WikiPrépaLivrets

Téléchargements

Présentation du sujet

Difficile
Étude mathématique de l'entropie et détermination de son maximum sous contraintes
Afficher ou masquer la section

Le sujet s'intéresse à la définition et à l'étude de l'entropie d'un point de vue mathématique, ainsi qu'à la détermination de son maximum sous différentes contraintes. Il progresse en difficulté de façon lente sur trois parties, la troisième comportant les questions les plus difficiles, avec de nombreuses questions intermédiaires facilitant la résolution.

  1. 1Partie IÉtude d'une fonction, du simplexe des probabilités, de l'entropie H_N et de son maximum, puis d'une question de probabilités.
  2. 2Partie IIÉtude d'une fonction J sur un compact, de sous-espaces vectoriels et de leur orthogonal, puis identification d'un ensemble Σ_N(f).
  3. 3Partie IIIÉtude d'une matrice symétrique définie par une espérance, d'une forme quadratique et de la régularité d'une fonction L, avec les questions les plus difficiles du sujet.

Difficile. La moyenne obtenue sur 1373 copies est de 8,45/20 avec un écart-type de 2,77, et la troisième partie n'a été traitée, même partiellement, que par une fraction infime des candidats.

L'épreuve en chiffres

Moyenne 8,45 / 20 · écart-type 2,77 · 1 373 copies · où vous situez-vous ?
Afficher ou masquer la section
Moyenne
8,45/ 20
Écart-type
2,77
Copies
1 373
moyenne 8,4505101520
Deux tiers des copies environ (moyenne ± écart-type)

Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.

Source : rapport du jury. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.

Ce qu'a observé le jury

5 erreurs relevées
Confusion sur le prolongement par continuité · Confusion sur la nature du simplexe · Existence du maximum non justifiée par compacité
Afficher ou masquer la section

Le sujet, à progression lente, a été correctement abordé sur ses deux premières parties par la majorité des candidats, mais la troisième partie, plus difficile, n'a quasiment pas été traitée. Le jury regrette un manque de rigueur sur des questions élémentaires, alors que les calculs plus complexes de séries entières sont souvent mieux réussis.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Confusion sur le prolongement par continuitéQ1

    Certains candidats croient qu'il faut prolonger une fonction déjà définie en 0, alors qu'il fallait seulement vérifier que sa limite en 0 égalait sa valeur en 0.

    « trop d’entre eux ont montré que φ avait une limite en 0 et ont indiqué qu’il suffisait de la prolon ger en 0 »
  2. 2
    Confusion sur la nature du simplexeQ2

    Le caractère borné de la partie étudiée a donné lieu à de graves confusions, certaines copies la confondant avec une sphère.

    « la partie Σ N est par exemple devenue une sphère. »
  3. 3
    Existence du maximum non justifiée par compacitéQ4.b

    Peu de candidats ont pensé à invoquer le caractère fermé borné de l'ensemble et la continuité de la fonction pour justifier l'existence du maximum.

    « L’existence du maximum découlait directement du caractère fermé borné de la partie »
  4. 4
    Valeur fausse proposée pour la limite en l'infiniQ12

    La valeur 0 a été la réponse la plus fréquemment donnée pour cette limite, alors qu'elle était incorrecte.

    « la valeur fausse de 0, a été la proposition la plus fréquemment faite. »
  5. 5
    Troisième partie quasiment non traitéePartie III

    Seule une fraction infime des candidats a abordé cette partie, et une fraction encore plus infime y a obtenu des points.

    « La troisième et dernière partie n’a été traitée »

Ce qui a été bien réussi

  • La plupart des candidats ont plutôt bien traité la première question de la partie I.
  • La quasi-totalité des candidats a abordé la question 3 et l'a en général résolue correctement.
  • L'idée du raisonnement par l'absurde de la question 8.b a été trouvée par beaucoup de candidats.

