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Corrigé détaillé X ENS Physique PSI 2023 (page 4/4 : Parties VII et VIII)

Autour des thermogénérateurs magnétiques

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Partie VII : Étude thermique du thermogénérateur

Question 43

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Notions : hacheur, valeur efficace, puissance dissipée par effet joule

Déterminer la puissance produite par la résistance et en déduire une relation entre , et .

Voir l'indice

Exprimer la puissance instantanée dissipée par effet Joule lorsque l'interrupteur est fermé, puis moyenner sur la période de découpage \tau_{\text{d}} en fonction du rapport cyclique \alpha.

Voir la réponse courte

Calcul de la puissance moyenne dissipée dans la résistance alimentée par une tension hachée : \mathcal{P}_R = \alpha E^2 / R.

Voir le corrigé complet

Le circuit d'alimentation de la résistance chauffante R est constitué d'un générateur de tension continue E et d'un interrupteur (transistor) commandé périodiquement à la période \tau_{\mathrm{d}} avec un rapport cyclique \alpha.

Déterminons la puissance instantanée p_R(t) dissipée par effet Joule dans la résistance au cours d'une période :

  • pour t \in [0, \alpha \tau_{\mathrm{d}}[, le transistor est fermé (conducteur parfait), la tension aux bornes de la résistance est u_R(t) = E. La puissance instantanée dissipée s'écrit :

    p_R(t) = \frac{E^2}{R}
  • pour t \in [\alpha \tau_{\mathrm{d}}, \tau_{\mathrm{d}}[, le transistor est ouvert (bloqué), l'intensité traversant le circuit est nulle (i(t) = 0). La puissance instantanée dissipée est donc :

    p_R(t) = 0

Puisque la période de découpage \tau_{\mathrm{d}} est négligeable devant les temps de réponse thermique du système, la puissance thermique injectée dans la source chaude correspond à la puissance moyenne \mathcal{P}_R sur une période de découpage :

\begin{aligned} \mathcal{P}_R &= \langle p_R(t) \rangle = \frac{1}{\tau_{\mathrm{d}}} \int_0^{\tau_{\mathrm{d}}} p_R(t) \, \mathrm{d}t \\ &= \frac{1}{\tau_{\mathrm{d}}} \left( \int_0^{\alpha \tau_{\mathrm{d}}} \frac{E^2}{R} \, \mathrm{d}t + \int_{\alpha \tau_{\mathrm{d}}}^{\tau_{\mathrm{d}}} 0 \, \mathrm{d}t \right) \end{aligned}

On obtient ainsi la relation demandée :

\boxed{\mathcal{P}_R = \alpha \frac{E^2}{R}}

Avec E = 10\text{ V} et R \approx 100\ \Omega, on remarque numériquement que \frac{E^2}{R} = 1{,}0\text{ W}, de sorte que :

\mathcal{P}_R \approx \alpha \times 1{,}0\text{ W}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Prenez le temps de justifier, même brièvement, votre réponse sur cette question accessible.

« Le jury s’attend à une justification (même rapide). Certains candidats devraient prendre le temps de justifier afin d’éviter des erreurs sur ces questions relativement faciles. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 44

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation

Notions : équation de la diffusion thermique, loi de fourier, condition aux limites

Rappeler l'équation de la diffusion thermique en régime dépendant du temps dans le cas d'un modèle unidimensionnel dans les matériaux de la figure 8. Définir les conditions aux limites à l'interface avec le dissipateur, avec la résistance chauffante et à l'interface entre les différents matériaux. Les phénomènes de convection dans la couche d'air située entre les abscisses et sont négligés.

Voir l'indice

Écrire l'équation de la chaleur 1D sans terme source volumique ; appliquer la continuité du flux thermique et de la température aux interfaces parfaites, et la loi de Newton au dissipateur.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'équation de la diffusion thermique 1D sans terme source volumique, en prenant garde à la notation de l'énoncé où c_i désigne une capacité thermique volumique.
  2. Exprimer les conditions aux limites aux interfaces internes en traduisant la continuité de la température et du flux thermique conductif en l'absence de source surfacique.
  3. Établir les conditions aux limites aux extrémités : en x = x_4 (résistance chauffante surfacique délivrant la puissance \mathcal{P}_{\mathrm{R}} vers le système) et en x = 0 (échange conductif avec le dissipateur de résistance thermique R_{\mathrm{th}} vers l'air ambiant à T_{\mathrm{amb}}).
Voir la réponse courte

Équation \partial T/\partial t = D \partial^2 T/\partial x^2 et écriture de la continuité de T et du flux radiatif/convectif aux interfaces.

Voir le corrigé complet

1. Équation de la diffusion thermique

Considérons un milieu homogène et isotrope sans source de chaleur interne volumique, modélisé selon l'axe (Ox) vertical ascendant (figure 8). L'application du premier principe de la thermodynamique à une tranche de matière d'épaisseur \mathrm{d}x et de section S, combinée à la loi de Fourier j_{\mathrm{th}}(x, t) = -k_i \frac{\partial T}{\partial x}, conduit à :

c_i \frac{\partial T}{\partial t} = k_i \frac{\partial^2 T}{\partial x^2} \iff \frac{\partial T}{\partial t} = D_i \frac{\partial^2 T}{\partial x^2}

où D_i = \frac{k_i}{c_i} est le coefficient de diffusivité thermique du milieu i \in \{\text{Cu}, \text{air}, \text{MC}\} et c_i la capacité thermique volumique (en \mathrm{J\cdot m^{-3}\cdot K^{-1}}).

2. Conditions aux limites aux interfaces internes (x = x_1, x_2, x_3)

En l'absence de résistance thermique de contact et de source volumique ou surfacique à ces interfaces, et compte tenu de l'absence de convection dans la couche d'air :

  • Continuité de la température : pour tout j \in \{1, 2, 3\},

    T(x_j^-, t) = T(x_j^+, t)
  • Continuité de la densité de flux thermique conductif :

    -k(x_j^-) \left.\frac{\partial T}{\partial x}\right|_{x_j^-} = -k(x_j^+) \left.\frac{\partial T}{\partial x}\right|_{x_j^+}

    soit explicitement :

    \begin{aligned} \text{en } x_1 : \quad & k_{\mathrm{Cu}} \left.\frac{\partial T}{\partial x}\right|_{x_1^-} = k_{\mathrm{air}} \left.\frac{\partial T}{\partial x}\right|_{x_1^+} \\ \text{en } x_2 : \quad & k_{\mathrm{air}} \left.\frac{\partial T}{\partial x}\right|_{x_2^-} = k_{\mathrm{MC}} \left.\frac{\partial T}{\partial x}\right|_{x_2^+} \\ \text{en } x_3 : \quad & k_{\mathrm{MC}} \left.\frac{\partial T}{\partial x}\right|_{x_3^-} = k_{\mathrm{Cu}} \left.\frac{\partial T}{\partial x}\right|_{x_3^+} \end{aligned}

3. Condition à la limite avec la source chaude (x = x_4)

La résistance chauffante est infiniment fine et produit une puissance moyenne \mathcal{P}_{\mathrm{R}}. La face supérieure étant thermiquement isolée, la totalité de cette puissance est injectée dans le thermogénérateur vers les x décroissants (dans le sens opposé au vecteur unitaire \vec{u}_x). Le flux thermique surfacique entrant au niveau de la section S s'écrit donc :

j_{\mathrm{th}}(x_4, t) = - \frac{\mathcal{P}_{\mathrm{R}}}{S} \iff -k_{\mathrm{Cu}} \left.\frac{\partial T}{\partial x}\right|_{x_4} = - \frac{\mathcal{P}_{\mathrm{R}}}{S}

soit :

\boxed{k_{\mathrm{Cu}} \left.\frac{\partial T}{\partial x}\right|_{x_4} = \frac{\mathcal{P}_{\mathrm{R}}}{S}}

4. Condition à la limite avec le dissipateur (x = 0)

Le dissipateur thermique, placé en x = 0, évacue la chaleur vers l'air ambiant à la température T_{\mathrm{amb}}. La modélisation par une résistance thermique R_{\mathrm{th}} relie le flux thermique total quittant le dispositif en x = 0 (dirigé vers les x négatifs, d'intensité \Phi = k_{\mathrm{Cu}} S \left.\frac{\partial T}{\partial x}\right|_0) à l'écart de température :

\Phi = \frac{T(0, t) - T_{\mathrm{amb}}}{R_{\mathrm{th}}}

ce qui donne la relation aux limites :

\boxed{k_{\mathrm{Cu}} S \left.\frac{\partial T}{\partial x}\right|_{x=0} = \frac{T(0, t) - T_{\mathrm{amb}}}{R_{\mathrm{th}}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à déterminer correctement les conditions aux limites associées à l'équation de diffusion.

