ENS Physique PC 2001, épreuve LCSujet
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SESSION 2001
Filière Physique - Chimie
PHYSIQUE
(Épreuve commune aux ENS : Lyon et Cachan)
Durée : 5 heures
L'usage de calculatrices électroniques de poche à alimentation autonome, non imprimantes et sans document d'accompagnement, est autorisé. Cependant, une seule calculatrice à la fois est admise sur la table ou le poste travail, et aucun échange n'est autorisé entre les candidats.
Filière Physique - Chimie
PHYSIQUE
(Épreuve commune aux ENS : Lyon et Cachan)
Durée : 5 heures
L'usage de calculatrices électroniques de poche à alimentation autonome, non imprimantes et sans document d'accompagnement, est autorisé. Cependant, une seule calculatrice à la fois est admise sur la table ou le poste travail, et aucun échange n'est autorisé entre les candidats.
Un liquide contenant des particules microscopiques en suspension diffuse la lumière incidente dans toutes les directions. Un objet immergé dans un tel liquide n'est donc pas toujours visible à l'œil nu. II peut cependant être détecté par l'analyse du rayonnement transmis dans la direction d'incidence. L'intérêt de cette détection, en imagerie biomédicale par exemple, justifie l'étude du rayonnement diffusé. Dans ce problème, on étudie la diffusion de lumière dans un milieu modèle constitué par une suspension dans l'eau de sphères de polystyrène microscopiques.
Dans la première partie, on étudie le principe d'un modulateur acousto-optique, qui permet de décaler la fréquence d'une onde optique en lui faisant traverser un cristal parcouru par une onde acoustique.
La deuxième partie est consacrée à l'étude d'un dispositif expérimental, utilisant entre autres le modulateur étudié dans la première partie, et permettant l'étude quantitative du phénomène.
On s'intéresse dans la troisième partie au calcul du champ électromagnétique diffusé par une unique sphère de polystyrène, ce qui permet de justifier l'expression de la section efficace de diffusion utilisée dans la deuxième partie.
Les trois parties sont largement indépendantes.
Il est demandé aux candidats de rappeler les numéros identifiant une question avant la solution qu'ils proposent.
◻ Notations
Il est demandé aux candidats de rappeler les numéros identifiant une question avant la solution qu'ils proposent.
- Dans tout le problème, l'espace est rapporté à trois axes
Ox, Oy, Oz , auxquels est associée la base orthonormée directee⃗_x, e⃗_y, e⃗_z . Le pointM de l'espace est repéré par le vecteurr⃗ = OM^(→−) . - On utilise pour les fonctions sinusoïdales du temps la notation complexe. La fonction réelle
x = X_m cos(ωt + φ) sera notée, en omettant, pour alléger l'écriture, le symbole Re (partie réelle) :
L'amplitude complexe
X_– de
x est définie par :
On rappelle que la valeur moyenne sur une période
T = 2π/ω du produit de deux fonctions sinusoïdales
x_1(t) = X_(1_m)cos(ωt + φ_1) et
x_2(t) = X_(2m)cos(ωt + φ_2) s'exprime simplement en fonction de leurs amplitudes complexes :
où
X_–^∗ désigne le complexe conjugué de
X_– .
- La notation sinc désigne le sinus cardinal défini par:
sinc(x) = sin(x)/x . -
c désigne la vitesse de la lumière dans le vide,ε_0 la permittivité du vide, etμ_0 la perméabilité du vide.
◻ Formulaire
I Modulateur acousto-optique
I.A
I.A
On considère deux milieux diélectriques, non magnétiques, homogènes et isotropes, d'indices de réfraction
n_1 et
n_2 . Le milieu d'indice
n_1 occupe le demi-espace
z < 0 , le milieu d'indice
n_2 le demi-espace
z > 0 . Le plan
z = 0 constitue ainsi un dioptre plan.
Une onde plane progressive, monochromatique de pulsation
a , se propage dans le milieu d'indice
n_1 . Le champ électrique
E⃗_i de cette onde est polarisé rectilignement selon
e⃗_y ; son vecteur d'onde
k⃗_i fait avec
Oz un angle
i (angle d'incidence). On admet que les ondes réfléchie et transmise par le dioptre sont planes, monochromatiques de pulsation
u , de champs électriques
E⃗_r et
E⃗_t polarisés selon
e⃗_y .
