CCINP Physique 1 MP 2011Sujet, corrigé et rapport du jury
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CONCOURS COMMUNS POLYTECHNIQUES
EPREUVE SPECIFIQUE - FILIERE MP
PHYSIQUE 1
Durée : 4 heures
N.B. : Le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.
Les calculatrices sont autorisées
MÉCANIQUE
L'épreuve porte sur l'étude de deux systèmes particuliers. Le premier système étudie le mouvement plan d'un ensemble composé d'un solide en translation et de deux autres solides en rotation autour d'axes fixes, il
y aura glissement pour l'un des contacts et non-glissement pour l'autre. La seconde partie va s'intéresser au mouvement de deux solides en rotation autour d'un axe commun; il est à noter que cette seconde partie est indépendante de la première.
Première partie : Freinage d'un lingot métallique
Un solide
S se déplace sur un convoyeur à rouleaux; on va s'intéresser à une phase de freinage de ce solide.
S est homogène et caractérisé par ses dimensions : longueur
2ℓ , hauteur
2h , largeur
b (voir schémas
n^∘1 et
n^∘2 ), sa masse
M , son barycentre
G . Soit un repère
Oxyz orthonormé ;
e_x^(→−), e_y→, e_z→ désignent les vecteurs unitaires associés aux axes (
Ox est horizontal,
Oy vertical ascendant). Ce repère est lié au référentiel du laboratoire supposé galiléen. La position de
O est choisie de telle façon qu'à
t = 0 , le point
G se situe sur la verticale de
O . Chacun des rouleaux du convoyeur est constitué d'un cylindre homogène, de rayon
r , d'axe de symétrie horizontal, le moment d'inertie relativement à cet axe sera noté
J . Chaque rouleau est susceptible d'effectuer un mouvement de rotation autour de son axe horizontal. Les axes des rouleaux sont parallèles, tous situés dans le même plan horizontal et distants de
2d . On va considérer la situation pour laquelle le solide est en contact avec deux rouleaux particuliers, les rouleaux
n^∘1 et
n^∘2 de barycentres respectifs les points
O_1 et
O_2 (on suppose
2ℓ > 2d ). Le rouleau
n^∘1 peut tourner librement autour de son axe horizontal,
la liaison étant supposée parfaite. Le rouleaun^∘2 est entraîné en rotation par un moteur extérieur non figuré, sa vitesse de rotation est
ω_2 > 0 constante au cours du temps. À l'instant initial, l'extrémité droite du solide se situe à la verticale du point
O_2 , la vitesse du solide est
X˙_0 = (dX)/(dt)(0) > 0 .
la liaison étant supposée parfaite. Le rouleau
Les points de contact du solide sur les rouleaux sont notés respectivement
I_1 et
I_2 . Le rouleau
n^∘2 va donc freiner le solide
S et, à un instant
t = τ, S va s'immobiliser ; la suite du mouvement ne sera pas considérée ici.
Le coefficient de frottementS /rouleau sera noté
μ , il ne sera pas fait de distinction entre les coefficients de frottement dynamique ou statique.
g⃗ désigne le vecteur accélération due à la pesanteur, soit
g⃗ = − ge_y→ . On note
X = X(t) , l'abscisse du point
G à un instant quelconque,
ℜ⃗_1 = T_1 e_x^(→−) + N_1 e_y→, ℜ⃗_2 = T_2 e_x^(→−) + N_2 e_y→ , les actions des rouleaux sur
S appliquées en
I_1 et
I_2 .
Le coefficient de frottement
Dans la suite du problème, on supposera toujours que le mouvement du solide
S s'effectue sans glissement sur le rouleau
n^∘1 .
Pour les applications numériques, on donneℓ = 1 m, d = 0, 8 m, h = 0, 2 m, r = 0, 2 m, μ = 0, 1
M = 3500 kg, J = 20 kg ⋅ m^2, g = 9, 81 m ⋅ s^(− 2), X˙_0 = 0, 442 m ⋅ s^(− 1)
Pour les applications numériques, on donne

Schéma
n^∘1 : vue dans le plan vertical Oxy à l'instant
t = 0 [les flèches rondes indiquent le sens de rotation des rouleaux]
.jpg)
Les questions I. 1 à I. 8 correspondent à une mise en équation du problème posé.
I. 1 Le vecteur vitesse de rotation du premier cylindre est noté
ω_1 e_z→ . Exprimer la relation de non glissement en
I_1 , relation liant
r, ω_1 et
X˙ (relation 1).