« L’équation de diffusion était souvent trouvée mais les conditions aux limites rarement déterminées correctement. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 45

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral

Notions : résistance thermique, régime stationnaire, loi d'ohm thermique

En déduire les températures et en régime permanent.

Voir l'indice

En régime permanent, le flux thermique P_{\text{R}} est conservatif à travers l'empilement ; utiliser l'analogie électrique des résistances thermiques en série depuis la température ambiante.

Voir la stratégie
  1. En régime permanent et en l'absence de source volumique, l'équation de diffusion thermique montre que le profil de température est affine dans chaque milieu.
  2. La conservation du flux thermique unidimensionnel impose que la puissance thermique totale traversant chaque couche de x_4 vers x=0 est uniforme et égale à la puissance injectée par la résistance, \Phi = \mathcal{P}_{\mathrm{R}}.
  3. Utiliser l'analogie électrothermique (loi d'Ohm thermique) pour exprimer successivement les températures aux différentes abscisses à partir de la température ambiante T_{\mathrm{amb}} et des résistances thermiques élémentaires.
Voir la réponse courte

En régime permanent 1D, le flux est conservatif : association série des résistances thermiques pour trouver T(x_1) et T(x_3).

Voir le corrigé complet

En régime permanent stationnaire, la dérivée temporelle est nulle (\partial T / \partial t = 0). Dans chacun des milieux (cuivre, air, gadolinium), en l'absence de terme source volumique, l'équation de la diffusion s'écrit :

\frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2} = 0

Le profil de température T(x) est donc une fonction affine dans chaque couche, et la densité de flux thermique j_{\mathrm{th}} = -k_i \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x} est constante.

La résistance chauffante située en x_4 injecte une puissance thermique moyenne \mathcal{P}_{\mathrm{R}}. Celle-ci n'ayant d'autre issue que de traverser l'ensemble de la structure vers le dissipateur situé en x = 0, le flux thermique total dirigé selon les x décroissants est conservé et vaut :

\Phi = \mathcal{P}_{\mathrm{R}}

Introduisons les résistances thermiques de conduction des différentes tranches de section droite S :

\begin{aligned} R_{\mathrm{th, Cu}} &= \frac{e_{\mathrm{Cu}}}{k_{\mathrm{Cu}} S} \\ R_{\mathrm{th, air}} &= \frac{e_{\mathrm{air}}}{k_{\mathrm{air}} S} \\ R_{\mathrm{th, MC}} &= \frac{e_{\mathrm{MC}}}{k_{\mathrm{Gd}} S} \end{aligned}

Par continuité du flux et de la température aux interfaces :

  • Entre l'air ambiant à T_{\mathrm{amb}} et l'abscisse x=0, le dissipateur impose :

    T(0) - T_{\mathrm{amb}} = R_{\mathrm{th}} \mathcal{P}_{\mathrm{R}}
  • Dans la couche inférieure de cuivre, entre x=0 et x_1 :

    T(x_1) - T(0) = R_{\mathrm{th, Cu}} \mathcal{P}_{\mathrm{R}} = \frac{e_{\mathrm{Cu}}}{k_{\mathrm{Cu}} S} \mathcal{P}_{\mathrm{R}}
  • Dans la couche d'air, entre x_1 et x_2 :

    T(x_2) - T(x_1) = R_{\mathrm{th, air}} \mathcal{P}_{\mathrm{R}} = \frac{e_{\mathrm{air}}}{k_{\mathrm{air}} S} \mathcal{P}_{\mathrm{R}}
  • Dans le matériau magnétocalorique, entre x_2 et x_3 :

    T(x_3) - T(x_2) = R_{\mathrm{th, MC}} \mathcal{P}_{\mathrm{R}} = \frac{e_{\mathrm{MC}}}{k_{\mathrm{Gd}} S} \mathcal{P}_{\mathrm{R}}

On en déduit l'expression de la température à l'abscisse x_1 :

\boxed{T(x_1) = T_{\mathrm{amb}} + \left( R_{\mathrm{th}} + \frac{e_{\mathrm{Cu}}}{k_{\mathrm{Cu}} S} \right) \mathcal{P}_{\mathrm{R}}}

Puis l'expression de la température à l'abscisse x_3 :

\boxed{T(x_3) = T_{\mathrm{amb}} + \left( R_{\mathrm{th}} + \frac{e_{\mathrm{Cu}}}{k_{\mathrm{Cu}} S} + \frac{e_{\mathrm{air}}}{k_{\mathrm{air}} S} + \frac{e_{\mathrm{MC}}}{k_{\mathrm{Gd}} S} \right) \mathcal{P}_{\mathrm{R}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Cette question nécessitait obligatoirement les résultats établis à la question précédente.

« Il était impossible de répondre à cette question sans Q44. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 46

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Notions : résistance thermique, condition d'oscillation, régime permanent

En relation avec l'analyse de stabilité de la partie précédente, en déduire un encadrement de la puissance permettant les oscillations auto-entretenues du matériau magnétocalorique en fonction de et .

Voir l'indice

Encadrer la puissance moyenne de telle sorte que la température stationnaire atteinte en bas soit inférieure à T_{\text{A}} et que celle atteinte en haut soit supérieure à T_{\text{B}}.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la condition établie à la question Q42 pour obtenir des oscillations auto-entretenues : les températures extrêmes accessibles par le matériau doivent encadrer les températures de basculement, soit T_{\mathrm{fr}} < T_A et T_{\mathrm{ch}} > T_B.
  2. Identifier la source froide à la surface de contact inférieure à la température T(x_1), et la source chaude à la surface supérieure à la température T(x_3).
  3. Exprimer ces deux inégalités en utilisant les expressions de T(x_1) et T(x_3) obtenues à la question Q45 en fonction de \mathcal{P}_{\mathrm{R}}, et en déduire l'encadrement cherché sur la puissance thermique \mathcal{P}_{\mathrm{R}}.
Voir la réponse courte

Traduction des inégalités sur les températures de basculement T_A et T_B en un encadrement sur la puissance de chauffe \mathcal{P}_R.

