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Présentation du sujet

Difficulté moyenne
Interpolation polynomiale d'une fonction : estimation de l'erreur et formules barycentriques
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Ce problème de mathématiques 1, filière PSI, étudie l'interpolation polynomiale d'une fonction. La partie I définit les polynômes d'interpolation à l'aide d'une structure euclidienne sur les polynômes, puis établit une estimation de l'écart entre une fonction et son polynôme d'interpolation grâce au théorème de Rolle. La partie II étudie une fonction auxiliaire pour majorer cet écart lorsque les points d'interpolation sont équidistants. La partie III établit des formules barycentriques à coefficients entiers, utilisées pour obtenir des valeurs approchées d'une fonction trigonométrique.

  1. 1Partie IDéfinition d'une structure euclidienne sur les polynômes, des polynômes d'interpolation, calcul d'une norme subordonnée et estimation de l'écart entre une fonction et son polynôme d'interpolation via le théorème de Rolle.
  2. 2Partie IIÉtude d'une fonction auxiliaire pour majorer l'écart entre une fonction et son polynôme d'interpolation en n+1 points équidistants.
  3. 3Partie IIIÉtablissement de formules barycentriques à coefficients entiers, appliquées à l'obtention de valeurs approchées d'une fonction trigonométrique.

Difficulté moyenne. Le rapport indique que les trois parties du sujet, qui couvrait une large part du programme des deux années de classes préparatoires, ont pu être abordées et l'ont été très largement par les candidats.

Ce qu'a observé le jury

5 erreurs relevées
Caractère défini de la forme bilinéaire mal identifié · Justification incorrecte du caractère libre d'une famille de polynômes · Confusion d'indices entre deux sommes
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Le jury observe que le sujet a permis de se faire une idée du niveau d'assimilation de diverses notions d'analyse, de l'aisance technique et de l'esprit de synthèse des candidats. La partie II, jugée plus accessible, a eu la préférence des candidats, tandis que la partie I sur l'interpolation de Lagrange aurait pu être mieux exploitée.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Caractère défini de la forme bilinéaire mal identifiéPartie I

    De nombreux candidats sont déroutés par une question sur le produit scalaire et ne parviennent pas à faire ressortir l'essentiel, à savoir le caractère défini ou non de la forme bilinéaire.

  2. 2
    Justification incorrecte du caractère libre d'une famille de polynômesPartie I

    Pour montrer qu'une famille de polynômes est une base orthonormale, certains candidats affirment à tort, faute d'argument, que la famille est libre parce que les polynômes sont échelonnés en degrés.

  3. 3
    Confusion d'indices entre deux sommesI.5.1

    Une erreur très systématique consiste à ne pas remarquer que les termes d'une somme ne sont pas les mêmes d'une étape à l'autre lors du calcul de la différence entre deux polynômes d'interpolation successifs.

  4. 4
    Étude du maximum sans recours à la continuitéPartie II

    L'étude du maximum de la fonction auxiliaire devient difficile lorsque le candidat ne pense pas à utiliser la continuité et cherche à tout prix à utiliser la dérivée.

  5. 5
    Manipulation approximative des inégalités et valeurs absoluesII.5.2

    Contrairement aux calculs sur les égalités, qui se passent très bien, les manipulations sur les inégalités et les valeurs absolues sont souvent mal maîtrisées, avec une justification très partielle de l'inégalité attendue.

Ce qui a été bien réussi

  • La définition des polynômes d'interpolation ne pose guère de difficulté aux candidats.
  • Les questions II.2, II.3 et II.4 ont dans l'ensemble été très favorables aux candidats.
  • La partie III, assez calculatoire, n'a pas découragé les candidats, nombreux à l'aborder avec succès au moins sur le début.
  • Les meilleurs candidats ont obtenu la majoration attendue en fin de partie III.

Conseils du jury

  • Bien identifier ce qu'il faut réellement démontrer (par exemple le caractère défini d'une forme bilinéaire) plutôt que de se disperser.
  • Ne pas confondre les indices ou les termes d'une somme lorsqu'on manipule des expressions successives proches.
  • Penser à utiliser la continuité, pas seulement la dérivée, pour étudier un maximum.
  • Soigner la manipulation des inégalités et des valeurs absolues, souvent plus délicate que celle des égalités.
  • Prendre quelques minutes pour réfléchir et raisonner avant de proposer une solution, afin d'éviter des résultats aberrants comme un écart tendant vers l'infini pour une approximation.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

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L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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EPREUVE SPECIFIQUE - FILIERE PSI

MATHEMATIQUES 1

Durée : 4 heures

Les calculatrices sont autorisées.

