X ENS Physique SI MP 2018Sujet, corrigé et rapport du jury
- Conduction électrique et loi d'Ohm locale
- Diffusion thermique avec terme source
- Bilans d'énergie et conversion électrothermique
- Stabilité d'un équilibre et équation différentielle linéarisée
- Statique : équilibre d'un système mécanique et énergie potentielle
- Asservissements : schémas-blocs, transformée de Laplace, perturbations
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Présentation du sujet
DifficileStabilité d'équilibre : fusible auto-réarmable à couplage électrothermique et flambement d'une membrane gonfléeAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
DifficileL'épreuve comporte deux parties indépendantes consacrées à des phénomènes d'instabilité. La partie physique étudie une résistance dont la résistivité dépend de la température, son point de fonctionnement et sa stabilité, puis son usage comme protection contre les surintensités. La partie sciences de l'ingénieur modélise le flambement d'une membrane gonflée par un ressort, identifie ses paramètres et étudie le contrôle-commande du gonflement après un percement.
- 1Physique, parties 1 et 2 : équations de fonctionnement et régime stationnaireCouplage électrique et thermique dans un dipôle ohmique, équation de diffusion avec terme source, bilan d'énergie et comportement en source de courant ou de tension.
- 2Physique, partie 3 : stabilité du point de fonctionnementModèle à température uniforme, équation dynamique, analyse graphique du couplage dans un repère à quatre cadrans et application à la protection électrique.
- 3Sciences de l'ingénieur, parties 1.1 et 1.2 : modèle de flambementSystème à un degré de liberté avec ressort, positions d'équilibre et énergie potentielle, puis équilibre d'un tronçon de membrane pour identifier les paramètres élastiques.
- 4Sciences de l'ingénieur, partie 1.3 : contrôle-commande du gonflementModélisation par un réservoir, perturbation due au percement, régulation avec groupe de pompage dans le domaine de Laplace.
Difficile. La moyenne est de 6,93 sur 20 et les dernières questions de chaque sous-partie ont été très peu abordées selon le rapport.
L'épreuve en chiffres
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Source : rapport du jury. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesCadre d'analyse non précisé · Signes et dépendance en x · Étapes de calcul camoufléesAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesLes parties physique et sciences de l'ingénieur ont été abordées de façon équilibrée, mais les questions demandant de l'analyse ont été nettement moins traitées que les questions calculatoires, et souvent mal. La partie II de physique et la partie I.3 de sciences de l'ingénieur ont été peu abordées. Le jury juge le niveau en automatique plutôt faible, et la différence s'est beaucoup jouée sur la partie sciences de l'ingénieur.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Cadre d'analyse non préciséPhysique Q2 et Q3
L'indépendance du courant selon x a reçu des réponses partielles, sans mention de l'approximation des régimes quasi stationnaires. Les symétries proposées répétaient les hypothèses de l'énoncé.
- 2Signes et dépendance en xPhysique Q4 et Q5
Les erreurs de signe sur la diffusion et le terme source ont été courantes, et certains ont intégré sans tenir compte de la variation de la résistivité avec x.
- 3Étapes de calcul camoufléesPhysique Q10 à Q13
Masquer des étapes manquantes par des justifications fantaisistes est sévèrement sanctionné.
« Ces erreurs, voire pour certains, ces manques d'honnêteté, sont rédhibitoires. »
- 4Sources idéales mal comprisesPhysique Q14
Le faible taux de réponses montre une incompréhension de ce qui définit une source idéale de tension ou de courant.
- 5Équilibres négatifs oubliés dans le flambementSciences de l'ingénieur Q2, Q3 et Q10
Ne pas envisager les positions d'équilibre de position algébrique négative, pourtant essentielles au flambement, ou tracer la courbe seulement pour les abscisses positives, n'a rapporté aucun point.
- 6Perturbation absente de l'équationSciences de l'ingénieur Q21 à Q25
La majorité a oublié le terme de perturbation dans l'équation d'équilibre, et les questions simples d'automatique suivantes ont été très peu traitées.
« La majorité des candidats a oublié d'inclure le terme de perturbation D2 dans l'équation d'équilibre. »
Ce qui a été bien réussi
- La première question de la partie physique a été dans l'ensemble bien traitée.
