Agrégation mathématiques externe 2023, épreuve 1Sujet et rapport du jury
Agrégation externe section mathématiques - Sujet de la première épreuve écrite de la session 2023
- Réduction des endomorphismes
- Réduction de Jordan des matrices nilpotentes
- Décomposition en valeurs singulières
- Groupes et action de groupe
- Espaces euclidiens et adjoint d'une application linéaire
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Présentation du sujet
DifficileEndomorphismes nilpotents : décomposition en valeurs singulières, réduction de Jordan et polynômes de HallAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
DifficileCette composition de mathématiques générales s'ouvre sur trois exercices de groupes, d'arithmétique et d'algèbre euclidienne, avant un problème sur les endomorphismes nilpotents. Celui-ci part de la décomposition en valeurs singulières, retrouve la réduction de Jordan, relie les orbites du groupe linéaire et du groupe orthogonal sur les matrices nilpotentes symétriques, puis dénombre, sur un corps fini, les sous-espaces stables d'un endomorphisme nilpotent via les polynômes de Hall.
- 1Exercice 1Étudier l'ordre des éléments d'un groupe cyclique et une congruence modulo 4.
- 2Exercice 2Résoudre une équation dans Z/3Z et traiter une question d'arithmétique associée.
- 3Exercice 3Construire l'application linéaire adjointe entre espaces euclidiens à l'aide du théorème de représentation de Riesz.
- 4Problème, partie IRappeler l'énoncé et une démonstration de la décomposition en valeurs singulières.
- 5Problème, partie IIÉtudier l'action du groupe orthogonal produit sur les endomorphismes nilpotents d'indice au plus 2 et de rang fixé.
- 6Problème, partie IIIPrésenter la réduction de Jordan classifiant les orbites du groupe linéaire sur les matrices nilpotentes.
- 7Problème, partie IVÉtablir une bijection entre orbites du groupe linéaire et du groupe orthogonal sur les matrices nilpotentes symétriques, sur un corps algébriquement clos.
- 8Problème, partie VDémontrer, sur un corps fini, l'existence des polynômes de Hall comptant les sous-espaces stables d'un endomorphisme nilpotent de type de Jordan donné.
Difficile. La moyenne des admissibles est de 7,75 sur 20 avec un écart-type de 3,68, et le jury relève que la majorité des candidats ne maîtrisent pas des concepts élémentaires, avec des questions comme la 5 réussies à moitié par seulement 15% des candidats.
L'épreuve en chiffres
Moyenne 7,75 / 20 · écart-type 3,68 · où vous situez-vous ?Afficher ou masquer la section
L'épreuve en chiffres
- Moyenne
- 7,75/ 20
- Écart-type
- 3,68
Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.
Source : rapport du jury. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesNotion d'ordre d'un élément mal maîtrisée · Inclusion Z/dZ dans Z/nZ à tort · Non-dégénérescence du produit scalaire mal utiliséeAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesLe jury salue les efforts des candidats sur la qualité des notations et l'usage à bon escient des symboles logiques, mais observe qu'un grand nombre d'entre eux ne maîtrisent pas des concepts et résultats élémentaires. De nombreuses erreurs auraient pu être évitées par une vérification plus soigneuse plutôt qu'une précipitation vers la question suivante.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Notion d'ordre d'un élément mal maîtriséeExercice 1, Q1
La définition de l'ordre d'un élément est connue, mais son usage concret ne l'est pas : il était fréquent de lire qu'un groupe cyclique d'ordre n contient un unique élément d'ordre n.
- 2Inclusion Z/dZ dans Z/nZ à tortExercice 1
Il n'est pas vrai que si d divise n, alors le groupe Z/dZ est inclus dans Z/nZ ; seul est naturel l'homomorphisme surjectif d'anneaux de Z/nZ vers Z/dZ.
