)_\theta = 0.
Pour la composante radiale, \sin\theta A_{S,\varphi} = \frac{\mu_0 q_m}{4\pi r}(-1 - \cos\theta) :
\begin{aligned} (\overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{A}_S)_r &= \frac{1}{r\sin\theta} \frac{\partial}{\partial\theta}\left[\frac{\mu_0 q_m}{4\pi r}(-1 - \cos\theta)\right] \\ &= \frac{1}{r\sin\theta}\,\frac{\mu_0 q_m}{4\pi r}\sin\theta = \frac{\mu_0 q_m}{4\pi r^2} \end{aligned}
On a donc également :
2. Domaines de définition sur la sphère \mathcal{S}_r :
À rayon r fixé non nul, une indétermination n'apparaît qu'en \sin\theta = 0, soit au pôle nord (\theta = 0) et au pôle sud (\theta = \pi).
Pour \vec{A}_N :
Au voisinage du pôle nord (\theta \to 0) : 1 - \cos\theta \sim \frac{\theta^2}{2} et \sin\theta \sim \theta, donc :
\frac{1-\cos\theta}{\sin\theta} \sim \frac{\theta}{2} \xrightarrow[\theta \to 0]{} 0Le champ \vec{A}_N est donc parfaitement régulier et s'annule continûment au pôle nord.
- Au voisinage du pôle sud (\theta \to \pi) : 1 - \cos\theta \to 2 alors que \sin\theta \to 0^+. Le quotient diverge en 2/(\pi - \theta). Le champ \vec{A}_N n'est pas défini au pôle sud.
Le champ \vec{A}_N est défini sur toute la sphère \mathcal{S}_r privée du pôle sud.
Pour \vec{A}_S :
- Au voisinage du pôle nord (\theta \to 0) : -1 - \cos\theta \to -2, donc le quotient diverge en -2/\theta. Le champ \vec{A}_S n'est pas défini au pôle nord.
Au voisinage du pôle sud (\theta \to \pi) : en posant \alpha = \pi - \theta \to 0, on a \cos\theta = -\cos\alpha \sim -1 + \frac{\alpha^2}{2}, d'où -1 - \cos\theta \sim -\frac{\alpha^2}{2} et \sin\theta \sim \alpha. Le quotient tend vers 0 :
\frac{-1-\cos\theta}{\sin\theta} \sim -\frac{\alpha}{2} \xrightarrow[\alpha \to 0]{} 0Le champ \vec{A}_S est donc régulier et s'annule continûment au pôle sud.
Le champ \vec{A}_S est défini sur toute la sphère \mathcal{S}_r privée du pôle nord.
En notant N le pôle nord (\theta=0) et S le pôle sud (\theta=\pi) :
Résultat
Question 39
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique
Notions : théorème de stokes, flux magnétique, potentiel vecteur
Montrer que le flux du champ magnétique à travers peut s'écrire comme la différence de deux intégrales le long de l'équateur faisant intervenir et .
Voir l'indiceIndice
Scinder la sphère en hémisphères Nord et Sud avec le cercle équatorial pour frontière commune, puis appliquer le théorème de Stokes à chaque demi-sphère.
Voir la stratégieStratégie
- Décomposer la sphère fermée \mathcal{S}_r en deux hémisphères : l'hémisphère nord \mathcal{S}_N (\theta \in [0, \pi/2]) et l'hémisphère sud \mathcal{S}_S (\theta \in [\pi/2, \pi]), qui partagent l'équateur comme frontière commune.
- Utiliser le potentiel-vecteur régulier sur chaque domaine (\vec{A}_N sur \mathcal{S}_N et \vec{A}_S sur \mathcal{S}_S) pour appliquer le théorème de Stokes-Ampère.
- Déterminer rigoureusement l'orientation du contour équatorial pour chacune des deux calottes à partir de la normale sortante \vec{\mathrm{e}}_r.
Voir la réponse courteRéponse courte
Découpage de la sphère en deux calottes et application de Stokes sur chacune avec un bord commun équatorial parcouru en sens opposés.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Décomposons la sphère fermée \mathcal{S}_r en la réunion de l'hémisphère nord \mathcal{S}_N (\theta \le \pi/2) et de l'hémisphère sud \mathcal{S}_S (\theta \ge \pi/2), orientés tous deux par le vecteur normal unitaire sortant \vec{n} = \vec{\mathrm{e}}_r :
Hémisphère nord \mathcal{S}_N : Le potentiel-vecteur \vec{A}_N est de classe \mathcal{C}^1 sur tout l'hémisphère nord (sa seule singularité étant le pôle Sud S \notin \mathcal{S}_N). D'après la question Q38, \vec{B}_{\text{mono}} = \overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{A}_N. Le théorème de Stokes-Ampère s'applique :
\iint_{\mathcal{S}_N} \vec{B}_{\text{mono}} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \iint_{\mathcal{S}_N} \overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{A}_N \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \oint_{\partial \mathcal{S}_N} \vec{A}_N \cdot \mathrm{d}\vec{\ell}Avec la normale sortante \vec{\mathrm{e}}_r, la règle de la main droite (la surface étant à gauche lorsqu'on parcourt le contour tête dirigée vers la normale sortante) oriente la frontière \partial \mathcal{S}_N le long de l'équateur \mathcal{C}_{\text{eq}} dans le sens trigonométrique vu du pôle Nord, c'est-à-dire selon +\vec{\mathrm{e}}_\varphi :
\iint_{\mathcal{S}_N} \vec{B}_{\text{mono}} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \oint_{\mathcal{C}_{\text{eq}}} \vec{A}_N \cdot \mathrm{d}\vec{\ell}Hémisphère sud \mathcal{S}_S : De même, le potentiel-vecteur \vec{A}_S est de classe \mathcal{C}^1 sur tout l'hémisphère sud (sa seule singularité étant le pôle Nord N \notin \mathcal{S}_S), et \vec{B}_{\text{mono}} = \overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{A}_S. Par le théorème de Stokes-Ampère :
\iint_{\mathcal{S}_S} \vec{B}_{\text{mono}} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \iint_{\mathcal{S}_S} \overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{A}_S \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \oint_{\partial \mathcal{S}_S} \vec{A}_S \cdot \mathrm{d}\vec{\ell}Pour l'hémisphère sud muni de la normale sortante \vec{\mathrm{e}}_r, un observateur debout sur la face extérieure de la calotte a l'intérieur de \mathcal{S}_S à sa gauche s'il parcourt l'équateur dans le sens rétrograde (sens horaire vu du pôle Nord), ce qui correspond à l'orientation opposée : \partial \mathcal{S}_S = -\mathcal{C}_{\text{eq}}. Il vient donc :
\iint_{\mathcal{S}_S} \vec{B}_{\text{mono}} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = -\oint_{\mathcal{C}_{\text{eq}}} \vec{A}_S \cdot \mathrm{d}\vec{\ell}
En sommant ces deux contributions, on obtient bien l'expression sous forme d'une différence de deux intégrales le long de l'équateur orienté par \vec{\mathrm{e}}_\varphi :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 40
DifficileTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique
Notions : transformation de jauge, potentiel vecteur, monopole magnétique
Calculer . Avec la question précédente, vérifier que la description avec deux champs de vecteurs et est cohérente avec la question 36.
Voir l'indiceIndice
Calculer la différence des deux potentiels sur l'équateur et vérifier qu'elle correspond à un gradient pur dont la circulation donne le flux total \mu_0 q_m.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer la différence vectorielle \vec{A}_N - \vec{A}_S à partir des expressions données à l'équation (16).
