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Corrigé détaillé Banque PT Physique B PT 2023

Énergies renouvelables et chimie des métaux de transition

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PTSI : 43 questions sur 66, parties I, Partie A, Partie B, Partie C et Partie D en entier. Autres questions faisables en PTSI

Autres premières années : MPSI 38 · PCSI 47 · MP2I 31 · TSI1 31 · BCPST1 33 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Thermodynamique, Transformations chimiques, Mécanique des fluides · 15 incontournables · 51 questions de première année
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Cette épreuve de Physique B de la Banque PT 2023 associe deux volets indépendants de deux heures : une composante physique axée sur les énergies renouvelables et une composante chimie centrée sur les métaux de transition. La première partie propose une étude concrète de l'hydroélectricité alpine (évaluation des pertes de charge régulières et singulières, abaque de Moody) puis modélise la centrale solaire thermodynamique Thémis couplée à un cycle de turbine à gaz de Brayton et à un échangeur de chaleur. La seconde partie balaie un spectre très complet du programme de chimie : cristallographie de la chromite, cinétique d'oxydation formelle par dégénérescence de l'ordre, thermochimie d'un équilibre hétérogène, fonctionnement d'une pile électrochimique et analyse des courbes intensité-potentiel.

Sans calculatrice et très fidèlement guidé, ce sujet ne présente pas de piège conceptuel majeur mais exige une grande rigueur calculatoire et une parfaite maîtrise des ordres de grandeur. Il constitue un support d'entraînement idéal pour réviser la thermodynamique des machines thermiques, l'hydraulique en charge et les fondements de la chimie physique de deuxième année.

Difficulté
Moyen, d'après le rapport du jury
Temps estimé
≈ 3 h 45 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

15 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en PTSI : 43 questions sur 66, parties I, Partie A, Partie B et Partie C.

Où gagner des points

56 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncé
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Résultat donné (1) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : erreur d'énoncé, données en annexe
  • Erreur d'énoncé

    La formule rappelée en Q20 (partie III) pour l'entropie molaire d'un gaz parfait comporte une erreur de signe : il faut lire S_{\mathrm{m}}(T, P) = C_{p\mathrm{m}} \ln(T) - R \ln(P) + \text{cte}.

  • Données en annexe

    Le tracé du potentiel mixte demandé en Q36 (partie Partie F) est à réaliser sur la courbe intensité-potentiel fournie dans le document en annexe.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

66 questions
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Partie I : Quelques questions générales

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : puissance électrique, ordre de grandeur

Donner l'ordre de grandeur de la puissance électrique produite par une centrale thermique, par une tranche de centrale nucléaire ou par un parc éolien en mer.

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Penser aux ordres de grandeur de référence : de quelques centaines de mégawatts à un gigawatt pour une tranche thermique ou nucléaire, et quelques centaines de mégawatts pour un parc éolien offshore.

Dessiner une maille cubique avec les anions aux 8 sommets et aux centres des 6 faces, puis repérer les 8 sites tétraédriques et les 12 milieux d'arêtes ainsi que le centre du cube.

Voir la réponse courte

Ordres de grandeur usuels : environ 1\text{ GW} pour une tranche nucléaire, quelques centaines de mégawatts pour le thermique ou l'éolien en mer.

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Donnons les ordres de grandeur usuels de puissance électrique produite pour chaque installation :

  • Centrale thermique à flamme (charbon, gaz ou fioul) : la puissance électrique d'une tranche ou d'une centrale est typiquement comprise entre quelques centaines de mégawatts et le gigawatt, soit :

    \boxed{\mathcal{P}_{\text{thermique}} \sim 500\text{ MW à } 1\text{ GW} \quad (10^8 \text{ à } 10^9\text{ W})}
  • Tranche de centrale nucléaire (constituée d'un réacteur et de son groupe turbo-alternateur) : les réacteurs du parc français ont des puissances unitaires de 900\text{ MW}, 1\,300\text{ MW} ou 1\,450\text{ MW} (et 1\,650\text{ MW} pour l'EPR), soit :

    \boxed{\mathcal{P}_{\text{nucléaire}} \sim 1\text{ GW} \quad (10^9\text{ W})}
  • Parc éolien en mer (offshore) : une éolienne en mer actuelle délivre une puissance unitaire de l'ordre de 5\text{ à }10\text{ MW}. Un parc regroupant plusieurs dizaines d'éoliennes présente une puissance globale installée de :

    \boxed{\mathcal{P}_{\text{éolien en mer}} \sim 500\text{ MW} \quad (10^8 \text{ à } 10^9\text{ W})}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : énergie renouvelable, intermittence

Quel inconvénient, lié à la production électrique, est associé à l'éolien, terrestre surtout, et au solaire ?

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Mettre en avant l'intermittence temporelle de la ressource météorologique et la difficulté d'adapter la production aux pics de consommation sans stockage.

Appliquer la formule de multiplicité des positions en tenant compte des fractions d'appartenance : 8 \times (1/8) + 6 \times (1/2).

Voir la réponse courte

Le principal inconvénient de ces sources renouvelables est l'intermittence de la production, non corrélée aux pics de consommation.

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Le principal inconvénient de la production électrique issue de l'éolien et du solaire est son intermittence (ou son caractère aléatoire et non pilotable) :

  • la production dépend directement des conditions météorologiques (vitesse du vent, ensoleillement, nébulosité) ainsi que du cycle jour/nuit (production solaire nulle la nuit) ;
  • cette production ne coïncide pas nécessairement avec les pointes de consommation (par exemple en hiver en début de soirée).

L'électricité ne se stockant pas massivement de façon directe sur le réseau, cette variabilité impose le recours à des moyens de stockage (comme les stations de transfert d'énergie par pompage, STEP) ou à des centrales d'appoint pilotables (hydrauliques, thermiques ou nucléaires) afin d'assurer à tout instant l'équilibre offre-demande.

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Partie II : Centrales hydrauliques en montagne

1 · Grands barrages

Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : stockage d'énergie, centrale hydroélectrique

Quel est l'intérêt de pouvoir pomper de l'eau de l'aval à l'amont d'un barrage du point de vue de la production électrique globale d'un pays ?

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Expliquer le principe d'accumulation d'énergie potentielle : absorber les surplus électriques nocturnes à faible coût marginal pour turbiner lors des heures de forte demande.

Multiplier le nombre de sites tétraédriques (8) par le taux d'occupation de 1/8, et le nombre de sites octaédriques (4) par 1/2.

Voir la réponse courte

Principe des STEP : stocker l'énergie excédentaire en pompant aux heures creuses pour turbiner lors des pointes de demande.

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L'électricité ne pouvant pas être stockée massivement à l'échelle d'un réseau de transport sans passer par une autre forme d'énergie, l'intérêt du pompage-turbinage (STEP) repose sur plusieurs aspects essentiels :

  • Stockage massif d'énergie : lors des périodes de faible demande (heures creuses : la nuit, les fins de semaine) ou de surproduction (énergies renouvelables intermittentes, nucléaire en base), l'électricité excédentaire et bon marché est utilisée pour pomper l'eau vers la retenue amont, convertissant ainsi l'énergie électrique en énergie potentielle de pesanteur.
  • Écrêtement des pointes de consommation : lors des pics de demande (heures de pointe), l'eau stockée est relâchée dans les conduites forcées pour actionner les turbines. La puissance électrique ainsi restituée est mobilisable en quelques minutes, ce qui compense rapidement le déficit de production.
  • Régulation et stabilité du réseau : le pompage-turbinage garantit à tout instant l'équilibre offre-demande nécessaire au maintien de la fréquence du réseau (50\text{ Hz} en France) et facilite l'intégration des énergies renouvelables intermittentes (éolien, solaire).
\boxed{\text{Une STEP constitue un système de stockage massif d'énergie permettant d'équilibrer le réseau électrique.}}

Résultat

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2 · Projet de centrale 1 MW

Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides

Notions : débit massique, vitesse moyenne

Quel est le débit massique maximum dans la conduite après confluence ? Quelle vitesse moyenne peut-on prévoir dans cette conduite au maximum ?

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Utiliser la conservation de la masse pour trouver le débit massique D_m = \rho D_v, puis exprimer la vitesse débitante maximale via D_v = v_2 \pi D_2^2 / 4.

Rassembler les populations ioniques d'une maille élémentaire pour déduire la formule brute minimale, puis appliquer la neutralité électrique globale pour trouver t.

Voir la réponse courte

Relation entre débits massique et volumique D_{\mathrm{m}} = \rho D_{\mathrm{v}} puis vitesse moyenne d'écoulement v = D_{\mathrm{v}} / S.

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D'après le document 2, le débit volumique maximal prélevé est D_v = 0{,}65\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1}. L'eau étant considérée comme incompressible de masse volumique \rho = 1{,}0 \cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, le débit massique maximal dans la conduite après confluence s'écrit :

D_m = \rho D_v

Soit numériquement :

D_m = 1{,}0 \cdot 10^3 \times 0{,}65 = 650\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} \approx 7 \cdot 10^2\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{D_m = 650\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} \approx 7 \cdot 10^2\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}}

D'après le document 3, la conduite unique après confluence a pour diamètre intérieur D_2 = 0{,}70\text{ m}. Sa section droite est donc :

S_2 = \frac{\pi D_2^2}{4}

La vitesse moyenne maximale de l'écoulement dans cette conduite vaut alors :

v_2 = \frac{D_v}{S_2} = \frac{4 D_v}{\pi D_2^2}

Numériquement, avec \pi \approx 3{,}14 :

\begin{aligned} S_2 &= \frac{\pi \times (0{,}70)^2}{4} \approx \frac{3{,}14 \times 0{,}49}{4} \approx 0{,}385\text{ m}^2 \\ v_2 &= \frac{0{,}65}{0{,}385} \approx 1{,}69\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \approx 2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}
\boxed{v_2 \approx 1{,}7\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \approx 2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : puissance hydraulique, énergie potentielle

La puissance maximale brute est obtenue en négligeant tout frottement et en prenant un rendement de la turbine et de l'alternateur de 1 : c'est une valeur idéale. À quelle énergie correspond-elle ? Donner l'expression de en fonction des autres caractéristiques de l'écoulement et de . Calculer sa valeur numérique et conclure.

Voir l'indice

Calculer le débit d'énergie potentielle de pesanteur maximal cédé par la chute d'eau : \mathscr{P}_{\mathrm{mb}} = \rho D_v g H_{\mathrm{mb}}.

Écrire la condition de tangence cation-anion le long de la demi-arête a/2 pour le site octaédrique et le long de la demi-diagonale du cube a\sqrt{3}/4 pour le site tétraédrique.

Voir la stratégie
  1. Relier la puissance brute à la puissance potentielle de pesanteur fournie par l'écoulement d'eau sous la hauteur de chute brute H_{\mathrm{mb}}.
  2. Exprimer \mathscr{P}_{\mathrm{mb}} en fonction du débit massique D_m (ou volumique D_v), de la masse volumique de l'eau \rho, de g et de H_{\mathrm{mb}}.
  3. Effectuer l'application numérique avec g = 9{,}81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} et confronter le résultat à la valeur de 4\,356\text{ kW} mentionnée dans le document 2.
Voir la réponse courte

Puissance maximale brute calculée par \mathscr{P}_{\mathrm{mb}} = D_{\mathrm{m}} g \Delta z correspondant à la conversion intégrale de l'énergie potentielle.

Voir le corrigé complet

Dans l'hypothèse d'une conversion intégrale et sans frottement, la puissance maximale brute correspond au débit d'énergie potentielle de pesanteur cédée par la masse d'eau pendant sa chute depuis le niveau d'exploitation jusqu'à la côte de restitution :

E_{\mathrm{mb}} = \Delta E_{\mathrm{pp}} = m g H_{\mathrm{mb}}

où m est la masse d'eau ayant chuté de la hauteur brute H_{\mathrm{mb}}.

Pour un écoulement caractérisé par un débit volumique maximal D_v (soit un débit massique D_m = \rho D_v), la puissance maximale brute associée s'écrit :

\mathscr{P}_{\mathrm{mb}} = \frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{mb}}}{\mathrm{d}t} = D_m g H_{\mathrm{mb}} = \rho D_v g H_{\mathrm{mb}}
\boxed{\mathscr{P}_{\mathrm{mb}} = \rho D_v g H_{\mathrm{mb}}}

Application numérique : Avec \rho = 1{,}0\cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, D_v = 0{,}65\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1}, H_{\mathrm{mb}} = 683{,}20\text{ m} et g = 9{,}81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :

\begin{aligned} \mathscr{P}_{\mathrm{mb}} &= 1{,}0\cdot 10^3 \times 0{,}65 \times 9{,}81 \times 683{,}20 \\ &= 4\,356{,}4\cdot 10^3\text{ W} \approx 4\,356\text{ kW} \end{aligned}

En respectant la consigne d'un chiffre significatif :

\boxed{\mathscr{P}_{\mathrm{mb}} \approx 4\cdot 10^3\text{ kW} = 4\text{ MW}}

Conclusion : Le calcul direct redonne exactement la valeur de 4\,356\text{ kW} annoncée dans le document 2. Cette puissance brute est une borne supérieure théorique : en pratique, la puissance disponible est réduite par les pertes de charge dans la conduite forcée ainsi que par les rendements de la turbine Pelton et de l'alternateur, d'où une puissance maximale disponible annoncée plus faible (\mathscr{P}_{\mathrm{md}} = 3\,380\text{ kW}, soit un rendement global d'environ 78\,\%).

Résultat

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : viscosité dynamique, frottement visqueux

Rappeler la nature du phénomène auquel est liée.

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Rappeler que la viscosité dynamique traduit le transport microscopique diffusif de quantité de mouvement entre filets fluides adjacents animés de vitesses différentes.

Confronter les rayons effectifs aux dimensions maximales calculées et justifier l'écart par l'absence de tangence directe entre anions oxyde.

Voir la réponse courte

La viscosité dynamique traduit les frottements internes au fluide et la diffusion de quantité de mouvement entre couches fluides.

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La viscosité dynamique \eta est liée au phénomène de transport diffusionnel de quantité de mouvement au sein du fluide.

À l'échelle microscopique, l'agitation thermique et les interactions moléculaires transfèrent de la quantité de mouvement entre couches de fluide se déplaçant à des vitesses différentes.

À l'échelle macroscopique, ce phénomène se traduit par des forces de frottement visqueux (ou contraintes de cisaillement) s'opposant au mouvement relatif des couches de fluide, responsables d'une dissipation d'énergie mécanique sous forme de chaleur.

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : analyse dimensionnelle, viscosité dynamique

Par une analyse dimensionnelle, retrouver cette unité.

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Poser l'analyse dimensionnelle à partir de la force volumique de cisaillement [f_v] = [\eta] [v] / L^2 pour vérifier que 1\text{ Pl} = 1\text{ Pa}\cdot\text{s}.

Exprimer la masse volumique comme le quotient de la masse des atomes de la maille par le volume cubique a^3, en faisant intervenir la constante d'Avogadro.

Voir la stratégie

Pour retrouver la dimension et l'unité de la viscosité dynamique \eta :

  1. Exprimer la dimension de chaque terme intervenant dans la relation donnée par l'énoncé : \vec{f}_v = -\eta\,\Delta\vec{v}.
  2. En déduire la dimension [\eta], puis la comparer à la dimension d'une pression [P] pour identifier l'unité correspondante.
Voir la réponse courte

Analyse dimensionnelle de la contrainte de cisaillement \tau = \eta \, \mathrm{d}v/\mathrm{d}y pour établir l'unité \mathrm{Pa\cdot s}.

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D'après l'énoncé, la force visqueuse par unité de volume s'écrit \vec{f}_v = -\eta\,\Delta\vec{v}.

  • \vec{f}_v est une force par unité de volume :

    [f_v] = \frac{[F]}{[V]} = \frac{\mathrm{M\cdot L\cdot T^{-2}}}{\mathrm{L^3}} = \mathrm{M\cdot L^{-2}\cdot T^{-2}}
  • Le laplacien vectoriel \Delta\vec{v} correspond spatialement à une dérivée seconde d'une vitesse :

    [\Delta\vec{v}] = \frac{[v]}{\mathrm{L^2}} = \frac{\mathrm{L\cdot T^{-1}}}{\mathrm{L^2}} = \mathrm{L^{-1}\cdot T^{-1}}

On en déduit la dimension de la viscosité dynamique :

[\eta] = \frac{[f_v]}{[\Delta\vec{v}]} = \frac{\mathrm{M\cdot L^{-2}\cdot T^{-2}}}{\mathrm{L^{-1}\cdot T^{-1}}} = \mathrm{M\cdot L^{-1}\cdot T^{-1}}

Par ailleurs, une pression P correspond à une force surfacique, de dimension :

[P] = \frac{[F]}{[S]} = \frac{\mathrm{M\cdot L\cdot T^{-2}}}{\mathrm{L^2}} = \mathrm{M\cdot L^{-1}\cdot T^{-2}}

On constate immédiatement que :

[\eta] = [P] \cdot \mathrm{T}

L'unité de viscosité dynamique du Système International faisant intervenir la pression est donc le pascal-seconde (\mathrm{Pa\cdot s}).

\boxed{1\text{ Pl} = 1\text{ Pa}\cdot\text{s}}

Résultat

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : nombre de reynolds, écoulement turbulent

Que représente la grandeur dans cette expression pour le problème traité ? Donner l'ordre de grandeur du nombre de Reynolds associé à l'écoulement du fluide dans la conduite forcée après confluence. Que peut-on en déduire ?

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Prendre le diamètre intérieur de la conduite D_2 comme longueur caractéristique, évaluer R_e et conclure à un régime pleinement turbulent (R_e \gg 2000).

Poser la vitesse volumique de réaction sous la forme différentielle v = k\,[\mathrm{A}]^\alpha\,[\mathrm{HCrO}_4^-]^\beta\,[\mathrm{H}^+]^\gamma.

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La dimension caractéristique est le diamètre intérieur D ; la valeur élevée de \mathrm{Re} indique un écoulement turbulent.

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  • La grandeur \ell représente la dimension caractéristique transversale de l'écoulement. Pour l'écoulement en conduite circulaire, il s'agit du diamètre intérieur de la conduite après confluence :

    \ell = D_2 = 0{,}70\text{ m}.
  • La grandeur \mu désignant la masse volumique de l'eau (\mu = \rho \approx 1{,}0\cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}), calculons le nombre de Reynolds avec les valeurs issues de la question précédente (v \approx 1{,}7\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et \eta = 1{,}0\cdot 10^{-3}\text{ Pa}\cdot\text{s}) :

    R_e = \frac{\mu \, D_2 \, v}{\eta} = \frac{1{,}0\cdot 10^3 \times 0{,}70 \times 1{,}7}{1{,}0\cdot 10^{-3}} \approx 1{,}2\cdot 10^6.

    En ne conservant qu'un seul chiffre significatif :

    \boxed{R_e \sim 10^6}
  • Pour un écoulement dans une conduite cylindrique, le seuil critique de transition entre écoulement laminaire et turbulent est de l'ordre de R_{e,\mathrm{c}} \approx 2\,000. Comme ici R_e \gg 2\,000, on en déduit que :

    \boxed{\text{L'écoulement est pleinement turbulent.}}

Résultat

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : perte de charge régulière, perte de charge singulière

De quoi s'agit-il pour chacune de ces pertes ?

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Distinguer les pertes de charge régulières réparties sur toute la longueur de la canalisation des pertes singulières localisées dues aux singularités géométriques.

Justifier la constance des concentrations en \mathrm{A} et \mathrm{H}^+ au cours de la transformation en comparant les quantités initiales à celle du réactif minoritaire.

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Distinction entre pertes régulières réparties sur la longueur de conduite et pertes singulières localisées (coudes, vannes, rétrécissements).

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Les pertes de charge représentent la dissipation irréversible d'énergie mécanique du fluide sous forme d'énergie thermique (liée aux frottements visqueux et aux turbulences), exprimée ici sous la forme d'une hauteur d'eau équivalente en mètres de colonne d'eau :

  • Pertes de charge linéaires (ou régulières) : il s'agit des pertes réparties de façon continue tout au long des tronçons rectilignes de section constante de la conduite. Elles résultent du frottement visqueux au sein du fluide et du frottement contre la paroi rugueuse de la conduite forcée.
  • Pertes de charge accidentelles (ou singulières / localisées) : il s'agit des pertes localisées au niveau des singularités géométriques de la conduite (coudes, bifurcations, vannes, réductions ou élargissements de section, entonnements). Elles sont provoquées par les décollements de la couche limite, les recirculations et la création de tourbillons turbulents induits par ces changements de géométrie.
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Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : équation de darcy-weisbach, coefficient de perte de charge

Quelle est la dimension du coefficient utilisé dans l'équation de Darcy-Weisbach ?

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Vérifier l'homogénéité de la formule de Darcy-Weisbach où \Delta H s'exprime en mètres de fluide pour établir que le facteur de frottement \lambda est sans dimension.

Poser v = -\frac{1}{2}\frac{\mathrm{d}[\mathrm{HCrO}_4^-]}{\mathrm{d}t} = k_1[\mathrm{HCrO}_4^-]^\beta, intégrer pour un ordre 1 et exploiter la pente de la droite \ln[\mathrm{HCrO}_4^-] = f(t).

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Dans l'équation de Darcy-Weisbach reliant perte de charge et pression dynamique, le coefficient \lambda est sans dimension.