- 3Non-dégénérescence du produit scalaire mal utiliséeProblème Q1
Pour l'inclusion ker(u) inclus dans ker(u*u), un argument invoquant à tort la non-dégénérescence du produit scalaire à partir d'une égalité de normes n'est pas correct.
- 4Injectif n'implique pas bijectif en généralProblème Q4
Certains candidats ont écrit qu'injectif implique bijectif en dimension finie pour un endomorphisme, alors qu'il s'agissait ici d'une application linéaire entre deux espaces distincts.
- 5Somme directe de plusieurs sous-espaces mal maîtriséeProblème Q12.a
Près de 80% des candidats ayant abordé cette question ne peuvent écrire correctement l'objectif de leur démonstration et bricolent avec des intersections deux à deux au lieu de la définition correcte.
- 6Théorème spectral appliqué sans rigueur suffisanteProblème Q5
Le procédé de Gram-Schmidt appliqué après le théorème spectral modifie potentiellement les vecteurs construits, ce qui invalide la relation recherchée si ce point n'est pas traité avec soin.
Ce qui a été bien réussi
- Les trois premières questions du problème ont été réussies par l'ensemble des candidats.
- La question 2 de l'exercice 3 a été souvent correctement traitée.
- Les trois quarts des candidats ont abordé la question 11 du problème, souvent avec succès.
- L'associativité de la somme directe est connue et utilisée avec conviction dans les questions suivant la question 12.a.
Conseils du jury
- Vérifier la qualité de sa réponse avant de se précipiter vers la question suivante, le temps gagné étant parfois chèrement payé.
- Préférer une récurrence rigoureuse à l'usage de points de suspension, surtout au niveau de l'agrégation.
- Toujours préciser les bases choisies lorsqu'on manipule un endomorphisme associé canoniquement à une matrice entre deux espaces euclidiens abstraits.
- Soigner particulièrement les questions faciles, sur lesquelles le jury distingue les candidats par la précision de la rédaction.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
Description
Sujet officiel Agrégation externe en mathématiques, session 2023.
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Concours externe
MATHÉMATIQUES
Le fait de rendre une copie blanche est éliminatoire.
Notations et vocabulaire
Si
Soient un entier naturel
La notation
La transposée d'une matrice
Lorsqu'un groupe
Exercice 1
- 1.Soit
n un entier strictement positif. Démontrer que pour chaque diviseur positifd den , le groupe cyclique(ℤ/nℤ, +) possède un unique sous-groupe d'ordred . - 2.Soit
q un entier naturel impair. On considèreG = (ℤ/(4q)ℤ)^∗ , le groupe des éléments inversibles de l'anneauℤ/(4q)ℤ .- a)Déterminer les ordres respectifs dans
G des classes modulo4q de2q − 1 et de2q + 1 . - b)Le groupe
G est-il cyclique?
- a)Déterminer les ordres respectifs dans
Exercice 2
- 1.Déterminer l'ensemble des couples
(x, y) dans(ℤ/3ℤ)^2 tels quex^2 + y^2 = 0 . - 2.Déterminer l'ensemble des couples (
x, y ) dansℤ^2 tels quex^2 − 5y^2 = 33 . - 3.Déterminer l'ensemble des couples (
x, y ) dansℚ^2 tels quex^2 − 5y^2 = 33 .
Exercice 3
- 1.Soit
y dansF . Démontrer qu'il existe un unique vecteurz dansE tel que
(z, x)_E = (y, u(x))_F
pour toutx dansE . - 2.En déduire qu'il existe une et une seule application
u^∗ : F → E telle que
(u^∗(y), x)_E = (y, u(x))_F
pour tout(x, y) dansE × F . Justifier queu^∗ est linéaire.
Problème
Partie I
On admet sans justification les propriétés suivantes :
- -si
G est un troisième espace vectoriel euclidien et siv : F → G est une application linéaire, alors(v ∘ u)^∗ = u^∗ ∘ v^∗ , - -l'application
u est l'adjoint deu^∗ , autrementditu = (u^∗)^∗ .
