Banque PT Mathématiques 2A PT 2001Sujet et corrigé
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* Banque filière PT *
Epreuve de Mathématiques II-A
L'usage des machines à calculer est interdit.
Les candidats sont priés de rédiger chaque exercice sur une copie séparée.
Les quatre exercices sont indépendants et peuvent être traités dans l'ordre choisi par le candidat.
Les quatre exercices sont indépendants et peuvent être traités dans l'ordre choisi par le candidat.
Exercice 1
On désigne par
n un entier supérieur ou égal à 1 et par
E_n l'espace vectoriel des fonctions polynômes d'une variable, à coefficients réels et de degré inférieur ou égal à
n .
On considère
n + 1 nombres réels quelconques donnés
h_0, h_1, …, h_n .
On noteM_n la matrice carrée d'ordre
n + 1 dont l'élément de la
(i + 1)^(ème) ligne et de la
(j + 1)^(ème) colonne vaut
h_j^(n − i) , pour
i et
j variant de 0 à
n . On a donc :
On note
On admettra, sans chercher à le démontrer, que le déterminant
D_n de la matrice
M_n vaut
∏_(0 ≤ i < j ≤ n)(h_i − h_j) .
- On considère
n + 1 nombres réels deux à deux distincts donnésh_0, h_1, …, h_n .
Montrer que la famille
((x + h_k)^n)_(k = 0, 1, …, n) est libre dans
E_n .
La famille((x + h)^n)_(h ∈ R) est-elle une famille génératrice de
E_n ?
2. Pour toute fonction polynômeP de
E_n et pour tout réel
h , on note
P_h la fonction polynôme de
E_n définie par la relation:
La famille
2. Pour toute fonction polynôme
On désigne par
L(E_n) l'algèbre des endomorphismes de
E_n et par
E_n l'ensemble des éléments
φ de
L(E_n) tels que, pour tout
P de
E_n , pour tout
h de
R et pour tout
x de
R , on a:
Montrer que
E_n est un sous-espace vectoriel de
L(E_n) stable pour la composition des applications.
3. Pour toutP de
E_n , on note
P^((0)) = P et, pour
k entier strictement positif, on désigne par
P^((k)) la fonction polynôme dérivée
k -ième de
P . Pour tout entier
k positif ou nul, on note par
φ_k l'élément de
L(E_n) défini par
φ_k(P) = P^((k)) .
3. Pour tout
L'endomorphisme
φ_k appartient-il à
E_n ?
L'endomorphismeφ_k commute-t-il avec tout élément de
E_n ?
La famille(φ_k)_(k = 0, 1, …, n) est-elle une base de
E_n ?
L'endomorphisme
La famille
Exercice 2
A la suite de nombres réels
(u_k)_(k ∈ N) on associe les suites
(P_n)_(n ∈ N) et
(Q_n)_(n ∈ N) définies par
- On suppose que
u_k est positif ou nul pour toutk et que la série de terme généralu_k converge.
1.1 Etudier la convergence de la suite(P_n)_(n ∈ N) : on pourra utiliser la fonction logarithme népérien. Montrer que, si la suite(P_n)_(n ∈ N) admet une limite nulle, l'un au moins des termes de la suite(u_k)_(k ∈ N) est égal à 1 .
1.2 Etudier la convergence de la suite(Q_n)_(n ∈ N) . - On suppose toujours les
u_k tous positifs ou nuls, mais on suppose que la série de terme généralu_k est divergente.
2.1 Etudier la convergence de la suite(Q_n)_(n ∈ N) .
2.2 Lorsque de plus tous lesu_k sont strictement inférieurs à 1 , calculer la limite de la suite(P_n)_(n ∈ N) . - On suppose désormais que les
u_k sont de signe quelconque mais que la série de terme général|u_k| est convergente.
Etudier la convergence de la suite
(Q_n)_(n ∈ N) .
Montrer que, si la suite(Q_n)_(n ∈ N) admet une limite nulle, l'un au moins des
u_k est égal à -1.
4. Dans le cas particulier oùu_0 est égal à 1 et où
u_k est égal à
((− 1)^(k + 1))/(√k) pour tout entier
k supérieur ou égal à 1 , étudier la convergence de la suite associée
(Q_n)_(n ∈ N) .
