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Corrigé détaillé Mines Physique 2 PC 2023

Planche à voile et vagues

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 13 questions sur 30. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : MPSI 14 · MP2I 14 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Mécanique, Mécanique des fluides, Ondes et signaux · 7 incontournables · 14 questions de première année
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Ce sujet propose une étude complète et très progressive de deux problèmes d'hydrodynamique appliqués au monde nautique. La première partie modélise la mécanique d'une planche à voile, d'abord par un modèle cinétique simple de transfert d'impulsion au vent arrière, puis en introduisant les forces de portance et de traînée aérodynamiques et hydrodynamiques au près. On y découvre comment une planche peut remonter le vent et naviguer plus vite que celui-ci.

La seconde partie constitue un problème d'ondes de gravité à la surface de l'eau incontournable pour la filière PC. Elle guide pas à pas vers la linéarisation des équations d'Euler et des conditions aux limites de surface libre, l'obtention du potentiel des vitesses par séparation de variables, la relation de dispersion de la houle en profondeur finie, puis l'étude de la réfraction et de l'amplification des vagues à l'approche du rivage (loi de Green). C'est un sujet d'entraînement de premier ordre, très formateur pour assimiler l'écoulement potentiel et la physique de la houle.

Difficulté
Moyen, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 2 h 25 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

7 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

17 questions rapides et accessibles · 9 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (17) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (9) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

30 questions
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Partie I : Étude de la planche à voile

A · Navigation par vent arrière

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : modèle cinétique du gaz, flux de particules, cylindre de choc

Exprimer le nombre de particules d'air qui entrent en collision avec la voile pendant un temps en fonction de et de la masse volumique de l'air notée .

Voir l'indice

Déterminer le volume cylindrique balayé par les molécules qui frappent la voile de surface S pendant \tau, puis multiplier par la densité volumique de masse \rho_{\mathrm{a}} pour obtenir la masse totale incidente.

Voir la stratégie

Pour dénombrer les particules heurtant la voile pendant l'intervalle de temps \tau :

  1. Définir le « cylindre de collision » contenant toutes les particules atteignant la surface S pendant la durée \tau.
  2. Exprimer le volume de ce cylindre, puis la masse totale d'air correspondante à partir de la masse volumique \rho_{\mathrm{a}}.
  3. En déduire le nombre de particules N sachant que chaque particule est de masse m.
Voir la réponse courte

Dans le cylindre de choc de volume S v_{\mathrm{v}} \tau, la masse d'air est M = \rho_{\mathrm{a}} S v_{\mathrm{v}} \tau, d'où N = \rho_{\mathrm{a}} S v_{\mathrm{v}} \tau / m.

Voir le corrigé complet

Le plan de la voile étant supposé orthogonal à la direction du vent \widehat{e}_{x} et les particules se déplaçant toutes à la vitesse constante \vec{v}_{\mathrm{v}} = v_{\mathrm{v}} \widehat{e}_{x}, les particules qui entrent en collision avec la voile entre les instants t et t+\tau sont celles contenues à l'instant t dans un cylindre d'axe \widehat{e}_{x}, de section droite S et de longueur :

L = v_{\mathrm{v}} \tau

En négligeant les effets de bord, le volume de ce cylindre de collision s'écrit :

\mathcal{V} = S L = S v_{\mathrm{v}} \tau

L'air étant homogène de masse volumique \rho_{\mathrm{a}}, la masse totale d'air contenue dans ce volume est :

M = \rho_{\mathrm{a}} \mathcal{V} = \rho_{\mathrm{a}} S v_{\mathrm{v}} \tau

Chaque particule ayant une masse individuelle m, le nombre de particules entrant en collision avec la voile pendant le temps \tau est le rapport N = \frac{M}{m}, soit :

\boxed{N = \frac{\rho_{\mathrm{a}} S v_{\mathrm{v}} \tau}{m}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Proposez un raisonnement argumenté, idéalement appuyé par un schéma, sans vous limiter à une analyse dimensionnelle.

« On ne pouvait se contenter d’une simple analyse dimensionnelle pour répondre à cette question, un raisonnement argumenté voir avec un schéma était attendu. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2023

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : quantité de mouvement, choc élastique, force d'impact

En précisant les hypothèses nécessaires, déterminer l'expression de la force associée à l'impact d'une molécule.

Voir l'indice

Appliquer le théorème de la quantité de mouvement à une particule d'air qui cède toute son impulsion m\vec{v}_{\mathrm{v}} au cours de la durée de collision \tau.

Voir la stratégie
  1. Isoler une molécule d'air lors de son impact et lui appliquer le théorème de la quantité de mouvement sur la durée de la collision \tau.
  2. Préciser les hypothèses nécessaires (transfert intégral de quantité de mouvement, force moyenne constante).
  3. Relier la force subie par la molécule à la force \vec{f} exercée sur la voile par le principe des actions réciproques.
Voir la réponse courte

En faisant l'hypothèse d'un choc élastique sur la voile, la variation de quantité de mouvement d'une particule donne \vec{f} = \Delta\vec{p}/\tau.

Voir le corrigé complet

Considérons une molécule d'air de masse m, assimilée à un point matériel dans le référentiel galiléen lié à la voile fixe.

Les hypothèses nécessaires sont les suivantes :

  • la molécule a une vitesse initiale \vec{v}_i = \vec{v}_{\mathrm{v}} = v_{\mathrm{v}}\,\widehat{e}_x avant le choc ;
  • lors de la collision, la particule cède intégralement sa quantité de mouvement à la voile, si bien que sa vitesse finale est nulle après le choc : \vec{v}_f = \vec{0} ;
  • le transfert de quantité de mouvement s'effectue sur une durée caractéristique \tau sous l'action d'une force moyenne constante \vec{f}_{\mathrm{voile}\to\mathrm{mol}}.

La variation de quantité de mouvement de la molécule au cours du choc s'écrit :

\Delta \vec{p}_{\mathrm{mol}} = m\vec{v}_f - m\vec{v}_i = -m\vec{v}_{\mathrm{v}}

D'après le principe fondamental de la dynamique moyenné sur la durée \tau du choc :

\vec{f}_{\mathrm{voile}\to\mathrm{mol}} = \frac{\Delta \vec{p}_{\mathrm{mol}}}{\tau} = -\frac{m\vec{v}_{\mathrm{v}}}{\tau}

D'après le principe des actions réciproques (troisième loi de Newton), la force \vec{f} exercée par la molécule sur la voile lors de l'impact est opposée à cette force :

\vec{f} = -\vec{f}_{\mathrm{voile}\to\mathrm{mol}} = \frac{m\vec{v}_{\mathrm{v}}}{\tau}

En projetant sur l'axe horizontal (\mathrm{O}, \widehat{e}_x) :

\boxed{\vec{f} = \frac{m v_{\mathrm{v}}}{\tau}\,\widehat{e}_x}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à justifier le signe de la force et à préciser les hypothèses nécessaires à l'application de la seconde loi de Newton.

« Le signe de la force ainsi que les hypothèses permettant d’écrire la seconde loi de Newton ont été peu discutées par les candidats. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2023

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : poussée aérodynamique, force de pression, quantité de mouvement

En déduire l'expression de la force propulsive exercée dans la voile par le vent en fonction de et .

Voir l'indice

Sommer l'impulsion totale transférée par les N molécules pendant la durée \tau et en déduire la force moyenne \vec{F} = N\vec{f}.

Voir la réponse courte

La force totale propulsive s'obtient en sommant les impacts : \vec{F} = N \vec{f}, proportionnelle à \rho_{\mathrm{a}} S v_{\mathrm{v}}^2.

Voir le corrigé complet

Pendant l'intervalle de temps \tau, N particules d'air entrent en collision avec la voile. Chacune exerçant en moyenne une force \vec{f} sur la voile pendant cette durée, la force propulsive totale \vec{F} exercée par le vent sur la voile s'écrit :

\vec{F} = N\,\vec{f}

En utilisant les expressions obtenues aux questions 1 et 2 :

N = \frac{\rho_{\mathrm{a}} S v_{\mathrm{v}} \tau}{m} \quad \text{et} \quad \vec{f} = \frac{m v_{\mathrm{v}}}{\tau}\,\widehat{e}_x

on obtient :

\vec{F} = \left(\frac{\rho_{\mathrm{a}} S v_{\mathrm{v}} \tau}{m}\right) \left(\frac{m v_{\mathrm{v}}}{\tau}\,\widehat{e}_x\right)

D'où l'expression de la force propulsive :

\boxed{\vec{F} = \rho_{\mathrm{a}} S v_{\mathrm{v}}^2\,\widehat{e}_x}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Respectez l'homogénéité vectorielle en évitant d'élever un vecteur vitesse au carré dans l'expression d'une force.

« Le jury rappelle qu’un vecteur ne saurait être égal à un scalaire ainsi mettre le vecteur vitesse au carré dans la force qui est un vecteur mène une expression dont l’homogénéité vectorielle n’est pas correcte. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2023

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Question 4

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : centre de gravité, centre de poussée, trigonométrie

Établir l'expression de en fonction de et .

Établir l'expression de la surface de la voile située à la droite de la verticale et représentée en grisé sur la vue de face de la figure 1. On exprimera en fonction de et .

En déduire que la configuration est caractérisée par la relation

Déterminer la valeur numérique de pour une voile dont l'angle au sommet est .

Voir l'indice

Découper la voile triangulaire isocèle à l'aide des formules de trigonométrie pour calculer l'aire totale S et l'aire S', puis poser l'égalité S' = S/2 pour traduire la symétrie des efforts.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la surface totale S du triangle isocèle de côtés a et d'angle au sommet \alpha à l'aide de la formule trigonométrique usuelle de l'aire d'un triangle.
  2. Pour la surface grisée S', identifier le triangle formé par le mât, la droite verticale passant par O et le côté opposé, puis déterminer la longueur du segment vertical découpé à l'aide de la loi des sinus.
  3. Traduire la condition de symétrie de la force propulsive par l'égalité des aires de part et d'autre de la verticale : S' = S/2, puis développer \sin(\alpha + \theta_{\mathrm{d}}).
  4. Réaliser l'application numérique pour \alpha = 60^\circ.
Voir la réponse courte

Calcul trigonométrique des aires découpées par la verticale, puis égalité des surfaces pour déterminer \tan\theta_{\mathrm{d}} et calcul de sa valeur numérique.

Voir le corrigé complet

1. Expression de la surface S de la voile

La voile est modélisée par un triangle isocèle constitué de deux côtés de longueur identique a faisant entre eux un angle \alpha au sommet supérieur. L'aire d'un triangle de côtés adjacents a et d'angle compris \alpha s'écrit directement :

\boxed{S = \frac{1}{2}a^2\sin\alpha}

2. Expression de la surface S' située à droite de la verticale

D'après la vue de face (figure 1), notons :

  • O le point d'attache du mât sur la planche ;
  • A le sommet supérieur de la voile, de sorte que le segment [OA] de longueur a représente le mât ;
  • I le point d'intersection de l'axe vertical (O,\widehat{e}_z) avec le second côté issu de A.

La surface grisée S' correspond au triangle OAI. Dans ce triangle :

  • la longueur du côté OA vaut a ;
  • l'angle au sommet A vaut \widehat{OAI} = \alpha ;
  • l'angle entre le mât et la verticale vaut \widehat{AOI} = \theta ;
  • le troisième angle vaut \widehat{AIO} = \pi - (\alpha + \theta).

En appliquant la loi des sinus dans le triangle OAI :

\frac{OI}{\sin\alpha} = \frac{OA}{\sin(\pi - (\alpha + \theta))} = \frac{a}{\sin(\alpha + \theta)} \implies OI = a\,\frac{\sin\alpha}{\sin(\alpha + \theta)}

L'aire S' du triangle OAI s'en déduit par :

S' = \frac{1}{2} OA \cdot OI \sin\theta = \frac{1}{2}a\left(a\,\frac{\sin\alpha}{\sin(\alpha+\theta)}\right)\sin\theta
\boxed{S' = \frac{1}{2}a^2\frac{\sin\alpha\sin\theta}{\sin(\alpha+\theta)}}

3. Relation caractérisant la configuration \mathscr{S}

Le flux de quantité de mouvement cédé par le vent étant uniforme sur la voile, la force propulsive se répartit proportionnellement à la surface. La symétrie de la force propulsive de part et d'autre de l'axe (O,\widehat{e}_z) impose donc :

S' = \frac{S}{2}

En remplaçant par les expressions obtenues :

\begin{aligned} \frac{1}{2}a^2\frac{\sin\alpha\sin\theta_{\mathrm{d}}}{\sin(\alpha+\theta_{\mathrm{d}})} &= \frac{1}{2}\left(\frac{1}{2}a^2\sin\alpha\right) \\ \frac{\sin\theta_{\mathrm{d}}}{\sin(\alpha+\theta_{\mathrm{d}})} &= \frac{1}{2} \\ 2\sin\theta_{\mathrm{d}} &= \sin(\alpha+\theta_{\mathrm{d}}) \end{aligned}

En utilisant la formule d'addition \sin(\alpha+\theta_{\mathrm{d}}) = \sin\alpha\cos\theta_{\mathrm{d}} + \cos\alpha\sin\theta_{\mathrm{d}} :

\begin{aligned} 2\sin\theta_{\mathrm{d}} - \cos\alpha\sin\theta_{\mathrm{d}} &= \sin\alpha\cos\theta_{\mathrm{d}} \\ \sin\theta_{\mathrm{d}}(2 - \cos\alpha) &= \sin\alpha\cos\theta_{\mathrm{d}} \end{aligned}

En divisant par \cos\theta_{\mathrm{d}}(2 - \cos\alpha) (non nul car \cos\alpha \le 1), on obtient bien :

\boxed{\tan\theta_{\mathrm{d}} = \frac{\sin\alpha}{2 - \cos\alpha}}

4. Application numérique pour \alpha = 60^\circ

Pour \alpha = 60^\circ, on a \sin 60^\circ = \frac{\sqrt{3}}{2} et \cos 60^\circ = \frac{1}{2}. On en déduit :

\tan\theta_{\mathrm{d}} = \frac{\frac{\sqrt{3}}{2}}{2 - \frac{1}{2}} = \frac{\frac{\sqrt{3}}{2}}{\frac{3}{2}} = \frac{\sqrt{3}}{3} = \frac{1}{\sqrt{3}}

L'angle \theta_{\mathrm{d}} est donc :

\boxed{\theta_{\mathrm{d}} = 30^\circ \quad \left(\text{soit } \frac{\pi}{6}\text{ rad}\right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Soignez les calculs géométriques et détaillez rigoureusement le raisonnement menant à la relation demandée.