- Les questions calculatoires 10 à 13 de la partie physique ont été bien traitées par la majorité.
- L'analyse graphique des questions 23 à 26 de physique a rapporté beaucoup de points à ceux qui l'ont bien menée.
- Les questions 7 à 10 de sciences de l'ingénieur ont été bien traitées dans l'ensemble.
Conseils du jury
- Faire les applications numériques et toujours indiquer l'unité, sans quoi le résultat est compté faux.
- Répondre à tous les items d'une question, chacun étant noté séparément.
- Tenter les dernières questions de chaque partie, souvent indépendantes, qui départagent les candidats.
- Rédiger un raisonnement clair et concis plutôt que de donner seulement le résultat.
- Aborder toutes les parties indépendantes, car les points sont équilibrés entre elles.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
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ÉCOLE POLYTECHNIQUE
COMPOSITION DE PHYSIQUE ET SCIENCES DE L'INGÉNIEUR - (X)

Première partie Étude d'un dispositif de protection contre les surintensités
1 Équations de fonctionnement.
- Nous avons implicitement supposé que les grandeurs
T etE décrivant l'état du dipôle sont invariantes selon les directions orthogonales à l'axe(Ox ). Préciser à quelles conditions on s'approche électriquement et thermiquement de cette situation.

- Justifier que le courant
I est indépendant dex . Nous noteronsJ = I/S le courant par unité de surface. - Préciser la symétrie spatiale que présentent la répartition de température
T(x, t) et celle du champ électriqueE⃗(x, t) . On procédera avec rigueur en détaillant le raisonnement conduit. - Établir l'équation différentielle vérifiée par la température en considérant sa dépendance temporelle. On fera apparaître le courant par unité de surface
J . - Établir la loi d'Ohm pour le dipôle. En déduire l'expression de sa résistance
R (sous forme d'une intégrale). - Écrire l'équation de fonctionnement du générateur reliant
U àI . - Déduire des résultats précédents (questions (5) et (6)) l'expression du courant par unité de surface
J en fonction deU_G, R_G, R etS .
2 Étude du régime stationnaire.
8. Établir, à partir de chacune des équations thermique et électrique (obtenues questions (4) et (5)), l'équation d'énergie (ou de puissance) qui lui correspond. Vérifier que les deux équations obtenues traduisent, conjointement, la conversion de l'énergie électrique fournie par le générateur en chaleur reçue par le milieu extérieur.
- Nous envisageons ici une situation telle qu'il devient légitime d'écrire la conductivité électrique sous la forme d'un développement limité au premier ordre relativement à l'écart de température :
- Attribuer une signification physique au rapport
K . - Établir que l'équation thermique et l'expression de
R , avec ces nouvelles variables, au premier ordre relativement àεY , deviennent :
- Nous recherchons la solution de l'équation thermique sous la forme d'un développement limité au premier ordre par rapport au paramètre
ε :
11. Exprimer
12. En déduire l'expression de
13. Établir le système d'équations différentielles dont sont solutions
- L'intégration du système d'équations différentielles obtenu, respectant les conditions aux frontières adoptées, conduit à la fonction
Y :
- Exprimer
Δ dans chacun des deux cas limites où le générateur G se comporte comme une source idéale de tension (casG_U ) ou comme une source idéale de courant (casG_I ). On noteraΔ respectivementΔ_U etΔ_I .
- La résistance du dipôle, issue de cette modélisation, s'écrit :
- Illustrer, dans le plan
(x = I, y = U) , la construction graphique du point de fonctionnement P adopté par le système générateur-résistance dans le milieu extérieur. Nous supposeronsε > 0 . - Préciser la situation de la fonction
Y (équation (5)) par rapport à la fonctionY_0 , dans chacun des deux casG_U etG_I . Justifier physiquement ces résultats. On pourra raisonner sur la détermination graphique du point de fonctionnement (question (15)) dans les situationsG_U etG_I . Nous supposeronsε > 0 .
3 Analyse de la stabilité du point de fonctionnement.
- La température du dipôle est uniforme, égale à sa température moyenne, notée maintenant simplement
T ; - La résistance
R du dipôle est une fonction deT ; - La dépendance
R = R(T) est caractérisée par le coefficientα = α(T) défini par :α = 1/R(dR)/(dT) ; - Le flux thermique par unité de surface traversant la frontière du dipôle, vers l'extérieur, s'écrit
φ = h(T − T_e) . Le coefficienth (supposé constant) rend compte synthétiquement du processus complexe d'échange thermique à l'interface solide-fluide.
