E3A Mathématiques PC 2025Sujet, corrigé et rapport du jury
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ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE PC
MATHÉMATIQUES
Durée : 4 heures
N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.
RAPPEL DES CONSIGNES
- Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre composition ; d'autres couleurs, excepté le vert, bleu clair ou turquoise, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les schémas et la mise en évidence des résultats.
- Ne pas utiliser de correcteur.
- Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.
Les calculatrices sont interdites.
Le sujet est composé de quatre exercices indépendants.
EXERCICE 1
Question préliminaire
Soit
φ la fonction réelle de la variable réelle définie par :
- Étudier les variations de la fonction
φ sur l'intervalle[ − 1, 1] et en donner la représentation graphique dans le plan muni d'un repère.
Soit
f : M = (x, y) ∈ ℝ^2 ↦ x^3 + y^2 ∈ ℝ .
2. Déterminer les points critiques surℝ^2 de la fonction
f .
3. En déduire que la fonctionf n'admet pas d'extremum local sur
ℝ^2 .
4. SoitD le disque fermé de centre O et de rayon 2 :
D = {M = (x, y) ∈ ℝ^2, x^2 + y^2 ≤ 4} .
4.1. Justifier quef admet dans
D des extrema globaux.
4.2. Justifier que ces extrema sont atteints sur le cercle de centre O et de rayon 2.
4.3. SoitM un point du cercle de centre O et de rayon 2 : il existe donc
α ∈ ] − π, π] tel que
M = (2cos(α), 2sin(α)) . Démontrer que :
f(M) = 4φ(cos(α)) .
4.4. En déduire les extrema globaux def sur
D .
2. Déterminer les points critiques sur
3. En déduire que la fonction
4. Soit
4.1. Justifier que
4.2. Justifier que ces extrema sont atteints sur le cercle de centre O et de rayon 2.
4.3. Soit
4.4. En déduire les extrema globaux de
EXERCICE 2
On considère l'équation
(E) :
où
y est une fonction inconnue de classe
C^2 sur
ℝ .
- Soit
y de classeC^2 une solution de(E) . Calculery(0) . - On cherche une solution
f de(E) développable en série entière et telle quef^′(0) = 1 .
On suppose qu'il existe
R > 0 tel que,
∀x ∈ ] − R, R[, f(x) = ∑_(n = 0)^(+ ∞)a_n x^n .
2.1. Montrer que l'on a:{∀n ⩾ 2, (n^2 − 1)a_n − a_(n − 1) − a_(n − 2) = 0; a_0 = 0; a_1 = 1
2.2. Montrer, en utilisant un raisonnement par récurrence, que :∀n ⩾ 1, |a_n| ⩽ 1/((n − 1)!) .
2.3. Justifier alors que la fonctionf est définie sur
ℝ .
3. Soity une fonction de classe
C^2 sur
ℝ solution de
(E) . On pose, pour tout
x réel,
z(x) = xy(x)e^x .
3.1. Calculerz(0) et
z^′(0) .
3.2. Prouver quez^′ est solution sur
ℝ de l'équation
2.1. Montrer que l'on a:
2.2. Montrer, en utilisant un raisonnement par récurrence, que :
2.3. Justifier alors que la fonction
3. Soit
3.1. Calculer
3.2. Prouver que
d'inconnue la fonction
u de classe
C^1 sur
ℝ .
3.3. Une équation différentielle
3.3.1. Résoudre sur
ℝ_+^∗ l'équation différentielle :
3.3.2. Justifier que les solutions sont prolongeables par continuité en 0 .
3.4. Démontrer que, pour tout réelc , la fonction
x ↦ cxe^(2x) est solution de
(F) sur
ℝ .
3.4. Démontrer que, pour tout réel
On admet que ce sont les seules solutions de
(F) sur
ℝ tout entier.
3.5. Démontrer qu'il existe un réela tel que :
3.5. Démontrer qu'il existe un réel
3.6. Déterminer alors une expression de
f à l'aide des fonctions usuelles.
