Mines Physique 2 PSI 2012Sujet, corrigé et rapport du jury
- Mécanique des fluides et ondes à la surface de l'eau
- Mécanique du point en référentiel non galiléen
- Équations différentielles du second ordre à coefficients constants
- Induction électromagnétique et couple de Laplace
Téléchargements
Présentation du sujet
DifficileUn houlogénérateur pendulaire : houle, mécanique du pendule et conversion électromécaniqueAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
DifficileL'épreuve étudie un générateur électrique transformant l'énergie des vagues en énergie électrique, à travers trois parties indépendantes. Elle caractérise d'abord la houle par une étude d'ondes à la surface de l'eau, puis modélise le houlogénérateur par un pendule en référentiel non galiléen, avant d'aborder la conversion électromécanique par induction.
- 1I. Caractérisation de la houleÉtude des ondes à la surface de l'eau à partir de l'équation de Navier-Stokes et de l'équation de Laplace sur le potentiel des vitesses.
- 2II. Étude mécanique du houlogénérateurModélisation du houlogénérateur par un pendule dans un référentiel non galiléen en translation, avec établissement et résolution d'une équation différentielle du second ordre.
- 3III. Problème de la conversion électromécaniqueCalcul de la force électromotrice induite et du couple de Laplace, étude du couple moyen et de la stabilité du générateur.
Difficile. Le rapport indique un comportement d'ensemble décevant des candidats sans que la longueur ou la difficulté de l'épreuve ne puisse l'expliquer, l'épreuve ayant pourtant été jugée peu réussie par le jury.
Ce qu'a observé le jury
5 erreurs relevéesConfusion entre distance et longueur d'onde · Affirmations sans justification · Applications numériques commentées sans comparaisonAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
5 erreurs relevéesL'épreuve, bien dimensionnée pour quatre heures et composée de trois parties indépendantes, a donné lieu à un comportement d'ensemble décevant des candidats. La première partie sur la houle était largement guidée, la deuxième sur la mécanique du pendule a été peu réussie car les candidats ont perdu de vue les bases du cours de première année, et la troisième sur l'induction a été mieux traitée car ce thème est bien travaillé dans le programme de PSI. Le jury signale aussi une erreur d'énoncé en fin de troisième partie, sans grosse influence car cette partie a été abordée en fin d'épreuve par la plupart des candidats.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Confusion entre distance et longueur d'ondeQ1, Q2
À la question 1, une confusion grave entre la distance a et la longueur d'onde a empêché de nombreux candidats de réussir la suite de la partie I.
- 2Affirmations sans justificationQ8
À la question 8 sur la dispersion, un bon nombre de candidats affirment la dispersion ou la non-dispersion sans fournir d'explication, une réponse juste sans justification n'étant pas validée.
- 3Applications numériques commentées sans comparaisonQ12
Certains candidats commentent une application numérique par de simples jugements de valeur sans aucune comparaison raisonnable.
« tains candidats proposent une application numérique mais la commente en disant »
- 4Erreurs sur le moment de la force d'inertie d'entraînementQ14
Le moment du poids est en général calculé correctement, mais celui de la force d'inertie d'entraînement pose davantage de difficultés en référentiel non galiléen.
- 5Maîtrise insuffisante des équations différentielles du second ordreQ16, Q20
La gestion des équations différentielles du second ordre à coefficient constant avec second membre harmonique reste mal maîtrisée en fin de seconde année.
Ce qui a été bien réussi
- La question 19 sur la force électromotrice a été plutôt réussie.
- Les questions 5, 6 et 7, faisant suite à une question 3 correctement traitée, ont été plutôt bien réussies malgré quelques erreurs de calcul.
- La linéarisation à la question 16 a été plutôt réussie.
Conseils du jury
- Ne pas négliger les explications et justifications, même sur les questions qualitatives où le sens physique est évalué.
- Maîtriser la résolution des équations différentielles linéaires du second ordre à coefficients constants, indispensable en fin de seconde année.