Conseils du jury

  • Lire le sujet intégralement avant de commencer à le traiter, avec attention et perspicacité.
  • Énoncer entièrement les théorèmes utilisés et vérifier toutes leurs hypothèses.
  • Mettre en évidence les points clés d'une démonstration plutôt que la seule solution finale.
  • Traiter avec soin quelques questions un peu difficiles plutôt que de survoler l'ensemble des questions faciles.
  • Justifier systématiquement une limite proposée plutôt que de se contenter de la donner.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

Ces sujets peuvent vous intéresser

Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
Afficher ou masquer la section

COMPOSITION DE MATHÉMATIQUES - (XEULC)

(Durée : 4 heures)
L'utilisation des calculatrices n'est pas autorisée pour cette épreuve.
Toute affirmation doit être clairement et complètement justifiée.
Les parties I, II et III sont assez largement indépendantes. En particulier la partie II peut être traitée indépendamment de la partie I en admettant les trois premières questions et la partie III (exceptée la dernière question) indépendamment de la partie II. Il est cependant vivement conseillé de suivre la progression naturelle du problème.

Notations

Dans le problème, pour tous entiers positifs non nuls n et k, ℳ_(n, k)(ℝ) désignera les matrices à coefficients réels de taille n × k. Un vecteur u ∈ ℝ^n sera considéré comme un vecteur colonne (u_1; ⋮; u_n) et u^T désignera le vecteur ligne obtenu par transposition. De même, pour M ∈ ℳ_(n, k)(ℝ), M^T désignera la transposée de M.
On note φ la fonction de [0, + ∞[ dans ℝ définie par
φ(t) = {0, si t = 0; − tln(t), sinon
Soit N ⩾ 2 un entier. On note Σ_N l'ensemble des vecteurs p ∈ ℝ^N tels que ∑_(i = 1)^N p_i = 1 et p_i ⩾ 0 pour tout 1 ⩽ i ⩽ N. On remarquera que p peut être interprété comme une loi de probabilité sur {1, …, N}. On note également H_N la fonction définie sur Σ_N par
H_N(p) = ∑_(i = 1)^N φ(p_i)

Partie I

  1. Vérifier que φ est de classe 𝒞^0 sur [0, + ∞[ et 𝒞^∞ sur ]0, + ∞[. Donner la limite de la dérivée φ^′(t) de φ lorsque t tend vers 0 dans ]0, + ∞[.
  2. Montrer que Σ_N est une partie fermée, bornée et convexe de ℝ^N.
  3. Montrer que H_N est positive, continue sur Σ_N et calculer la valeur de H_N(p) lorsque p_i = 1/N pour tout i ∈ {1, …, N} (loi uniforme sur {1, …, N} ).
  4. (a) Soient a et b dans [0, + ∞[ tels que a < b. Montrer qu'il existe ε ∈ ]0, b] tel que φ(a + t) + φ(b − t) > φ(a) + φ(b) pour tout t > 0 tel que t ⩽ ε.
    (b) En déduire que H_N atteint son maximum sur Σ_N en un unique point que l'on déterminera.
  5. On note Σ_∞ l'ensemble des suites de réels p = (p_i)_(i ⩾ 1) telles que p_i ⩾ 0 pour tout i ⩾ 1 et ∑_(i = 1)^(+ ∞)p_i = 1. On note H_∞ la fonction sur Σ_∞ définie par H_∞(p) = ∑_(i = 1)^∞φ(p_i) à valeurs dans ℝ_+ ∪ { + ∞}.
    (a) On considère a ∈ ]0, 1[ et p_i = a(1 − a)^(i − 1) pour i ⩾ 1. Calculer H_∞(p) et étudier ses variations en fonction de a.
    (b) Montrer qu'il existe p ∈ Σ_∞ telle que H_∞(p) = + ∞. (Ind : On pourra utiliser sans démonstration que la série de terme général n^(− 1)ln(n)^(− β) pour n ⩾ 2 converge si et seulement si β > 1 ).
  6. Soit n un entier strictement positif. On considère une famille (X_k)_(1 ⩽ k ⩽ n) de n variables aléatoires à valeurs dans {1, …, N}, deux à deux indépendantes et de même loi, définies sur un espace probabilisé (Ω, 𝒜, P). On suppose de plus que P(X_1 = i) = p_i et que p_i > 0 pour tout i ∈ {1, …, N}. Montrer que pour tout ε > 0, on a P(|1/nln(∏_(k = 1)^n p_(X_k)) + H_N(p)| ⩾ ε) tend vers 0 lorsque n tend vers l'infini.