Voir le corrigé complet

L'équation de Darcy-Weisbach donnée dans le document 3 s'écrit :

\Delta H_{\mathrm{pcl}} = \lambda \, \frac{L}{D} \, \frac{v^2}{2g}

Analysons la dimension de chacun des termes intervenant dans cette relation :

  • la perte de charge \Delta H_{\mathrm{pcl}} est une hauteur de colonne de fluide, homogène à une longueur : [\Delta H_{\mathrm{pcl}}] = \mathrm{L} ;
  • le rapport L/D est le quotient de deux longueurs, il est donc sans dimension : [L/D] = 1 ;
  • le terme cinétique \dfrac{v^2}{2g} a pour dimension :

    \left[ \frac{v^2}{2g} \right] = \frac{[v]^2}{[g]} = \frac{(\mathrm{L\cdot T^{-1}})^2}{\mathrm{L\cdot T^{-2}}} = \frac{\mathrm{L^2\cdot T^{-2}}}{\mathrm{L\cdot T^{-2}}} = \mathrm{L}

Par homogénéité de la formule :

[\Delta H_{\mathrm{pcl}}] = [\lambda] \times \left[\frac{L}{D}\right] \times \left[\frac{v^2}{2g}\right] \implies \mathrm{L} = [\lambda] \times 1 \times \mathrm{L}

On en déduit que :

\boxed{[\lambda] = 1}

Le coefficient de perte de charge linéaire \lambda (aussi appelé coefficient de frottement de Darcy) est donc une grandeur adimensionnée (sans dimension).

Résultat

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : relation de bernoulli

Rappeler la relation de Bernoulli pour un fluide parfait incompressible en écoulement stationnaire.

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Énoncer la constance de la charge totale H = \frac{P}{\rho g} + \frac{v^2}{2g} + z le long d'une ligne de courant pour un écoulement parfait incompressible stationnaire.

Montrer que les ions hydronium demeurent en large excès devant les deux autres réactifs dans le mélange réactionnel du tableau 2.

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Énoncé classique de la relation de Bernoulli p + \frac{1}{2}\rho v^2 + \rho g z = \text{cte} le long d'une ligne de courant.

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Pour un fluide parfait (viscosité négligée), incompressible et homogène (masse volumique \rho constante), en écoulement stationnaire dans le champ de pesanteur uniforme \vec{g} = -g\,\vec{u}_z, la quantité appelée charge est conservée le long d'une même ligne de courant :

\boxed{P + \frac{1}{2}\rho v^2 + \rho g z = \text{cte}}

où :

  • P est la pression statique locale ;
  • v est la vitesse locale du fluide ;
  • z est l'altitude repérée sur un axe vertical ascendant.

En divisant par \rho g, cette relation s'exprime de manière équivalente sous forme de hauteur de charge H (homogène à une longueur, exprimée en mètres de colonne de fluide) :

\boxed{\frac{P}{\rho g} + \frac{v^2}{2g} + z = H = \text{cte}}

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux ; Dynamique des fluides parfaits

Notions : bernoulli généralisé, perte de charge

Comment tient-on compte des pertes de charges précédentes dans la relation précédente, l'eau étant considérée comme un fluide newtonien ?

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Retrancher la somme des pertes de charge régulières et singulières au bilan de charge entre l'amont et l'aval : H_1 - H_2 = \Delta H_{\mathrm{pc}}.

Observer le rapport stœchiométrique a'/b' = 3/2 pour relier à tout instant [\mathrm{A}] à [\mathrm{HCrO}_4^-] et factoriser la loi de vitesse.

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Prise en compte de la perte de charge sous forme de pression dissipative \Delta p_{\mathrm{pc}} = \rho g \Delta H_{\mathrm{pc}} soustraite à l'aval.

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Pour un fluide réel newtonien, la viscosité engendre des frottements internes et vis-à-vis des parois, responsables d'une dissipation d'énergie mécanique en énergie thermique. La charge totale H n'est donc plus conservée : elle décroît strictement dans le sens de l'écoulement.

Entre une section amont (1) et une section aval (2), en l'absence de machine hydraulique (pompe ou turbine) entre ces deux sections, la relation de Bernoulli généralisée s'écrit sous forme de hauteurs de fluide (en mètres de colonne d'eau) :

\boxed{H_1 - H_2 = \Delta H_{\mathrm{pc}} \iff \left(\frac{P_1}{\rho g} + \frac{v_1^2}{2g} + z_1\right) - \left(\frac{P_2}{\rho g} + \frac{v_2^2}{2g} + z_2\right) = \Delta H_{\mathrm{pc}}}

où \Delta H_{\mathrm{pc}} = \Delta H_{\mathrm{pcl}} + \Delta H_{\mathrm{pca}} > 0 représente la perte de charge totale entre l'amont et l'aval, somme des pertes de charge régulières (ou linéaires) et singulières (ou accidentelles).

Exprimée en termes de pression volumique (en pascals), cette relation équivaut à :

\left(P_1 + \frac{1}{2}\rho v_1^2 + \rho g z_1\right) - \left(P_2 + \frac{1}{2}\rho v_2^2 + \rho g z_2\right) = \rho g \Delta H_{\mathrm{pc}} = \Delta P_{\mathrm{pc}}

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Question 13

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Exploitation de document

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : diagramme de moody, rugosité relative

Quelle est la valeur de correspondant à l'écoulement dans la conduite après confluence ? Que peut-on en déduire sur la valeur de ? Commenter.

Voir l'indice

Repérer sur l'abaque de Moody l'intersection entre le plateau horizontal \lambda = 0{,}03 et l'abscisse du Reynolds calculé pour déterminer la rugosité relative e/D puis e.

Intégrer la loi cinétique d'ordre 2 pour \alpha=1, faire le lien avec l'avancement via [\mathrm{Cr}^{3+}] et identifier le coefficient directeur du graphe 2.

Voir la stratégie
  1. Situer le point de fonctionnement sur l'abaque de Moody (figure 1) à partir de \lambda = 0{,}03 et du nombre de Reynolds déterminé à la question Q.8 (R_e \approx 10^6).
  2. Lire la valeur de la rugosité relative e/D sur l'échelle de droite.
  3. En déduire la rugosité absolue e sachant que le diamètre de la conduite après confluence est D_2 = 0{,}70\text{ m}, puis commenter la valeur obtenue.
Voir la réponse courte

Lecture sur le diagramme de Moody de la rugosité relative e/D à partir de \mathrm{Re} et \lambda, puis calcul de la rugosité absolue e.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q.8, le nombre de Reynolds dans la conduite après confluence est de l'ordre de R_e \approx 1{,}2\cdot 10^6 \approx 10^6. Le constructeur indique un coefficient de perte de charge linéaire \lambda = 0{,}03.

Sur l'abaque de Moody (figure 1) :

  • en abscisse, on se place à R_e \approx 10^6 ;
  • en ordonnée à gauche, on repère la valeur \lambda = 0{,}03.

À l'intersection de ces deux coordonnées, la courbe correspondante atteint son palier horizontal (régime turbulent rugueux) et conduit, sur l'échelle de droite, à la valeur de la rugosité relative :

\boxed{\frac{e}{D} \approx 5\cdot 10^{-3} = 0{,}005}

Le diamètre de la conduite après confluence étant D_2 = 0{,}70\text{ m}, la rugosité absolue e vaut :

\begin{aligned} e &= \left(\frac{e}{D}\right) D_2 \\ e &= 0{,}005 \times 0{,}70 = 3{,}5\cdot 10^{-3}\text{ m} \end{aligned}

Avec un chiffre significatif :

\boxed{e \approx 4\text{ mm}}

Commentaire :

  • La valeur obtenue (e \approx 3{,}5\text{ mm}) est bien supérieure à la rugosité d'une conduite neuve en acier lisse (typiquement de l'ordre de 0{,}05 à 0{,}1\text{ mm}). Elle est caractéristique d'une conduite en acier corrodé, d'une paroi en béton ou en fonte brute.
  • Ce choix de valeur par le constructeur intègre vraisemblablement une marge de sécurité vis-à-vis du vieillissement de la conduite (entartrage, encrassement et corrosion au fil du temps).
  • Par ailleurs, à ce nombre de Reynolds élevé (R_e \approx 10^6), le point se situe sur la partie horizontale des courbes de Moody : le régime est turbulent totalement rugueux, où \lambda devient indépendant de R_e et ne dépend plus que de la rugosité relative e/D.

Résultat

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Question 14

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : travail indiqué, premier principe industriel

Estimer littéralement le travail indiqué massique de l'ensemble turbine-alternateur de cette installation dans le cas d'un fonctionnement en régime maximum. Comparer numériquement à l'énergie massique disponible et conclure.

Voir l'indice

Associer le travail massique théorique récupérable à la chute nette |w_i| = g H_{\mathrm{nette}}, puis le confronter au ratio de puissance électrique disponible e_{\mathrm{md}} = \mathscr{P}_{\mathrm{md}} / D_m.

Former le rapport des deux constantes apparentes k_1 et k_2 pour déterminer \gamma, puis déduire l'unité de k à partir de l'ordre global 4.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe pour un système ouvert (relation de Bernoulli généralisée avec machine) entre la prise d'eau amont et la restitution aval afin d'exprimer le travail indiqué massique |w_i| échangé par le fluide avec la turbine en fonction de la hauteur de chute nette.
  2. Exprimer et calculer l'énergie massique disponible e_{\mathrm{md}} issue de la puissance maximale disponible \mathscr{P}_{\mathrm{md}} fournie par l'exploitant.
  3. Comparer les deux grandeurs pour en déduire et commenter le rendement global de l'ensemble turbine-alternateur.
Voir la réponse courte

Bilan d'énergie en système ouvert avec pertes de charge pour obtenir le travail indiqué massique w_i = g \Delta z - g \Delta H_{\mathrm{pc}}.

Voir le corrigé complet

Considérons l'écoulement stationnaire de l'eau (masse volumique \rho = 1000\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}) entre la surface libre de la retenue amont (1) et le point de restitution à l'air libre (2). Les vitesses aux surfaces libres sont négligeables et les pressions sont égales à la pression atmosphérique (P_1 = P_2 = P_{\mathrm{atm}}).

La relation de Bernoulli généralisée avec échanges de travail et pertes de charge s'écrit :

(z_1 - z_2) g + w_i = g\,\Delta H_{\mathrm{pc}}

où w_i est le travail massique indiqué reçu par le fluide (w_i < 0 car le fluide est moteur et cède du travail à la turbine). Le travail massique extrait par la turbine est donc :

|w_i| = g(H_{\mathrm{mb}} - \Delta H_{\mathrm{pc}}) = g H_{\mathrm{nette}}

avec H_{\mathrm{nette}} = 650{,}00\text{ m} d'après le document 3.

Numériquement, en prenant g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} (ou 9{,}81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}) :

|w_i| = 9{,}81 \times 650{,}00 \approx 6{,}38\cdot 10^3\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1} \approx 6{,}4\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
\boxed{|w_i| = g H_{\mathrm{nette}} \approx 6\cdot 10^3\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}}

D'après le document 2, la puissance électrique maximale disponible au réseau est \mathscr{P}_{\mathrm{md}} = 3380\text{ kW} pour un débit massique maximal D_m = \rho D_v = 650\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} (établi à la question Q.4). L'énergie électrique massique disponible s'écrit :

e_{\mathrm{md}} = \frac{\mathscr{P}_{\mathrm{md}}}{D_m}

Numériquement :

e_{\mathrm{md}} = \frac{3\,380\cdot 10^3}{650} \approx 5{,}2\cdot 10^3\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1} \approx 5\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
\boxed{e_{\mathrm{md}} \approx 5\cdot 10^3\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}}

Comparaison et conclusion : L'énergie massique disponible e_{\mathrm{md}} est inférieure au travail hydraulique massique disponible |w_i|. Le rapport définit le rendement de conversion électromécanique de l'ensemble turbine Pelton et alternateur :

\eta = \frac{e_{\mathrm{md}}}{|w_i|} = \frac{5{,}2\cdot 10^3}{6{,}38\cdot 10^3} \approx 0{,}82 = 82\%

Ce rendement de l'ordre de 80\% est tout à fait typique et satisfaisant pour une installation hydroélectrique de cette échelle, tenant compte des rendements hydrauliques de la turbine Pelton et des pertes mécaniques et électriques de l'alternateur.

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Question déjà tombée ailleurs

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Partie III : Centrale solaire thermique

1 · Centrale Thémis

Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : flux solaire, effet de projection

Les héliostats suivent la course du soleil pour ramener le maximum de puissance solaire vers la chaudière. On note la puissance maximale captée par un héliostat au cours de la journée. Il se produit cependant une perte de surface efficace lorsque le miroir n'est pas pratiquement aligné avec la tour et le soleil. Cet effet est appelé effet cosinus. Expliquer ce nom.

Voir l'indice

Considérer l'orientation du miroir : la surface efficace interceptant le faisceau solaire direct est modulée par le cosinus de l'angle d'incidence par rapport à la normale.

Appliquer la loi de Hess pour l'enthalpie standard de réaction et calculer la variation d'entropie standard à 1300\text{ K} à partir des grandeurs tabulées.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la loi de Snell-Descartes pour la réflexion afin de déterminer l'orientation de la normale au miroir par rapport aux directions du Soleil et de la tour.
  2. Exprimer géométriquement la surface projetée (ou surface apparente) du miroir perpendiculaire au rayonnement incident en fonction de l'angle d'incidence \theta.
  3. En déduire le flux solaire intercepté et justifier la dénomination d'« effet cosinus ».
Voir la réponse courte

L'effet cosinus traduit la diminution de la surface efficace de captage proportionnelle au cosinus de l'angle d'incidence solaire.

Voir le corrigé complet

Pour rediriger le rayonnement solaire incident vers la chaudière au sommet de la tour, la normale \vec{n} au miroir plan doit être orientée selon la bissectrice de l'angle entre la direction d'incidence des rayons solaires et la direction de la tour (d'après la loi de Snell-Descartes de la réflexion).

Soit \theta l'angle d'incidence entre les rayons solaires et la normale \vec{n} au miroir. L'angle entre la direction du Soleil et celle de la tour est donc égal à 2\theta.

La puissance solaire interceptée par le miroir dépend de sa surface projetée orthogonalement aux rayons incidents, appelée surface efficace :

S_{\text{eff}} = S \cos\theta

Le flux thermique capté par un héliostat de surface physique S s'écrit alors :

\boxed{\Phi = \Phi_{\mathrm{S}}\, S \cos\theta}

Puisque \theta > 0 dès que le Soleil, le miroir et la tour ne sont pas alignés, on a \cos\theta < 1. La puissance captée et renvoyée est ainsi réduite par le facteur géométrique \cos\theta, ce qui justifie l'appellation d'effet cosinus.

Résultat

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Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : rendement global, conversion d'énergie

La puissance électrique maximale que pouvait produire Thémis était indiquée à . Déterminer une expression littérale pour le rendement qu'avait alors la centrale.

Voir l'indice

Écrire le rendement sous la forme du quotient de la puissance électrique maximale P_e par le flux solaire total reçu par l'ensemble des N héliostats de surface S.

Discuter de l'influence de la température via la relation de van 't Hoff pour une réaction endothermique et envisager l'élimination continue de la vapeur d'eau formée.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance solaire totale maximale incidente reçue par l'ensemble des N héliostats en l'absence de pertes géométriques (ou à incidence normale).
  2. Établir le rendement maximal r_{\max} comme le rapport de la puissance électrique maximale produite P_{\mathrm{e}} sur la puissance solaire maximale disponible.
  3. Réaliser l'application numérique avec 1 chiffre significatif conformément aux consignes générales.
Voir la réponse courte

Expression du rendement global de conversion comme quotient de la puissance électrique par la puissance solaire totale incidente.

Voir le corrigé complet

Le rendement global maximal de la centrale solaire correspond au rapport de la puissance électrique maximale produite P_{\mathrm{e}} sur la puissance radiative solaire maximale incidente sur l'ensemble du champ d'héliostats :

r_{\max} = \frac{P_{\mathrm{e}}}{P_{\mathrm{solaire, max}}}

Le champ est constitué de N héliostats de surface unitaire S, recevant un flux surfacique solaire direct \Phi_{\mathrm{S}} mesuré perpendiculairement aux rayons solaires. En considérant la puissance maximale captée par héliostat \Phi_h = \Phi_{\mathrm{S}} S (cas idéal où les rayons sont normaux au plan du miroir), la puissance solaire maximale incidente totale s'écrit :

P_{\mathrm{solaire, max}} = N \Phi_h = N S \Phi_{\mathrm{S}}

On en déduit l'expression littérale du rendement maximal de la centrale :

\boxed{r_{\max} = \frac{P_{\mathrm{e}}}{N S \Phi_{\mathrm{S}}} = \frac{P_{\mathrm{e}}}{N \Phi_h}}

Application numérique : Avec les données de l'énoncé :

  • P_{\mathrm{e}} = 2{,}5\text{ MW} = 2{,}5\cdot 10^6\text{ W} ;
  • N = 201 ;
  • S = 54\text{ m}^2 ;
  • \Phi_{\mathrm{S}} = 1{,}0\text{ kW}\cdot\text{m}^{-2} = 1{,}0\cdot 10^3\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}.

La puissance solaire incidente maximale est :

P_{\mathrm{solaire, max}} = 201 \times 54 \times 1{,}0\cdot 10^3 \approx 1{,}09\cdot 10^7\text{ W} \approx 11\text{ MW}

D'où le rendement maximal :

r_{\max} = \frac{2{,}5\cdot 10^6}{1{,}09\cdot 10^7} \approx 0{,}23

Avec un chiffre significatif :

\boxed{r_{\max} \approx 0{,}2 = 20\%}

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur ; Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : stockage thermique, chaleur latente

En quoi l'utilisation de sels fondus à haute température ou de fluides utilisés avec leur phase solide à haut point de fusion peut pallier l'intermittence de la source d'énergie utilisée dans les centrales solaires ?

Voir l'indice

Exploiter l'importante enthalpie de changement d'état ou la capacité thermique sensible de ces matériaux pour accumuler la chaleur le jour et la restituer lors des creux d'insolation.

Rappeler \Delta_r G^\circ = \Delta_r H^\circ - T\Delta_r S^\circ, juger de la spontanéité selon le signe de \Delta_r G^\circ, puis relier à la constante d'équilibre via \Delta_r G^\circ = -RT\ln K^\circ.

Voir la stratégie
  1. Identifier la problématique : la ressource solaire est par nature intermittente (alternance jour/nuit, passages nuageux), ce qui pose un problème d'adéquation entre production et demande d'électricité.
  2. Expliquer les deux modes de stockage thermique mis en jeu :

    • le stockage par chaleur sensible dans les sels fondus liquides à haute température ;
    • le stockage par chaleur latente via la transition solide-liquide (matériaux à changement de phase, MCP).
  3. Décrire le principe de fonctionnement du cycle charge/décharge permettant d'assurer la continuité de service.
Voir la réponse courte

L'enthalpie sensible des sels et l'enthalpie de changement d'état permettent de stocker la chaleur le jour pour la restituer la nuit.

Voir le corrigé complet

L'énergie solaire présente une intermittence temporelle (nuit, passage de nuages) et des variations au cours de la journée, alors que la demande sur le réseau électrique nécessite une production pilotable et continue. L'utilisation de ces milieux permet d'assurer un stockage thermique intermédiaire entre la captation solaire et le cycle thermodynamique :

  • Stockage sous forme de chaleur sensible (sels fondus à haute température) :
    Les mélanges de sels (ex. nitrates de sodium et de potassium) restent liquides sur une large plage de températures (typiquement de 250\text{ \textdegree C} à 550\text{ \textdegree C} ou plus) sous pression atmosphérique, avec une capacité thermique volumique élevée. En période d'ensoleillement, le fluide est chauffé par le flux concentré ; l'énergie emmagasinée vaut :

    Q = m\, c\,\Delta T
  • Stockage sous forme de chaleur latente (matériaux à changement de phase solide-liquide) :
    Lorsqu'un matériau fond à haute température, il absorbe son enthalpie de fusion à température constante :

    Q = m\, L_{\mathrm{f}}

    Ce procédé offre une densité énergétique de stockage particulièrement élevée et permet de restituer la chaleur à température isotherme fixée par le point de fusion.

Compensation de l'intermittence :

  • En période d'excédent solaire (jour) : une partie de l'énergie thermique collectée sert à produire de l'électricité, tandis que le surplus est stocké dans ces accumulateurs thermiques (chauffage des sels ou fusion du milieu solide).
  • En période de déficit ou d'absence d'ensoleillement (nuit, nébulosité) : la chaleur accumulée est restituée par refroidissement des sels ou solidification du milieu au fluide caloporteur alimentant la turbine.
\boxed{\text{Ce stockage thermique découple la captation solaire de la génération électrique et assure une production continue et pilotable.}}

Résultat

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2 · Cycle de Brayton idéal

Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : pression atmosphérique, altitude

Pourquoi la pression d'admission n'est-elle pas prise égale à dans le projet POLYPHEM (voir Figure 3) ?

Voir l'indice

Prendre en considération l'altitude élevée du site de Thémis (environ 1600 m), où la pression atmosphérique standard est nettement inférieure à 1 bar.

Calculer numériquement \exp(-\Delta_r G^\circ / RT) à 1300\text{ K} et vérifier la concordance avec la valeur 10^{-9} fournie.

Voir la réponse courte

En altitude, la pression atmosphérique ambiante est inférieure à 1\text{ bar} en raison de la décroissance barométrique.

Voir le corrigé complet

La pression d'admission P_{\mathrm{a}} = 0{,}85\text{ bar} correspond à la pression atmosphérique locale régnant sur le site de la centrale Thémis (Pyrénées-Orientales).

En effet, la pression atmosphérique décroît avec l'altitude conformément à la loi de la statique des fluides dans l'atmosphère :

\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = -\rho(z)\,g

Le site de Thémis (situé à Targassonne) se trouve en moyenne montagne, à une altitude voisine de 1\,650\text{ m}. À cette altitude, la pression atmosphérique moyenne n'est plus égale à la pression standard au niveau de la mer (P_0 \approx 1{,}013\text{ bar} \approx 1\text{ bar}), mais est abaissée à environ 850\text{ hPa} = 0{,}85\text{ bar}.

L'air prélevé étant directement l'air ambiant à l'entrée du compresseur, la pression d'admission est donc fixée par la pression barométrique du site d'implantation :

\boxed{P_{\mathrm{a}} = P_{\mathrm{atm}}(\text{altitude}) \approx 0{,}85\text{ bar}}

Résultat

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : capacité thermique molaire, formule de mayer

En se servant du modèle du gaz parfait, établir l'expression de la capacité massique de l'air en fonction de et .

