Corrigé détaillé Banque PT Physique B PT 2023 (page 4/4 : Parties D, E et F)
Énergies renouvelables et chimie des métaux de transition
- 66 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en PTSI : 20 questions sur 66, parties I, Partie E et III.1
- Vérifié question par question
Comment utiliser ce corrigé
Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés
Partie Partie D : Autour des métaux de transition
Question 22
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1
Notions : formule de nernst, force électromotrice
Quelle est la polarité de la pile ? Calculer sa force électromotrice.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le potentiel d'oxydoréduction de chaque compartiment à l'aide de la formule de Nernst en tenant compte des concentrations et du \mathrm{pH}.
- Identifier la polarité de la pile : le pôle positif (\oplus) correspond à l'électrode au potentiel le plus élevé, et le pôle négatif (\ominus) à celle au potentiel le plus faible.
- Calculer la force électromotrice à vide : e = E_+ - E_-.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul des deux potentiels d'électrode par la loi de Nernst, le pôle positif ayant le potentiel le plus haut : e = E_+ - E_-.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Potentiel de l'électrode dans le compartiment A (solution A)
Le couple mis en jeu est \mathrm{Fe^{3+}/Fe^{2+}}, associé à la demi-équation électronique :
D'après la formule de Nernst à la température de travail :
Comme [\mathrm{Fe^{3+}}] = [\mathrm{Fe^{2+}}] = 0{,}06\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, on a \log(1) = 0, d'où :
2. Potentiel de l'électrode dans le compartiment B (solution B)
Le couple mis en jeu est \mathrm{Cr_2O_7^{2-}/Cr^{3+}}, associé à la demi-équation électronique :
D'après la formule de Nernst :
Avec \mathrm{pH} = 0, soit [\mathrm{H^+}] = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} = c^\circ, et [\mathrm{Cr_2O_7^{2-}}] = [\mathrm{Cr^{3+}}] = 0{,}06\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} :
En utilisant la donnée de l'énoncé \log(0{,}06) = -1 :
On en déduit :
3. Polarité de la pile
On constate que E_{\mathrm{B}} > E_{\mathrm{A}} :
- L'électrode (2) plongeant dans la solution B constitue le pôle positif (\oplus).
- L'électrode (1) plongeant dans la solution A constitue le pôle négatif (\ominus).
4. Force électromotrice de la pile
La force électromotrice e de la pile est la différence de potentiel à vide :
Résultat
Question 23
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Mise en équation
- Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1
Notions : réaction d'oxydoréduction, anode, cathode
On ferme l'interrupteur K. Donner l'équation de la réaction qui a lieu. Préciser l'anode et la cathode.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les réactions électrochimiques aux électrodes à partir de la polarité trouvée à la question précédente : le pôle négatif est le siège d'une oxydation (anode), tandis que le pôle positif est le siège d'une réduction (cathode).
- Écrire les demi-équations d'oxydoréduction associées à chaque compartiment en équilibrant les charges et la matière.
- Sommer les demi-équations après égalisation du nombre d'électrons échangés pour obtenir l'équation de la réaction globale.
Voir la réponse courteRéponse courte
Oxydation à l'anode négative et réduction à la cathode positive, bilan par combinaison des demi-équations.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q22, le compartiment B (électrode 2) constitue le pôle positif de la pile (E_{\mathrm{B}} > E_{\mathrm{A}}) et le compartiment A (électrode 1) en constitue le pôle négatif.
