Corrigé détaillé Mines Physique 2 PSI 2023
Planche à voile et vagues
- 30 questions corrigées
- Sujet accessible
- Faisable en PCSI, MPSI et PTSI : 12 questions sur 30, partie I.A
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en PCSI : 12 questions sur 30. Autres questions faisables en PCSI
Détail par partie
- Partie I : Étude de la planche à voile11/14En partie
- Partie II : Physique des vagues1/16En partie
Le sujet en bref
Sujet accessible · Mécanique des fluides, Mécanique, Ondes et signaux · 7 incontournables · 12 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet propose une modélisation physique élégante et très progressive des sports nautiques à travers deux thématiques totalement indépendantes. La première partie s'intéresse à la mécanique de la planche à voile, comparant d'abord un modèle microscopique d'impacts de particules d'air à une approche phénoménologique de traînée et de portance, avant d'aborder la navigation au près et l'effet stabilisateur de la dérive.
La seconde partie constitue un problème d'anthologie sur la théorie linéaire de la houle de gravité en fluide parfait incompressible et irrotationnel. Elle guide le candidat de l'établissement des conditions aux limites à la surface libre jusqu'à la dispersion en profondeur finie, aux paquets d'ondes et à la réfraction des vagues à l'approche du rivage (loi de Green). C'est un sujet d'entraînement incontournable pour la filière PSI, abordant avec rigueur les écoulements à potentiel et la propagation dispersive.
- Difficulté
- Accessible, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 11,87/20)
- Temps estimé
- ≈ 3 h 05 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en PCSI, MPSI et PTSI : 12 questions sur 30, partie I.A.
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Sommaire
30 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
30 questionsPartie I : Étude de la planche à voile
A · Navigation par vent arrière
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique
Notions : théorie cinétique, modèle du gaz parfait
Exprimer le nombre de particules d'air qui entrent en collision avec la voile pendant un temps en fonction de et de la masse volumique de l'air notée .
Voir l'indiceIndice
Calculer le volume balayé par les particules incidentes pendant la durée \tau à travers la surface S, puis en déduire la masse d'air correspondante et diviser par m.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan de particules incidentes par unité de temps : cylindre de choc de base S et longueur v_{\mathrm{v}}\tau, soit N = \rho_{\mathrm{a}} S v_{\mathrm{v}} \tau / m.
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Considérons le référentiel lié à la voile, supposée fixe dans un premier temps. Le plan de la voile, de surface S, est orthogonal à la direction du vent incident de vitesse \vec{v}_{\mathrm{v}} = v_{\mathrm{v}} \widehat{e}_x.
Pendant la durée \tau, les particules d'air susceptibles d'atteindre la voile sont celles qui se trouvent à l'intérieur d'un cylindre d'axe (Ox), de base la voile de surface S et de longueur L = v_{\mathrm{v}} \tau (en négligeant les effets de bord).
Le volume de ce cylindre de collision s'écrit :
La masse totale d'air contenue dans ce volume est :
Chaque particule d'air ayant une masse m, le nombre N de particules entrant en collision avec la voile pendant la durée \tau est :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Pensez à appuyer votre raisonnement par un schéma clair.
« Question plutôt bien traitée, on peut cependant regretter que les candidats n’aient pas le réflexe de proposer un schéma pour appuyer et clarifier leur réflexion. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2023
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique
Notions : quantité de mouvement, choc élastique
En précisant les hypothèses nécessaires, déterminer l'expression de la force associée à l'impact d'une molécule.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de la quantité de mouvement à une particule d'air cédant intégralement sa quantité de mouvement initiale pendant le temps de contact \tau.
Voir la stratégieStratégie
Pour déterminer la force exercée par une molécule sur la voile lors de l'impact :
- On isole une particule d'air de masse m dans le référentiel terrestre supposé galiléen, en précisant les hypothèses du modèle de choc.
- On applique le théorème de la quantité de mouvement (ou théorème de l'impulsion) sur la durée \tau du transfert pour déterminer la force moyenne exercée par la voile sur la molécule.
- On en déduit, via le principe des actions réciproques, la force d'impact \vec{f} exercée par la molécule sur la voile.
Voir la réponse courteRéponse courte
Choc élastique sur une paroi immobile : variation de quantité de mouvement d'une molécule \Delta\vec{p} = -2m v_{\mathrm{v}}\vec{u}_x, d'où la force élémentaire \vec{f} = 2m v_{\mathrm{v}}/\tau\,\vec{u}_x.
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Hypothèses nécessaires :
- La voile est considérée fixe dans le référentiel d'étude galiléen lié à la Terre.
- Les particules d'air ont toutes pour vitesse initiale \vec{v}_i = \vec{v}_{\mathrm{v}} = v_{\mathrm{v}}\widehat{e}_x.
- Le choc est parfaitement inélastique : la particule cède intégralement sa quantité de mouvement à la voile, de sorte que sa vitesse finale immédiatement après collision est \vec{v}_f = \vec{0}.
- Le transfert de quantité de mouvement s'effectue sur la durée caractéristique \tau du choc, et la force exercée est modélisée par sa valeur moyenne temporelle sur cet intervalle.
- Le poids de la molécule et les interactions intermoléculaires sont négligés devant la force de contact lors de l'impact.
La variation de quantité de mouvement de la molécule au cours de la collision s'écrit :
D'après le théorème de la quantité de mouvement sous forme intégrée (théorème de l'impulsion) sur la durée \tau, la force moyenne \vec{f}_{\mathrm{voile} \to \mathrm{mol}} exercée par la voile sur la molécule vérifie :
En vertu du principe des actions réciproques (troisième loi de Newton), la force \vec{f} exercée par la molécule d'air sur la voile est l'opposée de cette action :
D'où :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Veillez à ne pas égaler un vecteur à un scalaire et vérifiez l'homogénéité de vos résultats par analyse dimensionnelle.
« Attention à la rigueur dans cette question, le jury a sanctionné de nombreuses fois l’écriture d’égalité entre un vecteur et un scalaire. Des résultats inhomogènes ont souvent été proposés, ils auraient pu être facilement détectés et rectifiés par analyse dimensionnelle. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2023
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : pression cinétique, force de pression
En déduire l'expression de la force propulsive exercée dans la voile par le vent en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Multiplier la force exercée par particule par le nombre total de particules frappant la voile par unité de temps, ou faire un bilan macroscopique de débit de quantité de mouvement.
Voir la réponse courteRéponse courte
Sommation sur les N impacts : force propulsive moyenne \vec{F} = 2\rho_{\mathrm{a}} S v_{\mathrm{v}}^2 \vec{u}_x (ou \rho_{\mathrm{a}} S v_{\mathrm{v}}^2 selon le modèle de choc).
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Pendant le temps caractéristique \tau associé à la collision d'une particule, le nombre moyen de particules interagissant simultanément avec la voile est N. Chacune exerce en moyenne une force \vec{f} sur la voile selon la direction \widehat{e}_x.
La force propulsive totale \vec{F} exercée par le vent sur la voile est donc la résultante des forces associées à ces N impacts simultanés :
En utilisant les expressions obtenues aux questions précédentes :
on obtient :
Résultat
Question 4
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : géométrie, projection de surface
Établir l'expression de en fonction de et . Établir l'expression de la surface de la voile située à la droite de la verticale et représentée en grisé sur la vue de face de la figure 1. On exprimera en fonction de , et . En déduire que la configuration est caractérisée par la relation
Déterminer la valeur numérique de pour une voile dont l'angle au sommet est .
Voir l'indiceIndice
Calculer l'aire totale S du triangle isocèle de côtés a, puis déterminer la surface S' à droite de l'axe vertical par trigonométrie (règle des sinus) avant d'écrire la condition de symétrie S' = S/2.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'aire S du triangle isocèle de côtés adjacents de longueur a formant l'angle \alpha.
- Dans le triangle OVM découpé par l'axe vertical (O,\widehat{e}_z), déterminer la longueur VM à l'aide de la loi des sinus, puis en déduire l'aire S'.
- Traduire la condition de symétrie de la force propulsive par l'égalité des aires S' = S/2, puis résoudre l'équation trigonométrique pour obtenir \tan\theta_{\mathrm{d}} et sa valeur numérique pour \alpha = 60^{\circ}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calculs trigonométriques des aires des triangles pour déterminer l'angle de gîte \theta_{\mathrm{d}} annulant le couple de basculement.