Voir l'indice

Combiner la relation de Mayer molaire C_{pm} - C_{vm} = R et le coefficient isentropique \gamma = C_{pm}/C_{vm}, puis diviser par la masse molaire de l'air.

Écrire le quotient réactionnel Q_r en tenant compte des activités unitaires des phases solides pures et du rapport des pressions partielles de gaz.

Voir la réponse courte

Relations de Mayer et définition de \gamma pour exprimer la capacité massique c_{\mathrm{pa}} = \frac{\gamma R}{(\gamma - 1)M_{\mathrm{air}}}.

Voir le corrigé complet

Pour une mole de gaz parfait, la relation de Mayer relie les capacités thermiques molaires isobare C_{p\mathrm{m}} et isochore C_{v\mathrm{m}} :

C_{p\mathrm{m}} - C_{v\mathrm{m}} = R

Par définition du coefficient isentropique \gamma, on a :

\gamma = \frac{C_{p\mathrm{m}}}{C_{v\mathrm{m}}} \iff C_{v\mathrm{m}} = \frac{C_{p\mathrm{m}}}{\gamma}

En injectant cette relation dans celle de Mayer, on obtient :

\begin{aligned} C_{p\mathrm{m}} \left(1 - \frac{1}{\gamma}\right) &= R \\ C_{p\mathrm{m}} \left(\frac{\gamma - 1}{\gamma}\right) &= R \\ C_{p\mathrm{m}} &= \frac{\gamma R}{\gamma - 1} \end{aligned}

La capacité thermique isobare massique de l'air c_{\mathrm{pa}} est reliée à la capacité thermique molaire C_{p\mathrm{m}} par la masse molaire M_{\mathrm{air}} selon c_{\mathrm{pa}} = \frac{C_{p\mathrm{m}}}{M_{\mathrm{air}}}, ce qui conduit à :

\boxed{c_{\mathrm{pa}} = \frac{\gamma R}{(\gamma - 1) M_{\mathrm{air}}}}

Résultat

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Question 20

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : cycle de brayton, diagramme entropique

Dessiner l'allure du cycle de Brayton idéal dans les coordonnées de Clapeyron et dans les coordonnées entropiques . On fera aussi figurer sur chaque diagramme une courbe isotherme, une isobare et une isentropique. Les échelles seront respectées au mieux. On notera , , et les températures atteintes au cours du cycle idéal à la fin de chaque transformation. On rappelle que l'entropie molaire d'un gaz parfait est .

Voir l'indice

Tracer les deux isentropes verticales dans le diagramme (T,s) et les deux isobares, puis reporter l'allure sur le diagramme de Clapeyron (p,v) en respectant les pentes relatives.

Dresser le tableau d'avancement molaire en soulignant que la quantité totale de matière gazeuse est strictement conservée au cours de la réaction.

Voir la stratégie
  1. Identifier les quatre transformations idéales constituant le cycle de Brayton (Joule) :

    • 1 \to 2 : compression isentropique réversible de P_{\mathrm{a}} à P_2 ;
    • 2 \to 3 : combustion/apport de chaleur isobare à P_2 de T_{\mathrm{i}2} à T_{\mathrm{i}3} ;
    • 3 \to 4 : détente isentropique réversible de P_2 à P_{\mathrm{a}} de T_{\mathrm{i}3} à T_{\mathrm{i}4} ;
    • 4 \to 1 : refroidissement isobare à P_{\mathrm{a}} de T_{\mathrm{i}4} à T_{\mathrm{i}1} = T_{\mathrm{a}}.
  2. Dans le plan de Clapeyron (p, v), tracer les deux isobares horizontales et les deux isentropes (p v^\gamma = \text{cste}), en s'assurant que la pente d'une isentrope est plus forte en valeur absolue que celle d'une isotherme (-\gamma p/v < -p/v).
  3. Dans le plan entropique (T, s), représenter les isentropes par des segments verticaux (s = \text{cste}) et les isobares par des courbes de pente positive \left(\frac{\partial T}{\partial s}\right)_{\!P} = \frac{T}{c_{\mathrm{p}}} > 0, l'isobare de plus haute pression étant située au-dessus de celle de plus basse pression.
Voir la réponse courte

Tracé du cycle de Brayton (deux isobares, deux isentropiques) dans les plans (p, v) et (T, s) avec tracés isothermes et isobares témoins.

Voir le corrigé complet

Le cycle de Brayton idéal est constitué d'une succession de quatre transformations réversibles pour un gaz parfait :

  • 1 \to 2 : compression adiabatique réversible (isentropique) de (P_{\mathrm{a}}, T_{\mathrm{i}1}) à (P_2, T_{\mathrm{i}2}) ;
  • 2 \to 3 : apport thermique isobare à la pression P_2 jusqu'à la température T_{\mathrm{i}3} ;
  • 3 \to 4 : détente adiabatique réversible (isentropique) de (P_2, T_{\mathrm{i}3}) à (P_{\mathrm{a}}, T_{\mathrm{i}4}) ;
  • 4 \to 1 : évacuation thermique isobare à la pression P_{\mathrm{a}} jusqu'à la température initiale T_{\mathrm{i}1} = T_{\mathrm{a}}.

Le cycle étant moteur, il est parcouru dans le sens horaire dans les deux diagrammes.

1. Diagramme de Clapeyron (p, v)

  • Les isobares sont des droites horizontales (p = \text{cste}).
  • Les isothermes vérifient p\,v = \text{cste}, d'où une pente \left(\frac{\partial p}{\partial v}\right)_{\!T} = -\frac{p}{v}.
  • Les isentropes vérifient la loi de Laplace p\,v^\gamma = \text{cste}, d'où une pente \left(\frac{\partial p}{\partial v}\right)_{\!s} = -\gamma \frac{p}{v}. Comme \gamma > 1, la pente de l'isentrope est plus raide que celle de l'isotherme au même point.

2. Diagramme entropique (T, s)

L'entropie massique vérifie \mathrm{d}s = c_{\mathrm{pa}}\frac{\mathrm{d}T}{T} - r\frac{\mathrm{d}P}{P}, soit pour une isobare :

\left(\frac{\partial T}{\partial s}\right)_{\!P} = \frac{T}{c_{\mathrm{pa}}} > 0 \quad \text{et} \quad \left(\frac{\partial^2 T}{\partial s^2}\right)_{\!P} = \frac{T}{c_{\mathrm{pa}}^2} > 0

Les isobares sont donc des courbes strictement croissantes et convexes, l'isobare P_2 étant au-dessus de l'isobare P_{\mathrm{a}} (car à température fixée, une augmentation de pression diminue l'entropie).

  • Les isentropes sont des segments verticaux (s = \text{cste}).
  • Les isothermes sont des droites horizontales (T = \text{cste}).
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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Premier et second principes

Notions : premier principe industriel, puissance thermique

Déterminer la puissance thermique reçue depuis la source chaude durant le cycle en fonction de et des températures caractérisant le cycle.

Voir l'indice

Appliquer le premier principe industriel à la transformation isobare d'échauffement : \mathscr{P}_{\mathrm{ich}} = D_m c_{\mathrm{pa}} (T_{i3} - T_{i2}).

Égaler le quotient réactionnel à K^\circ, exprimer le rapport des pressions par le rapport des quantités de matière et calculer l'avancement d'équilibre \xi_{\text{éq}}.

Voir la stratégie
  1. Identifier la transformation au cours de laquelle s'effectue le transfert thermique avec la source chaude dans le cycle de Brayton idéal.
  2. Appliquer le premier principe de la thermodynamique pour un système ouvert en régime stationnaire sans parties mobiles pour relier le transfert thermique massique à la variation d'enthalpie.
  3. Exprimer la puissance thermique \mathscr{P}_{\mathrm{ich}} à l'aide du débit massique D_{\mathrm{m}} et de la capacité thermique massique c_{\mathrm{pa}} établie à la question Q.19.
Voir la réponse courte

Bilan enthalpique en écoulement sur l'échangeur chaud : \mathscr{P}_{\mathrm{ich}} = D_{\mathrm{m}} c_{\mathrm{pa}} (T_{\mathrm{i}3} - T_{\mathrm{i}2}).

Voir le corrigé complet

L'apport thermique provenant de la source chaude (récepteur solaire ou chaudière d'appoint) a lieu lors de l'évolution isobare 2 \to 3 à la pression P_2, entre les températures T_{\mathrm{i}2} et T_{\mathrm{i}3}.

Pour un écoulement stationnaire en système ouvert à travers la zone de chauffe, en l'absence de parties mobiles (travail transvasé ou indiqué nul, w_{\mathrm{i}} = 0) et en négligeant les variations d'énergies cinétique et potentielle macroscopiques, le premier principe s'écrit :

\Delta h_{2 \to 3} = h_3 - h_2 = q_{\mathrm{ch}}

L'air étant modélisé par un gaz parfait (seconde loi de Joule), la variation d'enthalpie massique s'exprime par :

q_{\mathrm{ch}} = c_{\mathrm{pa}} (T_{\mathrm{i}3} - T_{\mathrm{i}2})

La puissance thermique \mathscr{P}_{\mathrm{ich}} reçue par le fluide en régime permanent vaut donc :

\mathscr{P}_{\mathrm{ich}} = D_{\mathrm{m}} \, q_{\mathrm{ch}} = D_{\mathrm{m}} \, c_{\mathrm{pa}} (T_{\mathrm{i}3} - T_{\mathrm{i}2})

En utilisant l'expression de c_{\mathrm{pa}} établie à la question Q.19, c_{\mathrm{pa}} = \dfrac{\gamma R}{(\gamma - 1) M_{\mathrm{air}}}, on obtient :

\boxed{\mathscr{P}_{\mathrm{ich}} = D_{\mathrm{m}} \frac{\gamma R}{(\gamma - 1) M_{\mathrm{air}}} (T_{\mathrm{i}3} - T_{\mathrm{i}2})}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Premier et second principes

Notions : premier principe industriel, puissance thermique

Déterminer de même la puissance thermique reçue depuis la source froide durant le cycle.

Voir l'indice

Appliquer de même le premier principe au refroidissement isobare fictif ramenant l'air aux conditions d'admission : \mathscr{P}_{\mathrm{ifr}} = D_m c_{\mathrm{pa}} (T_{i1} - T_{i4}).

Appliquer la formule de Nernst aux deux demi-piles à l'état initial, identifier la borne positive au potentiel le plus élevé et calculer e = E_+ - E_-.

Voir la réponse courte

Bilan enthalpique en écoulement sur le refroidissement : \mathscr{P}_{\mathrm{ifr}} = D_{\mathrm{m}} c_{\mathrm{pa}} (T_{\mathrm{i}1} - T_{\mathrm{i}4}).

Voir le corrigé complet

Le refroidissement de l'air s'effectue au cours de la transformation isobare 4 \to 1 à la pression P_{\mathrm{a}}, entre la sortie de turbine à la température T_{\mathrm{i}4} et l'admission dans le compresseur à la température T_{\mathrm{i}1}.

Pour un écoulement stationnaire sans parties mobiles (w_{\mathrm{u}} = 0) et en négligeant les variations d'énergie cinétique et potentielle, le premier principe de la thermodynamique pour un système ouvert s'écrit, en grandeurs massiques :

q_{\mathrm{fr}} = \Delta h_{4 \to 1} = h_{\mathrm{i}1} - h_{\mathrm{i}4}

L'air étant modélisé par un gaz parfait, la seconde loi de Joule donne :

q_{\mathrm{fr}} = c_{\mathrm{pa}} (T_{\mathrm{i}1} - T_{\mathrm{i}4})

En multipliant par le débit massique D_{\mathrm{m}} et en réutilisant l'expression de la capacité thermique massique c_{\mathrm{pa}} établie à la question Q.19 :

c_{\mathrm{pa}} = \frac{\gamma R}{(\gamma - 1) M_{\mathrm{air}}}

la puissance thermique \mathscr{P}_{\mathrm{ifr}} reçue depuis la source froide s'écrit :

\mathscr{P}_{\mathrm{ifr}} = D_{\mathrm{m}} c_{\mathrm{pa}} (T_{\mathrm{i}1} - T_{\mathrm{i}4}) = D_{\mathrm{m}} \frac{\gamma R}{(\gamma - 1) M_{\mathrm{air}}} (T_{\mathrm{i}1} - T_{\mathrm{i}4})
\boxed{\mathscr{P}_{\mathrm{ifr}} = D_{\mathrm{m}} \frac{\gamma R}{(\gamma - 1) M_{\mathrm{air}}} (T_{\mathrm{i}1} - T_{\mathrm{i}4})}

Résultat

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Machines thermiques

Notions : premier principe, bilan de puissance

Quelle est la relation entre les trois puissances qui ont été définies ? Quelle est l'origine physique de cette relation ?

Voir l'indice

Faire le bilan énergétique global en régime permanent sur le fluide en circuit fermé : le premier principe impose \mathscr{P}_u = \mathscr{P}_{\mathrm{ich}} + \mathscr{P}_{\mathrm{ifr}}.

Associer la réduction à la cathode et l'oxydation à l'anode pour équilibrer l'équation de fonctionnement spontané de la pile.

Voir la stratégie
  1. Identifier le système (l'air effectuant le cycle complet en régime permanent) et appliquer le premier principe de la thermodynamique sous forme de bilan de puissance.
  2. Prendre garde aux conventions de signe : \mathscr{P}_{\text{ich}} et \mathscr{P}_{\text{ifr}} sont les puissances thermiques algébriquement reçues par le fluide, tandis que \mathscr{P}_{\text{u}} est définie par l'énoncé comme la puissance mécanique produite (donc positive, cédée à l'extérieur).
Voir la réponse courte

En régime stationnaire sur un cycle, la somme algébrique des puissances reçues est nulle : \mathscr{P}_{\mathrm{i}} + \mathscr{P}_{\mathrm{ich}} + \mathscr{P}_{\mathrm{ifr}} = 0.

Voir le corrigé complet

Considérons le fluide décrivant le cycle complet en régime stationnaire. D'après le premier principe de la thermodynamique appliqué à un système ouvert en écoulement permanent, la variation massique d'enthalpie sur l'ensemble du cycle fermé est nulle :

\Delta h_{\text{cycle}} = w_{\text{u,net}} + q_{\text{ich}} + q_{\text{ifr}} = 0

En multipliant par le débit massique D_{\text{m}}, le bilan des puissances échangées par le fluide s'écrit :

\mathscr{P}_{\text{m,reçue}} + \mathscr{P}_{\text{ich}} + \mathscr{P}_{\text{ifr}} = 0

Puisque \mathscr{P}_{\text{u}} désigne la puissance mécanique produite par le cycle (cédée par le fluide à l'extérieur pour entraîner le compresseur et l'alternateur), on a \mathscr{P}_{\text{m,reçue}} = -\mathscr{P}_{\text{u}}. Il vient ainsi :

\boxed{\mathscr{P}_{\text{u}} = \mathscr{P}_{\text{ich}} + \mathscr{P}_{\text{ifr}}}

Origine physique : Cette relation résulte du premier principe de la thermodynamique (principe de conservation de l'énergie). L'enthalpie étant une fonction d'état, sa variation globale au cours d'un cycle complet (ou dans le système global en régime permanent) est nulle. La puissance mécanique utile produite provient donc de la conversion de la puissance thermique nette reçue par le fluide.

Résultat

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Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : rendement thermique, cycle de brayton

Donner l'expression du rendement du cycle idéal en fonction des puissances définies plus haut.

Voir l'indice

Définir le rendement thermique comme le rapport de la puissance mécanique utile cédée par le fluide sur la puissance thermique issue de la source chaude.

Utiliser la relation thermodynamique \Delta_r G^\circ = -n_e \mathcal{F}(E_1^\circ - E_2^\circ) avec n_e=6, puis calculer la constante K^\circ = 10^{n_e \Delta E^\circ / 0{,}06}.

Voir la réponse courte

Définition du rendement moteur comme rapport de la puissance mécanique nette fournie à la puissance thermique reçue au foyer.

Voir le corrigé complet

Le rendement thermique d'un moteur thermique cyclique correspond au rapport entre l'énergie utile obtenue (ici la puissance mécanique produite \mathscr{P}_{\mathrm{u}}) et l'énergie thermique qu'il a fallu lui fournir (la puissance thermique reçue de la source chaude \mathscr{P}_{\mathrm{ich}}) :

r_{\mathrm{i}} = \frac{\mathscr{P}_{\mathrm{u}}}{\mathscr{P}_{\mathrm{ich}}}

En utilisant la relation issue du premier principe établie à la question Q.23, \mathscr{P}_{\mathrm{u}} = \mathscr{P}_{\mathrm{ich}} + \mathscr{P}_{\mathrm{ifr}}, on peut également exprimer le rendement uniquement à l'aide des puissances thermiques échangées :

\boxed{r_{\mathrm{i}} = \frac{\mathscr{P}_{\mathrm{u}}}{\mathscr{P}_{\mathrm{ich}}} = 1 + \frac{\mathscr{P}_{\mathrm{ifr}}}{\mathscr{P}_{\mathrm{ich}}}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : cycle de brayton, rendement thermique

Déterminer en fonction des températures du cycle.

Voir l'indice

Remplacer les puissances thermiques par leurs expressions en fonction des quatre températures remarquables du cycle idéal.

Identifier le réactif limitant au vu de la valeur colossale de K^\circ, calculer l'avancement maximal et en déduire les concentrations des espèces prépondérantes restantes.

Voir la réponse courte

Substitution des puissances thermiques à capacité constante pour exprimer le rendement r_{\mathrm{i}} = 1 - \frac{T_{\mathrm{i}4} - T_{\mathrm{i}1}}{T_{\mathrm{i}3} - T_{\mathrm{i}2}}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q.24, le rendement thermodynamique du cycle idéal de Brayton s'écrit :

r_{\mathrm{i}} = 1 + \frac{\mathscr{P}_{\mathrm{ifr}}}{\mathscr{P}_{\mathrm{ich}}}

En substituant les expressions des puissances thermiques établies aux questions Q.21 et Q.22 :

\begin{aligned} \mathscr{P}_{\mathrm{ich}} &= D_{\mathrm{m}} c_{\mathrm{pa}} (T_{\mathrm{i}3} - T_{\mathrm{i}2}) \\ \mathscr{P}_{\mathrm{ifr}} &= D_{\mathrm{m}} c_{\mathrm{pa}} (T_{\mathrm{i}1} - T_{\mathrm{i}4}) \end{aligned}

le terme D_{\mathrm{m}} c_{\mathrm{pa}} se simplifie au numérateur et au dénominateur, ce qui conduit à :

r_{\mathrm{i}} = 1 + \frac{T_{\mathrm{i}1} - T_{\mathrm{i}4}}{T_{\mathrm{i}3} - T_{\mathrm{i}2}}

ou, sous forme factorisée usuelle :

\boxed{r_{\mathrm{i}} = 1 - \frac{T_{\mathrm{i}4} - T_{\mathrm{i}1}}{T_{\mathrm{i}3} - T_{\mathrm{i}2}}}

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : loi de laplace, détente isentropique

Exprimer en fonction de et puis en fonction de et .

Voir l'indice

Appliquer les relations de Laplace sous la forme T P^{(1-\gamma)/\gamma} = \text{cte} le long de la compression et de la détente adiabatiques réversibles.

Choisir le maximum d'absorption du spectre pour maximiser l'absorbance mesurée et ainsi minimiser les incertitudes expérimentales.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature des évolutions 1 \to 2 (compression) et 3 \to 4 (détente) qui sont modélisées par des transformations adiabatiques réversibles (isentropiques) d'un gaz parfait à \gamma constant.
  2. Appliquer la loi de Laplace sous la forme liant la température et la pression (T P^{\frac{1-\gamma}{\gamma}} = \text{cte}, soit T \propto P^{\frac{\gamma-1}{\gamma}}) pour relier les températures d'entrée et de sortie aux pressions P_{\mathrm{a}} et P_2.
Voir la réponse courte

Utilisation de la loi de Laplace T P^{(1-\gamma)/\gamma} = \text{cte} sur la compression et la détente isentropiques.

Voir le corrigé complet

Dans le cycle de Brayton idéal, le fluide est un gaz parfait subissant des transformations isentropiques réversibles dans le compresseur et dans la turbine.

Pour une transformation isentropique d'un gaz parfait dont le rapport des capacités thermiques \gamma est supposé constant, la loi de Laplace s'écrit sous la forme :

T\, P^{\frac{1-\gamma}{\gamma}} = \text{cte} \quad \Longleftrightarrow \quad \frac{T_{\text{final}}}{T_{\text{initial}}} = \left(\frac{P_{\text{final}}}{P_{\text{initial}}}\right)^{\frac{\gamma - 1}{\gamma}}

1. Compression isentropique 1 \to 2 : L'air passe de l'état initial (T_{\mathrm{i}1}, P_{\mathrm{a}}) à l'état (T_{\mathrm{i}2}, P_2) :

\frac{T_{\mathrm{i}2}}{T_{\mathrm{i}1}} = \left(\frac{P_2}{P_{\mathrm{a}}}\right)^{\frac{\gamma - 1}{\gamma}}

D'où l'expression de T_{\mathrm{i}2} :

\boxed{T_{\mathrm{i}2} = T_{\mathrm{i}1} \left(\frac{P_2}{P_{\mathrm{a}}}\right)^{\frac{\gamma - 1}{\gamma}}}

2. Détente isentropique 3 \to 4 : L'air se détend dans la turbine de l'état (T_{\mathrm{i}3}, P_2) à l'état (T_{\mathrm{i}4}, P_{\mathrm{a}}) :

\frac{T_{\mathrm{i}4}}{T_{\mathrm{i}3}} = \left(\frac{P_{\mathrm{a}}}{P_2}\right)^{\frac{\gamma - 1}{\gamma}}

En inversant le rapport des pressions pour exprimer T_{\mathrm{i}3}, on obtient :

\boxed{T_{\mathrm{i}3} = T_{\mathrm{i}4} \left(\frac{P_2}{P_{\mathrm{a}}}\right)^{\frac{\gamma - 1}{\gamma}}}

Résultat

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : cycle de brayton, taux de compression

Déterminer alors l'expressions de en fonction des pressions et . Donner la valeur numérique de .

