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ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE PC

MATHÉMATIQUES

Durée : 4 heures

N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.

RAPPEL DES CONSIGNES

  • Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre composition ; d'autres couleurs, excepté le vert, bleu clair ou turquoise, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les schémas et la mise en évidence des résultats.
  • Ne pas utiliser de correcteur.
  • Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.

Les calculatrices sont interdites.

Le sujet est composé de quatre exercices indépendants.

EXERCICE 1

Question préliminaire

Soit φ la fonction réelle de la variable réelle définie par :
∀t ∈ ℝ, φ(t) = 2t^3 − t^2 + 1
  1. Étudier les variations de la fonction φ sur l'intervalle [ − 1, 1] et en donner la représentation graphique dans le plan muni d'un repère.

Soit f : M = (x, y) ∈ ℝ^2 ↦ x^3 + y^2 ∈ ℝ.
2. Déterminer les points critiques sur ℝ^2 de la fonction f.
3. En déduire que la fonction f n'admet pas d'extremum local sur ℝ^2.
4. Soit D le disque fermé de centre O et de rayon 2 : D = {M = (x, y) ∈ ℝ^2, x^2 + y^2 ≤ 4}.
4.1. Justifier que f admet dans D des extrema globaux.
4.2. Justifier que ces extrema sont atteints sur le cercle de centre O et de rayon 2.
4.3. Soit M un point du cercle de centre O et de rayon 2 : il existe donc α ∈ ] − π, π] tel que M = (2cos(α), 2sin(α)). Démontrer que : f(M) = 4φ(cos(α)).
4.4. En déduire les extrema globaux de f sur D.

EXERCICE 2

On considère l'équation (E) :
∀x ∈ ℝ, x^2 y^(′′)(x) + xy^′(x) − (x^2 + x + 1)y(x) = 0
où y est une fonction inconnue de classe C^2 sur ℝ.
  1. Soit y de classe C^2 une solution de (E). Calculer y(0).
  2. On cherche une solution f de (E) développable en série entière et telle que f^′(0) = 1.
On suppose qu'il existe R > 0 tel que, ∀x ∈ ] − R, R[, f(x) = ∑_(n = 0)^(+ ∞)a_n x^n.
2.1. Montrer que l'on a: {∀n ⩾ 2, (n^2 − 1)a_n − a_(n − 1) − a_(n − 2) = 0; a_0 = 0; a_1 = 1
2.2. Montrer, en utilisant un raisonnement par récurrence, que : ∀n ⩾ 1, |a_n| ⩽ 1/((n − 1)!).
2.3. Justifier alors que la fonction f est définie sur ℝ.
3. Soit y une fonction de classe C^2 sur ℝ solution de (E). On pose, pour tout x réel, z(x) = xy(x)e^x.
3.1. Calculer z(0) et z^′(0).
3.2. Prouver que z^′ est solution sur ℝ de l'équation
xu^′(x) − (2x + 1)u(x) = 0 (F)
d'inconnue la fonction u de classe C^1 sur ℝ.

3.3. Une équation différentielle

3.3.1. Résoudre sur ℝ_+^∗ l'équation différentielle :
u^′ − (2 + 1/x)u = 0
3.3.2. Justifier que les solutions sont prolongeables par continuité en 0 .
3.4. Démontrer que, pour tout réel c, la fonction x ↦ cxe^(2x) est solution de (F) sur ℝ.
On admet que ce sont les seules solutions de (F) sur ℝ tout entier.
3.5. Démontrer qu'il existe un réel a tel que :
∀x ∈ ℝ, z(x) = a(2x − 1)e^(2x) + a
3.6. Déterminer alors une expression de f à l'aide des fonctions usuelles.