« Les calculs de surfaces se sont souvent avérés difficiles même dans le cas de l’aire de la voile correspondant à un triangle isocèle. »

« Une relation finale étant donnée dans le sujet, le jury était particulièrement attentif aux raisonnements permettant d’arriver à cette relation. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2023

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, MP2I

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie ; Cinématique et dynamique du point

Notions : composition des vitesses, vent relatif, référentiel en translation

Lorsque le planche à voile se déplace à une vitesse , quelle est l'expression de la vitesse du vent qui souffle dans la voile relativement au référentiel entrainé avec la planche ? Ce vent s'appelle le vent apparent, sa vitesse est notée , c'est elle qu'il faut prendre en compte dans l'expression (1) de la force propulsive.

Voir l'indice

Appliquer la loi de composition galiléenne des vitesses entre le référentiel terrestre et le référentiel lié à la planche : \vec{v}_{\mathrm{va}} = \vec{v}_{\mathrm{v}} - \vec{v}_{\mathrm{p}}.

Voir la réponse courte

Par la loi de composition des vitesses en translation, la vitesse relative du vent est \vec{v}_{\mathrm{va}} = \vec{v}_{\mathrm{v}} - \vec{v}_{\mathrm{p}}.

Voir le corrigé complet

Soit \mathcal{R} le référentiel d'étude lié au plan d'eau et \mathcal{R}_{\mathrm{p}} le référentiel lié à la planche à voile, en translation à la vitesse \vec{v}_{\mathrm{p}} par rapport à \mathcal{R}.

D'après la loi de composition classique des vitesses appliquée à une particule d'air, la vitesse absolue s'écrit comme la somme de la vitesse relative et de la vitesse d'entraînement :

\vec{v}_{\mathrm{v}} = \vec{v}_{\mathrm{va}} + \vec{v}_{\mathrm{p}}

La vitesse du vent apparent \vec{v}_{\mathrm{va}}, c'est-à-dire la vitesse du vent perçue dans le référentiel entraîné avec la planche, est donc donnée par :

\boxed{ \vec{v}_{\mathrm{va}} = \vec{v}_{\mathrm{v}} - \vec{v}_{\mathrm{p}} }

Dans le cas de la navigation par vent arrière où \vec{v}_{\mathrm{v}} = v_{\mathrm{v}}\,\widehat{e}_x et \vec{v}_{\mathrm{p}} = v_{\mathrm{p}}\,\widehat{e}_x, cette vitesse s'exprime par :

\boxed{ \vec{v}_{\mathrm{va}} = (v_{\mathrm{v}} - v_{\mathrm{p}})\,\widehat{e}_x }

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Prenez garde aux erreurs de signe lors de l'application de la loi de composition des vitesses.

« Le jury appelle les candidats à être attentifs au signe dans la loi de composition des vitesses. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2023

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : principe fondamental de la dynamique, traînée aérodynamique, vitesse limite

En supposant un mouvement uniforme de la planche à voile à la vitesse , exprimer la norme de cette vitesse en fonction de et de la quantité .

Est-il possible pour la planche à voile d'aller plus vite que le vent ?

Voir l'indice

Écrire le principe fondamental de la dynamique à vitesse constante le long de \widehat{e}_x en exprimant la force propulsive en fonction du vent apparent v_{\mathrm{va}} = v_{\mathrm{v}} - v_{\mathrm{p}}, puis résoudre l'équation en v_{\mathrm{p}}.

Voir la réponse courte

À vitesse constante, force propulsive et force de traînée s'équilibrent ; par vent arrière, la vitesse de la planche ne peut pas dépasser celle du vent.

Voir le corrigé complet

Le système constitué de la planche à voile et de son pilote est étudié dans le référentiel terrestre supposé galiléen.

Le mouvement étant rectiligne et uniforme à la vitesse \vec{v}_{\mathrm{p}}, la première loi de Newton (principe d'inertie) appliquée au système dans le plan horizontal impose la compensation des forces motrice et résistive :

\vec{F}_{\mathrm{pro}} + \vec{F}_{\mathrm{res}} = \vec{0}.

D'après le résultat de la question 5, la force propulsive est gouvernée par la vitesse du vent apparent \vec{v}_{\mathrm{va}} = (v_{\mathrm{v}} - v_{\mathrm{p}})\,\widehat{e}_x. En supposant dans un premier temps v_{\mathrm{p}} \le v_{\mathrm{v}}, la norme du vent apparent vaut v_{\mathrm{va}} = v_{\mathrm{v}} - v_{\mathrm{p}}, et les expressions des forces données par les relations (1) et (2) de l'énoncé s'écrivent :

\begin{aligned} \vec{F}_{\mathrm{pro}} &= \frac{1}{2}\rho_{\mathrm{a}} C_{\mathrm{v}} S (v_{\mathrm{v}} - v_{\mathrm{p}})^2\,\widehat{e}_x, \\ \vec{F}_{\mathrm{res}} &= -\frac{1}{2}\rho_{\mathrm{e}} C_{\mathrm{p}} S_{\mathrm{p}} v_{\mathrm{p}}^2\,\widehat{e}_x. \end{aligned}

La projection de l'équilibre des forces selon l'axe horizontal \widehat{e}_x donne :

\frac{1}{2}\rho_{\mathrm{a}} C_{\mathrm{v}} S (v_{\mathrm{v}} - v_{\mathrm{p}})^2 = \frac{1}{2}\rho_{\mathrm{e}} C_{\mathrm{p}} S_{\mathrm{p}} v_{\mathrm{p}}^2.

Les grandeurs v_{\mathrm{p}} et v_{\mathrm{v}} - v_{\mathrm{p}} étant positives, la racine carrée conduit à :

\begin{aligned} \sqrt{\rho_{\mathrm{a}} C_{\mathrm{v}} S}\,(v_{\mathrm{v}} - v_{\mathrm{p}}) &= \sqrt{\rho_{\mathrm{e}} C_{\mathrm{p}} S_{\mathrm{p}}}\,v_{\mathrm{p}} \\ v_{\mathrm{v}} - v_{\mathrm{p}} &= \sqrt{\frac{\rho_{\mathrm{e}} C_{\mathrm{p}} S_{\mathrm{p}}}{\rho_{\mathrm{a}} C_{\mathrm{v}} S}}\,v_{\mathrm{p}} = \sigma v_{\mathrm{p}}. \end{aligned}

On en déduit l'expression de la vitesse de la planche :

\boxed{v_{\mathrm{p}} = \frac{v_{\mathrm{v}}}{1 + \sigma}}

Toutes les grandeurs physiques intervenant dans \sigma (\rho_{\mathrm{e}}, \rho_{\mathrm{a}}, C_{\mathrm{p}}, C_{\mathrm{v}}, S_{\mathrm{p}}, S) étant strictement positives, le paramètre sans dimension \sigma est strictement positif :

\sigma > 0 \implies 1 + \sigma > 1 \implies v_{\mathrm{p}} < v_{\mathrm{v}}.

Il n'est donc pas possible pour la planche à voile d'aller plus vite que le vent dans cette configuration de navigation par vent arrière.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Exprimez la force avec le vent apparent, ne le faites plus figurer dans l'expression finale de vp et justifiez le signe lors du passage à la racine.

« Malgré l’indication en gras dans l’énoncé, il a été rencontré dans un certain nombre de copies l’utilisation de vv au lieu de vva dans l’expression de la force propulsive. »

« Lors du passage à la racine, des candidats oublient la solution négative ou n’interprètent pas physiquement le résultat obtenu. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2023

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B · Navigation « au près »

Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : vent apparent, somme vectorielle, inégalité triangulaire

Dans le cas d'une planche qui remonte au vent, démontrer que la norme de la vitesse du vent apparent est supérieure à celle de la vitesse du vent réel.

Voir l'indice

Calculer la norme au carré \|\vec{v}_{\mathrm{va}}\|^2 = \|\vec{v}_{\mathrm{v}} - \vec{v}_{\mathrm{p}}\|^2 en exploitant le produit scalaire négatif \vec{v}_{\mathrm{v}}\cdot\vec{v}_{\mathrm{p}} < 0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur vitesse du vent apparent \vec{v}_{\mathrm{va}} par la loi de composition des vitesses.
  2. Calculer le carré de la norme v_{\mathrm{va}}^2 = \|\vec{v}_{\mathrm{va}}\|^2 en fonction de v_{\mathrm{v}}, v_{\mathrm{p}} et du produit scalaire \vec{v}_{\mathrm{v}} \cdot \vec{v}_{\mathrm{p}}.
  3. Utiliser la condition de remontée au vent (\vec{v}_{\mathrm{v}} \cdot \vec{v}_{\mathrm{p}} < 0) pour conclure sur la comparaison entre v_{\mathrm{va}} et v_{\mathrm{v}}.
Voir la réponse courte

Au près, l'angle entre -\vec{v}_{\mathrm{p}} et \vec{v}_{\mathrm{v}} est aigu, le produit scalaire dans la norme au carré est positif, donc v_{\mathrm{va}} > v_{\mathrm{v}}.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de composition classique des vitesses (question Q5), la vitesse du vent apparent relativement à la planche s'écrit :

\vec{v}_{\mathrm{va}} = \vec{v}_{\mathrm{v}} - \vec{v}_{\mathrm{p}}

Calculons le carré scalaire de cette vitesse relative :

\begin{aligned} v_{\mathrm{va}}^2 &= \|\vec{v}_{\mathrm{va}}\|^2 = (\vec{v}_{\mathrm{v}} - \vec{v}_{\mathrm{p}})^2 \\ &= v_{\mathrm{v}}^2 + v_{\mathrm{p}}^2 - 2\,\vec{v}_{\mathrm{v}} \cdot \vec{v}_{\mathrm{p}} \end{aligned}

D'après les données de l'énoncé, la planche remonte au vent, ce qui signifie que :

\vec{v}_{\mathrm{v}} \cdot \vec{v}_{\mathrm{p}} = -v_{\mathrm{v}} v_{\mathrm{p}} \cos\beta_0

avec 0 < \beta_0 < \frac{\pi}{2}, d'où \cos\beta_0 > 0 et \vec{v}_{\mathrm{v}} \cdot \vec{v}_{\mathrm{p}} < 0.

L'expression du carré de la norme devient donc :

v_{\mathrm{va}}^2 = v_{\mathrm{v}}^2 + v_{\mathrm{p}}^2 + 2 v_{\mathrm{v}} v_{\mathrm{p}} \cos\beta_0

La planche étant en mouvement (v_{\mathrm{p}} > 0) et le vent non nul (v_{\mathrm{v}} > 0), la quantité v_{\mathrm{p}}^2 + 2 v_{\mathrm{v}} v_{\mathrm{p}} \cos\beta_0 est strictement positive. Par conséquent :

v_{\mathrm{va}}^2 > v_{\mathrm{v}}^2

Les normes étant strictement positives, on en déduit :

\boxed{v_{\mathrm{va}} > v_{\mathrm{v}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Prenez garde à la direction du vent apparent et évitez les erreurs de calcul de la norme d'une somme vectorielle.

« De nombreux candidats n’ont pas vu que la vitesse du vent apparent n’était plus selon êx dans cette partie. »

« Le jury déplore de nombreuses erreurs dans la manipulation des vecteurs et dans le calcul de la norme d’une somme de vecteurs. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2023

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : principe fondamental de la dynamique, équilibre mécanique, bilan des forces

On suppose que la vitesse de la planche à voile est constante en module et direction, en présence de la force propulsive . Que peut-on dire sur l'intensité de la force qui s'oppose au mouvement, et qui a pour origine les frottements entre la planche, sa dérive et l'eau ?

En reprenant les vecteurs utiles déjà représentés, compléter sur votre copie la figure 3 en indiquant la vitesse de la planche à voile (dont la norme sera choisie arbitrairement), la vitesse du vent ainsi que la force résistive . On fera l'hypothèse que la force propulsive et la force résistive appartiennent à deux plans distincts mais parallèles à l'horizontal, en négligeant ainsi les bilans de forces dans la direction verticale.

Voir l'indice

Traduire la première loi de Newton : à vitesse constante, la résultante horizontale des forces s'annule, donc \vec{F}_{\mathrm{res}} = -\vec{F}_{\mathrm{pro}}. Construire soigneusement le schéma des vitesses et des composantes normales et tangentielles.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la première loi de Newton (principe d'inertie) à l'ensemble constitué de la planche, de son gréement et du véliplanchiste en régime de translation rectiligne uniforme pour relier \vec{F}_{\mathrm{res}} et \vec{F}_{\mathrm{pro}}.
  2. Déterminer la vitesse du vent réel à l'aide de la relation de composition des vitesses \vec{v}_{\mathrm{va}} = \vec{v}_{\mathrm{v}} - \vec{v}_{\mathrm{p}}, soit \vec{v}_{\mathrm{v}} = \vec{v}_{\mathrm{va}} + \vec{v}_{\mathrm{p}}, sachant que \vec{v}_{\mathrm{v}} est colinéaire à +\widehat{e}_x (dirigé vers le bas de la figure).
  3. Compléter la représentation vectorielle en traçant la vitesse \vec{v}_{\mathrm{p}} le long de la direction du mouvement, la vitesse \vec{v}_{\mathrm{v}} suivant +\widehat{e}_x, et la force résistive \vec{F}_{\mathrm{res}} = -\vec{F}_{\mathrm{pro}}.
Voir la réponse courte

Le mouvement étant rectiligne uniforme, la résultante des forces est nulle donc \vec{F}_{\mathrm{res}} = -\vec{F}_{\mathrm{pro}} ; tracé des vecteurs vitesses et forces.