Voir l'indice

Factoriser le ratio de températures dans le rendement pour faire apparaître le rapport de pression (P_a/P_2)^{(\gamma-1)/\gamma} et calculer numériquement r_i.

Énoncer la loi de Beer-Lambert A = \varepsilon \ell c en précisant les conditions de validité (solutions diluées, lumière monochromatique).

Voir la stratégie
  1. Factoriser la différence de température (T_{\mathrm{i}3} - T_{\mathrm{i}2}) au dénominateur du rendement r_{\mathrm{i}} obtenu à la question Q.25 en exploitant les relations isentropiques établies à la question Q.26.
  2. Exprimer le rendement uniquement à l'aide du rapport des pressions \frac{P_{\mathrm{a}}}{P_2} et de \gamma.
  3. Réaliser l'application numérique directe à l'aide de la valeur fournie dans les données.
Voir la réponse courte

Mise en facteur du rapport de pression pour simplifier le rendement sous la forme classique r_{\mathrm{i}} = 1 - (P_{\mathrm{a}}/P_2)^{(\gamma-1)/\gamma}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q.25, le rendement du cycle idéal de Brayton s'écrit :

r_{\mathrm{i}} = 1 - \frac{T_{\mathrm{i}4} - T_{\mathrm{i}1}}{T_{\mathrm{i}3} - T_{\mathrm{i}2}}

D'après les relations établies à la question Q.26 :

\begin{aligned} T_{\mathrm{i}2} &= T_{\mathrm{i}1}\left(\frac{P_2}{P_{\mathrm{a}}}\right)^{\frac{\gamma - 1}{\gamma}} \\ T_{\mathrm{i}3} &= T_{\mathrm{i}4}\left(\frac{P_2}{P_{\mathrm{a}}}\right)^{\frac{\gamma - 1}{\gamma}} \end{aligned}

En soustrayant ces deux relations terme à terme, on obtient :

T_{\mathrm{i}3} - T_{\mathrm{i}2} = (T_{\mathrm{i}4} - T_{\mathrm{i}1})\left(\frac{P_2}{P_{\mathrm{a}}}\right)^{\frac{\gamma - 1}{\gamma}}

En injectant cette relation dans l'expression du rendement, le terme (T_{\mathrm{i}4} - T_{\mathrm{i}1}) se simplifie :

\boxed{r_{\mathrm{i}} = 1 - \left(\frac{P_{\mathrm{a}}}{P_2}\right)^{\frac{\gamma - 1}{\gamma}}}

Application numérique :

Avec P_{\mathrm{a}} = 0{,}85\text{ bar}, P_2 = 2{,}2\text{ bar} et \gamma = 1{,}4, la donnée numérique de l'énoncé fournit :

\left(\frac{0{,}85}{2{,}2}\right)^{\frac{0{,}4}{1{,}4}} = 0{,}76

D'où :

r_{\mathrm{i}} = 1 - 0{,}76 = 0{,}24

En respectant la consigne générale d'un seul chiffre significatif :

\boxed{r_{\mathrm{i}} \approx 0{,}2 = 20\,\%} \quad (\text{ou } 24\,\% \text{ avec deux chiffres})

Résultat

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3 · Échangeur avec l'étage de stockage

Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : échangeur thermique, surface d'échange

Pourquoi utilise-t-on de très nombreux petits tubes pour faire passer l'huile et pas un seul gros tuyau dans la chambre d'échange ? Quel est l'inconvénient en terme de perte de ce grand nombre de tubes ?

Voir l'indice

Mettre en avant l'augmentation spectaculaire de la surface totale de contact pour un volume donné, tout en signalant l'accroissement consécutif des pertes de charge internes.

Déterminer le coefficient d'absorption molaire \varepsilon à partir du coefficient directeur de la droite d'étalonnage et de la largeur de cuve \ell = 1\text{ cm}.

Voir la stratégie
  1. Relier le flux thermique échangé à la surface de contact entre les deux fluides pour justifier la géométrie multitubulaire.
  2. Analyser l'impact de la réduction du diamètre hydraulique et de la démultiplication des parois sur l'écoulement (pertes de charge mécaniques).
Voir la réponse courte

Multiplier les tubes augmente la surface d'échange conducto-convective globale, au prix d'une augmentation des pertes de charge régulières.

Voir le corrigé complet
  1. Intérêt de multiples petits tubes : Le flux thermique transféré entre l'air et l'huile s'exprime sous la forme :

    \Phi = U \, S \, \Delta T_{\mathrm{ml}}

    où U est le coefficient global d'échange, S la surface totale d'échange thermique et \Delta T_{\mathrm{ml}} l'écart de température moyen logarithmique.

    Pour un volume global d'échangeur ou une section de passage donnés, remplacer un unique gros tuyau par un faisceau de N petits tubes permet d'augmenter considérablement la surface d'échange S (le rapport surface sur volume variant en 1/d, où d est le diamètre d'un tube). Cela permet également de réduire la distance caractéristique de diffusion thermique au sein du fluide, améliorant ainsi l'efficacité du transfert thermique tout en conservant un encombrement réduit.

  2. Inconvénient en termes de pertes : La réduction du diamètre des tubes et l'augmentation de la surface mouillée engendrent une hausse importante des pertes de charge (visqueuses le long des parois d'après la loi de Darcy-Weisbach en 1/d, et singulières aux entrées et sorties des tubes).

    Cela nécessite d'augmenter la puissance fournie à la pompe de circulation de l'huile, ce qui induit une perte d'énergie mécanique préjudiciable au rendement global du système.

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : bilan enthalpique, échangeur thermique

En estimant l'échangeur sans perte, lier les différentes grandeurs du tableau.

Voir l'indice

Écrire l'égalité du flux thermique cédé par le débit d'air et du flux thermique absorbé par le débit d'huile en supposant les parois calorifugées.

Utiliser l'équation de régression linéaire ou la valeur de \varepsilon pour déterminer la concentration molaire en ions cuivre de l'échantillon pour A = 0{,}62.

Voir la stratégie
  1. Considérer l'échangeur thermique fonctionnant en régime permanent, sans échange de travail utile avec l'extérieur (\mathscr{P}_{\mathrm{u}} = 0) et sans pertes thermiques vers le milieu extérieur (parois adiabatiques).
  2. Écrire le premier principe de la thermodynamique en système ouvert (bilan enthalpique) pour chaque fluide ou pour le système global constitué des deux fluides.
Voir la réponse courte

Bilan d'énergie global sur l'échangeur sans perte : égalité des puissances cédée par l'air et reçue par l'huile D_{\mathrm{ma}} c_{\mathrm{pa}} \Delta T_{\mathrm{a}} = D_{\mathrm{mh}} c_{\mathrm{h}} \Delta T_{\mathrm{h}}.

Voir le corrigé complet

Considérons le système ouvert constitué par l'échangeur de chaleur en régime stationnaire. Les variations d'énergie cinétique et d'énergie potentielle des fluides sont négligeables devant les variations d'enthalpie. De plus, aucun travail mécanique n'est échangé avec l'extérieur (\mathscr{P}_{\mathrm{u}} = 0).

L'échangeur étant estimé « sans perte », il est thermiquement isolé du milieu extérieur (\mathscr{P}_{\mathrm{ext}} = 0). La puissance thermique cédée par l'air chaud est intégralement absorbée par l'huile thermique :

\mathscr{P}_{\mathrm{huile}} + \mathscr{P}_{\mathrm{air}} = 0

En notant que pour un écoulement monophasique à capacité thermique constante, le débit enthalpique s'écrit \Delta \dot{H} = D_{\mathrm{m}} c_p \Delta T :

  • la puissance thermique reçue par l'huile s'exprime par :

    \mathscr{P}_{\mathrm{huile}} = D_{\mathrm{mh}}\, c_{\mathrm{ph}}\,(T_{sh} - T_{eh})
  • la puissance thermique reçue par l'air s'exprime par :

    \mathscr{P}_{\mathrm{air}} = D_{\mathrm{ma}}\, c_{\mathrm{pa}}\,(T_{sa} - T_{ea})

Le bilan thermique global conduit donc à la relation :

\boxed{D_{\mathrm{mh}}\, c_{\mathrm{ph}}\,(T_{sh} - T_{eh}) = D_{\mathrm{ma}}\, c_{\mathrm{pa}}\,(T_{ea} - T_{sa})}

Résultat

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : échangeur thermique, température de sortie

En déduire l'expression de la température puis, dans le cas où l'air sortant de l'échangeur est aux environs de , estimer sa valeur numérique.

Voir l'indice

Isoler la température d'entrée de l'huile T_{eh} dans le bilan précédent et effectuer l'application numérique avec T_{sa} = 100\,^\circ\mathrm{C}.

Calculer la masse de cuivre contenue dans le volume de 5 mL, en déduire sa fraction massique dans les 24 mg de laiton dissous, puis déduire la teneur en zinc.

Voir la stratégie
  1. Isoler la température d'entrée de l'huile T_{\mathrm{eh}} à partir du bilan enthalpique établi à la question précédente.
  2. Réaliser l'application numérique sans calculatrice en exploitant les écarts de température en degrés Celsius (identiques aux écarts en kelvins), puis comparer l'ordre de grandeur au schéma de l'installation (figure 3).
Voir la réponse courte

Isolement de la température de sortie de l'huile T_{\mathrm{eh}} à partir du bilan enthalpique et calcul numérique.

Voir le corrigé complet

D'après la relation obtenue à la question précédente :

D_{\mathrm{mh}} c_{\mathrm{ph}} (T_{\mathrm{sh}} - T_{\mathrm{eh}}) = D_{\mathrm{ma}} c_{\mathrm{pa}} (T_{\mathrm{ea}} - T_{\mathrm{sa}})

On en déduit l'expression de la température d'entrée de l'huile thermique :

\boxed{T_{\mathrm{eh}} = T_{\mathrm{sh}} - \frac{D_{\mathrm{ma}} c_{\mathrm{pa}}}{D_{\mathrm{mh}} c_{\mathrm{ph}}} (T_{\mathrm{ea}} - T_{\mathrm{sa}})}

Application numérique : Les grandeurs numériques fournies sont :

  • T_{\mathrm{sh}} = 350\,^\circ\mathrm{C},
  • T_{\mathrm{ea}} - T_{\mathrm{sa}} = 495 - 100 = 395\,^\circ\mathrm{C},
  • D_{\mathrm{ma}} c_{\mathrm{pa}} = 0{,}82 \times 1{,}0 = 0{,}82\text{ kW}\cdot\mathrm{K}^{-1},
  • D_{\mathrm{mh}} c_{\mathrm{ph}} = 0{,}6 \times 2{,}1 = 1{,}26\text{ kW}\cdot\mathrm{K}^{-1}.

L'élévation de température de l'huile vaut :

\Delta T_{\mathrm{h}} = T_{\mathrm{sh}} - T_{\mathrm{eh}} = \frac{0{,}82 \times 395}{1{,}26} = \frac{323{,}9}{1{,}26} \approx 257\,^\circ\mathrm{C}

On en déduit :

T_{\mathrm{eh}} \approx 350 - 257 = 93\,^\circ\mathrm{C}

Conformément à la consigne générale demandant un chiffre significatif :

\boxed{T_{\mathrm{eh}} \approx 9\cdot 10^1\,^\circ\mathrm{C} \quad (\text{soit environ } 100\,^\circ\mathrm{C})}

Résultat

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Partie Partie A : Autour des métaux de transition

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : cubique à faces centrées, site interstitiel

Représenter la maille conventionnelle du réseau cubique à faces centrées formé par les anions . Indiquer la position des sites tétraédriques et des sites octaédriques dans un réseau cubique à faces centrées. Préciser sur le schéma la position d'un site tétraédrique et d'un site octaédrique.

Voir la réponse courte

Dessin de la maille CFC avec positionnement des 8 sites tétraédriques au centre des petits cubes et des 12+1 sites octaédriques.

Voir le corrigé complet

Dans le réseau cubique à faces centrées (cfc) formé par les anions \mathrm{O}^{2-} :

  • Les anions \mathrm{O}^{2-} occupent les 8 sommets et les 6 centres des faces de la maille cubique de côté a.
  • Les sites octaédriques (\mathrm{[O]}) sont situés :

    • au centre de la maille (coordonnées réduites (\frac{1}{2}, \frac{1}{2}, \frac{1}{2})) ;
    • au milieu des 12 arêtes (coordonnées réduites du type (\frac{1}{2}, 0, 0)).
  • Les sites tétraédriques (\mathrm{[T]}) sont situés au centre des 8 sous-cubes d'arête a/2 constituant la maille, soit aux coordonnées réduites (\frac{1}{4}, \frac{1}{4}, \frac{1}{4}) et leurs équivalents par symétrie (à une distance \frac{a\sqrt{3}}{4} de chaque sommet le long des grandes diagonales).
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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : multiplicité de maille, réseau cfc

Déterminer le nombre d'ions par maille.

Voir la réponse courte

Dénombrement des nœuds d'une maille CFC : 8 \times 1/8 + 6 \times 1/2 = 4 ions oxyde par maille.

Voir le corrigé complet

Les ions oxyde \mathrm{O^{2-}} forment un réseau cubique à faces centrées (cfc). Dans la maille conventionnelle, ils occupent :

  • les 8 sommets du cube, chaque sommet étant partagé entre 8 mailles adjacentes ;
  • le centre des 6 faces du cube, chaque centre de face étant partagé entre 2 mailles adjacentes.

Le nombre d'ions \mathrm{O^{2-}} appartenant en propre à la maille (multiplicité) est donc :

\begin{aligned} N(\mathrm{O^{2-}}) &= 8 \times \frac{1}{8} + 6 \times \frac{1}{2} \\ &= 1 + 3 = 4 \end{aligned}
\boxed{N(\mathrm{O^{2-}}) = 4}

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : site interstitiel, taux d'occupation

Déterminer le nombre de sites tétraédriques et le nombre de sites octaédriques par maille. Sachant que les ions occupent des sites tétraédriques et les ions occupent la moitié des sites octaédriques, déterminer le nombre d'ions par maille et le nombre d'ions par maille.

Voir la réponse courte

Maille CFC comportant 8 sites tétraédriques et 4 octaédriques : 1 ion \mathrm{Fe}^{2+} et 2 ions \mathrm{Cr}^{t+} par maille.

Voir le corrigé complet

Dans un réseau cubique à faces centrées (cfc) :

  • Sites tétraédriques : la maille se divise en 8 sous-cubes d'arête a/2. Le centre de chacun de ces sous-cubes est un site tétraédrique, situé entièrement à l'intérieur de la maille (multiplicité 1). Le nombre total de sites tétraédriques par maille est donc :

    N_{[\mathrm{T}]} = 8 \times 1 = 8
  • Sites octaédriques : ils sont situés au centre de la maille (1 site, multiplicité 1) et au milieu de chaque arête (12 sites, partagés chacun entre 4 mailles adjacentes, multiplicité 1/4). Le nombre total de sites octaédriques par maille est donc :

    N_{[\mathrm{O}]} = 1 \times 1 + 12 \times \frac{1}{4} = 4
\boxed{N_{[\mathrm{T}]} = 8 \quad \text{et} \quad N_{[\mathrm{O}]} = 4}

D'après les taux d'occupation donnés :

  • Les ions \mathrm{Fe}^{2+} occupent \frac{1}{8} des sites tétraédriques, soit par maille :

    N(\mathrm{Fe}^{2+}) = \frac{1}{8} \times N_{[\mathrm{T}]} = \frac{1}{8} \times 8 = 1
  • Les ions \mathrm{Cr}^{t+} occupent la moitié des sites octaédriques, soit par maille :

    N(\mathrm{Cr}^{t+}) = \frac{1}{2} \times N_{[\mathrm{O}]} = \frac{1}{2} \times 4 = 2
\boxed{N(\mathrm{Fe}^{2+}) = 1 \quad \text{et} \quad N(\mathrm{Cr}^{t+}) = 2}

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie ; Atomistique et classification périodique

Notions : neutralité électrique, formule brute

En déduire la formule de la chromite . Quelle est la formule de l'ion du chrome dans le cristal ?

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rapport stœchiométrique des éléments à partir des populations par maille obtenues aux questions Q2 et Q3 pour déterminer la formule brute minimale.
  2. Appliquer le principe de neutralité électrique globale du cristal pour déterminer la charge t+ et la formule de l'ion chrome.
Voir la réponse courte

La neutralité électrique globale avec \mathrm{Fe}^{2+} et quatre \mathrm{O}^{2-} impose deux \mathrm{Cr}^{3+}, donnant la formule \mathrm{FeCr}_2\mathrm{O}_4.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats des questions Q2 et Q3, une maille élémentaire contient :

  • N(\mathrm{Fe^{2+}}) = 1 ion fer(II) ;
  • N(\mathrm{Cr}^{t+}) = 2 ions chrome ;
  • N(\mathrm{O^{2-}}) = 4 ions oxyde.

Les proportions stœchiométriques respectent donc le rapport :

x : y : z = 1 : 2 : 4

La formule statistique minimale de la chromite est par conséquent :

\boxed{\mathrm{FeCr_2O_4}}

Le cristal étant globalement électriquement neutre, la somme algébrique des charges par unité formulaire s'annule :

\begin{aligned} q_{\mathrm{tot}} &= (+2) + 2 \times (+t) + 4 \times (-2) = 0 \\ 2 + 2t - 8 &= 0 \\ 2t &= 6 \implies t = 3 \end{aligned}

Le degré d'oxydation du chrome dans le minerai est donc +\mathrm{III}, et la formule de l'ion du chrome dans le cristal est :

\boxed{\mathrm{Cr^{3+}}}

Résultat

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Question 5

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : condition de contact, habitabilité

Le paramètre de la maille vaut , le rayon ionique de l'ion vaut . Dans l'hypothèse où les cations sont tangents aux anions, calculer le rayon du plus gros cation que l'on puisse insérer dans un site octaédrique. Calculer de même le rayon du plus gros cation que l'on puisse insérer dans un site tétraédrique. (On précise que dans la structure les ions ne sont pas tangents).

Voir la stratégie
  1. Identifier la distance séparant le centre du site interstitiel (octaédrique ou tétraédrique) et le centre des anions \mathrm{O}^{2-} les plus proches en fonction du paramètre de maille a.
  2. Écrire la condition de tangence cation-anion pour en déduire le rayon maximal du cation insérable sans déformer le réseau.
  3. Tenir compte de la précision de l'énoncé : les anions n'étant pas tangents entre eux, il ne faut pas utiliser les rapports géométriques standards d'un empilement compact idéal.
Voir la réponse courte

Calcul des rayons maximaux d'insertion dans les sites octaédrique (a/2 - r_{\mathrm{O}}) et tétraédrique (a\sqrt{3}/4 - r_{\mathrm{O}}) sans déformation.

Voir le corrigé complet

Dans la maille cubique de paramètre a, les anions \mathrm{O}^{2-} ne se touchent pas le long de la diagonale des faces (a\frac{\sqrt{2}}{2} \approx 297\text{ pm} > 2\,r(\mathrm{O}^{2-}) = 280\text{ pm}). Les dimensions maximales des sites dépendent donc directement de la distance géométrique entre le centre du site et le centre des anions voisins.

1. Site octaédrique :

Les sites octaédriques sont situés au milieu des arêtes et au centre du cube. La distance minimale entre le centre d'un site octaédrique et le centre d'un anion \mathrm{O}^{2-} voisin est :

d_{[\mathrm{O}]} = \frac{a}{2}

À la limite du contact cation-anion, on a la relation de tangence :

r_{\mathrm{oct}} + r(\mathrm{O}^{2-}) = \frac{a}{2} \implies r_{\mathrm{oct}} = \frac{a}{2} - r(\mathrm{O}^{2-})

Application numérique :

\begin{aligned} r_{\mathrm{oct}} &= \frac{420}{2} - 140 = 210 - 140 = 70\text{ pm} \end{aligned}
\boxed{r_{\mathrm{oct}} = 70\text{ pm}}

2. Site tétraédrique :

Les sites tétraédriques sont situés au centre des 8 sous-cubes d'arête a/2, c'est-à-dire au quart des grandes diagonales du cube. La distance entre le centre d'un site tétraédrique et l'un des quatre anions formant le tétraèdre est :

d_{[\mathrm{T}]} = \frac{a\sqrt{3}}{4}

À la limite de tangence cation-anion, on a :

r_{\mathrm{tet}} + r(\mathrm{O}^{2-}) = \frac{a\sqrt{3}}{4} \implies r_{\mathrm{tet}} = \frac{a\sqrt{3}}{4} - r(\mathrm{O}^{2-})

Application numérique (avec \sqrt{3} \approx 1{,}732) :

\begin{aligned} \frac{a\sqrt{3}}{4} &= 105 \times 1{,}732 \approx 181{,}9\text{ pm} \\ r_{\mathrm{tet}} &= 181{,}9 - 140 \approx 42\text{ pm} \end{aligned}
\boxed{r_{\mathrm{tet}} \approx 42\text{ pm}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : déformation de maille, rayon ionique

En réalité, les rayons ioniques sont les suivants : , . Comparer ces valeurs aux valeurs calculées à la question précédente. Commenter.

Voir la réponse courte

Comparaison des rayons réels aux valeurs géométriques idéales pour conclure à une dilatation du réseau anionique.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente, les rayons maximaux des cations susceptibles de s'insérer dans les sites sans modifier le paramètre de maille sont :

r_{\mathrm{oct}} = 70\text{ pm} \quad \text{et} \quad r_{\mathrm{tet}} \approx 42\text{ pm}

1. Comparaison des rayons ioniques :

  • Pour l'ion chrome \mathrm{Cr^{3+}} occupant la moitié des sites octaédriques :

    r(\mathrm{Cr}^{3+}) = 61{,}5\text{ pm} < r_{\mathrm{oct}} = 70\text{ pm}

    Le rayon de \mathrm{Cr^{3+}} est inférieur au rayon maximal de l'interstice octaédrique.