À l'électrode (1) (pôle négatif) : les électrons sont libérés par une oxydation. Il s'agit donc de l'anode :
\mathrm{Fe^{2+}} = \mathrm{Fe^{3+}} + \mathrm{e}^-À l'électrode (2) (pôle positif) : les électrons sont captés par une réduction. Il s'agit donc de la cathode :
\mathrm{Cr_2O_7^{2-}} + 14\,\mathrm{H^+} + 6\,\mathrm{e}^- = 2\,\mathrm{Cr^{3+}} + 7\,\mathrm{H_2O}
En combinant ces deux demi-équations de manière à échanger 6\,\mathrm{e}^-, on obtient l'équation de la réaction globale de fonctionnement de la pile :
En résumé :
- Anode : électrode (1) plongeant dans la solution A ;
- Cathode : électrode (2) plongeant dans la solution B.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 24
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : enthalpie libre standard de réaction, constante d'équilibre
Exprimer l'enthalpie libre standard de cette réaction en fonction des potentiels standard. Calculer la constante d'équilibre de cette réaction d'oxydoréduction.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}} G^\circ à partir du travail électrique réversible ou en reliant les affinités des deux demi-réactions d'électrode, en explicitant le nombre n = 6 d'électrons échangés par mole d'avancement (établi à la question Q23).
- Relier \Delta_{\mathrm{r}} G^\circ à la constante thermodynamique d'équilibre K^\circ via la relation \Delta_{\mathrm{r}} G^\circ = -RT \ln K^\circ.
- Utiliser la donnée \frac{RT}{\mathcal{F}}\ln X = 0{,}06\log X pour exprimer \log K^\circ en fonction de la différence de potentiel standard \Delta E^\circ = E_1^\circ - E_2^\circ et en déduire la valeur numérique de K^\circ.
Voir la réponse courteRéponse courte
\Delta_r G^\circ = -n\mathscr{F}\Delta E^\circ = -RT \ln K^\circ, d'où la constante d'équilibre K^\circ = 10^{\frac{n\Delta E^\circ}{0{,}059}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation bilan établie à la question Q23 :
le nombre d'électrons échangés par mole de réaction est n = 6.
Pour chaque couple oxydant/réducteur, l'enthalpie libre standard de demi-réaction est reliée à son potentiel standard par :
La réaction globale étant obtenue en effectuant la demi-réaction (1) moins 6 fois la demi-réaction (2), on a :
Par ailleurs, l'enthalpie libre standard de réaction est liée à la constante thermodynamique d'équilibre K^\circ par :
Il vient ainsi :
En utilisant la relation donnée par l'énoncé, \frac{RT}{\mathcal{F}}\ln X = 0{,}06 \log X, on obtient :
Application numérique avec E_1^\circ = 1{,}33\text{ V} et E_2^\circ = 0{,}77\text{ V} :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1
Notions : pile électrochimique, équilibre chimique
Déterminer la concentration des différentes espèces présentes en quantité notable dans les solutions lorsque la pile est « usée ».
Voir la stratégieStratégie
- Une pile est « usée » lorsque le système atteint l'équilibre chimique (e = 0).
- La constante d'équilibre étant extrêmement grande (K^\circ = 10^{56} \gg 1, question Q24), la réaction d'oxydoréduction est quasi-totale : l'avancement final \xi_{\mathrm{f}} s'identifie à l'avancement maximal \xi_{\max}.
- Identifier le réactif limitant à partir des quantités initiales, puis en déduire les concentrations des espèces présentes en quantité notable dans chaque compartiment de volume V = 1\text{ L}.
Voir la réponse courteRéponse courte
À l'usure de la pile (e=0), le système est à l'équilibre chimique : calcul des concentrations résiduelles.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q23, la réaction qui a lieu lors du fonctionnement de la pile est :
Les quantités initiales de matière dans chaque compartiment de volume V = 1\text{ L} sont :
Le pH de la solution B étant maintenu constant à 0 par une solution tampon, [\mathrm{H^+}] = 10^{-\mathrm{pH}} = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.