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1. Expression de la surface S de la voile
La voile est un triangle isocèle constitué de deux côtés de longueur a séparés par un angle au sommet \alpha. Son aire est donnée par la formule classique de l'aire d'un triangle :
2. Expression de la surface S' grisée
Notons V le sommet supérieur de la voile (extrémité du mât de longueur a) et M le point d'intersection entre la verticale passant par O et le côté supérieur reliant V au troisième sommet. La surface S' correspond à l'aire du triangle OVM. Dans ce triangle :
- la longueur du mât est OV = a ;
- l'angle au sommet O vaut \widehat{VOM} = \theta ;
- l'angle au sommet V vaut \widehat{OVM} = \alpha ;
- le troisième angle vaut donc \widehat{OMV} = \pi - (\alpha + \theta).
D'après la loi des sinus dans le triangle OVM :
L'aire S' du triangle OVM s'écrit alors :
3. Condition définissant la configuration \mathscr{S}
Puisque le vent est uniforme et perpendiculaire à la voile, la force propulsive est uniformément répartie sur la surface de celle-ci. Une répartition symétrique de cette force de part et d'autre de l'axe vertical (O, \widehat{e}_z) impose une égale répartition des surfaces :
En remplaçant par les expressions obtenues :
Comme \sin\alpha \neq 0 et a \neq 0, cela se simplifie en :
En divisant par \cos\theta_{\mathrm{d}} \neq 0 :
On en déduit l'expression souhaitée :
4. Application numérique pour \alpha = 60^{\circ}
Pour \alpha = 60^{\circ}, on a \sin 60^{\circ} = \frac{\sqrt{3}}{2} et \cos 60^{\circ} = \frac{1}{2}. Ainsi :
Comme \theta_{\mathrm{d}} \in \left]0, \frac{\pi}{2}\right[, on obtient :
Résultat
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie ; Cinématique et dynamique du point
Notions : composition des vitesses, vent apparent
Lorsque le planche à voile se déplace à une vitesse , quelle est l'expression de la vitesse du vent qui souffle dans la voile relativement au référentiel entrainé avec la planche ? Ce vent s'appelle le vent apparent, sa vitesse est notée , c'est elle qu'il faut prendre en compte dans l'expression (1) de la force propulsive.
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Appliquer la formule classique de composition galiléenne des vitesses \vec{v}_{\mathrm{va}} = \vec{v}_{\mathrm{v}} - \vec{v}_{\mathrm{p}} en projetant selon l'axe commun de déplacement.
Voir la réponse courteRéponse courte
Loi de composition galiléenne des vitesses : le vent apparent vaut \vec{v}_{\mathrm{va}} = \vec{v}_{\mathrm{v}} - \vec{v}_{\mathrm{p}}.
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Soit \mathcal{R} le référentiel lié au plan d'eau (considéré galiléen) et \mathcal{R}' le référentiel en translation à la vitesse \vec{v}_{\mathrm{p}} lié à la planche à voile.
D'après la loi de composition des vitesses en mécanique classique :
Le vent apparent \vec{v}_{\mathrm{va}} correspond à la vitesse de l'air relativement à la planche, c'est-à-dire dans \mathcal{R}' :
Dans la configuration de navigation par vent arrière étudiée ici, \vec{v}_{\mathrm{v}} = v_{\mathrm{v}}\,\widehat{e}_x et \vec{v}_{\mathrm{p}} = v_{\mathrm{p}}\,\widehat{e}_x, d'où :
Résultat
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : principe fondamental de la dynamique, force de traînée
En supposant un mouvement uniforme de la planche à voile à la vitesse , exprimer la norme de cette vitesse en fonction de et de la quantité . Est-il possible pour la planche à voile d'aller plus vite que le vent ?
Voir l'indiceIndice
Écrire l'équilibre dynamique \vec{F}_{\mathrm{pro}} + \vec{F}_{\mathrm{res}} = \vec{0} en remplaçant la vitesse du vent par celle du vent apparent dans la force propulsive, puis exprimer v_{\mathrm{p}} en fonction de v_{\mathrm{v}} et \sigma.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la planche à voile dans le référentiel terrestre supposé galiléen, pour un mouvement rectiligne uniforme.
- Exprimer la force propulsive \vec{F}_{\mathrm{pro}} en remplaçant la vitesse du vent par celle du vent apparent \vec{v}_{\mathrm{va}} établie à la question précédente.
- En déduire l'équation reliant v_{\mathrm{p}}, v_{\mathrm{v}} et \sigma, puis discuter de la possibilité d'avoir v_{\mathrm{p}} \ge v_{\mathrm{v}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Égalité de la traînée dans l'eau et de la poussée du vent apparent à vitesse constante ; en vent arrière, v_{\mathrm{p}} < v_{\mathrm{v}}.
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Dans le référentiel terrestre supposé galiléen, la planche à voile est animée d'un mouvement rectiligne uniforme à la vitesse \vec{v}_{\mathrm{p}} = v_{\mathrm{p}} \widehat{e}_x. D'après la première loi de Newton (principe d'inertie), la somme des forces horizontales appliquées à la planche s'annule :
En tenant compte du fait que l'écoulement d'air agissant sur la voile est déterminé par le vent apparent \vec{v}_{\mathrm{va}} = (v_{\mathrm{v}} - v_{\mathrm{p}}) \widehat{e}_x (d'après la question Q5, avec v_{\mathrm{v}} > v_{\mathrm{p}} > 0), la force propulsive (1) s'écrit :
La force résistive d'après l'équation (2) s'écrit :
La projection de l'équilibre dynamique selon l'axe horizontal \widehat{e}_x donne :
Comme v_{\mathrm{v}} - v_{\mathrm{p}} > 0 et v_{\mathrm{p}} > 0, prenons la racine carrée des deux membres :
On obtient ainsi :
Toutes les grandeurs intervenant dans la définition de \sigma (\rho_{\mathrm{e}}, \rho_{\mathrm{a}}, C_{\mathrm{p}}, C_{\mathrm{v}}, S_{\mathrm{p}}, S) étant strictement positives, on a :
Il est donc impossible pour la planche à voile d'aller plus vite que le vent dans cette allure de vent arrière.
Résultat
B · Navigation « au près »
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : composition des vitesses, trigonométrie
Dans le cas d'une planche qui remonte au vent, démontrer que la norme de la vitesse du vent apparent est supérieure à celle de la vitesse du vent réel.
Voir l'indiceIndice
Exprimer le carré de la norme du vent apparent v_{\mathrm{va}}^2 = \|\vec{v}_{\mathrm{v}} - \vec{v}_{\mathrm{p}}\|^2 en exploitant le produit scalaire négatif imposé par la navigation au près.
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Relation vectorielle \vec{v}_{\mathrm{va}} = \vec{v}_{\mathrm{v}} - \vec{v}_{\mathrm{p}} avec angle obtus : le théorème d'Al-Kashi montre que v_{\mathrm{va}} > v_{\mathrm{v}}.
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Par composition des vitesses classiques, la vitesse du vent dans le référentiel lié à la planche (vent apparent \vec{v}_{\mathrm{va}}) s'exprime en fonction de la vitesse du vent réel \vec{v}_{\mathrm{v}} et de la vitesse de la planche \vec{v}_{\mathrm{p}} par :
Calculons la norme au carré de ce vecteur :
D'après la définition de la navigation au près donnée par l'énoncé, on a :
ce qui conduit à :
Puisque la planche est en mouvement (v_{\mathrm{p}} > 0), en présence de vent (v_{\mathrm{v}} > 0), et que pour 0 < \beta_0 < \pi/2 on a \cos \beta_0 > 0, la quantité ajoutée à v_{\mathrm{v}}^2 est strictement positive :
On en déduit immédiatement v_{\mathrm{va}}^2 > v_{\mathrm{v}}^2, et les normes étant strictement positives :
Résultat
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : principe fondamental de la dynamique, force hydrodynamique
On suppose que la vitesse de la planche à voile est constante en module et direction, en présence de la force propulsive . Que peut-on dire sur l'intensité de la force qui s'oppose au mouvement, et qui a pour origine les frottements entre la planche, sa dérive et l'eau ? En reprenant les vecteurs utiles déjà représentés, compléter sur votre copie la figure 3 en indiquant la vitesse de la planche à voile (dont la norme sera choisie arbitrairement), la vitesse du vent ainsi que la force résistive . On fera l'hypothèse que la force propulsive et la force résistive appartiennent à deux plans distincts mais parallèles à l'horizontal, en négligeant ainsi les bilans de forces dans la direction verticale.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le principe fondamental de la dynamique à vitesse constante pour relier \vec{F}_{\mathrm{res}} et \vec{F}_{\mathrm{pro}}, puis représenter la fermeture vectorielle de la composition des vitesses.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la première loi de Newton au système {planche, voile, véliplanchiste} en régime de translation rectiligne uniforme pour relier \vec{F}_{\mathrm{res}} et \vec{F}_{\mathrm{pro}}.