Les champs électriques, à l'instant
t et au point
M de l'espace, sont écrits sous la forme :
ce qui définit les coefficients de réflexion
R et de transmission
T en amplitude.
I.A. 1 Rappeler, sans les démontrer, les relations de passage du champ électromagnétique à la traversée du dioptre, qu'on exprimera pourE⃗ et
B⃗ .
I.A. 2 En déduire les lois de la réflexion et de la réfraction de Snell-Descartes (on désignera pari^′ l'angle de réfraction).
I.A. 3 CalculerR en fonction de
n_1, n_2, i et
i^′ .
I.A. 4 On considère dans toute la suite que les indicesn_1 et
n_2 sont très proches, et on pose
n = n_1 ≈ n_2 ,
δn = n_2 − n_1 et
θ = π/2 − i .
I.A. 1 Rappeler, sans les démontrer, les relations de passage du champ électromagnétique à la traversée du dioptre, qu'on exprimera pour
I.A. 2 En déduire les lois de la réflexion et de la réfraction de Snell-Descartes (on désignera par
I.A. 3 Calculer
I.A. 4 On considère dans toute la suite que les indices
Montrer que le coefficient de réflexion s'écrit alors :
I.B
On se propose maintenant de montrer que l'onde réfléchie sur un dioptre en mouvement voit sa fréquence décalée par effet Doppler.
I.B. 1 Le référentielR étant associé au trièdre (
Oxyz ), on considère le référentiel
R^′ en translation par rapport à
R à la vitesse
− Ve⃗_z , auquel on associe le trièdre (
O^′ xyz ) avec
OO^′^(→−) = − Vte⃗_z . La vitesse
V est suffisamment faible devant la vitesse
c de la lumière pour que l'on puisse négliger les effets relativistes et considérer que le champ électrique en un point
M à l'instant
t a la même valeur dans les deux référentiels
R et
R^′ .
I.B. 1 Le référentiel
Le champ électrique d'une onde s'écrit dans
R
Montrer que, dans
R^′ , si l'on pose
r⃗^′ = O^′ M^(→−) , ce champ peut s'écrire :
et déterminer
u^′ et
k⃗^′ en fonction de
u, k⃗ et
V .
I.B. 2 Le dioptre considéré en (I.A.) est éclairé dans les mêmes conditions, mais il se translate maintenant à la vitesse− e⃗_z par rapport au référentiel
R .
I.B. 2 Le dioptre considéré en (I.A.) est éclairé dans les mêmes conditions, mais il se translate maintenant à la vitesse
Montrer que, dans
R , la pulsation
c_r de l'onde réfléchie est différente de la pulsation
c_i de l'onde incidente, et que le décalage
Δω = ω_r − ω_i vaut:
I.C
Pour réaliser expérimentalement un dispositif permettant, sur ce principe, de décaler la fréquence d'une onde électromagnétique, on peut utiliser la propagation d'une onde acoustique dans un cristal. Une onde acoustique plane, de fréquence
f et de longueur d'onde
Λ , se propageant selon
Oz dans la direction
z < 0 , induit une modulation de l'indice de réfraction du cristal autour d'une valeur moyenne
n_c , selon :
avec
Δn > 0 et
Δn≪n_c .
Pour décrire l'interaction entre l'onde électromagnétique et l'onde acoustique, on adopte le modèle suivant, qui rend correctement compte des observations expérimentales. Le cristal est considéré comme une juxtaposition de petites tranches d'épaisseurδz très inférieure à
Λ , et donc d'indice pratiquement uniforme. Entre deux tranches successives, il y a un saut d'indice
δ_n = (∂n)/(∂z)δ_z : chaque interface entre deux tranches élémentaires constitue un dioptre plan. Du fait de la propagation de l'onde acoustique, chacun de ces dioptres se déplace à vitesse
V⃗ = − √(e_z) , constante.