Nous notonsZ^⋆ une grandeurZ relative à l'état présumé stationnaire. En particulier, nous posonsT = T^⋆ + θ .
- Établir l'équation différentielle vérifiée par la température
T . On poseraC = 2caS . - Établir que cette équation différentielle, développée linéairement dans le voisinage de l'état présumé stationnaire, fait apparaître une équation algébrique (notée
EQ^⋆ ) définissant l'équilibre (grandeurs étoilées), que l'on précisera, ainsi que l'équation différentielle associée :
- Commenter l'influence, sur la stabilité de l'équilibre supposé, des termes intervenant dans l'expression du facteur
k . - Compléter cette analyse en étudiant les cas limites où le générateur fixe la tension
U (casG_U ) et celui où il fixe le courantI ( casG_I ).
- Nous nous proposons maintenant d'étudier le cas général pour lequel le générateur ne fixe ni la tension, ni le courant. Nous supposons
α = Cste> 0 . Nous notonsR_e = R(T_e) et posonsr = R/R_G en adoptantr_e = R_e/R_G < 1 (par exempler_e = 1/4 , pour fixer un ordre de grandeur).
- En explicitant la constante
A (en fonction deU_G, R_G, h etS ) et la fonctionf , écrire l'équation différentielle obtenue en réponse à la question (17) sous la forme :
- Justifier, au vu de la dépendance de la fonction
f avecr , que la température est nécessairement bornée. - Justifier que la construction graphique relative à la question (15) corrobore ce résultat.
- Il s'agit maintenant d'étudier l'évolution de la température à partir de l'instant de "branchement" du générateur. Nous allons illustrer graphiquement cette évolution, depuis la situation initiale (
T(t = 0^+) = T_e, r(t = 0^+) = r_e ), immédiatement après branchement du générateur, vers la situation d'équilibre (T^⋆, r^⋆ ), dans le repère à quatre cadrans représenté figure (3 ). Notons que l'axe vertical ascendant porte une double échelle : à droite elle se rapporte àAf(r) (fonction der - cadrant (2)), à gauche àT − T_e (fonction deT - cadrant (3)). Le cadrant (1) représente la fonctionr = r(T) . Le cadrant (4) permet simplement le report de la température de l'axe vertical descendant sur l'axe horizontal gauche.

- Exprimer la dépendance de
r avecT . On fera apparaîtreT_e etr_e . - Reproduire le graphe à quatre cadrans de la figure (3). Pour les trois températures
T_e < T_1 < T_2 qui y sont repérées, représenter les points correspondants dans les cadrans (1), (2) et (3) (légende : o pourT_e, ◻ pourT_1, ∙ pourT_2 ). - En déduire la situation d'équilibre dont on repérera par une étoile (
⋆ ) les points correspondants dans chacun de ces trois cadrans. On précisera le raisonnement ayant conduit à sa détermination. - Déterminer à quelle condition
r^⋆ > 1 . - Ce couplage thermique-électrique (dans le cas
α > 0 ) est mis à profit pour réaliser des fusibles auto-réarmables (voir le paragraphe introductif). Le dipôle résistif est alors placé en série avec la charge à protéger des surintensités. Nous supposons maintenant que la résistanceR_G joue le rôle de cette charge (le générateur G devenant alors idéal). Justifier le choixr_e < 1 et, idéalement en pratique,r_e≪1 . - Imaginons que la surintensité est due à une élévation accidentelle de
U_G . En s'appuyant sur les réponses apportées aux questions (25) et (26), expliquer le principe de fonctionnement d'un tel fusible.
- À titre d'information, le matériau constituant un fusible auto-réarmable se présente comme une matrice polymérique chargée de particules de carbone. À basse température, cette matrice adopte une structure cristalline qui offre l'ordre et la proximité nécessaires à ces particules pour assurer efficacement la conduction électrique. À plus haute température, la structure transite vers une phase amorphe qui ne présente plus ces qualités. La figure (4) représente la dépendance expérimentale de la résistance d'un tel composant avec sa température. On remarquera que cette dépendance particulière de sa résistance avec la température lui permet de très bien assurer sa fonction (identifée en réponse à la question (29)).

