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NB. : Le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction.
Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.

Exercice

On pose I(a, b) = ∫_0^(+ ∞)(x^(a − 1))/(1 + x^b) dx, où a et b sont réels.
  1. Énoncer le ou les critères de convergence qui vous semblent adaptés à l'étude de cette intégrale.
  2. Déterminer l'ensemble des couples ( a, b ) pour lesquels l'intégrale I(a, b) converge.
  3. Représenter graphiquement ce domaine de convergence dans le plan (a, b).

Problème

Toutes les parties de ce sujet sont indépendantes entre elles et peuvent être traitées dans n'importe quel ordre.

Partie I

On considère la fonction f définie sur ℝ par f(x) = xcos(x) − sin(x).
On note (C) la courbe représentative de f dans un repère orthonormé (O, i→, j→).
1.1 Justifier la possibilité de restreindre l'étude de f à ℝ^+.
1.2 Que peut-on en déduire pour ( C ) ?
2. On note I_n l'intervalle [nπ; (n + 1)π] pour n ∈ ℕ.
Etudier, en fonction de la parité de n, les variations de f sur I_n.
3.1 Montrer que les points de (C) d'abscisse x tels que f^′(x) = 0 sont situés sur deux droites dont on précisera les équations.
3.2 Construire la courbe (C) pour x ∈ [ − 2π; 2π] (échelle : π = 2 carreaux sur les axes).
4.1 Montrer que l'équation f(x) = 0 admet dans tout intervalle I_n une solution unique. On note x_n cette solution, qu'on ne cherchera pas à calculer.
4.2 Montrer que ∀n ∈ ℕ, x_n < (2n + 1)π/2.
4.3 Donner un équivalent de x_n quand n → + ∞.
4.4 Montrer que x_n = nπ + arctan(x_n).
4.5 En déduire que x_n = (2n + 1)π/2 − 1/(nπ) + ε_n, où ε_n tend vers zéro quand n tend vers l'infini (on rappelle que pour x > 0, arctan(x) = π/2 − arctan(1/x), et que arctan(u) est équivalent à u au voisinage de 0 ).

Partie II

Soit g une fonction réelle de variable réelle, de classe C^1 par morceaux, de période T.
On note ω = (2π)/T la pulsation de g, et Δ un intervalle de longueur T.
Pour n entier naturel, on note a_n et b_n les coefficients de Fourier trigonométriques de g, donnés par :
a_0 = 1/T∫_Δ g(t)dt, a_n = 2/T∫_Δ g(t)cos(nωt)dt, b_n = 2/T∫_Δ g(t)sin(nωt)dt pour n ≥ 1.
Pour n ≥ 1, on appelle harmonique de rang n la quantité h_n(t) = a_n cos(nωt) + b_n sin(nωt).
On pose r_n = √(a_n^2 + b_n^2), qu'on appelle amplitude de h_n.
  1. Montrer que si r_n est non nul, il existe φ_n tel que h_n(t) = r_n cos(nωt − φ_n).
On appelle φ_n phase de h_n (par convention, on choisit φ_n ∈ ] − π; π]; si r_n est nul, φ_n n'existe pas).
2. On choisit dans cette question la fonction g de période T, définie par :
g(t) = {1 si t, ∈ [0; T/2; 0 si t, ∈ [T/2; T
2.1 Que peut-on dire de g − 1/2 ?
2.2 Que peut-on en déduire pour les coefficients de Fourier de g ?
2.3 Écrire le développement en série de Fourier de g.
2.4 Quelle est la somme de cette série ? (on énoncera de façon précise le théorème utilisé)
2.5 Exprimer r_n et φ_n si elle existe.
3. On considère la série numérique de terme général u_p = ((− 1)^p)/(2p + 1) pour p ≥ 0.
3.1 Montrer que cette série est convergente.
3.2 Déduire de la question 2. la somme ∑_(p ≥ 0)u_p.
4. On conserve les notations des questions 2. et 3. ci-dessus.
4.1 Énoncer la formule de Parseval.
4.2 Calculer ∑_(p ≥ 0)1/((2p + 1)^2).
4.3 En déduire la valeur de ∑_(n ≥ 1)1/(n^2).

Partie III

On note Δ l'opérateur laplacien : soit W un ouvert de ℝ^3, et f élément de C^2(W, ℝ),
Δf = (∂^2 f)/(∂x^2) + (∂^2 f)/(∂y^2) + (∂^2 f)/(∂z^2)
  1. On pose r = √(x^2 + y^2 + z^2), et on s'intéresse à une fonction f telle que f(x, y, z) = u(r).
Montrer que pour r ≠ 0, on a : Δf = u^(′′)(r) + 2/ru^′(r).
On considère dans les mêmes conditions, l'équation : Δf = − ω^2 f, où ω est un réel strictement positif, c'est-à-dire l'équation (U) : u^(′′)(r) + 2/ru^′(r) = − ω^2 u(r).
2. On définit la fonction v par v(r) = ru(r).
Montrer que v vérifie l'équation différentielle (V) : v^(′′) + ω^2 v = 0.
3. Résoudre l'équation (V), en déduire pour r ≠ 0 les solutions réelles de (U).
4. Déterminer les solutions non nulles de ( U ) admettant une limite finie quand r tend vers 0 .
5. On ne conserve pour la suite que les solutions obtenues à la question 4 ci-dessus.
On impose de plus u^′(1) = 0. Déterminer l'équation ( Ω ) que doit vérifier ω pour que cette condition supplémentaire soit satisfaite.
6. Montrer graphiquement que l'équation (Ω) admet une solution et une seule dans tout intervalle ]π/2 + nπ; π/2 + (n + 1)π[ où n est un entier naturel.
On notera ω_n cette solution, qu'on ne cherchera pas à calculer.
7. Si n et p sont deux entiers naturels distincts, on note u_n et u_p deux solutions de (U) associées respectivement aux valeurs ω_n et ω_p solutions de ( Ω ).
Montrer que :
∫_0^1 u_n(r)u_p(r)r^2 dr = 0

Fin de l'énoncé.

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