  • Pour l'ion fer(II) \mathrm{Fe^{2+}} occupant un huitième des sites tétraédriques :

    r(\mathrm{Fe}^{2+}) = 76\text{ pm} > r_{\mathrm{tet}} \approx 42\text{ pm}

    Le rayon de \mathrm{Fe^{2+}} est nettement supérieur au rayon maximal de l'interstice tétraédrique (et même supérieur à r_{\mathrm{oct}}).

2. Commentaires :

  • L'insertion de l'ion \mathrm{Cr^{3+}} dans les sites octaédriques se fait sans contrainte d'encombrement stérique, les anions pouvant maintenir le contact avec le cation.
  • L'ion \mathrm{Fe^{2+}} est bien trop volumineux pour la cavité tétraédrique théorique d'un réseau cubique compact non déformé. Dans le cristal réel (structure spinelle \mathrm{FeCr_2O_4}), les anions oxyde s'écartent localement pour agrandir les cavités tétraédriques (déplacement des anions caractérisé par le paramètre de position u). Le modèle des sphères dures indéformables trouve ici ses limites : il existe une relaxation du réseau anionique ainsi qu'un caractère partiellement covalent des liaisons métal-oxygène.
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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : masse volumique, cristal ionique

Établir la formule de la masse volumique de la chromite.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la masse contenue dans la maille conventionnelle à partir de la population déterminée aux questions précédentes (Q2 et Q3).
  2. Exprimer le volume de la maille cubique de côté a.
  3. En déduire la masse volumique \rho en introduisant la constante d'Avogadro N_{\mathrm{A}} et les masses molaires des éléments constitutifs.
Voir la réponse courte

Expression de la masse volumique de la chromite : \rho = \frac{M(\mathrm{FeCr}_2\mathrm{O}_4)}{N_{\mathrm{A}} a^3}.

Voir le corrigé complet

La masse volumique \rho d'un cristal est le rapport de la masse m_{\text{maille}} des entités appartenant à la maille sur le volume V de cette maille :

\rho = \frac{m_{\text{maille}}}{V}

La maille conventionnelle cubique a pour volume :

V = a^3

D'après les dénombrements effectués aux questions Q2 et Q3, la maille contient :

  • 1 ion \mathrm{Fe^{2+}} ;
  • 2 ions \mathrm{Cr^{3+}} ;
  • 4 ions \mathrm{O^{2-}}.

Cela correspond exactement à Z = 1 groupement formulaire \mathrm{FeCr_2O_4} par maille.

La masse contenue dans la maille s'écrit donc :

m_{\text{maille}} = \frac{M(\mathrm{FeCr_2O_4})}{N_{\mathrm{A}}} = \frac{M(\mathrm{Fe}) + 2\,M(\mathrm{Cr}) + 4\,M(\mathrm{O})}{N_{\mathrm{A}}}

où N_{\mathrm{A}} désigne la constante d'Avogadro et M les masses molaires atomiques respectives.

On en déduit l'expression de la masse volumique de la chromite :

\boxed{\rho = \frac{M(\mathrm{Fe}) + 2\,M(\mathrm{Cr}) + 4\,M(\mathrm{O})}{N_{\mathrm{A}}\,a^3}}

Résultat

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Partie Partie B : Autour des métaux de transition

Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : loi de van 't hoff, ordre partiel

Donner l'expression générale de la loi de vitesse (on appellera , et les ordres partiels respectifs de , et ).

Voir la réponse courte

Écriture de la loi de vitesse avec ordres partiels : v = k [\mathrm{A}]^{\alpha} [\mathrm{HCrO}_4^-]^{\beta} [\mathrm{H}^+]^{\gamma}.

Voir le corrigé complet

La réaction d'oxydoréduction étudiée s'écrit :

3\,\mathrm{A} + 2\,\mathrm{HCrO}_4^- + 8\,\mathrm{H}^+ \longrightarrow 2\,\mathrm{Cr}^{3+} + 3\,\mathrm{B} + 8\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}

Si la réaction admet un ordre courant, la loi de vitesse relie la vitesse volumique de réaction v aux concentrations des réactifs à l'instant considéré. En désignant par k la constante de vitesse (qui ne dépend que de la température), l'expression générale de la loi de vitesse s'écrit :

\boxed{v = k\,[\mathrm{A}]^{\alpha}\,[\mathrm{HCrO}_4^-]^{\beta}\,[\mathrm{H}^+]^{\gamma}}

où \alpha, \beta et \gamma sont respectivement les ordres partiels de la réaction par rapport au propan-2-ol \mathrm{A}, à l'ion hydrogénochromate \mathrm{HCrO}_4^- et à l'ion oxonium \mathrm{H}^+.

Résultat

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : dégénérescence de l'ordre, constante apparente

Montrer que l'expression de la vitesse de la réaction se met sous une forme simplifiée. On notera la constante de vitesse apparente de la réaction.

Voir la stratégie
  1. Comparer les concentrations initiales des réactifs fournies pour le tableau 1 afin d'identifier une éventuelle dégénérescence de l'ordre (méthode d'isolement d'Ostwald).
  2. En déduire la constance pratique des concentrations des réactifs en large excès au cours de la réaction.
  3. Réécrire la loi de vitesse générale établie à la question 8 pour obtenir la forme simplifiée et expliciter la constante apparente k_1.
Voir la réponse courte

Grands excès de A et de protons assurant leur quasi-constance : loi simplifiée v = k_1 [\mathrm{HCrO}_4^-]^{\beta} avec k_1 = k [\mathrm{A}]_0^{\alpha} [\mathrm{H}^+]_0^{\gamma}.

Voir le corrigé complet

D'après les données du tableau 1, les concentrations initiales des différents réactifs sont :

\begin{aligned} a &= [\mathrm{A}]_0 = 8{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, \\ b &= [\mathrm{HCrO}_4^-]_0 = 1{,}08 \cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, \\ [\mathrm{H}^+]_{0,1} &= 0{,}270\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}. \end{aligned}

Comparons les quantités initiales en tenant compte de la stœchiométrie de la réaction :

3\,\mathrm{A} + 2\,\mathrm{HCrO}_4^- + 8\,\mathrm{H}^+ \longrightarrow 2\,\mathrm{Cr}^{3+} + 3\,\mathrm{B} + 8\,\mathrm{H_2O}

Si la réaction était totale, la consommation maximale de \mathrm{A} et de \mathrm{H}^+ serait :

\begin{aligned} \Delta [\mathrm{A}]_{\max} &= \frac{3}{2}\,b = 1{,}62 \cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \ll a \quad (\approx 2\,\%\text{ de } a), \\ \Delta [\mathrm{H}^+]_{\max} &= 4\,b = 4{,}32 \cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \ll [\mathrm{H}^+]_{0,1} \quad (\approx 1{,}6\,\%\text{ de } [\mathrm{H}^+]_{0,1}). \end{aligned}

Les réactifs \mathrm{A} (propan-2-ol) et \mathrm{H}^+ sont donc introduits en très large excès par rapport à l'ion \mathrm{HCrO}_4^-. Leurs concentrations restent quasi constantes tout au long de la réaction :

[\mathrm{A}](t) \approx [\mathrm{A}]_0 = a \quad \text{et} \quad [\mathrm{H}^+](t) \approx [\mathrm{H}^+]_{0,1}.

En appliquant le principe de dégénérescence de l'ordre à la loi générale v = k\,[\mathrm{A}]^\alpha\,[\mathrm{HCrO}_4^-]^\beta\,[\mathrm{H}^+]^\gamma, l'expression de la vitesse se simplifie sous la forme :

\boxed{v = k_1\,[\mathrm{HCrO}_4^-]^\beta}

avec la constante de vitesse apparente :

\boxed{k_1 = k\,a^\alpha\,[\mathrm{H}^+]_{0,1}^\gamma}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : temps de demi-réaction, ordre 1

Donner la définition de la vitesse utile dans ce cas. Montrer alors que et calculer la constante de vitesse apparente de la réaction .

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse de réaction v en fonction du réactif suivi expérimentalement (\mathrm{HCrO_4^-}) en tenant compte de son nombre stœchiométrique.
  2. Intégrer l'équation différentielle pour un ordre \beta = 1 et confronter la loi cinétique intégrée à la régression linéaire de la figure 1.
  3. Identifier la pente de la droite pour en déduire la valeur numérique de la constante apparente k_1 avec son unité.
Voir la réponse courte

Vitesse volumique définie par -\mathrm{d}[\mathrm{HCrO}_4^-]/\mathrm{d}t ; décroissance exponentielle confirmant l'ordre 1 et détermination de k_1 = \ln 2 / t_{1/2}.

Voir le corrigé complet

La réaction considérée s'écrit :

3\,\mathrm{A} + 2\,\mathrm{HCrO_4^-} + 8\,\mathrm{H^+} \longrightarrow 2\,\mathrm{Cr^{3+}} + 3\,\mathrm{B} + 8\,\mathrm{H_2O}

1. Définition de la vitesse utile

Le suivi cinétique du tableau 1 porte sur la concentration en ions hydrogénochromate \mathrm{HCrO_4^-}. Le nombre stœchiométrique algébrique de cette espèce étant \nu(\mathrm{HCrO_4^-}) = -2, la vitesse volumique de réaction s'exprime par :

\boxed{v = -\frac{1}{2}\frac{\mathrm{d}[\mathrm{HCrO_4^-}]}{\mathrm{d}t}}

2. Détermination de l'ordre partiel \beta

D'après la question Q9, la dégénérescence de l'ordre conduit à la loi simplifiée :

v = k_1\,[\mathrm{HCrO_4^-}]^\beta \iff -\frac{1}{2}\frac{\mathrm{d}[\mathrm{HCrO_4^-}]}{\mathrm{d}t} = k_1\,[\mathrm{HCrO_4^-}]^\beta

Si l'ordre partiel est \beta = 1, l'équation différentielle s'écrit :

\frac{\mathrm{d}[\mathrm{HCrO_4^-}]}{\mathrm{d}t} = -2\,k_1\,[\mathrm{HCrO_4^-}]

Par intégration entre t = 0 et t, on obtient :

\ln[\mathrm{HCrO_4^-}](t) = \ln[\mathrm{HCrO_4^-}]_0 - 2\,k_1\,t

La grandeur \ln[\mathrm{HCrO_4^-}] est donc une fonction affine décroissante du temps t.

D'après la figure 1, la courbe \ln[\mathrm{HCrO_4^-}] = f(t) est parfaitement modélisée par une droite de régression :

y = -0{,}0238\,x + 2{,}3795 \quad \text{avec} \quad R^2 = 1

La linéarité étant vérifiée de façon excellente (R^2 = 1), l'hypothèse est validée :

\boxed{\beta = 1}

3. Calcul de la constante de vitesse apparente k_1

Par identification de la pente de la droite expérimentale (le temps étant exprimé en minutes) :

\text{pente} = -2\,k_1 = -0{,}0238\text{ min}^{-1}

D'où :

k_1 = \frac{0{,}0238}{2} = 0{,}0119\text{ min}^{-1} = 1{,}19\cdot 10^{-2}\text{ min}^{-1}

En exprimant cette constante dans le Système international d'unités (\text{s}^{-1}) :

k_1 = \frac{0{,}0119}{60}\text{ s}^{-1} \approx 1{,}98\cdot 10^{-4}\text{ s}^{-1}

En conservant les chiffres significatifs adéquats :

\boxed{k_1 = 1{,}2\cdot 10^{-2}\text{ min}^{-1} = 2{,}0\cdot 10^{-4}\text{ s}^{-1}}

Résultat

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : dégénérescence de l'ordre

Montrer que l'expression de la vitesse de la réaction se met sous une forme simplifiée.

Voir la stratégie
  1. Comparer la concentration initiale des ions \mathrm{H^+} à celles des autres réactifs \mathrm{A} et \mathrm{HCrO}_4^- dans les conditions du tableau 2.
  2. Justifier l'approximation de dégénérescence de l'ordre vis-à-vis de \mathrm{H^+}.
  3. Exprimer la loi de vitesse simplifiée en utilisant le résultat \beta = 1 établi à la question 10.
Voir la réponse courte

Simplification de la vitesse par dégénérescence sur l'ion hydrogène maintenu en large excès tamponné.

Voir le corrigé complet

D'après la question 8, la loi de vitesse générale s'écrit :

v = k\,[\mathrm{A}]^\alpha\,[\mathrm{HCrO}_4^-]^\beta\,[\mathrm{H^+}]^\gamma

Dans les conditions expérimentales du tableau 2, les concentrations initiales valent :

  • a' = [\mathrm{A}]_0 = 15\cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} ;
  • b' = [\mathrm{HCrO}_4^-]_0 = 10\cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} ;
  • [\mathrm{H^+}]_{0,2} = 0{,}405\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

L'avancement volumique maximal de la réaction est :

x_{\max} = \min\left(\frac{a'}{3}, \frac{b'}{2}\right) = \frac{15\cdot 10^{-3}}{3} = \frac{10\cdot 10^{-3}}{2} = 5{,}0\cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

La quantité maximale d'ions \mathrm{H^+} consommée au cours de la réaction vaut ainsi :

\Delta [\mathrm{H^+}]_{\max} = 8\,x_{\max} = 4{,}0\cdot 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \ll [\mathrm{H^+}]_{0,2}

Les ions \mathrm{H^+} sont donc en large excès, ce qui permet de considérer leur concentration comme pratiquement constante tout au long de la réaction :

[\mathrm{H^+}] \approx [\mathrm{H^+}]_{0,2} = \text{cte}

Il y a dégénérescence de l'ordre par rapport aux ions \mathrm{H^+}. Sachant de plus que \beta = 1 d'après la question 10, la loi de vitesse se simplifie sous la forme :

\boxed{v = k'\,[\mathrm{A}]^\alpha\,[\mathrm{HCrO}_4^-]}

avec la constante apparente intermédiaire k' = k\,[\mathrm{H^+}]_{0,2}^\gamma.

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : condition stœchiométrique, vitesse apparente

Quelle relation existe-t-il entre certaines concentrations initiales ? Montrer que la vitesse peut se mettre sous la forme :

où est la constante de vitesse apparente de la réaction dont on donnera l'expression.

Voir la stratégie
  1. Comparer les concentrations initiales a' et b' aux coefficients stœchiométriques de la réaction pour identifier une proportion stœchiométrique.
  2. Exprimer les concentrations [\mathrm{A}](t) et [\mathrm{HCrO}_4^-](t) au cours du temps à l'aide de l'avancement volumique pour établir une relation de proportionnalité entre elles.
  3. Injecter cette relation dans la loi de vitesse simplifiée issue de la question Q11 (avec \beta = 1 établi en Q10) et identifier l'expression de la constante apparente k_2.
Voir la réponse courte

Égalité des concentrations initiales [\mathrm{A}] = [\mathrm{HCrO}_4^-] permettant d'écrire la vitesse en puissance \alpha+1 et d'isoler k_2.

Voir le corrigé complet

D'après les données du tableau 2, les concentrations initiales valent :

a' = 15\cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \quad \text{et} \quad b' = 10\cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

En comparant ces valeurs aux coefficients stœchiométriques des réactifs dans l'équation-bilan :

3\,\mathrm{A} + 2\,\mathrm{HCrO}_4^- + 8\,\mathrm{H}^+ \longrightarrow 2\,\mathrm{Cr}^{3+} + 3\,\mathrm{B} + 8\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}

on constate que :

\frac{a'}{3} = \frac{15\cdot 10^{-3}}{3} = 5\cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} = \frac{10\cdot 10^{-3}}{2} = \frac{b'}{2}

Les réactifs \mathrm{A} et \mathrm{HCrO}_4^- sont donc introduits dans les proportions stœchiométriques, ce qui se traduit par la relation :

\boxed{a' = \frac{3}{2}\,b'}

D'après le bilan de matière (avec x_v l'avancement volumique) :

\begin{aligned} [\mathrm{A}](t) &= a' - 3\,x_v \\ [\mathrm{HCrO}_4^-](t) &= b' - 2\,x_v \end{aligned}

En utilisant la relation stœchiométrique a' = \frac{3}{2}\,b' :

[\mathrm{A}](t) = \frac{3}{2}\,b' - 3\,x_v = \frac{3}{2}\left(b' - 2\,x_v\right) = \frac{3}{2}\,[\mathrm{HCrO}_4^-](t)

Cette proportionnalité reste vérifiée à tout instant t.

D'après la question Q11, les ions \mathrm{H}^+ étant en large excès, la loi de vitesse avec \beta = 1 (établi en Q10) s'écrit :

v = k'\,[\mathrm{A}]^\alpha\,[\mathrm{HCrO}_4^-] \quad \text{avec} \quad k' = k\,[\mathrm{H}^+]_{0,2}^\gamma

En y substituant l'expression de [\mathrm{A}](t) :

\begin{aligned} v &= k'\,\left(\frac{3}{2}\,[\mathrm{HCrO}_4^-]\right)^\alpha\,[\mathrm{HCrO}_4^-] \\ v &= k'\left(\frac{3}{2}\right)^\alpha\,[\mathrm{HCrO}_4^-]^{\alpha+1} \end{aligned}

La vitesse se met donc sous la forme demandée :

\boxed{v = k_2\,[\mathrm{HCrO}_4^-]^{\alpha+1}}

avec la constante de vitesse apparente :

\boxed{k_2 = k\left(\frac{3}{2}\right)^\alpha\,[\mathrm{H}^+]_{0,2}^\gamma}

Résultat

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Question 13

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : méthode intégrale, ordre 2

Montrer alors que et calculer la constante de vitesse apparente de la réaction . Pour cela on établira la relation suivante :

Voir la stratégie
  1. Établir la relation cinétique intégrée sous l'hypothèse \alpha = 1 en exprimant la vitesse volumique en fonction de [\mathrm{HCrO}_4^-], puis de [\mathrm{Cr}^{3+}].
  2. Valider l'hypothèse \alpha = 1 en exploitant la régression linéaire présentée sur la figure 2.
  3. Déterminer la valeur de k_2 (avec son unité) à partir de la pente de la droite.
Voir la réponse courte

Intégration de l'équation différentielle d'ordre global 2 pour valider \alpha = 1 et détermination de la pente donnant k_2.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente, dans les proportions stœchiométriques du mélange 2, la vitesse de réaction s'écrit :

v = k_2 \, [\mathrm{HCrO}_4^-]^{\alpha+1}

Par définition de la vitesse de réaction par rapport au réactif limitant \mathrm{HCrO}_4^- (coefficient stœchiométrique -2) :

v = -\frac{1}{2} \frac{\mathrm{d}[\mathrm{HCrO}_4^-]}{\mathrm{d}t}

D'après le tableau d'avancement, [\mathrm{Cr}^{3+}] = 2x et [\mathrm{HCrO}_4^-] = b' - 2x = b' - [\mathrm{Cr}^{3+}], avec [\mathrm{HCrO}_4^-]_0 = b'.

Établissement de la relation intégrée pour \alpha = 1 : Si l'ordre partiel vaut \alpha = 1, l'ordre global apparent en \mathrm{HCrO}_4^- est \alpha + 1 = 2. L'équation différentielle devient :

-\frac{1}{2} \frac{\mathrm{d}[\mathrm{HCrO}_4^-]}{\mathrm{d}t} = k_2 \, [\mathrm{HCrO}_4^-]^2 \iff -\frac{\mathrm{d}[\mathrm{HCrO}_4^-]}{[\mathrm{HCrO}_4^-]^2} = 2 k_2 \, \mathrm{d}t

En intégrant entre t = 0 (où [\mathrm{HCrO}_4^-] = b') et la date t :

\left[ \frac{1}{[\mathrm{HCrO}_4^-]} \right]_{b'}^{[\mathrm{HCrO}_4^-](t)} = 2 k_2 \, t \iff \frac{1}{[\mathrm{HCrO}_4^-](t)} - \frac{1}{b'} = 2 k_2 \, t

Comme [\mathrm{HCrO}_4^-](t) = b' - [\mathrm{Cr}^{3+}], on obtient bien la relation demandée :

\boxed{\frac{1}{b' - [\mathrm{Cr}^{3+}]} - \frac{1}{b'} = 2 k_2 \, t}

Validation de l'ordre \alpha = 1 : Cette relation s'écrit également :

\frac{1}{b' - [\mathrm{Cr}^{3+}]} = 2 k_2 \, t + \frac{1}{b'}

La figure 2 représente précisément \dfrac{1}{b' - [\mathrm{Cr}^{3+}]} en fonction du temps t (en minutes). La régression linéaire donne une droite d'équation :

y = 1{,}0057 \, x + 99{,}924 \quad \text{avec} \quad R^2 = 1
  • L'ordonnée à l'origine vaut 99{,}924\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1}, ce qui est en parfait accord avec \dfrac{1}{b'} = \dfrac{1}{10\cdot 10^{-3}} = 100\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1}.
  • Le coefficient de détermination R^2 = 1 confirme l'alignement rigoureux des points expérimentaux, ce qui valide l'hypothèse :

    \boxed{\alpha = 1}

Calcul de la constante k_2 : La pente de la droite s'identifie à 2 k_2 :

2 k_2 = 1{,}0057\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{min}^{-1}

On en déduit :

k_2 = \frac{1{,}0057}{2} \approx 0{,}503\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{min}^{-1} \approx 0{,}5\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{min}^{-1}

En unités du Système International (seconde) :

k_2 = \frac{0{,}503}{60} \approx 8{,}4\cdot 10^{-3}\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{s}^{-1} \approx 8\cdot 10^{-3}\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{k_2 = 0{,}50\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{min}^{-1} = 8{,}4\cdot 10^{-3}\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Question 14

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : ordre partiel, unité d'une constante de vitesse

Expliquer comment, à partir des résultats précédents, on peut déterminer l'ordre partiel . On trouve . Expliquer comment déterminer la valeur de la constante de vitesse. On ne demande pas l'application numérique mais seulement de préciser l'unité de la constante de vitesse.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rapport des constantes apparentes k_1 et k_2 obtenues lors des expériences des tableaux 1 et 2 pour éliminer la constante absolue de vitesse k.
  2. Isoler \gamma par passage au logarithme à partir des valeurs connues des concentrations initiales et des pentes expérimentales.
  3. Exprimer k en fonction de k_1 (ou k_2) et des ordres partiels établis.
  4. Déterminer l'ordre global de la réaction pour en déduire l'unité de k.
Voir la réponse courte

Déduction de \gamma par rapport des constantes apparentes k_1 et k_2, puis analyse dimensionnelle de la constante de vitesse globale k.