Voir le corrigé complet

1. Intensité de la force résistive

On étudie le système {planche, gréement, véliplanchiste} dans le référentiel terrestre supposé galiléen.

D'après l'énoncé, le mouvement de la planche est supposé uniforme en module et en direction (\vec{v}_{\mathrm{p}} = \text{cte}). De plus, les bilans verticaux sont négligés (la poussée d'Archimède et la portance hydrodynamique compensent le poids total).

D'après le principe des actions réciproques ou la première loi de Newton appliquée dans le plan horizontal, la somme des forces horizontales s'exerçant sur le système est nulle :

\vec{F}_{\mathrm{pro}} + \vec{F}_{\mathrm{res}} = \vec{0} \iff \vec{F}_{\mathrm{res}} = -\vec{F}_{\mathrm{pro}}

Par conséquent, la force résistive \vec{F}_{\mathrm{res}} est directement opposée à la force propulsive \vec{F}_{\mathrm{pro}}, et leurs intensités sont rigoureusement égales :

\boxed{\|\vec{F}_{\mathrm{res}}\| = \|\vec{F}_{\mathrm{pro}}\|}

2. Représentation des vecteurs

  • Vitesse de la planche \vec{v}_{\mathrm{p}} : elle est colinéaire et de même sens que la direction du mouvement de la planche (orientée vers le haut et la droite, le long de l'axe de déplacement).
  • Vitesse du vent réel \vec{v}_{\mathrm{v}} : le vent réel souffle suivant l'axe des x, soit \vec{v}_{\mathrm{v}} = v_{\mathrm{v}}\,\widehat{e}_x (orienté vers le bas sur la figure). D'après la relation du vent apparent définie à la question précédente :

    \vec{v}_{\mathrm{va}} = \vec{v}_{\mathrm{v}} - \vec{v}_{\mathrm{p}} \iff \vec{v}_{\mathrm{v}} = \vec{v}_{\mathrm{va}} + \vec{v}_{\mathrm{p}}

    Cette relation est bien vérifiée géométriquement : en sommant \vec{v}_{\mathrm{va}} (orienté vers le bas et la gauche) et \vec{v}_{\mathrm{p}} (orienté vers le haut et la droite), on obtient un vecteur \vec{v}_{\mathrm{v}} purement dirigé selon \widehat{e}_x (vertical vers le bas).

  • Force résistive \vec{F}_{\mathrm{res}} : comme \vec{F}_{\mathrm{res}} = -\vec{F}_{\mathrm{pro}} = -(\vec{F}_{\mathrm{por}} + \vec{F}_{\mathrm{tra}}), le vecteur \vec{F}_{\mathrm{res}} s'applique sur la carène/dérive et est colinéaire à \vec{F}_{\mathrm{pro}}, de même norme, mais en sens inverse.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Assurez-vous que les égalités de norme et oppositions de sens démontrées analytiquement soient fidèlement représentées sur le schéma.

« Le jury déplore que bien que l’égalité des normes et les directions opposées des forces soient bien montrées analytiquement, ces propriétés ne se retrouvent pas sur le schéma. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2023

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : équilibre mécanique, portance hydrodynamique, dérive

On se place dans les mêmes conditions que la question précédente (vitesse constante, force propulsive donnée). Expliquer pourquoi un tel déplacement uniforme n'est possible que si .

Voir l'indice

Remarquer que la portance de la voile engendre une force perpendiculaire à l'axe de la planche ; pour maintenir une trajectoire rectiligne, la dérive doit créer une portance hydrodynamique antagoniste, ce qui exige un angle d'incidence non nul \beta_e \neq 0.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la condition d'équilibre mécanique pour un mouvement rectiligne uniforme obtenue à la question Q8.
  2. Analyser l'orientation de la force propulsive aérodynamique \vec{F}_{\mathrm{pro}} par rapport à la direction d'avancement de la planche \vec{v}_{\mathrm{p}}.
  3. En déduire la nécessité d'une composante résistive perpendiculaire au déplacement, et conclure à l'aide de la propriété C_{\mathrm{p},\perp}(\beta_e = 0) = 0.
Voir la réponse courte

Sans angle de dérive (\beta_e = 0), l'aileron ne génère aucune portance latérale dans l'eau pour compenser la composante transversale de la force aérodynamique.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q8, la planche à voile étant en mouvement de translation rectiligne uniforme dans le référentiel terrestre supposé galiléen, le principe d'inertie impose :

\vec{F}_{\mathrm{pro}} + \vec{F}_{\mathrm{res}} = \vec{0} \iff \vec{F}_{\mathrm{res}} = -\vec{F}_{\mathrm{pro}}.

La force propulsive totale \vec{F}_{\mathrm{pro}} = \vec{F}_{\mathrm{por}} + \vec{F}_{\mathrm{tra}} résulte de l'action du vent apparent sur la voile. En allure de près, cette force n'est pas colinéaire à la vitesse de déplacement \vec{v}_{\mathrm{p}} : elle possède une composante orthogonale à la direction d'avancement, tendant à faire dériver la planche vers le travers.

Pour équilibrer cette poussée latérale aérodynamique, la force hydrodynamique \vec{F}_{\mathrm{res}} doit impérativement posséder une composante non nulle perpendiculaire à la direction de déplacement :

\vec{F}_{\perp} \neq \vec{0}.

Or, d'après les relations (4) de l'énoncé, la norme de cette composante s'écrit :

F_{\perp} = \frac{1}{2}\rho_{\mathrm{e}} C_{\mathrm{p},\perp}(\beta_e) S_{\mathrm{p}} v_{\mathrm{p}}^2.

L'énoncé précise que pour un angle d'incidence nul par rapport à l'axe de la planche, C_{\mathrm{p},\perp}(\beta_e = 0) = 0, ce qui impliquerait F_{\perp} = 0.

Dans ce cas, la force de résistance serait purement axiale et ne pourrait compenser la composante latérale de \vec{F}_{\mathrm{pro}}, rendant l'équilibre impossible.

\boxed{\text{Un déplacement uniforme impose donc un angle de dérive non nul : } \beta_e \neq 0.}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Développez un raisonnement rigoureux et complet pour justifier pourquoi le mouvement ne peut pas être uniforme.

« La majorité des candidats ont bien vu que F⊥était nulle dans le cas où βe est égale à 0. Cependant, le raisonnement permettant d’expliquer la non uniformité du mouvement n’était pas toujours concluant. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2023

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Question 10

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : équilibre des forces, coefficient aérodynamique, portance et traînée

Montrer que dans le cas d'un déplacement uniforme, on a la relation

dans laquelle on précisera l'expression de en fonction des données ainsi que des divers coefficients de portance et de traînée de la voile et de la planche.

Voir l'indice

Égaler les modules des forces propulsive et résistive globales, puis exprimer v_{\mathrm{va}}^2 à l'aide de la loi des cosinus pour faire apparaître le rapport sans dimension \sigma_1.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le carré de la norme de la vitesse du vent apparent v_{\mathrm{va}}^2 à l'aide de la relation démontrée à la question Q7.
  2. Calculer les normes des forces aérodynamique \vec{F}_{\mathrm{pro}} et hydrodynamique \vec{F}_{\mathrm{res}} en exploitant l'orthogonalité de leurs composantes respectives.
  3. Traduire la condition d'équilibre dynamique \|\vec{F}_{\mathrm{pro}}\| = \|\vec{F}_{\mathrm{res}}\| établie à la question Q8 pour identifier le paramètre \sigma_1.
Voir la réponse courte

Égalité des intensités de \vec{F}_{\mathrm{pro}} et \vec{F}_{\mathrm{res}}, puis expression de v_{\mathrm{va}}^2 par le théorème d'Al-Kashi dans le triangle des vitesses.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q7, la norme de la vitesse du vent apparent \vec{v}_{\mathrm{va}} = \vec{v}_{\mathrm{v}} - \vec{v}_{\mathrm{p}} vérifie :

v_{\mathrm{va}}^2 = \|\vec{v}_{\mathrm{v}} - \vec{v}_{\mathrm{p}}\|^2 = v_{\mathrm{p}}^2 + v_{\mathrm{v}}^2 - 2\,\vec{v}_{\mathrm{v}}\cdot\vec{v}_{\mathrm{p}} = v_{\mathrm{p}}^2 + v_{\mathrm{v}}^2 + 2 v_{\mathrm{p}} v_{\mathrm{v}} \cos\beta_0

La force propulsive totale s'exerçant sur la voile est la résultante de la portance et de la traînée. Les vecteurs unitaires \widehat{e}_{\perp,\mathrm{a}} et \widehat{e}_{\|,\mathrm{a}} étant orthogonaux, la norme de \vec{F}_{\mathrm{pro}} s'écrit d'après les équations (3) :

\begin{aligned} \|\vec{F}_{\mathrm{pro}}\|^2 &= \|\vec{F}_{\mathrm{por}}\|^2 + \|\vec{F}_{\mathrm{tra}}\|^2 \\ &= \left(\frac{1}{2}\rho_{\mathrm{a}} S v_{\mathrm{va}}^2\right)^2 \left(C_{\mathrm{v},\perp}^2(\beta) + C_{\mathrm{v},\|}^2(\beta)\right) \\ \implies \|\vec{F}_{\mathrm{pro}}\| &= \frac{1}{2}\rho_{\mathrm{a}} S v_{\mathrm{va}}^2 \sqrt{C_{\mathrm{v},\perp}^2(\beta) + C_{\mathrm{v},\|}^2(\beta)} \end{aligned}

De même, la force de frottement hydrodynamique s'exerçant sur la planche et sa dérive est la somme de ses composantes parallèle et perpendiculaire au déplacement. Comme \widehat{e}_{\|,\mathrm{p}} \perp \widehat{e}_{\perp,\mathrm{p}}, la norme de \vec{F}_{\mathrm{res}} s'écrit d'après les équations (4) :

\begin{aligned} \|\vec{F}_{\mathrm{res}}\|^2 &= \|\vec{F}_{\|}\|^2 + \|\vec{F}_{\perp}\|^2 \\ &= \left(\frac{1}{2}\rho_{\mathrm{e}} S_{\mathrm{p}} v_{\mathrm{p}}^2\right)^2 \left(C_{\mathrm{p},\|}^2(\beta_e) + C_{\mathrm{p},\perp}^2(\beta_e)\right) \\ \implies \|\vec{F}_{\mathrm{res}}\| &= \frac{1}{2}\rho_{\mathrm{e}} S_{\mathrm{p}} v_{\mathrm{p}}^2 \sqrt{C_{\mathrm{p},\|}^2(\beta_e) + C_{\mathrm{p},\perp}^2(\beta_e)} \end{aligned}

Lors d'un déplacement uniforme, l'équilibre des forces dans le plan horizontal impose (question Q8) :

\|\vec{F}_{\mathrm{pro}}\| = \|\vec{F}_{\mathrm{res}}\|

soit :

\frac{1}{2}\rho_{\mathrm{a}} S v_{\mathrm{va}}^2 \sqrt{C_{\mathrm{v},\perp}^2(\beta) + C_{\mathrm{v},\|}^2(\beta)} = \frac{1}{2}\rho_{\mathrm{e}} S_{\mathrm{p}} v_{\mathrm{p}}^2 \sqrt{C_{\mathrm{p},\|}^2(\beta_e) + C_{\mathrm{p},\perp}^2(\beta_e)}

On en déduit :

v_{\mathrm{va}}^2 = \sigma_1 v_{\mathrm{p}}^2

avec :

\boxed{\sigma_1 = \frac{\rho_{\mathrm{e}} S_{\mathrm{p}}}{\rho_{\mathrm{a}} S}\sqrt{\frac{C_{\mathrm{p},\|}^2(\beta_e) + C_{\mathrm{p},\perp}^2(\beta_e)}{C_{\mathrm{v},\perp}^2(\beta) + C_{\mathrm{v},\|}^2(\beta)}}}

En remplaçant v_{\mathrm{va}}^2 par son expression, on obtient bien la relation demandée :

\boxed{v_{\mathrm{p}}^2 + v_{\mathrm{v}}^2 + 2 v_{\mathrm{p}} v_{\mathrm{v}} \cos \beta_0 = \sigma_1 v_{\mathrm{p}}^2}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Soignez les projections vectorielles et n'écrivez jamais de quotient de deux vecteurs.

« Le jury a noté des difficultés dans les projections des vecteurs et rappelle aux candidats qu’on ne saurait écrire mathématiquement un rapport de deux vecteurs. »

« Les réponses à cette question ont rarement abouti au résultat attendu. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2023

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : inéquation, vitesse limite, navigation à voile

Montrer que si alors .

Voir l'indice

Analyser l'équation (5) en remarquant que le terme v_{\mathrm{v}}^2 + 2v_{\mathrm{p}}v_{\mathrm{v}}\cos\beta_0 est strictement positif pour un angle \beta_0 \in ]0, \pi/2[.

Voir la stratégie
  1. Partir de la relation (5) établie à la question précédente reliant les vitesses et le paramètre \sigma_1.
  2. Exprimer la différence \sigma_1 - 1 et étudier le signe des différents termes compte tenu de l'intervalle de l'angle de navigation \beta_0.
Voir la réponse courte

Comme 0 < \beta_0 < \pi/2, le terme 2 v_{\mathrm{p}} v_{\mathrm{v}} \cos\beta_0 > 0, donc le premier membre est supérieur à v_{\mathrm{p}}^2, d'où \sigma_1 > 1.

Voir le corrigé complet

D'après la relation (5) issue de l'équilibre dynamique en déplacement uniforme :

v_{\mathrm{p}}^2 + v_{\mathrm{v}}^2 + 2 v_{\mathrm{p}} v_{\mathrm{v}} \cos \beta_0 = \sigma_1 v_{\mathrm{p}}^2

En divisant cette égalité par v_{\mathrm{p}}^2 > 0, on obtient :

\sigma_1 = 1 + \left(\frac{v_{\mathrm{v}}}{v_{\mathrm{p}}}\right)^2 + 2 \frac{v_{\mathrm{v}}}{v_{\mathrm{p}}} \cos \beta_0

soit encore :

\sigma_1 - 1 = \frac{v_{\mathrm{v}}^2 + 2 v_{\mathrm{p}} v_{\mathrm{v}} \cos \beta_0}{v_{\mathrm{p}}^2}

Or, par définition :

  • les normes des vitesses sont strictement positives en régime de navigation : v_{\mathrm{v}} > 0 et v_{\mathrm{p}} > 0, d'où v_{\mathrm{v}}^2 > 0 ;
  • pour 0 < \beta_0 < \dfrac{\pi}{2}, on a strictement \cos \beta_0 > 0, donc 2 v_{\mathrm{p}} v_{\mathrm{v}} \cos \beta_0 > 0.