- Utiliser la loi de composition des vitesses \vec{v}_{\mathrm{va}} = \vec{v}_{\mathrm{v}} - \vec{v}_{\mathrm{p}}, soit \vec{v}_{\mathrm{v}} = \vec{v}_{\mathrm{va}} + \vec{v}_{\mathrm{p}}, pour construire géométriquement la vitesse du vent réel \vec{v}_{\mathrm{v}}.
- Représenter \vec{v}_{\mathrm{p}} le long de la direction du mouvement, \vec{F}_{\mathrm{res}} = -\vec{F}_{\mathrm{pro}} opposée à la force propulsive, et le triangle des vitesses.
Voir la réponse courteRéponse courte
Vitesse constante donc résultante des forces nulle : \vec{F}_{\mathrm{res}} = -\vec{F}_{\mathrm{pro}} ; tracé soigné des vecteurs vitesse et forces.
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Dans le référentiel lié à la Terre supposé galiléen, le système {planche, voile, véliplanchiste} est animé d'un mouvement de translation rectiligne uniforme à la vitesse \vec{v}_{\mathrm{p}}.
D'après le principe fondamental de la dynamique (ou première loi de Newton), la résultante des forces extérieures appliquées au système est nulle :
Dans la direction verticale, le poids du système est compensé par la poussée d'Archimède et la portance hydrodynamique de la planche. Dans le plan horizontal, le bilan se résume à la force propulsive aérodynamique \vec{F}_{\mathrm{pro}} exercée par le vent sur la voile et la force hydrodynamique résistive \vec{F}_{\mathrm{res}} exercée par l'eau sur la planche et sa dérive :
L'intensité (norme) de la force résistive est donc strictement égale à celle de la force propulsive :
Pour la construction des vecteurs demandés :
- Le vecteur vitesse de la planche \vec{v}_{\mathrm{p}} est dirigé selon la « Direction du mouvement de la planche » indiquée sur la figure 3, vers l'avant.
Par définition du vent apparent, \vec{v}_{\mathrm{va}} = \vec{v}_{\mathrm{v}} - \vec{v}_{\mathrm{p}}, ce qui donne pour le vent réel :
\vec{v}_{\mathrm{v}} = \vec{v}_{\mathrm{va}} + \vec{v}_{\mathrm{p}}Le vecteur \vec{v}_{\mathrm{v}} s'obtient donc par la somme vectorielle de \vec{v}_{\mathrm{va}} et \vec{v}_{\mathrm{p}}.
- Le vecteur force résistive \vec{F}_{\mathrm{res}} est directement opposé au vecteur \vec{F}_{\mathrm{pro}} : même direction, même norme, sens opposé.
Résultat
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : portance hydrodynamique, équilibre
On se place dans les mêmes conditions que la question précédente (vitesse constante, force propulsive donnée). Expliquer pourquoi un tel déplacement uniforme n'est possible que si .
Voir l'indiceIndice
Projeter la somme des forces sur la direction perpendiculaire à la trajectoire de la planche et exploiter la propriété C_{\mathrm{p},\perp}(\beta_{\mathrm{e}}=0) = 0.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la condition d'équilibre dynamique en translation uniforme établie à la question précédente.
- Projeter cet équilibre sur la direction orthogonale au déplacement de la planche.
- Constater que la force propulsive possède une composante transversale non nulle et en déduire la nécessité d'une force hydrodynamique transversale, ce qui impose \beta_{\mathrm{e}} \neq 0.
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La dérive doit être orientée avec un angle d'incidence non nul par rapport à la vitesse pour générer une portance équilibrant la force vélique latérale.
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D'après la question Q8, un déplacement à vitesse constante \vec{v}_{\mathrm{p}} impose l'équilibre des forces horizontales :
La force résistive totale exercée par l'eau sur la planche et sa dérive s'écrit \vec{F}_{\mathrm{res}} = \vec{F}_{\|} + \vec{F}_{\perp}, où \vec{F}_{\|} est colinéaire à la direction de déplacement et \vec{F}_{\perp} est orthogonale à cette direction :
En projetant la condition d'équilibre sur la direction orthogonale au déplacement \widehat{e}_{\perp,\mathrm{p}}, on obtient :
Or, lors d'une navigation au près, la force aérodynamique globale \vec{F}_{\mathrm{pro}} = \vec{F}_{\mathrm{por}} + \vec{F}_{\mathrm{tra}} n'est pas purement alignée avec la vitesse \vec{v}_{\mathrm{p}} de la planche (la portance de la voile crée une composante transversale non nulle, orientée vers le sous-vent) :
Pour équilibrer cette composante transversale et empêcher la planche d'accélérer latéralement, il est nécessaire que la force hydrodynamique perpendiculaire soit non nulle :
Comme l'énoncé précise que C_{\mathrm{p},\perp}(\beta_{\mathrm{e}} = 0) = 0, cette force ne peut exister que si :
Résultat
Question 10
ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : portance, traînée
Montrer que dans le cas d'un déplacement uniforme, on a la relation
dans laquelle on précisera l'expression de en fonction des données ainsi que des divers coefficients de portance et de traînée de la voile et de la planche.
Voir l'indiceIndice
Égaler les normes de la résultante propulsive et de la résultante résistive, puis substituer v_{\mathrm{va}}^2 par son expression en fonction de v_{\mathrm{v}}, v_{\mathrm{p}} et \beta_0.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le carré de la vitesse du vent apparent v_{\mathrm{va}}^2 en fonction de v_{\mathrm{p}}, v_{\mathrm{v}} et \beta_0 à partir du résultat établi à la question Q7.
- Écrire l'égalité des normes des forces propulsive et résistive, \|\vec{F}_{\mathrm{pro}}\| = \|\vec{F}_{\mathrm{res}}\|, résultant de la première loi de Newton appliquée à la planche en régime uniforme (question Q8).
- Identifier le terme \sigma_1 par identification entre les deux membres de l'équation obtenue.
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Égalité des normes des forces aéro et hydrodynamiques projetées, reliées aux pressions dynamiques respectives.
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D'après la question Q7, la composition des vitesses \vec{v}_{\mathrm{va}} = \vec{v}_{\mathrm{v}} - \vec{v}_{\mathrm{p}} et la définition de l'angle de navigation \beta_0 conduisent à :
Par ailleurs, pour un déplacement à vitesse constante, le principe fondamental de la dynamique appliqué à l'ensemble \{planche + gréement\} projeté dans le plan horizontal donne (question Q8) :
Les composantes de chaque force étant définies dans des bases orthonormées :
Pour la force aérodynamique propulsive issue de la voile :
\|\vec{F}_{\mathrm{pro}}\| = \sqrt{F_{\mathrm{por}}^2 + F_{\mathrm{tra}}^2} = \frac{1}{2} \rho_{\mathrm{a}} S v_{\mathrm{va}}^2 \sqrt{C_{\mathrm{v},\perp}^2(\beta) + C_{\mathrm{v},\|}^2(\beta)}Pour la force hydrodynamique résistive issue de la planche et de sa dérive :
\|\vec{F}_{\mathrm{res}}\| = \sqrt{F_{\|}^2 + F_{\perp}^2} = \frac{1}{2} \rho_{\mathrm{e}} S_{\mathrm{p}} v_{\mathrm{p}}^2 \sqrt{C_{\mathrm{p},\|}^2(\beta_{\mathrm{e}}) + C_{\mathrm{p},\perp}^2(\beta_{\mathrm{e}})}
L'égalité des normes impose alors :
soit :
avec :
En remplaçant v_{\mathrm{va}}^2 par son expression cinématique, on retrouve bien :
Résultat
Question 11
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : inégalité trigonométrique
Montrer que si alors .
Voir l'indiceIndice
Constater que les termes du membre de gauche de l'égalité (5) sont strictement positifs et que 2 v_{\mathrm{p}} v_{\mathrm{v}} \cos\beta_0 > 0 sur l'intervalle angulaire considéré.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comme \cos \beta_0 > 0 sur ]0, \pi/2[, le terme croisé positif impose \sigma_1 v_{\mathrm{p}}^2 > v_{\mathrm{p}}^2 donc \sigma_1 > 1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la relation (5) établie à la question précédente :
Pour une planche en mouvement en présence de vent, les normes des vitesses sont strictement positives : v_{\mathrm{p}} > 0 et v_{\mathrm{v}} > 0.
De plus, l'angle de navigation vérifie 0 < \beta_0 < \frac{\pi}{2}, ce qui implique :
Le terme v_{\mathrm{v}}^2 + 2 v_{\mathrm{p}} v_{\mathrm{v}} \cos \beta_0 est donc la somme de deux grandeurs strictement positives :
On en déduit que le membre de gauche de l'équation (5) vérifie :
soit :
En divisant par v_{\mathrm{p}}^2 > 0, on obtient bien l'inégalité demandée :
Résultat
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : résolution d'inéquation
En supposant une valeur constante pour et en utilisant la relation (5), montrer que la vitesse de la planche peut être supérieure à la vitesse du vent à condition que
Voir l'indiceIndice
Poser l'inégalité v_{\mathrm{p}} > v_{\mathrm{v}} dans la relation du second degré régissant les vitesses, ou diviser l'équation (5) par v_{\mathrm{p}} v_{\mathrm{v}}.
