Banque PT Mathématiques 2B PT 2001Sujet et corrigé
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* Banque filière PT *
Epreuve de Mathématiques II-B
L'usage des machines à calculer est interdit.
Ce problème provient de l'étude du phénomène de cavitation (c'est-à-dire de la formation d'une cavité) à l'intérieur d'une boule remplie d'un matériau incompressible et soumise à certains types d'effort.
On sera amené à considérer une application
f de
ℝ^3 privé de
O = (0, 0, 0) dans lui-même et à étudier quelques propriétés faisant intervenir la matrice jacobienne de
f .
Notations:
Rappel d'une formule de calcul d'une intégrale de surface:
SoitΣ une surface de
ℝ^3 paramétrée par
(u, v) ↦ P(u, v) , où
(u, v) décrit une partie
D de
ℝ^2 suffisamment régulière. Soit
f une fonction continue définie sur
Σ . Le calcul de l'intégrale de
f sur la surface
Σ peut être obtenu par la formule suivante:
Soit
I. Première partie
- Soit
m = (x_1, x_2, x_3) un élément de E. On rappelle qu'il existe au moins un triplet(r, θ, φ) ∈ ℝ_+^∗ × [0, π] × [0, 2π] formant un système de coordonnées sphériques dem , c'est-à-dire vérifiant:
a. On pose alors pour tout triplet
(r, θ, φ) ∈ ℝ_+^∗ × [0, π] × [0, 2π] :
Vérifier que
B = (e_r→, e_θ→, e_φ^(→−)) est une base orthonormale directe de
ℝ^3 .
b. Lorsquem est un élément de
E tel que
x_1 x_2 x_3 ≠ 0 , représenter sur un dessin
r ,
θ, φ, e_r→, e_θ→ et
e_φ^(→−) .
2. L'applicationf de
E dans lui-même est définie par la relation:
b. Lorsque
2. L'application
où
ρ est un élément de
F^+ .
Soit une application deℝ dans
ℝ_+^∗ × [0, π] × [0, 2π] de classe
C^1 qui associe à
t le triplet
(r(t), θ(t), φ(t)) . Soit
m(t) le point de coordonnées sphériques
(r(t), θ(t), φ(t)) et
M(t) = f(m(t)) son image par
f .
a. Donner les composantes dans la baseB de
v(t)^(→−) = (dOm(t)^(→−))/(dt) , notées (
v_1, v_2, v_3 ), et celles de
V(t)^(→−) = (dOM(t)^(→−))/(dt) , notées (
V_1, V_2, V_3 ).
b. Prouver que l'unique matriceJ indépendante de la fonction
t ↦ (r(t), θ(t), φ(t)) telle que
Soit une application de
a. Donner les composantes dans la base
b. Prouver que l'unique matrice
est la matrice Diag
(ρ^′(r), (ρ(r))/r, (ρ(r))/r) .
3. On admet que l'incompressibilité du matériau se traduit pardetJ = 1 pour tout élément
m de E . Montrer que cette condition est réalisée si, et seulement si, il existe un réel
a positif ou nul tel que pour tout réel
r > 0 , on ait la relation
ρ(r)^3 = r^3 + a^3 .
4. Soitf_a l'application associée à la fonction
ρ_a définie par
ρ_a(r) = 3√(r^3 + a^3) .
3. On admet que l'incompressibilité du matériau se traduit par
4. Soit
L'application
f_a est-elle injective?
L'applicationf_a est-elle surjective? Lorsque
f_a n'est pas surjective, préciser le sousensemble de
E qui n'est pas dans l'image de
f ; dans ce cas, on dit que se produit le phénomène de cavitation.
L'applicationf_a peut-elle être prolongée par continuité en
O = (0, 0, 0) ?
L'application
L'application
II. Deuxième partie
L'application étudiée
f de
E dans lui-même,
m = (x_1, x_2, x_3) ↦ M = (X_1, X_2, X_3) , est dorénavant donnée par
X_i = ψ_i(r)x_i pour
1 ≤ i ≤ 3 , où
r désigne
‖Om^(→−)‖ et où les fonctions
ψ_i sont des éléments de
F^+ . Dans une telle situation, on dit que la déformation est triaxiale.
- a. Ecrire la matrice jacobienne
J_0 de l'applicationf .
b. Montrer que, lorsqueα, β etγ sont des réels, on a, pour tout triplet(V_1^(→−), V_2^(→−), V_3^(→−)) d'éléments deℝ^3 , la relation:
Pour
x_1 ≠ 0 , en déduire l'égalité:
c. Calculer
det(J_0) pour
m tel que
x_1 est non nul, puis pour tout élément
m de
E .
2. L'incompressibilité s'exprimant toujours par la relationdet(J_0) = 1 en tout
m de
E , montrer que cette condition est réalisée si et seulement si
ψ_1, ψ_2 et
ψ_3 vérifient pour tout réel
r > 0 les trois conditions suivantes:
2. L'incompressibilité s'exprimant toujours par la relation
- On suppose ces trois conditions
C_1, C_2 etC_3 réalisées.
a. Montrer l'existence de deux réelsλ etμ strictement positifs tels queψ_1 = λψ_3 etψ_2 = μψ_3 .
b. On noteZ la fonctionψ_1 ψ_2 ψ_3 , élément deF^+ .
Calculer
rZ^′(r) + 3Z(r) et en déduire
Z .
4. Montrer queψ_1, ψ_2 et
ψ_3 sont des éléments de
F^+ réalisant les conditions
C_1, C_2 et
C_3 si, et seulement si, il existe un réel
a ≥ 0 et trois réels
α_1, α_2 et
α_3 strictement positifs tels que les relations suivantes soient vérifiées:
4. Montrer que
Vérifier que la transformation
f_a étudiée dans la première partie est la forme prise par la déformation triaxiale dans le cas où
α_1 = α_2 = α_3 .