Le numérateur est donc une somme de termes strictement positifs, ce qui impose :

\sigma_1 - 1 > 0

On en déduit que :

\boxed{\sigma_1 > 1}

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : trinôme du second degré, vitesse limite, navigation à voile

En supposant une valeur constante pour et en utilisant la relation (5), montrer que la vitesse de la planche peut être supérieure à la vitesse du vent à condition que

Voir l'indice

Poser la condition v_{\mathrm{p}} > v_{\mathrm{v}} dans l'équation (5) et simplifier l'inégalité obtenue sur \cos\beta_0.

Voir la stratégie
  1. Introduire le rapport sans dimension des vitesses x = v_{\mathrm{p}} / v_{\mathrm{v}} > 0.
  2. Réécrire la relation (5) sous la forme d'une équation polynomiale du second degré P(x) = 0.
  3. Utiliser les propriétés du trinôme (signe du terme de plus haut degré et valeur en 0) pour exprimer simplement la condition x > 1 sous la forme P(1) < 0.
Voir la réponse courte

En imposant v_{\mathrm{p}} > v_{\mathrm{v}}, on réorganise la relation quadratique reliant les vitesses pour obtenir l'inégalité demandée sur \cos\beta_0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q10, la relation (5) s'écrit :

v_{\mathrm{p}}^2 + v_{\mathrm{v}}^2 + 2 v_{\mathrm{p}} v_{\mathrm{v}} \cos \beta_0 = \sigma_1 v_{\mathrm{p}}^2

En regroupant tous les termes d'un même côté et en divisant par v_{\mathrm{v}}^2 > 0, on obtient une équation sur le rapport adimensionné x = \frac{v_{\mathrm{p}}}{v_{\mathrm{v}}} > 0 :

(\sigma_1 - 1) x^2 - 2 x \cos \beta_0 - 1 = 0

Considérons le trinôme du second degré associé :

P(x) = (\sigma_1 - 1) x^2 - 2 x \cos \beta_0 - 1

D'après la question Q11, pour 0 < \beta_0 < \pi/2, on a \sigma_1 > 1. Le coefficient de degré 2 est donc strictement positif :

\sigma_1 - 1 > 0

La parabole représentant P est ainsi convexe (tournée vers le haut). De plus :

P(0) = -1 < 0

Le trinôme P(x) admet par conséquent deux racines réelles de signes opposés : une unique racine strictement positive x_+ > 0 (qui correspond à la solution physique) et une racine strictement négative.

Puisque la fonction P est strictement négative entre ses deux racines et strictement positive au-delà de sa racine positive x_+, la racine physique x_+ est strictement supérieure à 1 si et seulement si P(1) < 0 :

x_+ > 1 \iff P(1) < 0

Or, l'évaluation du polynôme en x = 1 donne :

\begin{aligned} P(1) &= (\sigma_1 - 1)(1)^2 - 2(1)\cos \beta_0 - 1 \\ &= \sigma_1 - 2 - 2 \cos \beta_0 \end{aligned}

La condition v_{\mathrm{p}} > v_{\mathrm{v}} (soit x_+ > 1) équivaut donc à :

\begin{aligned} \sigma_1 - 2 - 2 \cos \beta_0 &< 0 \\ 2 \cos \beta_0 &> \sigma_1 - 2 \end{aligned}

soit finalement :

\boxed{\cos \beta_0 > \frac{\sigma_1 - 2}{2}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Résolvez l'équation du second degré en utilisant la condition σ > 1 pour choisir la racine physique, sans inverser le sens de l'implication.

« Peu de candidats ont pensé à résoudre l’équation du second degré pour trouver l’expression de vp et pour ceux qui ont résolu cette équation il fallait bien remarquer que σ > 1 pour conserver la bonne solution. »

« Le jury a noté que c’est souvent la mauvaise implication qui est montrée en partant de vP > vV pour arriver à l’inégalité demandée. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2023

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : optimisation, vitesse maximale, trigonométrie

En supposant toujours une valeur constante pour , comment choisir la direction de navigation pour obtenir la vitesse de la planche la plus grande possible ?

Voir l'indice

Exprimer la solution physique de l'équation du second degré en v_{\mathrm{p}} issue de (5) et étudier sa dépendance en \cos\beta_0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer explicitement la vitesse v_{\mathrm{p}} en résolvant l'équation du second degré issue de la relation (5).
  2. Étudier la dépendance de v_{\mathrm{p}} vis-à-vis de \beta_0 à \sigma_1 constant pour déterminer le sens de variation et en déduire la valeur optimale de \beta_0.
Voir la réponse courte

La vitesse v_{\mathrm{p}} est une fonction croissante de \cos\beta_0 ; on choisit \beta_0 le plus petit possible compatible avec la possibilité de naviguer.

Voir le corrigé complet

D'après la relation (5) établie à la question Q10, la vitesse v_{\mathrm{p}} vérifie l'équation :

(\sigma_1 - 1) v_{\mathrm{p}}^2 - 2 v_{\mathrm{v}} \cos\beta_0 \, v_{\mathrm{p}} - v_{\mathrm{v}}^2 = 0.

Sachant que \sigma_1 > 1 (question Q11), le discriminant réduit de ce trinôme du second degré en v_{\mathrm{p}} s'écrit :

\Delta' = v_{\mathrm{v}}^2 \cos^2\beta_0 + (\sigma_1 - 1) v_{\mathrm{v}}^2 = v_{\mathrm{v}}^2 \left(\cos^2\beta_0 + \sigma_1 - 1\right) > 0.

Le produit des racines étant -v_{\mathrm{v}}^2 / (\sigma_1 - 1) < 0, il existe une unique solution physiquement acceptable (v_{\mathrm{p}} > 0) :

v_{\mathrm{p}} = v_{\mathrm{v}} \, \frac{\cos\beta_0 + \sqrt{\cos^2\beta_0 + \sigma_1 - 1}}{\sigma_1 - 1}.

Posons u = \cos\beta_0. La fonction g : u \mapsto u + \sqrt{u^2 + \sigma_1 - 1} est strictement croissante sur ]0, 1] car :

g'(u) = 1 + \frac{u}{\sqrt{u^2 + \sigma_1 - 1}} > 0.

Or, sur l'intervalle de navigation au près \beta_0 \in \left]0, \frac{\pi}{2}\right[, la fonction \beta_0 \mapsto \cos\beta_0 est strictement décroissante.

Par composition, à \sigma_1 fixé, la vitesse v_{\mathrm{p}} est une fonction strictement décroissante de l'angle \beta_0.

Pour obtenir la vitesse v_{\mathrm{p}} la plus grande possible, il faut donc choisir l'angle de navigation \beta_0 le plus petit possible :

\boxed{\text{Il faut choisir } \beta_0 \text{ le plus faible possible (faire tendre } \beta_0 \text{ vers } 0).}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Justifiez précisément la valeur retenue au lieu de l'affirmer sans démonstration.

« Question peu abordée ou alors la valeur de θ0 est donnée sans justification. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2023

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : optimisation, finesse aérodynamique, traînée

Pour une direction de navigation fixe , comment choisir la valeur de pour obtenir la vitesse maximale ?

Voir l'indice

Examiner l'expression de la vitesse v_{\mathrm{p}} en fonction de \sigma_1 ou réécrire (5) sous forme (v_{\mathrm{va}}/v_{\mathrm{p}})^2 = \sigma_1 pour déterminer la valeur optimale du rapport de traînée/portance.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \sigma_1 en fonction du rapport des vitesses \frac{v_{\mathrm{p}}}{v_{\mathrm{v}}} à partir de la relation (5).
  2. Étudier le sens de variation de \sigma_1 en fonction de v_{\mathrm{p}} pour en déduire comment choisir \sigma_1 afin de maximiser v_{\mathrm{p}}.
  3. Interpréter physiquement ce choix au regard des réglages du planchiste.
Voir la réponse courte

Il convient de rendre \sigma_1 aussi proche de 1 que possible pour maximiser la vitesse, ce qui impose de réduire au maximum la traînée.

Voir le corrigé complet

D'après la relation (5) établie à la question Q10, le déplacement uniforme impose :

v_{\mathrm{p}}^2 + v_{\mathrm{v}}^2 + 2v_{\mathrm{p}}v_{\mathrm{v}}\cos\beta_0 = \sigma_1 v_{\mathrm{p}}^2

En divisant cette relation par v_{\mathrm{p}}^2 (avec v_{\mathrm{p}} > 0), on obtient :

\sigma_1 = 1 + 2\cos\beta_0 \left(\frac{v_{\mathrm{v}}}{v_{\mathrm{p}}}\right) + \left(\frac{v_{\mathrm{v}}}{v_{\mathrm{p}}}\right)^2

Comme la direction de navigation est fixée au près, on a 0 < \beta_0 < \frac{\pi}{2}, d'où \cos\beta_0 > 0.

Pour une vitesse de vent réel v_{\mathrm{v}} donnée, la fonction :

v_{\mathrm{p}} \longmapsto \sigma_1(v_{\mathrm{p}}) = 1 + 2\cos\beta_0 \left(\frac{v_{\mathrm{v}}}{v_{\mathrm{p}}}\right) + \left(\frac{v_{\mathrm{v}}}{v_{\mathrm{p}}}\right)^2

est la somme de termes strictement décroissants de v_{\mathrm{p}} sur ]0, +\infty[. Elle est donc strictement décroissante de v_{\mathrm{p}}.

Réciproquement, la vitesse v_{\mathrm{p}} est une fonction strictement décroissante de \sigma_1 sur ]1, +\infty[ :

v_{\mathrm{p}}(\sigma_1) = v_{\mathrm{v}} \, \frac{\cos\beta_0 + \sqrt{\cos^2\beta_0 + \sigma_1 - 1}}{\sigma_1 - 1}

Par conséquent, à direction \beta_0 fixée, pour rendre la vitesse v_{\mathrm{p}} de la planche la plus grande possible, il faut choisir la valeur de \sigma_1 la plus petite possible, c'est-à-dire minimale et la plus proche possible de sa borne inférieure 1.

\boxed{\text{Il faut choisir }\sigma_1\text{ le plus faible possible (au plus proche de 1)}.}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à justifier rigoureusement le choix de la valeur de σ1.

« Question peu abordée ou alors la valeur de σ1 est donnée sans justification. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2023

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Partie II : Physique des vagues

A · Les équations de la vague linéaire

Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides

Notions : bilan de masse, équation de continuité, conservation de la masse

En faisant un bilan de matière dans un petit volume pendant un temps élémentaire , établir la loi de conservation de la matière reliant , et , où et .

Voir l'indice

Effectuer un bilan eulérien de matière sur le parallélépipède \mathrm{d}x\mathrm{d}y\mathrm{d}z pendant \mathrm{d}t en comptabilisant les débits massiques entrants et sortants selon x et z.

Voir la stratégie
  1. Choisir un volume de contrôle fixe (approche eulérienne) \mathrm{d}\tau = \mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z compris entre les plans d'abscisses x et x+\mathrm{d}x, d'ordonnées y et y+\mathrm{d}y, et de cotes z et z+\mathrm{d}z.
  2. Évaluer la variation temporelle élémentaire \mathrm{d}m de la masse de fluide présente dans ce volume entre t et t+\mathrm{d}t.
  3. Exprimer les bilans de masse nets entrant à travers les faces orthogonales aux axes \widehat{e}_x, \widehat{e}_y et \widehat{e}_z pendant \mathrm{d}t, en exploitant l'invariance selon y et l'annulation de la composante u_y.
  4. Égaler la variation interne au flux massique net reçu pendant \mathrm{d}t.
Voir la réponse courte

Bilan de masse sur un élément de volume \mathrm{d}x\mathrm{d}y\mathrm{d}z pendant \mathrm{d}t, menant à \partial\rho/\partial t + \mathrm{div}(\rho \vec{u}) = 0.

Voir le corrigé complet

Considérons le parallélépipède fixe de volume \mathrm{d}\tau = \mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z délimité par [x, x+\mathrm{d}x] \times [y, y+\mathrm{d}y] \times [z, z+\mathrm{d}z].

À l'instant t, la masse contenue dans ce volume est :

m(t) = \rho(x,z,t)\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z

Pendant la durée \mathrm{d}t, la variation de cette masse s'écrit au premier ordre :

\mathrm{d}m = m(t+\mathrm{d}t) - m(t) = \frac{\partial \rho}{\partial t}(x,z,t)\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z\,\mathrm{d}t

Pendant cette même durée \mathrm{d}t, de la matière traverse les six faces du volume de contrôle :

  • Suivant l'axe x : le fluide entre par la face d'aire \mathrm{d}y\,\mathrm{d}z située en x et sort par celle située en x+\mathrm{d}x. Le bilan net entrant s'écrit :

    \begin{aligned} \delta m_x &= \left[ \rho(x,z,t)\,u_x(x,z,t) - \rho(x+\mathrm{d}x,z,t)\,u_x(x+\mathrm{d}x,z,t) \right] \mathrm{d}y\,\mathrm{d}z\,\mathrm{d}t \\ &= -\frac{\partial (\rho u_x)}{\partial x}\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z\,\mathrm{d}t \end{aligned}
  • Suivant l'axe y : le fluide ayant une vitesse nulle selon cette direction (u_y = 0), le flux de matière à travers les faces orthogonales à \widehat{e}_y est nul :

    \delta m_y = 0
  • Suivant l'axe z : de façon similaire à la direction x :

    \begin{aligned} \delta m_z &= \left[ \rho(x,z,t)\,u_z(x,z,t) - \rho(x,z+\mathrm{d}z,t)\,u_z(x,z+\mathrm{d}z,t) \right] \mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}t \\ &= -\frac{\partial (\rho u_z)}{\partial z}\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z\,\mathrm{d}t \end{aligned}

En l'absence de création ou de destruction de matière au sein du volume, la conservation de la masse impose :

\mathrm{d}m = \delta m_x + \delta m_y + \delta m_z

Soit, en simplifiant par \mathrm{d}\tau\,\mathrm{d}t = \mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z\,\mathrm{d}t :

\frac{\partial \rho}{\partial t} = -\frac{\partial (\rho u_x)}{\partial x} - \frac{\partial (\rho u_z)}{\partial z}

On obtient ainsi la loi locale de conservation de la matière :

\boxed{\frac{\partial \rho}{\partial t} + \frac{\partial (\rho u_x)}{\partial x} + \frac{\partial (\rho u_z)}{\partial z} = 0}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Établissez le bilan sur le volume dτ en coordonnées cartésiennes sans supposer la masse volumique constante, et contrôlez l'homogénéité du résultat.