EXERCICE 3
Soient
r un nombre réel,
n un entier naturel supérieur ou égal à 2 et
M_r la matrice de
ℳ_n(ℝ) définie par:
On rappelle que si
A ∈ ℳ_(p, q)(ℝ) alors
A^⊤ ∈ ℳ_(q, p)(ℝ) désigne la transposée de la matrice
A .
On munit l'espace vectorielℝ^n de son produit scalaire canonique :
(X|Y) = X^⊤Y .
On note enfinJ la matrice de
ℳ_n(ℝ) dont tous les éléments sont égaux à 1 .
On munit l'espace vectoriel
On note enfin
- Déterminer une base de
Im(J) et le rang de la matriceJ . - Déterminer une base de
Ker(J) . - Prouver que la matrice
J est diagonalisable dansℳ_n(ℝ) . - Déterminer les sous-espaces propres de la matrice
J et une matrice diagonaleD semblable àJ . - Démontrer que
Im(J) etKer(J) sont deux sous-espaces orthogonaux supplémentaires dansℝ^n . - Justifier que
M_r ∈ Vect(I_n, J) . - Vérifier que la matrice
M_r est diagonalisable dansℳ_n(ℝ) et déterminer une matriceΔ_r diagonale semblable àM_r . - Pour tout couple (
X, Y ) de vecteurs deℝ^n , on posef_r(X, Y) = X^⊤M_r Y .
8.1. SoitX un vecteur deℝ^n . Montrer que l'applicationY ↦ f_r(X, Y) est une forme linéaire surℝ^n .
8.2. Montrer que:∀(X, Y) ∈ (ℝ^n)^2, f_r(X, Y) = f_r(Y, X) .
8.3. Justifier qu'il existe une matriceP ∈ ℳ_n(ℝ) , orthogonale, telle que :
où l'on a posé
X^′ = PX et
Y^′ = PY .
On ne déterminera pas la matriceP .
8.4. Déterminer les valeurs der pour lesquelles l'application
f_r définit un produit scalaire sur
ℝ^n .
On ne déterminera pas la matrice
8.4. Déterminer les valeurs de
EXERCICE 4
Questions de cours
- Soit
Z une variable aléatoire suivant une loi géométrique de paramètrep . Rappeler la loi deZ , son espérance et sa variance. - Soient
X_1 etX_2 deux variables aléatoires discrètes définies sur le même espace probabilisé (Ω, 𝒜, ℙ ). Rappeler la définition de «X_1 etX_2 sont indépendantes».
Soient
X et
Y deux variables aléatoires indépendantes définies sur le même espace probabilisé (
Ω, 𝒜, ℙ ) et telles que :
-
X(Ω) = Y(Ω) = ℕ - il existe
p ∈ ]0, 1[ tel que∀k ∈ ℕ, ℙ(X = k) = ℙ(Y = k) = pq^k avecq = 1 − p .
- Soit
k ∈ ℕ . Montrer queℙ(X ⩾ k) = q^k . - Étude de la variable aléatoire
X + Y
4.1. Dans quel ensemble la variable aléatoireX + Y prend-elle ses valeurs?
4.2. Déterminer la loi de la variable aléatoireX + Y .
4.3. Soientn etk deux entiers naturels.
4.3.1. Lorsquek > n , calculerℙ_((X + Y = n))(X = k) .
4.3.2. On prendk ⩽ n . Démontrer qu'il existe un scalairer_n tel que :ℙ_((X + Y = n))(X = k) = r_n . - On pose
V = Y − X etM = min(X, Y) oùmin(a, b) désigne le plus petit des deux réelsa etb .
5.1. Dans quels ensembles les variables aléatoiresV etM prennent-elles leurs valeurs?
5.2. Calculer, pour tout entier naturelk , la valeur deℙ(M ⩾ k) .
5.3. En déduire la loi de la variable aléatoireM .
5.4. Soientk ∈ ℕ etr ∈ ℤ . Calculer la probabilité de l'évènement (M = k )∩ (V = r) .
On pourra distinguer les deux cas
r < 0 et
r ⩾ 0 .
5.5. En déduire la loi deV .
5.6. Étudier l'indépendance des deux variables aléatoiresM et
V .
5.5. En déduire la loi de
5.6. Étudier l'indépendance des deux variables aléatoires
FIN
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