Voir le corrigé complet

D'après l'étude mécanique de la partie précédente (question Q42), le thermogénérateur fonctionne en régime d'oscillations auto-entretenues si et seulement si :

  • au contact de la source froide, le matériau peut descendre en dessous de la température T_A pour que la force magnétique redevienne suffisante et provoque le décollement vers le haut :

    T_{\mathrm{fr}} < T_A
  • au contact de la source chaude, le matériau peut dépasser la température T_B pour que la diminution de l'aimantation permette au ressort de rappeler le matériau vers le bas :

    T_{\mathrm{ch}} > T_B

Dans la configuration thermique unidimensionnelle étudiée, la température de la surface froide sur laquelle vient s'appuyer le matériau est T(x_1), tandis que la température de la surface chaude est T(x_3). On a donc :

T(x_1) < T_A \quad \text{et} \quad T(x_3) > T_B

D'après les résultats de la question Q45, ces températures s'écrivent en régime permanent :

\begin{aligned} T(x_1) &= T_{\mathrm{amb}} + R_{\mathrm{th},1} \, \mathcal{P}_{\mathrm{R}} \\ T(x_3) &= T_{\mathrm{amb}} + R_{\mathrm{th},3} \, \mathcal{P}_{\mathrm{R}} \end{aligned}

où l'on a posé les résistances thermiques équivalentes :

\begin{aligned} R_{\mathrm{th},1} &= R_{\mathrm{th}} + \frac{e_{\mathrm{Cu}}}{k_{\mathrm{Cu}} S} \\ R_{\mathrm{th},3} &= R_{\mathrm{th}} + \frac{e_{\mathrm{Cu}}}{k_{\mathrm{Cu}} S} + \frac{e_{\mathrm{air}}}{k_{\mathrm{air}} S} + \frac{e_{\mathrm{MC}}}{k_{\mathrm{Gd}} S} \end{aligned}

Les conditions sur les températures se traduisent directement sur la puissance moyenne \mathcal{P}_{\mathrm{R}} :

\begin{aligned} T_{\mathrm{amb}} + R_{\mathrm{th},1} \, \mathcal{P}_{\mathrm{R}} < T_A &\iff \mathcal{P}_{\mathrm{R}} < \frac{T_A - T_{\mathrm{amb}}}{R_{\mathrm{th},1}} \\ T_{\mathrm{amb}} + R_{\mathrm{th},3} \, \mathcal{P}_{\mathrm{R}} > T_B &\iff \mathcal{P}_{\mathrm{R}} > \frac{T_B - T_{\mathrm{amb}}}{R_{\mathrm{th},3}} \end{aligned}

On en déduit l'encadrement de la puissance \mathcal{P}_{\mathrm{R}} nécessaire au maintien des oscillations :

\boxed{\frac{T_B - T_{\mathrm{amb}}}{R_{\mathrm{th}} + \dfrac{e_{\mathrm{Cu}}}{k_{\mathrm{Cu}} S} + \dfrac{e_{\mathrm{air}}}{k_{\mathrm{air}} S} + \dfrac{e_{\mathrm{MC}}}{k_{\mathrm{Gd}} S}} < \mathcal{P}_{\mathrm{R}} < \frac{T_A - T_{\mathrm{amb}}}{R_{\mathrm{th}} + \dfrac{e_{\mathrm{Cu}}}{k_{\mathrm{Cu}} S}}}

Résultat

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Question 47

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Application numérique

Notions : hacheur, résistance thermique, application numérique

En se plaçant à une température égale à 10°C, déterminer un encadrement du rapport cyclique pour lequel on obtient une oscillation de la structure magnétocalorique (on donnera un encadrement de par des valeurs numériques avec un seul chiffre significatif).

Voir l'indice

Calculer numériquement les résistances thermiques de l'air et du dissipateur, puis en déduire l'intervalle admissible pour le rapport cyclique \alpha via \mathcal{P}_{\text{R}} = \alpha E^2/R.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rapport cyclique \alpha en fonction de la puissance moyenne \mathcal{P}_{\mathrm{R}} à l'aide du résultat de la question Q43.
  2. Identifier les températures T_A et T_B par lecture de la figure 6, puis déterminer la résistance thermique R_{\mathrm{th}} du dissipateur en convection naturelle (v = 0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) sur la figure 10.
  3. Évaluer numériquement les résistances équivalentes R_{\mathrm{th},1} et R_{\mathrm{th},3} établies à la question Q45 pour en déduire l'encadrement de \alpha avec un seul chiffre significatif.
Voir la réponse courte

Résolution numérique de l'encadrement précédent pour obtenir les bornes admissibles sur le rapport cyclique \alpha.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q43, la puissance moyenne dissipée par effet Joule dans la résistance s'écrit :

\mathcal{P}_{\mathrm{R}} = \alpha \frac{E^2}{R} \implies \alpha = \frac{\mathcal{P}_{\mathrm{R}} R}{E^2}

Avec E = 10\text{ V} et R = 100\ \Omega, la puissance électrique maximale disponible vaut :

\frac{E^2}{R} = \frac{10^2}{100} = 1\text{ W} \implies \alpha = \frac{\mathcal{P}_{\mathrm{R}}}{1\text{ W}}

Le rapport cyclique \alpha s'identifie donc numériquement à la puissance \mathcal{P}_{\mathrm{R}} exprimée en watts.

D'après la condition établie à la question Q46, l'oscillation auto-entretenue nécessite :

\frac{T_B - T_{\mathrm{amb}}}{R_{\mathrm{th},3}} < \mathcal{P}_{\mathrm{R}} < \frac{T_A - T_{\mathrm{amb}}}{R_{\mathrm{th},1}}

1. Lecture des températures T_A et T_B sur la figure 6 :

  • Le point A correspond au décollement du matériau magnétocalorique au niveau de la source froide (e_{\mathrm{air}} = d = 0{,}6\text{ mm}) : il se situe à l'intersection de la droite élastique du ressort et de la courbe -F_{\mathrm{mag}} tracée pour T = 20^\circ\text{C}, d'où T_A = 20^\circ\text{C}.
  • Le point B correspond au décollement du matériau au contact de la source chaude (e_{\mathrm{air}} = 0) : il se situe à l'intersection de la droite du ressort et de la courbe -F_{\mathrm{mag}} pour T = 40^\circ\text{C}, d'où T_B = 40^\circ\text{C}.

2. Évaluation des résistances thermiques :

  • Sur la figure 10, en l'absence de convection forcée (v = 0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}), l'ordonnée à l'origine donne la résistance thermique du dissipateur :

    R_{\mathrm{th}} = 20\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}
  • D'après les calculs de la question Q45 :

    \begin{aligned} R_{\mathrm{th, Cu}} &= \frac{e_{\mathrm{Cu}}}{k_{\mathrm{Cu}} S} = \frac{1{,}0 \times 10^{-3}}{3{,}0 \times 10^2 \times 1{,}0 \times 10^{-4}} \approx 0{,}033\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} \ll R_{\mathrm{th}} \\ R_{\mathrm{th, MC}} &= \frac{e_{\mathrm{MC}}}{k_{\mathrm{Gd}} S} = \frac{0{,}6 \times 10^{-3}}{10 \times 1{,}0 \times 10^{-4}} = 0{,}6\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} \\ R_{\mathrm{th, air}} &= \frac{e_{\mathrm{air}}}{k_{\mathrm{air}} S} = \frac{0{,}6 \times 10^{-3}}{2{,}0 \times 10^{-2} \times 1{,}0 \times 10^{-4}} = 300\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} \end{aligned}
  • On en déduit :

    \begin{aligned} R_{\mathrm{th},1} &= R_{\mathrm{th}} + R_{\mathrm{th, Cu}} \approx 20\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} \\ R_{\mathrm{th},3} &= R_{\mathrm{th}} + R_{\mathrm{th, Cu}} + R_{\mathrm{th, air}} + R_{\mathrm{th, MC}} \approx 20 + 300 + 0{,}6 \approx 320\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} \end{aligned}

3. Calcul des bornes de puissance et du rapport cyclique : Pour T_{\mathrm{amb}} = 10^\circ\text{C} :

\begin{aligned} \mathcal{P}_{\mathrm{R, min}} &= \frac{T_B - T_{\mathrm{amb}}}{R_{\mathrm{th},3}} = \frac{40 - 10}{320} = \frac{30}{320} \approx 0{,}094\text{ W} \approx 0{,}1\text{ W} \\ \mathcal{P}_{\mathrm{R, max}} &= \frac{T_A - T_{\mathrm{amb}}}{R_{\mathrm{th},1}} = \frac{20 - 10}{20} = 0{,}5\text{ W} \end{aligned}

Puisque \alpha = \mathcal{P}_{\mathrm{R}} / (1\text{ W}), on obtient directement l'encadrement avec un chiffre significatif :

\boxed{0{,}1 < \alpha < 0{,}5}

Résultat

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Partie VIII : Capteur de position pour l'étude du système

Question 48

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : condensateur plan, champ électrostatique, théorème de gauss

Dans un système formé de deux électrodes planes parallèles de surface et de distance , donner la relation entre le champ électrique (sens, direction, valeur) et la charge portée par les armatures.