- Exprimer l'intégrale de circulation sur l'équateur obtenue à la question 39 en intégrant cette différence.
- Comparer le résultat obtenu au flux direct calculé à la question 36 pour conclure à la cohérence du formalisme.
Voir la réponse courteRéponse courte
Différence proportionnelle à un gradient de jauge singulier dont la circulation équatoriale restitue exactement le flux total \mu_0 q_m.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les expressions données à l'équation (16) :
La différence s'écrit directement :
Soit :
D'après le résultat de la question Q39, le flux total du champ magnétique à travers la sphère \mathcal{S}_r s'exprime comme la circulation de cette différence le long du contour équatorial \mathcal{C}_{\text{eq}} orienté selon +\vec{\mathrm{e}}_\varphi :
À l'équateur, on a \theta = \frac{\pi}{2}, d'où \sin\theta = 1. L'élément de longueur le long du cercle équatorial de rayon r est \mathrm{d}\vec{\ell} = r\,\mathrm{d}\varphi\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi, avec \varphi variant de 0 à 2\pi. La différence évaluée à l'équateur vaut :
L'intégrale de circulation devient alors :
On retrouve exactement le résultat obtenu à la question Q36 :
La description par deux cartes locales de potentiels-vecteurs \vec{A}_N et \vec{A}_S recouvrant la sphère est donc parfaitement cohérente avec la présence d'une charge magnétique q_m.
Résultat
Partie 5 : Ondes dans l'atmosphère terrestre
5.1 · Équations de Navier-Stokes en couche mince
Question 41
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie ; Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : force d'inertie de coriolis, mécanique des fluides
Exprimer dans la base . Dans la suite, on admet que l'on peut négliger la composante selon de .
Voir l'indiceIndice
Calculer le produit vectoriel -2\rho\vec{\Omega}\wedge\vec{v} dans la base locale avec \vec{\Omega} = -\Omega\cos\lambda\,\vec{\mathrm{e}}_x + \Omega\sin\lambda\,\vec{\mathrm{e}}_z et \vec{v} = v_x\vec{\mathrm{e}}_x + v_y\vec{\mathrm{e}}_y.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression vectorielle -2\rho \vec{\Omega}\wedge\vec{v} projetée dans le repère local lié à la Terre.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par définition, la force d'inertie de Coriolis s'exerçant sur une particule fluide de masse \mathrm{d}m = \rho\,\mathrm{d}V animée d'une vitesse \vec{v} dans le référentiel terrestre en rotation uniforme à la vitesse angulaire \vec{\Omega} s'écrit :
La force volumique de Coriolis associée est donc :
D'après la question 6, l'axe de rotation terrestre \vec{e}_3 se décompose dans la base locale (\vec{e}_x, \vec{e}_y, \vec{e}_z) sous la forme :
Le champ de vitesse du fluide dans l'approximation de couche mince est purement horizontal :
Calculons le produit vectoriel \vec{\Omega} \wedge \vec{v} :
En multipliant par -2\rho, on obtient :
Conformément à l'indication de l'énoncé, en négligeant la composante verticale (selon \vec{e}_z) devant l'accélération de la pesanteur, la force volumique de Coriolis se réduit à sa composante horizontale :
Résultat
Question 42
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides ; Dynamique des fluides parfaits
Notions : statique des fluides, équilibre hydrostatique
En projetant l'équation de Navier-Stokes sur , montrer que la pression peut s'écrire où est une fonction simple à déterminer, et une fonction inconnue à ce stade.
Voir l'indiceIndice
Projeter Navier-Stokes selon \vec{\mathrm{e}}_z en négligeant l'accélération verticale et la composante verticale de Coriolis : intégrer \partial p/\partial z = -\rho g.
Voir la stratégieStratégie
- Projeter chaque terme de l'équation de Navier-Stokes (17) selon le vecteur vertical unitaire \vec{\mathrm{e}}_z, en exploitant la cinématique imposée (\vec{v} purement horizontale et indépendante de z) et les approximations de l'énoncé.
- Intégrer l'équation différentielle partielle obtenue par rapport à la coordonnée z pour identifier la dépendance en z et la fonction d'intégration dépendant de x et y.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équilibre hydrostatique sur la verticale donnant la loi classique de décroissance p_1(z) = -\rho g z.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation de Navier-Stokes (17) s'écrit :
Examinons la projection de chacun des termes selon l'axe vertical ascendant \vec{\mathrm{e}}_z :
Le champ des vitesses est purement horizontal : \vec{v} = v_x(x,y)\,\vec{\mathrm{e}}_x + v_y(x,y)\,\vec{\mathrm{e}}_y, d'où v_z = 0 à tout instant. L'accélération locale selon z est donc identiquement nulle :
\left(\frac{\partial \vec{v}}{\partial t}\right) \cdot \vec{\mathrm{e}}_z = \frac{\partial v_z}{\partial t} = 0Le terme convectif projeté selon z vaut :
\big((\vec{v}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}})\vec{v}\big) \cdot \vec{\mathrm{e}}_z = (\vec{v}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}}) v_z = 0Le membre de gauche est donc nul en projection sur \vec{\mathrm{e}}_z.
Le gradient de pression selon z est :
-\overrightarrow{\operatorname{grad}} p \cdot \vec{\mathrm{e}}_z = -\frac{\partial p}{\partial z}Le champ de pesanteur local est dirigé vers le centre de la Terre, soit à l'opposé de la verticale ascendante : \vec{g} = -g\,\vec{\mathrm{e}}_z, d'où :
\rho \vec{g} \cdot \vec{\mathrm{e}}_z = -\rho g- D'après l'énoncé (question 41), on néglige la composante verticale de la force de Coriolis : \vec{f}_{ic} \cdot \vec{\mathrm{e}}_z \approx 0.
En rassemblant ces termes, la projection de Navier-Stokes selon \vec{\mathrm{e}}_z conduit à l'équilibre hydrostatique vertical :
Puisque le fluide est considéré homogène et incompressible (\rho = \text{cste}) et que g est uniforme, l'intégration par rapport à la variable z s'écrit :
où p_2(x,y) est la constante d'intégration par rapport à z, dépendant a priori des coordonnées horizontales x et y.
La pression s'écrit donc bien sous la forme :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 43
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : équation de saint-venant, équation d'euler
Dans la suite on considère que la pression est nulle à la surface du fluide. Montrer alors que
où et est un paramètre à déterminer.
Voir l'indiceIndice
Écrire la condition aux limites p(x,y,z=h) = 0 pour déterminer p_2(x,y), calculer -\frac{1}{\rho}\vec{\nabla} p, et identifier f = 2\Omega\sin\lambda.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter la condition aux limites à la surface libre z = h(x,y) pour expliciter la fonction inconnue p_2(x,y) issue de la question précédente, puis en déduire le champ de pression p(x,y,z).
- Calculer le gradient horizontal de pression -\frac{1}{\rho}\overrightarrow{\operatorname{grad}} p.
- Exprimer le terme de Coriolis volumique \frac{\vec{f}_{ic}}{\rho} sous la forme vectorielle -\vec{f}\wedge\vec{v} et en déduire le paramètre f.