La réaction étant quasi-totale (K^\circ = 10^{56}), l'avancement est limité par le réactif pour lequel le rapport n_0/\nu est le plus faible :
Le réactif limitant est donc l'ion \mathrm{Fe^{2+}}, et l'avancement maximal vaut :
À l'état d'épuisement de la pile (\xi_{\mathrm{f}} \approx \xi_{\max}) :
Dans le compartiment A (V_{\mathrm{A}} = 1\text{ L}) :
- Les ions \mathrm{Fe^{2+}} sont quasi-totalement consommés : leur quantité n'est plus notable ([\mathrm{Fe^{2+}}]_{\mathrm{f}} \approx 0).
Quantité d'ions \mathrm{Fe^{3+}} :
n_{\mathrm{f}}(\mathrm{Fe^{3+}}) = n_0(\mathrm{Fe^{3+}}) + 6\,\xi_{\max} = 0{,}06 + 6 \times 0{,}01 = 0{,}12\text{ mol}
Dans le compartiment B (V_{\mathrm{B}} = 1\text{ L}) :
Quantité d'ions dichromate \mathrm{Cr_2O_7^{2-}} :
n_{\mathrm{f}}(\mathrm{Cr_2O_7^{2-}}) = n_0(\mathrm{Cr_2O_7^{2-}}) - \xi_{\max} = 0{,}06 - 0{,}01 = 0{,}05\text{ mol}Quantité d'ions chrome(III) \mathrm{Cr^{3+}} :
n_{\mathrm{f}}(\mathrm{Cr^{3+}}) = n_0(\mathrm{Cr^{3+}}) + 2\,\xi_{\max} = 0{,}06 + 2 \times 0{,}01 = 0{,}08\text{ mol}La concentration en ions \mathrm{H^+} reste fixée par la solution tampon :
[\mathrm{H^+}]_{\mathrm{f}} = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}
Les concentrations finales des espèces présentes en quantité notable sont donc :
Résultat
Partie Partie E : Autour des métaux de transition
Question 26
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : spectrophotométrie, absorbance
On décide de travailler à une longueur d'onde de . Justifier ce choix.
Voir la réponse courteRéponse courte
Choix de 808\text{ nm} correspondant au maximum d'absorption de \mathrm{Cu}^{2+}, garantissant une sensibilité maximale.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le spectre d'absorption des ions cuivre \mathrm{Cu(H_2O)_6^{2+}} fourni sur la figure 4, l'absorbance présente un maximum pour une longueur d'onde :
Travailler à la longueur d'onde du maximum d'absorption se justifie par deux raisons principales :
- Maximiser la sensibilité de la mesure : le coefficient d'absorption molaire \varepsilon(\lambda) y est maximal. Pour une cuve et une concentration données, l'absorbance mesurée est donc la plus élevée possible d'après la loi de Beer-Lambert, ce qui minimise l'incertitude relative sur la mesure de concentration.
- Minimiser l'erreur liée au spectromètre : au voisinage du pic d'absorption, la courbe présente un extremum local où la dérivée s'annule (\frac{\mathrm{d}A}{\mathrm{d}\lambda} \approx 0). Une légère imprécision ou dérive de calage en longueur d'onde du monochromateur n'entraîne ainsi qu'une variation négligeable de l'absorbance mesurée.
Par ailleurs, les ions zinc \mathrm{Zn(H_2O)_6^{2+}} forment un complexe incolore qui n'absorbe pas à cette longueur d'onde, ce qui garantit la sélectivité du dosage spectrophotométrique du cuivre.
Question 27
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : loi de beer-lambert, spectrophotométrie
Justifier l'allure de ce graphe à l'aide d'une loi que l'on précisera.
Voir la réponse courteRéponse courte
Loi de Beer-Lambert A = \varepsilon \ell C : relation affine linéaire entre absorbance et concentration en milieu dilué.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'absorption de la lumière par une espèce chimique en solution diluée est régie par la loi de Beer-Lambert :
où :
- A est l'absorbance de la solution à la longueur d'onde de travail \lambda = 808\text{ nm} (grandeur sans dimension) ;
- \varepsilon(\lambda) est le coefficient d'absorption molaire du complexe de cuivre(II) à cette longueur d'onde (en \text{L}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{cm}^{-1}) ;
- \ell est l'épaisseur de solution traversée (trajet optique de la cuve, ici \ell = 1\text{ cm}) ;
- c est la concentration molaire des ions cuivre en solution (en \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}).