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Gauss à travers une boîte cylindrique encadrant l'une des armatures métalliques chargées sous la surface S.

Voir la stratégie
  1. On se place dans le cadre classique du condensateur plan, en négligeant les effets de bord compte tenu du faible écartement des armatures devant leurs dimensions latérales (e_{\mathrm{air}} \ll \sqrt{S}).
  2. Les deux armatures conductrices en regard portent, par phénomène d'influence totale, des charges opposées +Q et -Q.
  3. On applique le théorème de Gauss ou la superposition des champs créés par des plans uniformément chargés pour déterminer les caractéristiques complètes (direction, sens, norme) du champ électrique.
Voir la réponse courte

Champ uniforme entre armatures planes infinies : \vec{E} = (\sigma/\varepsilon_0)\vec{u}_n = (Q/(\varepsilon_0 S))\vec{u}_n.

Voir le corrigé complet

Soit un condensateur plan constitué de deux électrodes métalliques planes parallèles de surface S, séparées par une distance e_{\mathrm{air}} d'air (de permittivité diélectrique assimilée à celle du vide \varepsilon_0). L'écartement étant très petit devant les dimensions transverses (\sqrt{S} \sim 1\text{ cm} \gg e_{\mathrm{air}}), les effets de bord sont négligés.

Par influence totale, l'une des armatures porte une charge uniforme +Q (densité surfacique \sigma = Q/S > 0) et l'autre porte la charge opposée -Q (densité surfacique -\sigma).

Le champ électrostatique \vec{E} régnant entre les deux armatures est uniforme et présente les caractéristiques suivantes :

  • Direction : perpendiculaire aux faces planes des électrodes ;
  • Sens : dirigé de l'armature chargée positivement (au potentiel le plus élevé) vers l'armature chargée négativement (au potentiel le plus faible) ;
  • Valeur (norme) :

    E = \frac{\sigma}{\varepsilon_0} = \frac{Q}{\varepsilon_0 S}

En introduisant le vecteur unitaire \vec{u}_{+\to -} orthogonal aux armatures et orienté de l'armature positive vers l'armature négative, la relation vectorielle s'écrit :

\boxed{\vec{E} = \frac{Q}{\varepsilon_0 S}\,\vec{u}_{+\to -}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Restez vigilant sur ces questions classiques en fin d'épreuve pour éviter des erreurs pénalisantes.

« Ces questions devraient être maîtrisées par une majorité de candidats mais étant parmi les dernières questions, elles sont souvent le lieu d’erreurs dommageables. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 49

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : capacité, condensateur plan, différence de potentiel

En déduire la capacité du système entre les deux électrodes.

Voir l'indice

Calculer la circulation du champ électrique entre les deux armatures pour trouver la tension V, puis poser C = Q/V.

Voir la réponse courte

Intégration de la tension U = E e_{\mathrm{air}} d'où la capacité classique C = \varepsilon_0 S / e_{\mathrm{air}}.

Voir le corrigé complet

La différence de potentiel U = V_+ - V_- entre l'armature portant la charge +Q et celle portant la charge -Q s'obtient par circulation du champ électrostatique \vec{E}.

Le champ étant uniforme et colinéaire à la normale aux armatures (d'après le résultat de la question Q48), on a :

U = \int_{-}^{+} -\vec{E}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} = E\,e_{\text{air}} = \frac{Q}{\varepsilon_0 S}\,e_{\text{air}}

Par définition, la capacité C du condensateur relie la charge Q à la tension à ses bornes selon Q = C U. On en déduit immédiatement :

\boxed{C = \frac{\varepsilon_0 S}{e_{\text{air}}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Restez vigilant sur ces questions classiques en fin d'épreuve pour éviter des erreurs pénalisantes.

« Ces questions devraient être maîtrisées par une majorité de candidats mais étant parmi les dernières questions, elles sont souvent le lieu d’erreurs dommageables. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 50

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Notions : capteur capacitif, condensateur plan, schéma électrique équivalent

Réaliser un schéma électrique équivalent de la structure proposée en figure 11, en faisant intervenir la notation pour le condensateur du bas et pour le condensateur du haut. Indiquer les expressions de et en fonction de . On rappelle que est une quantité physique pouvant varier dans le temps.

Voir l'indice

Modéliser la structure comme deux condensateurs plans en série formés par les armatures supérieure, centrale et inférieure, d'épaisseurs d'entrefer respectives e_{\text{air}} et d - e_{\text{air}}.

Voir la stratégie
  1. Identifier les électrodes constituant les condensateurs C_A (bas) et C_B (haut) ainsi que leurs écartements respectifs à partir de la figure 11.
  2. Appliquer la formule de la capacité d'un condensateur plan établie à la question Q49 à chaque condensateur.
  3. Représenter le schéma électrique équivalent en précisant les potentiels des nœuds et le fléchage des courants.
Voir la réponse courte

Schéma de deux condensateurs en série avec C_A = \varepsilon_0 S / e_{\mathrm{air}} et C_B = \varepsilon_0 S / (d - e_{\mathrm{air}}).

Voir le corrigé complet

D'après la figure 11 et le texte de l'énoncé :

  • La plaque inférieure (reliée à la masse, de potentiel nul) et la plaque intermédiaire (au potentiel v_1) forment le condensateur du bas, noté C_A. La distance entre ces deux armatures vaut d - e_{\mathrm{air}}.
  • La plaque intermédiaire (au potentiel v_1) et la plaque supérieure (au potentiel v_2) forment le condensateur du haut, noté C_B. La distance entre ces deux armatures vaut e_{\mathrm{air}}.

En appliquant le résultat obtenu à la question Q49 (C = \frac{\varepsilon_0 S}{e}), les capacités des deux condensateurs s'expriment en fonction de l'épaisseur d'air variable e_{\mathrm{air}}(t) par :

\boxed{C_A(t) = \frac{\varepsilon_0 S}{d - e_{\mathrm{air}}(t)}}
\boxed{C_B(t) = \frac{\varepsilon_0 S}{e_{\mathrm{air}}(t)}}

Sur le plan électrique, la structure équivalente est formée de deux condensateurs en série entre la masse (0\text{ V}) et la borne au potentiel v_2, le point milieu étant au potentiel v_1 et recevant le courant i_1, tandis que le nœud supérieur est au potentiel v_2 et reçoit le courant i_2 :

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une lecture attentive des indications de l'énoncé suffisait à réussir cette question.

« Malheureusement parfois erronée alors qu’il s’agit seulement de bien lire l’énoncé. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 51

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : capacité variable, courant de déplacement, dérivée temporelle

À partir de l'équation liant une charge au courant , et de la relation de comportement d'un condensateur, en déduire la relation entre la tension du condensateur et le courant dans le cas général où la capacité du condensateur, notée , dépend du temps.

Voir l'indice

Partir de q(t) = C(t)v(t) et dériver ce produit par rapport au temps selon la formule de Leibniz.

Voir la réponse courte

Dérivation temporelle de la charge q(t) = C(t)v(t) : i(t) = C(t)\mathrm{d}v/\mathrm{d}t + v(t)\mathrm{d}C/\mathrm{d}t.