Le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.

Le sujet comporte 8 pages.

Cette épreuve porte sur l'interpolation polynômiale d'une fonction et comprend trois parties.
Dans la première partie, on définit des polynômes d'interpolation.
Dans la deuxième partie, on étudie une fonction définie sur un segment. La troisième partie conduit à une formule barycentrique.
  • On désigne par N l'ensemble des entiers naturels, par ℕ^∗ l'ensemble ℕ privé de 0 et par ℝ l'ensemble des nombres réels.
  • Dans tout le problème, on désigne par n un entier naturel, n ≥ 2.
  • Étant donné deux entiers naturels m ≤ n, on note [ [m, n] ] l'ensemble des entiers naturels k tels que m ≤ k ≤ n.
  • On note ℝ_n[X] l'ensemble des polynômes à coefficients réels, de degré inférieur ou égal à n. Pour simplifier l'écriture, lorsque P est un polynôme de ℝ_n[X], on notera de la même façon P la fonction polynôme associée.
  • Étant donné un intervalle I de ℝ et un entier naturel p, on note C^p(I, ℝ) le ℝ - espace vectoriel des fonctions f définies sur I à valeur dans ℝ, p fois dérivables sur I et à dérivée p-ième, notée f^((p)), continue sur I. Le ℝ - espace vectoriel des fonctions continues de I dans ℝ est, quant à lui noté C(I, ℝ). Lorsque I est le segment [a, b], on considère sur l'espace vectoriel C([a, b], ℝ) la norme N_∞ définie par :
pour tout f ∈ C([a, b], ℝ) : N_∞(f) = sup{|f(x)|; x ∈ [a, b]}
  • On note Πu_k le produit des termes u_k pour l'entier k décrivant l'ensemble indiqué.
  • Pour m et p dans ℕ avec p ≤ m, on note (m/p) l'entier (m!)/(p!(m − p)!).

PARTIE I

Dans cette partie, on considère n + 1 nombres réels, deux à deux distincts, notés x_0, x_1, …, x_n, et on définit la forme bilinéaire B sur C(ℝ, ℝ) par :
pour tout (f, g) ∈ C(ℝ, ℝ) × C(ℝ, ℝ), B(f, g) = ∑_(i = 0)^n f(x_i)g(x_i)
Pour k entier, k ∈ [ [0, n] ], on définit les polynômes L_k de ℝ_n[X] par : L_k(X) = ∏_(i = 0; i ≠ k)^n(X − X_i)/(X_k − X_i).

I.1. Définition d'une structure euclidienne sur ℝ_n[X].

I.1.1. Justifier rapidement l'affirmation :
B définit un produit scalaire sur ℝ_n[X] mais pas sur C(ℝ, ℝ).
I.1.2. Pour j et k entiers de [ [0, n] ], calculer L_k(x_j). Montrer que la famille (L_k), pour k ∈ [ [0, n] ], est une base orthonormale de l'espace euclidien ℝ_n[X] pour le produit scalaire B.
I.2. Définition de P_n(f).
A toute fonction f appartenant à C(ℝ, ℝ) on associe le polynôme P_n(f) défini par :
P_n(f) = ∑_(i = 0)^n B(f, L_i)L_i
I.2.1. Pour tout k ∈ [ [0, n] ], exprimer B(f, L_k) en fonction de f(x_k). En déduire que P_n(f) vérifie P_n(f)(x_k) = f(x_k) pour tout k ∈ [ [0, n] ].
I.2.2. Montrer que P_n(f) est l'unique polynôme P ∈ ℝ_n[X], vérifiant P(x_k) = f(x_k) pour tout k ∈ [ [0, n] ].
I.2.3. Expliciter P_n(f) lorsque f ∈ ℝ_n[X]. Préciser le polynôme ∑_(k = 0)^n L_k(X) et, pour x réel, la valeur de la somme ∑_(k = 0)^n L_k(x).
Pour f ∈ C(ℝ, ℝ), on dira que P_n(f) est le polynôme d'interpolation, de degré inférieur ou égal à n, de la fonction f aux points x_i, pour i ∈ [ [0, n] ]. Lorsqu'aucune confusion n'est possible, on notera simplement P_n au lieu de P_n(f).
Dans la suite de cette partie, on considère un segment [a, b] contenant les points x_i, pour i ∈ [ [0, n] ].