Voir le corrigé complet

1. Détermination de l'ordre partiel \gamma :

D'après les questions précédentes (Q9, Q12 et Q13 avec \alpha = 1 et \beta = 1), les constantes de vitesse apparentes k_1 et k_2 s'expriment respectivement par :

\begin{aligned} k_1 &= k\,a\,[\mathrm{H}^+]_{0,1}^\gamma \\ k_2 &= k\,\left(\frac{3}{2}\right)[\mathrm{H}^+]_{0,2}^\gamma \end{aligned}

En effectuant le rapport membre à membre de ces deux expressions, la constante absolue de vitesse k s'élimine :

\frac{k_1}{k_2} = \frac{2\,a}{3}\left(\frac{[\mathrm{H}^+]_{0,1}}{[\mathrm{H}^+]_{0,2}}\right)^\gamma

Il vient ainsi :

\left(\frac{[\mathrm{H}^+]_{0,1}}{[\mathrm{H}^+]_{0,2}}\right)^\gamma = \frac{3\,k_1}{2\,a\,k_2}

Par passage au logarithme népérien, on obtient l'expression de l'ordre partiel \gamma :

\boxed{\gamma = \frac{\ln\left(\dfrac{3\,k_1}{2\,a\,k_2}\right)}{\ln\left(\dfrac{[\mathrm{H}^+]_{0,1}}{[\mathrm{H}^+]_{0,2}}\right)}}

Remarque : avec \dfrac{[\mathrm{H}^+]_{0,1}}{[\mathrm{H}^+]_{0,2}} = \dfrac{0{,}270}{0{,}405} = \dfrac{2}{3} et \dfrac{3\,k_1}{2\,a\,k_2} \approx \dfrac{4}{9} = \left(\dfrac{2}{3}\right)^2, on retrouve bien \gamma = 2.

2. Détermination de la constante de vitesse k :

Connaissant l'ordre partiel \gamma = 2, on peut déterminer la valeur de la constante de vitesse k à partir de l'une des constantes apparentes déterminées précédemment :

\boxed{k = \frac{k_1}{a\,[\mathrm{H}^+]_{0,1}^2} \quad \text{ou} \quad k = \frac{2\,k_2}{3\,[\mathrm{H}^+]_{0,2}^2}}

En pratique, on peut calculer k par ces deux relations et effectuer la moyenne pour une meilleure précision.

3. Unité de la constante de vitesse k :

La loi de vitesse s'écrit :

v = k\,[\mathrm{A}]\,[\mathrm{HCrO}_4^-]\,[\mathrm{H}^+]^2

L'ordre global de la réaction est :

n = \alpha + \beta + \gamma = 1 + 1 + 2 = 4

La vitesse volumique de réaction v ayant pour dimension \mathrm{[C]\cdot T^{-1}}, la dimension de la constante de vitesse est :

[k] = \frac{[v]}{[\mathrm{C}]^4} = [\mathrm{C}]^{-3}\cdot \mathrm{T}^{-1}

Avec les concentrations exprimées en \mathrm{mol}\cdot\mathrm{L}^{-1} et le temps en secondes (ou en minutes) :

\boxed{\text{Unité de } k : \mathrm{L}^3\cdot\mathrm{mol}^{-3}\cdot\mathrm{s}^{-1} \quad (\text{ou } \mathrm{L}^3\cdot\mathrm{mol}^{-3}\cdot\mathrm{min}^{-1})}

Résultat

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Partie Partie C : Autour des métaux de transition

Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PTSI

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : loi de hess, grandeur standard de réaction

Calculer l'enthalpie standard, l'entropie standard de cette réaction à .

Voir la réponse courte

Application de la loi de Hess pour calculer \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ et \Delta_{\mathrm{r}}S^\circ à partir des données thermodynamiques à 1300\text{ K}.

Voir le corrigé complet

L'équation de la réaction considérée s'écrit :

\mathrm{Cr_2O_{3(s)} + 3\,H_{2(g)} = 2\,Cr_{(s)} + 3\,H_2O_{(g)}}

1. Enthalpie standard de réaction à 1300\text{ K} :

D'après la loi de Hess appliquée à la température T = 1300\text{ K} :

\Delta_{\mathrm{r}} H^\circ(T) = \sum_{i} \nu_i \, \Delta_{\mathrm{f}} H^\circ_i(T)

Soit, en développant selon les coefficients stœchiométriques algébriques :

\begin{aligned} \Delta_{\mathrm{r}} H^\circ(1300\text{ K}) &= 2\,\Delta_{\mathrm{f}} H^\circ(\mathrm{Cr_{(s)}}) + 3\,\Delta_{\mathrm{f}} H^\circ(\mathrm{H_2O_{(g)}}) - \Delta_{\mathrm{f}} H^\circ(\mathrm{Cr_2O_{3(s)}}) - 3\,\Delta_{\mathrm{f}} H^\circ(\mathrm{H_{2(g)}}) \\ &= 2 \times 0 + 3 \times (-240) - (-1140) - 3 \times 0 \\ &= -720 + 1140 \end{aligned}
\boxed{\Delta_{\mathrm{r}} H^\circ(1300\text{ K}) = +420\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

2. Entropie standard de réaction à 1300\text{ K} :

L'entropie standard de réaction s'exprime à partir des entropies molaires standards du tableau :

\Delta_{\mathrm{r}} S^\circ(T) = \sum_{i} \nu_i \, S_{\mathrm{m},i}^\circ(T)

Soit :

\begin{aligned} \Delta_{\mathrm{r}} S^\circ(1300\text{ K}) &= 2\,S_{\mathrm{m}}^\circ(\mathrm{Cr_{(s)}}) + 3\,S_{\mathrm{m}}^\circ(\mathrm{H_2O_{(g)}}) - S_{\mathrm{m}}^\circ(\mathrm{Cr_2O_{3(s)}}) - 3\,S_{\mathrm{m}}^\circ(\mathrm{H_{2(g)}}) \\ &= 2 \times 25 + 3 \times 190 - 80 - 3 \times 130 \\ &= 50 + 570 - 80 - 390 \end{aligned}
\boxed{\Delta_{\mathrm{r}} S^\circ(1300\text{ K}) = +150\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, PTSI

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : déplacement d'équilibre, principe de le chatelier

Proposer une optimisation des conditions de formation du chrome solide.

Voir la stratégie

Pour optimiser le rendement en chrome solide \mathrm{Cr_{(s)}}, on analyse le sens de déplacement de l'équilibre \mathrm{Cr_2O_{3(s)}} + 3\,\mathrm{H_{2(g)}} = 2\,\mathrm{Cr_{(s)}} + 3\,\mathrm{H_2O_{(g)}} sous l'effet des différents paramètres physico-chimiques :

  1. La température, à l'aide de la loi de van 't Hoff appliquée à l'enthalpie standard de réaction calculée à la question précédente.
  2. La pression totale, en considérant la variation du nombre de moles de gaz \Delta \nu_{\mathrm{g}}.
  3. La composition du milieu réactionnel (excès de réactif, élimination d'un produit) et les aspects cinétiques.
Voir la réponse courte

Déplacement d'équilibre par augmentation de la température (réaction endothermique) et de la pression partielle en dihydrogène.

Voir le corrigé complet

La réaction considérée est :

\mathrm{Cr_2O_{3(s)}} + 3\,\mathrm{H_{2(g)}} = 2\,\mathrm{Cr_{(s)}} + 3\,\mathrm{H_2O_{(g)}}
  • Influence de la température : D'après la question précédente, la réaction est endothermique :

    \Delta_{\mathrm{r}} H^\circ(1300\text{ K}) = +420\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} > 0

    D'après la loi de van 't Hoff :

    \frac{\mathrm{d}\ln K^\circ}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ}{R\,T^2} > 0

    Une élévation de température augmente la constante d'équilibre K^\circ(T) et favorise la réaction dans le sens direct. Il faut donc opérer à haute température (ce qui est également très favorable à la vitesse de réaction).

  • Influence de la pression totale : La variation du nombre stœchiométrique de constituants gazeux est :

    \Delta \nu_{\mathrm{g}} = 3 - 3 = 0

    Le quotient réactionnel s'exprime par Q_{\mathrm{r}} = \left(\frac{P(\mathrm{H_2O})}{P(\mathrm{H_2})}\right)^3 = \left(\frac{x_{\mathrm{H_2O}}}{x_{\mathrm{H_2}}}\right)^3, indépendant de la pression totale P_{\mathrm{tot}}. La pression totale n'a donc aucune influence sur la position de l'équilibre.

  • Influence des proportions et élimination des produits : Pour déplacer l'équilibre vers la formation de chrome :

    • Opérer sous un flux continu de dihydrogène (large excès de \mathrm{H_2}).
    • Éliminer en continu la vapeur d'eau formée (par entraînement ou condensation hors de la zone réactionnelle), ce qui maintient le quotient réactionnel Q_{\mathrm{r}} < K^\circ et force la réaction dans le sens direct jusqu'à conversion totale.
\boxed{\text{Travailler à haute température, avec un excès de }\mathrm{H_2}\text{ et une élimination continue de }\mathrm{H_2O_{(g)}}.}

Résultat

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en PTSI

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : enthalpie libre standard, constante d'équilibre

Donner la relation qui permet de calculer l'enthalpie libre standard. L'enthalpie libre standard de cette réaction à est de . La réaction est-elle favorable thermodynamiquement ? Donner la relation qui permet d'avoir accès à la valeur de la constante d'équilibre à cette température.

Voir la réponse courte

Formules \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ = \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ - T \Delta_{\mathrm{r}}S^\circ = -RT \ln K^\circ ; enthalpie libre standard positive indiquant un équilibre peu déplacé.

Voir le corrigé complet
  1. L'enthalpie libre standard de réaction à la température T se déduit de l'enthalpie standard et de l'entropie standard de réaction (calculées à la question 15) par la relation :

    \boxed{\Delta_{\mathrm{r}} G^\circ(T) = \Delta_{\mathrm{r}} H^\circ(T) - T\,\Delta_{\mathrm{r}} S^\circ(T)}

    Vérification avec les valeurs trouvées en Q15 :

    \Delta_{\mathrm{r}} G^\circ(1300\text{ K}) = 420\cdot 10^3 - 1300 \times 150 = 225\cdot 10^3\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} = 225\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}

    ce qui correspond parfaitement à la valeur indiquée par l'énoncé.

  2. L'enthalpie libre standard est très largement positive (\Delta_{\mathrm{r}} G^\circ(1300\text{ K}) \gg 0) : la constante d'équilibre associée est donc extrêmement faible devant l'unité. Par conséquent, la réaction n'est pas favorable thermodynamiquement dans le sens direct.
  3. La constante d'équilibre thermodynamique K^\circ(T) est reliée à l'enthalpie libre standard de réaction par la relation fondamentale :

    \Delta_{\mathrm{r}} G^\circ(T) = -R\,T \ln K^\circ(T)

    soit :

    \boxed{K^\circ(T) = \exp\left(-\frac{\Delta_{\mathrm{r}} G^\circ(T)}{R\,T}\right)}

Résultat

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Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PTSI

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : constante d'équilibre, enthalpie libre de réaction

La valeur proposée pour la constante est-elle en accord avec vos résultats précédents ?

Voir la stratégie
  1. Exprimer \ln K^\circ (ou \log K^\circ) à partir de l'enthalpie libre standard \Delta_{\mathrm{r}} G^\circ(1300\text{ K}) = 225\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} rappelée à la question précédente.
  2. Évaluer numériquement le terme RT, puis en déduire l'ordre de grandeur de K^\circ sans calculatrice.
  3. Conclure sur la cohérence entre la valeur calculée et la valeur K^\circ = 1\cdot 10^{-9} proposée.
Voir la réponse courte

Vérification de la cohérence entre \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ > 0 et une constante d'équilibre numérique très inférieure à l'unité.

Voir le corrigé complet

D'après la relation établie à la question précédente :

\ln K^\circ = -\frac{\Delta_{\mathrm{r}} G^\circ}{RT}

soit en logarithme décimal :

\log K^\circ = -\frac{\Delta_{\mathrm{r}} G^\circ}{2{,}3\,RT}

À la température T = 1300\text{ K}, en prenant R \approx 8{,}3\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} :

RT = 8{,}3 \times 1300 \approx 1{,}08\cdot 10^4\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} = 10{,}8\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}

Avec \Delta_{\mathrm{r}} G^\circ = 225\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}, on calcule :

\begin{aligned} \ln K^\circ &= -\frac{225}{10{,}8} \approx -20{,}8 \\ \log K^\circ &= \frac{-20{,}8}{\ln 10} \approx \frac{-20{,}8}{2{,}30} \approx -9{,}05 \approx -9 \end{aligned}

On en déduit :

K^\circ \approx 10^{-9{,}05} \approx 0{,}9\cdot 10^{-9} \approx 1\cdot 10^{-9}
\boxed{\text{La valeur proposée } K^\circ = 1\cdot 10^{-9} \text{ est en parfait accord avec les données thermodynamiques précédentes.}}

Résultat

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : quotient de réaction, pression partielle

Donner l'expression du quotient réactionnel en fonction des pressions partielles.

Voir la réponse courte

Expression du quotient réactionnel avec solides d'activité unité : Q_{\mathrm{r}} = \left(P_{\mathrm{H_2O}} / P_{\mathrm{H_2}}\right)^3.

Voir le corrigé complet

L'équation de la réaction étudiée est :

\mathrm{Cr_2O_{3(s)}} + 3\,\mathrm{H_{2(g)}} = 2\,\mathrm{Cr_{(s)}} + 3\,\mathrm{H_2O_{(g)}}

Par définition, le quotient réactionnel Q_{\mathrm{r}} s'exprime en fonction des activités chimiques a_i des constituants du système :

Q_{\mathrm{r}} = \frac{a(\mathrm{Cr_{(s)}})^2 \cdot a(\mathrm{H_2O_{(g)}})^3}{a(\mathrm{Cr_2O_{3(s)}}) \cdot a(\mathrm{H_{2(g)}})^3}

Dans l'approximation des phases solides pures et du modèle du gaz parfait :

  • pour les solides purs seuls dans leur phase : a(\mathrm{Cr_{(s)}}) = 1 et a(\mathrm{Cr_2O_{3(s)}}) = 1 ;
  • pour les constituants gazeux : a(\mathrm{H_2O_{(g)}}) = \dfrac{P(\mathrm{H_2O})}{P^\circ} et a(\mathrm{H_{2(g)}}) = \dfrac{P(\mathrm{H_2})}{P^\circ}, où P^\circ = 1\text{ bar} est la pression standard de référence.

En injectant ces activités dans l'expression de Q_{\mathrm{r}}, on obtient :

\boxed{Q_{\mathrm{r}} = \left(\frac{P(\mathrm{H_2O})}{P(\mathrm{H_2})}\right)^3}

Résultat

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Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : tableau d'avancement, équilibre chimique

Établir le tableau d'avancement de la réaction.

Voir la réponse courte

Établissement du tableau d'avancement en quantité de matière pour le système hétérogène fermé.

Voir le corrigé complet

L'équation de la réaction de réduction de l'oxyde de chrome (III) par le dihydrogène s'écrit :

\mathrm{Cr_2O_{3(s)}} + 3\,\mathrm{H_{2(g)}} = 2\,\mathrm{Cr_{(s)}} + 3\,\mathrm{H_2O_{(g)}}

Les quantités initiales de matière introduites dans le réacteur de volume V sont :

\begin{aligned} n_0(\mathrm{Cr_2O_3}) &= 5{,}0\cdot 10^{-4}\text{ mol} \\ n_0(\mathrm{H_2}) &= 0{,}1\text{ mol} \\ n_0(\mathrm{Cr}) &= 0\text{ mol} \\ n_0(\mathrm{H_2O}) &= 0\text{ mol} \end{aligned}

En notant \xi l'avancement molaire de la réaction, on dresse le tableau d'avancement exprimé en moles :

Équation\mathrm{Cr_2O_{3(s)}}+ \; 3\,\mathrm{H_{2(g)}}=\; 2\,\mathrm{Cr_{(s)}}+ \; 3\,\mathrm{H_2O_{(g)}}
État initial (\xi = 0)n_0(\mathrm{Cr_2O_3})n_0(\mathrm{H_2})00
En cours de réaction (\xi)n_0(\mathrm{Cr_2O_3}) - \xin_0(\mathrm{H_2}) - 3\,\xi2\,\xi3\,\xi
À l'équilibre (\xi_{\text{éq}})n_0(\mathrm{Cr_2O_3}) - \xi_{\text{éq}}n_0(\mathrm{H_2}) - 3\,\xi_{\text{éq}}2\,\xi_{\text{éq}}3\,\xi_{\text{éq}}

La quantité totale de matière gazeuse est constante tout au long de la transformation :

\boxed{n_{\mathrm{g}} = n(\mathrm{H_2}) + n(\mathrm{H_2O}) = n_0(\mathrm{H_2}) = 0{,}1\text{ mol}}

Résultat

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Question 21

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, PTSI

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : constante d'équilibre, avancement à l'équilibre

Calculer, à l'équilibre, l'avancement de la réaction et le nombre de moles de chrome formé.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le quotient réactionnel à l'équilibre en fonction des quantités de matière gazeuses établies dans le tableau d'avancement de la question précédente (Q20).
  2. Résoudre la condition d'équilibre Q_{\mathrm{r,\text{éq}}} = K^\circ pour en déduire l'avancement à l'équilibre \xi_{\text{éq}}.
  3. Vérifier que l'oxyde de chrome solide n'est pas totalement consommé (coexistence des phases solides), puis calculer la quantité de chrome solide formé n(\mathrm{Cr})_{\text{éq}} = 2\,\xi_{\text{éq}}.
Voir la réponse courte

Expression des pressions partielles à l'équilibre en fonction de \xi_{\mathrm{éq}}, égalité Q_{\mathrm{r}} = K^\circ et déduction de n(\mathrm{Cr}).

Voir le corrigé complet

D'après le tableau d'avancement (Q20), le nombre total de moles de gaz est invariant au cours de la transformation :

n_{\mathrm{g}} = n(\mathrm{H_2}) + n(\mathrm{H_2O}) = n_0(\mathrm{H_2}) = 0{,}1\text{ mol}

Les pressions partielles s'écrivent :

P(\mathrm{H_2}) = \frac{n_0(\mathrm{H_2}) - 3\xi}{n_{\mathrm{g}}}\,P_{\mathrm{tot}} \quad \text{et} \quad P(\mathrm{H_2O}) = \frac{3\xi}{n_{\mathrm{g}}}\,P_{\mathrm{tot}}

Le quotient réactionnel s'exprime alors simplement par le rapport des quantités de matière (résultat de la question Q19) :

Q_{\mathrm{r}} = \left( \frac{P(\mathrm{H_2O})}{P(\mathrm{H_2})} \right)^3 = \left( \frac{3\xi}{n_0(\mathrm{H_2}) - 3\xi} \right)^3

À l'équilibre chimique, en supposant les solides présents, la loi d'action de masse impose Q_{\mathrm{r,\text{éq}}} = K^\circ :

\left( \frac{3\xi_{\text{éq}}}{n_0(\mathrm{H_2}) - 3\xi_{\text{éq}}} \right)^3 = K^\circ = 1\cdot 10^{-9}

En prenant la racine cubique :

\frac{3\xi_{\text{éq}}}{n_0(\mathrm{H_2}) - 3\xi_{\text{éq}}} = (K^\circ)^{1/3} = (1\cdot 10^{-9})^{1/3} = 1\cdot 10^{-3}

Comme (K^\circ)^{1/3} \ll 1, la réaction est très peu avancée, d'où 3\xi_{\text{éq}} \ll n_0(\mathrm{H_2}) :

3\xi_{\text{éq}} \approx n_0(\mathrm{H_2}) \, (K^\circ)^{1/3} = 0{,}1 \times 1\cdot 10^{-3} = 1\cdot 10^{-4}\text{ mol}

On en déduit l'avancement à l'équilibre :

\xi_{\text{éq}} = \frac{n_0(\mathrm{H_2}) \, (K^\circ)^{1/3}}{3} = \frac{10^{-4}}{3}\text{ mol} \approx 3{,}3\cdot 10^{-5}\text{ mol}

Vérifions la quantité restante d'oxyde de chrome(III) solide :

n(\mathrm{Cr_2O_3})_{\text{éq}} = n_0(\mathrm{Cr_2O_3}) - \xi_{\text{éq}} = 5{,}0\cdot 10^{-4} - 0{,}33\cdot 10^{-4} = 4{,}7\cdot 10^{-4}\text{ mol} > 0

Le réactif solide n'est pas épuisé et du chrome solide s'est formé : les deux phases solides sont bien présentes et l'équilibre est effectif.

