CCINP Mathématiques 1 TSI 2004Sujet et corrigé
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NB. : Le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction.
Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.
Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.
Objet : La transformation de Fourier est un outil employé en sciences de l'ingénieur. En plus d'être linéaire, elle vérifie de nombreuses propriétés. Nous nous proposons d'en établir quelques-unes en nous limitant à un espace vectoriel particulier.
I. - Préliminaires
On note
C^∞ (R,
Γ ) l'espace vectoriel sur
Γ des fonctions définies, continues, infiniment dérivables de R dans [.
On noteP le sous-espace vectoriel de
C^∞(ℝ, ℂ) des fonctions
f de la forme
f(t) = P(t)e^(− πt^2) où P est un polynôme à coefficients complexes.
On note
Pour tout
n entier naturel, on note
P_n , le sous-espace vectoriel de
P des fonctions
f de la forme
f(t) = P(t)e^(− πt^2) où P est un polynôme à coefficients complexes de degré inférieur ou égal à
n .
I-1) Quelques endomorphismes qui nous seront utiles
Soient T, D, S trois applications qui, à une fonction
f de
C^∞(R, Γ) associent respectivement les fonctions suivantes :
Montrer que les applications
T, D, S définissent chacune un endomorphisme de
C^∞(R, Γ) .
Montrer que S est un automorphisme. Donner
S^(− 1) .
I-2) Étude des intégrales utilisées
a) Justifier l'existence de
J = ∫_(− ∞)^(+ ∞)e^(− t^2) dt .
De nombreuses méthodes permettent d'obtenir
J = √π . On l'admettra.
En déduire la valeur de :∫_(− ∞)^(+ ∞)e^(− πt^2) dt .
b) Pour toute fonctionf de
P , justifier la convergence absolue de
∫_(− ∞)^(+ ∞)f(t)dt .
c) Pour toutu réel, pour toute fonction
f de
P , justifier la convergence absolue de
∫_(− ∞)^(+ ∞)f(t)e^(− 2iπut) dt .
En déduire la valeur de :
b) Pour toute fonction
c) Pour tout
I-3) Définition de la transformation de Fourier (notée
φ ici)
Soit
φ l'application qui, à tout
f de
P associe si elle existe la fonction
φ(f) = ψ de
ℝ dans
[ vérifiant :
Vérifier que
φ est bien définie sur
P , puis montrer que
φ est une application linéaire.
II. - Deux formules pour l'application linéaire
φ
On conservera par la suite les notations suivantes :
f un élément de
P , défini par :
f(t) = P(t)e^(− πt^2) pour tout
t réel.
Son image parφ : ψ = φ(f) définie par:
ψ(u) = ∫_(− ∞)^(+ ∞)f(t)e^(− 2iπut) dt pour tout
u réel.
Son image par
II-1) Première formule
Justifier la dérivabilité de
ψ , calculer
ψ^′(u) et montrer que dans
P on a :
que l'on peut écrire de façon plus formelle
En remarquant que
ψ 'est l'image d'une fonction de
P , en déduire que
ψ est infiniment dérivable et est donc un élément de
C^∞(R, Γ) .
II-2) Deuxième formule
Par une intégration par parties, montrer que dans
P on a :
que l'on peut écrire de façon plus formelle :
III.
− φ est un endomorphisme
III-1) Pour tout
k entier naturel, on note
b_k la fonction qui à tout
t réel associe
b_k(t) = t^k e − πt^2 . Pour tout
n entier naturel, on considère la famille
(b_k)_(0 ≤ k ≤ n) , justifier que celle-ci constitue une base de
P_n . On pose
φ(b_k) = B_k .
III-2) Donner l'ensemble
SG des solutions de l'équation différentielle (E) :
f^′(t) + 2πtf(t) = 0 si
f est une fonction de
R dans
∁ de classe
C^1 .
III-3) Vérifier que
b_0 est un élément de
SG , noter la relation différentielle qui en découle en utilisant les endomorphismes D et T , en déduire une relation différentielle vérifiée par
B_0 , puis montrer l'existence d'une constante complexe
λ telle que, pour tout
u réel,
B_0(u) = λe^(− πu^2) .
ExprimerB_0(0) sous forme d'une intégrale et en déduire la valeur de
λ .
III-4) Pour toutk entier naturel non nul, on a la relation
b_k = T(b_(k − 1)) . Calculer
B_1, B_2, B_3 , puis montrer par récurrence que
B_k = φ(b_k) est un élément de
P_k . En déduire que pour tout
n entier naturel non nul, si
f est un élément de
P_n , il en est de même de
φ(f) . Montrer alors que
φ définit un endomorphisme de
P .
Exprimer
III-4) Pour tout
IV. - Étude en dimension 4
Soit
n un entier naturel.
On noteS_n l'endomorphisme de
P_n tel que
S_n(f) = S(f) et
φ_n l'endomorphisme de
P_n tel que
φ_n(f) = φ(f) .
On note
IV-1) Ecrire les matrices de
φ_3 et
S_3 dans la base (
b_0, b_1, b_2, b_3 ) de
P_3 .
IV-2) Expliciterφ_3 o
φ_3 en fonction de
S_3 . En déduire que
φ_3 est inversible et déterminer son inverse.
IV-2) Expliciter
V.
− φ est bijectif. Quel est son inverse?
Pour tout endomorphisme
A , on note
A^2 = A ∘ A , et pour tout
m entier naturel non nul
A^m = A ∘ A^(m − 1) = A^(m − 1) ∘ A avec la convention
A^0 = I qui représente l'application identité sur
P .
Pour tout
j entier naturel, on note
b_0^((j)) la
j ième dérivée de
b_0 , on a donc
b_0^((j)) = D^j(b_0) (on posera
b_0^((0)) = b_0 ).
V-1) Pour tout
j entier naturel non nul, exprimer
φ(b_0^((j))) en fonction de
b_0 et de T , puis en fonction de
b_j .
V-2) Pour tout
k entier naturel non nul, on a la relation
b_k = T(b_(k − 1)) = T^k(b_0) ; exprimer
φ(b_k) en fonction de
b_0 et de D , puis en fonction de
b_0^((k)) .
V-3) Exprimer alors
φ^2(b_k) . En déduire que
φ est bijectif, justifier les deux formules suivantes :
Cette dernière relation nous permettra par la suite de permuter
S et
φ .
V-4) Montrer queφ^(− 1) = φ^3 .
V-4) Montrer que
VI. - Valeurs propres et vecteurs propres de
φ_3
VI-1) Déterminer les valeurs propres de l'endomorphisme
φ_3 ; cet endomorphisme est-il diagonalisable?
VI-2) Déterminer une base de
P_3 formée de vecteurs propres de
φ_3 .
VI-3) Soit la fonctionf de
ℝ dans
ℝ définie pour tout
t réel par:
f(t) = P(t)e^(− πt^2) , avec
P(t) = 1 + t^2 + t^3 .
Décomposerf dans la base trouvée à la question précédente.
VI-3) Soit la fonction
Décomposer
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