- Projeter l'équation de Navier-Stokes dans le plan horizontal pour obtenir l'équation demandée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Utilisation de la condition aux limites p(z=h)=0 pour exprimer le gradient de pression en fonction de \vec{\operatorname{grad}} h avec f = 2\Omega\sin\lambda.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q42, la pression dans le fluide s'écrit sous la forme hydrostatique :
À la surface libre du fluide, en z = h(x,y), la pression est nulle (p(x,y,h(x,y)) = 0), d'où :
Le champ de pression dans la couche fluide s'exprime donc par :
Le gradient horizontal de pression (dans le plan xOy) vaut alors :
D'autre part, en négligeant la composante selon \vec{\mathrm{e}}_z de la force de Coriolis comme indiqué à la question Q41, la force de Coriolis volumique s'écrit :
Posons \vec{f} = f\vec{\mathrm{e}}_z. Calculons le produit vectoriel avec la vitesse \vec{v} = v_x\vec{\mathrm{e}}_x + v_y\vec{\mathrm{e}}_y :
En identifiant avec \frac{\vec{f}_{ic}}{\rho}, on constate que :
L'équation de Navier-Stokes (17) projetée sur le plan horizontal xOy (où \vec{g}\cdot\vec{\mathrm{e}}_{x,y} = 0) devient alors, après division par \rho :
En regroupant les termes à gauche, on obtient bien l'équation (18) :
avec :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 44
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides
Notions : conservation de la masse, bilan macroscopique
Rappeler l'expression du vecteur densité de courant associé au transport de la masse. À l'aide d'un bilan local de masse sur une tranche de fluide d'épaisseur , déterminer l'équation de conservation associée à ce problème unidimensionnel.
Voir l'indiceIndice
Exprimer le flux massique entrant et sortant à travers une tranche de hauteur h(x,t) et d'épaisseur \mathrm{d}x, puis écrire le bilan de masse en régime incompressible.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'expression locale générale du vecteur densité de courant volumique de masse associé à un champ de vitesse \vec{v} et une masse volumique \rho.
- Définir le système ouvert constitué par la tranche de fluide située entre x et x+\mathrm{d}x, de largeur quelconque \Delta y selon Oy, et s'étendant verticalement entre le fond z=0 et la surface libre z=h(x,t).
- Réaliser un bilan de masse entre t et t+\mathrm{d}t (ou exprimer le bilan de débit massique à travers les frontières) et simplifier par la masse volumique constante \rho.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression \vec{\jmath} = \rho\vec{v} et bilan de masse sur une tranche de colonne fluide menant à \partial h/\partial t + \partial(hv_x)/\partial x = 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le vecteur densité de courant volumique de masse (ou densité de flux de masse) est donné par :
Considérons une tranche de fluide comprise entre les plans d'abscisses x et x + \mathrm{d}x, de largeur \Delta y le long de la direction d'invariance Oy, et s'étendant sur toute la hauteur de fluide, de z = 0 à la surface libre z = h(x,t).
La masse m(t) de fluide contenue dans cette tranche à l'instant t s'exprime par :
Le fluide étant au repos selon Oy (v_y = 0) et invariant selon y, aucun flux de matière ne traverse les faces latérales normales à Oy. De même, la vitesse verticale v_z étant négligée, aucun échange de masse ne s'effectue par le fond (z=0) ni par la surface libre (z=h).
Le bilan de masse sur l'intervalle de temps \mathrm{d}t s'écrit donc en fonction des débits massiques entrants et sortants :
À travers la section d'entrée S(x,t) = h(x,t)\,\Delta y, le débit massique s'écrit :
À travers la section de sortie à l'abscisse x + \mathrm{d}x :
Le bilan différentiel s'écrit alors :
Puisque la masse volumique \rho est constante et uniforme et que \Delta y \neq 0, on simplifie par \rho \, \Delta y \, \mathrm{d}x pour obtenir l'équation de conservation :
Résultat
Question 45
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides
Notions : conservation de la masse, équation de continuité
Généraliser sans justifier cette équation dans le cas d'un écoulement quelconque bidimensionnel sous la forme
où est un champ de vecteurs à déterminer.
Voir l'indiceIndice
Remplacer la dérivée spatiale 1D par la divergence bidimensionnelle du vecteur débit volumique linéique \vec{J} = h\vec{v}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Généralisation bidimensionnelle directe \partial h/\partial t + \operatorname{div}(h\vec{v}) = 0, soit le flux massique surfacique \vec{J} = h\vec{v}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question précédente (Q44), l'équation de conservation unidimensionnelle s'écrit :
Dans le cas d'un écoulement horizontal bidimensionnel de vitesse \vec{v} = v_x(x,y)\,\vec{\mathrm{e}}_x + v_y(x,y)\,\vec{\mathrm{e}}_y, l'opérateur \frac{\partial}{\partial x}(hv) se généralise naturellement en l'opérateur divergence bidimensionnelle appliqué au flux volumique surfacique intégré sur la hauteur :
L'équation prend bien la forme demandée \dfrac{\partial h}{\partial t} + \operatorname{div}\vec{J} = 0, avec :
Résultat
5.2 · Ondes de Rossby
Question 46
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : linéarisation, équation de saint-venant
Linéariser les équations (18) et (19). Celles-ci feront intervenir , , , et .
Voir l'indiceIndice
Poser h = H + \eta, éliminer les termes d'ordre 2 en (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v} et \eta\vec{v}, et conserver les termes d'ordre 1.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les grandeurs dépendantes sous la forme d'un état de base constant au repos (h_0 = H, \vec{v}_0 = \vec{0}) plus une petite perturbation d'ordre 1 (\eta(x,y,t) et \vec{v}(x,y,t)).
- Réécrire chaque terme des équations (18) et (19) en négligeant les termes non linéaires d'ordre 2 ou supérieur : (\vec{v}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}})\vec{v} et \eta\vec{v}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Linéarisation au premier ordre autour de la hauteur moyenne H et de la vitesse nulle : \partial \vec{v}/\partial t + \vec{f}\wedge\vec{v} = -g\vec{\operatorname{grad}}\eta.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'état d'équilibre non perturbé correspond à un fluide au repos (\vec{v}_0 = \vec{0}) avec une épaisseur uniforme H = \text{cste}. Au passage d'une onde de faible amplitude, on pose :
la vitesse \vec{v} étant elle-même une grandeur du premier ordre de perturbation.
Linéarisation de l'équation du mouvement (18) :
Le gradient spatial de la hauteur de fluide vaut :
\overrightarrow{\operatorname{grad}} h = \overrightarrow{\operatorname{grad}}(H + \eta) = \overrightarrow{\operatorname{grad}}\etapuisque H est constant dans l'espace.
Le terme convectif (\vec{v}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}})\vec{v} est du second ordre en vitesse (\mathcal{O}(v^2)) ; il est donc négligeable devant le terme d'accélération locale \frac{\partial \vec{v}}{\partial t}. L'équation (18) linéarisée s'écrit alors :
\boxed{\frac{\partial \vec{v}}{\partial t} + \vec{f} \wedge \vec{v} = -g\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\eta}Linéarisation de l'équation de conservation (19) :
D'après la question précédente, le vecteur flux de hauteur est \vec{J} = h\vec{v} = (H + \eta)\vec{v} = H\vec{v} + \eta\vec{v}.
Le terme \eta\vec{v} est un produit de deux perturbations du premier ordre, donc d'ordre 2 (\mathcal{O}(\eta v)). Au premier ordre, on a donc simplement \vec{J} \approx H\vec{v}.
Comme H est indépendant du temps et des coordonnées spatiales, il vient :
\frac{\partial h}{\partial t} = \frac{\partial \eta}{\partial t} \quad \text{et} \quad \operatorname{div}\vec{J} \approx \operatorname{div}(H\vec{v}) = H\,\operatorname{div}\vec{v}L'équation (19) linéarisée devient ainsi :
\boxed{\frac{\partial \eta}{\partial t} + H\,\operatorname{div}\vec{v} = 0}
Résultat
Question 47
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : équation de d'alembert, onde de gravité, célérité
En l'absence de la force de Coriolis, déterminer l'équation vérifiée par . On notera une quantité homogène à une vitesse caractéristique, et on donnera son expression. Comment s'appelle cette équation ?