Avec un seul chiffre significatif :

\boxed{\xi_{\text{éq}} \approx 3\cdot 10^{-5}\text{ mol}}

D'après les coefficients stœchiométriques, la quantité de chrome métallique formé à l'équilibre vaut :

n(\mathrm{Cr})_{\text{éq}} = 2\,\xi_{\text{éq}} = \frac{2}{3}\cdot 10^{-4}\text{ mol} \approx 6{,}7\cdot 10^{-5}\text{ mol}

Soit, avec 1 chiffre significatif :

\boxed{n(\mathrm{Cr})_{\text{éq}} \approx 7\cdot 10^{-5}\text{ mol}}

Résultat

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Partie Partie D : Autour des métaux de transition

Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : pile électrochimique, force électromotrice

Quelle est la polarité de la pile ? Calculer sa force électromotrice.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le potentiel d'oxydoréduction de chaque compartiment à l'aide de la formule de Nernst en tenant compte des concentrations et du \mathrm{pH}.
  2. Identifier la polarité de la pile : le pôle positif (\oplus) correspond à l'électrode au potentiel le plus élevé, et le pôle négatif (\ominus) à celle au potentiel le plus faible.
  3. Calculer la force électromotrice à vide : e = E_+ - E_-.
Voir la réponse courte

Comparaison des potentiels d'oxydoréduction pour identifier la polarité des électrodes et calculer la fém initiale e = E_+ - E_-.

Voir le corrigé complet

1. Potentiel de l'électrode dans le compartiment A (solution A)

Le couple mis en jeu est \mathrm{Fe^{3+}/Fe^{2+}}, associé à la demi-équation électronique :

\mathrm{Fe^{3+}} + \mathrm{e}^- = \mathrm{Fe^{2+}}

D'après la formule de Nernst à la température de travail :

E_{\mathrm{A}} = E_2^\circ(\mathrm{Fe^{3+}/Fe^{2+}}) + \frac{RT}{\mathcal{F}}\ln\left(\frac{[\mathrm{Fe^{3+}}]}{[\mathrm{Fe^{2+}}]}\right) = E_2^\circ + 0{,}06\,\log\left(\frac{[\mathrm{Fe^{3+}}]}{[\mathrm{Fe^{2+}}]}\right)

Comme [\mathrm{Fe^{3+}}] = [\mathrm{Fe^{2+}}] = 0{,}06\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, on a \log(1) = 0, d'où :

E_{\mathrm{A}} = 0{,}77\text{ V}

2. Potentiel de l'électrode dans le compartiment B (solution B)

Le couple mis en jeu est \mathrm{Cr_2O_7^{2-}/Cr^{3+}}, associé à la demi-équation électronique :

\mathrm{Cr_2O_7^{2-}} + 14\,\mathrm{H^+} + 6\,\mathrm{e}^- = 2\,\mathrm{Cr^{3+}} + 7\,\mathrm{H_2O}

D'après la formule de Nernst :

E_{\mathrm{B}} = E_1^\circ(\mathrm{Cr_2O_7^{2-}/Cr^{3+}}) + \frac{0{,}06}{6}\log\left(\frac{[\mathrm{Cr_2O_7^{2-}}]\,[\mathrm{H^+}]^{14}}{[\mathrm{Cr^{3+}}]^2\,(c^\circ)^{13}}\right)

Avec \mathrm{pH} = 0, soit [\mathrm{H^+}] = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} = c^\circ, et [\mathrm{Cr_2O_7^{2-}}] = [\mathrm{Cr^{3+}}] = 0{,}06\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} :

\frac{[\mathrm{Cr_2O_7^{2-}}]}{[\mathrm{Cr^{3+}}]^2} = \frac{0{,}06}{(0{,}06)^2} = \frac{1}{0{,}06}

En utilisant la donnée de l'énoncé \log(0{,}06) = -1 :

\log\left(\frac{1}{0{,}06}\right) = -\log(0{,}06) = 1

On en déduit :

E_{\mathrm{B}} = 1{,}33 + \frac{0{,}06}{6}\times 1 = 1{,}33 + 0{,}01 = 1{,}34\text{ V}

3. Polarité de la pile

On constate que E_{\mathrm{B}} > E_{\mathrm{A}} :

  • L'électrode (2) plongeant dans la solution B constitue le pôle positif (\oplus).
  • L'électrode (1) plongeant dans la solution A constitue le pôle négatif (\ominus).

4. Force électromotrice de la pile

La force électromotrice e de la pile est la différence de potentiel à vide :

e = E_+ - E_- = E_{\mathrm{B}} - E_{\mathrm{A}} = 1{,}34 - 0{,}77 = 0{,}57\text{ V}
\boxed{e = 0{,}57\text{ V}}

Résultat

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : pile électrochimique, réaction de cellule

On ferme l'interrupteur K. Donner l'équation de la réaction qui a lieu. Préciser l'anode et la cathode.

Voir la stratégie
  1. Identifier les réactions électrochimiques aux électrodes à partir de la polarité trouvée à la question précédente : le pôle négatif est le siège d'une oxydation (anode), tandis que le pôle positif est le siège d'une réduction (cathode).
  2. Écrire les demi-équations d'oxydoréduction associées à chaque compartiment en équilibrant les charges et la matière.
  3. Sommer les demi-équations après égalisation du nombre d'électrons échangés pour obtenir l'équation de la réaction globale.
Voir la réponse courte

Écriture de l'équation de fonctionnement spontané de la pile : oxydation anodique et réduction cathodique.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q22, le compartiment B (électrode 2) constitue le pôle positif de la pile (E_{\mathrm{B}} > E_{\mathrm{A}}) et le compartiment A (électrode 1) en constitue le pôle négatif.

  • À l'électrode (1) (pôle négatif) : les électrons sont libérés par une oxydation. Il s'agit donc de l'anode :

    \mathrm{Fe^{2+}} = \mathrm{Fe^{3+}} + \mathrm{e}^-
  • À l'électrode (2) (pôle positif) : les électrons sont captés par une réduction. Il s'agit donc de la cathode :

    \mathrm{Cr_2O_7^{2-}} + 14\,\mathrm{H^+} + 6\,\mathrm{e}^- = 2\,\mathrm{Cr^{3+}} + 7\,\mathrm{H_2O}

En combinant ces deux demi-équations de manière à échanger 6\,\mathrm{e}^-, on obtient l'équation de la réaction globale de fonctionnement de la pile :

\boxed{\mathrm{Cr_2O_7^{2-}} + 6\,\mathrm{Fe^{2+}} + 14\,\mathrm{H^+} = 2\,\mathrm{Cr^{3+}} + 6\,\mathrm{Fe^{3+}} + 7\,\mathrm{H_2O}}

En résumé :

  • Anode : électrode (1) plongeant dans la solution A ;
  • Cathode : électrode (2) plongeant dans la solution B.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles ; Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : enthalpie libre standard, constante d'équilibre

Exprimer l'enthalpie libre standard de cette réaction en fonction des potentiels standard. Calculer la constante d'équilibre de cette réaction d'oxydoréduction.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}} G^\circ à partir du travail électrique réversible ou en reliant les affinités des deux demi-réactions d'électrode, en explicitant le nombre n = 6 d'électrons échangés par mole d'avancement (établi à la question Q23).
  2. Relier \Delta_{\mathrm{r}} G^\circ à la constante thermodynamique d'équilibre K^\circ via la relation \Delta_{\mathrm{r}} G^\circ = -RT \ln K^\circ.
  3. Utiliser la donnée \frac{RT}{\mathcal{F}}\ln X = 0{,}06\log X pour exprimer \log K^\circ en fonction de la différence de potentiel standard \Delta E^\circ = E_1^\circ - E_2^\circ et en déduire la valeur numérique de K^\circ.
Voir la réponse courte

Calcul de \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ = -n F \Delta E^\circ et déduction de la constante d'équilibre via \ln K^\circ = n F \Delta E^\circ / (RT).

Voir le corrigé complet

D'après l'équation bilan établie à la question Q23 :

\mathrm{Cr_2O_7^{2-}} + 6\,\mathrm{Fe^{2+}} + 14\,\mathrm{H^+} = 2\,\mathrm{Cr^{3+}} + 6\,\mathrm{Fe^{3+}} + 7\,\mathrm{H_2O}

le nombre d'électrons échangés par mole de réaction est n = 6.

Pour chaque couple oxydant/réducteur, l'enthalpie libre standard de demi-réaction est reliée à son potentiel standard par :

\begin{aligned} \Delta_{\mathrm{r}} G_1^\circ &= -6\,\mathcal{F}\,E_1^\circ \quad \text{pour la réduction de }\mathrm{Cr_2O_7^{2-}} \\ \Delta_{\mathrm{r}} G_2^\circ &= -1\,\mathcal{F}\,E_2^\circ \quad \text{pour la réduction de }\mathrm{Fe^{3+}} \end{aligned}

La réaction globale étant obtenue en effectuant la demi-réaction (1) moins 6 fois la demi-réaction (2), on a :

\Delta_{\mathrm{r}} G^\circ = \Delta_{\mathrm{r}} G_1^\circ - 6\,\Delta_{\mathrm{r}} G_2^\circ = -6\,\mathcal{F}\,(E_1^\circ - E_2^\circ)
\boxed{\Delta_{\mathrm{r}} G^\circ = -6\,\mathcal{F}\left(E_1^\circ - E_2^\circ\right)}

Par ailleurs, l'enthalpie libre standard de réaction est liée à la constante thermodynamique d'équilibre K^\circ par :

\Delta_{\mathrm{r}} G^\circ = -RT \ln K^\circ

Il vient ainsi :

-RT \ln K^\circ = -6\,\mathcal{F}\,(E_1^\circ - E_2^\circ) \iff \ln K^\circ = \frac{6\,\mathcal{F}}{RT}(E_1^\circ - E_2^\circ)

En utilisant la relation donnée par l'énoncé, \frac{RT}{\mathcal{F}}\ln X = 0{,}06 \log X, on obtient :

\log K^\circ = \frac{6\left(E_1^\circ - E_2^\circ\right)}{0{,}06} = 100\left(E_1^\circ - E_2^\circ\right)

Application numérique avec E_1^\circ = 1{,}33\text{ V} et E_2^\circ = 0{,}77\text{ V} :

\Delta E^\circ = 1{,}33 - 0{,}77 = 0{,}56\text{ V}
\log K^\circ = 100 \times 0{,}56 = 56
\boxed{K^\circ = 10^{56}}

Résultat

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Question 25

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : équilibre de pile, état final

Déterminer la concentration des différentes espèces présentes en quantité notable dans les solutions lorsque la pile est « usée ».

Voir la stratégie
  1. Une pile est « usée » lorsque le système atteint l'équilibre chimique (e = 0).
  2. La constante d'équilibre étant extrêmement grande (K^\circ = 10^{56} \gg 1, question Q24), la réaction d'oxydoréduction est quasi-totale : l'avancement final \xi_{\mathrm{f}} s'identifie à l'avancement maximal \xi_{\max}.
  3. Identifier le réactif limitant à partir des quantités initiales, puis en déduire les concentrations des espèces présentes en quantité notable dans chaque compartiment de volume V = 1\text{ L}.
Voir la réponse courte

Détermination de l'état final à fém nulle par égalité des potentiels d'électrode et bilan de matière.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q23, la réaction qui a lieu lors du fonctionnement de la pile est :

\mathrm{Cr_2O_7^{2-}} + 6\,\mathrm{Fe^{2+}} + 14\,\mathrm{H^+} = 2\,\mathrm{Cr^{3+}} + 6\,\mathrm{Fe^{3+}} + 7\,\mathrm{H_2O}

Les quantités initiales de matière dans chaque compartiment de volume V = 1\text{ L} sont :

\begin{aligned} n_0(\mathrm{Fe^{2+}}) &= [\mathrm{Fe^{2+}}]_0\,V = 0{,}06\text{ mol} \\ n_0(\mathrm{Fe^{3+}}) &= [\mathrm{Fe^{3+}}]_0\,V = 0{,}06\text{ mol} \\ n_0(\mathrm{Cr_2O_7^{2-}}) &= [\mathrm{Cr_2O_7^{2-}}]_0\,V = 0{,}06\text{ mol} \\ n_0(\mathrm{Cr^{3+}}) &= [\mathrm{Cr^{3+}}]_0\,V = 0{,}06\text{ mol} \end{aligned}

Le pH de la solution B étant maintenu constant à 0 par une solution tampon, [\mathrm{H^+}] = 10^{-\mathrm{pH}} = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

La réaction étant quasi-totale (K^\circ = 10^{56}), l'avancement est limité par le réactif pour lequel le rapport n_0/\nu est le plus faible :

\frac{n_0(\mathrm{Fe^{2+}})}{6} = \frac{0{,}06}{6} = 0{,}01\text{ mol} \quad < \quad \frac{n_0(\mathrm{Cr_2O_7^{2-}})}{1} = 0{,}06\text{ mol}

Le réactif limitant est donc l'ion \mathrm{Fe^{2+}}, et l'avancement maximal vaut :

\xi_{\max} = 0{,}01\text{ mol}

À l'état d'épuisement de la pile (\xi_{\mathrm{f}} \approx \xi_{\max}) :

Dans le compartiment A (V_{\mathrm{A}} = 1\text{ L}) :

  • Les ions \mathrm{Fe^{2+}} sont quasi-totalement consommés : leur quantité n'est plus notable ([\mathrm{Fe^{2+}}]_{\mathrm{f}} \approx 0).
  • Quantité d'ions \mathrm{Fe^{3+}} :

    n_{\mathrm{f}}(\mathrm{Fe^{3+}}) = n_0(\mathrm{Fe^{3+}}) + 6\,\xi_{\max} = 0{,}06 + 6 \times 0{,}01 = 0{,}12\text{ mol}

Dans le compartiment B (V_{\mathrm{B}} = 1\text{ L}) :

  • Quantité d'ions dichromate \mathrm{Cr_2O_7^{2-}} :

    n_{\mathrm{f}}(\mathrm{Cr_2O_7^{2-}}) = n_0(\mathrm{Cr_2O_7^{2-}}) - \xi_{\max} = 0{,}06 - 0{,}01 = 0{,}05\text{ mol}
  • Quantité d'ions chrome(III) \mathrm{Cr^{3+}} :

    n_{\mathrm{f}}(\mathrm{Cr^{3+}}) = n_0(\mathrm{Cr^{3+}}) + 2\,\xi_{\max} = 0{,}06 + 2 \times 0{,}01 = 0{,}08\text{ mol}
  • La concentration en ions \mathrm{H^+} reste fixée par la solution tampon :

    [\mathrm{H^+}]_{\mathrm{f}} = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

Les concentrations finales des espèces présentes en quantité notable sont donc :

\boxed{ \begin{aligned} &[\mathrm{Fe^{3+}}]_{\mathrm{f}} = 0{,}12\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \\ &[\mathrm{Cr_2O_7^{2-}}]_{\mathrm{f}} = 0{,}05\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \\ &[\mathrm{Cr^{3+}}]_{\mathrm{f}} = 0{,}08\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \\ &[\mathrm{H^+}]_{\mathrm{f}} = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \end{aligned} }

Résultat

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Partie Partie E : Autour des métaux de transition

Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Chimie organique › Spectroscopies IR et RMN

Notions : spectrophotométrie uv-visible, choix de longueur d'onde

On décide de travailler à une longueur d'onde de . Justifier ce choix.

Voir la réponse courte

Choix du maximum d'absorption du complexe cuivrique à 808\text{ nm} pour maximiser la sensibilité sans interférence d'autres espèces.

Voir le corrigé complet

D'après le spectre d'absorption des ions cuivre \mathrm{Cu(H_2O)_6^{2+}} fourni sur la figure 4, l'absorbance présente un maximum pour une longueur d'onde :

\lambda_{\max} \approx 808\text{ nm}

Travailler à la longueur d'onde du maximum d'absorption se justifie par deux raisons principales :

  1. Maximiser la sensibilité de la mesure : le coefficient d'absorption molaire \varepsilon(\lambda) y est maximal. Pour une cuve et une concentration données, l'absorbance mesurée est donc la plus élevée possible d'après la loi de Beer-Lambert, ce qui minimise l'incertitude relative sur la mesure de concentration.
  2. Minimiser l'erreur liée au spectromètre : au voisinage du pic d'absorption, la courbe présente un extremum local où la dérivée s'annule (\frac{\mathrm{d}A}{\mathrm{d}\lambda} \approx 0). Une légère imprécision ou dérive de calage en longueur d'onde du monochromateur n'entraîne ainsi qu'une variation négligeable de l'absorbance mesurée.

Par ailleurs, les ions zinc \mathrm{Zn(H_2O)_6^{2+}} forment un complexe incolore qui n'absorbe pas à cette longueur d'onde, ce qui garantit la sélectivité du dosage spectrophotométrique du cuivre.

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Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Chimie organique › Spectroscopies IR et RMN

Notions : loi de beer-lambert

Justifier l'allure de ce graphe à l'aide d'une loi que l'on précisera.

Voir la réponse courte

Justification de la linéarité entre absorbance et concentration par la loi de Beer-Lambert A = \epsilon \ell C.

Voir le corrigé complet

L'absorption de la lumière par une espèce chimique en solution diluée est régie par la loi de Beer-Lambert :

\boxed{A = \varepsilon(\lambda) \cdot \ell \cdot c}

où :

  • A est l'absorbance de la solution à la longueur d'onde de travail \lambda = 808\text{ nm} (grandeur sans dimension) ;
  • \varepsilon(\lambda) est le coefficient d'absorption molaire du complexe de cuivre(II) à cette longueur d'onde (en \text{L}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{cm}^{-1}) ;
  • \ell est l'épaisseur de solution traversée (trajet optique de la cuve, ici \ell = 1\text{ cm}) ;
  • c est la concentration molaire des ions cuivre en solution (en \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}).

À longueur d'onde \lambda et épaisseur de cuve \ell fixées, et dans le domaine de validité de la loi (solutions suffisamment diluées, c \le 0{,}1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, lumière monochromatique, et absence d'autres espèces absorbantes à cette longueur d'onde), l'absorbance A est strictement proportionnelle à la concentration c.

La fonction théorique A = f(c) est donc une droite linéaire passant par l'origine :

A = k \cdot c \quad \text{avec} \quad k = \varepsilon(\lambda) \cdot \ell

Le tracé expérimental obtenu sur la figure 5 confirme parfaitement ce modèle : les points sont alignés sur une droite d'équation y = 12{,}033\,x + 0{,}007 avec un coefficient de corrélation R^2 = 0{,}9998 \approx 1, l'ordonnée à l'origine résiduelle (0{,}007) étant imputable aux incertitudes de mesure et à l'ajustement du blanc spectrophotométrique.

Résultat

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Chimie organique › Spectroscopies IR et RMN

Notions : coefficient d'absorption molaire, beer-lambert

Quelle grandeur caractéristique de l'ion cuivre peut-on déterminer à l'aide de ce graphe ? La calculer sachant que l'épaisseur de la cuve est de .

Voir la stratégie
  1. Identifier la relation entre la pente de la droite d'étalonnage A = f(c) et les grandeurs physiques issues de la loi de Beer-Lambert.
  2. En déduire la grandeur caractéristique recherchée, puis relever la valeur numérique de la pente sur le graphique de la figure 5 pour déterminer cette grandeur avec son unité.
Voir la réponse courte

Détermination de la pente de la droite d'étalonnage pour calculer le coefficient d'absorption molaire \epsilon.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de Beer-Lambert rappelée à la question Q27, l'absorbance d'une solution d'ion cuivre (complexe \mathrm{Cu(H_2O)_6^{2+}}) à la longueur d'onde \lambda = 808\text{ nm} s'écrit :

A = \varepsilon(\lambda)\,\ell\,c

Le tracé de A = f(c) est une droite dont le coefficient directeur s'identifie à :

p = \varepsilon(\lambda)\,\ell

La grandeur caractéristique de l'espèce absorbante que l'on peut déterminer est le coefficient d'absorption molaire (ou d'extinction molaire) de l'ion cuivre à cette longueur d'onde, noté \varepsilon ou \varepsilon(808\text{ nm}).

Sur la figure 5, la régression linéaire donne pour équation :

y = 12,033\,x + 0,007

où y = A (sans dimension) et x = c (en \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}). La pente de la droite vaut donc :

p = 12{,}033\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1}

L'ordonnée à l'origine (0{,}007) étant quasi nulle, la proportionnalité est parfaitement vérifiée (R^2 = 0{,}9998). On en déduit :

\varepsilon = \frac{p}{\ell}

Avec \ell = 1\text{ cm} :

\varepsilon = \frac{12{,}033\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1}}{1\text{ cm}} \approx 12\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{cm}^{-1}

Exprimé dans les unités du Système International :

\varepsilon = 12\times \frac{10^{-3}\text{ m}^3\cdot\text{mol}^{-1}}{10^{-2}\text{ m}} = 1{,}2\text{ m}^2\cdot\text{mol}^{-1}
\boxed{\varepsilon(808\text{ nm}) = 12\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{cm}^{-1} = 1{,}2\text{ m}^2\cdot\text{mol}^{-1}}

Résultat

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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Chimie organique › Spectroscopies IR et RMN

Notions : dosage par étalonnage, spectrophotométrie

L'absorbance mesurée pour la solution de laiton est de . En déduire la concentration approximative de la solution en ions cuivre.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la droite d'étalonnage A = 12{,}033\,c + 0{,}007 issue de la figure 5 pour exprimer la concentration c en fonction de l'absorbance A.
  2. Corréler ce résultat par une lecture directe dans le tableau 3 de mesures.
Voir la réponse courte

Lecture graphique ou application de la pente d'étalonnage pour remonter à la concentration molaire en ions cuivre.

Voir le corrigé complet

D'après la droite d'étalonnage obtenue sur la figure 5 :

A = 12{,}033\,c + 0{,}007

où c est la concentration en ions cuivre(II) en \mathrm{mol\cdot L^{-1}}.

Pour une absorbance mesurée A = 0{,}62, on en déduit :

c = \frac{A - 0{,}007}{12{,}033} = \frac{0{,}62 - 0{,}007}{12{,}033} \approx \frac{0{,}613}{12} \approx 0{,}051\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

Ce résultat est confirmé de façon immédiate par le tableau 3, dans lequel une concentration c = 0{,}05\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} correspond précisément à une absorbance expérimentale A = 0{,}616 \approx 0{,}62.

En respectant la consigne sur les chiffres significatifs (ou en restant au niveau de l'estimation demandée) :

\boxed{c \approx 5\cdot 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} = 0{,}05\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}

Résultat

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Question 30

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Chimie organique › Spectroscopies IR et RMN

Notions : pourcentage massique, composition d'un alliage

Quels sont les pourcentages massiques de cuivre et de zinc de ce laiton ? Conclure.