I.3. Une application linéaire.

Soit Λ l'application linéaire de C([a, b], ℝ) dans ℝ_n[X] définie par :
pour tout f ∈ C([a, b], ℝ) : Λ(f) = P_n(f)
On considère l'espace vectoriel C([a, b], ℝ) muni de la norme N_∞. En identifiant tout polynôme de ℝ_n[X] avec la fonction polynôme associée, on munit également ℝ_n[X] de la même norme N_∞. On définit la norme subordonnée à la norme N_∞ de l'application linéaire Λ par:
‖Λ‖ = sup{N_∞(Λ(f)); N_∞(f) ≤ 1}
On note Φ la fonction appartenant à C([a, b], ℝ), définie par :
pour tout t ∈ [a, b] : Φ(t) = ∑_(k = 0)^n|L_k(t)|
I.3.1. Justifier l'inégalité : ‖Λ‖ ≤ N_∞(Φ).
I.3.2. Montrer qu'il existe un nombre réel τ ∈ [a, b] tel que N_∞(Φ) = Φ(τ).
I.3.3. Soit τ ∈ [a, b] tel que N_∞(Φ) = Φ(τ). Pour tout k ∈ [ [0, n] ], on définit ε_k par ε_k = 0 lorsque L_k(τ) = 0 et ε_k = (|L_k(τ)|)/(L_k(τ)) lorsque L_k(τ) ≠ 0. Soit ψ la fonction définie sur [a, b] vérifiant les propriétés suivantes :
  • ψ est continue sur [a, b],
  • pour tout k ∈ [ [0, n] ], ψ(x_k) = ε_k,
  • pour tout k ∈ [ [0, n − 1] ] la restriction de ψ à chaque intervalle [x_k, x_(k + 1)] est de la forme ψ(t) = a_k t + b_k où a_k et b_k sont des réels. Les restrictions de ψ à [a, x_0] et à [x_n, b] sont constantes.
    En calculant Λ(ψ)(τ) déterminer ‖Λ‖.

I.4. Un résultat auxiliaire.

Soit p un entier naturel non nul et soit g ∈ C^p([a, b], ℝ) une fonction s'annulant en p + 1 points distincts c_0 < c_1 < ⋯ < c_p de l'intervalle [a, b].
I.4.1. Montrer que la fonction dérivée g^′ s'annule en au moins p points de [a, b].
I.4.2. En déduire qu'il existe un point α ∈ [a, b] tel que g^((p))(α) = 0.
I.5. Une expression de f − P_n.
On note T_(n + 1) le polynôme de ℝ_(n + 1)[X] défini pour x réel par T_(n + 1)(x) = ∏_(i = 0)^n(x − x_i). Soit f une fonction appartenant à C^(n + 1)([a, b], ℝ) et soit y un réel de [a, b], distinct de tous les x_i, pour i ∈ [ [0, n] ]. On note P_n (respectivement P_(n + 1) ) le polynôme d'interpolation de f de degré inférieur ou égal à n (respectivement inférieur ou égal à n + 1 ) aux points x_i, pour i ∈ [ [0, n] ] (respectivement au point y et aux points x_i, pour i ∈ [ [0, n] ] ).
I.5.1. Montrer qu'il existe un réel r tel que, pour tout x ∈ ℝ, on ait :
P_(n + 1)(x) − P_n(x) = rT_(n + 1)(x)
I.5.2. En appliquant à la fonction g = f − P_(n + 1) un résultat obtenu en I.4., montrer qu'il existe un réel β ∈ [a, b] tel que : f^((n + 1))(β) = r(n + 1) !
En déduire que pour tout y ∈ [a, b], il existe β ∈ [a, b] tel que :
(1) f(y) − P_n(y) = 1/((n + 1)!)T_(n + 1)(y)f^((n + 1))(β).
I.5.3. Montrer que l'égalité (1) est aussi vérifiée lorsque l'on remplace y par l'un des x_i, pour i ∈ [ [0, n] ].

