BCE Maths approfondies HEC ECS 2001Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2001
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Annale de maths approfondies BCE HEC pour la filiere ECS, session 2001.
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ECOLE DES HAUTES ETUDES COMMERCIALES
CONCOURS D'ADMISSION SUR CLASSES PREPARATOIRES
OPTION SCIENTIFIQUE
MATHEMATIQUES I
Mardi 8 Mai 2001, de 8h. à 12h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Le but de ce problème est l'étude du modèle démographique «Proies et prédateurs» de Vito Volterra.
Dans tout le problème, In désigne la fonction logarithme népérien,α, β, a, b désignent des réels strictement positifs, fixés une fois pour toutes, et on définit les fonctions
f et
g sur
ℝ_+^∗ par:
Dans tout le problème, In désigne la fonction logarithme népérien,
Enfin, on appelle
F la fonction définie sur
(ℝ_+^∗)^2 par:
Partie I. Étude de la fonction
F
- Étudier les variations de la fonction
f et vérifier qu'elle admet un minimum que l'on notem_f ; on définitm_g , mutato nomine, celui de la fonctiong . - On note
f_1 etf_2 les restrictions respectives def à]0, α/β] et à[α/β, + ∞[ .
On note
g_1 et
g_2 les restrictions respectives de
g à
]0, a/b] et à
[a/b, + ∞[ .
Montrer quef_1 définit une bijection de
]0, α/β] dans un ensemble que l'on précisera. Énoncer des résultats analogues pour
f_2, g_1 et
g_2 .
3) Montrer queF possède un minimum et préciser l'ensemble des points en lesquels celui-ci est atteint. On notera
m_F le minimum de
F .
Montrer que
3) Montrer que
Partie II. Étude des lignes de niveau de
F
On définit pour tout réel
c , l'ensemble
Γ_c = {(x, y) ∈ (ℝ_+^∗)^2, F(x, y) = c} . On se propose détudier, dans cette partie, la forme de la représentation graphique de
Γ_c dans le plan muni d'un repère orthonormé.
- Préciser
Γ_c lorsquec < m_F et lorsquec = m_F . - On suppose désormais
c > m_F .
a) Montrer qu'il existe deux réels strictement positifsu_c etv_c tels que :
b) On note
K_c l'ensemble des réels strictement positifs
x pour lesquels il existe au moins un réel strictement positif
y tel que
F(x, y) = c . Montrer que
K_c = [u_c, v_c] .
c) - Montrer que, dans le cas oùx appartient à
]u_c, v_c[ , il existe deux réels strictement positifs y tels que
F(x, y) = c et exprimer ces nombres
y à l'aide de
f, g_1^(− 1) et
g_2^(− 1) .
c) - Montrer que, dans le cas où
- Préciser l'ensemble
{y ∈ ℝ_+^∗, F(x, y) = c} lorsque d'une partx = u_c et d'autre partx = v_c .
d) - Montrer qu'il existe deux fonctionsh_1 eth_2 définies sur[u_c, v_c] telles que:
- Justifier la réprésentation de
Γ_c suivante. Préciser les positions des tangentes éventuelles aux points d'abscissesu_c, α/β etv_c .

Partie III. Étude du cas discret
On considère dans cette partie un réel
Δ et un entier
n strictement positifs ; on pose
δ = Δ/n . On considère également deux suites de nombres réels strictement positifs
(S_k)_(0 ⩽ k ⩽ n) et
(R_k)_(0 ⩽ k ⩽ n) telles que :
On pose:
- Dans le préambule d'un programme écrit en Turbo-Pascal on a défini les constantes
α, β, a, b, n , etΔ précédemment introduites.
Écrire le corps de la procédure :
Procedure calcul(SO,RO : Real ; Var S,R : Real) ;
qui doit retourner dans
S et
R les valeurs de
S_n et
R_n conformément aux relations décrites au début de cette partie, sachant que
S0 = S_0 et
R0 = R_0 .