À longueur d'onde \lambda et épaisseur de cuve \ell fixées, et dans le domaine de validité de la loi (solutions suffisamment diluées, c \le 0{,}1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, lumière monochromatique, et absence d'autres espèces absorbantes à cette longueur d'onde), l'absorbance A est strictement proportionnelle à la concentration c.
La fonction théorique A = f(c) est donc une droite linéaire passant par l'origine :
Le tracé expérimental obtenu sur la figure 5 confirme parfaitement ce modèle : les points sont alignés sur une droite d'équation y = 12{,}033\,x + 0{,}007 avec un coefficient de corrélation R^2 = 0{,}9998 \approx 1, l'ordonnée à l'origine résiduelle (0{,}007) étant imputable aux incertitudes de mesure et à l'ajustement du blanc spectrophotométrique.
Résultat
Question 28
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : coefficient d'absorption molaire, loi de beer-lambert
Quelle grandeur caractéristique de l'ion cuivre peut-on déterminer à l'aide de ce graphe ? La calculer sachant que l'épaisseur de la cuve est de .
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la relation entre la pente de la droite d'étalonnage A = f(c) et les grandeurs physiques issues de la loi de Beer-Lambert.
- En déduire la grandeur caractéristique recherchée, puis relever la valeur numérique de la pente sur le graphique de la figure 5 pour déterminer cette grandeur avec son unité.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du coefficient d'extinction molaire \varepsilon = \text{pente} / \ell de la droite d'étalonnage.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la loi de Beer-Lambert rappelée à la question Q27, l'absorbance d'une solution d'ion cuivre (complexe \mathrm{Cu(H_2O)_6^{2+}}) à la longueur d'onde \lambda = 808\text{ nm} s'écrit :
Le tracé de A = f(c) est une droite dont le coefficient directeur s'identifie à :
La grandeur caractéristique de l'espèce absorbante que l'on peut déterminer est le coefficient d'absorption molaire (ou d'extinction molaire) de l'ion cuivre à cette longueur d'onde, noté \varepsilon ou \varepsilon(808\text{ nm}).
Sur la figure 5, la régression linéaire donne pour équation :
où y = A (sans dimension) et x = c (en \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}). La pente de la droite vaut donc :
L'ordonnée à l'origine (0{,}007) étant quasi nulle, la proportionnalité est parfaitement vérifiée (R^2 = 0{,}9998). On en déduit :
Avec \ell = 1\text{ cm} :
Exprimé dans les unités du Système International :
Résultat
Question 29
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : dosage spectrophotométrique, loi de beer-lambert
L'absorbance mesurée pour la solution de laiton est de . En déduire la concentration approximative de la solution en ions cuivre.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter la droite d'étalonnage A = 12{,}033\,c + 0{,}007 issue de la figure 5 pour exprimer la concentration c en fonction de l'absorbance A.
- Corréler ce résultat par une lecture directe dans le tableau 3 de mesures.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination de la concentration en cuivre via C = A / (\varepsilon \ell) à partir de la valeur mesurée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la droite d'étalonnage obtenue sur la figure 5 :
où c est la concentration en ions cuivre(II) en \mathrm{mol\cdot L^{-1}}.
Pour une absorbance mesurée A = 0{,}62, on en déduit :
Ce résultat est confirmé de façon immédiate par le tableau 3, dans lequel une concentration c = 0{,}05\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} correspond précisément à une absorbance expérimentale A = 0{,}616 \approx 0{,}62.
