CCINP Mathématiques 2 PSI 2009Sujet, corrigé et rapport du jury
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Difficulté moyenneThéorème de Perron-Frobenius : valeurs propres et vecteurs propres des matrices symétriques réelles à coefficients positifsAfficher ou masquer la section
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Difficulté moyenneLe problème unique de cette épreuve établit des propriétés sur les valeurs propres et vecteurs propres d'endomorphismes autoadjoints dont la matrice, dans une base orthonormale, a des coefficients tous positifs ou nuls. La partie I, calculatoire, traite un exemple concret construit à partir d'une suite récurrente et d'un déterminant tridiagonal. La partie II, indépendante de la première, démontre les résultats généraux sur la plus grande valeur propre de ce type d'endomorphisme.
- 1Partie I : étude d'un exempleÉtude d'une suite récurrente linéaire d'ordre 2 paramétrée par un angle, calcul d'un déterminant tridiagonal, puis détermination des valeurs propres et d'un vecteur propre à composantes strictement positives d'une matrice particulière.
- 2Partie II : résultats générauxÉtude de la norme subordonnée, puis démonstration, pour un endomorphisme autoadjoint à coefficients positifs, de l'existence et des propriétés de sa plus grande valeur propre (théorème de Perron-Frobenius).
Difficulté moyenne. Le rapport distingue trois catégories de copies, des très bonnes maîtrisant l'ensemble du sujet à des copies où très peu de questions sont abordées, et qualifie certaines questions centrales (II.2, fin de II.5) d'essentielles et difficiles, tandis que d'autres sont bien réussies.
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesCas particulier du discriminant nul oublié · Calculs de déterminants non achevés · Justification incomplète du nombre de valeurs propres distinctesAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesLe problème unique portait sur le théorème de Perron-Frobenius pour les matrices symétriques réelles à coefficients positifs. Le jury distingue trois catégories de copies : les très bonnes, qui maîtrisent l'ensemble du programme et du sujet, les copies assez bonnes, qui traitent correctement la partie I et les points simples de la partie II par manque de temps, et les copies où très peu de questions sont abordées. La présentation est globalement satisfaisante mais les résultats ne sont pas toujours mis en évidence.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Cas particulier du discriminant nul oubliéI.1.2
Pour la question I.1, un assez grand nombre de candidats préfère la méthode classique de résolution d'une récurrence linéaire à partir du discriminant, mais oublie d'étudier le cas particulier où ce discriminant s'annule.
- 2Calculs de déterminants non achevésI.2.1
Le calcul des premiers déterminants ne pose pas de problème de méthode, mais le jury juge intolérable que les candidats n'aillent pas au bout de calculs simples ; un polynôme doit être présenté sous forme factorisée ou ordonnée par degré.
- 3Justification incomplète du nombre de valeurs propres distinctesI.4.2
La question établissant que la matrice possède n valeurs propres distinctes est très rarement bien traitée : il manque presque toujours au moins un argument, alors que l'idée de départ est perçue par la majorité des candidats.
- 4Signe négatif mal géré dans l'expression des valeurs propresI.4.2
Beaucoup d'étudiants, troublés par le signe négatif apparaissant dans l'expression des valeurs propres, l'« oublient » lors d'un changement de ligne au lieu d'utiliser la formule de changement de signe d'un cosinus.
- 5Inégalités de la norme subordonnée mal démontréesII.1.2
La question qui nécessitait de montrer deux inégalités sur la norme subordonnée d'un endomorphisme diagonal est souvent mal abordée : certains candidats utilisent une autre norme au prétexte d'être en dimension finie, ce qui ne mène à aucun résultat.
- 6Continuité de la fonction Φ mal justifiéeII.2.1
Beaucoup d'étudiants ont voulu montrer que la fonction Φ était linéaire ou lipschitzienne à l'origine, ce qui est faux ; il fallait invoquer la continuité de l'endomorphisme en dimension finie et celle du produit scalaire.