III. Troisième partie
Soit
ψ l'élément de
F^+ défini par
ψ(r) = (3√(r^3 + a^3))/r où
a est un paramètre réel strictement positif. Soit
c un second paramètre réel strictement positif. On choisit les fonctions
ψ_i définissant l'application
f sous la forme
ψ_1 = c^(− 2)ψ et
ψ_2 = ψ_3 = cψ .
- Soit
Σ l'image de la sphère unité{m, ‖Om^(→−)‖ = 1} par l'applicationf .
a. Donner une équation cartésienne deΣ et préciser sa nature géométrique.
b. Montrer que les relations:
avec
θ ∈ [0, 2π], φ ∈ [0, π] et
b = ψ(1) , constituent une paramétrisation de
Σ .
c. Calculer le vecteur normal unitairen(M)^(→−) en
M à
Σ tel que
n(M)^(→−) ⋅ Om^(→−) est strictement positif.
2. Soientt_1 et
t_2 deux réels. On définit alors en tout point
M de
Σ les vecteurs suivants:
g(M)^(→−) = (t_2 − 2t_1)/3(n(M)^(→−) ⋅ e_1^(→−))e_1^(→−) + (t_1 + t_2)/3((n(M)^(→−) ⋅ e_2^(→−))e_2^(→−) + (n(M)^(→−) ⋅ e_3^(→−))e_3^(→−)) ,
V_1(M)^(→−) = (∂Om^(→−))/(∂c) et
V_2(M)^(→−) = (∂Om^(→−))/(∂a) .
a. CalculerV_1(M)^(→−) et
V_2(M)^(→−) .
b. Vérifier les égalités suivantes:
c. Calculer le vecteur normal unitaire
2. Soient
a. Calculer
b. Vérifier les égalités suivantes:
- Soit l'application
W deℝ_+^∗ × ℝ_+^∗ dansℝ définie par la relation:
a. Donner
t_1 et
t_2 en fonction de
a pour que
∬_Σ g(M)^(→−) ⋅ V_1(M)^(→−)dσ = (∂W(a, c))/(∂c) et
∬_Σ g(M)^(→−) ⋅ V_2(M)^(→−)dσ = (∂W(a, c))/(∂a) .
b. Montrer que chacune des valeurs précédentes des deux dérivées partielles deW a une limite lorsque
a tend vers 0 et préciser ces deux limites.
4. SoitC la courbe plane, paramétrée par
c ∈ ℝ_+^∗ , définie par:
b. Montrer que chacune des valeurs précédentes des deux dérivées partielles de
4. Soit
a. Montrer qu'il existe un point de
C d'ordonnée minimale et préciser ses coordonnées.
b. Tracer la courbeC en précisant ses éventuelles asymptotes.
c. La courbeC est-elle une conique ou est-elle contenue dans une conique?
b. Tracer la courbe
c. La courbe
IV. Quatrième partie
Soit
W une fonction de classe
C^2 de
ℝ_+^∗ × ℝ_+^∗ dans
ℝ : (I_1, I_2) ↦ W(I_1, I_2) et soient trois fonctions
λ_1, λ_2 et
λ_3 de
F^+ .
On poseI_1 = λ_1^2 + λ_2^2 + λ_3^2, I_2 = λ_1^2 λ_3^2 + λ_1^2 λ_2^2 + λ_2^2 λ_3^2 et on note
W_1 la fonction composée telle que
W_1(λ_1, λ_2, λ_3) = W(I_1, I_2) .
On introduit alors, pour1 ≤ i ≤ 3 , les fonctions
s_i de
ℝ_+^∗ dans
ℝ définies par les relations:
On pose
On introduit alors, pour
où
h est un élément de
F . Le nombre a étant un réel strictement positif, les conditions mécaniques sont complètement décrites par le système suivant:
Enfin, on pose
P(a) = s_1(b), ρ_a(r) = 3√(r^3 + a^3) et
b = ρ_a(1) .
- Prouver rapidement que les fonctions
s_i sont éléments deF et vérifier l'égalité suivante:
P(a) = ∫_a^b 2/R[λ_2(R)(∂W_1)/(∂λ_2)(λ_1(R), λ_2(R), λ_3(R)) − λ_1(R)(∂W_1)/(∂λ_1)(λ_1(R), λ_2(R), λ_3(R))]dR . - On pose
r = 3√(R^3 − a^3), λ_1 = ρ_a^′(r), λ_2 = λ_3 = (ρ_a(r))/r etv = R/r = (ρ_a(r))/r .
Les expressions de
λ_1(R), λ_2(R), λ_3(R), I_1(R) et
I_2(R) en fonction de
v sont notées respectivement
μ_1(v), μ_2(v), μ_3(v), J_1(v) et
J_2(v) . On désigne par
Φ la fonction de
F définie par
Φ(v) = W(J_1(v), J_2(v)) = W_1(μ_1(v), μ_2(v), μ_3(v)) .
a. Après avoir montré queμ_1(v), μ_2(v) et
μ_3(v) sont des puissances entières positives ou négatives de
v , vérifier la relation:
a. Après avoir montré que
b. En déduire la relation:
c. Montrer alors que
P(a) a une limite réelle
P lorsque
a tend vers 0 si et seulement si l'intégrale
est convergente. Vérifier la relation
P = 4I .
3. SoitW(I_1, I_2) = (I_1 − 3)^i(I_2 − 3)^j où
(i, j) ∈ ℕ^2 et
(i, j) ≠ (0, 0) . Donner une condition nécessaire et suffisante portant sur le couple
(i, j) pour que le nombre
P soit défini et le calculer.
3. Soit
Fin de l'épreuve.
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