Voir le corrigé complet

En convention récepteur, le courant i(t) entrant par l'armature portant la charge q(t) est relié à cette charge par le bilan de charge :

i(t) = \frac{\mathrm{d}q(t)}{\mathrm{d}t}

La relation constitutive d'un condensateur de capacité instantanée C(t) soumis à la tension v(t) à ses bornes s'écrit :

q(t) = C(t) \, v(t)

Dans le cas général où la capacité C(t) dépend du temps du fait de la déformation mécanique du condensateur, la dérivée temporelle de la charge s'obtient à l'aide de la règle de dérivation d'un produit :

i(t) = \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} \bigl[ C(t) \, v(t) \bigr] = C(t) \, \frac{\mathrm{d}v(t)}{\mathrm{d}t} + v(t) \, \frac{\mathrm{d}C(t)}{\mathrm{d}t}

D'où la relation cherchée :

\boxed{i(t) = C(t) \, \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} + v(t) \, \frac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}t}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Questions abordables qui ont récompensé les candidats restés appliqués en fin d'épreuve.

« N’étant pas particulièrement difficiles, ces questions auraient pu être mieux réussies si elles étaient placées en début de sujet. Les candidats appliqués en fin de sujet ont pu valoriser leur travail. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 52

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : loi des nœuds, capacité variable, équation différentielle

Déterminer deux équations différentielles ordinaires reliant et à , , et .

Voir l'indice

Appliquer la loi des nœuds en termes de courants capacitifs en tenant compte des tensions aux bornes de chaque capacité variable.

Voir la stratégie
  1. Identifier les tensions aux bornes des condensateurs C_A et C_B à partir des potentiels des trois armatures (plaque inférieure à la masse V = 0, plaque médiane au potentiel v_1, plaque supérieure au potentiel v_2).
  2. Exprimer les charges portées par les armatures ou appliquer la loi des nœuds avec la relation constitutive démontrée à la question 51 pour chaque condensateur déformable.
Voir la réponse courte

Application de la loi constitutive aux deux condensateurs couplés aux potentiels v_1 et v_2.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 11 et la modélisation de la question 50 :

  • la plaque inférieure (source froide) est reliée à la masse de référence de potentiel (V_{\text{bas}} = 0) ;
  • la plaque médiane (matériau magnétocalorique) est au potentiel V_{\text{milieu}} = v_1(t) ;
  • la plaque supérieure (source chaude) est au potentiel V_{\text{haut}} = v_2(t).

Les tensions aux bornes des condensateurs C_A et C_B, orientées en convention récepteur par rapport aux courants descendants, sont :

\begin{aligned} u_A(t) &= v_1(t) - 0 = v_1(t) \\ u_B(t) &= v_2(t) - v_1(t) \end{aligned}

Appliquons la relation de comportement établie à la question 51 (i = \frac{\mathrm{d}q}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}(C\,u)}{\mathrm{d}t}) à chaque branche :

1. Pour l'électrode supérieure (C_B) :

Le courant i_2(t) alimente l'armature supérieure du condensateur C_B, qui porte la charge q_B(t) = C_B(t)\left(v_2(t) - v_1(t)\right) :

i_2(t) = \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left[ C_B(t)\big(v_2(t) - v_1(t)\big) \right]

En développant la dérivée du produit :

\boxed{i_2(t) = C_B(t)\left(\frac{\mathrm{d}v_2}{\mathrm{d}t} - \frac{\mathrm{d}v_1}{\mathrm{d}t}\right) + \big(v_2(t) - v_1(t)\big)\frac{\mathrm{d}C_B}{\mathrm{d}t}}

2. Pour l'électrode médiane (C_A et C_B) :

La charge totale portée par la plaque centrale est la somme des charges sur ses deux faces :

q_{\text{milieu}}(t) = q_A(t) - q_B(t) = C_A(t)\,v_1(t) - C_B(t)\big(v_2(t) - v_1(t)\big)

Par conservation de la charge sur cette armature, le courant i_1(t) s'écrit :

i_1(t) = \frac{\mathrm{d}q_{\text{milieu}}}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left[ C_A(t)\,v_1(t) \right] - \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left[ C_B(t)\big(v_2(t) - v_1(t)\big) \right]

soit encore :

i_1(t) = \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left[ C_A(t)\,v_1(t) \right] - i_2(t)

En développant, on obtient la deuxième équation différentielle :

\boxed{i_1(t) = C_A(t)\frac{\mathrm{d}v_1}{\mathrm{d}t} + v_1(t)\frac{\mathrm{d}C_A}{\mathrm{d}t} - C_B(t)\left(\frac{\mathrm{d}v_2}{\mathrm{d}t} - \frac{\mathrm{d}v_1}{\mathrm{d}t}\right) - \big(v_2(t) - v_1(t)\big)\frac{\mathrm{d}C_B}{\mathrm{d}t}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Questions abordables qui ont récompensé les candidats restés appliqués en fin d'épreuve.

« N’étant pas particulièrement difficiles, ces questions auraient pu être mieux réussies si elles étaient placées en début de sujet. Les candidats appliqués en fin de sujet ont pu valoriser leur travail. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 53

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : calcul algébrique, combinaison linéaire

Réécrire le système d'équations obtenu à la question (52), en fonction de , , et .

Voir l'indice

Réarranger les équations différentielles en regroupant les termes pour faire apparaître directement les grandeurs différentielles mesurables.

Voir la stratégie
  1. Reprendre les équations obtenues à la question précédente reliant i_1 et i_2 aux tensions et capacités.
  2. Exprimer directement la somme i_1 + i_2 pour faire apparaître la dérivée de la charge du condensateur inférieur C_A.
  3. Conserver l'expression de i_2 en faisant apparaître la différence de potentiel v_2 - v_1 aux bornes du condensateur supérieur C_B.
Voir la réponse courte

Somme et différence des équations précédentes pour faire apparaître les grandeurs différentielles et de mode commun.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q52, les équations différentielles régissant les courants s'écrivent :

\begin{aligned} i_2(t) &= \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\Big[C_B(t)\,\big(v_2(t) - v_1(t)\big)\Big] \\ i_1(t) &= \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\Big[C_A(t)\,v_1(t)\Big] - i_2(t) \end{aligned}

En sommant ces deux relations, le terme i_2(t) s'élimine de la seconde équation, ce qui fournit immédiatement l'expression de i_1(t) + i_2(t).

Le système d'équations reliant les grandeurs mesurées s'écrit donc sous forme condensée :

\boxed{\left\{ \begin{aligned} i_1(t) + i_2(t) &= \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\Big[C_A(t)\,v_1(t)\Big] = C_A(t)\,\frac{\mathrm{d}v_1}{\mathrm{d}t} + v_1(t)\,\frac{\mathrm{d}C_A}{\mathrm{d}t} \\[6pt] i_2(t) &= \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\Big[C_B(t)\,\big(v_2(t) - v_1(t)\big)\Big] = C_B(t)\,\frac{\mathrm{d}(v_2 - v_1)}{\mathrm{d}t} + \big(v_2(t) - v_1(t)\big)\,\frac{\mathrm{d}C_B}{\mathrm{d}t} \end{aligned} \right.}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Questions abordables qui ont récompensé les candidats restés appliqués en fin d'épreuve.

« N’étant pas particulièrement difficiles, ces questions auraient pu être mieux réussies si elles étaient placées en début de sujet. Les candidats appliqués en fin de sujet ont pu valoriser leur travail. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 54

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Schéma ou tracé
  • Démarche expérimentale
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : mesure de tension, mesure de courant, oscilloscope

Afin d'avoir directement accès aux grandeurs physiques d'intérêt, soit , , et , expliquer comment disposer des sondes de mesure de courant et de tension sur le schéma représenté figure 11.

Voir l'indice

Placer un ampèremètre dans la branche commune et dans la branche de l'armature supérieure, ainsi que des voltmètres aux bornes des deux dipôles capacitifs.