- -pour tout
x dansE , on a
((u^∗ ∘ u)(x), x)_E = (u(x), u(x))_F ⩾ 0. - -les composées
u^∗ ∘ u etu ∘ u^∗ sont des endomorphismes auto-adjoints deE etF , respectivement.
- -
E_λ = ker(u^∗ ∘ u − λid_E) , - -
F_λ = ker(u ∘ u^∗ − λid_F) .
- 1.Démontrer que
ker(u^∗ ∘ u) = keru . - 2.Démontrer que les valeurs propres de
u^∗ ∘ u et deu ∘ u^∗ sont des nombres réels positifs. - 3.Soit
λ un nombre réel strictement positif. Vérifier queu(E_λ) ⊂ F_λ et queu^∗(F_λ) ⊂ E_λ .
- 4.Soit
λ un nombre réel strictement positif. Démontrer quedimE_λ = dimF_λ et queu_λ/√λ est une isométrie deE_λ surF_λ . - 5.On note
λ_1, λ_2, …, λ_r les valeurs propres non-nulles deu^∗ ∘ u , répétées selon leurs multiplicités. Établir l'existence de bases orthonormées(e_1, e_2, …, e_n) et(f_1, f_2, …, f_m) deE etF , respectivement, telles que
u(e_i) = {√(λ_i)f_i, si 1 ⩽ i ⩽ r,; 0, si r + 1 ⩽ i ⩽ n. - 6.Soit
M une matrice àm lignes etn colonnes et à coefficients réels et soitr le rang deM .- a)Démontrer l'existence d'une suite décroissante
(σ_1, σ_2, …, σ_r) de réels strictement positifs et de matrices orthogonalesP etQ, P ∈ O_m(ℝ) etQ ∈ O_n(ℝ) , telles queM = PDQ , oùD est la matrice dont les coefficientsd_(i, j) sont donnés par
d_(i, j) = {σ_i, si 1 ⩽ i = j ⩽ r,; 0, sinon. - b)On suppose que
m = n et queM est inversible. Dans le contexte et avec les notations de la question a), démontrer que le produitPQ ne dépend que deM et non de la factorisationM = PDQ utilisée.
Indication : on pourra examiner la décomposition polaire deM .
- a)Démontrer l'existence d'une suite décroissante
Partie II
Pour chaque entier naturel
- 7.Soit
E unℝ -espace vectoriel euclidien de dimensionn etu un endomorphisme deE . Soitr le rang deu . Justifier l'existence d'une base orthonormée(e_1, e_2, …, e_n) deE telle que(e_1, e_2, …, e_r) soit une base de imu . - 8.Soit
E unℝ -espace vectoriel de dimensionn etu un endomorphisme deE vérifiantu^2 = 0 . Démontrer que le rangr deu vérifie2r ⩽ n . - 9.Soit
M dansℰ_n(ℝ) et soitr le rang deM .- a)Démontrer l'existence d'une matrice
P dansO_n(ℝ) telle quePMP^(− 1) soit de la forme
(0, B; 0, 0),
oùB est une matrice àr lignes etn − r colonnes et où les deux blocs diagonaux sont les matrices carrées nulles d'ordrer etn − r . - b)Démontrer l'existence d'une suite décroissante
σ = (σ_1, σ_2, …, σ_r) de réels strictement positifs et d'une matriceQ dansO_n(ℝ) telles queQMQ^(− 1) = K_(r, σ) . Indication : on pourra appliquer à la matriceB les résultats de la partie I.
- a)Démontrer l'existence d'une matrice
- 10.On définit une action du groupe
O_n(ℝ) sur l'ensembleℰ_n(ℝ) parP ⋅ M = PMP^(− 1) pour(P, M) dansO_n(ℝ) × ℰ_n(ℝ) . Démontrer que chaque orbite contient une unique matrice de la formeK_(r, σ) .
