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Intégrales de Wallis, formule de Stirling, constante d'Euler-Mascheroni et comparaison asymptotique de séries entières au voisinage de 1
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La partie I étudie les intégrales de Wallis, en établit un équivalent et en déduit la formule de Stirling. La partie II étudie deux séries entières liées au logarithme, montre l'existence d'une limite à gauche en 1 faisant apparaître la constante d'Euler-Mascheroni, puis en donne une expression intégrale. Les parties III et IV établissent des théorèmes de comparaison asymptotique de séries entières au voisinage de 1, à partir de leurs coefficients ou sommes partielles, et les appliquent notamment à la série de terme général x^(n²).

  1. 1Partie I : intégrales de Wallis et formule de StirlingOn établit une relation de récurrence entre les intégrales de Wallis, on en déduit leur équivalent, puis on démontre l'existence d'une constante permettant d'obtenir la formule de Stirling pour la factorielle.
  2. 2Partie II : séries entières liées au logarithme et constante d'Euler-MascheroniOn étudie deux séries entières définies à partir des termes 1/n et ln(1+1/n), on montre l'existence d'une limite à gauche en 1 faisant apparaître la constante d'Euler-Mascheroni, puis on en établit une expression intégrale.
  3. 3Partie III : comparaison asymptotique via les coefficientsOn démontre un théorème de comparaison entre deux séries entières au voisinage de 1 à partir du comportement relatif de leurs coefficients, et on l'applique à des séries entières classiques.
  4. 4Partie IV : comparaison asymptotique via les sommes partiellesOn démontre un théorème de comparaison entre deux séries entières au voisinage de 1 à partir du comportement asymptotique de leurs sommes partielles, et on l'applique notamment à la série entière de terme général x^(n²), reliée aux intégrales de Wallis.

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MATHÉMATIQUES I

Partie I -

On considère l'intégrale :
I_n = ∫_0^(π/2)cos^n xdx
où n désigne un entier naturel.

I.A -

I.A.1) Déterminer une relation de récurrence entre I_(n + 2) et I_n.
I.A.2) En déduire une expression de I_(2n) et I_(2n + 1) à l'aide de factorielles.

I.B -

I.B.1) Montrer l'équivalence : I_n ∼ I_(n + 1).
I.B.2) Montrer que la suite (J_n)_(n ∈ ℕ) avec J_n = (n + 1)I_n I_(n + 1) est constante et en déduire l'équivalence : I_n ∼ √(π/(2n)).

I.B.3) Application 1

Montrer, lorsque t, réel, tend vers + ∞, l'équivalence :
∫_0^(π/2)(cosx)^t dx ∼ √(π/(2t)).

I.B.4) Application 2

 l'aide de la série de terme général u_n = ∫_(nπ)^((n + 1)π)|sinx|^x dx, montrer que l'intégrale impropre ∫_1^(+ ∞)|sinx|^x dx est divergente.
I.C - On pose, pour n ≥ 1, u_n = (n + 1/2)lnn − n − lnn! et v_n = u_(n + 1) − u_n.
I.C.1) Montrer l'équivalence :
v_n ∼ 1/(12n^2).
I.C.2) En déduire que la suite (u_n)_(n ∈ ℕ) est convergente. On notera S sa limite.

Filière TSI

I.D - Établir l'existence d'une constante C > 0 telle que :
n! ∼ Cn^(n + 1/2)e^(− n).
I.E - En utilisant la question I.B.2, en déduire l'équivalent de Stirling :
n! ∼ √(2πn)n^n e^(− n).

Partie II -

On considère les séries entières :
∑_(n ≥ 1)(x^n)/n et ∑_(n ≥ 1)ln(1 + 1/n)x^n.
II.A - Montrer que la première série entière définit une fonction continue sur [ − 1, 1[ et calculer sa somme f.
II.B - On considère la seconde série entière.
II.B.1) Déterminer son rayon de convergence. On note g sa somme, là où elle converge.
II.B.2) Montrer que cette série entière converge pour x = − 1 et calculer g(− 1).
II.C - Déterminer la limite à gauche de g en 1 .