Voir la stratégie
  1. Pour les tensions : identifier les potentiels des trois armatures (armature inférieure à la masse, armature centrale au potentiel v_1, armature supérieure au potentiel v_2) et choisir le type de sonde (référencée ou différentielle).
  2. Pour les courants : identifier les branches où circulent directement i_2 et i_1 + i_2. En particulier, remarquer que le courant traversant le condensateur C_A vers la masse est la somme i_1 + i_2.
Voir la réponse courte

Positionnement d'ampèremètres ou sondes à effet Hall en série et de voltmètres différentiels aux bornes adéquates.

Voir le corrigé complet

L'armature inférieure (source froide) est reliée à la masse, ce qui fixe son potentiel à zéro : v_{\mathrm{bas}} = 0. Les potentiels des armatures centrale et supérieure sont respectivement v_1 et v_2.

1. Mesures de tension :

  • Mesure de v_1 : on utilise une sonde de tension simple (asymétrique, référencée à la masse) ou la voie 1 d'un oscilloscope, dont la pointe de touche est connectée à l'électrode centrale et la pince de masse est reliée à l'armature inférieure (masse du circuit).
  • Mesure de v_2 - v_1 : les deux potentiels v_1 et v_2 étant tous deux non nuls par rapport à la masse, on utilise une sonde de tension différentielle dont l'entrée non inverseuse (+) est reliée à l'armature supérieure et l'entrée inverseuse (-) est reliée à l'armature centrale. (Alternativement, on peut mesurer séparément v_1 et v_2 sur deux voies d'un oscilloscope et effectuer la soustraction mathématique v_2 - v_1).

2. Mesures de courant :

  • Mesure de i_2 : on insère une sonde de courant (pince ampèremétrique ou ampèremètre en série) sur le fil alimentant l'armature supérieure, orientée dans le sens de la flèche i_2 vers l'électrode du haut.
  • Mesure de i_1 + i_2 : deux dispositions sont envisageables :

    • Méthode directe par la masse (la plus simple) : d'après les bilans de charge établis à la question Q53, le courant total traversant le condensateur C_A vers la masse est i_{C_A} = i_1 + i_2. Il suffit donc de placer une sonde de courant sur la liaison reliant l'armature inférieure à la masse, orientée de l'électrode vers la masse.
    • Méthode par couplage : faire passer simultanément les deux fils conducteurs transportant i_1 et i_2 (dans le même sens) au travers de la même sonde de courant ou pince ampèremétrique, qui mesure alors directement la somme algébrique i_1 + i_2 par le théorème d'Ampère.
Voir ce qu'a relevé le jury

Questions abordables qui ont récompensé les candidats restés appliqués en fin d'épreuve.

« N’étant pas particulièrement difficiles, ces questions auraient pu être mieux réussies si elles étaient placées en début de sujet. Les candidats appliqués en fin de sujet ont pu valoriser leur travail. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 55

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : capteur capacitif, vitesse de déplacement, courant induit

Dans la situation où on impose et , donner l'expression des courants mesurés lorsque le matériau magnétocalorique se déplace avec une vitesse . On notera la vitesse de la plaque centrale telle que .

Voir l'indice

Dériver les capacités C_{\text{A}}(t) et C_{\text{B}}(t) par rapport au temps en faisant apparaître la vitesse v = \mathrm{d}e_{\text{air}}/\mathrm{d}t, avec des tensions constantes.

Voir la réponse courte

Pour des tensions continues constantes, le courant provient uniquement du mouvement : i = v \cdot \mathrm{d}C/\mathrm{d}e_{\mathrm{air}}.

Voir le corrigé complet

Les tensions imposées sont constantes au cours du temps :

v_1(t) = E = \text{cste} \quad \text{et} \quad v_2(t) = 2E = \text{cste} \implies v_2(t) - v_1(t) = E = \text{cste}

Leurs dérivées temporelles sont donc nulles :

\frac{\mathrm{d}v_1}{\mathrm{d}t} = 0 \quad \text{et} \quad \frac{\mathrm{d}(v_2 - v_1)}{\mathrm{d}t} = 0

D'après les expressions établies à la question Q53, les grandeurs de courant mesurées s'écrivent :

\begin{aligned} i_2(t) &= (v_2 - v_1)\frac{\mathrm{d}C_B}{\mathrm{d}t} = E\,\frac{\mathrm{d}C_B}{\mathrm{d}t} \\ i_1(t) + i_2(t) &= v_1\,\frac{\mathrm{d}C_A}{\mathrm{d}t} = E\,\frac{\mathrm{d}C_A}{\mathrm{d}t} \end{aligned}

Les capacités C_A et C_B dépendent du temps par l'intermédiaire de l'épaisseur d'air e_{\mathrm{air}}(t) (question Q50) :

\begin{aligned} C_B(t) &= \frac{\varepsilon_0 S}{e_{\mathrm{air}}(t)} \implies \frac{\mathrm{d}C_B}{\mathrm{d}t} = -\frac{\varepsilon_0 S}{e_{\mathrm{air}}^2} \frac{\mathrm{d}e_{\mathrm{air}}}{\mathrm{d}t} = -\frac{\varepsilon_0 S}{e_{\mathrm{air}}^2}\,v \\ C_A(t) &= \frac{\varepsilon_0 S}{d - e_{\mathrm{air}}(t)} \implies \frac{\mathrm{d}C_A}{\mathrm{d}t} = \frac{\varepsilon_0 S}{(d - e_{\mathrm{air}})^2} \frac{\mathrm{d}e_{\mathrm{air}}}{\mathrm{d}t} = \frac{\varepsilon_0 S}{(d - e_{\mathrm{air}})^2}\,v \end{aligned}

On en déduit l'expression des courants mesurés i_2 et i_1 + i_2 :

\boxed{i_2(t) = -\frac{\varepsilon_0 S E}{e_{\mathrm{air}}^2}\,v}
\boxed{i_1(t) + i_2(t) = \frac{\varepsilon_0 S E}{(d - e_{\mathrm{air}})^2}\,v}

On peut également exprimer le courant i_1(t) traversant la sonde de la plaque centrale :

i_1(t) = (i_1 + i_2) - i_2 = \varepsilon_0 S E\,v \left[ \frac{1}{(d - e_{\mathrm{air}})^2} + \frac{1}{e_{\mathrm{air}}^2} \right]

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il s'agissait de réinvestir les résultats précédents dans l'étude du mouvement du matériau.

« Il s’agissait de réinvestir les résultats précédents dans le cadre du mouvement du matériau magnétocalorique. Questions très rarement abordées. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 56

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : capteur de déplacement, intégration analogique, dérive de zéro

À partir du raisonnement précédent et si on doit mesurer la position de la plaque centrale, quel inconvénient ou problème pouvons-nous rencontrer avec cette technique ?

Voir l'indice

Observer que les courants s'annulent lorsque la plaque est immobile (v = 0), ce qui interdit toute mesure de position statique en régime continu.

Voir la stratégie

Analysons les expressions des courants obtenues à la question précédente :

i_2(t) = -\frac{\varepsilon_0 S E}{e_{\mathrm{air}}^2} v(t) \quad \text{et} \quad (i_1 + i_2)(t) = \frac{\varepsilon_0 S E}{(d - e_{\mathrm{air}})^2} v(t)

Pour en déduire la position e_{\mathrm{air}}, examinons les cas limites (notamment l'arrêt v = 0), le traitement du signal requis et les contraintes métrologiques associées.

Voir la réponse courte

À vitesse nulle le courant s'annule (perte de la composante continue de position) et l'intégration temporelle entraîne une dérive.

