CAPES mathématiques troisième concours 2025, épreuve écriteSujet et rapport du jury
Troisième concours du Capes section mathématiques - Sujet de l'épreuve écrite de la session 2025
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Description
Sujet officiel CAPES troisième concours en mathématiques, session 2025.
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SESSION 2025
CAPES ET CAFEP
Concours externe - Troisième concours
Concours externe - Troisième concours
Section
MATHÉMATIQUES
Section
LANGUES RÉGIONALES
option BRETON
MATHÉMATIQUES
Section
LANGUES RÉGIONALES
option BRETON
Épreuve disciplinaire
L'épreuve permet d'apprécier la connaissance des notions du programme et l'aptitude à les mobiliser pour résoudre des problèmes.
Elle sollicite également les capacités de raisonnement, de démonstration et d'expression écrite du candidat.
Le sujet est constitué d'un ou plusieurs problèmes.
L'épreuve permet d'apprécier la connaissance des notions du programme et l'aptitude à les mobiliser pour résoudre des problèmes.
Elle sollicite également les capacités de raisonnement, de démonstration et d'expression écrite du candidat.
Le sujet est constitué d'un ou plusieurs problèmes.
Durée : 5 heures
L'usage de la calculatrice est autorisé dans les conditions relevant de la circulaire du 17 juin 2021 BOEN du 29 juillet 2021.
L'usage de tout ouvrage de référence, de tout dictionnaire et de tout autre matériel électronique est rigoureusement interdit.
Il appartient au candidat de vérifier qu'il a reçu un sujet complet et correspondant à l'épreuve à laquelle il se présente.
Si vous repérez ce qui vous semble être une erreur d'énoncé, vous devez le signaler très lisiblement sur votre copie, en proposer la correction et poursuivre l'épreuve en conséquence. De même, si cela vous conduit à formuler une ou plusieurs hypothèses, vous devez la (ou les) mentionner explicitement.
NB : Conformément au principe d'anonymat, votre copie ne doit comporter aucun signe distinctif, tel que nom, signature, origine, etc. Si le travail qui vous est demandé consiste notamment en la rédaction d'un projet ou d'une note, vous devrez impérativement vous abstenir de la signer ou de l'identifier. Le fait de rendre une copie blanche est éliminatoire.
Cette épreuve est constituée de trois problèmes indépendants.
Notations
ℕ désigne l'ensemble des nombres entiers naturels.
N* désigne l'ensemble des nombres entiers naturels non nuls.
ℝ désigne l'ensemble des nombres réels.
ℝ^∗ désigne l'ensemble des nombres réels non nuls.
Notations
N* désigne l'ensemble des nombres entiers naturels non nuls.
Problème 1 : VRAI - FAUX
Pour chacun des items suivants, préciser si l'assertion finale est vraie ou fausse et justifier la réponse donnée. Toute réponse non argumentée ne sera pas prise en compte.
Calculs dans
ℝ
- 1.Un article taxé à 10% a été payé 110 euros TTC (toutes taxes comprises).
Le montant de la taxe est de 11 euros. - 2.Soient
α etβ deux nombres réels.
Le nombreα^2 + αβ + β^2 est positif. - 3.Soient
a etb deux nombres réels.
La négation de(a > 1 etb > 1 ⇒ a + b > 2) est(a ≤ 1 oub ≤ 1 ⇒ a + b ≤ 2) . - 4.On considère l'équation d'inconnue réelle
x : cos(2025x) = 1 .
Cette équation admet 2025 solutions dans l'intervalle] − π; π ].
Arithmétique
- 5.Soit
f : ℕ → ℕ l'application définie pour toutn ∈ ℕ parf(n) = 8n^2 − 10n + 3 .
L'applicationf est injective. - 6.Pour tout entier naturel
n, 2^(3n) − 1 est divisible par 7. - 7.Soient
a, b etn trois entiers naturels avecn non nul tels quea est congru àb modulon .
Pour tout entierx , on ax^a ≡ x^b[n] . - 8.Soit
n un entier strictement positif.
La somme des carrés desn premiers entiers naturels non nuls est égale à(n(n + 1)(2n + 1))/6 .
Analyse réelle
- 9.Soit
(u_n)_(n ∈ ℕ) la suite définie paru_0 = − 3 et, pour tout entier natureln, u_(n + 1) = − 4u_n .