En respectant la consigne sur les chiffres significatifs (ou en restant au niveau de l'estimation demandée) :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : fraction massique, dosage par étalonnage
Quels sont les pourcentages massiques de cuivre et de zinc de ce laiton ? Conclure.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer la quantité de matière puis la masse de cuivre contenue dans le volume V = 5\text{ mL} d'échantillon à partir de la concentration c déterminée à la question précédente.
- En déduire le pourcentage massique en cuivre w_{\mathrm{Cu}}, puis celui en zinc w_{\mathrm{Zn}} en considérant que le laiton est un alliage binaire cuivre-zinc.
- Conclure en confrontant la valeur obtenue à l'intervalle donné par l'énoncé (5\text{ à }45\,\% de zinc).
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de m(\mathrm{Cu}) = CVM, puis titre massique en cuivre w(\mathrm{Cu}) et en zinc par complémentarité à 100\,\%.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La quantité de matière d'ions cuivre \mathrm{Cu^{2+}} présente dans le volume V = 5\text{ mL} = 5\cdot 10^{-3}\text{ L} de solution est :
D'après la question Q29, c \approx 0{,}051\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, d'où :
La masse de cuivre correspondante dans l'échantillon s'écrit :
(ou 16\text{ mg} en arrondissant c à 0{,}050\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}).
L'échantillon de laiton dissous ayant une masse totale m_{\mathrm{tot}} = 24\text{ mg}, le pourcentage massique en cuivre est :
Le laiton étant un alliage constitué essentiellement de cuivre et de zinc (m_{\mathrm{tot}} = m_{\mathrm{Cu}} + m_{\mathrm{Zn}}), on en déduit le pourcentage massique en zinc :
Conclusion : La teneur massique en zinc obtenue (w_{\mathrm{Zn}} \approx 33\,\%) est bien comprise dans la plage annoncée pour les laitons (5\text{ à }45\,\%, ce qui correspond à un laiton de type \alpha+\beta). Le résultat est donc tout à fait cohérent.
Résultat
Partie Partie F : Autour des métaux de transition
Question 31
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : courbe courant-potentiel, système rapide, système lent
Préciser la nature lent ou rapide des systèmes portés sur le graphe. Préciser également si le graphe ne permet pas de conclure.
Voir l'indiceIndice
Observer la pente à l'origine des courbes au potentiel d'équilibre : une allure verticale sans surtension caractérise un système électrochimique rapide.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler le critère cinétique sur une courbe intensité-potentiel : un système redox est qualifié de rapide si les branches anodique et cathodique se raccordent sur l'axe i = 0 avec une pente non nulle (absence de surtension). Il est qualifié de lent s'il existe une plage de potentiel (domaine d'électroactivité nulle) autour du potentiel d'équilibre où le courant reste nul (présence de surtensions).
- Examiner chaque couple présent sur le graphe : vérifier si les deux branches sont représentées et si le potentiel d'équilibre est repérable.
Voir la réponse courteRéponse courte
Système rapide si la courbe traverse l'axe des potentiels avec forte pente sans surtension ; système lent si un palier de surtension apparaît.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Sur le premier graphe fourni :
- Couple \mathrm{Cu^{2+}/Cu} : les deux branches (oxydation de \mathrm{Cu} et réduction de \mathrm{Cu^{2+}}) sont représentées. Elles se coupent au niveau de l'axe des potentiels (i=0) avec une pente importante et sans surtension appréciable (pas de palier de courant nul). Le couple \mathrm{Cu^{2+}/Cu} est donc un système rapide.
- Couple \mathrm{Ag^{+}/Ag} : de même, les branches anodique (\mathrm{Ag} \rightarrow \mathrm{Ag}^{+}) et cathodique (\mathrm{Ag}^{+} \rightarrow \mathrm{Ag}) se raccordent sur l'axe i=0 avec une pente non nulle et sans surtension notable. Le couple \mathrm{Ag^{+}/Ag} est donc également un système rapide.