Voir la stratégieStratégie
- Introduire le rapport adimensionné x = \frac{v_{\mathrm{p}}}{v_{\mathrm{v}}} > 0 et réécrire l'équation (5) sous la forme d'un trinôme du second degré P(x) = 0.
- Exploiter le fait que \sigma_1 > 1 (établi à la question Q11) et les propriétés du trinôme pour caractériser simplement la condition x > 1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture du trinôme en v_{\mathrm{p}}/v_{\mathrm{v}} issu de la relation de la Q10 et condition pour avoir une racine strictement supérieure à 1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La relation (5) établie à la question Q10 s'écrit :
En divisant cette équation par v_{\mathrm{v}}^2 > 0 et en posant le rapport de vitesse x = \frac{v_{\mathrm{p}}}{v_{\mathrm{v}}} > 0, on obtient l'équation du second degré :
Posons le trinôme :
D'après la question Q11, on a \sigma_1 > 1, si bien que le coefficient dominant \sigma_1 - 1 est strictement positif. La parabole associée à P est donc orientée vers le haut.
Le terme constant vaut P(0) = -1 < 0. Le produit des racines étant -\frac{1}{\sigma_1 - 1} < 0, le trinôme admet deux racines réelles de signes opposés : une racine strictement négative et une unique racine physiquement acceptable x_0 > 0.
Par stricte croissance de P sur [x_0, +\infty[ et sachant que P(0) < 0, la racine positive vérifie x_0 > 1 si et seulement si P(1) < 0 :
La condition pour que la vitesse de la planche soit supérieure à celle du vent (v_{\mathrm{p}} > v_{\mathrm{v}}) s'écrit donc :
Résultat
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : optimisation, vitesse maximale
En supposant toujours une valeur constante pour , comment choisir la direction de navigation pour obtenir la vitesse de la planche la plus grande possible ?
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Exprimer explicitement v_{\mathrm{p}} en résolvant l'équation du second degré en fonction de \cos\beta_0 et étudier sa monotonie vis-à-vis de \beta_0 \in ]0, \pi/2[.
Voir la stratégieStratégie
- Réécrire la relation (5) sous la forme d'un polynôme du second degré en v_{\mathrm{p}} et déterminer son unique racine positive.
- Étudier la monotonie de v_{\mathrm{p}} en fonction de \cos\beta_0 pour en déduire la condition sur l'angle de navigation \beta_0 \in \left]0, \frac{\pi}{2}\right[.
Voir la réponse courteRéponse courte
Maximisation de la vitesse de la planche en dérivant par rapport à \beta_0 ou en rendant le membre de gauche maximal avec \cos\beta_0 maximal.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation (5) établie à la question Q10, la vitesse v_{\mathrm{p}} de la planche vérifie en régime uniforme :
Puisque \sigma_1 > 1 (question Q11), le discriminant réduit de cette équation du second degré s'écrit :
Le produit des racines étant négatif \left(-\frac{v_{\mathrm{v}}^2}{\sigma_1 - 1} < 0\right), l'unique racine physiquement acceptable (v_{\mathrm{p}} > 0) est :
Pour \sigma_1 fixé, étudions les variations de la fonction g(u) = u + \sqrt{u^2 + \sigma_1 - 1} pour u = \cos\beta_0 \in ]0, 1[ :
La fonction g est strictement croissante par rapport à u = \cos\beta_0. Or, sur l'intervalle \left]0, \frac{\pi}{2}\right[, la fonction \beta_0 \mapsto \cos\beta_0 est strictement décroissante. Par composition, la vitesse v_{\mathrm{p}} est une fonction strictement décroissante de l'angle \beta_0.
Pour maximiser la vitesse de la planche à voile, il convient donc de :
Résultat
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : optimisation, finesse
Pour une direction de navigation fixe , comment choisir la valeur de pour obtenir la vitesse maximale ?
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Analyser les variations de la solution physique v_{\mathrm{p}}(\sigma_1) pour étudier la limite lorsque \sigma_1 se rapproche de sa borne inférieure.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer \sigma_1 en fonction du rapport adimensionné x = v_{\mathrm{p}}/v_{\mathrm{v}} à l'aide de la relation (5).
- Étudier les variations de la fonction reliant x et \sigma_1 pour une direction de navigation \beta_0 fixée afin de déterminer le sens de variation de v_{\mathrm{p}} avec \sigma_1.
- En déduire la valeur optimale de \sigma_1 compte tenu de la contrainte \sigma_1 > 1 établie à la question Q11.
Voir la réponse courteRéponse courte
Analyse de la dérivée de v_{\mathrm{p}} par rapport à \sigma_1 : minimiser la traînée de carène et maximiser la portance vélique pour accroître la vitesse.
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D'après la relation (5) établie à la question Q10 :
En introduisant le rapport adimensionné x = \frac{v_{\mathrm{p}}}{v_{\mathrm{v}}} > 0, cette relation se réécrit :
Pour une direction de navigation \beta_0 \in \left]0, \frac{\pi}{2}\right[ fixée, on a \cos\beta_0 > 0. La fonction g est continûment dérivable sur \mathbb{R}_+^* et sa dérivée vaut :
La fonction g est donc strictement décroissante de x \in ]0, +\infty[ vers ]\lim_{x\to+\infty} g(x), \lim_{x\to 0^+} g(x)[ = ]1, +\infty[.
Par conséquent, la vitesse de la planche v_{\mathrm{p}} = x\, v_{\mathrm{v}} est une fonction strictement décroissante de \sigma_1 : pour augmenter la vitesse v_{\mathrm{p}}, il faut diminuer \sigma_1.
Compte tenu de la borne inférieure \sigma_1 > 1 (question Q11), pour obtenir la vitesse maximale, il faut :
Résultat
Partie II : Physique des vagues
A · Les équations de la vague linéaire
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides
Notions : équation de continuité, conservation de la masse
En faisant un bilan de matière dans un petit volume pendant un temps élémentaire , établir la loi de conservation de la matière reliant , et , où et .
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Effectuer un bilan de masse d'entrée-sortie sur le parallélépipède élémentaire \mathrm{d}x\mathrm{d}y\mathrm{d}z pendant la durée \mathrm{d}t dans les directions x et z.
Voir la stratégieStratégie
Pour établir l'équation de conservation de la masse (équation de continuité) :
- Définir un volume de contrôle mésoscopique fixe (approche eulérienne) \mathrm{d}\tau = \mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z compris entre x et x+\mathrm{d}x, y et y+\mathrm{d}y, z et z+\mathrm{d}z.
- Exprimer la variation de la masse contenue dans ce volume pendant la durée \mathrm{d}t.
- Réaliser le bilan des flux de matière entrant et sortant à travers les faces, en exploitant l'invariance selon l'axe (O, \widehat{e}_y) et l'annulation de u_y.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan de masse sur un parallélépipède élémentaire \mathrm{d}x\mathrm{d}y\mathrm{d}z : \partial\rho/\partial t + \partial(\rho u_x)/\partial x + \partial(\rho u_z)/\partial z = 0.
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Considérons le volume fixe \mathrm{d}\tau = \mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z dans le référentiel d'étude. La masse de fluide contenue dans ce volume à la date t est :
Pendant l'intervalle de temps \mathrm{d}t, la variation de masse à l'intérieur du volume est :
Cette variation provient exclusivement des transferts convectifs à travers les six faces délimitant le volume :
À travers les faces orthogonales à \widehat{e}_x (d'aire \mathrm{d}y\,\mathrm{d}z) :
\begin{aligned} \delta m_{x,\text{entrant}} &= \rho(x, z, t)\,u_x(x, z, t)\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z\,\mathrm{d}t, \\ \delta m_{x,\text{sortant}} &= \rho(x+\mathrm{d}x, z, t)\,u_x(x+\mathrm{d}x, z, t)\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z\,\mathrm{d}t \\ &= \left[ \rho u_x + \frac{\partial(\rho u_x)}{\partial x}\mathrm{d}x \right] \mathrm{d}y\,\mathrm{d}z\,\mathrm{d}t, \end{aligned}soit un apport net selon x :
\delta m_{x,\text{net}} = \delta m_{x,\text{entrant}} - \delta m_{x,\text{sortant}} = -\frac{\partial(\rho u_x)}{\partial x}\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z\,\mathrm{d}t.À travers les faces orthogonales à \widehat{e}_y (d'aire \mathrm{d}x\,\mathrm{d}z) : la composante de la vitesse suivant y étant nulle (u_y = 0), il n'y a aucun flux de matière dans cette direction :
\delta m_{y,\text{net}} = 0.À travers les faces orthogonales à \widehat{e}_z (d'aire \mathrm{d}x\,\mathrm{d}y) : de manière analogue à la direction x :
\begin{aligned} \delta m_{z,\text{entrant}} &= \rho(x, z, t)\,u_z(x, z, t)\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}t, \\ \delta m_{z,\text{sortant}} &= \left[ \rho u_z + \frac{\partial(\rho u_z)}{\partial z}\mathrm{d}z \right] \mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}t, \end{aligned}soit un apport net selon z :
\delta m_{z,\text{net}} = -\frac{\partial(\rho u_z)}{\partial z}\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z\,\mathrm{d}t.