« De nombreux candidats redémontrent ou donnent directement l’équation locale de conservation de la masse dans le cas général d’un volume quelconque alors qu’il est explicitement demandé de traiter le bilan de matière dans le cas du petit volume dτ en coordonnées cartésiennes. »

« La masse volumique a souvent été considérée comme constante dans le bilan alors que cette hypothèse n’était pas faite dans le sujet. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2023

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Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides

Notions : fluide incompressible, divergence nulle, écoulement bidimensionnel

Dans le cas où le fluide est incompressible, démontrer que cette relation devient simplement

Voir l'indice

Utiliser l'incompressibilité du fluide se traduisant par \mathrm{div}\,\vec{u} = 0 ou \rho = \mathrm{cste} dans l'équation locale de conservation de la masse.

Voir la réponse courte

Pour un fluide incompressible, la masse volumique est constante donc \mathrm{div}\vec{u} = 0, soit \partial u_x/\partial x + \partial u_z/\partial z = 0.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question précédente (Q15), l'équation de conservation de la masse pour cet écoulement bidimensionnel invariant selon y s'écrit :

\frac{\partial \rho}{\partial t} + \frac{\partial (\rho u_x)}{\partial x} + \frac{\partial (\rho u_z)}{\partial z} = 0.

Un fluide est dit incompressible lorsque la masse volumique de chaque particule fluide reste constante au cours de son mouvement, soit :

\frac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}t} = \frac{\partial \rho}{\partial t} + u_x \frac{\partial \rho}{\partial x} + u_z \frac{\partial \rho}{\partial z} = 0.

En développant les dérivées des produits dans l'équation de conservation de la masse :

\frac{\partial \rho}{\partial t} + \rho \frac{\partial u_x}{\partial x} + u_x \frac{\partial \rho}{\partial x} + \rho \frac{\partial u_z}{\partial z} + u_z \frac{\partial \rho}{\partial z} = 0,

ce qui se regroupe sous la forme :

\underbrace{\left( \frac{\partial \rho}{\partial t} + u_x \frac{\partial \rho}{\partial x} + u_z \frac{\partial \rho}{\partial z} \right)}_{\frac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}t} = 0} + \rho \left( \frac{\partial u_x}{\partial x} + \frac{\partial u_z}{\partial z} \right) = 0.

Le fluide étant homogène et de masse volumique non nulle (\rho \neq 0), la condition d'incompressibilité \dfrac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}t} = 0 impose directement :

\boxed{\frac{\partial u_x}{\partial x} + \frac{\partial u_z}{\partial z} = 0}

Remarque : Si l'on considère dès le départ le fluide comme homogène et incompressible (\rho = \text{cste}), la masse volumique se factorise immédiatement dans l'équation de continuité, menant directement au même résultat.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne partez pas de div v = 0 puisqu'il était expressément demandé d'établir cette relation à partir du résultat précédent.

« De nombreuses copies partent de div v = 0 alors que le thème de cette question était justement de démontrer cette relation en coordonnées cartésiennes. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2023

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides

Notions : écoulement irrotationnel, potentiel des vitesses, équation de laplace

Montrer que le potentiel des vitesses vérifie l'équation de Laplace

Voir l'indice

Combiner l'hypothèse d'irrotationnalité \vec{u} = \vec{\mathrm{grad}}\,\phi avec la condition d'incompressibilité \mathrm{div}\,\vec{u} = 0.

Voir la réponse courte

Écoulement irrotationnel donc \vec{u} = \vec{\nabla}\phi, puis injection dans l'incompressibilité \mathrm{div}\vec{u} = 0 pour obtenir \Delta\phi = 0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q16, l'incompressibilité du fluide et l'invariance selon l'axe (O, \widehat{e}_y) (avec u_y = 0) se traduisent par une divergence nulle du champ de vitesse :

\operatorname{div}(\vec{u}) = \frac{\partial u_x}{\partial x} + \frac{\partial u_z}{\partial z} = 0.

L'écoulement étant irrotationnel (\vec{\operatorname{rot}}(\vec{u}) = \vec{0}), il dérive du potentiel des vitesses \phi(x,z,t) tel que :

\vec{u} = \vec{\operatorname{grad}}(\phi) \implies u_x = \frac{\partial \phi}{\partial x} \quad \text{et} \quad u_z = \frac{\partial \phi}{\partial z}.

En injectant ces composantes dans la condition d'incompressibilité, il vient :

\operatorname{div}(\vec{u}) = \operatorname{div}\bigl(\vec{\operatorname{grad}}(\phi)\bigr) = \frac{\partial}{\partial x}\left(\frac{\partial \phi}{\partial x}\right) + \frac{\partial}{\partial z}\left(\frac{\partial \phi}{\partial z}\right) = \frac{\partial^2 \phi}{\partial x^2} + \frac{\partial^2 \phi}{\partial z^2}.

On reconnaît l'expression du laplacien scalaire \Delta \phi en coordonnées cartésiennes bidimensionnelles. Par conséquent :

\boxed{\Delta \phi = 0}

Le potentiel des vitesses vérifie ainsi l'équation de Laplace dans tout le volume du fluide.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Distinguez bien laplaciens scalaire et vectoriel, et rappelez-vous que le rotationnel d'un champ scalaire n'a pas de sens mathématique.

« Le jury a noté des confusions entre laplacien scalaire et vectoriel et des copies dans lesquelles les candidats écrivent le rotationnel d’un champ scalaire φ, ce qui n’est pas mathématiquement correct. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2023

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : relation d'euler, théorème de bernoulli instationnaire, écoulement irrotationnel

Montrer que la relation d'Euler permet d'écrire l'équation suivante :

où est une fonction que l'on ne cherchera pas à déterminer mais qui ne dépend que du temps.

Quel résultat classique retrouve-t-on dans le cas d'un écoulement stationnaire ?

Voir l'indice

Intégrer spatialement l'équation d'Euler après avoir transformé le terme d'accélération instationnaire en gradient de \partial\phi/\partial t. Identifier la formule de Bernoulli en régime permanent.

Voir la stratégie
  1. Diviser l'équation d'Euler par la masse volumique \rho supposée constante (fluide homogène et incompressible).
  2. Exprimer chacun des termes sous la forme du gradient d'un champ scalaire en exploitant l'interversion des dérivées partielles spatiales et temporelles pour \vec{u} = \vec{\operatorname{grad}}\phi.
  3. Factoriser l'opérateur gradient pour en déduire, par intégration spatiale, l'équation d'Euler intégrée (ou équation de Bernoulli instationnaire), puis examiner la limite stationnaire.
Voir la réponse courte

Intégration spatiale de l'équation d'Euler avec \vec{u}\cdot\vec{\nabla}\vec{u} = \vec{\nabla}(u^2/2) ; en régime stationnaire, on retrouve le théorème de Bernoulli.

Voir le corrigé complet

L'équation d'Euler (6) s'écrit, en négligeant les effets visqueux et pour un écoulement irrotationnel :

\rho\left[\frac{\partial \vec{u}}{\partial t} + \frac{1}{2} \vec{\operatorname{grad}}(\vec{u} \cdot \vec{u})\right] = -\rho g \widehat{e}_z - \vec{\operatorname{grad}}(p).

Le fluide étant homogène et incompressible, sa masse volumique \rho est uniforme et constante. En divisant l'égalité par \rho, on obtient :

\frac{\partial \vec{u}}{\partial t} + \frac{1}{2} \vec{\operatorname{grad}}(\vec{u} \cdot \vec{u}) + g \widehat{e}_z + \frac{1}{\rho}\vec{\operatorname{grad}}(p) = \vec{0}.

Exprimons chaque terme sous la forme d'un gradient :

  • L'écoulement étant irrotationnel, \vec{u} = \vec{\operatorname{grad}}\phi. D'après le théorème de Schwarz, on peut permuter la dérivation temporelle et le gradient spatial :

    \frac{\partial \vec{u}}{\partial t} = \frac{\partial}{\partial t}\vec{\operatorname{grad}}\phi = \vec{\operatorname{grad}}\left(\frac{\partial \phi}{\partial t}\right).
  • Le champ de pesanteur dérive de l'énergie potentielle :

    g \widehat{e}_z = \vec{\operatorname{grad}}(gz).
  • La masse volumique \rho étant constante :

    \frac{1}{\rho}\vec{\operatorname{grad}}(p) = \vec{\operatorname{grad}}\left(\frac{p}{\rho}\right).

En regroupant l'ensemble des termes sous l'opérateur gradient par linéarité :

\vec{\operatorname{grad}}\left( \frac{\partial \phi}{\partial t} + \frac{1}{2}\vec{u}\cdot\vec{u} + gz + \frac{p}{\rho} \right) = \vec{0}.

Le gradient spatial de la quantité entre parenthèses étant identiquement nul dans tout le fluide, cette quantité ne dépend pas des coordonnées d'espace (x, y, z). Elle ne peut donc dépendre que de la variable temporelle t :

\boxed{\frac{\partial \phi}{\partial t} + \frac{1}{2} \vec{u} \cdot \vec{u} + gz + \frac{p}{\rho} = f(t)}

Cette relation constitue l'équation de Bernoulli instationnaire pour un écoulement potentiel.

Cas d'un écoulement stationnaire :

Si l'écoulement est stationnaire, les champs ne dépendent plus explicitement du temps, si bien que \dfrac{\partial \phi}{\partial t} = 0 et la fonction f(t) est une constante indépendante du temps notée C. On retrouve ainsi :

\boxed{p + \frac{1}{2}\rho u^2 + \rho gz = \text{cste}}

Il s'agit du théorème de Bernoulli (ou relation de Bernoulli).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Intégrez le gradient sans l'égaler à un scalaire et ne confondez pas cette équation avec celle de la statique des fluides.

« Le jury a noté des erreurs d’homogénéité où le gradient est égalé à un scalaire. »

« Beaucoup de candidats ne primitivent qu’une projection du gradient. »

« Par contre, le jury a noté que cette équation est régulièrement confondue avec l’équation de la statique des fluides. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2023

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Question 19

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides

Notions : condition aux limites cinématique, surface libre, dérivée particulaire

Montrer que, sur la surface libre , on a la relation

Voir l'indice

Exprimer que la surface libre est une surface matérielle imperméable définie par F(x,z,t) = z - \eta(x,t) = 0, ce qui impose \mathrm{d}F/\mathrm{d}t = 0.

Voir la stratégie
  1. Définir l'équation de la surface libre sous la forme implicite d'une surface matérielle F(x, z, t) = z - \eta(x, t) = 0.
  2. Écrire que toute particule fluide appartenant à la surface libre y demeure au cours du mouvement, ce qui se traduit par l'annulation de la dérivée particulaire \dfrac{\mathrm{d}F}{\mathrm{d}t} = 0.
  3. Exprimer les composantes de la vitesse du fluide à l'aide du potentiel des vitesses \vec{u} = \vec{\operatorname{grad}}\phi.
Voir la réponse courte

Les particules de surface restent sur z = \eta(x,t), ce qui traduit l'annulation de la dérivée particulaire de z - \eta(x,t).

Voir le corrigé complet

La surface libre du fluide est repérée par l'ensemble des points d'altitude z = \eta(x, t). On définit la fonction implicite associée :

F(x, z, t) = z - \eta(x, t) = 0

En l'absence d'évaporation et de déferlement, la surface libre est une surface matérielle : une particule de fluide située sur la surface libre y reste à tout instant. L'équation F=0 doit donc être conservée au cours du déplacement de chaque particule fluide, ce qui impose l'annulation de sa dérivée particulaire :

\left. \frac{\mathrm{d}F}{\mathrm{d}t} \right|_{z = \eta(x, t)} = 0

D'après la définition de la dérivée particulaire rappelée dans l'énoncé :

\frac{\mathrm{d}F}{\mathrm{d}t} = \frac{\partial F}{\partial t} + \vec{u} \cdot \vec{\operatorname{grad}}F

Calculons les différentes dérivées de F(x, z, t) :

\begin{aligned} \frac{\partial F}{\partial t} &= -\frac{\partial \eta}{\partial t} \\ \vec{\operatorname{grad}}F &= \frac{\partial F}{\partial x} \widehat{e}_x + \frac{\partial F}{\partial z} \widehat{e}_z = -\frac{\partial \eta}{\partial x} \widehat{e}_x + \widehat{e}_z \end{aligned}

En projetant le produit scalaire \vec{u} \cdot \vec{\operatorname{grad}}F avec \vec{u} = u_x \widehat{e}_x + u_z \widehat{e}_z, il vient :

\frac{\mathrm{d}F}{\mathrm{d}t} = -\frac{\partial \eta}{\partial t} - u_x \frac{\partial \eta}{\partial x} + u_z = 0

Soit encore :

u_z(x, z = \eta, t) = \frac{\partial \eta}{\partial t} + u_x(x, z = \eta, t) \frac{\partial \eta}{\partial x}

L'écoulement étant irrotationnel, le champ de vitesse dérive du potentiel des vitesses (\vec{u} = \vec{\operatorname{grad}}\phi), d'où u_x = \dfrac{\partial \phi}{\partial x} et u_z = \dfrac{\partial \phi}{\partial z}. On obtient ainsi la relation demandée à la surface libre :

\boxed{\frac{\partial \phi}{\partial z} = \frac{\partial \eta}{\partial t} + \frac{\partial \phi}{\partial x}\frac{\partial \eta}{\partial x}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à exploiter la relation fournie dans l'énoncé relative à la dérivée totale d'un champ scalaire.