Voir le corrigé complet

L'utilisation de tensions d'excitation continues (v_1 = E, v_2 = 2E) présente plusieurs inconvénients majeurs pour déterminer la position e_{\mathrm{air}} de la plaque :

  1. Impossibilité d'une mesure statique (signal nul à l'arrêt) : Les courants sont strictement proportionnels à la vitesse v = \frac{\mathrm{d}e_{\mathrm{air}}}{\mathrm{d}t}. Lorsque le matériau est immobile (v = 0), les courants i_1 et i_2 s'annulent identiquement, quelle que soit la position e_{\mathrm{air}}. Il est donc impossible de mesurer une position statique, notamment lors des étapes 1 et 3 du cycle où le matériau magnétocalorique reste en contact prolongé avec la source froide (e_{\mathrm{air}} = d) ou chaude (e_{\mathrm{air}} = 0).
  2. Difficulté d'extraction de la position : Pour remonter à e_{\mathrm{air}}(t), deux approches sont envisageables, toutes deux très problématiques :

    • Par intégration temporelle de la vitesse : e_{\mathrm{air}}(t) = e_{\mathrm{air}}(0) + \int_0^t v(t')\,\mathrm{d}t'. Tout offset continu ou bruit de mesure est intégré, entraînant une dérive temporelle cumulative et nécessitant la connaissance précise de la condition initiale e_{\mathrm{air}}(0).
    • Par le rapport des courants mesurés :

      \frac{(i_1 + i_2)(t)}{-i_2(t)} = \left(\frac{e_{\mathrm{air}}}{d - e_{\mathrm{air}}}\right)^2

      Ce rapport élimine v, mais devient indéterminé (forme 0/0) dès que v \to 0, ce qui le rend extrêmement bruité et inexploitable à faible vitesse.

  3. Ordre de grandeur très faible des courants (sensibilité au bruit) : Avec S = 1\text{ cm}^2 = 10^{-4}\text{ m}^2, e_{\mathrm{air}} \sim 0{,}5\text{ mm} et E = 10\text{ V} :

    \frac{\varepsilon_0 S E}{e_{\mathrm{air}}^2} \sim \frac{8{,}85 \times 10^{-12} \times 10^{-4} \times 10}{(5 \times 10^{-4})^2} \approx 3{,}5 \times 10^{-8}\text{ A}\cdot\text{s}\cdot\text{m}^{-1}

    Pour des vitesses typiques de quelques centimètres par seconde, les courants mesurés sont de l'ordre du nanoampère (voire du picoampère). De tels signaux continus sont très difficiles à distinguer des courants de fuite, des dérives thermiques et du bruit basse fréquence en 1/f.

Voir ce qu'a relevé le jury

Il s'agissait de réinvestir les résultats précédents dans l'étude du mouvement du matériau.

« Il s’agissait de réinvestir les résultats précédents dans le cadre du mouvement du matériau magnétocalorique. Questions très rarement abordées. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 57

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral

Notions : modulation d'amplitude, régime sinusoïdal forcé, capteur capacitif

Donner l'expression des courants mesurés lorsque le matériau magnétocalorique se déplace à une vitesse .

Voir l'indice

Appliquer la formule complète de la dérivée d'un produit en présence de tensions et de capacités simultanément dépendantes du temps.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la tension aux bornes de chaque condensateur : v_1(t) pour le condensateur inférieur de capacité C_A(t), et v_2(t) - v_1(t) pour le condensateur supérieur de capacité C_B(t).
  2. Utiliser les dérivées temporelles des capacités obtenues à partir de la vitesse de déplacement v = \frac{\mathrm{d}e_{\text{air}}}{\mathrm{d}t}.
  3. Injecter ces grandeurs dans les équations différentielles établies à la question 53 pour obtenir les deux courants directement mesurés, i_2(t) et (i_1 + i_2)(t).
Voir la réponse courte

Calcul des courants en régime sinusoïdal avec capacité modulée par le mouvement e_{\mathrm{air}}(t).

Voir le corrigé complet

Les tensions imposées sont harmoniques et de même pulsation \omega :

v_1(t) = E \cos(\omega t) \quad \text{et} \quad v_2(t) = 2E \cos(\omega t).

La tension aux bornes du condensateur supérieur C_B vaut donc :

v_2(t) - v_1(t) = E \cos(\omega t) = v_1(t).

Leurs dérivées temporelles sont données par :

\frac{\mathrm{d}v_1}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}(v_2 - v_1)}{\mathrm{d}t} = -E\omega \sin(\omega t).

Les capacités variables et leurs dérivées temporelles s'écrivent, avec v = \frac{\mathrm{d}e_{\text{air}}}{\mathrm{d}t} (d'après les questions 50 et 55) :

\begin{aligned} C_A(t) &= \frac{\varepsilon_0 S}{d - e_{\text{air}}(t)} \implies \frac{\mathrm{d}C_A}{\mathrm{d}t} = \frac{\varepsilon_0 S}{(d - e_{\text{air}})^2} v, \\ C_B(t) &= \frac{\varepsilon_0 S}{e_{\text{air}}(t)} \implies \frac{\mathrm{d}C_B}{\mathrm{d}t} = -\frac{\varepsilon_0 S}{e_{\text{air}}^2} v. \end{aligned}

D'après le système de la question 53, les courants mesurés i_2(t) et (i_1 + i_2)(t) sont :

\begin{aligned} i_2(t) &= C_B(t) \frac{\mathrm{d}(v_2 - v_1)}{\mathrm{d}t} + (v_2 - v_1)(t) \frac{\mathrm{d}C_B}{\mathrm{d}t} \\ &= -\frac{\varepsilon_0 S}{e_{\text{air}}} E \omega \sin(\omega t) - \frac{\varepsilon_0 S}{e_{\text{air}}^2} v E \cos(\omega t), \end{aligned}

soit :

\boxed{i_2(t) = -\varepsilon_0 S E \left[ \frac{\omega}{e_{\text{air}}} \sin(\omega t) + \frac{v}{e_{\text{air}}^2} \cos(\omega t) \right]}

De même, pour le courant de somme :

\begin{aligned} (i_1 + i_2)(t) &= C_A(t) \frac{\mathrm{d}v_1}{\mathrm{d}t} + v_1(t) \frac{\mathrm{d}C_A}{\mathrm{d}t} \\ &= -\frac{\varepsilon_0 S}{d - e_{\text{air}}} E \omega \sin(\omega t) + \frac{\varepsilon_0 S}{(d - e_{\text{air}})^2} v E \cos(\omega t), \end{aligned}

soit :

\boxed{(i_1 + i_2)(t) = \varepsilon_0 S E \left[ -\frac{\omega}{d - e_{\text{air}}} \sin(\omega t) + \frac{v}{(d - e_{\text{air}})^2} \cos(\omega t) \right]}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il s'agissait de réinvestir les résultats précédents dans l'étude du mouvement du matériau.

« Il s’agissait de réinvestir les résultats précédents dans le cadre du mouvement du matériau magnétocalorique. Questions très rarement abordées. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 58

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : modulation d'amplitude, rapport signal sur bruit, détection synchrone

En comparant à la situation où les tensions et ne sont pas sinusoïdales, préciser les avantages et/ou les inconvénients de la méthode où les tensions sont sinusoïdales.

Voir l'indice

Souligner que l'excitation alternative permet une mesure permanente même à vitesse nulle, tout en rejetant les bruits continus basse fréquence (bruit en 1/f).

Voir la réponse courte

L'utilisation d'une porteuse HF permet de s'affranchir du bruit en 1/f et de mesurer la position même à vitesse nulle.