Partie II

Soient f ∈ ℝ^N et J_f : Σ_N → ℝ définie parJ_f(p) = H_N(p) + ∑_(i = 1)^N p_i f_i. On note
J_(f, ∗) = sup{J_f(p)|p ∈ Σ_N}
la borne supérieure de J_f sur Σ_N et Σ_N(f) = {p ∈ Σ_N|J_f(p) = J_(f, ∗)} l'ensemble des p de Σ_N pour lesquels la borne supérieure est atteinte.
7. Montrer que Σ_N(f) est non vide.
8. Soit p ∈ Σ_N.
(a) On suppose que p_1 = 0 et p_2 > 0. Montrer alors qu'il existe p^′ dans Σ_N tel que J_f(p^′) > J_f(p) (on pourra chercher p^′ proche de p ).
(b) En déduire que si p ∈ Σ_N(f), alors p_i > 0 pour tout i ∈ {1, …, N}.
9. Soit p ∈ Σ_N. On suppose maintenant que p_i > 0 pour tout i ∈ {1, …, N}. On note E_0 = {a ∈ ℝ^N|∑_(i = 1)^N a_i = 0}.
(a) Vérifier que E_0 est un sous-espace vectoriel de ℝ^N dont on donnera la dimension. Identifier l'orthogonal E_0^⊥ de E_0 pour le produit scalaire canonique sur ℝ^N.
(b) Soient a ∈ E_0 et p~ : ℝ → ℝ^N définie par p~(t) = p + ta. Montrer qu'il existe ε > 0 tel que p~(t) ∈ Σ_N pour tout t ∈ ] − ε, ε[. Calculer la dérivée de p~ en 0 .
(c) On suppose de plus que p ∈ Σ_N(f). Montrer que pour tout a ∈ E_0, on a ∑_(i = 1)^N a_i(f_i − ln(p_i)) = 0. En déduire qu'il existe c ∈ ℝ, tel que ln(p_i) = f_i + c pour tout i ∈ {1, …, N}.
10. Identifier Σ_N(f). Montrer que J_(f, ∗) = ln(∑_(i = 1)^N e^(f_i)).
On considère maintenant F : ]0, + ∞[ → ℝ la fonction définie par F(β) = 1/βln(∑_(i = 1)^N e^(βf_i))
11. Montrer que F est dérivable et calculer sa dérivée F^′. Montrer de plus que pour tout β ∈ ]0, + ∞[, il existe p(β) ∈ Σ_N(βf) tel que F^′(β) = − 1/(β^2)H_N(p(β)).
12. Etudier les limites de F en 0 et en + ∞.