Définitions et notations concernant les partitions.
Ainsi, si l'on désigne par
Un élément d'un ensemble

On remarque que le nombre de lignes du diagramme de Ferrers de la partition
La réflexion selon la bissectrice du premier quadrant (représentée en pointillé ci-dessous) envoie le diagramme de Ferrers d'une partition


La figure de droite ci-dessus présente le résultat de cette opération de conjugaison lorsqu'on l'applique à la partition (5, 3, 2) : on obtient (3, 3, 2, 1, 1). Les candidats pourront vérifier que la conjuguée de la partition (4) est (1, 1, 1, 1) et que la partition (3, 2, 1) est égale à sa conjuguée. La conjugaison des partitions d'un même entier
Pour chaque entier strictement positif
Partie III
Si
- 11.Soit
x un élément non nul deE . On noteh la hauteur dex .- a)Démontrer que
(x, u(x), …, u^(h − 1)(x)) est une base de⟨x⟩_u . - b)Démontrer que
⟨x⟩_u ∩ keru est une droite vectorielle et donner un vecteur générateur de cette droite.
- a)Démontrer que
- 12.On suppose ici qu'il existe une suite finie
(z_1, z_2, …, z_m) d'éléments non nuls de imu telle que imu soit la somme directe⟨z_1⟩_u ⊕ ⟨z_2⟩_u ⊕ ⋯ ⊕ ⟨z_m⟩_u , et pour chaquei ∈ [ [1, m] ] , on choisity_i ∈ E tel queu(y_i) = z_i . On noteF la somme⟨y_1⟩_u + ⟨y_2⟩_u + ⋯ + ⟨y_m⟩_u etG un supplémentaire deF ∩ keru danskeru . On poseℓ = m + dimG .- a)Démontrer que la somme
⟨y_1⟩_u + ⟨y_2⟩_u + ⋯ + ⟨y_m⟩_u est directe.
Indication : On pourra vérifier queu(⟨y_i⟩_u) ⊂ ⟨z_i⟩_u , pour touti ∈ [ [1, m] ] , puis exploiter ce fait. - b)Justifier que
u(F) = imu . - c)Démontrer que
E = F ⊕ G . - d)Établir l'existence d'une suite finie
(x_1, x_2, …, x_ℓ) d'éléments non nuls deE telle queE soit la somme directe⟨x_1⟩_u ⊕ ⟨x_2⟩_u ⊕ ⋯ ⊕ ⟨x_ℓ⟩_u .
- a)Démontrer que la somme
- 13.Établir l'existence d'une suite finie
(x_1, x_2, …, x_ℓ) d'éléments deE telle queE soit la somme directe⟨x_1⟩_u ⊕ ⟨x_2⟩_u ⊕ ⋯ ⊕ ⟨x_ℓ⟩_u . On effectuera une démonstration par récurrence que l'on rédigera avec soin.
- 14.a) Soit
λ une partition. Démontrer que(E, u) est de typeλ si et seulement s'il existe une base deE dans laquelleu a pour matriceJ_λ .- b)Soit
λ une partition. On suppose que(E, u) est de typeλ . Pour chaque entieri ⩾ 1 , exprimerdim(keru^i) − dim(keru^(i − 1)) en fonction dei et des partsλ_1^′, λ_2^′, … de la partition conjuguée deλ .
Remarque : on rappelle queu^0 = id_E . - c)Soit
λ etμ deux partitions. On suppose que(E, u) est à la fois de typeλ et de typeμ . Démontrer queλ = μ .