- Se présenter au concours avec un niveau homogène sur l'ensemble du programme, y compris la mécanique du point de première année.
- Justifier toute affirmation par une comparaison ou un argument plutôt que par un simple jugement de valeur.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
Ces sujets peuvent vous intéresser
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
Lecture du sujet en ligne
ÉCOLE DES PONTS PARISTECH SUPAERO (ISAE), ENSTA PARISTECH, TELECOM PARISTECH, MINES PARISTECH, MINES DE SAINT-ÉTIENNE, MINES DE NANCY, TÉLÉCOM BRETAGNE, ENSAE PARISTECH (FILIÈRE MP) ÉCOLE POLYTECHNIQUE (FILIÈRE TSI)
SECONDE ÉPREUVE DE PHYSIQUE
Filière PSI
(Durée de l'épreuve:
4 heures)
L'usage de la calculatrice est autorisé
Sujet mis à disposition des concours : Cycle international, ENSTIM, TELECOM INT, TPE-EIVP
PHYSIQUE II - PSI.
L'énoncé de cette épreuve comporte 7 pages.
- Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il est invité à le signaler sur sa copie et à poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il aura été amené à prendre.
- Il ne faudra pas hésiter à formuler les commentaires (incluant des considérations numériques) qui vous sembleront pertinents, même lorsque l'énoncé ne le demande pas explicitement. Le barème tiendra compte de ces initiatives ainsi que des qualités de rédaction de la copie.
UN HOULOGÉNÉRATEUR PENDULAIRE
I. - Caractérisation de la houle

On suppose que l'eau de mer est un fluide incompressible de masse volumique
- A1 : le terme de viscosité est négligeable devant le terme de convection;
- A2 : le terme de Coriolis est négligeable devant le terme de convection;
- A3 : la dérivée convective est négligeable devant la dérivée temporelle locale.
◻1 - En considérant a comme distance caractéristique du déplacement d'une particule fluide, traduire littéralement chacune des approximations sous forme d'une inégalité en ordre de grandeur portant sur les quantitésa, T, λ , et les constantes du problème.
◻2 - Proposer des valeurs numériques pourμ etΩ_t . En déduire les ordres de grandeurs inférieur et supérieur pourλ imposés par les approximations A1 et A2 dans le cas d'une houle telle quea = 1 m etT = 5 s . Ces approximations sont-elles justifiées?
◻3 - Quelle propriété doit vérifier le champ de vitessev⃗ pour qu'il existe un potentiel des vitesses scalaireΦ(y, z, t) tel quev⃗ = gradΦ^(→−) . Quelle est l'équation vérifiée parΦ ?
-4 - Simplifier l'équation de Navier-Stokes dans le cadre des approximations A1, A2 et A3. En déduire que la quantitéε = (∂Φ)/(∂t) + P/μ + gz est uniforme dans l'écoulement. Quelle signification physique peut-on donner àP/μ + gz ?
◻5 - On chercheΦ sous la forme d'une fonction à variables séparées dont la représentation complexe s'écrit
- H1 : la houle se propage en eau peu profonde ainsi
kH≪1 ; - H2 : la houle se propage en eau profonde ainsi
kH≫1 . - 8 - Préciser dans chacun des cas H1 et H2 si la propagation de la houle est ou n'est pas dispersive. Comment cela se manifeste-t-il en pratique pour un observateur scrutant les oscillations de la surface libre?
◻9 - L'étude envisagée par la suite est effectuée pour une profondeur au reposH ≃ 100 m . Laquelle des deux hypothèses H1 ou H2 doit-on retenir dans le cas d'une houle telle quea = 1 m etT = 5 s ? L'approximation << acoustique >> est elle vérifiée a posteriori ?
◻10 - Les résultats précédents permettent de montrer qu'au voisinage de la surface libre le potentiel des vitesses s'écrit
FIN DE LA PARTIE I
II. - Étude mécanique du houlogénérateur
- un flotteur de centre d'inertie
G ; - un pendule pesant de longueur
ℓ = AB , dont la massem_p = 10^5 kg est concentrée à l'extrémitéB et dont le point d'attacheA est confondu avecG .