La suite(u_n)_(n ∈ ℕ) tend vers+ ∞ . - 10.Soit
(u_n)_(n ∈ ℕ^∗) la suite définie surℕ^∗ paru_n = (− 1)^n + 1/n .
La suite(u_n)_(n ∈ ℕ^∗) n'admet pas de limite.
- 11.Soit
(u_n)_(n ∈ ℕ) une suite de nombres réels admettant une limite finie strictement positive. La suite(u_n)_(n ∈ ℕ) est positive à partir d'un certain rang. - 12.Soit
f une fonction définie et strictement décroissante surℝ , à valeurs dansℝ .
Soitu_0 un réel et soit(u_n)_(n ∈ ℕ) la suite de premier termeu_0 et telle que pour tout entier natureln, u_(n + 1) = f(u_n) .
La suite(u_n)_(n ∈ ℕ) est strictement décroissante. - 13.L'équation
e^x = x + 1 admet 0 comme unique solution surℝ . - 14.Soient
I un intervalle deℝ ,a un réel deI etf une fonction, définie surI , à valeurs dansℝ .
Sif est continue ena , alorsf est dérivable ena . - 15.Soit
f la fonction définie pour tout réelx parf(x) = ∫_0^x e^(− t)dt .
La fonctionf est bornée sur[0; + ∞[ . - 16.Soit
(I_n)_(n ∈ ℕ^∗) la suite définie surℕ^∗ parI_n = ∫_0^1 x^n e^(− x)dx .
La suite(I_n)_(n ∈ ℕ^∗) est croissante. - 17.Soit
(I_n)_(n ∈ ℕ^∗) la suite définie surℕ^∗ parI_n = ∫_1^e t(ln(t))^n dt .
Pour tout entier natureln non nul,I_(n + 1) = 1/2(e^2 + (n + 1)I_n) . - \section*{Géométrie}
18. La figure codée ci-contre, réalisée à main levée, représente une configuration géométrique du plan affine euclidien.
Les pointsC, D etE de cette configuration sont alignés.

- 19.On considère un triangle
ABC du plan affine euclidien tel queAB = 4, BC = 8 etCA = 4√3 .
L'angle géométriqueABCˆ mesureπ/3 radians. - 20.Dans un repère orthonormé direct (
O, ı⃗, ȷ⃗ ) du plan, on considère les pointsA(1; 2), B(3; 1) etM(5x; x^2 − 1) oùx est un nombre réel.
Les pointsA, B etM sont alignés si et seulement six = 1 . - 21.On considère un plan
(P) de l'espace et trois pointsA, B etC non alignés n'appartenant pas à(P) , tels que la droite(AB) coupe(P) enC^′ , la droite(BC) coupe(P) enA^′ et la droite(AC) coupe(P) enB^′ .
Les pointsA^′, B^′ etC^′ sont alignés.
- 22.On considère un pavé droit
ABCDEFGH d'un espace affine euclidien de dimension 3, avecAB = 5, AD = 4 etAE = 3 etI le milieu de[AB] , conformément à la figure ci-contre.
La mesure de l'angleFHˆI arrondie au degré près est45^∘ .

23. Le nombre complexe
Algèbre linéaire
- 24.Soit
E unℝ espace vectoriel muni d'un produit scalaire et de la norme associée notée‖ .‖. Deux vecteursu etv deE sont orthogonaux si et seulement si‖u + v‖^2 = ‖u‖^2 + ‖v‖^2 . - 25.On considère la matrice A de
M_2(ℂ) , définie parA = (1, − 1; 1, 1) Le produit des valeurs propres deA est égal à 2. - 26.On considère une matrice carrée
A de taillen diagonalisable (n ∈ ℕ^∗ ). La matriceA^2 est diagonalisable.
Dénombrement et probabilités
- 27.20 personnes, dont 13 femmes, sont convoquées à un entretien. Les candidats sont reçus individuellement. La liste fixant l'ordre de passage a été établie par un tirage au sort équiprobable parmi l'ensemble des listes possibles.
La probabilité que le deuxième candidat interrogé soit une femme sachant que le premier candidat interrogé est une femme est égale à(12)/(19) .