- b)Soit
- 15.Soit
n un entier naturel.- a)Soit
M dansℳ_n(𝕂) une matrice nilpotente. Démontrer l'existence et l'unicité d'une partitionλ de l'entiern telle queM soit semblable àJ_λ . - b)On se replace dans le contexte de la partie II. Donner, en fonction de
r etσ , la partitionλ den telle queK_(r, σ) soit semblable àJ_λ . - c)Démontrer que dans
ℳ_n(𝕂) , deux matrices nilpotentes proportionnelles (c'est-àdire, se déduisant l'une de l'autre par multiplication par un scalaire non nul) sont semblables.
- a)Soit
Partie IV
- 16.Pour chaque entier strictement positif
d , on noteP˜_d la matrice carrée symétrique d'ordred avec des zéros partout sauf sur l'antidiagonale, où l'on met des 1. Par exemple,
P˜_4 = (0, 0, 0, 1; 0, 0, 1, 0; 0, 1, 0, 0; 1, 0, 0, 0).
On vérifie sans difficulté que(P˜_d)^2 = I_d et queP˜_d J˜_d(P˜_d)^(− 1) = ^t(J˜_d) . On ne demande pas de le démontrer.
- a)Exhiber une matrice symétrique
P dansGL_n(𝕂) telle quePJ_λ P^(− 1) = ^t(J_λ) etP^2 = I_n . - b)Trouver une matrice
Q dansGL_n(𝕂) telle queQJ_λ Q^(− 1) soit symétrique. Indication : on pourra chercherQ sous la formeaI_n + bP avec(a, b) ∈ 𝕂^2 .
- a)Exhiber une matrice symétrique
- 17.a) Soit
D dansℳ_n(𝕂) une matrice diagonalisable et soitα_1, α_2, …, α_n les valeurs propres deD , répétées selon leurs multiplicités. Construire un polynômef(X) de𝕂[X] tel quef(α_i)^2 = α_i pour chaquei ∈ [ [1, n] ] , puis justifier quef(D)^2 = D .- b)On définit par récurrence une suite
(C_k) d'entiers naturels en posantC_0 = 1 et en demandant queC_(k + 1) = ∑_(i = 0)^k C_i C_(k − i) pourk ⩾ 0 . On définit le polynôme à coefficients entiersΦ(X) = 1 sin = 1 et pourn ⩾ 2 ,
Φ(X) = 1 − 2∑_(k = 0)^(n − 2)C_k X^(k + 1)
Calculer l'image deΦ(X)^2 dans l'anneau quotientℤ[X]/(X^n) . - c)Donner un polynôme
g(X) dans𝕂[X] tel queg(N)^2 = I_n + N pour toute matrice nilpotenteN deℳ_n(𝕂) .
- b)On définit par récurrence une suite
- 18.On rappelle le résultat suivant : chaque matrice
P deℳ_n(𝕂) s'écrit de façon unique sous la formeP = D + N , oùD est une matrice diagonalisable etN est une matrice nilpotente telles queDN = ND ; de plus, il existe un polynômeh(X) de𝕂[X] tel queD = h(P) .- a)Soit
P dansℳ_n(𝕂) , écrit sous la formeP = D + N comme ci-dessus. Démontrer que siP est inversible, alorsD l'est aussi, et qu'en ce cas il existe un polynômej(X) ∈ 𝕂[X] tel queD^(− 1) = j(P) . - b)Soit
P dansGL_n(𝕂) . Établir l'existence d'une matriceR deGL_n(𝕂) telle queR^2 = P , et justifier qu'on peut en outre exiger queR soit un polynôme enP . Indication : on pourra écrireP = D + N = D(1 + D^(− 1)N) . - c)Soit
P dansGL_n(𝕂) . Démontrer l'existence d'une matriceQ dansO_n(𝕂) et d'une matrice symétriqueS dansGL_n(𝕂) telles queP = QS , et justifier qu'on peut en outre exiger queS soit un polynôme en^t PP .
- a)Soit
- 19.Soit
A etB deux matrices symétriques appartenant àℳ_n(𝕂) . On suppose queA etB sont semblables. Démontrer l'existence d'une matriceQ dansO_n(𝕂) telle queB = QAQ^(− 1) .