Voir l'indiceIndice
Prendre la divergence de l'équation de la vitesse et la dérivée temporelle de l'équation de continuité pour obtenir l'équation de d'Alembert avec c = \sqrt{gH}.
Voir la stratégieStratégie
- Poser \vec{f} = \vec{0} dans le système d'équations linéarisées établi à la question précédente.
- Éliminer le champ de vitesse \vec{v} en dérivant l'équation de continuité par rapport au temps et en lui injectant l'accélération tirée de l'équation d'Euler.
- Identifier la vitesse de propagation c et nommer l'équation d'onde obtenue.
Voir la réponse courteRéponse courte
Combinaison des équations sans Coriolis pour aboutir à l'équation de d'Alembert 2D avec la célérité c = \sqrt{gH}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q46, les équations linéarisées s'écrivent :
En l'absence de force de Coriolis (\vec{f} = \vec{0}), ces relations deviennent :
Dérivons l'équation (2) par rapport au temps :
En injectant l'expression de \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} donnée par l'équation (1), on obtient :
Or, \operatorname{div}(\overrightarrow{\operatorname{grad}}\eta) = \Delta \eta = \frac{\partial^2 \eta}{\partial x^2} + \frac{\partial^2 \eta}{\partial y^2} représente le laplacien scalaire bidimensionnel. L'équation se met sous la forme :
avec une vitesse caractéristique de propagation :
Cette équation est l'équation de d'Alembert (ou équation des ondes bidimensionnelle).
Résultat
Question 48
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : relation de dispersion, milieu non dispersif
Toujours en l'absence de force de Coriolis, exprimer et représenter graphiquement la relation de dispersion associée. Que dire de la propagation d'une perturbation ?
Voir l'indiceIndice
Injecter une onde plane dans l'équation de d'Alembert pour trouver \omega = ck et discuter l'absence de dispersion.
Voir la stratégieStratégie
- Rechercher des solutions sous forme d'ondes planes progressives harmoniques (OPPH) dans l'équation de d'Alembert établie à la question Q47 pour en déduire la relation de dispersion \omega(k).
- Tracer la courbe \omega(k) en fonction de k = \|\vec{k}\|.
- Calculer la vitesse de phase et la vitesse de groupe pour caractériser la dispersion et la déformation éventuelle d'un paquet d'ondes lors de sa propagation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relation linéaire \omega = c k, courbe linéaire sans dispersion : propagation d'ondes de gravité sans déformation.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q47, la hauteur de perturbation \eta(x, y, t) vérifie l'équation de d'Alembert bidimensionnelle :
Cherchons une solution sous forme d'onde plane progressive harmonique (OPPH) :
avec \vec{r} = x\vec{\mathrm{e}}_x + y\vec{\mathrm{e}}_y, \vec{k} = k_x\vec{\mathrm{e}}_x + k_y\vec{\mathrm{e}}_y et k = \|\vec{k}\| = \sqrt{k_x^2 + k_y^2}.
En injectant cette forme dans l'équation d'onde, on obtient :
Avec la convention usuelle d'une pulsation positive \omega \geq 0 (le sens de propagation étant fixé par l'orientation de \vec{k}), on obtient la relation de dispersion :
Pour une perturbation quelconque :
- La vitesse de phase vaut v_\varphi = \frac{\omega}{k} = c.
- La vitesse de groupe vaut v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = c.
On a ainsi v_\varphi = v_g = c = \sqrt{gH}, valeurs strictement indépendantes du vecteur d'onde \vec{k} et de la pulsation \omega.
Le milieu est donc non dispersif et isotrope : toute perturbation de la surface libre se propage à la célérité constante c = \sqrt{gH} sans distorsion ni étalement au cours du temps.
Résultat
Question 49
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : adimensionnement, équation couplée
En présence de la force de Coriolis, les équations régissant ce problème deviennent couplées. On pose , pour et . Écrire les équations trouvées à la question 46 avec ces nouvelles variables.
Voir l'indiceIndice
Substituer les variables sans dimension \tilde{\eta}, \tilde{v}_x, \tilde{v}_y et f' dans les équations linéarisées.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler les équations linéarisées du mouvement et de conservation de la masse obtenues à la question 46, en explicitant le terme de Coriolis \vec{f} \wedge \vec{v} et en projetant l'équation vectorielle sur les axes Ox et Oy.
- Substituer les variables adimensionnées ou réduites \tilde{\eta} = \eta/H, \tilde{v}_x = v_x/c, \tilde{v}_y = v_y/c et le paramètre f' = f/c, en exploitant la relation c^2 = gH établie à la question 47.
Voir la réponse courteRéponse courte
Réécriture adimensionnée des équations d'ondes couplées par le terme gyroscopique de Coriolis.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question 46, les équations linéarisées du système s'écrivent :
Avec \vec{f} = f\,\vec{\mathrm{e}}_z et \vec{v} = v_x\,\vec{\mathrm{e}}_x + v_y\,\vec{\mathrm{e}}_y, le produit vectoriel s'explicite selon :
En projetant sur la base (\vec{\mathrm{e}}_x, \vec{\mathrm{e}}_y), l'équation du mouvement et l'équation de conservation de la masse fournissent le système de trois équations scalaires :
Injectons les nouvelles variables :
et utilisons la célérité c = \sqrt{gH} (d'où gH = c^2) :
Pour l'équation de conservation de la masse :
H\,\frac{\partial \tilde{\eta}}{\partial t} + H c \left(\frac{\partial \tilde{v}_x}{\partial x} + \frac{\partial \tilde{v}_y}{\partial y}\right) = 0 \implies \frac{\partial \tilde{\eta}}{\partial t} + c\left(\frac{\partial \tilde{v}_x}{\partial x} + \frac{\partial \tilde{v}_y}{\partial y}\right) = 0Pour la composante selon Ox de l'équation du mouvement, en divisant par c :
c\,\frac{\partial \tilde{v}_x}{\partial t} - (cf')(c\tilde{v}_y) = -gH\,\frac{\partial \tilde{\eta}}{\partial x} = -c^2\,\frac{\partial \tilde{\eta}}{\partial x} \implies \frac{\partial \tilde{v}_x}{\partial t} - c f' \tilde{v}_y = -c\,\frac{\partial \tilde{\eta}}{\partial x}De même pour la composante selon Oy :
c\,\frac{\partial \tilde{v}_y}{\partial t} + (cf')(c\tilde{v}_x) = -gH\,\frac{\partial \tilde{\eta}}{\partial y} = -c^2\,\frac{\partial \tilde{\eta}}{\partial y} \implies \frac{\partial \tilde{v}_y}{\partial t} + c f' \tilde{v}_x = -c\,\frac{\partial \tilde{\eta}}{\partial y}
Le système couplé s'écrit donc sous la forme :
Résultat
Question 50
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : onde plane progressive harmonique, système linéaire
On s'intéresse à des solutions en ondes planes progressives harmoniques dont on écrit la représentation complexe et de même pour et . Montrer que le problème peut s'écrire de façon matricielle :
Voir l'indiceIndice
Remplacer les dérivées temporelles et spatiales par -i\omega, ik_x et ik_y, puis réordonner le système linéaire sous forme d'un problème aux valeurs propres pour le vecteur (\tilde{\eta}_0, \tilde{v}_{x,0}, \tilde{v}_{y,0})^T.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler le système d'équations différentielles régissant (\tilde{\eta}, \tilde{v}_x, \tilde{v}_y) établi à la question précédente.