- Couples du solvant (\mathrm{H_3O^{+}/H_2} et \mathrm{O_2/H_2O}) : seule la branche cathodique est représentée pour la réduction de \mathrm{H_3O^{+}}, et seule la branche anodique est représentée pour l'oxydation de \mathrm{H_2O}. En l'absence de la seconde branche et sans graduation sur l'axe des potentiels permettant de situer leurs potentiels d'équilibre, le graphe ne permet pas de conclure rigoureusement sur la nature lente ou rapide de ces systèmes (même si ces couples sont usuellement lents sur électrodes métalliques usuelles).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 32
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
Notions : courant de diffusion limite, transport de matière
Sur certaines courbes on observe un palier. À quoi correspond ce phénomène ?
Voir l'indiceIndice
Identifier le courant limite de diffusion associé à la vitesse maximale de transfert de matière par diffusion des ions depuis le cœur de la solution.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le palier horizontal correspond au courant limite de diffusion, où la cinétique est contrôlée par le transport des espèces vers l'électrode.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le palier de courant observé sur certaines branches cathodiques (notamment pour la réduction des ions \mathrm{Ag^+} et \mathrm{Cu^{2+}}) correspond à l'existence d'un courant limite de diffusion (ou palier de diffusion).
Ce phénomène est lié à la limitation par le transport de matière :
- Lorsque la surtension cathodique augmente en valeur absolue, la cinétique du transfert de charge à l'électrode devient très rapide par rapport à la vitesse d'acheminement des réactifs depuis le cœur de la solution vers la surface de l'électrode.
- La concentration de l'espèce électroactive à la surface de l'électrode s'annule alors ([\text{Ox}]_{\text{surf}} \approx 0).
D'après la première loi de Fick, dans le cadre du modèle de la couche de diffusion de Nernst d'épaisseur \delta, le flux de matière maximal arrivant à l'électrode de surface S s'écrit :
j_{\mathrm{max}} = D\,\frac{[\text{Ox}]_{\text{cœur}}}{\delta}Le courant cathodique atteint par conséquent une valeur maximale en valeur absolue, indépendante du potentiel appliqué :
\boxed{i_{\ell,\text{c}} = - n \mathcal{F} S \frac{D}{\delta}[\text{Ox}]_{\text{cœur}}}
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 33
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : courant de diffusion limite, solvant
Pourquoi les autres courbes ne présentent-elles pas ce palier ?
Voir l'indiceIndice
Souligner que le solvant eau (en concentration quasi infinie) et les électrodes solides attaquées ne subissent pas de limitation par diffusion en solution.
Voir la stratégieStratégie
Pour expliquer l'absence de palier de diffusion sur une courbe intensité-potentiel, il faut identifier la nature et la localisation de l'espèce qui réagit à l'électrode :
- Pour les réactions d'oxydation métallique (\mathrm{Cu} \to \mathrm{Cu}^{2+} et \mathrm{Ag} \to \mathrm{Ag}^+) : analyser l'état physique du réducteur.
- Pour les réactions associées au solvant (\mathrm{H_2O} \to \mathrm{O_2} et réduction conduisant à \mathrm{H_2}) : examiner la concentration de l'espèce réactive en solution.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le solvant ou l'électrode attaquable sont présents en abondance, excluant tout phénomène d'épuisement diffusionnel.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Un palier de courant apparaît lorsque la vitesse de la réaction électrochimique est limitée par le transport de matière par diffusion de l'espèce réactive depuis le cœur de la solution jusqu'à la surface de l'électrode (c(0,t) \to 0).
Les autres courbes ne présentent pas de palier pour deux raisons distinctes :
- Oxydation des métaux solides (\mathrm{Cu \to Cu^{2+}} et \mathrm{Ag \to Ag^+}) : le réactif consommé est le métal solide constituant l'électrode lui-même (activité a = 1). Il est directement disponible à l'interface réactionnelle, sans nécessiter d'étape de transport de matière dans la solution. Le courant n'est donc jamais limité par la diffusion du réactif.