II.D -

II.D.1) Montrer l'existence d'une limite l à gauche en 1 de g(x) + ln(1 − x).
II.D.2) On pose, pour n entier strictement positif,
w_n = 1 + 1/2 + … + 1/n − lnn.
Montrer que la suite (w_n)_(n ∈ ℕ) est décroissante.
II.D.3) Montrer que (w_n)_(n ∈ ℕ) converge vers un réel γ strictement positif.
II.E - Établir que l = − γ.

II.F - Une expression intégrale de γ.

On pose I = ∫_0^1(1/t + 1/(ln(1 − t)))dt.
II.F.1) Montrer l'existence de I.
II.F.2) Montrer que I = ∫_0^(+ ∞)(1/(1 − e^(− x)) − 1/x)e^(− x)dx et que l'application Φ : x ↦ 1/(1 − e^(− x)) − 1/x est bornée sur ]0, + ∞[.
II.F.3) Montrer que pour tout n ≥ 1, on a
I = 1 + 1/2 + … + 1/n − ∫_0^(+ ∞)(e^(− x) − e^(− (n + 1)x))/xdx + ∫_0^(+ ∞)e^(− (n + 1)x)Φ(x)dx
II.F.4) Montrer que pour n ≥ 1 et ε > 0, on a
∫_ε^(+ ∞)(e^(− x) − e^(− (n + 1)x))/xdx = ∫_ε^((n + 1)ε)(e^(− x))/xdx
II.F.5) Calculer l'intégrale
∫_0^(+ ∞)(e^(− x) − e^(− (n + 1)x))/xdx
II.F.6) En déduire I = γ.

Partie III -

On considère deux séries entières ∑_(n ≥ 0)a_n x^n et ∑_(n ≥ 0)b_n x^n. On fait les hypothèses
suivantes :
  • La suite (a_n)_(n ∈ ℕ) est à termes positifs.
  • La série ∑_(n ≥ 0)a_n diverge.
  • ∑_(n ≥ 0)a_n x^n a un rayon de convergence égal à 1 .
  • b_n = o(a_n)
On note u et v les sommes respectives de ces deux séries entières sur leur intervalle ouvert de convergence.

III.A -

III.A.1) Montrer que ∑_(n ≥ 0)b_n x^n a un rayon de convergence supérieur ou égal à 1.
III.A.2) On fixe un réel ε strictement positif.
Montrer qu'il existe un entier naturel N tel que pour tout x tel que 0 ≤ x < 1,
|v(x)| ≤ ∑_(n = 0)^N|b_n| + ε/2u(x)
III.A.3) En déduire qu'au voisinage de 1
v(x) = o(u(x)).
III.B - Montrer que si l'on remplace l'hypothèse b_n = o(a_n) par a_n ∼ b_n, alors au voisinage de 1 on a l'équivalence : u(x) ∼ v(x).

III.C - Application 1:

III.C.1) Déterminer le rayon de convergence de la série entière
∑_(n≧1)n^3 ln(ch1/n)x^n
III.C.2) Déterminer un équivalent simple en 1 de sa somme.

III.D - Application 2 :

On considère les séries entières
∑_(n ≥ 1)H_n x^n et ∑_(n ≥ 1)(lnn)x^n, où l'on a posé pour n ≥ 1; H_n = 1 + 1/2 + … + 1/n.
III.D.1) Vérifier que leur rayon de convergence est 1 et montrer que
∀x ∈ ] − 1, 1[, (1 − x)∑_(n = 1)^(+ ∞)H_n x^n = − ln(1 − x).
III.D.2) En déduire un équivalent au voisinage de 1 de
∑_(n ≥ 1)(lnn)x^n.
On pourra utiliser II.D.3.

III.E - Application 3 :

On pose pour x ∈ ] − 1, 1[,
J(x) = ∫_0^(π/2)1/(√(1 − x^2 cos^2 t))dt
III.E.1) Développer en série entière, au voisinage de 0 , la fonction x ↦ 1/(√(1 − a^2 x^2)). avec a > 0 et préciser son rayon de convergence.
III.E.2) Montrer pour tout x ∈ ] − 1, 1[ la relation
J(x) = ∑_(n = 0)^(+ ∞)a_n I_(2n)x^(2n)
avec I_(2n) les intégrales étudiées en partie I et (a_n)_(n ∈ ℕ) une suite que l'on explicitera.
III.E.3) Montrer qu'il existe une constante K réelle tel qu'au voisinage de 1 on ait l'équivalence : J(x) ∼ Kln(1 − x) et préciser la valeur de K.