PARTIE II

Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 2 . On considère la fonction φ définie sur le segment [0, n] par : φ(t) = |t(t − 1)⋯(t − n)|.

II.1. Étude du maximum de φ.

II.1.1. Montrer que la fonction φ admet un maximum sur l'intervalle [0, n].
II.1.2. Soit t ∈ [0, n] : comparer φ(n − t) et φ(t).
II.1.3. On suppose t > 1 et t ∉ ℕ. Calculer (φ(t − 1))/(φ(t)).
En déduire que pour t ∈ [1, n/2], on a φ(t − 1) ≥ φ(t).
II.1.4. On suppose n pair et on note n = 2p. Montrer que φ atteint son maximum en un point de l'intervalle [0, 1] en supposant d'abord que p = 1 puis p ≥ 2.
On admettra que pour n impair, φ atteint son maximum en un point de [0, 1].

II.2. Abscisse du maximum de la fonction φ.

II.2.1. Soit t ∉ ℕ, expliciter ln(φ(t)), où ln désigne la fonction logarithme népérien ; en déduire (φ^′(t))/(φ(t)) en fonction de ∑_(k = 0)^n 1/(t − k).
II.2.2. Pour t ∈ [1/2, 1[, déterminer le signe de la somme ∑_(k = 2)^n 1/(t − k). En déduire que φ^′(t) est strictement négatif sur l'intervalle [1/2, 1[.
II.2.3. Calculer la dérivée de la fonction définie sur ]0, 1[par : g(t) = ∑_(k = 0)^n 1/(t − k).
Déterminer le sens de variation de la fonction g. En déduire que la fonction φ^′ s'annule en au plus un point de ]0, 1[.
II.2.4. Montrer que le maximum de φ est atteint en un point et un seul de ]0, 1/2[, noté t_n. Quelle est la valeur de la somme ∑_(k = 0)^n 1/(t_n − k) ?

II.3. Étude de l'abscisse t_n du maximum de φ.

II.3.1. On suppose k ∈ ℕ^∗, justifier l'inégalité 1/(k − t_n) > 1/k.
En déduire une minoration de 1/(t_n).
II.3.2. Préciser la nature de la série ∑_(k ≥ 1)1/k.
En déduire la limite de 1/(t_n) et par suite, celle de t_n lorsque n → + ∞.

II.4. Une majoration de φ.

II.4.1. Montrer l'inégalité ∫_1^(n + 1)(dt)/t < ∑_(k = 1)^n 1/k.
II.4.2. Montrer l'inégalité t_n < 1/(ln(n + 1)).
II.4.3. En déduire, que pour tout t ∈ [0, n], on a la majoration φ(t) < (n!)/(ln(n + 1)).

II.5. Une majoration de N_∞(f − P_n).

Dans cette question, on reprend les notations de la partie I.
Soit [a, b] un segment, on note h = (b − a)/n et on considère les n + 1 points équidistants x_i = a + ih de [a, b], pour i ∈ [ [0, n] ].
II.5.1. Pour x ∈ [a, b], on note t = (x − a)/h ∈ [0, n]. On note T_(n + 1) le polynôme défini en I.5. par T_(n + 1)(x) = ∏_(i = 0)^n(x − x_i). Exprimer |T_(n + 1)(x)| en fonction de h et de φ(t).
II.5.2. Soit f ∈ C^(n + 1)([a, b], ℝ) et soit P_n son polynôme d'interpolation, de degré inférieur ou égal à n, aux points équidistants x_i, pour i ∈ [ [0, n] ], défini en I.2.
Montrer l'inégalité :
(2) N_∞(f − P_n) ≤ (h^(n + 1))/((n + 1)ln(n + 1))N_∞(f^((n + 1))).