2) a) Pour tout entierk appartenant à
{0, …, n − 1} , calculer
β(S_(k + 1) − S_k) + b(R_(k + 1) − R_k) en fonction de
S_k et
R_k .
b) Déterminer, pour toutp ∈ {1, …n}, δaβ∑_(k = 0)^(p − 1)S_k − δαb∑_(k = 0)^(p − 1)R_k en fonction de
S_p, S_0, R_p et
R_0 .
c) Montrer que, pour toutp ∈ {1, …, n} :
2) a) Pour tout entier
b) Déterminer, pour tout
c) Montrer que, pour tout
- a) Montrer que:
∀k ∈ {0, …, n − 1}, |lnS_(k + 1) − lnS_k − (S_(k + 1) − S_k)/(S_k)| ⩽ ((S_(k + 1) − S_k)^2)/(2m^2) .
b) En déduire que:
c) Montrer que pour tout
p ∈ {1, …, n} :
- On pose
c = − αlnS_0 + βS_0 − alnR_0 + bR_0 . Déterminer un réelA s'exprimant à l'aide deα, β, a, b, m ,M, ℓ etL tel que pour toutp appartenant à{0, …, n} , on ait:
Partie IV. Étude du cas continu
Dans cette partie on considère deux fonctions
S et
R définies sur
ℝ_+ , de classe
C^1 sur
ℝ_+ , et à valeurs dans
ℝ_+^∗ . On suppose que
S et
R vérifient les relations (
ℰ ) suivantes :
Dans ces relations,
S^′ et
R^′ désignent respectivement les fonctions dérivées de
S et
R .
Le plan est toujours muni d'un repère orthonormé.
Le plan est toujours muni d'un repère orthonormé.
- a) Montrer qu'il existe un réel
c tel que pour tout réelt positif le point de coordonnées(S(t), R(t)) appartient àΓ_c , ensemble introduit dans la partie II.
b) En déduire que les fonctionsS etR sont bornées.
c) Que peut-on dire des fonctionsS etR sic = m_F ?
On suppose désormais, et ce jusqu'à la fin du problème, que
c > m_F .
2) Soitθ un réel positif. On suppose que
S^′ ne s'annule pas sur
[θ, + ∞[ .
a) - Montrer queS admet une limite finie en
+ ∞ .
2) Soit
a) - Montrer que
- Montrer que cette limite est strictement positive.
b) Montrer qu'il existe un réelλ tel queR^′ ne s'annule pas sur[λ, + ∞[ . Que peut-on en déduire pourR ?
c) - Montrer queS^′ admet une limite en+ ∞ . - Montrer que cette limite est nulle en considérant la nature de l'intégrale
∫_θ^(+ ∞)S^′(t)dt .
d) Montrer également que :lim_(t → + ∞)R^′(t) = 0 .
e) En considérant les limites deS etR en+ ∞ , montrer qu'on arrive à une contradiction. En déduire queS^′ s'annule en une infinité de points.
- On considère dans cette question deux réels positifs
τ_1 etτ_2 distincts tels queS^′(τ_1) = S^′(τ_2) = 0 , et on suppose:τ_1 < τ_2 .
a) Montrer qu'il existeθ appartenant à]τ_1, τ_2[ tel queR^′(θ) = 0 .
b) En considérant les valeurs deS enθ etτ_1 , montrer qu'il existe un réelμ strictement positif et indépendant deτ_1 etτ_2 tel que|S(θ) − S(τ_1)| ⩾ μ .
c) Montrer queS^′ est bornée surℝ_+ .
d) Montrer qu'il existe un réelη strictement positif et indépendant deτ_1 etτ_2 tel que|τ_2 − τ_1| > η . - a) Montrer qu'on peut trouver trois réels positifs
θ_1, θ_2, θ_3 tels que:
b) Montrer que
S^′ ne s'annule qu'un nombre fini de fois sur
[0, θ_3] .
c) En déduire qu'il existe trois réels positifst_1, t_2, t_3 tels que
t_1 < t_2 < t_3 tels que:
c) En déduire qu'il existe trois réels positifs
- Montrer que
S^′ est de signe constant sur]t_1, t_2[ et sur]t_2, t_3[ et que les signes respectifs deS^′ sur ces deux intervalles sont opposés. On pourra considérer les valeurs deR ent_1, t_2, t_3 .