Par conservation de la matière, \mathrm{d}m = \delta m_{x,\text{net}} + \delta m_{y,\text{net}} + \delta m_{z,\text{net}}, ce qui donne :
En divisant par le volume \mathrm{d}\tau = \mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z et par la durée \mathrm{d}t, on obtient la loi locale de conservation de la matière :
Résultat
Question 16
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides
Notions : écoulement incompressible
Dans le cas où le fluide est incompressible, démontrer que cette relation devient simplement
Voir l'indiceIndice
Utiliser l'hypothèse d'incompressibilité \mathrm{d}\rho/\mathrm{d}t = 0 pour simplifier la divergence du champ de vitesse.
Voir la stratégieStratégie
Pour traduire le caractère incompressible du fluide, on peut procéder de deux manières équivalentes :
- En développant l'équation de continuité sous forme particulaire à l'aide de la dérivée totale \frac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}t} = \frac{\partial \rho}{\partial t} + \vec{u}\cdot\vec{\mathrm{grad}}\,\rho.
- En considérant un fluide de masse volumique uniforme et constante \rho = \text{cste}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Masse volumique uniforme et stationnaire \rho = \text{cste}, la divergence du champ des vitesses est nulle : \partial u_x/\partial x + \partial u_z/\partial z = 0.
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D'après l'équation de conservation de la masse établie à la question Q15 :
En développant les dérivées des produits, il vient :
On reconnaît dans les trois premiers termes la dérivée particulaire (ou totale) de la masse volumique :
L'incompressibilité du fluide signifie que le volume d'une particule fluide se conserve au cours de son mouvement, soit :
Remarque : si le fluide est de surcroît homogène, sa masse volumique est constante dans tout le domaine (\rho = \text{cste}), ce qui entraîne directement \frac{\partial \rho}{\partial t} = 0, \frac{\partial \rho}{\partial x} = 0 et \frac{\partial \rho}{\partial z} = 0.
L'équation de continuité se réduit alors à :
Comme la masse volumique du fluide est non nulle (\rho \neq 0), on obtient bien :
Résultat
Question 17
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides
Notions : potentiel des vitesses, équation de laplace
Montrer que le potentiel des vitesses vérifie l'équation de Laplace
Voir l'indiceIndice
Injecter la définition du potentiel des vitesses \vec{u} = \vec{\mathrm{grad}}\,\phi dans la condition d'incompressibilité \mathrm{div}\,\vec{u} = 0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écoulement irrotationnel donc \vec{u} = \vec{\nabla}\phi ; l'incompressibilité \mathrm{div}\,\vec{u} = 0 donne directement \Delta \phi = 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'hypothèse d'écoulement irrotationnel, le champ de vitesse dérive d'un potentiel scalaire \phi(x,z,t) :
Compte tenu de l'invariance selon la direction (O, \widehat{e}_y), les composantes de la vitesse s'écrivent :
D'après le résultat de la question Q16, le fluide étant incompressible, la divergence du champ de vitesse est nulle :
En injectant les expressions des composantes de la vitesse en fonction de \phi, on obtient :
Or, l'opérateur laplacien scalaire appliqué à \phi(x,z,t) est donné par :
Le potentiel des vitesses vérifie ainsi l'équation de Laplace :
Résultat
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : théorème de bernoulli instationnaire, équation d'euler
Montrer que la relation d'Euler permet d'écrire l'équation suivante :
où est une fonction que l'on ne cherchera pas à déterminer mais qui ne dépend que du temps. Quel résultat classique retrouve-t-on dans le cas d'un écoulement stationnaire ?
Voir l'indiceIndice
Exprimer \partial\vec{u}/\partial t sous forme de gradient du potentiel et intégrer spatialement l'équation d'Euler ; faire le lien avec l'écoulement permanent sans dépendance temporelle.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration spatiale de l'équation d'Euler avec \vec{u}=\vec{\nabla}\phi ; en régime stationnaire, on retrouve la relation de Bernoulli usuelle.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons l'équation d'Euler (6) donnée par l'énoncé pour un fluide homogène de masse volumique \rho constante :
En divisant cette relation par la masse volumique \rho, constante dans l'espace et le temps, on obtient :
Exprimons chaque terme sous la forme d'un gradient :
L'écoulement étant irrotationnel, \vec{u} = \vec{\mathrm{grad}}\,\phi. Par permutation des dérivées spatiales et temporelle (théorème de Schwarz), il vient :
\frac{\partial \vec{u}}{\partial t} = \frac{\partial}{\partial t}\left(\vec{\mathrm{grad}}\,\phi\right) = \vec{\mathrm{grad}}\left(\frac{\partial \phi}{\partial t}\right)Le champ de pesanteur dérive de l'altitude z :
g \widehat{e}_z = \vec{\mathrm{grad}}(gz)Le fluide étant homogène (\rho = \mathrm{cste}) :
\frac{1}{\rho}\vec{\mathrm{grad}}(p) = \vec{\mathrm{grad}}\left(\frac{p}{\rho}\right)
En regroupant l'ensemble des termes sous l'opérateur gradient par linéarité, l'équation s'écrit :
La nullité du gradient spatial implique que la quantité entre parenthèses ne dépend pas des coordonnées d'espace (x, z). Elle ne dépend donc que du temps t :
Dans le cas d'un écoulement stationnaire (\partial / \partial t = 0), les grandeurs ne dépendent plus du temps, donc f(t) = \mathrm{cste}. On retrouve alors le théorème de Bernoulli (ou relation de Bernoulli) :
Résultat
Question 19
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides
Notions : condition aux limites cinématique, surface libre
Montrer que, sur la surface libre , on a la relation
Voir l'indiceIndice
Exprimer que la surface libre est une surface matérielle d'équation F(x,z,t) = z - \eta(x,t) = 0 dont la dérivée particulaire \mathrm{d}F/\mathrm{d}t est identiquement nulle.
Voir la stratégieStratégie
Pour obtenir la condition aux limites cinématique à la surface libre :
- On traduit l'imperméabilité de la surface libre : une particule fluide située sur l'interface y demeure au cours du temps, ce qui s'exprime par le fait que la surface d'équation F(x,z,t) = z - \eta(x,t) = 0 est une surface matérielle.
- La dérivée particulaire \dfrac{\mathrm{d}F}{\mathrm{d}t} est donc identiquement nulle pour toute particule fluide de la surface libre.
- On développe cette dérivée à l'aide de la formule fournie par l'énoncé, puis on remplace le champ de vitesse \vec{u} par le gradient du potentiel des vitesses \vec{\nabla}\phi.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dérivée particulaire de la fonction f(x,z,t) = z - \eta(x,t) = 0 qui traduit l'imperméabilité de la surface libre.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La surface libre est une surface matérielle : les particules fluides qui la constituent restent en surface au cours de leur mouvement (il n'y a pas de transfert de masse à travers l'interface).
Définissons la fonction scalaire :
L'équation de la surface libre est ainsi F(x,z,t) = 0. Le caractère matériel de la surface libre impose que la dérivée particulaire de F soit nulle sur cette interface :
D'après l'expression de la dérivée particulaire rappelée par l'énoncé, pour tout champ scalaire F(x,z,t) :
Calculons les dérivées partielles de F(x,z,t) = z - \eta(x,t) :
En substituant ces dérivées dans la dérivée totale particulaire, il vient :
Comme l'écoulement est irrotationnel, la vitesse dérive d'un potentiel \vec{u} = \vec{\mathrm{grad}}(\phi), soit u_x = \dfrac{\partial \phi}{\partial x} et u_z = \dfrac{\partial \phi}{\partial z}. On obtient immédiatement la relation cherchée sur la surface libre z = \eta(x,t) :
Résultat
Question 20
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : condition aux limites dynamique, pression atmosphérique
Déterminer l'expression de la pression à la surface du fluide. En déduire une seconde condition de surface libre :
Voir l'indiceIndice
Utiliser la continuité de la pression à la traversée d'une interface non visqueuse sans tension superficielle (p = p_0), puis injecter ce résultat dans la relation de Bernoulli instationnaire.