Pour décrire l'interaction entre l'onde électromagnétique et l'onde acoustique, on adopte le modèle suivant, qui rend correctement compte des observations expérimentales. Le cristal est considéré comme une juxtaposition de petites tranches d'épaisseur
Le cristal occupe la région de l'espace comprise entre les plans
x = − e/2 et
x = e/2 ; on le suppose de grandes dimensions selon
Oy et
Oz . Le milieu extérieur, homogène, est d'indice
n_a . Les faces
x = − e/2 et
x = e/2 subissent un traitement anti-reflets : on considérera que les coefficients de transmission à travers ces faces sont égaux à 1 .
On éclaire la face
x = − e/2 du cristal par une onde plane, de champ électrique
dont le vecteur d'onde
k⃗_i fait un angle
θ_a avec
e⃗_x .
L'amplitude
Δn de la variation d'indice étant très faible devant
n_c , l'onde réfractée dans le cristal s'y propage presque comme si l'indice était uniformément
n_c : elle est quasi plane, de vecteur d'onde
k⃗_c faisant avec
e⃗_x un angle
θ_c , d'amplitude pratiquement constante et égale à
E_0 . Cependant, chaque interface entre deux tranches élémentaires du cristal réfléchit une onde élémentaire, d'amplitude très faible devant
E_0 (figure 1). Ces ondes élémentaires émergent du cristal en
x = e/2 . Leur superposition, dans l'air, constitue l'onde réfléchie.
.jpg)
Figure 1: Réflexion de l'onde incidente sur un plan d'onde acoustique.
I.C. 1 On considère un plan
Σ orthogonal à la direction de l'onde réfléchie. Calculer, au niveau de
Σ , le déphasage
φ(z_i) entre l'onde élémentaire réfléchie par l'interface
z = z_i et celle réfléchie en
z = 0 . On exprimera
φ(z_i) en fonction de la longueur d'onde
λ_0 dans le vide de l'onde incidente et on négligera évidemment pour ce calcul la célérité des ondes acoustiques devant celle de la lumière.
I.C. 2 Les interfaces atteintes par l'onde incidente sont comprises entrez = − L/2 et
z = L/2 . Montrer que l'amplitude complexe du champ total réfléchi peut se mettre sous la forme :
I.C. 2 Les interfaces atteintes par l'onde incidente sont comprises entre
où
K est un réel positif et
ψ un déphasage arbitraire dépendant du choix de
Σ . Préciser les expressions de
K et
α(t) en fonction des données.
I.C. 3 Montrer que les deux termes contribuant à l'amplitude du champ réfléchi sont respectivement maximaux pour deux valeurs deθ_a opposées, notées respectivement
θ_B et
− θ_B (angles de Bragg). On négligera pour cela la variation de
K avec
θ_a , et on justifiera a posteriori cette approximation, compte tenu des ordres de grandeur des différents paramètres :
I.C. 3 Montrer que les deux termes contribuant à l'amplitude du champ réfléchi sont respectivement maximaux pour deux valeurs de
Représenter l'allure de la variation avec
sin(θ_a) de l'intensité lumineuse émergente.
I.C. 4 Vérifier qu'à l'incidence de Bragg les ondes élémentaires réfléchies par l'interface enz = z_i et par celle en
z = z_i + Λ interfèrent constructivement.
I.C. 5 On envisage séparément les casθ_a = + θ_B et
θ_a = − θ_B représentés sur la figure 2
I.C. 4 Vérifier qu'à l'incidence de Bragg les ondes élémentaires réfléchies par l'interface en
I.C. 5 On envisage séparément les cas

Figure 2: Onde incidente sous l'incidence de Bragg.
Montrer que l'onde optique réfléchie est décalée en fréquence de :
avec un signe que l'on précisera pour chacune des deux configurations, et expliquer pourquoi ce décalage de fréquence est cohérent avec le résultat établi à la question (I.B.2).
II Etude d'un dispositif expérimental
Figure 3: Interféromètre de Mach-Zehnder

Un interféromètre de Mach-Zehnder, représenté sur la figure 3, est constitué de deux lames semi-transparentes identiques (
L_E ) et (
L_S ), et de deux miroirs de renvoi (
M_1 ) et (
M_2 ).
On éclaire la lame d'entrée (
L_E ) par le faisceau d'un laser hélium-néon, de longueur d'onde dans le vide
λ_0 = 632, 8 nm et de pulsation
ω = 2πc/λ_0 .