- 20.Vérifier que pour tout
(P, M) dansO_n(𝕂) × 𝒩_n^(sym)(𝕂) , on aP ⋅ M ∈ 𝒩_n^(sym)(𝕂) .
- 21.Justifier que l'application
𝒪 ↦ 𝒪 ∩ 𝒩_n^(sym)(𝕂) est une bijection de l'ensemble desGL_n(𝕂) orbites dans𝒩_n(𝕂) sur l'ensemble desO_n(𝕂) -orbites dans𝒩_n^(sym)(𝕂) .
- On suppose ici que
𝕂 est un corps de caractéristique 2.
- a)Démontrer que les deux matrices
(0, 1, 0; 1, 0, 1; 0, 1, 0) et(1, 1, 1; 1, 0, 1; 1, 1, 1) deℳ_3(𝕂) sont sem- blables. - b)Le résultat de la question 19 est-il encore valable si
𝕂 est un corps algébriquement clos de caractéristique 2 ?
- a)Démontrer que les deux matrices
Partie V
On note
- 23.Dans cette question,
𝕂 est un corps,E est un𝕂 -espace vectoriel de dimension finie,u est un endomorphisme nilpotent deE , etF est un sous-espace deE stable paru . Soitλ le type de(E, u) .- a)Soit
μ le type de(F, u|_F) . Démontrer queμ ⊂ λ . - b)Soit
ν le type de(E/F, u|_(E/F)) . Démontrer queν ⊂ λ .
- a)Soit
- 24.On prend
λ = (3, 2), μ = (2, 1), ν = (2) . Soitq une puissance d'un nombre premier. Déterminer le cardinal de𝒢_(μ, ν)^λ(𝔽_q) .
- 25.Soit
𝕂 un corps, soitE un𝕂 -espace vectoriel de dimension finie, et soitu un endomorphisme nilpotent deE . Soitλ le type de(E, u) .- a)Quel est le type de
(imu, u|_(imu)) ? - b)Soit
F un sous-espace vectoriel deE stable paru et soitμ le type de(F, u|_F) . On suppose queu|_(E/F) = 0 . Démontrer que le diagramme de Ferrers deμ s'obtient à partir de celui deλ en supprimant des boîtes, au plus une par ligne. - c)Pour
i ⩾ 1 , établir l'égalité
dim((imu + keru^i)/imu) = λ_1^′ − λ_(i + 1)^′. - d)Dans le contexte de la question b), exprimer les parts de la partition conjuguée
μ^′ en fonction des parts deλ^′ et des dimensions des espacesF ∩ (imu + keru^i) pouri ⩾ 0 .
- a)Quel est le type de
- 26.Soit
𝕂 un corps et soitE un𝕂 -espace vectoriel de dimension finie. On noten la dimension deE et on se donne une suite strictement croissante(E_0, E_1, …, E_n) de sous-espaces vectoriels deE ; ainsi chaque espaceE_i est de dimensioni .- a)Soit
F un sous-espace vectoriel deE . Démontrer que pour chaquei ∈ [ [1, n] ] , le sous-espace vectorielF ∩ E_(i − 1) deF ∩ E_i est de codimension 0 ou 1 .
- a)Soit
Pour chaque
Soit
- b)Soit
I une partie de[ [1, n] ] et soitF dans𝒞_I . Démontrer queF possède une unique baseI -échelonnée réduite. - c)Soit
I une partie de[ [1, n] ] . Établir l'existence d'une bijection entre𝒞_I et l'ensemble des familles de vecteursI -échelonnées réduites.
- b)Soit
- d)On suppose que
𝕂 est le corps𝔽_q . SoitI une partie de[ [1, n] ] . Exprimer le cardinal de𝒞_I en fonction deq et deI .