Montrer que, si la suite
4. Dans le cas particulier où
Exercice 3
Le plan euclidien
R^2 est rapporté au repère orthonormé direct
(O; i⃗, j⃗) et
a désigne une constante réelle strictement positive donnée.
Soit
C_1 la courbe de représentation paramétrique:
Soit
C_2 la courbe d'équation cartésienne
y = ach(x/a), x ∈ [0, + ∞[ .
- Représenter graphiquement la courbe
C_1 . On recherchera en particulier les asymptotes et les symétries éventuelles. - On note
T(M) l'intersection de la tangente en tout pointM régulier deC_1 avec l'axe des abscisses. Calculer la distance deM àT(M) . - Etablir une représentation paramétrique de la développée de
C_1 en utilisantφ comme paramètre.
Donner une équation cartésienne de cette développée.
4. On désigne parS le point de coordonnées (
0, a ) et par
P le point de la courbe
C_2 d'abscisse
x : calculer la longueur
s de l'arc de
C_2 d'origine
S et d'extrémité
P .
4. On désigne par
On note
Q le point de la tangente en
P à
C_2 vérifiant les deux conditions
‖PQ^(→−)‖ = s et
PQ^(→−) ⋅ ȷ⃗ ≤ 0 . En utilisant l'abscisse
x de
P comme paramètre, donner une représentation paramétrique de la courbe décrite par
Q lorsque
P parcourt
C_2 .
Exercice 4
L'espace euclidien
R^3 de dimension 3 est rapporté au repère orthonormé direct (
O; ı⃗, ȷ⃗, k⃗ ). On note a une constante réelle strictement positive donnée.
On désigne par
S_1 la surface de représentation paramétrique:
On désigne par
S_2 la surface de révolution de représentation paramétrique:
où l'on a noté
z(u) = aln((u + √(u^2 − a^2))/a) .
- Donner un exemple de déplacement qui ne soit pas une rotation et qui laisse la surface
S_1 invariante.
La surface
S_1 est-elle réglée?
La surfaceS_1 est-elle développable?
2. On suppose dans cette question 2 quer est une fonction de classe
C^1 de
θ que l'on notera aussi
r(θ) , où
θ décrit un intervalle donné
I_1 de la forme
[α, β] avec
α < β . La fonction
θ ↦ OM_1^(→−)(r(θ), θ) définit donc une courbe
C_1 tracée sur la surface
S_1 .
La surface
2. On suppose dans cette question 2 que
Exprimer la longueur
s_1 de la courbe
C_1 sous la forme d'une intégrale
∫_α^β f(θ)dθ , où
f(θ) est une fonction de
a, θ, r = r(θ) et
r^′ = r^′(θ) que l'on déterminera.
Dans le cas particulier, qui ne sera plus reconsidéré dans la suite de cet exercice, où
r est défini par
r(θ) = acosθ , avec
I_1 = [0, 2π] , donner la valeur de
s_1 et indiquer la nature géométrique de la projection orthogonale de
C_1 sur le plan
(O; ı⃗, ȷ⃗) .
3. On suppose dans cette question 3 et dans la question 4 suivante queu est une fonction de classe
C^1 de
v que l'on notera
u(v) , où
v décrit un intervalle donné
I_2 = [γ, δ] , avec
γ < δ . La fonction
v ↦ OM_2^(→−)(u(v), v) définit donc une courbe
C_2 tracée sur la surface
S_2 .
3. On suppose dans cette question 3 et dans la question 4 suivante que
Exprimer la longueur
s_2 de la courbe
C_2 sous la forme d'une intégrale
∫_γ^δ g(v)dv , où
g(v) est une fonction de
a, v, u = u(v) et
u^′ = u^′(v) que l'on déterminera.
4. On se place toujours dans le cas de la troisième question dont on conserve les notations et l'on effectue le changement de variables
4. On se place toujours dans le cas de la troisième question dont on conserve les notations et l'on effectue le changement de variables
défini par
u = √(a^2 + r^2), v = θ .
On suppose queA permet de définir une application
R de
S_2 dans
S_1 et que l'image
R(C_2) de la courbe
C_2 par
R est une courbe tracée sur
C_1 qui peut être définie par une fonction
θ ↦ r(θ) comme à la deuxième question.
On suppose que
Comparer les longueurs des courbes
C_2 et
R(C_2) .
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