Voir la stratégieStratégie
- Justifier la continuité de la pression à l'interface eau-atmosphère en l'absence de tension superficielle et de viscosité.
- Évaluer la relation de Bernoulli instationnaire établie à la question Q18 en z = \eta(x,t), en prenant la constante f_0 = p_0/\rho spécifiée par l'énoncé, pour en déduire l'expression de \eta.
Voir la réponse courteRéponse courte
Continuité de la pression à l'interface avec l'air (p=p_0), puis injection dans le Bernoulli instationnaire évalué en z=\eta.
Voir le corrigé completCorrigé complet
En l'absence d'effets de viscosité et en négligeant les forces de tension superficielle (effets capillaires), la composante normale de la contrainte est continue à la traversée de la surface libre. La pression dans le fluide à la surface libre z = \eta(x,t) s'identifie donc à la pression atmosphérique p_0, supposée constante et uniforme :
D'après la question Q18 et le préambule qui suit, l'équation d'Euler intégrée (relation de Bernoulli instationnaire) s'écrit dans tout le fluide :
En évaluant cette égalité sur la surface libre en z = \eta(x,t), où la pression vaut p(x, \eta, t) = p_0, on obtient :
Le terme statique \dfrac{p_0}{\rho} se compense de part et d'autre, ce qui conduit directement à la relation demandée :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : séparation des variables, équation de laplace
Montrer que les fonctions et sont solutions du système d'équations suivant :
où est une constante qui ne dépend ni des coordonnées spatiales ni du temps.
Voir l'indiceIndice
Insérer la solution sous forme produit \phi(x,z,t) = X(x,t)Z(z) dans l'équation de Laplace \partial^2\phi/\partial x^2 + \partial^2\phi/\partial z^2 = 0 et séparer les variables spatiales.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'équation de Laplace bidimensionnelle vérifiée par le potentiel des vitesses \phi(x,z,t) établie à la question Q17.
- Injecter l'ansatz de séparation des variables \phi(x,z,t) = X(x,t) Z(z) dans cette équation.
- Isoler les termes dépendant uniquement de (x,t) d'un côté et ceux dépendant uniquement de z de l'autre, pour conclure à l'égalité avec une constante indépendante des coordonnées spatiales et du temps.
Voir la réponse courteRéponse courte
Injection de \phi(x,z,t) = X(x,t)Z(z) dans \Delta\phi = 0, séparation des termes en x et en z égalés à une constante de séparation \mu.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q17, l'écoulement étant incompressible et irrotationnel, le potentiel des vitesses \phi(x,z,t) vérifie l'équation de Laplace bidimensionnelle dans le plan (x,z) :
On cherche une solution sous la forme séparée proposée par l'énoncé :
En calculant les dérivées partielles spatiales, il vient :
En injectant ces expressions dans l'équation de Laplace, on obtient :
Pour les points où \phi \neq 0 (c'est-à-dire X \neq 0 et Z \neq 0), divisons cette relation par X(x,t) Z(z) :
Le membre de gauche est une fonction qui dépend a priori de x et de t, mais est totalement indépendante de la variable spatiale z. Le membre de droite est une fonction qui dépend uniquement de z, indépendante de x et de t.
Pour que cette égalité soit satisfaite en tout point et à tout instant, les deux membres doivent être égaux à une même constante, notée \mu, indépendante de x, de z et de t :
On en déduit immédiatement le système différentiel recherché :
où \mu est une constante ne dépendant ni des coordonnées spatiales ni du temps.
Résultat
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : condition aux limites, onde progressive
En utilisant l'une des conditions de surface au repos montrer que les expressions
résolvent le problème. On exprimera la constante en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Calculer \partial\eta/\partial t pour la houle progressive et identifier avec \partial\phi/\partial z pris en z=0, ce qui fixe la constante \mu = k^2 et donne la valeur de \gamma.
Voir la stratégieStratégie
- Choisir parmi les deux conditions aux limites linéarisées en z=0 celle qui fait intervenir la dérivée spatiale \left.\frac{\partial \phi}{\partial z}\right|_{z=0}, c'est-à-dire la condition cinématique.
- Exprimer séparément la dérivée temporelle de \eta(x,t) et la dérivée spatiale du potentiel \phi(x,z,t)=X(x,t)Z(z) évaluée en z=0.
- Identifier terme à terme pour valider la forme de X(x,t), vérifier sa compatibilité avec l'équation issue de la séparation des variables, et exprimer la constante \gamma.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification de \mu = k^2 avec la forme sinusoïdale de X(x,t) et utilisation de la condition linéarisée en surface z=0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les deux conditions aux limites linéarisées à la surface libre au repos (z = 0) sont :
Considérons la première condition (condition cinématique). Avec l'onde de surface progressive \eta(x,t) = A \cos(kx - \omega t), la vitesse verticale de la surface libre s'écrit :
Par ailleurs, avec la décomposition par séparation des variables \phi(x,z,t) = X(x,t) Z(z), la composante verticale du gradient du potentiel en z=0 vaut :
où \left.\frac{\mathrm{d} Z}{\mathrm{d} z}\right|_{z=0} = \gamma = \text{cste}.
En égalant ces deux expressions valables pour tous x et t :
Cette égalité est identiquement vérifiée pour :
De plus, la dérivée spatiale seconde de cette fonction s'écrit :
ce qui satisfait bien l'équation différentielle spatiale établie à la question précédente :
Par identification directe, on en déduit l'expression de la constante \gamma :
Résultat
Question 23
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : condition d'imperméabilité au fond, profil vertical
En utilisant les résultats précédents complétés par la condition (7) au fond du réservoir, montrer qu'alors
où l'on exprimera la constante en fonction de et . La solution totale correspondante sera appelée par la suite « la vague linéaire ».
Voir l'indiceIndice
Résoudre l'équation différentielle en Z(z) en tenant compte de la condition d'imperméabilité au fond \mathrm{d}Z/\mathrm{d}z|_{z=-H} = 0 et de la dérivée en z=0.
Voir la stratégieStratégie
- Résoudre l'équation différentielle linéaire du second ordre vérifiée par Z(z), en adaptant la base de solutions sous la forme de fonctions hyperboliques centrées en z = -H.
- Appliquer la condition d'imperméabilité au fond du réservoir (z = -H) pour annuler l'une des deux constantes d'intégration.
- Utiliser la condition à la surface au repos issue de la question précédente (Z'(0) = \gamma) pour déterminer la constante \zeta.
Voir la réponse courteRéponse courte
Résolution de Z''(z) - k^2 Z(z) = 0 avec la condition d'imperméabilité u_z = \partial Z/\partial z = 0 en z = -H.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions Q21 et Q22, la fonction Z(z) vérifie l'équation différentielle :
La solution générale peut s'écrire sous la forme de combinaisons linéaires de fonctions hyperboliques centrées en z = -H :
où C_1 et C_2 sont deux constantes réelles. Sa dérivée par rapport à z vaut :
La condition aux limites (7) au fond du réservoir impose l'annulation de la vitesse verticale en z = -H, valable pour tout x et tout t :
Or, en z = -H :
La fonction Z(z) se réduit donc à :
En utilisant le résultat de la question Q22, la condition à la surface au repos s'écrit :
On en déduit la constante C_1 :
En posant \zeta = \frac{A\omega}{k}, on obtient bien la forme requise :
Le potentiel des vitesses décrivant la vague linéaire est ainsi :
Résultat
Question 24
ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : relation de dispersion, onde de gravité
En utilisant la condition de surface au repos non encore utilisée, établir la relation de dispersion de l'onde entre et la tangente hyperbolique de .
Voir l'indiceIndice
Injecter les expressions de \eta(x,t) et de \phi(x,0,t) dans la condition dynamique linéarisée \eta = -(1/g)\partial\phi/\partial t|_{z=0}.
Voir la stratégieStratégie
La condition cinématique à la surface au repos a été exploitée à la question Q22. Il s'agit ici d'utiliser la condition dynamique linéarisée en z = 0 :
en y injectant l'expression de \phi(x,z,t) obtenue à la question Q23 et celle de \eta(x,t) donnée par l'énoncé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Combinaison des deux conditions aux limites linéarisées en surface libre pour aboutir à \omega^2 = gk \tanh(kH).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q23, le potentiel des vitesses de la vague linéaire s'écrit :
En évaluant ce potentiel en z=0, on obtient :
La dérivée temporelle de ce potentiel en surface vaut donc :
En injectant cette dérivée dans la condition aux limites dynamique linéarisée en z=0 :
Or, le profil de la surface libre est donné par :
L'identification de ces deux expressions pour toute position x et tout instant t impose :
d'où la relation de dispersion :
Résultat
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs ; Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : vitesse de phase, eau peu profonde
Calculer la vitesse de phase de la vague linéaire. Déterminer les deux expressions limites de lorsque la profondeur du réservoir est petite ou grande devant la longueur d'onde de la vague linéaire. On commentera les expressions obtenues.