On note, dans ce cas,α(t) l'inclinaison du pendule relativement au flotteur qui, lui-même, reste vertical. Enfin, le couplage électromécanique entre le pendule et l'alternateur qui permet de convertir l'énergie mécanique du pendule en énergie électrique introduit un couple résistant de moment− βα˙eˆ_x où le coefficient de conversion est fixé à la

Le champ de pesanteur
- 13 - Donner l'expression de la force d'inertie qui s'exerce sur le pendule dans le référentiel barycentrique
ℛ^′ = (Gxyz) du flotteur.
14 - En appliquant le théorème du moment cinétique enG = A au pendule dans le référentiel barycentriqueℛ^′ du flotteur, montrer que l'équation différentielle vérifiée parα s'écrit
L'action de la houle est dorénavant caractérisée par une période

- 17 - Une résolution numérique de l'équation (1) sans hypothèses sur
α etZ¨ est entreprise pour différentes valeurs dea etℓ à partir de conditions initiales nulles. La représentation graphique de certaines de ces solutions fait l'objet de la figure 3 . En utilisant les résultats de la question 16, interprétez le plus précisément possible ces courbes.
.jpg)
FIN DE LA PARTIE II
III. - Problème de la conversion électromécanique
On suppose dans un premier temps qu'un champ magnétique uniforme

- 23 - Avec cette nouvelle géométrie radiale du stator, déterminer la force électromotrice
e^(rad) induite dans la bobine puis relier le couple de LaplaceΓ⃗_L^(rad) subi par la bobine au couranti circulant dans celle-ci.
◻24 - On suppose toujours que le rotor se trouve dans un régime de rotation uniforme forcée à la vitesse angulaireΩ . Déterminer l'expression du couple de LaplaceΓ⃗_L^(rad) en fonction deN, b, h, B_0, R ,r etΩ subi par la bobine à l'issue du régime de courant transitoire.
◻25 - Les paramètres physiques du montage sontb = h = 1 m etB_0 = 1T . Le bobinage est réalisé dans un fil de cuivre de sections = 1 mm^2 et de conductivité électriqueγ = 5, 8.10^6 Ω^(− 1) ⋅ m^(− 1) . On suppose que l'on peut identifierΩ àα˙ défini lors de l'étude mécanique et que l'on peut négligerR devantr . Déterminer le nombreN de spires à réaliser pour atteindre le coefficient de conversionβ = 1, 05 ⋅ 10^6 N ⋅ m ⋅ rad^(− 1) .s utilisé pour dimensionner la partie mécanique du houlogénérateur.
FIN DE LA PARTIE III
FIN DE L'ÉPREUVE
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte l'épreuve de physique 2 Mines PSI 2012 sur le houlogénérateur ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte l'épreuve de physique 2 Mines PSI 2012 sur le houlogénérateur ?
Le sujet porte sur la mécanique des fluides et les ondes à la surface de l'eau, la mécanique du point en référentiel non galiléen et l'induction électromagnétique avec le couple de Laplace.
Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées ?
Une confusion entre distance et longueur d'onde en partie I, des affirmations sans justification sur la dispersion, et une maîtrise insuffisante des équations différentielles du second ordre en partie II.
Ce sujet de physique 2 Mines PSI 2012 est-il difficile ?
Le rapport indique un comportement d'ensemble décevant des candidats, sans que la longueur ou la difficulté propre du sujet ne l'explique, ce qui en fait une épreuve exigeante.
Y avait-il une erreur d'énoncé dans le sujet physique 2 Mines PSI 2012 ?
Oui, le jury signale un problème d'énoncé en fin de troisième partie, où la seconde modélisation du champ magnétique ne produisait pas de force électromotrice induite ; les candidats qui l'ont remarqué ont été récompensés.
Pas de description pour le moment