« Les candidats n’ont, pour la plupart, pas vu qu’il fallait exploiter la relation de l’énoncé sur la dérivée totale d’un champ scalaire. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2023

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Question 20

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : condition aux limites dynamique, surface libre, théorème de bernoulli

Déterminer l'expression de la pression à la surface du fluide.

En déduire une seconde condition de surface libre :

Voir l'indice

Écrire la continuité de la pression à la surface libre p(x, \eta, t) = p_0, puis réinjecter cette valeur dans l'intégrale de Bernoulli instationnaire au niveau de la surface.

Voir la réponse courte

Continuité de la pression en surface libre (p = P_0), puis injection dans Bernoulli instationnaire en absorbant P_0/\rho dans f(t).

Voir le corrigé complet

En l'absence d'effets de tension superficielle à la surface libre, la continuité des contraintes normales à l'interface eau-air impose l'égalité des pressions de part et d'autre. La pression atmosphérique p_0 étant supposée uniforme et constante immédiatement au-dessus de la surface libre, la pression du fluide en z = \eta(x,t) vaut :

\boxed{p(x, z = \eta, t) = p_0}

D'après le résultat de la question Q18, l'intégrale première d'Euler s'écrit pour tout point du fluide :

\frac{\partial \phi}{\partial t} + \frac{1}{2}\vec{u}\cdot\vec{u} + gz + \frac{p}{\rho} = f_0 = \frac{p_0}{\rho}

En évaluant cette relation sur la surface libre, c'est-à-dire en z = \eta(x,t) :

\left.\frac{\partial \phi}{\partial t}\right|_{z=\eta} + \left.\frac{\vec{u}\cdot\vec{u}}{2}\right|_{z=\eta} + g\eta + \frac{p(x, z = \eta, t)}{\rho} = \frac{p_0}{\rho}

En remplaçant p(x, z = \eta, t) par p_0, les termes p_0/\rho se simplifient de part et d'autre de l'égalité :

g\eta = -\left.\frac{\partial \phi}{\partial t}\right|_{z=\eta} - \left.\frac{\vec{u}\cdot\vec{u}}{2}\right|_{z=\eta}

En divisant par l'accélération de la pesanteur g, on obtient la condition aux limites dynamique à la surface libre :

\boxed{\eta = -\left.\frac{1}{g}\frac{\partial \phi}{\partial t}\right|_{z=\eta} - \left.\frac{\vec{u}\cdot\vec{u}}{2g}\right|_{z=\eta}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides ; Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : séparation des variables, équation de laplace, constante de séparation

Montrer que les fonctions et sont solutions du système d'équations suivant :

où est une constante qui ne dépend ni des coordonnées spatiales ni du temps.

Voir l'indice

Injecter l'ansatz \phi(x,z,t) = X(x,t)Z(z) dans \Delta\phi = 0, diviser par XZ, et poser l'égalité à une constante de séparation \mu.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le laplacien spatial du potentiel \phi(x,z,t) compte tenu de l'invariance selon la direction (O, \widehat{e}_y).
  2. Injecter la forme à variables séparées \phi(x,z,t) = X(x,t) Z(z) dans l'équation de Laplace établie à la question Q17.
  3. Séparer les variables dépendant de z de celles dépendant de (x,t) pour faire émerger la constante de séparation \mu.
Voir la réponse courte

En injectant \phi = X(x,t)Z(z) dans \Delta\phi = 0, la séparation des variables spatiales donne les deux équations différentielles couplées par \mu.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q17, le potentiel des vitesses satisfait l'équation de Laplace \Delta \phi = 0. Le système étant invariant par translation suivant l'axe (O, \widehat{e}_y), le potentiel des vitesses ne dépend pas de y, de sorte que l'équation s'écrit :

\Delta \phi = \frac{\partial^2 \phi}{\partial x^2} + \frac{\partial^2 \phi}{\partial z^2} = 0.

En introduisant la forme à variables séparées \phi(x,z,t) = X(x,t)\,Z(z), les dérivées partielles spatiales de \phi s'expriment par :

\begin{aligned} \frac{\partial^2 \phi}{\partial x^2} &= Z(z) \, \frac{\partial^2 X}{\partial x^2}(x,t) , \\ \frac{\partial^2 \phi}{\partial z^2} &= X(x,t) \, \frac{\mathrm{d}^2 Z}{\mathrm{d} z^2}(z). \end{aligned}

L'équation de Laplace devient ainsi :

Z(z) \, \frac{\partial^2 X}{\partial x^2}(x,t) + X(x,t) \, \frac{\mathrm{d}^2 Z}{\mathrm{d} z^2}(z) = 0.

En divisant cette égalité par le produit X(x,t)\,Z(z) (en tout point où la fonction ne s'annule pas), on sépare les variables spatiales :

\frac{1}{Z(z)} \frac{\mathrm{d}^2 Z}{\mathrm{d} z^2}(z) = -\frac{1}{X(x,t)} \frac{\partial^2 X}{\partial x^2}(x,t).

Le membre de gauche est une fonction exclusive de z, indépendante de x et de t. Le membre de droite est une fonction de (x,t), indépendante de z. Pour que cette égalité soit vérifiée en tout point (x,z) du fluide et à tout instant t, ces deux membres doivent nécessairement être égaux à une même constante, notée \mu, indépendante de x, z et t :

\frac{1}{Z(z)} \frac{\mathrm{d}^2 Z}{\mathrm{d} z^2} = \mu \quad \text{et} \quad -\frac{1}{X(x,t)} \frac{\partial^2 X}{\partial x^2} = \mu.

On obtient ainsi le système différentiel découplé :

\boxed{\begin{cases} \dfrac{\partial^2 X}{\partial x^2} = -\mu X \\[6pt] \dfrac{\mathrm{d}^2 Z}{\mathrm{d} z^2} = \mu Z \end{cases}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Justifiez l'indépendance des variables lors de la séparation et n'omettez pas la dépendance temporelle de X.

« Parmi les candidats qui pensaient à séparer les variables, certains oubliaient de justifier que X et Z sont des fonctions de variables indépendantes et oubliaient aussi parfois que X dépend de t et pas seulement de x. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2023

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides ; Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : onde de surface, linéarisation, condition aux limites cinématique

En utilisant l'une des conditions de surface au repos montrer que les expressions

résolvent le problème. On exprimera la constante en fonction de et .

Voir l'indice

Utiliser la condition cinématique linéarisée en z=0 : \partial\eta/\partial t = \partial\phi/\partial z, et identifier la structure spatio-temporelle avec celle de \eta(x,t).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la dérivée temporelle \frac{\partial \eta}{\partial t} à partir de l'expression de l'onde de surface \eta(x,t) = A\cos(kx - \omega t).
  2. Exprimer \left.\frac{\partial \phi}{\partial z}\right|_{z=0} en utilisant la forme à variables séparées \phi(x,z,t) = X(x,t)Z(z).
  3. Appliquer la condition aux limites cinématique linéarisée en z=0 pour identifier les formes proposées et déterminer la constante \gamma.
Voir la réponse courte

Linéarisation de la condition cinématique en z=0 : \partial\phi/\partial z = \partial\eta/\partial t = -A\omega\sin(kx-\omega t), d'où \gamma = -A\omega.

Voir le corrigé complet

Le profil de la surface libre est donné par l'onde plane progressive :

\eta(x,t) = A \cos(kx - \omega t)

Sa dérivée temporelle vaut donc :

\frac{\partial \eta}{\partial t} = A \omega \sin(kx - \omega t)

D'autre part, la recherche d'une solution sous la forme à variables séparées \phi(x,z,t) = X(x,t) Z(z) conduit à :

\left.\frac{\partial \phi}{\partial z}\right|_{z=0} = X(x,t) \left.\frac{\mathrm{d}Z}{\mathrm{d}z}\right|_{z=0}

La condition cinématique de surface au repos s'écrit :

\left.\frac{\partial \phi}{\partial z}\right|_{z=0} = \frac{\partial \eta}{\partial t}

Soit, en remplaçant par les expressions obtenues :

X(x,t) \left.\frac{\mathrm{d}Z}{\mathrm{d}z}\right|_{z=0} = A \omega \sin(kx - \omega t)

En choisissant X(x,t) = \sin(kx - \omega t) et en posant \left.\frac{\mathrm{d}Z}{\mathrm{d}z}\right|_{z=0} = \gamma = \text{cste}, cette relation est vérifiée à tout instant t et pour toute position x dès lors que :

\boxed{\gamma = A \omega}

De plus, la fonction X(x,t) = \sin(kx - \omega t) vérifie bien l'équation issue de la séparation des variables établie à la question précédente :

\frac{\partial^2 X}{\partial x^2} = -k^2 X = -\mu X

ce qui identifie la constante de séparation positive \mu = k^2.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Soyez vigilant sur les signes lors de la dérivation de la fonction sinus.

« Le jury a remarqué de nombreuses erreurs de signes dans la dérivation du sinus. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2023

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Question 23

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides ; Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : condition au fond, fonction hyperbolique, équation différentielle

En utilisant les résultats précédents complétés par la condition (7) au fond du réservoir, montrer qu'alors

où l'on exprimera la constante en fonction de et . La solution totale correspondante sera appelée par la suite « la vague linéaire ».

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle en Z(z) avec la condition d'imperméabilité au fond \mathrm{d}Z/\mathrm{d}z(-H) = 0 et exprimer la solution à l'aide de \cosh[k(z+H)].

Voir la stratégie
  1. Exprimer la solution générale de l'équation différentielle linéaire vérifiée par Z(z) sous une forme hyperbolique centrée au fond du réservoir (z = -H).
  2. Exploiter la condition aux limites cinématique au fond du réservoir (z = -H) pour annuler le terme en sinus hyperbolique.
  3. Utiliser la condition à la surface au repos (z = 0) obtenue à la question précédente pour identifier la constante \zeta.
Voir la réponse courte

Résolution de Z'' - k^2 Z = 0 avec la condition d'imperméabilité au fond Z'(-H) = 0 et Z'(0) = \gamma, donnant la forme en \cosh.

Voir le corrigé complet

D'après les questions précédentes (Q21 et Q22), la fonction Z(z) est solution de :

\frac{\mathrm{d}^2 Z}{\mathrm{d} z^2} = k^2 Z

La solution générale de cette équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants peut s'écrire sous la forme :

Z(z) = C_1 \cosh[k(z+H)] + C_2 \sinh[k(z+H)]

où C_1 et C_2 sont deux constantes d'intégration.

Sa dérivée par rapport à z est :

\frac{\mathrm{d}Z}{\mathrm{d}z} = k C_1 \sinh[k(z+H)] + k C_2 \cosh[k(z+H)]

La condition d'imperméabilité au fond du réservoir (relation (7)) impose :

\begin{aligned} u_z(x, z=-H, t) = \left.\frac{\partial \phi}{\partial z}\right|_{z=-H} = 0 &\iff X(x,t) \left.\frac{\mathrm{d}Z}{\mathrm{d}z}\right|_{z=-H} = 0 \\ &\iff k C_2 = 0 \implies C_2 = 0 \end{aligned}

Il en découle :

Z(z) = C_1 \cosh[k(z+H)] \quad \text{et} \quad \frac{\mathrm{d}Z}{\mathrm{d}z} = k C_1 \sinh[k(z+H)]

D'après la question Q22, la condition à la surface au repos (z = 0) s'écrit :

\left.\frac{\mathrm{d}Z}{\mathrm{d}z}\right|_{z=0} = \gamma = A\omega

ce qui conduit à :

k C_1 \sinh(kH) = A\omega \iff C_1 = \frac{A\omega}{k\sinh(kH)}

En identifiant avec la forme proposée par l'énoncé, Z(z) = \zeta \dfrac{\cosh[k(z+H)]}{\sinh(kH)}, on en déduit immédiatement :

\boxed{\zeta = \frac{A\omega}{k}}

La fonction Z(z) s'écrit donc :

\boxed{Z(z) = \frac{A\omega}{k} \frac{\cosh[k(z+H)]}{\sinh(kH)}}

Le potentiel des vitesses total associé à la vague linéaire est ainsi :

\phi(x,z,t) = \frac{A\omega}{k} \frac{\cosh[k(z+H)]}{\sinh(kH)} \sin(kx - \omega t)

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Démontrez le signe de μ avant d'introduire les fonctions hyperboliques et explicitez chaque étape menant au résultat sans vous limiter à le vérifier.

« De nombreux candidats ne démontrent pas la relation entre μ et k et supposent les solutions en sinh et cosh avant de montrer que μ est positif. »

« De plus, certains candidats concluent sans expliciter les étapes de calcul en particulier celles qui menaient au terme cosh(k(z + H)). »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2023

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Question 24

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs ; Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : relation de dispersion, onde de gravité, surface libre

En utilisant la condition de surface au repos non encore utilisée, établir la relation de dispersion de l'onde entre et la tangente hyperbolique de .

Voir l'indice

Injecter les expressions de \eta et de \phi dans la condition dynamique linéarisée \eta = -\frac{1}{g}\left.\frac{\partial\phi}{\partial t}\right|_{z=0} pour relier \omega^2 à k.

Voir la stratégie
  1. Identifier la condition aux limites à la surface libre au repos non encore exploitée, à savoir la condition dynamique linéarisée \eta = -\left.\frac{1}{g}\frac{\partial \phi}{\partial t}\right|_{z=0}.
  2. Exprimer \left.\frac{\partial \phi}{\partial t}\right|_{z=0} à partir du potentiel des vitesses \phi(x,z,t) déterminé à la question Q23.
  3. Égaler les deux membres pour en déduire la relation de dispersion liant \omega, g, k et \tanh(kH).
Voir la réponse courte

Injection de la solution \phi dans la condition dynamique linéarisée en z=0, conduisant à la relation \omega^2 = g k \tanh(kH).