- Exprimer l'action des opérateurs différentiels temporels et spatiaux en notation complexe pour une onde plane progressive harmonique.
- Regrouper les trois équations algébriques obtenues sous la forme d'un problème aux valeurs propres pour la pulsation \omega.
Voir la réponse courteRéponse courte
Injection des solutions en OPPH et factorisation pour obtenir le système aux valeurs propres de la matrice M.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question précédente (Q49), les variables sans dimension (\tilde{\eta}, \tilde{v}_x, \tilde{v}_y) vérifient le système couplé :
Pour des solutions sous forme d'ondes planes progressives harmoniques proportionnelles à \mathrm{e}^{i(k_x x + k_y y - \omega t)}, les dérivées partielles se traduisent par les correspondances usuelles :
En injectant ces formes complexes dans les équations (1), (2) et (3) et en simplifiant par le terme de phase \mathrm{e}^{i(k_x x + k_y y - \omega t)}, on obtient :
Pour l'équation de continuité (1) :
-i\omega \tilde{\eta}_0 + c\left(i k_x \tilde{v}_{x,0} + i k_y \tilde{v}_{y,0}\right) = 0 \iff c k_x \tilde{v}_{x,0} + c k_y \tilde{v}_{y,0} = \omega \tilde{\eta}_0Pour la composante selon \vec{\mathrm{e}}_x (2) :
-i\omega \tilde{v}_{x,0} - c f' \tilde{v}_{y,0} = -c(i k_x \tilde{\eta}_0)En divisant par -i (soit en multipliant par i) :
\omega \tilde{v}_{x,0} - i c f' \tilde{v}_{y,0} = c k_x \tilde{\eta}_0 \iff c k_x \tilde{\eta}_0 + i c f' \tilde{v}_{y,0} = \omega \tilde{v}_{x,0}Pour la composante selon \vec{\mathrm{e}}_y (3) :
-i\omega \tilde{v}_{y,0} + c f' \tilde{v}_{x,0} = -c(i k_y \tilde{\eta}_0)En divisant par -i :
\omega \tilde{v}_{y,0} + i c f' \tilde{v}_{x,0} = c k_y \tilde{\eta}_0 \iff c k_y \tilde{\eta}_0 - i c f' \tilde{v}_{x,0} = \omega \tilde{v}_{y,0}
Ce système linéaire de trois équations se met directement sous forme matricielle :
Ce qui correspond exactement à l'équation aux valeurs propres recherchée :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 51
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs ; Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : relation de dispersion, onde de poincaré, onde de rossby
En déduire les relations de dispersion vérifiées par . On les notera , , de telle sorte que si .
Voir l'indiceIndice
Calculer le polynôme caractéristique de la matrice 3\times 3 hermitienne M par développement selon la première ligne.
Voir la stratégieStratégie
- Les pulsations \omega admissibles sont les valeurs propres de la matrice M(k_x, k_y, f') établie à la question précédente.
- On écrit le polynôme caractéristique \det(M - \omega I_3) = 0 et on calcule le déterminant à l'aide du développement par ligne rappelé dans le formulaire.
- On ordonne les trois racines réelles obtenues selon la convention \omega_1 < \omega_2 < \omega_3.
Voir la réponse courteRéponse courte
Annulation du déterminant donnant le mode géostrophique \omega_2 = 0 et deux branches d'ondes d'inertie-gravité \pm c\sqrt{k^2+f'^2}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation aux valeurs propres M X_0 = \omega X_0 admet des solutions non triviales si et seulement si :
avec
En développant ce déterminant suivant la première ligne conformément au formulaire :
Calculons séparément chacun des trois mineurs d'ordre 2 :
En réinjectant ces expressions :
En posant k = \|\vec{k}\| = \sqrt{k_x^2 + k_y^2}, et en remarquant que c f' = f, on a :
L'équation caractéristique s'écrit donc :
Pour c^2 k^2 + f^2 > 0, cette équation admet trois racines réelles distinctes que l'on range dans l'ordre croissant :
Résultat
Question 52
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : relation de dispersion, pulsation de coupure, dispersion
Représenter graphiquement les en fonction de . Mettre en relation ce résultat avec celui de la question 48. Commenter.
Voir l'indiceIndice
Tracer les trois branches : le mode stationnaire \omega_2 = 0 (équilibre géostrophique) et les deux branches hyperboliques dispersives \pm\sqrt{c^2k^2+f^2} présentant un gap de fréquence.
Voir la stratégieStratégie
- Tracer les trois branches de dispersion \omega_j(k) avec k = \|\vec{k}\| obtenues à la question Q51 : deux branches hyperboliques symétriques (\omega_1 et \omega_3) et une droite horizontale (\omega_2 = 0).
- Comparer ce graphe au cas sans rotation de la question Q48 (f=0), pour lequel les branches se réduisent aux droites \omega = \pm c k.
- Commenter la dispersion introduite par la force de Coriolis : existence d'une pulsation de coupure (gap spectral), comportement dispersif et limite des courtes longueurs d'onde.
Voir la réponse courteRéponse courte
Allure hyperbolique montrant l'ouverture d'un gap de fréquence en dessous de la pulsation de coupure f, source de dispersion.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q51, en posant k = \|\vec{k}\|, les trois pulsations propres s'écrivent :
Mise en relation avec la question Q48 :
- En l'absence de force de Coriolis (f = 0), les branches \omega_1(k) et \omega_3(k) s'identifient aux droites asymptotes \omega = \pm c k établies à la question Q48. Le milieu est alors rigoureusement non dispersif : la vitesse de phase v_\varphi = \frac{\omega}{k} = c et la vitesse de groupe v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = c sont constantes et égales.
- Pour k \gg |f|/c (longueurs d'onde petites devant le rayon de déformation de Rossby R_D = c/|f|), \omega_3(k) \approx c k : la force de Coriolis devient négligeable devant les forces de pression et de gravité, et on retrouve asymptotiquement le comportement non dispersif de la question Q48.
Commentaires :
Dispersion : La présence de rotation (f \neq 0) rend le milieu dispersif. En effet :
v_\varphi(k) = \frac{\omega}{k} = \sqrt{c^2 + \frac{f^2}{k^2}} > c \quad \text{et} \quad v_g(k) = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = \frac{c^2 k}{\sqrt{c^2 k^2 + f^2}} = \frac{c^2}{v_\varphi} < c.Un paquet d'ondes s'étale donc au cours de sa propagation.
- Coupure fréquentielle (ondes de Poincaré) : Il apparaît une bande de fréquences interdites : aucune onde progressive ne peut exister pour 0 < |\omega| < |f|. À k \to 0, la pulsation tend vers |f| : le fluide effectue des oscillations purement inertielles.
- Mode stationnaire (\omega_2 = 0) : Cette branche sans propagation temporelle correspond à l'équilibre géostrophique, dans lequel le gradient de pression équilibre exactement la force de Coriolis (\vec{f} \wedge \vec{v} = -g\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\eta).
5.3 · Ondes de Yanaï et Kelvin
Question 53
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Schéma ou tracé
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : coordonnée sphérique, espace des phases
Représenter sur la sphère de rayon et de centre la définition de . On précisera les axes de la figure.
Voir l'indiceIndice
Dessiner une sphère de rayon K avec pour axes cartésiens (k_x, k_y, f'), l'angle polaire \theta par rapport à l'axe f' et l'angle azimutal \varphi dans le plan (k_x, k_y).
Voir la réponse courteRéponse courte
Schéma de la sphère des paramètres \vec{K} = (k_x, k_y, f') avec les angles d'Euler colatitude \theta et azimut \varphi.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les relations données par l'énoncé :
avec k = \sqrt{k_x^2 + k_y^2} et K = \sqrt{k_x^2 + k_y^2 + (f')^2}.