Seconde partie Étude du flambement, sous chargement extérieur, d'une membrane fine gonflée
Parmi les procédés récents utilisant un contrôle, les membranes en Ethylène Tétrafluoroéthylène, encore appelée ETFE, ont apporté un renouveau dans les formes architecturales. Elles sont légères, thermiquement isolantes et adaptables à des géométries variées. Ces éléments de toiture, ou de façade, sont composés de deux membranes formant une chambre gonflée, fixées à leurs périphéries sur une structure porteuse. On appelle un tel élément gonflé un coussin ETFE. La pression intérieure du coussin est contrôlée en permanence afin de maintenir une géométrie stable, assurer l'étanchéité et compenser d'éventuelles fuites d'air. Parmi les projets emblématiques réalisés avec cette technologie citons le centre national aquatique de Pékin construit pour les jeux olympiques d'été de 2008, la couverture du bâtiment de CentraleSupelec ou encore la couverture de la station du RER E Rosa Parks (voir figure (1)).
L'objet de cette partie est d'étudier le comportement d'un coussin ETFE et, en particulier, l'adaptation de sa pression de gonflement pour éviter les risques de flambement, y compris en cas de faible fuite d'air. Nous étudierons dans un premier temps un modèle simplifié de flambement de coques minces, puis nous améliorerons le modèle mécanique pour identifier les paramètres du modèle initial, enfin nous étudierons le contrôle commande de stabilisation de la forme. La figure (2) schématise la structure d'un coussin ETFE.
1 Modèle simplifié de flambement de coque.
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1.1 Première approche du flambement : déplacement du sommet de la coque mince modélisée par un système à 1 degré de liberté.
- Nous considérons d'abord le cas
F = 0 . Établir l'équation d'équilibre du système à partir d'un raisonnement énergétique. - Discuter la situation des positions d'équilibre du système selon la valeur du rapport
a/ℓ . On commentera brièvement ces résultats. - Étudier la stabilité des positions d'équilibre.
- Nous supposons dorénavant
a/ℓ > 1 et que la forceF⃗(|F⃗| ≠ 0) appliquée à la structure est indépendante de la position du point B.
- Construire, à partir d'un bilan énergétique, la grandeur
W(y) dont le minimum caractérise l'état d'équilibre du système. - Nous posons
Y = y/ℓ, A = a/ℓ(A > 1), E^⋆ = 1/2kℓ^2, α = F/(kℓ) etΨ(Y) = (W(y))/(E^⋆) . Exprimer la grandeurΨ à l'aide deY ,A etα .

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- Donner l'allure de la représentation graphique de
ψ pour deux valeurs (positives) du paramètreα illustrant les deux types de situation envisageables. - Écrire l'équation d'équilibre sous la forme
Φ(Y) = α . - Préciser l'équivalent de
Φ pourY → ± ∞ et celui pourY → 0 . Exprimer les zéros de cette fonction. - En s'appuyant sur ces résultats, esquisser l'allure de la représentation graphique de
Φ . - Indiquer comment résoudre graphiquement l'équation d'équilibre.
- Commenter, à partir de cette analyse graphique, les différentes situations d'équilibre du système.
- Notons
α_1 une valeur deα telle qu'il n'existe qu'une seule position d'équilibreY_(eq1) , avecY_(eq1) > 0 . Donner l'aspect graphique de la dépendance deY_(eq) (de l'équilibre stable) avecα lorsque ce paramètre évolue deα_1 à− α_1 . Le phénomène de saut qui apparaît sur ce tracé est la manifestation d'une instabilité appelée flambement.
1.2 Détermination des paramètres du modèle élastique.
13. Déterminer l'expression de chacune des tensions linéiques

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- Nous identifions la longueur à vide
a du ressort, introduite dans la partie précédente (figure (4)), à la distance entre le point de fixation M (ou N ), et le sommet J du dôme formé par la membrane gonflée (figure (6)). Exprimera en fonction deℓ etR . - Exprimer
a/ℓ à l'ordre deux enℓ/R .