Voir le corrigé complet

La condition aux limites cinématique linéarisée ayant été utilisée à la question Q22, la condition de surface au repos non encore employée est la condition dynamique linéarisée issue de la relation de Bernoulli (question Q20) :

\eta(x,t) = -\left.\frac{1}{g} \frac{\partial \phi}{\partial t}\right|_{z=0}

D'après les résultats de la question Q23, le potentiel des vitesses de la vague linéaire s'écrit :

\phi(x,z,t) = \frac{A\omega}{k} \frac{\cosh[k(z+H)]}{\sinh(kH)} \sin(kx - \omega t)

En évaluant sa dérivée temporelle partielle en z=0, on obtient :

\begin{aligned} \left.\frac{\partial \phi}{\partial t}\right|_{z=0} &= \frac{A\omega}{k} \frac{\cosh(kH)}{\sinh(kH)} \frac{\partial}{\partial t}\left[\sin(kx - \omega t)\right] \\ &= -\frac{A\omega^2}{k} \frac{\cosh(kH)}{\sinh(kH)} \cos(kx - \omega t) \\ &= -\frac{A\omega^2}{k \tanh(kH)} \cos(kx - \omega t) \end{aligned}

En injectant cette expression ainsi que \eta(x,t) = A\cos(kx - \omega t) dans la condition dynamique, il vient :

A\cos(kx - \omega t) = \frac{A\omega^2}{gk \tanh(kH)} \cos(kx - \omega t)

Cette égalité devant être vérifiée pour tout x et tout t, on en déduit immédiatement la relation de dispersion :

\boxed{\omega^2 = g k \tanh(kH)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Prenez le temps de contrôler l'homogénéité de la relation de dispersion obtenue.

« Question réussie par la majorité des candidats, mais un nombre non négligeable aboutit à une relation de dispersion non homogène. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2023

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : vitesse de phase, eau peu profonde, eau profonde

Calculer la vitesse de phase de la vague linéaire.

Déterminer les deux expressions limites de lorsque la profondeur du réservoir est petite ou grande devant la longueur d'onde de la vague linéaire. On commentera les expressions obtenues.

Voir l'indice

Calculer v_\varphi = \omega/k et effectuer des développements asymptotiques pour kH \ll 1 (milieu non dispersif) et kH \gg 1 (milieu dispersif).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse de phase v_{\varphi} = \omega / k à partir de la relation de dispersion établie à la question Q24.
  2. Comparer la profondeur H à la longueur d'onde \lambda = 2\pi/k à travers le paramètre sans dimension kH = 2\pi H/\lambda afin d'effectuer les développements asymptotiques de \tanh(kH).
  3. Analyser la dépendance de v_{\varphi} vis-à-vis de k (ou \omega) pour statuer sur le caractère dispersif ou non du milieu de propagation.
Voir la réponse courte

Calcul de v_{\varphi} = \omega/k ; limite eau peu profonde non dispersive \sqrt{gH} et limite eau profonde dispersive \sqrt{g/k}.

Voir le corrigé complet

Par définition, la vitesse de phase d'une onde plane progressive sinusoïdale s'écrit :

v_{\varphi} = \frac{\omega}{k}

En utilisant la relation de dispersion obtenue à la question Q24, \omega = \sqrt{g k \tanh(kH)} (avec \omega > 0 et k > 0), on en déduit immédiatement :

\boxed{v_{\varphi} = \sqrt{\frac{g}{k}\tanh(kH)}}

La longueur d'onde de la vague linéaire étant \lambda = \dfrac{2\pi}{k}, la quantité adimensionnée kH s'exprime sous la forme :

kH = 2\pi\frac{H}{\lambda}

1. Cas des faibles profondeurs (H \ll \lambda, régime d'« eau peu profonde ») : La condition H \ll \lambda équivaut à kH \ll 1. Au premier ordre au voisinage de zéro, \tanh(kH) \sim kH. L'expression de la vitesse de phase devient :

v_{\varphi} \approx \sqrt{\frac{g}{k} \cdot (kH)} = \sqrt{gH}
\boxed{v_{\varphi} \underset{H \ll \lambda}{\approx} \sqrt{gH}}

2. Cas des grandes profondeurs (H \gg \lambda, régime d'« eau profonde ») : La condition H \gg \lambda équivaut à kH \gg 1. Lorsque x \to +\infty, \tanh(x) \to 1. L'expression de la vitesse de phase se simplifie en :

v_{\varphi} \approx \sqrt{\frac{g}{k}} = \sqrt{\frac{g\lambda}{2\pi}}
\boxed{v_{\varphi} \underset{H \gg \lambda}{\approx} \sqrt{\frac{g}{k}} = \sqrt{\frac{g\lambda}{2\pi}}}

Commentaires :

  • En eau peu profonde (H \ll \lambda), la vitesse de phase ne dépend plus du vecteur d'onde k ni de la pulsation \omega : le milieu est non dispersif. Toutes les composantes spectrales se déplacent à la même célérité c = \sqrt{gH}, fixée uniquement par la hauteur d'eau H. C'est le régime typique des tsunamis en haute mer ou des vagues au voisinage immédiat du rivage.
  • En eau profonde (H \gg \lambda), la vitesse de phase ne dépend plus de la profondeur H, mais elle augmente avec la longueur d'onde \lambda (v_{\varphi} \propto \sqrt{\lambda}) : le milieu est dispersif. Les ondes de grande longueur d'onde voyagent plus vite que les ondes courtes, expliquant pourquoi la houle générée par une tempête lointaine arrive au rivage ordonnée par fréquences décroissantes.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Entraînez-vous à mener correctement les développements limités dans le cas limite des faibles profondeurs.

« Le jury a noté que le développement limité dans le cas H ≪λ échoue dans beaucoup de copies. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2023

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Question 26

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : vitesse de groupe, relation de dispersion, milieu dispersif

Déterminer l'expression de la vitesse de groupe de la vague linéaire en profondeur arbitraire.

Montrer la relation où est un entier que l'on déterminera.

En déduire les valeurs extrêmes du rapport .

Voir l'indice

Calculer la dérivée \mathrm{d}\omega/\mathrm{d}k par dérivation logarithmique de la relation de dispersion et exprimer le résultat sous la forme demandée avec n=2.

Voir la stratégie
  1. Par définition, la vitesse de groupe s'obtient par v_g = \dfrac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k}. Plutôt que de dériver une racine carrée, il est plus direct de différencier la relation de dispersion sous sa forme quadratique \omega^2(k) = gk\tanh(kH).
  2. Réorganiser l'expression pour faire apparaître la vitesse de phase v_{\varphi} = \omega/k et l'identité trigonométrique hyperbolique 2\sinh(u)\cosh(u) = \sinh(2u).
  3. Identifier l'entier n, puis étudier les limites du rapport v_g/v_{\varphi} en eau peu profonde (kH \to 0) et en eau profonde (kH \to +\infty).
Voir la réponse courte

Différentiation de \omega(k) pour trouver v_g = \mathrm{d}\omega/\mathrm{d}k, réécriture avec n=2, puis limites v_g/v_{\varphi} \to 1 et v_g/v_{\varphi} \to 1/2.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q24, la relation de dispersion de la vague linéaire s'écrit :

\omega^2 = gk\tanh(kH)

En dérivant cette relation par rapport à k, et en utilisant \dfrac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}u}(\tanh u) = 1 - \tanh^2 u = \dfrac{1}{\cosh^2 u}, on obtient :

2\omega \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = g\tanh(kH) + gk\cdot \frac{H}{\cosh^2(kH)}

Par définition de la vitesse de groupe v_g = \dfrac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k}, il vient :

\begin{aligned} v_g &= \frac{1}{2\omega}\left[ g\tanh(kH) + \frac{gkH}{\cosh^2(kH)} \right] \\ &= \frac{1}{2}\frac{gk\tanh(kH)}{\omega k}\left[ 1 + \frac{kH}{\tanh(kH)\cosh^2(kH)} \right] \end{aligned}

Comme \omega^2 = gk\tanh(kH), on a \dfrac{gk\tanh(kH)}{\omega k} = \dfrac{\omega^2}{\omega k} = \dfrac{\omega}{k} = v_{\varphi}. De plus :

\tanh(kH)\cosh^2(kH) = \sinh(kH)\cosh(kH) = \frac{1}{2}\sinh(2kH)

On en déduit l'expression de la vitesse de groupe :

v_g = \frac{v_{\varphi}}{2}\left[ 1 + \frac{2kH}{\sinh(2kH)} \right]

Par identification avec la relation proposée par l'énoncé v_g = \dfrac{v_{\varphi}}{n}\left[1 + \dfrac{nkH}{\sinh(2kH)}\right], on trouve l'entier :

\boxed{n = 2}

Étudions les valeurs extrêmes du rapport \dfrac{v_g}{v_{\varphi}} = \dfrac{1}{2}\left(1 + \dfrac{X}{\sinh X}\right) avec la variable adimensionnée X = 2kH > 0 :

  • En eau peu profonde (kH \ll 1, soit X \to 0) : au voisinage de zéro, \sinh X \approx X, d'où :

    \lim_{kH \to 0} \frac{v_g}{v_{\varphi}} = \frac{1}{2}(1 + 1) = 1
  • En eau profonde (kH \gg 1, soit X \to +\infty) : la fonction \sinh X = \dfrac{\mathrm{e}^X - \mathrm{e}^{-X}}{2} \to +\infty diverge exponentiellement, donc \dfrac{X}{\sinh X} \to 0, d'où :

    \lim_{kH \to +\infty} \frac{v_g}{v_{\varphi}} = \frac{1}{2}(1 + 0) = \frac{1}{2}

La fonction X \mapsto \dfrac{X}{\sinh X} étant strictement décroissante sur ]0, +\infty[, le rapport \dfrac{v_g}{v_{\varphi}} varie de manière strictement monotone entre ces deux limites.

Les valeurs extrêmes (bornes) du rapport v_g / v_{\varphi} sont donc :

\boxed{\frac{1}{2} < \frac{v_g}{v_{\varphi}} < 1}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Soyez rigoureux dans le calcul de la dérivée de la tangente hyperbolique.

« Par contre, le jury a noté beaucoup d’erreurs dans les calculs de la dérivée de la tangente hyperbolique. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2023

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs ; Signaux et propagation

Notions : battement, paquet d'ondes, modulation spatiale

Montrer que la vague résultante (surface du fluide) peut se mettre sous la forme . On donnera l'expression des 4 paramètres et en fonction de et .

Tracer le profil cette vague résultante à un instant fixé en représentant les longueurs d'ondes et sur le même schéma.

Voir l'indice

Appliquer la formule de trigonométrie \cos a + \cos b = 2\cos\frac{a-b}{2}\cos\frac{a+b}{2} pour séparer l'onde porteuse rapide de l'enveloppe lente.

Voir la réponse courte

Transformation trigonométrique de la somme de deux cosinus révélant l'onde porteuse et l'enveloppe modulée ; schéma du profil modulé.

Voir le corrigé complet

Dans le cadre de la théorie linéaire, les petites perturbations de la surface libre vérifient le principe de superposition. La vague résultante de la superposition des deux ondes \eta_1(x,t) et \eta_2(x,t) s'écrit :

\eta(x,t) = \eta_1(x,t) + \eta_2(x,t) = A\cos(k_1 x - \omega_1 t) + A\cos(k_2 x - \omega_2 t)

En utilisant l'identité trigonométrique \cos p + \cos q = 2 \cos\left(\frac{p-q}{2}\right)\cos\left(\frac{p+q}{2}\right), il vient :

\eta(x,t) = 2A \cos\left( \frac{k_1 - k_2}{2} x - \frac{\omega_1 - \omega_2}{2} t \right) \cos\left( \frac{k_1 + k_2}{2} x - \frac{\omega_1 + \omega_2}{2} t \right)

Quitte à numéroter les ondes de sorte que k_1 \geqslant k_2 > 0 (la parité de la fonction cosinus assurant l'invariance par échange de 1 et 2), et sachant que la relation de dispersion \omega(k) = \sqrt{gk\tanh(kH)} est une fonction strictement croissante de k, on a également \omega_1 \geqslant \omega_2 > 0.

Par identification avec la forme requise \eta(x,t) = 2A \cos(kx - \omega t)\cos(k'x - \omega' t) sous les conditions k < k' et \omega < \omega', on obtient :

\begin{aligned} k &= \frac{|k_1 - k_2|}{2} & \text{et} \quad & k' = \frac{k_1 + k_2}{2} \\ \omega &= \frac{|\omega_1 - \omega_2|}{2} & \text{et} \quad & \omega' = \frac{\omega_1 + \omega_2}{2} \end{aligned}

Comme k_1, k_2 > 0 et \omega_1, \omega_2 > 0, les inégalités k < k' et \omega < \omega' sont strictement vérifiées dès lors que k_1 \neq k_2.

\boxed{ k = \frac{|k_1 - k_2|}{2}, \quad k' = \frac{k_1 + k_2}{2}, \quad \omega = \frac{|\omega_1 - \omega_2|}{2}, \quad \omega' = \frac{\omega_1 + \omega_2}{2} }

À un instant fixé (choisi arbitrairement à t=0), le profil spatial \eta(x,0) = 2A \cos(kx)\cos(k'x) correspond à un phénomène de battements spatiaux : une onde rapidement oscillante de porteuse spatiale de période \lambda' = \frac{2\pi}{k'} modulée par une enveloppe lente de période \lambda = \frac{2\pi}{k} (d'équations \pm 2A\cos(kx)).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Respectez la condition λ > λ′ de l'énoncé et ne confondez pas la longueur d'onde avec la distance nodale sur le graphe de battements.

« On note parfois des inversions entre λ et λ′ : il était précisé dans le sujet que λ devait être supérieur à λ′. »

« Les battements sont régulièrement bien représentés mais λ est trop fréquemment confondu avec la distance entre deux nœuds. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2023

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B · De l'influence du fond

Question 28

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs ; Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques

Notions : front d'onde, réfraction, loi de snell-descartes

Que représentent les lignes pointillées orthogonales aux vecteurs d'ondes sur la figure 4 ?