Les paramètres (K, \theta, \varphi) constituent les coordonnées sphériques usuelles dans l'espace tridimensionnel des paramètres (k_x, k_y, f') :
- la troisième coordonnée f' joue le rôle de l'axe polaire vertical (Oz) ;
- le plan (k_x O k_y) forme le plan équatorial ;
- K est le rayon de la sphère \mathcal{S}_K de centre O ;
- \theta \in [0, \pi] est la colatitude (angle zénithal), mesurée entre l'axe vertical ascendant Of' et le rayon vecteur \vec{OM} ;
- \varphi \in [0, 2\pi[ est l'azimut (longitude), mesuré dans le plan équatorial (k_x O k_y) depuis le demi-axe positif Ok_x jusqu'au projeté orthogonal H du point M dans ce plan.
On représente ci-dessous la sphère \mathcal{S}_K munie de ses axes et de ces deux angles :
Question 54
DifficileTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : vecteur propre, singularité de jauge
Sur la sphère , on appelle pôle nord le point () et pôle sud le point (). Montrer que ces pôles sont les seuls points de où n'est pas défini de façon unique. Puis montrer que admet une unique valeur au pôle nord.
Voir l'indiceIndice
Examiner l'indétermination de l'angle \varphi aux pôles et vérifier que le facteur de jauge \mathrm{e}^{-i\varphi} compense la dépendance angulaire en \theta=0.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler que les coordonnées sphériques (\theta, \varphi) paramètrent de façon bijective la sphère \mathcal{S}_K privée de ses pôles.
- Exprimer \vec{\Psi}_3 en fonction de \theta et des exponentielles complexes \mathrm{e}^{\pm i\varphi} pour isoler la dépendance en \varphi.
- Analyser le comportement de \vec{\Psi}_3 aux pôles nord (\theta=0) et sud (\theta=\pi), où \varphi est indéterminé, et en déduire que la valeur dépend de la direction d'approche.
- Former \vec{\Psi}_N = \mathrm{e}^{-i\varphi}\vec{\Psi}_3 et calculer sa limite lorsque \theta \to 0 pour montrer qu'elle est indépendante de \varphi.
Voir la réponse courteRéponse courte
Étude du vecteur propre aux pôles et compensation du vortex de phase par le facteur de jauge régularisant au pôle nord.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Sur la sphère \mathcal{S}_K de rayon K, les coordonnées cartésiennes de l'espace des paramètres sont (k_x, k_y, f') (la troisième coordonnée le long de l'axe polaire est f', parfois notée k_z par analogie).
Unicité de \vec{\Psi}_3 hors des pôles : Pour tout point distinct des deux pôles, on a k = \sqrt{k_x^2 + k_y^2} \neq 0, donc \sin\theta = k/K \in ]0, 1]. L'angle polaire \theta \in ]0, \pi[ est défini de façon unique par \cos\theta = f'/K, et l'angle azimutal \varphi \in [0, 2\pi[ est défini de façon unique par :
Les trois composantes du vecteur propre \vec{\Psi}_3 donné par l'équation (21) :
sont des fonctions continues et 2\pi-périodiques en \varphi, univoques pour chaque couple (\theta, \varphi). Ainsi, en tout point de \mathcal{S}_K hors des pôles, le vecteur \vec{\Psi}_3 est défini de façon unique.
Comportement aux pôles : Aux deux pôles, k_x = k_y = 0, donc k = 0 et l'angle azimutal \varphi n'est pas défini (il peut prendre n'importe quelle valeur de [0, 2\pi[ selon la direction d'approche).
Au pôle nord (f' = K, c'est-à-dire \theta = 0) : \sin\theta = 0 et \cos\theta = 1. L'expression de \vec{\Psi}_3 devient :
\vec{\Psi}_3(\theta = 0, \varphi) = \frac{1}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} 0 \\ \cos\varphi + i\sin\varphi \\ \sin\varphi - i\cos\varphi \end{pmatrix} = \frac{1}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} 0 \\ \mathrm{e}^{i\varphi} \\ -i\,\mathrm{e}^{i\varphi} \end{pmatrix} = \frac{\mathrm{e}^{i\varphi}}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} 0 \\ 1 \\ -i \end{pmatrix}Ce vecteur dépend explicitement de l'angle \varphi : il n'a donc pas de valeur unique au pôle nord.
Au pôle sud (f' = -K, c'est-à-dire \theta = \pi) : \sin\theta = 0 et \cos\theta = -1. L'expression de \vec{\Psi}_3 devient :
\vec{\Psi}_3(\theta = \pi, \varphi) = \frac{1}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} 0 \\ \cos\varphi - i\sin\varphi \\ \sin\varphi + i\cos\varphi \end{pmatrix} = \frac{1}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} 0 \\ \mathrm{e}^{-i\varphi} \\ i\,\mathrm{e}^{-i\varphi} \end{pmatrix} = \frac{\mathrm{e}^{-i\varphi}}{\sqrt{2}} \begin{pmatrix} 0 \\ 1 \\ i \end{pmatrix}Ce vecteur dépend également de l'angle \varphi : il n'a pas non plus de valeur unique au pôle sud.
Par conséquent, le pôle nord et le pôle sud sont bien les seuls points de \mathcal{S}_K où \vec{\Psi}_3 n'est pas défini de manière univoque.
Régularité de \vec{\Psi}_N au pôle nord : On définit \vec{\Psi}_N = \mathrm{e}^{-i\varphi} \vec{\Psi}_3. Au voisinage de \theta = 0, on a :
En utilisant les identités :
le vecteur \vec{\Psi}_N s'écrit :
Lorsque \theta \to 0 (pôle nord), on a \sin\theta \to 0, \cos^2(\theta/2) \to 1 et \sin^2(\theta/2) \to 0. Tous les termes dépendant de \varphi s'annulent :
Cette valeur est strictement indépendante de \varphi, donc \vec{\Psi}_N admet une unique valeur au pôle nord.
Résultat
Question 55
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : singularité de jauge, phase géométrique
Proposer un choix de vecteur qui conviendrait pour le pôle sud.
Voir l'indiceIndice
Multiplier \vec{\Psi}_3 par un facteur de phase régularisant en \theta = \pi, à savoir \mathrm{e}^{+i\varphi}.
Voir la stratégieStratégie
- Évaluer la limite du vecteur propre \vec{\Psi}_3 lorsque \theta \to \pi (au pôle sud).
- Identifier la dépendance en phase vis-à-vis de l'angle azimutal indéterminé \varphi.
- Proposer un changement de jauge (multiplication par une phase globale judicieusement choisie) qui neutralise cette dépendance en \varphi au voisinage de \theta = \pi.
Voir la réponse courteRéponse courte
Choix symétrique \vec{\Psi}_S = e^{i\varphi}\vec{\Psi}_3 pour éliminer la dépendance azimutale au pôle sud.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Au pôle sud de la sphère \mathcal{S}_K, on a \theta = \pi, ce qui donne \sin\pi = 0 et \cos\pi = -1. Étudions la limite de l'expression de \vec{\Psi}_3 donnée par l'équation (21) lorsque \theta \to \pi :
L'indétermination de \vec{\Psi}_3 au pôle sud est donc entièrement portée par le facteur de phase \mathrm{e}^{-i\varphi}, l'angle azimutal \varphi n'étant pas défini au pôle.