Le faisceau transmis par (
L_E ) traverse ensuite un modulateur acousto-optique, du type de celui étudié dans la première partie, dont l'effet est de décaler la fréquence du rayonnement. Ce modulateur est alimenté par un générateur de radiofréquences (RF), de fréquence
f = 50MHz , qui délivre un signal
m(t) = m_0 cos(2πft) . Les ondes acoustiques produites ont ainsi la fréquence
f . Comme on l'a montré dans la première partie, l'onde lumineuse émergeant du modulateur a alors pour pulsation
ω + Δω , avec :
Le faisceau est ensuite réfléchi sur
(M_1) puis sur
(L_S) . On désignera dans la suite par "bras de référence" le bras correspondant de l'interféromètre. Dans l'autre bras, que l'on appellera "bras de mesure", le faisceau réfléchi par (
L_E ) est ensuite réfléchi par (
M_2 ) puis transmis par (
L_S ).
L'interféromètre est réglé de telle façon que les deux faisceaux soient ensuite superposés au niveau d'un détecteur, qui délivre un signal électrique
s(t) proportionnel à la puissance totale
P(t) qu'il reçoit sur sa fenêtre d'entrée :
II.A
La fenêtre d'entrée du détecteur est un carré de côté
b , orthogonal à
Oz et correspondant dans le plan
Oxy à
On désigne par
E⃗_0 le champ électrique de l'onde provenant du bras de référence, et par
E⃗_1 le champ provenant du bras de mesure. Au niveau du détecteur, ces deux champs s'écrivent :
On notera
I_0 et
I_1 les intensités correspondantes.
II.A. 1 On suppose que les deux faisceaux émergeant de l'interféromètre sont parfaitement alignés, se propageant selonOz . Calculer
s(t) en fonction de
I_0 et
I_1 et montrer que l'on doit détecter un signal de battement à la fréquence
f .
II.A. 2 Du fait de l'inévitable imperfection du réglage de l'interféromètre, les faisceaux font en réalité entre eux un petit angleα , au niveau du détecteur. On considérera, par exemple, que l'un des faisceaux arrive sur la fenêtre sous incidence normale et l'autre sous incidence
α . Que devient l'amplitude du signal de battement détecté ? Conclure.
II.A. 3 La largeur de la fenêtre estb = 2 mm . Quelle valeur de l'angle
α entre les deux faisceaux peut-on tolérer pour ne pas être gêné par le problème mis en évidence à la question précédente ? On supposera dans la suite que l'alignement est convenablement réalisé.
II.B
II.A. 1 On suppose que les deux faisceaux émergeant de l'interféromètre sont parfaitement alignés, se propageant selon
II.A. 2 Du fait de l'inévitable imperfection du réglage de l'interféromètre, les faisceaux font en réalité entre eux un petit angle
II.A. 3 La largeur de la fenêtre est
II.B
On cherche maintenant à mesurer l'amplitude du signal de battement à l'aide du dispositif électronique schématisé sur la figure 4, qui comprend deux multiplieurs analogiques et un filtre passe-bas de fréquence de coupure
f_c .
Les signaux d'entrée du premier multiplieur sont le signal
s(t) délivré par le photodétecteur et le signal de référence
m(t) délivré par le générateur RF qui alimente aussi le modulateur.
.jpg)
Figure 4: Traitement électronique du signal
s(t) délivré par le photorécepteur.
II.B. 1 Montrer qu'un choix judicieux de la valeur de
f_c permet d'obtenir un signal de sortie
S_1 proportionnel à
I_1 .
II.B. 2 Le signalS_1 est très sensible aux perturbations extérieures, et peut varier simplement parce que l'on tapote un des miroirs de renvoi de l'interféromètre. Expliquer pourquoi.
II.B. 2 Le signal
Pour remédier à cet inconvénient, on produit un signal
S_2 à l'aide d'un dispositif électronique parfaitement similaire, mais en remplaçant à l'entrée du premier multiplieur la référence
m(t) par
m^′(t) = m_0 sin(2πft) .
II.B. 3 Comment peut-on, en pratique, obtenir le signalm^′(t) à partir du signal
m(t) ?