Montrer que la condition de continuité des profils de vague à l'interface impose d'une part des amplitudes identiques dans les deux zones et, d'autre part, une relation entre les angles et de la forme où l'on précisera la fonction .

Voir l'indice

Reconnaître les lignes de crête équiphases, puis imposer la continuité spatiale de la phase le long de la ligne de jonction x=0 pour établir une relation analogue aux lois de Snell-Descartes.

Voir la stratégie
  1. Interpréter géométriquement les lignes en pointillés à partir de la définition du profil de vague \eta(\vec{R}, t) = A\cos(\vec{k}\cdot\vec{R}-\omega t).
  2. Écrire la condition de continuité spatio-temporelle de la surface libre à l'interface x = 0 pour en déduire l'égalité des amplitudes et la conservation de la composante tangentielle du vecteur d'onde.
  3. Exprimer le rapport des nombres d'onde k_2/k_1 à l'aide de la relation de dispersion en régime d'eau peu profonde (kH \ll 1) établie à la question Q25, pour obtenir la relation de réfraction sous la forme attendue.
Voir la réponse courte

Les lignes sont les crêtes de la vague ; la continuité de la phase le long de l'interface donne la relation de type Snell-Descartes avec le rapport des célérités.

Voir le corrigé complet

1. Nature des lignes pointillées

Pour une onde plane progressive harmonique, le profil de hauteur s'écrit à un instant t fixé :

\eta(\vec{R}, t) = A \cos(\vec{k} \cdot \vec{R} - \omega t)

L'argument \phi(\vec{R}, t) = \vec{k} \cdot \vec{R} - \omega t représente la phase de l'onde. À un instant t donné, les points pour lesquels la phase est constante vérifient :

\vec{k} \cdot \vec{R} = \text{constante}

Il s'agit d'équations de droites orthogonales au vecteur d'onde \vec{k}.

Les lignes pointillées représentent donc les surfaces d'onde (ou fronts d'onde, ou lignes de crêtes / creux) à un instant donné.

2. Continuité du profil de vague à l'interface

L'interface séparant les deux zones de profondeur est la droite d'équation x = 0. Les vecteurs d'onde s'écrivent dans la base orthonormée (\widehat{e}_x, \widehat{e}_y) :

\begin{aligned} \vec{k}_1 &= k_1 \cos i_1 \, \widehat{e}_x + k_1 \sin i_1 \, \widehat{e}_y \\ \vec{k}_2 &= k_2 \cos i_2 \, \widehat{e}_x + k_2 \sin i_2 \, \widehat{e}_y \end{aligned}

En un point \vec{R} = x \widehat{e}_x + y \widehat{e}_y, les hauteurs de vague dans chaque zone sont données par :

\begin{aligned} \eta_1(x, y, t) &= A_1 \cos(k_1 x \cos i_1 + k_1 y \sin i_1 - \omega t) \\ \eta_2(x, y, t) &= A_2 \cos(k_2 x \cos i_2 + k_2 y \sin i_2 - \omega t + \phi_0) \end{aligned}

La surface de l'eau ne présentant pas de déchirure, le profil de la surface libre doit être continu à la frontière x = 0 en tout point y et à tout instant t :

\eta_1(0, y, t) = \eta_2(0, y, t) \quad \forall y \in \mathbb{R}, \; \forall t

soit :

A_1 \cos(k_1 y \sin i_1 - \omega t) = A_2 \cos(k_2 y \sin i_2 - \omega t + \phi_0)

Pour que cette égalité soit satisfaite pour tout y et tout t :

  • L'amplitude maximale de part et d'autre doit être identique, ce qui impose :

    \boxed{A_1 = A_2 = A}

    (avec un déphasage à l'origine que l'on peut choisir nul : \phi_0 = 0).

  • Les phases spatiales le long de la ligne de discontinuité doivent être identiques en tout y, ce qui impose l'égalité des composantes tangentielles :

    k_1 \sin i_1 = k_2 \sin i_2 \implies \frac{\sin i_1}{\sin i_2} = \frac{k_2}{k_1}

3. Relation entre les angles et les profondeurs

D'après la question Q24, la relation de dispersion générale est \omega^2 = g k \tanh(kH). Dans l'approximation des eaux peu profondes (k_1 H_1 \ll 1 et k_2 H_2 \ll 1), on a \tanh(kH) \approx kH, ce qui conduit (conformément à Q25) à :

\omega = k \sqrt{gH}

La pulsation temporelle \omega étant conservée à la traversée de l'interface :

\omega = k_1 \sqrt{g H_1} = k_2 \sqrt{g H_2} \implies \frac{k_2}{k_1} = \sqrt{\frac{H_1}{H_2}}

On en déduit immédiatement :

\boxed{\frac{\sin i_1}{\sin i_2} = \sqrt{\frac{H_1}{H_2}}}

La fonction recherchée est donc la fonction racine carrée :

\boxed{f(u) = \sqrt{u}}

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs ; Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques

Notions : réfraction de la houle, vitesse de phase, orthogonalité au rivage

En déduire la façon dont varie la direction de propagation des vagues lorsqu'elles approchent du bord de mer, en supposant une variation continue de la profondeur.

Voir l'indice

Utiliser la loi de réfraction et le fait que la profondeur décroît vers la côte pour analyser l'évolution de l'angle d'incidence i des vagues.

Voir la stratégie
  1. Généraliser la relation établie à la question précédente à un milieu stratifié continûment selon x, où la profondeur H(x) décroît à l'approche de la côte.
  2. Étudier le comportement de l'angle i(x) lorsque la profondeur diminue.
  3. En déduire l'évolution de la direction de propagation des vagues (vecteur d'onde \vec{k}) et l'orientation des crêtes de vagues par rapport au rivage.
Voir la réponse courte

La profondeur diminuant vers la côte, la vitesse de phase diminue et les rayons se courbent, rendant les crêtes parallèles au rivage.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q28, la traversée d'une discontinuité de profondeur obéit à la loi de réfraction :

\frac{\sin i_1}{\sin i_2} = \sqrt{\frac{H_1}{H_2}} \iff \frac{\sin i_1}{\sqrt{H_1}} = \frac{\sin i_2}{\sqrt{H_2}}

En modélisant l'approche du rivage comme une succession continue de couches d'isobathes parallèles à l'axe (O, \widehat{e}_y), cette relation se généralise sous forme d'invariant le long du rayon de propagation :

\frac{\sin i(x)}{\sqrt{H(x)}} = \text{cste}

où i(x) \in [0, \pi/2[ est l'angle entre le vecteur d'onde \vec{k}(x) et la normale aux lignes de niveau du fond (direction x).

À l'approche du rivage, la profondeur de l'eau diminue continûment (H(x) \to 0). Par conséquent :

  • \sin i(x) \propto \sqrt{H(x)} diminue également ;
  • l'angle i(x) décroît et tend vers 0.

La direction de propagation des vagues, donnée par \vec{k}, s'infléchit donc progressivement pour devenir perpendiculaire au rivage (i \to 0, propagation selon \widehat{e}_x).

\boxed{\text{La direction de propagation des vagues s'incurve pour devenir orthogonale à la côte.}}

Résultat

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Question 30

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs ; Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques

Notions : conservation du flux d'énergie, vitesse de groupe, houle

Déterminer l'expression du rapport des amplitudes de vagues dans les deux zones en fonction du rapport des vitesses de groupe.

Comment varie l'amplitude de la vague à l'approche du rivage ?

Commenter ce résultat en considérant ceux de la question 28.

Voir l'indice

Écrire la conservation du flux de puissance mécanique moyen \mathrm{d}P entre le large et la côte en supposant un régime sans pertes, puis exprimer A_2/A_1 en fonction du rapport des profondeurs.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le bilan d'énergie en régime stationnaire pour une tranche de vague de largeur \mathrm{d}y se propageant selon (O, \widehat{e}_x) à travers la discontinuité en x = 0, en l'absence de dissipation.
  2. Relier la vitesse de groupe v_g à la profondeur H dans le régime d'eau peu profonde (kH \ll 1) afin de déterminer l'évolution de l'amplitude A vers le rivage.
  3. Comparer l'expression obtenue à celle de la question Q28 (qui donnait A_1 = A_2) et discuter les limites du modèle linéaire à l'approche de la côte.
Voir la réponse courte

Conservation du flux énergétique moyen A^2 v_g \cos i = \text{cste} ; v_g diminuant vers la côte, l'amplitude augmente (phénomène de levée de la houle).

Voir le corrigé complet

1. Rapport des amplitudes des vagues dans les deux zones :

En régime stationnaire et en l'absence de toute dissipation d'énergie, le flux d'énergie mécanique moyen se propageant selon (O, \widehat{e}_x) est intégralement conservé à travers l'interface x = 0 pour une tranche de longueur \mathrm{d}y :

\mathrm{d}P_1 = \mathrm{d}P_2.

En utilisant l'expression du flux moyen \mathrm{d}P = E_{\mathrm{m}} v_g\,\mathrm{d}y avec E_{\mathrm{m}} = \frac{1}{2}\rho g A^2, il vient :

\begin{aligned} \frac{1}{2}\rho g A_1^2 v_{g,1}\,\mathrm{d}y &= \frac{1}{2}\rho g A_2^2 v_{g,2}\,\mathrm{d}y, \\ A_1^2 v_{g,1} &= A_2^2 v_{g,2}. \end{aligned}

On en déduit immédiatement le rapport des amplitudes :

\boxed{\frac{A_2}{A_1} = \sqrt{\frac{v_{g,1}}{v_{g,2}}}}

2. Évolution de l'amplitude à l'approche du rivage :

Dans le régime des ondes en eau peu profonde (kH \ll 1), établi aux questions Q25 et Q26, la dispersion est négligeable et les vitesses de groupe et de phase coïncident :

v_g \approx v_\varphi \approx \sqrt{gH}.

Le rapport des amplitudes s'écrit alors en fonction des profondeurs locales :

\frac{A_2}{A_1} = \left(\frac{H_1}{H_2}\right)^{1/4} \implies A(x) \propto \frac{1}{\left[H(x)\right]^{1/4}}.

À l'approche du rivage, la profondeur H diminue (H \to 0), ce qui entraîne un ralentissement de l'onde (v_g diminue). Pour assurer la conservation du flux d'énergie, l'amplitude A de la vague augmente : c'est le phénomène de surélévation (ou loi de Green).

3. Commentaire au regard des résultats de la question 28 :

  • À la question Q28, la simple continuité du profil de surface \eta(0, y, t) imposait A_1 = A_2, car l'énoncé négligeait a priori toute onde réfléchie.
  • Ce résultat était en réalité incompatible avec la conservation de l'énergie : si A_1 = A_2 avec v_{g,2} < v_{g,1}, le flux d'énergie transmis \mathrm{d}P_2 serait strictement inférieur au flux incident \mathrm{d}P_1. Pour une discontinuité abrupte, une onde réfléchie doit nécessairement exister pour concilier continuité géométrique et conservation de l'énergie.
  • Dans le cas d'une pente douce (variation continue et lente de H), la réflexion est effectivement négligeable (approximation WKB) et la loi de Green s'applique : l'amplitude augmente au fur et à mesure que H décroît.
  • Enfin, puisque A croît tandis que H décroît, le rapport A/H augmente rapidement. L'hypothèse de faible amplitude (A \ll H) et le modèle linéaire cessent d'être valables près du rivage, ce qui annonce le phénomène non linéaire de déferlement des vagues.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2023 ?

Surtout 3 chapitres : Cinématique et dynamique du point (37 % des questions, partie I), Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs (20 %) et Cinématique des fluides (18 %). Plus ponctuellement : Dynamique des fluides parfaits, Description d'un système thermodynamique, Réflexion, réfraction et fibres optiques, Référentiels non galiléens et forces d'inertie, Fluides visqueux…

Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2023 dès la première année (PCSI) ?

En partie : 13 questions sur 30 (43 %) ne demandent que le programme de PCSI. Blocs abordables : la sous-partie I.B (Q7 à Q14), ainsi que Q1 à Q4 et Q6. Avec les autres programmes de première année : 14 en MPSI, 13 en PTSI, 14 en MP2I, 13 en TSI1 et 13 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2023 ?

Environ 2 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2023 ?

Q30 (conservation du flux d'énergie), cotée 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2023 ?

Questions de cours : Q5 (composition des vitesses), Q16 (fluide incompressible) et Q17 (écoulement irrotationnel). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q1 (modèle cinétique du gaz), Q2 (quantité de mouvement), Q15 (bilan de masse), Q18 (relation d'euler), Q25 (vitesse de phase) et Q27 (battement).

Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2023 ?

Questions rapides et accessibles (difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 min au plus) : Q1 à Q3, Q5 à Q9, Q13, Q14, Q22 et Q29. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q4, Q10 à Q12, Q16 à Q21, Q23 et Q26 à Q28.

Quelle a été la moyenne au sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2023 ?

Moyenne : 11,2/20 (écart-type 4,13, 3 444 présents).

Comment justifier le signe de la constante de séparation µ en Q23 ?

En invoquant la forme sinusoïdale de l'onde : pour que la vague se propage sans divergence spatiale selon x, la fonction X(x,t) doit être oscillante, ce qui impose \begin{aligned}-\mu &lt; 0\end{aligned} dans l'équation différentielle, d'où \begin{aligned}\mu = k^2 &gt; 0\end{aligned}. La dépendance verticale Z(z) s'exprime alors naturellement avec des fonctions hyperboliques.

Comment choisir la racine pour la vitesse de la planche en Q12 ?

En ne conservant que la racine strictement positive. Comme \begin{aligned}\sigma_1 &gt; 1\end{aligned} d'après Q11, le terme constant de l'équation quadratique en v_{\mathrm{p}} est négatif, ce qui garantit deux racines réelles de signes opposés. Seule la solution affectée du signe + \sqrt{\Delta} possède un sens physique.

Quelle longueur d'onde associer à l'enveloppe de battement en Q27 ?

La distance correspondant à deux fuseaux complets, soit \lambda = 2\pi/k. L'amplitude modulée s'annule à chaque demi-période spatiale : la distance séparant deux nœuds consécutifs vaut donc \lambda/2 et non la longueur d'onde \lambda.

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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 30 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 11,2 et d'écart-type 4,13 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.