Voir la stratégie
  1. Calculer la quantité de matière puis la masse de cuivre contenue dans le volume V = 5\text{ mL} d'échantillon à partir de la concentration c déterminée à la question précédente.
  2. En déduire le pourcentage massique en cuivre w_{\mathrm{Cu}}, puis celui en zinc w_{\mathrm{Zn}} en considérant que le laiton est un alliage binaire cuivre-zinc.
  3. Conclure en confrontant la valeur obtenue à l'intervalle donné par l'énoncé (5\text{ à }45\,\% de zinc).
Voir la réponse courte

Calcul de la masse de cuivre dissous, du pourcentage massique de cuivre dans le laiton et déduction de celui du zinc.

Voir le corrigé complet

La quantité de matière d'ions cuivre \mathrm{Cu^{2+}} présente dans le volume V = 5\text{ mL} = 5\cdot 10^{-3}\text{ L} de solution est :

n_{\mathrm{Cu}} = c \cdot V

D'après la question Q29, c \approx 0{,}051\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, d'où :

n_{\mathrm{Cu}} = 0{,}051 \times 5\cdot 10^{-3} \approx 2{,}55\cdot 10^{-4}\text{ mol}

La masse de cuivre correspondante dans l'échantillon s'écrit :

m_{\mathrm{Cu}} = n_{\mathrm{Cu}} \cdot M_{\mathrm{Cu}} = c \cdot V \cdot M_{\mathrm{Cu}}
m_{\mathrm{Cu}} = 2{,}55\cdot 10^{-4} \times 64 \approx 1{,}63\cdot 10^{-2}\text{ g} = 16{,}3\text{ mg}

(ou 16\text{ mg} en arrondissant c à 0{,}050\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}).

L'échantillon de laiton dissous ayant une masse totale m_{\mathrm{tot}} = 24\text{ mg}, le pourcentage massique en cuivre est :

w_{\mathrm{Cu}} = \frac{m_{\mathrm{Cu}}}{m_{\mathrm{tot}}} = \frac{16{,}3}{24} \approx 68\,\% \quad (\text{ou } \frac{16}{24} \approx 67\,\%)

Le laiton étant un alliage constitué essentiellement de cuivre et de zinc (m_{\mathrm{tot}} = m_{\mathrm{Cu}} + m_{\mathrm{Zn}}), on en déduit le pourcentage massique en zinc :

w_{\mathrm{Zn}} = 100\,\% - w_{\mathrm{Cu}} \approx 32\,\% \quad (\text{ou } 33\,\%)
\boxed{w_{\mathrm{Cu}} \approx 67\,\% \quad \text{et} \quad w_{\mathrm{Zn}} \approx 33\,\%}

Conclusion : La teneur massique en zinc obtenue (w_{\mathrm{Zn}} \approx 33\,\%) est bien comprise dans la plage annoncée pour les laitons (5\text{ à }45\,\%, ce qui correspond à un laiton de type \alpha+\beta). Le résultat est donc tout à fait cohérent.

Résultat

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Partie Partie F : Autour des métaux de transition

Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Exploitation de document

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion

Notions : courbe intensité-potentiel, système rapide

Préciser la nature lent ou rapide des systèmes portés sur le graphe. Préciser également si le graphe ne permet pas de conclure.

Voir l'indice

Observer la pente à l'origine des courbes au potentiel d'équilibre : une allure verticale sans surtension caractérise un système électrochimique rapide.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le critère cinétique sur une courbe intensité-potentiel : un système redox est qualifié de rapide si les branches anodique et cathodique se raccordent sur l'axe i = 0 avec une pente non nulle (absence de surtension). Il est qualifié de lent s'il existe une plage de potentiel (domaine d'électroactivité nulle) autour du potentiel d'équilibre où le courant reste nul (présence de surtensions).
  2. Examiner chaque couple présent sur le graphe : vérifier si les deux branches sont représentées et si le potentiel d'équilibre est repérable.
Voir la réponse courte

Identification de la rapidité ou lenteur des systèmes redox selon la présence ou non d'un palier ou d'une surtension au courant nul.

Voir le corrigé complet

Sur le premier graphe fourni :

  • Couple \mathrm{Cu^{2+}/Cu} : les deux branches (oxydation de \mathrm{Cu} et réduction de \mathrm{Cu^{2+}}) sont représentées. Elles se coupent au niveau de l'axe des potentiels (i=0) avec une pente importante et sans surtension appréciable (pas de palier de courant nul). Le couple \mathrm{Cu^{2+}/Cu} est donc un système rapide.
  • Couple \mathrm{Ag^{+}/Ag} : de même, les branches anodique (\mathrm{Ag} \rightarrow \mathrm{Ag}^{+}) et cathodique (\mathrm{Ag}^{+} \rightarrow \mathrm{Ag}) se raccordent sur l'axe i=0 avec une pente non nulle et sans surtension notable. Le couple \mathrm{Ag^{+}/Ag} est donc également un système rapide.
  • Couples du solvant (\mathrm{H_3O^{+}/H_2} et \mathrm{O_2/H_2O}) : seule la branche cathodique est représentée pour la réduction de \mathrm{H_3O^{+}}, et seule la branche anodique est représentée pour l'oxydation de \mathrm{H_2O}. En l'absence de la seconde branche et sans graduation sur l'axe des potentiels permettant de situer leurs potentiels d'équilibre, le graphe ne permet pas de conclure rigoureusement sur la nature lente ou rapide de ces systèmes (même si ces couples sont usuellement lents sur électrodes métalliques usuelles).
\boxed{ \begin{aligned} &\text{Systèmes rapides : } \mathrm{Cu^{2+}/Cu} \text{ et } \mathrm{Ag^{+}/Ag} \\ &\text{Impossible de conclure à partir du graphe : couples de l'eau } (\mathrm{H_3O^{+}/H_2} \text{ et } \mathrm{O_2/H_2O}) \end{aligned} }

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Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion

Notions : courant limite de diffusion, transport de matière

Sur certaines courbes on observe un palier. À quoi correspond ce phénomène ?

Voir l'indice

Identifier le courant limite de diffusion associé à la vitesse maximale de transfert de matière par diffusion des ions depuis le cœur de la solution.

Voir la réponse courte

Le palier de courant correspond au courant limite de diffusion atteint lorsque le transport de matière devient l'étape limitante.

Voir le corrigé complet

Le palier de courant observé sur certaines branches cathodiques (notamment pour la réduction des ions \mathrm{Ag^+} et \mathrm{Cu^{2+}}) correspond à l'existence d'un courant limite de diffusion (ou palier de diffusion).

Ce phénomène est lié à la limitation par le transport de matière :

  • Lorsque la surtension cathodique augmente en valeur absolue, la cinétique du transfert de charge à l'électrode devient très rapide par rapport à la vitesse d'acheminement des réactifs depuis le cœur de la solution vers la surface de l'électrode.
  • La concentration de l'espèce électroactive à la surface de l'électrode s'annule alors ([\text{Ox}]_{\text{surf}} \approx 0).
  • D'après la première loi de Fick, dans le cadre du modèle de la couche de diffusion de Nernst d'épaisseur \delta, le flux de matière maximal arrivant à l'électrode de surface S s'écrit :

    j_{\mathrm{max}} = D\,\frac{[\text{Ox}]_{\text{cœur}}}{\delta}
  • Le courant cathodique atteint par conséquent une valeur maximale en valeur absolue, indépendante du potentiel appliqué :

    \boxed{i_{\ell,\text{c}} = - n \mathcal{F} S \frac{D}{\delta}[\text{Ox}]_{\text{cœur}}}

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion

Notions : solvant électrochimique, mur du solvant

Pourquoi les autres courbes ne présentent-elles pas ce palier ?

Voir l'indice

Souligner que le solvant eau (en concentration quasi infinie) et les électrodes solides attaquées ne subissent pas de limitation par diffusion en solution.

Voir la stratégie

Pour expliquer l'absence de palier de diffusion sur une courbe intensité-potentiel, il faut identifier la nature et la localisation de l'espèce qui réagit à l'électrode :

  1. Pour les réactions d'oxydation métallique (\mathrm{Cu} \to \mathrm{Cu}^{2+} et \mathrm{Ag} \to \mathrm{Ag}^+) : analyser l'état physique du réducteur.
  2. Pour les réactions associées au solvant (\mathrm{H_2O} \to \mathrm{O_2} et réduction conduisant à \mathrm{H_2}) : examiner la concentration de l'espèce réactive en solution.
Voir la réponse courte

Absence de palier due au grand excès du solvant (eau) ou à l'oxydation d'un métal constituant l'électrode elle-même.

Voir le corrigé complet

Un palier de courant apparaît lorsque la vitesse de la réaction électrochimique est limitée par le transport de matière par diffusion de l'espèce réactive depuis le cœur de la solution jusqu'à la surface de l'électrode (c(0,t) \to 0).

Les autres courbes ne présentent pas de palier pour deux raisons distinctes :

  • Oxydation des métaux solides (\mathrm{Cu \to Cu^{2+}} et \mathrm{Ag \to Ag^+}) : le réactif consommé est le métal solide constituant l'électrode lui-même (activité a = 1). Il est directement disponible à l'interface réactionnelle, sans nécessiter d'étape de transport de matière dans la solution. Le courant n'est donc jamais limité par la diffusion du réactif.
  • Oxydation ou réduction du solvant (\mathrm{H_2O \to O_2} et réduction en \mathrm{H_2}) : l'eau est le solvant de la solution, présent à une concentration extrêmement élevée (\approx 55{,}5\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}). L'espèce réagissante est en très large excès au contact immédiat de l'électrode : elle ne peut pas s'épuiser à l'interface aux densités de courant usuelles. Le courant limite de diffusion est soit infiniment repoussé, soit non atteignable avant les surtensions très élevées ; le courant reste gouverné par la cinétique du transfert de charge.
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Question 34

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : équation d'oxydoréduction

Écrire l'équation de la réaction qui a lieu.

Voir l'indice

Écrire la réaction spontanée d'oxydoréduction entre le métal le plus réducteur (cuivre) et l'oxydant au potentiel standard le plus haut (ions argent).

Voir la stratégie
  1. Recenser les espèces chimiques en présence dans le milieu réactionnel.
  2. Comparer les potentiels standard d'oxydoréduction des couples correspondants pour identifier l'oxydant le plus fort et le réducteur le plus fort.
  3. Écrire les demi-équations électroniques associées et en déduire l'équation-bilan de la réaction.
Voir la réponse courte

Combinaison des demi-équations électroniques pour écrire la réaction bilan d'oxydoréduction entre le réducteur et l'oxydant.

Voir le corrigé complet

La lame de cuivre apporte du cuivre métallique \mathrm{Cu_{(s)}} en contact avec une solution contenant des ions argent \mathrm{Ag^+_{(aq)}} et des ions nitrate \mathrm{NO_3^-}, ces derniers étant spectateurs.

Les deux couples rédox mis en jeu et leurs potentiels standard sont :

  • \mathrm{Ag^+/Ag_{(s)}} de potentiel standard E_3^\circ = 0{,}80\text{ V} ;
  • \mathrm{Cu^{2+}/Cu_{(s)}} de potentiel standard E_4^\circ = 0{,}34\text{ V}.

Puisque E_3^\circ > E_4^\circ, la règle du gamma (ou la thermodynamique des transferts électroniques) indique que l'oxydant \mathrm{Ag^+_{(aq)}} réagit spontanément sur le réducteur \mathrm{Cu_{(s)}}.

Les demi-équations électroniques s'écrivent :

\begin{aligned} \text{Oxydation à l'anode :}\quad & \mathrm{Cu_{(s)}} = \mathrm{Cu^{2+}_{(aq)}} + 2\,\mathrm{e}^- \\ \text{Réduction à la cathode :}\quad & \mathrm{Ag^+_{(aq)}} + \mathrm{e}^- = \mathrm{Ag_{(s)}} \quad (\times 2) \end{aligned}

En sommant ces deux demi-équations de façon à éliminer les électrons échangés, on obtient l'équation de la réaction qui a lieu :

\boxed{\mathrm{Cu_{(s)}} + 2\,\mathrm{Ag^+_{(aq)}} = \mathrm{Cu^{2+}_{(aq)}} + 2\,\mathrm{Ag_{(s)}}}

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles ; Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : constante d'équilibre, réaction totale

Déterminer sa constante d'équilibre. Commenter la valeur obtenue.

Voir l'indice

Calculer la constante d'équilibre par la relation de Nernst à 2 électrons échangés et commenter son ordre de grandeur très largement supérieur à 10^4.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition d'équilibre thermodynamique à l'aide de l'égalité des potentiels d'oxydoréduction des deux couples ou par l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}} G^\circ.
  2. En déduire l'expression de la constante d'équilibre K^\circ en fonction des potentiels standard E_3^\circ et E_4^\circ, ainsi que du nombre d'électrons échangés n.
  3. Effectuer l'application numérique avec la précision demandée (un chiffre significatif) et commenter le caractère quantitatif de la transformation.
Voir la réponse courte

Calcul de la constante d'équilibre par la relation de Nernst à l'équilibre et commentaire sur le caractère quantitatif de la transformation.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente, l'équation de la réaction s'écrit :

\mathrm{Cu_{(s)}} + 2\,\mathrm{Ag^+_{(aq)}} = \mathrm{Cu^{2+}_{(aq)}} + 2\,\mathrm{Ag_{(s)}}

Cette réaction met en jeu le transfert de n = 2 électrons.

À l'équilibre thermodynamique, les potentiels de Nernst des deux couples sont égaux :

E(\mathrm{Ag^+/Ag}) = E(\mathrm{Cu^{2+}/Cu})

En utilisant la formule de Nernst à 25\,^\circ\text{C} avec le terme \frac{RT}{\mathcal{F}}\ln(10) \approx 0{,}06\text{ V} :

E_3^\circ + 0{,}06\,\log\left(\frac{[\mathrm{Ag^+}]_{\mathrm{eq}}}{c^\circ}\right) = E_4^\circ + \frac{0{,}06}{2}\,\log\left(\frac{[\mathrm{Cu^{2+}}]_{\mathrm{eq}}}{c^\circ}\right)

En multipliant par 2 :

2\,(E_3^\circ - E_4^\circ) = 0{,}06 \left[ \log\left(\frac{[\mathrm{Cu^{2+}}]_{\mathrm{eq}}}{c^\circ}\right) - 2\,\log\left(\frac{[\mathrm{Ag^+}]_{\mathrm{eq}}}{c^\circ}\right) \right] = 0{,}06\,\log K^\circ

On obtient ainsi :

\log K^\circ = \frac{2\,(E_3^\circ - E_4^\circ)}{0{,}06}

Application numérique avec E_3^\circ = 0{,}80\text{ V} et E_4^\circ = 0{,}34\text{ V} :

\begin{aligned} E_3^\circ - E_4^\circ &= 0{,}80 - 0{,}34 = 0{,}46\text{ V} \\ \log K^\circ &= \frac{2 \times 0{,}46}{0{,}06} = \frac{0{,}92}{0{,}06} = \frac{46}{3} \approx 15{,}33 \end{aligned}

Comme 10^{0{,}33} \approx 2 :

\boxed{K^\circ \approx 2\cdot 10^{15}}

Commentaire : La constante d'équilibre est très largement supérieure à 10^4 (K^\circ \gg 10^4). La réaction d'oxydation du cuivre métallique par les ions argent(I) est donc thermodynamiquement très favorable et quantitative (totale).

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Question 36

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Exploitation de document
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion

Notions : potentiel mixte, cinétique électrochimique

À l'aide des courbes intensité-potentiel, prévoir si cette réaction est rapide ou lente. Positionner sur le graphique fourni en annexe, le potentiel mixte associé à la réaction.

Voir l'indice

Déterminer graphiquement le point de fonctionnement à l'intersection des courbes anodique et cathodique (i_a = -i_c) pour situer le potentiel mixte et confirmer la rapidité du processus.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la condition électrique sur une électrode isolée (aucun générateur externe relié) : le courant total traversant l'interface métal/solution est nul, ce qui définit le potentiel mixte E_{\mathrm{M}} par i_{\mathrm{a}}(E_{\mathrm{M}}) + i_{\mathrm{c}}(E_{\mathrm{M}}) = 0.
  2. Analyser l'allure des courbes pour ces deux systèmes rapides : l'écart entre les potentiels standard permet l'existence d'un courant mixte i_{\mathrm{M}} non nul et important, signant une réaction cinétiquement rapide.
  3. Expliciter la construction géométrique permettant de placer E_{\mathrm{M}} sur le graphe de l'annexe.
Voir la réponse courte

Détermination du point de fonctionnement par égalité des courants anodique et cathodique en valeur absolue pour trouver le potentiel mixte.

Voir le corrigé complet

1. Rapidité de la réaction :

La lame de cuivre plongée dans la solution de nitrate d'argent est le siège de deux demi-réactions simultanées :

  • l'oxydation du cuivre métallique : \mathrm{Cu_{(s)} \to Cu^{2+}_{(aq)} + 2\,e^-} (branche anodique, i_{\mathrm{a}} > 0) ;
  • la réduction des ions argent : \mathrm{Ag^+_{(aq)} + e^- \to Ag_{(s)}} (branche cathodique, i_{\mathrm{c}} < 0).

Les deux couples mis en jeu sont des systèmes électrochimiques rapides (pente élevée dès le potentiel d'équilibre, pas de surtension notable). De plus, on a :

E^\circ(\mathrm{Ag^+/Ag}) = 0{,}80\text{ V} > E^\circ(\mathrm{Cu^{2+}/Cu}) = 0{,}34\text{ V}

Il existe donc un large domaine de potentiel pour lequel les branches anodique du cuivre et cathodique de l'argent se chevauchent avec des intensités non nulles.

La lame de cuivre étant électriquement isolée (aucun circuit extérieur), le courant global est nul :

i(E_{\mathrm{M}}) = i_{\mathrm{a}}(E_{\mathrm{M}}) + i_{\mathrm{c}}(E_{\mathrm{M}}) = 0 \iff i_{\mathrm{a}}(E_{\mathrm{M}}) = -i_{\mathrm{c}}(E_{\mathrm{M}}) = i_{\mathrm{M}}

L'intensité de court-circuit (ou courant mixte) i_{\mathrm{M}} est non nulle et importante (elle atteint ici le palier de diffusion des ions \mathrm{Ag^+}). La réaction d'oxydoréduction spontanée est donc rapide.

2. Positionnement du potentiel mixte E_{\mathrm{M}} :

Sur le graphe, E_{\mathrm{M}} est l'abscisse telle que l'ordonnée de la courbe d'oxydation de \mathrm{Cu} soit l'opposée exacte de l'ordonnée de la courbe de réduction de \mathrm{Ag^+} :

\boxed{i_{\mathrm{a}}(E_{\mathrm{M}}) = |i_{\mathrm{c}}(E_{\mathrm{M}})| = i_{\mathrm{M}}}

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Banque PT Physique B PT 2023 ?

Surtout 4 chapitres : Thermodynamique chimique et équilibres (12 % des questions, partie C), Machines thermiques (11 %, partie I), Fluides visqueux (11 %, partie II) et Cinétique chimique et mécanismes réactionnels (11 %, partie B). Plus ponctuellement : Cristallographie, Oxydoréduction et piles, Spectroscopies IR et RMN, Systèmes ouverts en écoulement, Courbes intensité-potentiel et corrosion…

Peut-on travailler le sujet Banque PT Physique B PT 2023 dès la première année (PTSI) ?

En partie : 43 questions sur 66 (65 %) ne demandent que le programme de PTSI. Blocs abordables : la partie I en entier (Q1 (partie I) et Q2 (partie I)), la partie A en entier (Q1 (partie Partie A) à Q7 (partie Partie A)), la partie B en entier (Q8 (partie Partie B) à Q14 (partie Partie B)) et la partie C en entier (Q15 (partie Partie C) à Q21 (partie Partie C)). Avec les autres programmes de première année : 38 en MPSI, 47 en PCSI, 31 en MP2I, 31 en TSI1 et 33 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Banque PT Physique B PT 2023 ?

Environ 3 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie III est la plus longue (environ 55 min).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Banque PT Physique B PT 2023 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : notamment Q13 (partie II) (diagramme de moody), Q14 (partie II) (travail indiqué), Q20 (partie III) (cycle de brayton), Q5 (partie Partie A) (condition de contact), Q13 (partie Partie B) (méthode intégrale) et Q21 (partie Partie C) (constante d'équilibre).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Banque PT Physique B PT 2023 ?

Questions de cours : Q1 (partie I) (puissance électrique), Q6 (partie II) (viscosité dynamique), Q8 (partie II) (nombre de reynolds), Q9 (partie II) (perte de charge régulière), Q10 (partie II) (équation de darcy-weisbach), Q11 (partie II) (relation de bernoulli), Q12 (partie II) (bernoulli généralisé), Q19 (partie III) (capacité thermique molaire)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q7 (partie II) (analyse dimensionnelle), Q20 (partie III) (cycle de brayton), Q27 (partie III) (cycle de brayton), Q7 (partie Partie A) (masse volumique), Q10 (partie Partie B) (temps de demi-réaction) et Q36 (partie Partie F) (potentiel mixte).

Où gagner des points facilement dans le sujet Banque PT Physique B PT 2023 ?

Le sujet Banque PT Physique B PT 2023 était-il difficile ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury indique privilégier l'évaluation de notions simples en chimie, mais qualifie le problème de thermodynamique de sélectif ; les deux parties ont donné lieu à d'excellentes copies comme à de nombreuses erreurs de rigueur ou d'homogénéité.

Peut-on utiliser les rapports d'habitabilité classiques dans la maille en Q5 (partie Partie A) ?

Non : l'énoncé précise que les ions oxyde ne sont pas tangents entre eux. Il faut déterminer les rayons d'insertion directement à partir du paramètre de maille a et du rayon de l'anion.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.