II.B. 4 Montrer que l'on peut effectivement, en utilisantS_1 et
S_2 , produire un signal
S qui ne soit plus aussi sensible aux perturbations extérieures et qui soit toujours proportionnel à
I_1 .
II.C
II.B. 3 Comment peut-on, en pratique, obtenir le signal
II.B. 4 Montrer que l'on peut effectivement, en utilisant
II.C

Figure 5: Traversée d'une cuve contenant une suspension de sphères de polystyrène dans l'eau.
On introduit dans le bras de mesure de l'interféromètre une cuve remplie d'une suspension de sphères de polystyrène microscopiques dans l'eau (figure 5). L'épaisseur de liquide traversée par le faisceau, dans la direction
Oz , est
D = 10 cm : la lumière pénètre dans la cuve en
z = 0 et en ressort en
z = D . L'indice de l'eau pour la longueur d'onde
λ_0 est
n_e = 1, 33 ; celle du polystyrène
n_P = 1, 59 . Chaque sphère diffuse la lumière, ce qui confère au liquide un aspect laiteux.
II. C. 1 Expliquer pourquoi on n'attend pas, au niveau du détecteur, de signal de battements entre la lumière diffusée par la cuve et le faisceau de référence. Quel problème de cohérence se pose-t-il ici ? On pourra s'appuyer sur les résultats de (II.A).
II. C. 1 Expliquer pourquoi on n'attend pas, au niveau du détecteur, de signal de battements entre la lumière diffusée par la cuve et le faisceau de référence. Quel problème de cohérence se pose-t-il ici ? On pourra s'appuyer sur les résultats de (II.A).
On observe cependant un phénomène de battements, mais il correspond aux interférences entre le faisceau de référence et la partie de la lumière qui a traversé la cuve en ligne droite et émerge dans la direction d'incidence. On appelle intensité cohérente le l'intensité lumineuse correspondant à cette lumière. Le signal
S permet de mesurer directement l'intensité cohérente
I_c à la sortie de la cuve.
II.C. 2 Montrer que, à l'intérieur de la cuve,I_c est fonction de z et vérifie l'équation
II.C. 2 Montrer que, à l'intérieur de la cuve,
où
ν est le nombre de sphères par unité de volume et
σ_d la section efficace de diffusion, définie comme le rapport entre la puissance
P_d diffusée par une sphère et l'intensité incidente
I_c sur cette sphère :
En déduire que l'intensité cohérente
I_c(D) à la sortie de la cuve vérifie :
Que représente
I_(c0) ?
II.C. 3 Le tableau 1 donne les valeurs expérimentales deln[(I_c(D))/(I_(c0))] mesurées pour différentes valeurs de la fraction volumique de polystyrène, c'est-à-dire du rapport entre le volume de polystyrène et le volume total de la solution :
II.C. 3 Le tableau 1 donne les valeurs expérimentales de
| Fraction volumique |
|
|
|
|
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|
|
|
|
|
Tableau 1 : Valeurs de l'absorption pour différentes fractions volumiques de polystyrène.
Commenter ces valeurs numériques.
La section efficace de diffusionσ_d est fonction de
n_e, n_P, λ_0 et du volume
V des sphères :
La section efficace de diffusion
Déterminer le rayon
a des sphères utilisées.
II.C. 4 Les incertitudes relatives sur les mesures des intensités sont de1% ; celles sur les fractions volumiques de
0, 5% . Evaluer l'incertitude
Δa sur le rayon des sphères.
II.C. 4 Les incertitudes relatives sur les mesures des intensités sont de
III Diffusion de la lumière par une particule sphérique
Dans cette partie, on se propose de justifier l'expression de la section efficace de diffusionσ_d utilisée à la question (II.C.3).
III.A
Dans cette partie, on se propose de justifier l'expression de la section efficace de diffusion
III.A
On considère une sphère, de rayon
a , de polarisation
P⃗ uniforme, dans le vide. On veut calculer le champ électrostatique créé par cette distribution de polarisation.
III.A. 1 Montrer que le champ créé par la polarisationP⃗ est identique à celui que créerait une distribution surfacique de charges
σ_(lié) , que l'on précisera.