Ce qui a été bien réussi
- Le calcul du deuxième terme de la suite, à la question I.1.1, est obtenu par presque tous les candidats.
- La relation de récurrence entre les déterminants (question I.2.2) est trouvée par beaucoup de candidats.
- La question II.1.1, calcul de la norme subordonnée d'un automorphisme orthogonal, est traitée correctement.
- La troisième partie de la question II.2 (II.2.3) est correctement traitée : le résultat n'est pas donné dans l'énoncé mais beaucoup le trouvent.
Conseils du jury
- S'appliquer à donner tous les arguments, même simples, conduisant à une conclusion.
- Terminer les calculs et donner des résultats achevés, présentés sous forme factorisée ou ordonnée.
- Penser à utiliser les résultats donnés dans l'énoncé pour résoudre les questions qui suivent.
- Se placer scrupuleusement dans les hypothèses des questions dont on utilise les résultats.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
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N.B. : Le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.
Notations
On désigne par
Pour
Pour
Objectifs
La première partie est calculatoire et conduit à traiter un exemple des résultats généraux du problème.
Dans la deuxième partie, on fait établir des propriétés des endomorphismes autoadjoints particuliers que l'on étudie. La question II. 1 porte sur l'étude de la norme subordonnée d'applications linéaires; les questions suivantes de la partie II sont indépendantes des résultats de la question II.1.
Les deux parties sont indépendantes.
Dans tout le problème on désigne par
PARTIE I
et pour tout
I.1.1. Déterminer
I.1.2. Soit
(1) pour tout
(2) pour tout
(3) dans tous les autres cas
I.2. Quelques valeurs de
I.2.1. Calculer
I.2.2. Pour
I.3. On suppose
I.3.1. Montrer que
I.3.2. Déterminer les valeurs de
I.4. On note
I.4.1. Exprimer
I.4.2. Déduire de I.3.2. que la matrice
I.4.3. En utilisant I.1.2, déterminer un vecteur propre de la matrice
PARTIE II
On note
II.1. Pour tout endomorphisme
II.1.1. Soit
II.1.2. Soit
II.1.3. En déduire que lorsque
Dans la suite du problème, on note
II.2. Propriété de la plus grande valeur propre de
II.2.1. Montrer que
II.2.2. Soit
En comparant
En déduire que le vecteur
On note
II.2.3. Soit
Comparer
Déduire des résultats précédents que
On a donc montré que
(1) pour tout
(2) il n'existe pas de partition de l'ensemble
II.3. Signe de
II.3.1. Soit
II.3.2. Soit
II.4. Soit
II.5. Soit
II.6. Soient
II.7. Soit
II.8. On suppose
(1)
(2) pour tout
(3) dans tous les autres cas
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte l'épreuve de mathématiques 2 CCINP PSI 2009 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte l'épreuve de mathématiques 2 CCINP PSI 2009 ?
Le sujet porte sur le théorème de Perron-Frobenius : valeurs propres et vecteurs propres d'endomorphismes autoadjoints à coefficients positifs, via une partie calculatoire (suites récurrentes, déterminants) puis une partie de démonstration générale (norme subordonnée, espaces euclidiens).
Quelle est la moyenne à l'épreuve de mathématiques 2 CCINP PSI 2009 ?
Le rapport ne communique aucune statistique chiffrée (moyenne, écart-type ou nombre de copies) pour cette session.
Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées à cette épreuve de mathématiques 2 CCINP PSI 2009 ?
Le jury relève des calculs non achevés, des justifications incomplètes sur le nombre de valeurs propres distinctes, une gestion maladroite du signe des valeurs propres, et des confusions sur la continuité ou la linéarité de la fonction étudiée en partie II.
Cette épreuve de mathématiques 2 CCINP PSI 2009 est-elle difficile ?
Le jury distingue trois groupes de copies, de très bonnes maîtrisant tout le sujet à des copies abordant très peu de questions, et qualifie certaines questions centrales d'essentielles et difficiles.
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