- Oxydation ou réduction du solvant (\mathrm{H_2O \to O_2} et réduction en \mathrm{H_2}) : l'eau est le solvant de la solution, présent à une concentration extrêmement élevée (\approx 55{,}5\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}). L'espèce réagissante est en très large excès au contact immédiat de l'électrode : elle ne peut pas s'épuiser à l'interface aux densités de courant usuelles. Le courant limite de diffusion est soit infiniment repoussé, soit non atteignable avant les surtensions très élevées ; le courant reste gouverné par la cinétique du transfert de charge.
Question 34
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Mise en équation
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : réaction d'oxydoréduction
Écrire l'équation de la réaction qui a lieu.
Voir l'indiceIndice
Écrire la réaction spontanée d'oxydoréduction entre le métal le plus réducteur (cuivre) et l'oxydant au potentiel standard le plus haut (ions argent).
Voir la stratégieStratégie
- Recenser les espèces chimiques en présence dans le milieu réactionnel.
- Comparer les potentiels standard d'oxydoréduction des couples correspondants pour identifier l'oxydant le plus fort et le réducteur le plus fort.
- Écrire les demi-équations électroniques associées et en déduire l'équation-bilan de la réaction.
Voir la réponse courteRéponse courte
Combinaison équilibrée des demi-équations d'oxydation et de réduction relatives aux deux couples.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La lame de cuivre apporte du cuivre métallique \mathrm{Cu_{(s)}} en contact avec une solution contenant des ions argent \mathrm{Ag^+_{(aq)}} et des ions nitrate \mathrm{NO_3^-}, ces derniers étant spectateurs.
Les deux couples rédox mis en jeu et leurs potentiels standard sont :
- \mathrm{Ag^+/Ag_{(s)}} de potentiel standard E_3^\circ = 0{,}80\text{ V} ;
- \mathrm{Cu^{2+}/Cu_{(s)}} de potentiel standard E_4^\circ = 0{,}34\text{ V}.
Puisque E_3^\circ > E_4^\circ, la règle du gamma (ou la thermodynamique des transferts électroniques) indique que l'oxydant \mathrm{Ag^+_{(aq)}} réagit spontanément sur le réducteur \mathrm{Cu_{(s)}}.
Les demi-équations électroniques s'écrivent :
En sommant ces deux demi-équations de façon à éliminer les électrons échangés, on obtient l'équation de la réaction qui a lieu :
Résultat
Question 35
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : constante d'équilibre, force électromotrice standard
Déterminer sa constante d'équilibre. Commenter la valeur obtenue.
Voir l'indiceIndice
Calculer la constante d'équilibre par la relation de Nernst à 2 électrons échangés et commenter son ordre de grandeur très largement supérieur à 10^4.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la condition d'équilibre thermodynamique à l'aide de l'égalité des potentiels d'oxydoréduction des deux couples ou par l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}} G^\circ.
- En déduire l'expression de la constante d'équilibre K^\circ en fonction des potentiels standard E_3^\circ et E_4^\circ, ainsi que du nombre d'électrons échangés n.
- Effectuer l'application numérique avec la précision demandée (un chiffre significatif) et commenter le caractère quantitatif de la transformation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de K^\circ = 10^{\frac{n\Delta E^\circ}{0{,}059}} \gg 1 montrant que la réaction d'oxydoréduction est quantitative.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question précédente, l'équation de la réaction s'écrit :
Cette réaction met en jeu le transfert de n = 2 électrons.
À l'équilibre thermodynamique, les potentiels de Nernst des deux couples sont égaux :
En utilisant la formule de Nernst à 25\,^\circ\text{C} avec le terme \frac{RT}{\mathcal{F}}\ln(10) \approx 0{,}06\text{ V} :
En multipliant par 2 :
On obtient ainsi :
Application numérique avec E_3^\circ = 0{,}80\text{ V} et E_4^\circ = 0{,}34\text{ V} :
Comme 10^{0{,}33} \approx 2 :
Commentaire : La constante d'équilibre est très largement supérieure à 10^4 (K^\circ \gg 10^4). La réaction d'oxydation du cuivre métallique par les ions argent(I) est donc thermodynamiquement très favorable et quantitative (totale).