- d)On suppose que
- 27.Soit
r un entier strictement positif et soiente = (e_1, e_2, …, e_r) etf = (f_1, f_2, …, f_r) deux suites d'entiers naturels telles quef_i ⩽ e_i pour chaquei dans[ [1, r] ] .- a)Trouver un polynôme
A_(e, f)(X) à coefficients entiers positifs satisfaisant la propriété suivante : siq est une puissance d'un nombre premier et siE est un𝔽_q -espace vectoriel muni d'une suite croissante(E_0, E_1, …, E_r) de sous-espaces vectoriels telle queE_0 = {0}, E_r = E ete_i = dim(E_i/E_(i − 1)) pour chaquei ∈ [ [1, r] ] , alorsA_(e, f)(q) est le nombre de sous-espaces vectorielsF deE vérifiantf_i = dim(F ∩ E_i)/(F ∩ E_(i − 1)) pour chaquei ∈ [ [1, r] ] . - b)Dans le cadre de la question a), vérifier que
A_(e, f)(X) est de degré∑_(1 ⩽ i ⩽ j ⩽ r)(e_i − f_i)f_j .
- a)Trouver un polynôme
À
On munit
- 28.Soit
(λ, μ, κ) dans𝒫^3 . On recherche un polynômeB_(μ, κ)^λ(X) à coefficients entiers positifs tel que, pour toute puissanceq d'un nombre premier,B_(μ, κ)^λ(q) soit le cardinal deℬ_(μ, κ)^λ(𝔽_q) .- a)Établir l'existence de
B_(μ, κ)^λ(X) dans le cas oùκ est de longueur 1. Indication : on pourra utiliser la question 25d). - b)Traiter le cas général.
- c)Soit
(κ, ν) dans𝒫^2 . Démontrer queB_(∅, κ)^ν(X) = 1 siκ = ν^′ etB_(∅, κ)^ν(X) = 0 siκ≮ν^′ . - d)Démontrer que le polynôme
B_(μ, κ)^λ(X) est nul ou est de degréd(λ) − d(μ) − d(κ^′) .
- a)Établir l'existence de
- 29.Soit
(λ, μ, ν) dans𝒫^3 . Démontrer l'existence d'un polynômeG_(μ, ν)^λ(X) à coefficients entiers tel que, pour toute puissanceq d'un nombre premier,G_(μ, ν)^λ(q) soit le cardinal de𝒢_(μ, ν)^λ(𝔽_q) . Indication : on pourra méditer sur l'égalité
B_(μ, κ)^λ(q) = ∑_(ν ∈ 𝒫)|𝒢_(μ, ν)^λ(𝔽_q)|B_(∅, κ)^ν(q). - 30.Démontrer que le polynôme
G_(μ, ν)^λ(X) est nul ou est de degré majoré pard(λ) − d(μ) − d(ν) .
INFORMATION AUX CANDIDATS
AGRÉGATION EXTERNE - MATHÉMATIQUES
Questions fréquentes
3 questionsSur quels chapitres porte l'épreuve de mathématiques générales de l'agrégation externe 2023 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
3 questionsSur quels chapitres porte l'épreuve de mathématiques générales de l'agrégation externe 2023 ?
Le problème porte sur les endomorphismes nilpotents, via la décomposition en valeurs singulières, la réduction de Jordan et les polynômes de Hall, complété par des exercices de groupes, d'arithmétique et d'espaces euclidiens.
Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées sur cette épreuve ?
Le jury relève une maîtrise insuffisante de concepts élémentaires comme l'ordre d'un élément, la somme directe de plusieurs sous-espaces, et une application trop rapide du théorème spectral sans vérifier les conséquences du procédé de Gram-Schmidt.
L'épreuve de mathématiques générales de l'agrégation externe 2023 est-elle difficile ?
Oui, la moyenne des admissibles est de 7,75 sur 20 avec un écart-type de 3,68, et plusieurs questions n'ont été réussies à moitié que par une minorité de candidats.
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