PARTIE III

On conserve les notations des parties I et II, avec en particulier des réels x_i, pour i ∈ [ [0, n] ], distincts. On définit les n + 1 réels w_k = 1/(∏_(i = 0; i ≠ k)^n(x_k − x_i)), pour k ∈ [ [0, n] ].
III.1. Soit x un réel et soit k un entier de [ [0, n] ].
Exprimer T_(n + 1)(x) en fonction de L_k(x), x − x_k et w_k.
III.2. Soit f ∈ C(ℝ, ℝ) et soit P_n son polynôme d'interpolation, de degré inférieur ou égal à n, aux points x_i, pour i ∈ [ [0, n] ]. On suppose x différent de tous les x_i, pour i ∈ [ [0, n] ].
Montrer l'égalité :
(3) P_n(x) = T_(n + 1)(x)∑_(k = 0)^n(W_k f(x_k))/(x − x_k).
Calculer T_(n + 1)(x)∑_(k = 0)^n(W_k)/(x − x_k).
En déduire la formule barycentrique :
(4) P_n(x) = (∑_(k = 0)^n(W_k f(x_k))/(x − x_k))/(∑_(k = 0)^n(W_k)/(x − x_k)).
III.3. Dans cette question, on suppose les points x_i équidistants. On note h = (x_n − x_0)/n et x_i = a + ih, pour i ∈ [ [0, n] ]. On se propose d'établir une formule barycentrique en remplaçant les w_k par des coefficients entiers relatifs.
III.3.1. Exprimer w_k en fonction de h, de n et de k.
Soit w_k^∗ = (− 1)^n h^n n!w_k. Exprimer w_k^∗ à l'aide d'un entier de la forme (m/p), où m et p sont à préciser en fonction de n et k.
III.3.2. On suppose x différent de tous les x_i, pour i ∈ [ [0, n] ]. Montrer la formule :
(5) P_n(x) = (∑_(k = 0)^n(− 1)^k(n/k)(f(x_k))/(x − x_k))/(∑_(k = 0)^n(− 1)^k(n/k)1/(x − x_k)).
III.4. Une valeur approchée de cos((πx)/2).
On suppose que f(x) = cos((πx)/2) et on considère les 4n + 1 points équidistants compris entre x_0 = − 2n et x_(4n) = 2n.
III.4.1. Déterminer X_k pour k ∈ [ [0, 4n] ].
III.4.2. Montrer que :
(6) P_(4n)(x) = (∑_(k = − n)^n(− 1)^k((4n)/(2n + 2k))1/(x − 2k))/(∑_(k = − 2n)^(2n)(− 1)^k((4n)/(2n + k))1/(x − k)) est, pour x différent de tous les x_k,
la valeur en x d'un polynôme d'interpolation de la fonction cos((πx)/2), en des points équidistants que l'on précisera.
III.4.3. Soit x ∈ [ − 2n, 2n] et soit p la partie entière de x.
Montrer l'inégalité : ∏_(k = − 2n)^(2n)|x − k| ≤ (2n + p + 1)!(2n − p) !
III.4.4. Montrer que pour x fixé dans [ − 2n, 2n] et non entier, on a :
|f(x) − P_(4n)(x)| ≤ (2n + p + 1)!(2n − p)!((π/2)^(4n + 1))/((4n + 1)!) = θ(n, p)
Quelle est la limite deθ(n, p) lorsque n tend vers + ∞ ?
Fin de l'énoncé.

Questions fréquentes

4 questions
Sur quels chapitres porte l'épreuve de mathématiques 1 CCINP PSI 2010 ?
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Sur quels chapitres porte l'épreuve de mathématiques 1 CCINP PSI 2010 ?

Elle porte sur l'interpolation polynomiale d'une fonction : structure euclidienne sur les polynômes, théorème de Rolle, normes subordonnées et formules barycentriques, en mobilisant une large part du programme des deux années de prépa.

Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées sur cette épreuve de maths 1 CCINP PSI ?

Le jury signale des difficultés à identifier le caractère défini d'une forme bilinéaire, une justification erronée du caractère libre d'une famille de polynômes, et des manipulations approximatives des inégalités et valeurs absolues.

Ce sujet CCINP PSI 2010 sur l'interpolation polynomiale est-il difficile ?

Le rapport indique que les trois parties, qui couvrent une large part du programme, ont pu être abordées et l'ont été très largement par les candidats, ce qui en fait un sujet de difficulté modérée.

Quelle partie de ce sujet CCINP PSI 2010 a été la plus appréciée des candidats ?

La partie II, sur l'étude du maximum d'une fonction auxiliaire, a eu la préférence des candidats, certains n'ayant même traité que cette partie.

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