- On lance trois dés à six faces numérotées de 1 à 6 et on fait la somme des résultats obtenus. Le programme ci-dessous est écrit en langage Python.
from math import*
n=int(input("Entrez un entier compris entre 3 et 18 :"))
s=0
for i in range(1,7):
for j in range(1,7):
for k in range(1,7):
if i+j+k==n:
print(i,j,k)
s=s+1
print("Le nombre de façons d'obtenir",n,"avec trois dés est :",s)
La ligne 10 de ce programme donne le nombre de façons d'obtenir pour somme l'entier
n , saisi par l'utilisateur.
Problème 2 : meilleure approximation affine
Ce problème a pour objet de s'intéresser à la notion de meilleure approximation affine d'une fonction en un point.
Définitions
Soitf une fonction d'une variable réelle, définie sur un intervalle ouvert non vide
I .
Pour tout réela ∈ I , on appelle approximation affine de
f en a toute fonction affine
g définie sur
I telle que
Soit
Pour tout réel
Soient
g_1 et
g_2 deux approximations affines de
f en
a . Dire que
g_1 est une meilleure approximation affine de f en a que
g_2 signifie qu'il existe un intervalle ouvert
D contenant
a tel que
Si de plus
f est dérivable sur
I de dérivée
f^′ , pour tout
a ∈ I , on appelle fonction affine tangente de
f au point
a la fonction
t définie sur
I par
Étude d'un exemple
Soitf la fonction définie sur
ℝ par
Soit
- 1.Étudier la dérivabilité de la fonction
f surℝ . - 2.Tracer l'allure de la courbe représentative de
f dans un repère orthonormé. - 3.Déterminer la fonction
t affine tangente àf en 0 . Tracer la tangente en 0 sur la figure précédente. - 4.Soit
h la fonction définie surℝ par
h(x) = − 1/2x. - 4.1Justifier que
h est une approximation affine def en 0. Tracer la courbe représentative deh sur la même figure. - 4.2Démontrer que
∀x ∈ ℝ, |f(x) − t(x)| ⩽ |f(x) − h(x)| ⇔ |x| ⩽ |x − 1/2| - 4.3En déduire que
t est une meilleure approximation affine def en 0 queh .
- 5.Pour tout réel
k ≠ − 1 , on noteg_k la fonction affine définie surℝ par
g_k(x) = kx. - 5.1Justifier que
g_k est une approximation affine def en o. - 5.2Démontrer que
∀x ∈ ℝ, |f(x) − t(x)| ⩽ |f(x) − g_k(x)| ⇔ |x| ⩽ |x − (1 + k)|. - 5.3Démontrer que
∀x ∈ ] − |(1 + k)/2|, |(1 + k)/2|[, |f(x) − t(x)| ⩽ |f(x) − g_k(x)|.
- 5.1Justifier que
- 6.Que peut-on en conclure pour la fonction
t ?
Cas général
On suppose ici que
I = ℝ et que la fonction
f est dérivable sur
I .
- 7.Démontrer que
g est une approximation affine def ena si et seulement si
∃k ∈ ℝ, ∀x ∈ ℝg(x) = f(a) + k(x − a).
Soitg une approximation affine def ena telle quek ≠ f^′(a) . On pose pour toutx ∈ ℝ∖{a} ,
T(x), = (f(x) − t(x))/(x − a); G(x), = (f(x) − g(x))/(x − a). - 8.Déterminer les limites des fonctions
T etG ena . - 9.Que peut-on en conclure pour la fonction
t ?
Relation d'ordre
- 10.Rappeler la définition d'une relation d'ordre.
- 11.Soient
f une fonction définie sur un intervalle ouvertI eta un élément deI .
La relation « être une meilleure approximation affine def ena que» constitue-t-elle une relation d'ordre dans l'ensemble des approximations affines def ena ?
Problème 3 : dérangements
Ce problème a pour objet de déterminer le nombre de dérangements d'un ensemble fini.
Notations, définitions et rappels
Soit
n un entier naturel non nul et soit
E_n le sous ensemble de
ℕ défini par
E_n = {1, 2, ⋯, n} .
On appelle permutation deE_n toute bijection de
E_n dans lui-même. Soit
σ une permutation de
E_n et
i un élément de
E_n . Dire que
i est un point fixe de
σ signifie que
σ(i) = i .