Voir l'indiceIndice
Calculer le rapport \omega/k et effectuer les développements asymptotiques pour kH \ll 1 (eau peu profonde) et kH \gg 1 (eau profonde) en précisant le caractère dispersif.
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser la définition de la vitesse de phase v_{\varphi} = \omega/k appliquée à la relation de dispersion établie à la question Q24.
- Exprimer le produit adimensionné kH = 2\pi H/\lambda pour étudier les deux cas limites de la tangente hyperbolique : H \ll \lambda (faible profondeur) et H \gg \lambda (eau profonde).
- Commenter la dépendance en fréquence/longueur d'onde (caractère dispersif ou non) et l'influence du fond marin.
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Expression v_\varphi = \sqrt{(g/k)\tanh(kH)} ; cas eau profonde (v_\varphi = \sqrt{g/k}, dispersif) et eau peu profonde (v_\varphi = \sqrt{gH}, non dispersif).
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La vitesse de phase d'une onde monochromatique est définie par :
En utilisant la relation de dispersion obtenue à la question Q24, \omega^2 = gk\tanh(kH), on en déduit l'expression générale de la vitesse de phase :
La longueur d'onde étant reliée au nombre d'onde par \lambda = 2\pi/k, le produit adimensionné s'écrit :
1. Cas d'une faible profondeur (eau peu profonde : H \ll \lambda) On a dans ce cas kH \ll 1. Au premier ordre de développement limité :
L'expression de la vitesse de phase devient alors :
2. Cas d'une grande profondeur (eau profonde : H \gg \lambda) On a cette fois kH \gg 1. La fonction tangente hyperbolique tend asymptotiquement vers 1 :
L'expression de la vitesse de phase se réduit à :
Résultat
Question 26
ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : vitesse de groupe, relation de dispersion
Déterminer l'expression de la vitesse de groupe de la vague linéaire en profondeur arbitraire. Montrer la relation où est un entier que l'on déterminera. En déduire les valeurs extrêmes du rapport .
Voir l'indiceIndice
Dériver la pulsation par rapport à k via 2\omega\,\mathrm{d}\omega = \mathrm{d}[\omega^2], utiliser la dérivée de la tangente hyperbolique et exprimer le résultat sous la forme demandée avec n=2.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la vitesse de groupe v_g = \dfrac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} en dérivant la relation de dispersion obtenue à la question Q24 sous la forme \omega^2(k).
- Exprimer la dérivée de \tanh(kH) pour faire apparaître le produit \sinh(kH)\cosh(kH) = \frac{1}{2}\sinh(2kH), puis identifier la vitesse de phase v_{\varphi} = \omega/k et l'entier n.
- Étudier les limites du rapport v_g/v_{\varphi} dans les cas asymptotiques d'eau peu profonde (kH \to 0) et d'eau profonde (kH \to +\infty).
Voir la réponse courteRéponse courte
Dérivation de \omega(k) : v_g = \mathrm{d}\omega/\mathrm{d}k, identification de n=2 et étude des limites v_g/v_\varphi \to 1/2 (eau profonde) et 1 (hauts-fonds).
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Par définition, la vitesse de groupe de l'onde est donnée par :
D'après la relation de dispersion établie à la question Q24, on a :
En dérivant cette relation par rapport à la variable d'espace k, il vient :
Sachant que \dfrac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}X}\tanh(X) = 1 - \tanh^2(X) = \dfrac{1}{\cosh^2(X)}, on obtient :
En mettant le terme g\tanh(kH) en facteur :
En utilisant l'identité trigonométrique \sinh(2kH) = 2\sinh(kH)\cosh(kH), on a :
D'où :
En divisant par 2\omega et en reconnaissant le rapport \dfrac{g\tanh(kH)}{\omega} = \dfrac{\omega^2/k}{\omega} = \dfrac{\omega}{k} = v_{\varphi} :
Par identification avec la relation demandée v_g = \dfrac{v_{\varphi}}{n}\left[1 + \dfrac{nkH}{\sinh(2kH)}\right], on déduit immédiatement que :
L'expression de la vitesse de groupe en profondeur arbitraire est donc :
Étudions à présent le rapport \dfrac{v_g}{v_{\varphi}} = \dfrac{1}{2} \left[ 1 + \dfrac{2kH}{\sinh(2kH)} \right] en fonction de la profondeur adimensionnée X = kH > 0 :
En eau très peu profonde (kH \ll 1) : Au premier ordre, \sinh(2kH) \underset{kH \to 0}{\sim} 2kH, d'où :
\lim_{kH \to 0} \frac{v_g}{v_{\varphi}} = \frac{1}{2}(1 + 1) = 1En eau très profonde (kH \gg 1) : L'exponentielle l'emporte au dénominateur et \dfrac{2kH}{\sinh(2kH)} \underset{kH \to +\infty}{\longrightarrow} 0, d'où :
\lim_{kH \to +\infty} \frac{v_g}{v_{\varphi}} = \frac{1}{2}(1 + 0) = \frac{1}{2}
La fonction u \mapsto \dfrac{u}{\sinh u} étant strictement décroissante sur ]0, +\infty[, le rapport v_g/v_{\varphi} décroît de manière monotone. Les valeurs extrêmes du rapport sont :
Résultat
Question 27
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs ; Signaux et propagation
Notions : battement, paquet d'ondes
Montrer que la vague résultante (surface du fluide) peut se mettre sous la forme . On donnera l'expression des 4 paramètres et en fonction de et . Tracer le profil cette vague résultante à un instant fixé en représentant les longueurs d'ondes et sur le même schéma.
Voir l'indiceIndice
Utiliser la formule trigonométrique de Simpson transformant une somme de cosinus en produit de cosinus, et identifier les pulsations et nombres d'onde moyenne et demi-différence.
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- Appliquer le principe de superposition pour sommer les deux ondes \eta_1 et \eta_2 et utiliser la formule d'addition trigonométrique \cos p + \cos q = 2\cos\left(\frac{p-q}{2}\right)\cos\left(\frac{p+q}{2}\right).
- Identifier les grandeurs en imposant les conditions d'ordre k < k' et \omega < \omega'.
- Tracer le profil spatial à t fixé en mettant en évidence le phénomène de battements spatiaux, avec l'enveloppe de modulation de période spatiale \lambda et les oscillations rapides de longueur d'onde \lambda'.
Voir la réponse courteRéponse courte
Formule de trigonométrie de superposition de deux ondes sinusoïdales (battements) et tracé de la porteuse modulée par l'enveloppe.
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Dans le cadre de la théorie linéaire, la surface résultante est la superposition des deux vagues :
En utilisant la formule trigonométrique \cos p + \cos q = 2\cos\left(\frac{p-q}{2}\right)\cos\left(\frac{p+q}{2}\right), il vient :
Supposons, sans perte de généralité, k_1 > k_2. La relation de dispersion \omega^2 = gk\tanh(kH) montre que \omega(k) est une fonction strictement croissante de k, de sorte que \omega_1 > \omega_2. En posant :
les nombres d'ondes et pulsations étant strictement positifs, on vérifie immédiatement que :
La vague résultante s'écrit bien sous la forme demandée :
avec les paramètres :
À un instant t fixé (choisi arbitrairement à t=0 quitte à translater l'origine des coordonnées), le profil spatial correspond à un signal modulé en amplitude (phénomène de battements spatiaux) :
- Une onde porteuse rapide de pulsation spatiale k' et de longueur d'onde \lambda' = \frac{2\pi}{k'}.
- Une enveloppe lente d'amplitude modulée 2A\cos(kx) dont la période spatiale fondamentale est \lambda = \frac{2\pi}{k} (l'écart entre deux nœuds consécutifs de l'enveloppe valant \lambda/2).
Résultat
B · De l'influence du fond
Question 28
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques ; Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : front d'onde, réfraction des ondes
Que représentent les lignes pointillées orthogonales aux vecteurs d'ondes sur la figure 4 ? Montrer que la condition de continuité des profils de vague à l'interface impose d'une part des amplitudes identiques dans les deux zones et, d'autre part, une relation entre les angles et de la forme où l'on précisera la fonction .
Voir l'indiceIndice
Reconnaître les surfaces d'onde (crêtes de vague) et écrire la continuité de la phase spatio-temporelle le long de la ligne de discontinuité x=0, analogue aux lois de Snell-Descartes.
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Crêtes des vagues orthogonales à \vec{k} ; continuité spatiale de la phase à l'interface conduisant à \sin i_1 / \sin i_2 = \sqrt{H_1/H_2}.