- On propose maintenant de déterminer la raideur du coussin ETFE gonflé, sous chargement de type neige. Considérons alors que le coussin ETFE gonflé est soumis à une charge linéique uniforme
− q dzu⃗_y[ N ⋅ m^(− 1)] . Cette charge produit une déflexion de la membrane, par rapport à sa configuration sans charge. En vue de déterminer cette déflexion, nous considérons un modèle simplifié où la géométrie sans charge serait plane. La différence de pressionP et la courbure sont simplement traduites par leur conséquence, c'est-à-dire la présence de tensionsT_0 dz etT_0^′ dz appliquées aux extrémités d'un tronçon[z, z + dz] de membrane. On supposera ainsi que la charge de neige est négligeable devant la pression de gonflement, c'est-à-direq≪P , afin que les tensionsT_0 dz etT_0^′ dz soient identiques à celles trouvées en question 13. Sa déflexion est notéef = f(x) , comptée positivement suivant− u⃗_y . La figure (7) illustre le passage de la géométrie réelle courbe à la géométrie simplifiée plane de la membrane. La figure (8) détaille le système finalement étudié. La figure (9) isole un élément [x, x + dx ] de ce système.
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- Établir les relations d'équilibre de l'élément
[x, x + dx] représenté figure (9).
- Dans toute la suite, nous supposons
|α|≪1 .
- Démontrer que la tension linéique est uniforme. L'exprimer en fonction de
P etR . - Exprimer la déflexion
f = f(x) en fonction dex et des paramètresq, T_0 etℓ . - Exprimer la déflexion maximale
f_M en fonction deq, P, R etℓ . - Nous identifions la déflexion maximale
f_M de la membrane au déplacement du pointB sous l'action de la forceF⃗ = -qℓLu⃗_y (voir figures (3) et (4)). Déduire de cette analogie l'expression de la raideurk . On donnera cette expression en fonction deP, R, L, ℓ, h etD = R(1 − cosθ) (voir figure (6)). On supposeraf_M≪D .
1.3 Analyse du système de contrôle-commande du gonflement du coussin ETFE.
On étudie ici la régulation dans le cas d'un percement de la membrane ETFE. Celui-ci peut être dû à un endommagement du tissu ETFE ou à une mauvaise régulation de la purge en air. Cette partie propose tout d'abord l'étude temporelle d'une régulation sans intervention d'un système de pompage. Ensuite, elle étudie cette réponse avec système de pompage. On néglige la compressibilité de l'air, aussi on modélisera, dans les schémas, le "fluide" emprisonné dans le coussin ETFE comme un fluide incompressible.
Nous notons
1.3.1 Modèle sans groupe de pompage.
- Établir l'équation, en grandeurs de LAPLACE, décrivant ce dispositif de régulation pour
h_ℓ ≤ h(t) ≤ h_c .

- Représenter le schéma fonctionnel correspondant.
- Le réservoir est initialement plein
(h(0) = h_c) . On étudie la réponse du système à un créneau de vidange défini par la séquence :
24. En déduire l'évolution temporelle de
25. Esquisser la courbe de la réponse temporelle à ce créneau de vidange. Donner les valeurs frontières pour
1.3.2 Modèle avec groupe de pompage.
Enfin, l'angle de rotation du moteur met en mouvement le système de pompage hydraulique qui assure un débit de remplissage du réservoir
26. Exprimer la fonction de transfert
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- Exprimer la fonction de transfert du système de régulation du réservoir définie par le rapport :
- Représenter le schéma fonctionnel du système global de régulation du niveau du réservoir en notation de LAPLACE.
- Déterminer la limite pour
t → ∞ de la hauteurh en réponse à un échelon de débit de fuite tel que :
- Commenter le résultat précédent. Proposer une modification simple du système de régulation afin que cette limite se fixe sur
h_c .
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- Le nom de "fusible" qui a été attribué à ce composant est donc impropre.
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Quelle est la moyenne de l'épreuve physique-SI Polytechnique MP 2018 ?
Le rapport donne une moyenne de 6,93 avec un écart-type de 4,31 pour 1047 présents, et 7,98 pour les 660 candidats français.
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Comment se préparer à l'épreuve physique et SI de l'X en MP ?
Le rapport insiste sur les applications numériques avec unité, la rédaction concise, les réponses à tous les items et la maîtrise de l'automatique, dont le niveau est jugé plutôt faible.
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