III.A. 2 Montrer que l'on peut retrouver cette distribution surfacique de charges en superposant deux sphères de même rayona , uniformément chargées, de densité volumique de charge respectivement
+ ρ et
− ρ , centrées en deux points infiniment voisins, respectivement
O_+ et
O_− . Etablir la relation liant
P⃗, ρ, O_+ et
O_− .
III.A. 3 Donner l'expression du potentiel électrostatiqueV_ρ créé en tout point
M de l'espace par une sphère de rayon
a et de centre
O , de densité de charge uniforme
ρ . On prendra le potentiel nul lorsque
M est à l'infini.
III.A. 4 Déduire des résultats précédents l'expression du potentielV_(P⃗) à l'intérieur de la sphère uniformément polarisée. Montrer que le champ
E⃗_(P⃗) correspondant est uniforme et vaut:
III.A. 1 Montrer que le champ créé par la polarisation
III.A. 2 Montrer que l'on peut retrouver cette distribution surfacique de charges en superposant deux sphères de même rayon
III.A. 3 Donner l'expression du potentiel électrostatique
III.A. 4 Déduire des résultats précédents l'expression du potentiel
III.B
On considère maintenant une sphère de polystyrène, de rayon
a et de centre
O , dans le vide. Le polystyrène est un matériau isotrope, d'indice de réfraction
n_P ; on notera
ε_P sa permittivité diélectrique absolue.
On envoie sur la sphère une onde électromagnétique plane, monochromatique de pulsation
u , de champ électrique :
On cherche à déterminer le champ électromagnétique (
E⃗_d, B⃗_d ) diffusé par la sphère, et défini par les relations :
où
(E⃗, B⃗) représente le champ électromagnétique total et
(E⃗_i, B⃗_i) le champ incident.
III.B. 1 On note (E⃗^(int), B⃗^(int) ) et (
E⃗^(ext), B⃗^(ext) ) les champs respectivement à l'intérieur et à l'extérieur de la sphère.
III.B. 1 On note (
Ecrire les équations de Maxwell pour ces champs.
III.B. 2 Exprimer les relations de passage vérifiées parE⃗ et
B⃗ à la surface de la sphère.
III.B. 3 Vérifier que, à l'extérieur de la sphère, le champ diffusé (E⃗_d, B⃗_d )) vérifie simplement les équations de Maxwell dans le vide.
III.B. 4 Montrer que, à l'intérieur de la sphère, le champ diffusé vérifie aussi les équations de Maxwell dans le vide, à condition d'y introduire une distribution volumique de courantj⃗_(lié) dont on exprimera l'amplitude complexe
j⃗_–_(lié) en fonction de celle du champ total
E⃗^(int) à l'intérieur de la sphère.
III.B. 5 Montrer qu'on peut alors considérer le champ diffusé comme le champ créé dans le vide par la distribution de courantj⃗_(lié) à condition de rajouter une distribution surfacique de charges
σ_(lié) que l'on déterminera.
III.B. 6 Montrer enfin que le champ créé par cette distribution de charges et de courants est équivalent au champ qui serait créé par une sphère polarisée, de polarisation :
III.B. 2 Exprimer les relations de passage vérifiées par
III.B. 3 Vérifier que, à l'extérieur de la sphère, le champ diffusé (
III.B. 4 Montrer que, à l'intérieur de la sphère, le champ diffusé vérifie aussi les équations de Maxwell dans le vide, à condition d'y introduire une distribution volumique de courant
III.B. 5 Montrer qu'on peut alors considérer le champ diffusé comme le champ créé dans le vide par la distribution de courant
III.B. 6 Montrer enfin que le champ créé par cette distribution de charges et de courants est équivalent au champ qui serait créé par une sphère polarisée, de polarisation :
III.C
On introduit le potentiel scalaire
V_d et le potentiel vecteur
A⃗_d associés au champ diffusé (
E⃗_d, B⃗_d ). On impose à ces potentiels de vérifier, en tout point de l'espace, la condition de jauge de Lorentz :
On montre, à l'aide des équations de Maxwell, que
A⃗_–_d satisfait à l'équation :
dont la solution est :
où
k est le nombre d'onde défini par
k = 2π/λ_0 = ω/c . La notation
d^3 r^′ représente un volume élémentaire autour du point
M^′ tel que
OM^′^(→−) = r⃗^′ .