Résultat
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Schéma ou tracé
Notions : potentiel mixte, courbe courant-potentiel
À l'aide des courbes intensité-potentiel, prévoir si cette réaction est rapide ou lente. Positionner sur le graphique fourni en annexe, le potentiel mixte associé à la réaction.
Voir l'indiceIndice
Déterminer graphiquement le point de fonctionnement à l'intersection des courbes anodique et cathodique (i_a = -i_c) pour situer le potentiel mixte et confirmer la rapidité du processus.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la condition électrique sur une électrode isolée (aucun générateur externe relié) : le courant total traversant l'interface métal/solution est nul, ce qui définit le potentiel mixte E_{\mathrm{M}} par i_{\mathrm{a}}(E_{\mathrm{M}}) + i_{\mathrm{c}}(E_{\mathrm{M}}) = 0.
- Analyser l'allure des courbes pour ces deux systèmes rapides : l'écart entre les potentiels standard permet l'existence d'un courant mixte i_{\mathrm{M}} non nul et important, signant une réaction cinétiquement rapide.
- Expliciter la construction géométrique permettant de placer E_{\mathrm{M}} sur le graphe de l'annexe.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination graphique du potentiel mixte E_M par I_a(E_M) = -I_c(E_M) et conclusion sur la rapidité de la réaction.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Rapidité de la réaction :
La lame de cuivre plongée dans la solution de nitrate d'argent est le siège de deux demi-réactions simultanées :
- l'oxydation du cuivre métallique : \mathrm{Cu_{(s)} \to Cu^{2+}_{(aq)} + 2\,e^-} (branche anodique, i_{\mathrm{a}} > 0) ;
- la réduction des ions argent : \mathrm{Ag^+_{(aq)} + e^- \to Ag_{(s)}} (branche cathodique, i_{\mathrm{c}} < 0).
Les deux couples mis en jeu sont des systèmes électrochimiques rapides (pente élevée dès le potentiel d'équilibre, pas de surtension notable). De plus, on a :
Il existe donc un large domaine de potentiel pour lequel les branches anodique du cuivre et cathodique de l'argent se chevauchent avec des intensités non nulles.
La lame de cuivre étant électriquement isolée (aucun circuit extérieur), le courant global est nul :
L'intensité de court-circuit (ou courant mixte) i_{\mathrm{M}} est non nulle et importante (elle atteint ici le palier de diffusion des ions \mathrm{Ag^+}). La réaction d'oxydoréduction spontanée est donc rapide.
2. Positionnement du potentiel mixte E_{\mathrm{M}} :
Sur le graphe, E_{\mathrm{M}} est l'abscisse telle que l'ordonnée de la courbe d'oxydation de \mathrm{Cu} soit l'opposée exacte de l'ordonnée de la courbe de réduction de \mathrm{Ag^+} :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Où je me situe, question par question
Cochez les questions que vous avez réussies sans aide. Toutes les questions du sujet sont ici, y compris celles des autres pages : votre sélection est gardée d'une page à l'autre.
- Note estimée
- –
- 0 question réussie sur 66
Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 66 questions de ce corrigé. Votre sélection reste sur cet appareil.
S'entraîner sur les mêmes chapitres
Feuilles imprimables : énoncés d'abord, corrigés en fin de document.
Signaler une erreur
Une étape vous semble fausse ou incomplète ? Dites-le nous en précisant le numéro de la question (par exemple Q22) : dans les commentaires ci-dessous ou sur le Discord de WikiPrépa. Chaque signalement est vérifié et la question corrigée si besoin.
Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.