Voir le corrigé complet

La comparaison entre l'alimentation continue (v_1 = E, v_2 = 2E) et l'alimentation sinusoïdale (v_1 = E\cos(\omega t), v_2 = 2E\cos(\omega t)) met en évidence les points suivants :

1. Avantages de la méthode sinusoïdale

  • Mesure de la position à l'arrêt (v = 0) : En régime continu, le courant s'annule dès que la vitesse s'annule (i \propto v), rendant impossible la détermination de la position lorsque le matériau est au repos (notamment lors des contacts en e_{\text{air}} = 0 et e_{\text{air}} = d). En régime sinusoïdal, le terme en quadrature (en \sin(\omega t)) subsiste même à vitesse nulle : son amplitude dépend directement de e_{\text{air}}, ce qui permet une mesure statique directe de la position.
  • Séparation simultanée de la position et de la vitesse : D'après les expressions établies à la question 57, les composantes du courant associées à la position et à la vitesse sont en quadrature de phase :

    i(t) \propto \underbrace{\frac{\omega}{e_{\text{air}}}\sin(\omega t)}_{\text{terme de position}} + \underbrace{\frac{v}{e_{\text{air}}^2}\cos(\omega t)}_{\text{terme de vitesse}}

    Une détection synchrone (démodulation à deux phases) permet d'isoler indépendamment la position et la vitesse sans avoir recours à une intégration temporelle dérivante.

  • Rapport signal sur bruit et réjection des dérives : En choisissant une pulsation d'excitation \omega élevée, le courant mesuré est de niveau plus important (\propto \omega) et se situe dans un domaine fréquentiel affranchi du bruit basse fréquence en 1/f et des dérives continues d'offset d'amplification.

2. Inconvénients de la méthode sinusoïdale

  • Complexité de l'électronique de conditionnement : Elle nécessite un générateur de signaux alternatifs stables en fréquence et en amplitude, ainsi qu'une chaîne de détection synchrone (multiplieurs analogiques et filtres passe-bas).
  • Sensibilité aux capacités parasites : À fréquence élevée, les capacités réparties (câblage, connexions) introduisent des impédances parasites en dérivation pouvant perturber la mesure des faibles capacités du capteur.
Voir ce qu'a relevé le jury

Il s'agissait de réinvestir les résultats précédents dans l'étude du mouvement du matériau.

« Il s’agissait de réinvestir les résultats précédents dans le cadre du mouvement du matériau magnétocalorique. Questions très rarement abordées. »

Source : rapport du jury X-ENS 2023

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Question 59

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : démodulation synchrone, filtre passe-ba, multiplication analogique

À partir de fonctions électroniques comme la soustraction, l'addition, la multiplication ou des fonctions de filtrage, proposer un schéma électrique pour extraire les composantes utiles du signal, qui après traitement numérique permettront de remonter à la vitesse et à la position. On justifiera succinctement le choix des paramètres des dispositifs utilisés.

Voir l'indice

Proposer une chaîne analogique comprenant un multiplieur (mélangeur) avec le signal de référence à la pulsation \omega suivi d'un filtre passe-bas pour réaliser une détection synchrone.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la structure du signal de courant obtenu à la question précédente et identifier les deux composantes orthogonales (porteuse en \sin(\omega t) modulée par la position, porteuse en \cos(\omega t) modulée par la vitesse).
  2. Proposer une chaîne de conditionnement analogique basée sur une détection synchrone en quadrature (démodulation I/Q) :

    • Conversion courant-tension par amplificateur de transimpédance ;
    • Dédoublement de la voie et multiplication par les références de phase \cos(\omega t) et \sin(\omega t) ;
    • Filtrage passe-bas pour éliminer les harmoniques à la pulsation 2\omega.
  3. Justifier le dimensionnement des filtres (condition de séparation spectrale entre les variations mécaniques lentes et la porteuse HF).
  4. Expliciter le traitement numérique final permettant de déduire e_{\text{air}}(t) et v(t).
Voir la réponse courte

Chaîne de démodulation synchrone : multiplication par la référence porteuse suivie d'un filtre passe-bas pour extraire position et vitesse.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q57, le courant mesuré (par exemple i_2(t)) s'écrit sous la forme :

i_2(t) = - \varepsilon_0 S E \, \frac{\omega}{e_{\text{air}}(t)} \sin(\omega t) - \varepsilon_0 S E \, \frac{v(t)}{e_{\text{air}}(t)^2} \cos(\omega t)

Ce signal est modulé en amplitude sur deux voies en quadrature à la pulsation \omega :

  • une composante en quadrature (en \sin(\omega t)), d'amplitude A(t) = \dfrac{\varepsilon_0 S E \omega}{e_{\text{air}}(t)}, qui renseigne directement sur la position e_{\text{air}}(t) ;
  • une composante en phase (en \cos(\omega t)), d'amplitude B(t) = \dfrac{\varepsilon_0 S E v(t)}{e_{\text{air}}(t)^2}, qui renseigne sur la vitesse v(t).

1. Schéma bloc du traitement analogique (détection synchrone bi-phase)

2. Détail des opérations électroniques et calcul des signaux

  1. Conversion courant-tension : Le courant i_2(t) est converti en une tension u_2(t) = -R_0 i_2(t) au moyen d'un amplificateur opérationnel monté en amplificateur de transimpédance.
  2. Multiplication et détection synchrone :

    • Voie de position : multiplication par une référence en quadrature V_{\text{ref, s}}(t) = V_0 \sin(\omega t) via un multiplieur analogique de constante k_m :

      \begin{aligned} w_p(t) &= k_m u_2(t) V_0 \sin(\omega t) \\ &= k_m R_0 V_0 \left[ A(t)\sin^2(\omega t) + B(t)\cos(\omega t)\sin(\omega t) \right] \\ &= \frac{1}{2} k_m R_0 V_0 A(t) \left[ 1 - \cos(2\omega t) \right] + \frac{1}{2} k_m R_0 V_0 B(t) \sin(2\omega t) \end{aligned}
    • Voie de vitesse : multiplication par la référence en phase V_{\text{ref, c}}(t) = V_0 \cos(\omega t) (obtenue directement à partir du générateur délivrant v_1) :

      \begin{aligned} w_v(t) &= k_m u_2(t) V_0 \cos(\omega t) \\ &= \frac{1}{2} k_m R_0 V_0 B(t) \left[ 1 + \cos(2\omega t) \right] + \frac{1}{2} k_m R_0 V_0 A(t) \sin(2\omega t) \end{aligned}
  3. Filtrage passe-bas : Chaque voie traverse un filtre passe-bas (actif, d'ordre 2 de type Butterworth ou Sallen-Key) de fréquence de coupure f_c. En choisissant :

    f_{\text{méc}} \ll f_c \ll 2 f_0 = \frac{\omega}{\pi}

    où f_{\text{méc}} est le spectre des oscillations mécaniques de la plaque (quelques hertz à dizaines de hertz) et f_0 = \omega/(2\pi) la fréquence porteuse (typiquement supérieure à 10\text{ kHz}), les termes oscillants à pulsation 2\omega sont totalement éliminés, tandis que les amplitudes lentes A(t) et B(t) sont transmises sans atténuation ni déphasage. On obtient en sortie :

    \begin{aligned} u_p(t) &= \frac{1}{2} k_m R_0 V_0 \varepsilon_0 S E \frac{\omega}{e_{\text{air}}(t)} = \frac{K_p}{e_{\text{air}}(t)} \\ u_v(t) &= \frac{1}{2} k_m R_0 V_0 \varepsilon_0 S E \frac{v(t)}{e_{\text{air}}(t)^2} = K_v \frac{v(t)}{e_{\text{air}}(t)^2} \quad \text{avec } K_v = \frac{K_p}{\omega} \end{aligned}

3. Traitement numérique

Après conversion analogique-numérique (CAN), les grandeurs mécaniques sont directement reconstruites :

\begin{aligned} e_{\text{air}}(t) &= \frac{K_p}{u_p(t)} \\ v(t) &= \frac{u_v(t)}{K_v} \cdot \left[e_{\text{air}}(t)\right]^2 = \omega \frac{u_v(t) K_p}{u_p(t)^2} \end{aligned}
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.