Dans la suite on supposera queS^′ est positif sur]t_1, t_2[ et donc négatif sur]t_2, t_3[ . - a) Montrer que
S(t_1) = S(t_3) = u_c etS(t_2) = v_c .
b) Déterminer les valeurs deR(t_1) etR(t_3) . - a) Sur un même tableau de variation faire apparaître les variations de
S et deR sur[t_1, t_3] .
b) En déduire le sens de déplacement du pointM_t de coordonnées(S(t), R(t)) sur la représentation graphique deΓ_c lorsquet décrit[t_1, t_3] . - On admet que si (
S_1, R_1 ) et (S_2, R_2 ) sont deux couples de fonctions définies surℝ_+ , de classeC^1 surℝ_+ , à valeurs dansℝ_+^∗ , vérifiant les relations (ℰ ) et s'il existe un réelt_0 ∈ ℝ_+ tel queS_1(t_0) = S_2(t_0) etR_1(t_0) = R_2(t_0) , alors :
Montrer que les fonctions
S et
R sont périodiques de période
T = t_3 − t_1 .
9) On considère un réelu positif.
a) Calculer∫_u^(u + T)(S^′(t))/(S(t))dt .
b) En déduire la valeur moyenne deR sur le segment
[u, u + T] , c'est-à-dire
1/T∫_u^(u + T)R(t)dt .
9) On considère un réel
a) Calculer
b) En déduire la valeur moyenne de
Déterminer de même la valeur moyenne de
S sur le segment
[u, u + T] .
10) On considère dans cette question deux fonctionsK et
H définies sur
ℝ_+ , de classe
C^1 sur
ℝ_+ et à valeurs dans
ℝ_+^∗ . On considère également un réel
ε appartenant à
]0 , a
[ . On suppose que
K et
H vérifient les relations (
𝒞^′ ) suivantes:
10) On considère dans cette question deux fonctions
Dans ces relations,
K^′ et
H^′ désignent respectivement les fonctions dérivées de
K et
H .
Montrer qu'il existe un réelΘ strictement positif tel que les fonctions
K et
H sont périodiques de période
Θ et déterminer la valeur moyenne de ces fonctions sur un segment de longueur égale à
Θ .
Montrer qu'il existe un réel
Partie V. Le contexte historique du modèle de Vito Volterra
On peut voir dans les calculs qui précèdent une représentation de l'évolution d'une population d'individus de deux types : les proies et les prédateurs. Ceux-ci se nourrissent uniquement de celles-là, et celles-là d'une autre nourriture disponible en abondance. Les proies, en l'absence de prédateurs, se développeraient de façon exponentielle, mais cette croissance est en fait réduite par la présence des prédateurs. En revanche, le nombre de prédateurs, en l'absence de proies, décroîtrait de manière exponentielle, (sans proies ils finiraient par disparaître), laquelle décroissance est compensée par la présence des proies.
Supposons alors que cette population soit une population de poissons constituée de proies et de prédateurs d'effectifs relatifsK(t) et
H(t) à l'instant
t , (les fonctions
K et
H ontété introduites à la question 10) de la partie IV) ; la constante
ε apparaissant dans les relations (
𝒞^′ ) représente un taux de pêche identique pour les proies et les prédateurs.
Au cours de la première guerre mondiale, on a pu constater, dans l'Adriatique, qu'une diminution de la pêche était défavorable aux proies.
Supposons alors que cette population soit une population de poissons constituée de proies et de prédateurs d'effectifs relatifs
Au cours de la première guerre mondiale, on a pu constater, dans l'Adriatique, qu'une diminution de la pêche était défavorable aux proies.
Montrer que les calculs de la question IV. 10 expliquent directement le phénomène observé.
Pas de description pour le moment