Partie III

Soient (Ω, 𝒜, P) un espace probabilisé et X : Ω → {1, …, N} une variable aléatoire de loi q ∈ Σ_N. On suppose que l'on dispose d'une famille finie g = (g_k)_(1 ≤ k ≤ d) de fonctions sur {1, …, N} à valeurs dans ℝ et de la valeur g¯_k = E(g_k(X)) de l'espérance de g_k(X) pour tout k ∈ {1, …, d}.
On note
Σ_N(g¯, g) = {p ∈ Σ_N|∑_(i = 1)^N p_i g_k(i) = g¯_k, 1 ⩽ k ⩽ d},
et on remarque que q ∈ Σ_N(g¯, g) et que si p ∈ Σ_N(g¯, g) alors pour toute variable aléatoire Y : Ω → {1, …, N} de loi p, on a E(g_k(X)) = E(g_k(Y)).
On cherche dans cette partie à déterminer les probabilités p de Σ_N(g¯, g) sur lesquelles H_N atteint son maximum.
Soient M ∈ ℳ_(N, d)(ℝ) définie par M_(i, j) = g_j(i) pour (i, j) = {1, …, N} × {1, …, d}, p ∈ Σ_N et m ∈ ℝ^d. On note A ∈ ℳ_d(ℝ) la matrice carrée de taille d × d définie pour tous (k, l) ∈ {1, …, d}^2 par
A_(lk) = ∑_(i = 1)^N p_i(M_(il) − m_l)(M_(ik) − m_k).
On note M˜ = (M|1) ∈ ℳ_(N, d + 1)(ℝ) la matrice augmentée obtenue en ajoutant une colonne de 1 à droite de M.
13. Vérifier que si Y : Ω → {1, …, N} est une variable aléatoire de loi p, alors A_(lk) = E((g_l(Y) − m_l)(g_k(Y) − m_k)) puis que A est une matrice symétrique telle que θ^T Aθ ⩾ 0 pour tout θ ∈ ℝ^d.
14. Soit θ ∈ ℝ^d tel que θ^T Aθ = 0. On suppose que p_i ≠ 0 pour tout 1 ⩽ i ⩽ N.
(a) Montrer qu'il existe c ∈ ℝ, que l'on précisera, tel que pour tout i ∈ {1, …, N}, on a ∑_(l = 1)^d M_(il)θ_l = c.
(b) Montrer que si KerM˜ = {0} alors θ = 0.
On note pour tout θ ∈ ℝ^d, f(θ) = Mθ ∈ ℝ^N, Z(θ) = ∑_(i = 1)^N e^(f_i(θ)) et
p(θ) = ((e^(f_1(θ)))/(Z(θ)), …, (e^(f_N(θ)))/(Z(θ))) ∈ Σ_N
où f(θ) = (f_1(θ), …, f_N(θ)). Enfin, on considère la fonction L : ℝ^d → ℝ définie par
L(θ) = ln(Z(θ)) − q^T Mθ.
  1. Montrer que L est de classe 𝒞^1 et calculer son gradient.
  2. Montrer que si θ est un point critique de L (c'est-à-dire en lequel le gradient de L s'annule) alors M^T p(θ) = M^T q et p(θ) ∈ Σ_N(g¯, g).
  3. Montrer que L est de clase 𝒞^2 et que pour tous entiers 1 ⩽ l, k ⩽ d on a
(∂^2 L)/(∂θ_l∂θ_k)(θ) = ∑_(i = 1)^N p_i(θ)(M_(il) − m_l(θ))(M_(ik) − m_k(θ))
où m(θ) = M^T p(θ).
On suppose dorénavant que KerM˜ = {0}.
18. On s'intéresse dans cette question au nombre de points en lesquels la fonction L atteint son minimum.
(a) Montrer que si θ et θ^′ sont deux points distincts de ℝ^N tels que L admet un point critique en θ, alors la dérivée de t → L(tθ + (1 − t)θ^′) est strictement croissante sur [0, 1] et s'annulle en t = 1.
(b) En déduire qu'il existe au plus un point critique pour L et conclure sur le nombre de points en lesquels L atteint son minimum.
19. On suppose que la fonction L a un minimum global atteint en θ_∗.
(a) Montrer que H_N(p(θ_∗)) ⩾ H_N(q) puis que H_N(p(θ_∗)) est la valeur maximale de H_N sur Σ_N(g¯, g).
(b) Montrer que p(θ_∗) est l'unique point de Σ_N(g¯, g) en lequel H_N atteint son maximum.

Questions fréquentes

4 questions
Sur quoi porte le sujet de Mathématiques X-ENS PC 2016 ?
Afficher ou masquer la section

Sur quoi porte le sujet de Mathématiques X-ENS PC 2016 ?

Le sujet porte sur l'étude mathématique de l'entropie et la détermination de son maximum sous différentes contraintes, en trois parties de difficulté croissante.

Ce sujet de Mathématiques X-ENS PC 2016 est-il difficile ?

Oui, la moyenne obtenue est faible (8,45/20) et la troisième partie n'a été traitée, même partiellement, que par une fraction infime des candidats.

Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées sur ce sujet X-ENS Maths PC 2016 sur l'entropie ?

Le jury relève un manque de rigueur sur des questions élémentaires, une confusion entre le simplexe étudié et une sphère, et l'oubli fréquent de justifier l'existence d'un maximum par compacité.

Faut-il traiter la troisième partie du sujet X-ENS Maths PC 2016 pour bien réussir ?

Elle est la plus difficile et n'a été abordée que par très peu de candidats ; se concentrer sur les deux premières parties, correctement traitées, permet déjà de bien se classer.

Pas de description pour le moment