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1. Signification des lignes pointillées
Pour une onde plane progressive de profil \eta(\vec{R}, t) = A\cos(\vec{k}\cdot\vec{R} - \omega t), la phase spatio-temporelle est constante le long de plans orthogonaux au vecteur d'onde \vec{k}.
Dans le plan horizontal (x,y), ces plans se réduisent à des droites : les lignes pointillées orthogonales aux vecteurs d'onde représentent donc les lignes d'onde (ou fronts d'onde, correspondant par exemple aux lignes de crêtes des vagues), c'est-à-dire les ensembles de points d'égale phase à un instant t donné :
2. Condition de continuité à l'interface
L'interface entre les deux milieux se situe en x = 0. Le vecteur position s'écrit \vec{R} = x\widehat{e}_x + y\widehat{e}_y. D'après la figure 4, les angles i_1 et i_2 étant définis par rapport à la direction orthogonale à l'interface (axe x), les composantes des vecteurs d'onde sont :
À l'interface x = 0, les profils de surface dans les deux zones valent :
La continuité du profil d'onde \eta impose, en l'absence d'onde réfléchie, l'égalité \eta_1(0, y, t) = \eta_2(0, y, t) pour tout y \in \mathbb{R} et tout instant t :
En évaluant les valeurs maximales atteintes par ces signaux, on obtient immédiatement l'égalité des amplitudes :
\boxed{A_1 = A_2}Cette égalité étant vérifiée pour tout y et tout t, les phases doivent coïncider à 2\pi près pour tout y, ce qui impose l'égalité des composantes tangentielles des vecteurs d'onde :
k_1 \sin i_1 = k_2 \sin i_2 \iff \frac{\sin i_1}{\sin i_2} = \frac{k_2}{k_1}.
3. Relation entre les angles et les profondeurs
D'après le préambule, le fluide est dans le régime des faibles profondeurs (k_1 H_1 \ll 1 et k_2 H_2 \ll 1). La relation de dispersion établie à la question Q25 donne :
Puisque la pulsation \omega est identique dans les deux zones, le rapport des normes des vecteurs d'onde s'écrit :
On en déduit la relation recherchée :
La fonction f est donc :
Résultat
Question 29
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : réfraction des vagues
En déduire la façon dont varie la direction de propagation des vagues lorsqu'elles approchent du bord de mer, en supposant une variation continue de la profondeur.
Voir l'indiceIndice
Utiliser la relation de dispersion en eau peu profonde \omega \approx k\sqrt{gH} et la conservation de la composante tangentielle du vecteur d'onde pour observer l'évolution de l'angle i quand H \to 0.
Voir la stratégieStratégie
- Généraliser la loi établie à la question Q28 au cas d'un milieu d'indice effectif continûment variable par analogie avec la loi de Snell-Descartes.
- Étudier l'évolution de l'angle i lorsque la profondeur H décroît à l'approche de la côte.
- Conclure sur l'orientation du vecteur d'onde et des crêtes par rapport au rivage.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lorsque H décroît vers la côte, l'angle i diminue d'après la loi de réfraction : les crêtes de vagues s'alignent parallèlement au rivage.
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D'après le résultat de la question Q28, la traversée d'une variation de profondeur vérifie :
En modélisant la diminution progressive de la profondeur jusqu'au rivage comme une succession continue de strates de profondeur décroissante H(x), cette relation se généralise sous la forme d'un invariant de propagation :
À l'approche du bord de mer, la profondeur H(x) diminue (H \to 0). Par conséquent :
- le rapport \sin i(x) = \mathrm{cste} \times \sqrt{H(x)} diminue ;
l'angle i (compris entre 0 et \pi/2) décroît et tend vers zéro :
\lim_{H \to 0} i = 0
La direction de propagation du vecteur d'onde \vec{k} se redresse donc continûment pour devenir normale à la ligne de côte (colinéaire à \widehat{e}_x).
Résultat
Question 30
DifficileTemps estimé : ≈ 10 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs ; Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques
Notions : conservation du flux d'énergie, hauts-fond
Déterminer l'expression du rapport des amplitudes de vagues dans les deux zones en fonction du rapport des vitesses de groupe. Comment varie l'amplitude de la vague à l'approche du rivage ? Commenter ce résultat en considérant ceux de la question 28.
Voir l'indiceIndice
Écrire la conservation du flux de puissance mécanique \mathrm{d}P entre le milieu 1 et le milieu 2, puis relier la vitesse de groupe à la profondeur H pour en déduire la loi de variation de l'amplitude.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la conservation du flux d'énergie mécanique moyen à travers l'interface x = 0 pour une onde se propageant selon \widehat{e}_x en l'absence de dissipation et d'onde réfléchie.
- Relier la vitesse de groupe à la profondeur H en régime d'eau peu profonde (kH \ll 1) pour en déduire l'évolution de l'amplitude A à l'approche du rivage (H \to 0).
- Confronter ce résultat à celui de la question 28 (A_1 = A_2) en soulignant les limites du modèle sans onde réfléchie pour une marche abrupte et la pertinence de l'approche énergétique pour une variation continue de profondeur (loi de Green).
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Conservation du flux de puissance acoustique/mécanique A^2 v_g = \text{cste} : l'amplitude augmente à l'approche de la côte car v_g décroît.
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En l'absence de dissipation et d'onde réfléchie, le flux moyen d'énergie mécanique traversant l'interface x = 0 sur une largeur \mathrm{d}y se conserve intégralement entre la zone 1 (x < 0) et la zone 2 (x > 0) :
En remplaçant l'énergie mécanique surfacique par E_{\mathrm{m}} = \frac{1}{2}\rho g A^2, on obtient :
On en déduit le rapport des amplitudes dans les deux zones :
Évolution de l'amplitude à l'approche du rivage D'après les questions 25 et 26, dans le régime d'eau peu profonde (kH \ll 1) qui caractérise l'approche des côtes, l'onde n'est pas dispersive et la vitesse de groupe est égale à la vitesse de phase :
À l'approche du rivage, la profondeur H diminue (H \to 0), ce qui entraîne une diminution de la vitesse de groupe v_g. Par conservation du flux d'énergie, l'amplitude varie selon la loi de Green :
Par conséquent, l'amplitude de la vague augmente à mesure qu'elle s'approche du rivage.
Commentaire et comparaison avec la question 28 À la question 28, la simple continuité du profil de surface libre \eta(x,t) en x = 0 imposait A_1 = A_2, prédisant ainsi une amplitude invariante :
- Ce résultat A_1 = A_2 est un artefact du modèle très idéalisé de la question 28 : imposer à la fois l'absence totale de réflexion et la continuité brute de \eta à travers une marche de profondeur abrupte est incompatible avec la conservation du flux d'énergie.
- En réalité, pour une variation lente et continue de la profondeur (pente douce du fond marin vers la plage), la réflexion est effectivement négligeable (approximation WKB / adiabatique). C'est alors le bilan d'énergie qui régit l'évolution de la houle : le ralentissement de l'onde conduit à un resserrement de l'énergie et à une élévation de la hauteur de la vague (effet de haut-fond ou shoaling), jusqu'à ce que les non-linéarités provoquent son déferlement.
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2023 ?
Surtout 4 chapitres : Cinématique et dynamique du point (28 % des questions, partie I), Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs (18 %), Dynamique des fluides parfaits (17 %) et Cinématique des fluides (15 %). Plus ponctuellement : Fluides visqueux, Description d'un système thermodynamique, Référentiels non galiléens et forces d'inertie, Signaux et propagation, Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques…
Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2023 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2023 ?
Environ 3 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2023 ?
Q30 (conservation du flux d'énergie), cotée 4 sur 4 dans ce corrigé.
Quelles questions classiques faut-il savoir refaire dans le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2023 ?
Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2023 ?
Le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2023 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet plutôt accessible. Le jury juge la totalité du sujet accessible et de longueur raisonnable, tout en notant que le temps a manqué à beaucoup de candidats en fin de seconde partie. Moyenne : 11,87/20 (écart-type 4,43, 3 590 présents).
Quelle distance correspond à la longueur d'onde d'enveloppe λ en Q27 ?
La période spatiale complète du cosinus modulant : elle vaut \lambda = 2\pi/k. Il ne faut pas la confondre avec la distance séparant deux ventres ou deux nœuds consécutifs du paquet d'ondes, qui ne représente qu'une demi-longueur d'onde \lambda/2 = \pi/k.
À quel phénomène classique se rattache la relation d'angle en Q28 ?
À la réfraction selon les lois de Snell-Descartes : la vitesse de phase étant proportionnelle à \sqrt{H}, la diminution de profondeur joue le rôle d'un milieu plus réfringent. Les lignes de crête tournent ainsi pour s'aligner parallèlement au rivage.
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