EXERCICE 3

Soient r un nombre réel, n un entier naturel supérieur ou égal à 2 et M_r la matrice de ℳ_n(ℝ) définie par:
M_r = (1, r, ⋯, r; r, 1, ⋱, ⋮; ⋮, ⋱, ⋱, r; r, ⋯, r, 1)
On rappelle que si A ∈ ℳ_(p, q)(ℝ) alors A^⊤ ∈ ℳ_(q, p)(ℝ) désigne la transposée de la matrice A.
On munit l'espace vectoriel ℝ^n de son produit scalaire canonique : (X|Y) = X^⊤Y.
On note enfin J la matrice de ℳ_n(ℝ) dont tous les éléments sont égaux à 1 .
  1. Déterminer une base de Im(J) et le rang de la matrice J.
  2. Déterminer une base de Ker(J).
  3. Prouver que la matrice J est diagonalisable dans ℳ_n(ℝ).
  4. Déterminer les sous-espaces propres de la matrice J et une matrice diagonale D semblable à J.
  5. Démontrer que Im(J) et Ker(J) sont deux sous-espaces orthogonaux supplémentaires dans ℝ^n.
  6. Justifier que M_r ∈ Vect(I_n, J).
  7. Vérifier que la matrice M_r est diagonalisable dans ℳ_n(ℝ) et déterminer une matrice Δ_r diagonale semblable à M_r.
  8. Pour tout couple ( X, Y ) de vecteurs de ℝ^n, on pose f_r(X, Y) = X^⊤M_r Y.
    8.1. Soit X un vecteur de ℝ^n. Montrer que l'application Y ↦ f_r(X, Y) est une forme linéaire sur ℝ^n.
    8.2. Montrer que: ∀(X, Y) ∈ (ℝ^n)^2, f_r(X, Y) = f_r(Y, X).
    8.3. Justifier qu'il existe une matrice P ∈ ℳ_n(ℝ), orthogonale, telle que :
∀(X, Y) ∈ (ℝ^n)^2, f_r(X, Y) = (X^′)^⊤Δ_r Y^′
où l'on a posé X^′ = PX et Y^′ = PY.
On ne déterminera pas la matrice P.
8.4. Déterminer les valeurs de r pour lesquelles l'application f_r définit un produit scalaire sur ℝ^n.

EXERCICE 4

Questions de cours

  1. Soit Z une variable aléatoire suivant une loi géométrique de paramètre p. Rappeler la loi de Z, son espérance et sa variance.
  2. Soient X_1 et X_2 deux variables aléatoires discrètes définies sur le même espace probabilisé ( Ω, 𝒜, ℙ ). Rappeler la définition de « X_1 et X_2 sont indépendantes».
Soient X et Y deux variables aléatoires indépendantes définies sur le même espace probabilisé ( Ω, 𝒜, ℙ ) et telles que :
  • X(Ω) = Y(Ω) = ℕ
  • il existe p ∈ ]0, 1[ tel que ∀k ∈ ℕ, ℙ(X = k) = ℙ(Y = k) = pq^k avec q = 1 − p.
  1. Soit k ∈ ℕ. Montrer que ℙ(X ⩾ k) = q^k.
  2. Étude de la variable aléatoire X + Y
    4.1. Dans quel ensemble la variable aléatoire X + Y prend-elle ses valeurs?
    4.2. Déterminer la loi de la variable aléatoire X + Y.
    4.3. Soient n et k deux entiers naturels.
    4.3.1. Lorsque k > n, calculer ℙ_((X + Y = n))(X = k).
    4.3.2. On prend k ⩽ n. Démontrer qu'il existe un scalaire r_n tel que : ℙ_((X + Y = n))(X = k) = r_n.
  3. On pose V = Y − X et M = min(X, Y) où min(a, b) désigne le plus petit des deux réels a et b.
    5.1. Dans quels ensembles les variables aléatoires V et M prennent-elles leurs valeurs?
    5.2. Calculer, pour tout entier naturel k, la valeur de ℙ(M ⩾ k).
    5.3. En déduire la loi de la variable aléatoire M.
    5.4. Soient k ∈ ℕ et r ∈ ℤ. Calculer la probabilité de l'évènement ( M = k ) ∩ (V = r).
On pourra distinguer les deux cas r < 0 et r ⩾ 0.
5.5. En déduire la loi de V.
5.6. Étudier l'indépendance des deux variables aléatoires M et V.

FIN

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