On appelle dérangement deE_n une permutation de
E_n n'ayant aucun point fixe.
On noteS_n l'ensemble des permutations de
E_n .
On rappelle que le cardinal deS_n est
n! .
On noteD_n l'ensemble des dérangements de
E_n .
Le cardinal deD_n est noté
d_n .
On appelle permutation de
On appelle dérangement de
On note
On rappelle que le cardinal de
On note
Le cardinal de
Généralités
Dans cette partie,
E désigne un ensemble fini non vide.
A_1, A_2 et
A_3 sont des parties de
E .
- 1.Justifier l'égalité
card(A_1 ∪ A_2) = card(A_1) + card(A_2) − card(A_1 ∩ A_2)
où card désigne le cardinal des ensembles considérés. - 2.En s'inspirant de la relation précédente et en illustrant la réponse par un schéma, donner sans démonstration une expression de
card(A_1 ∪ A_2 ∪ A_3) , en fonction des cardinaux des intersections de ces parties.
Dans la suite, on admettra la formule du crible ci-dessous qui constitue une généralisation des deux précédentes.
Étant donnéesn parties
A_1, A_2, …A_n d'un ensemble
E fini non vide, on a
Étant données
- 3.Retrouver à l'aide de la formule du crible la réponse obtenue à la question 2.
Calcul du nombre de dérangements
- 4.Donner les valeurs de
d_1 etd_2 .
Pour tout entier
i élément de
E_n , on note
A_i l'ensemble des permutations admettant au moins
i pour point fixe.
- 5.Démontrer que
S_n∖D_n = ⋃_(i = 1)^n A_i. - 6.Étant donnés un entier
k deE_n etk entiers deux à deux distinctsi_1, i_2, ⋯i_k , justifier l'égalité
card(A_(i_1) ∩ A_(i_2) ∩ … ∩ A_(i_k)) = (n − k)! - 7.Déduire des deux questions précédentes et de la formule du crible que
d_n = n! − ∑_(k = 1)^n(− 1)^(k − 1)(n/k)(n − k)! - 8.Démontrer que
d_n = n!∑_(k = 0)^n((− 1)^k)/(k!).
Applications
- 9.On note
p_n la probabilité qu'une permutation choisie au hasard de façon équiprobable dansS_n soit un dérangement.
La suite(p_n) admet-elle une limite ? Si oui laquelle ? - 10.On répartit au hasard
n boules numérotées de 1 àn dansn urnes numérotées de 1 àn , en plaçant une boule par urne.
On noteX_n la variable aléatoire qui à une telle répartition associe le nombre de coïncidences entre le numéro de l'urne et celui de la boule qu'elle reçoit.- 10.1Déterminer
P(X_n = 0) et en déduire une expression deP(X_n ≥ 1) . - 10.2Démontrer que pour tout entier
q deE_n , on a
P(X_n = q) = 1/(q!)∑_(k = 0)^(n − q)((− 1)^k)/(k!). - 10.3Démontrer que l'espérance de
X_n est indépendante den .
- 10.1Déterminer
On pourra écrire
X_n sous forme d'une somme de variables aléatoires.
INFORMATION AUX CANDIDATS
Vous trouverez ci-après les codes nécessaires vous permettant de compléter les rubriques figurant en en-tête de votre copie. Ces codes doivent être reportés sur chacune des copies que vous remettrez.
- -Concours externe du CAPES de l'enseignement public
- -Section : mathématiques - Externe
Concours Section/option Epreuve Matière E|B|E 1/3/0/0/E 1/0/1 9/3/9/0 - -Section : mathématiques - Troisième concours
Concours Section/option Epreuve Matière E|B|V 1/3/0/0/E 1/0/1 9/3/9/0 - -Section : langues régionales option breton
Concours Section/option Epreuve Matière E|B|E 0|4|4|1|E 1|0|2 9|3|9|0 - -Concours externe du CAFEP/CAPES de l'enseignement privé
- -Section : mathématiques - Externe
Concours Section/option Epreuve Matière E|B|F 1/3/0/0/E 1|0/1 19/3/9/0 - -Section : mathématiques - Troisième concours
Concours Section/option Epreuve Matière E|B|W 1/3/0/0/E 1/0/1 9/3/9/0 - -Section : langues régionales option breton
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