Pour compenser ce facteur de phase et rendre le vecteur propre régulier et univoque au pôle sud, il suffit de multiplier \vec{\Psi}_3 par \mathrm{e}^{i\varphi}. On propose donc le vecteur :
Vérifions qu'au pôle sud :
Cette valeur limite est strictement indépendante de \varphi, ce qui assure que \vec{\Psi}_S est continu et défini de manière unique au pôle sud. De plus, \vec{\Psi}_S diffère de \vec{\Psi}_3 uniquement par un facteur de phase global, il reste donc vecteur propre de la matrice M pour la même valeur propre \omega_3, et demeure normé à l'unité.
Résultat
Question 56
DifficileTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : connexion de berry, potentiel de jauge
On définit le vecteur (resp. ) associé au vecteur propre (resp. ), par
Exprimer et en fonction de . En déduire une expression simple de .
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Calculer la dérivée par rapport à \varphi de \vec{\Psi}_N = \mathrm{e}^{-i\varphi}\vec{\Psi}_3, puis effectuer le produit scalaire pour obtenir \vec{\mathcal{A}}_N - \vec{\mathcal{A}}_S = -\frac{2}{K\sin\theta}\vec{\mathrm{e}}_\varphi.
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- Exprimer les dérivées par rapport à \varphi des vecteurs propres régularisés \vec{\Psi}_N = \mathrm{e}^{-i\varphi}\vec{\Psi}_3 et \vec{\Psi}_S = \mathrm{e}^{i\varphi}\vec{\Psi}_3 en utilisant la règle de dérivation d'un produit.
- Utiliser la normalisation \|\vec{\Psi}_3\|^2 = \vec{\Psi}_3^\star \cdot \vec{\Psi}_3 = 1 pour exprimer les produits scalaires hermitiens intervenant dans \vec{\mathcal{A}}_N et \vec{\mathcal{A}}_S en fonction de \vec{\Psi}_3 et de sa dérivée.
- En déduire la différence \vec{\mathcal{A}}_N - \vec{\mathcal{A}}_S, puis calculer explicitement \vec{\Psi}_3^\star \cdot \frac{\partial \vec{\Psi}_3}{\partial \varphi} pour donner les formes complètes de ces potentiels.
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Calcul des connexions de Berry associées et déduction de leur différence purement orthoradiale sur la sphère.
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D'après les questions Q54 et Q55, les vecteurs réguliers aux pôles nord et sud s'écrivent :
Le vecteur propre \vec{\Psi}_3 donné par l'équation (21) est normé :
Dérivons \vec{\Psi}_N par rapport à \varphi :
Comme \vec{\Psi}_N^\star = \mathrm{e}^{i\varphi}\,\vec{\Psi}_3^\star, le produit hermitien vaut :
En injectant ce résultat dans la relation (23), on obtient l'expression de \vec{\mathcal{A}}_N en fonction de \vec{\Psi}_3 :
De la même manière pour l'hémisphère sud :
ce qui conduit à :
Par soustraction membre à membre, le terme en \vec{\Psi}_3^\star \cdot \frac{\partial \vec{\Psi}_3}{\partial \varphi} s'élimine exactement :
Comme -i(-2i) = 2i^2 = -2, on en déduit l'expression simple :
Calcul direct complémentaire On peut évaluer explicitement \vec{\Psi}_3^\star \cdot \frac{\partial \vec{\Psi}_3}{\partial \varphi}. Avec :
le produit scalaire donne, après simplification trigonométrique :
On retrouve ainsi les expressions explicites analogues aux potentiels de Dirac de la question Q38 :
Résultat
Question 57
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : courbure de berry, rotationnel
Montrer que . On notera ce vecteur commun.
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Constater que la différence \vec{\mathcal{A}}_N - \vec{\mathcal{A}}_S est un gradient en coordonnées sphériques (proportionnel à \vec{\nabla}\varphi), de rotationnel strictement nul.
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Pour montrer que \vec{\operatorname{rot}}\vec{\mathcal{A}}_N = \vec{\operatorname{rot}}\vec{\mathcal{A}}_S, deux méthodes complémentaires et directes s'offrent à nous :
- Calculer le rotationnel de la différence \vec{\mathcal{A}}_N - \vec{\mathcal{A}}_S obtenue à la question Q56 en utilisant le formulaire de l'énoncé pour montrer qu'il est nul (ou remarquer qu'il s'agit d'un gradient).
- Calculer explicitement l'expression du vecteur commun \vec{\mathcal{B}} = \vec{\operatorname{rot}}\vec{\mathcal{A}}_N en coordonnées sphériques (K, \theta, \varphi), ce qui sera indispensable pour les questions suivantes.
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Démonstration que le rotationnel de la différence s'annule car il dérive d'un gradient de jauge régulier hors des pôles.
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D'après la question Q56, la différence entre les deux connexions s'écrit :
Calculons le rotationnel de cette différence en utilisant la formule fournie dans l'énoncé en coordonnées sphériques (K, \theta, \varphi) pour un vecteur \vec{D} = D_\varphi\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi avec D_K = D_\theta = 0 :
Pour \vec{D} = \vec{\mathcal{A}}_N - \vec{\mathcal{A}}_S, on a D_\varphi = -\dfrac{2}{K\sin\theta} :
La quantité \sin\theta\,D_\varphi = -\dfrac{2}{K} est indépendante de \theta, d'où :
\frac{\partial}{\partial\theta}(\sin\theta\,D_\varphi) = 0La quantité K D_\varphi = -\dfrac{2}{\sin\theta} est indépendante de K, d'où :
\frac{\partial}{\partial K}(K D_\varphi) = 0
Toutes les composantes sont nulles, donc :
Calculons à présent explicitement ce champ \vec{\mathcal{B}} à partir de l'expression de \vec{\mathcal{A}}_N = \mathcal{A}_{N,\varphi}\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi avec :
Composante selon \vec{\mathrm{e}}_\theta :
K\mathcal{A}_{N,\varphi} = -\frac{1 - \cos\theta}{\sin\theta} \quad \Longrightarrow \quad \frac{\partial}{\partial K}(K\mathcal{A}_{N,\varphi}) = 0Composante selon \vec{\mathrm{e}}_K :
\sin\theta\,\mathcal{A}_{N,\varphi} = -\frac{1 - \cos\theta}{K} \quad \Longrightarrow \quad \frac{\partial}{\partial\theta}(\sin\theta\,\mathcal{A}_{N,\varphi}) = -\frac{\sin\theta}{K}On en déduit :
\mathcal{B}_K = \frac{1}{K\sin\theta}\left(-\frac{\sin\theta}{K}\right) = -\frac{1}{K^2}
On obtient ainsi l'expression du champ commun :
Résultat
Question 58
DifficileTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : nombre de chern, invariant topologique, théorème de stokes
Calculer cette grandeur, en utilisant une méthode similaire à celle utilisée dans la partie 4. Que peut-on en déduire ?
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Décomposer l'intégrale de flux sur les deux hémisphères en appliquant Stokes le long de l'équateur avec \vec{\mathcal{A}}_N et \vec{\mathcal{A}}_S, et obtenir le nombre de Chern entier \mathcal{C} = 2.
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- Décomposer la sphère fermée \mathcal{S}_K en deux hémisphères \mathcal{S}_N (\theta \in [0, \pi/2]) et \mathcal{S}_S (\theta \in [\pi/2, \pi]), sur chacun desquels on applique le théorème de Stokes avec le potentiel régulier idoine (\vec{\mathcal{A}}_N ou \vec{\mathcal{A}}_S).
- Exprimer le flux total comme la circulation de la différence (\vec{\mathcal{A}}_N - \vec{\mathcal{A}}_S) le long de l'équateur \mathcal{C}_{\text{eq}} (analogue aux questions Q39 et Q40 de la partie 4).