III.C. 1 Cette solution est appelée solution des potentiels retardés. Pourquoi?
III.C. 1 Cette solution est appelée solution des potentiels retardés. Pourquoi?
On a vu en (III.B.4.) que
j⃗_(lié) était fonction de
E⃗ , lequel n'est pas connu a priori puisqu'il dépend de
E⃗_d qui dépend lui-même de
A⃗_d… La résolution dans le cas général apparaît donc délicate.
On se limite dans toute la suite au cas particulier plus simple où la sphère est de rayon très petit devant la longueur d'onde du rayonnement :
a≪λ_0 . Cette restriction permet, entre autres, de considérer que le champ incident est pratiquement uniforme à l'intérieur de la sphère. Il est alors tentant de chercher, pour
E⃗ et
E⃗_d une solution correspondant à une polarisation
P⃗ uniforme dans le volume de la sphère. Il faudra évidemment ensuite vérifier a posteriori la compatibilité de la solution obtenue avec cette hypothèse.
III.C. 2 Montrer que, dans ces conditions, l'intégrale permettant le calcul deA⃗_–_d^(int) a la même forme que celle correspondant au potentiel électrostatique créé par une sphère uniformément chargée. En déduire l'expression de
A⃗_–_d^(int) .
III.C. 3 CalculerV_–_d^(int) puis les amplitudes complexes
E⃗_–_d^(int) et
B⃗_–_d^(int) des champs diffusés.
III.C. 4 ExprimerE⃗_–_d^(int) et
B⃗_–_d^(int) en fonction du champ incident
E⃗_i .
III.C. 2 Montrer que, dans ces conditions, l'intégrale permettant le calcul de
III.C. 3 Calculer
III.C. 4 Exprimer
Cette solution est-elle cohérente avec l'hypothèse d'uniformité de
P⃗ ?
III.D
III.D
On cherche maintenant à déterminer le champ
E⃗_d diffusé en un point
M situé à une distance
r de la sphère de polystyrène très grande devant la longueur d'onde :
r≫λ_0 .
III.D. 1 Montrer que la solution des potentiels retardés peut alors s'écrire :
III.D. 1 Montrer que la solution des potentiels retardés peut alors s'écrire :
où
A⃗_–_0 est une constante vectorielle que l'on exprimera en fonction de
a et
j⃗_–_(lié) .
III.D. 2 Pour repérer la position du pointM , on introduit le système de coordonnées sphériques de pôle
O et d'axe polaire
Oz , tel que
A⃗_–_0 = A_0 e⃗_z . On a ainsi
θ = (A_0, r⃗) . Etablir les expressions de
V_–_d et
E⃗_–_d en projection sur la base (
e⃗_r, e⃗_θ, e⃗_φ ) associée.
III.D. 3 Montrer qu'au voisinage der⃗ = r⃗_0 , le champ
E⃗_d a pratiquement une structure d'onde plane (on posera
r⃗ = r⃗_0 + δ⃗ ). En déduire que l'intensité moyenne (puissance surfacique moyenne) diffusée dans la direction de
r⃗ est proportionnelle à
‖E⃗_–_d‖^2 avec un coefficient de proportionnalité que l'on exprimera en fonction de
c et
ε_0 .
III.D. 4 Déduire du résultat précédent la puissance moyenne totaleP_d diffusée par la sphère en fonction de
A_0 . III.D. 5 En utilisant les relations démontrées en (III.D.1), (III.B.4) et (III.C.4), exprimer
P_d en fonction de
‖E_–→_i‖^2 .
III.D. 6 Exprimer l'intensitéI_i du champ incident en fonction de
‖E⃗_–_i‖^2 . On définit la section efficace de diffusion
σ_d par:
III.D. 2 Pour repérer la position du point
III.D. 3 Montrer qu'au voisinage de
III.D. 4 Déduire du résultat précédent la puissance moyenne totale
III.D. 6 Exprimer l'intensité
Montrer que, si
V représente le volume de la sphère de polystyrène, on a :
III.D. 7 Comparer le résultat obtenu à l'expression de
σ_d donnée en (II.C.3).
Pas de description pour le moment