Partie IV -

On considère deux séries entières ∑_(n ≥ 0)a_n x^n et ∑_(n ≥ 0)b_n x^n. On fait les hypothèses
suivantes : suivantes :
  • La suite (a_n)_(n ∈ ℕ) est à termes positifs non tous nuls.
  • A_n ∼ B_n, où l'on a posé
A_n = ∑_(p = 0)^n a_p et B_n = ∑_(p = 0)^n b_p
  • Le rayon de convergence de la série ∑_(n ≥ 0)a_n x^n est égal à 1 et la série ∑_(n ≥ 0)a_n diverge.
On note u et v les sommes respectives de ces deux séries entières sur leur intervalle ouvert de convergence.
IV.A - Vérifier l'égalité, pour tout x réel
(1 − x)∑_(p = 0)^n A_p x^p = ∑_(p = 0)^n a_p x^p − A_n x^(n + 1)
et en déduire que le rayon de convergence de
∑_(n ≥ 0)A_n x^n est égal à 1.
IV.B - Établir les relations, pour tout x ∈ ] − 1, 1[
∑_(n = 0)^∞A_n x^n = 1/(1 − x)∑_(n = 0)^∞a_n x^n et ∑_(n = 0)^∞B_n x^n = 1/(1 − x)∑_(n = 0)^∞b_n x^n.
puis en déduire qu'au voisinage de 1 , on a : u(x) ∼ v(x).

IV.C - Application 1:

On considère la série entière ∑_(n ≥ 0)x^(a^n), où a est un entier supérieur ou égal à 2 . Vérifier que son rayon de convergence est 1 et montrer qu'au voisinage de 1 , on a l'équivalence ∑_(n = 0)^∞x^(a^n) ∼ Lln(1 − x), où L est une constante réelle que l'on précisera.

IV.D - Application 2 :

IV.D.1) Montrer que les séries entières ∑_(n = 0)^∞x^(n^2) et ∑_(n = 0)^∞(√(n + 1) − √n)x^n sont de rayons de convergence 1 et que l'on a, au voisinage de 1 ,l'équivalence :
∑_(n = 0)^∞x^(n^2) ∼ ∑_(n = 0)^∞(√(n + 1) − √n)x^n.
IV.D.2) En déduire que l'on a, au voisinage de 1 , l'équivalence :
∑_(n = 0)^∞x^(n^2) ∼ 1/(√(2π))∑_(n = 0)^∞I_n x^n
où (I_n)_(n ∈ ℕ) est la suite étudiée dans la première partie.
IV.D.3) Montrer que pour x ∈ ] − 1, 1[, on a l'égalité :
∑_(n = 0)^∞I_n x^n = ∫_0^(π/2)(dt)/(1 − xcost)
IV.D.4) Calculer l'intégrale ci-dessus et en déduire qu'au voisinage de 1 , on a l'équivalence :
∑_(n = 0)^∞x^(n^2) ∼ D/(√(1 − x)),
où D est une constante réelle strictement positive que l'on précisera.

Questions fréquentes

4 questions
Sur quels chapitres porte ce sujet de maths 1 TSI Centrale 2004 ?
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Sur quels chapitres porte ce sujet de maths 1 TSI Centrale 2004 ?

Il porte sur les suites et séries numériques (intégrales de Wallis, formule de Stirling, constante d'Euler-Mascheroni) et sur les séries entières, notamment leur comportement asymptotique au voisinage du bord du disque de convergence.

Le sujet comporte-t-il des parties indépendantes ?

Les parties I et II peuvent être traitées de façon largement autonome, tandis que les parties III et IV, qui établissent des théorèmes généraux de comparaison, réutilisent les résultats des parties précédentes dans leurs applications.

Qu'est-ce que la formule de Stirling démontrée dans la partie I ?

C'est un équivalent de la factorielle n! lorsque n tend vers l'infini, obtenu ici en combinant l'étude d'une suite auxiliaire convergente avec l'équivalent des intégrales de Wallis.

Comment apparaît la constante d'Euler-Mascheroni dans ce sujet ?

Elle apparaît comme la limite à gauche en 1 d'une série entière liée au logarithme, puis comme somme d'une série harmonique tronquée du logarithme, et enfin sous la forme d'une intégrale généralisée qui en donne une expression équivalente.

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