- Calculer l'entier \mathcal{C} et interpréter sa valeur numérique au regard de la physique des ondes équatoriales présentée dans le texte.
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Intégration du flux de courbure donnant le nombre de Chern C = -2, signant la présence topologique d'ondes équatoriales guidées.
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Décomposons la surface fermée \mathcal{S}_K en l'hémisphère nord \mathcal{S}_N et l'hémisphère sud \mathcal{S}_S, tous deux orientés selon la normale sortante \vec{\mathrm{e}}_K :
Sur \mathcal{S}_N, \vec{\mathcal{B}} = \vec{\operatorname{rot}}\vec{\mathcal{A}}_N. D'après le théorème de Stokes, le flux s'exprime comme la circulation de \vec{\mathcal{A}}_N le long du bord de l'hémisphère nord, c'est-à-dire l'équateur \mathcal{C}_{\text{eq}} orienté dans le sens direct selon le vecteur unitaire \vec{\mathrm{e}}_\varphi :
Sur \mathcal{S}_S, \vec{\mathcal{B}} = \vec{\operatorname{rot}}\vec{\mathcal{A}}_S. La règle de la main droite associée à la normale sortante \vec{\mathrm{e}}_K confère au bord orienté de l'hémisphère sud le sens opposé -\mathcal{C}_{\text{eq}} :
Par sommation, le flux total devient :
D'après la question Q56, la différence entre les deux connexions s'écrit :
À l'équateur (\theta = \pi/2), \sin\theta = 1, et le déplacement élémentaire est \mathrm{d}\vec{\ell} = K\,\mathrm{d}\varphi\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi. La circulation s'intègre immédiatement pour \varphi \in [0, 2\pi] :
On en déduit la valeur du nombre de Chern \mathcal{C} défini par l'équation (24) :
Déduction physique :
D'après l'énoncé, l'entier \mathcal{C} est égal au nombre d'ondes différentes susceptibles de se propager spécifiquement au voisinage de l'équateur terrestre. On en déduit qu'il existe exactement 2 modes d'ondes équatoriales, ce qui justifie théoriquement l'existence des ondes de Yanaï et de Kelvin évoquées dans le préambule de la section 5.3.
Résultat
Question 59
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs ; Électromagnétisme › Magnétostatique
Notions : monopole magnétique, nombre de chern, analogie
Cette situation est analogue à celle du monopole magnétique. Dresser un tableau explicitant les quantités correspondantes dans les deux problèmes.
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Remplir le tableau en mettant en correspondance l'espace physique du monopole de Dirac et l'espace des paramètres des ondes géophysiques (charge magnétique, potentiel vecteur, courbure et invariant topologique).
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Pour mettre en évidence la correspondance entre l'électrodynamique d'un monopole magnétique (partie 4) et la topologie des ondes atmosphériques (partie 5), on procède en comparant systématiquement :
- La nature de l'espace de configuration et son repérage polaire ;
- La nature et la localisation de la singularité centrale ;
- Le champ de jauge (potentiel-vecteur) et sa transformation à l'équateur ;
- Le champ géométrique dérivé (courbure) et son flux intégral (charge topologique).
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Synthèse reliant le monopole dans l'espace physique à la structure topologique des bandes d'ondes dans l'espace des vecteurs d'onde.
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Dans les deux problèmes, l'impossibilité de définir globalement un potentiel-vecteur régulier sur une surface sphérique fermée entourant une singularité conduit à une partition en deux hémisphères (recouvrement par deux cartes de jauge locale, dite construction du fibré de Dirac-Hopf), reliées à l'équateur par une transformation de jauge.
On synthétise les correspondances point par point dans le tableau ci-dessous :
| Grandeur / Propriété | Monopole magnétique (Partie 4) | Ondes équatoriales (Partie 5) |
|---|---|---|
| Espace sous-jacent | Espace physique réel (x, y, z) | Espace des paramètres (k_x, k_y, f') |
| Coordonnées sphériques | (r, \theta, \varphi) | (K, \theta, \varphi) |
| Surface fermée | Sphère réelle \mathcal{S}_r | Sphère des paramètres \mathcal{S}_K |
| Singularité en O | Monopole magnétique en r = 0 | Dégénérescence des modes en K = 0 |
| Potentiel-vecteur (jauge) | \vec{A}_N, \vec{A}_S | Connexions de Berry \vec{\mathcal{A}}_N, \vec{\mathcal{A}}_S |
| Saut de jauge à l'équateur | \vec{A}_N - \vec{A}_S = \dfrac{\mu_0 q_m}{2\pi r\sin\theta}\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi | \vec{\mathcal{A}}_N - \vec{\mathcal{A}}_S = -\dfrac{2}{K\sin\theta}\,\vec{\mathrm{e}}_\varphi |
| Champ dérivé | Champ magnétique \vec{B} = \vec{\operatorname{rot}}\vec{A} | Courbure de Berry \vec{\mathcal{B}} = \vec{\operatorname{rot}}\vec{\mathcal{A}} |
| Forme du champ radial | \vec{B}_{\text{mono}} = \dfrac{\mu_0 q_m}{4\pi r^2}\,\vec{\mathrm{e}}_r | \vec{\mathcal{B}} = -\dfrac{1}{K^2}\,\vec{\mathrm{e}}_K |
| Flux fermé total | \displaystyle\oiint_{\mathcal{S}_r} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \mu_0 q_m | \displaystyle\oiint_{\mathcal{S}_K} \vec{\mathcal{B}} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = -4\pi |
| Invariant topologique | Charge magnétique q_m | Nombre de Chern \mathcal{C} = 2 |
| Manifestation physique | Quantification de Dirac | Nombre d'ondes équatoriales guidées |
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet ENS Physique C PC 2022 ?
Surtout 3 chapitres : Fonction d'onde et équation de Schrödinger (21 % des questions, partie 3), Référentiels non galiléens et forces d'inertie (19 %, partie 1) et Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs (17 %, partie 5). Plus ponctuellement : Magnétostatique, Dynamique des fluides parfaits, Cinématique et dynamique du point, Réflexion, réfraction et fibres optiques, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide…
Peut-on travailler le sujet ENS Physique C PC 2022 dès la première année (PCSI) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet ENS Physique C PC 2022 ?
Environ 5 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie 5 est la plus longue (environ 1 h 45).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet ENS Physique C PC 2022 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet ENS Physique C PC 2022 ?
Questions de cours : Q3 (pendule simple), Q14 (réflexion totale), Q23 (équation de schrödinger), Q24 (état stationnaire), Q36 (équation de maxwell), Q44 (conservation de la masse) et Q47 (équation de d'alembert). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q1 (force d'inertie d'entraînement), Q2 (principe fondamental de la dynamique), Q6 (force d'inertie de coriolis) et Q42 (statique des fluides).
Où gagner des points facilement dans le sujet ENS Physique C PC 2022 ?
Le sujet ENS Physique C PC 2022 contient-il des questions hors du programme actuel ?
Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.
Le sujet ENS Physique C PC 2022 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. La moyenne de l'épreuve est de 9,18/20 avec un écart-type de 3,66, et le rapport précise qu'aucun candidat n'a traité la totalité du sujet malgré un nombre de copies en forte hausse. Écart-type : 3,66 (487 présents).
Faut-il maîtriser la phase de Berry pour aborder la partie 3 ?
Non : la phase géométrique et son potentiel vecteur associé sont redéfinis pas à pas par le sujet à partir de l'équation de Schrödinger. Aucune connaissance préalable sur cette notion hors programme n'est requise pour mener les calculs.
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