I. 2 Exprimer la vitesse de glissement deS sur le rouleau
n^∘2 en fonction de
X˙, r, ω_2 . Dans ces conditions, quel est le signe de
T_2 ? Écrire la relation liant
T_2 et
N_2 en supposant
N_2 > 0 (relation 2).
I. 3 Exprimer le moment cinétique du premier rouleau relativement au pointO_1 puis l'énergie cinétique initiale de l'ensemble (solide
S + rouleau
n^∘1 ) en fonction de
X˙_0, M, J, r . Cette énergie sera notée
Ec(0) . Calculer la valeur de cette quantité.
I. 4 Par utilisation du théorème de la résultante dynamique appliqué àS , obtenir deux relations liant
N_1, N_2, T_1, T_2, M, X¨ (relations 3 et 4).
I. 5 En considérant le rouleaun^∘1 seul et, en utilisant le théorème du moment dynamique, donner une relation liant
T_1 et
(dω_1)/(dt) (relation 5).
I. 6 On noteσ⃗_G le moment cinétique en
G de
S . Quelle est la valeur de
σ⃗_G ?
I. 7 En faisant appel au théorème du moment dynamique appliqué àS , établir une relation liant
N_1 ,
T_1, N_2, T_2, ℓ, h, d et
X (relation 6).
I. 8 D'après les relations obtenues, établir l'équation différentielle pour la variableX .
I. 2 Exprimer la vitesse de glissement de
I. 3 Exprimer le moment cinétique du premier rouleau relativement au point
I. 4 Par utilisation du théorème de la résultante dynamique appliqué à
I. 5 En considérant le rouleau
I. 6 On note
I. 7 En faisant appel au théorème du moment dynamique appliqué à
I. 8 D'après les relations obtenues, établir l'équation différentielle pour la variable
Les questions II. 1 à II. 6 comprennent principalement une résolution du problème posé.
II.1. Pour simplifier l'écriture obtenue à la question I.8, on pourra poser :
M^′ = M + J/(r^2)[1 + (μh)/(2d − μh)] (et prendre
M^′ = 4000 kg pour les applications numériques).
Dans cette situation, l'équation différentielle pourX s'écrit sous la forme
(d^2 X)/(dt^2) + Ω^2 X = K où
Ω = √(μg/(2d − μh)M/(M^′)), K étant une constante dont vous préciserez l'expression en fonction de
ℓ, d et
Ω^2 . Calculer la valeur numérique de la pulsation
Ω .
II.2. Donner la solution de l'équation différentielle en fonction deX˙_0, Ω, ℓ, d et
t .
II.3. À l'instantt = τ , la vitesse de
S s'annule (pour la première fois). Établir l'expression de
tan(τΩ) en fonction de
Ω, ℓ, d, X˙_0 . Vérifier que
tan(τΩ) ≅ 1 et calculer l'amplitude
maximaleX_m du déplacement du point
G . Montrer que le solide
S est toujours en appui sur le rouleau
n^∘1 , à l'instant
t = τ .
II.4. Établir les expressions deN_1 et de
N_2 en fonction de
X et des constantes.
N_1 et
N_2 étant des fonctions respectivement décroissante et croissante de
X , donner les conditions montrant qu'il n'y a pas basculement du solide
S entre les instants
t = 0 et
t = τ .
II.5. Quelle est l'expression de la puissanceP due aux forces s'exerçant sur l'ensemble (solide
S + rouleau
n^∘1 ) ? En déduire l'expression de
W , travail reçu par l'ensemble (solide
S + rouleau
n^∘1 ) entre les instants 0 et
τ . D'après la question I.3, donner la valeur de
W .
II.6. ExprimerW^′ le travail fourni par le moteur d'entraînement au rouleau
n^∘2 entre les instants 0 et
τ , expression faisant intervenir
ω_2 et
X˙_0 . Quel est le travail dissipé en chaleur entre les instants 0 et
τ ?
Dans cette situation, l'équation différentielle pour
II.2. Donner la solution de l'équation différentielle en fonction de
II.3. À l'instant
maximale
II.4. Établir les expressions de
II.5. Quelle est l'expression de la puissance
II.6. Exprimer
Seconde partie : Entraînement hydraulique
Dans cette deuxième partie, on va s'intéresser au fonctionnement d'un dispositif d'entraînement hydraulique ayant pour but de transmettre un couple.
Soit
Oxyz un repère orthonormé direct lié au laboratoire et considéré comme galiléen. Les vecteurs unitaires associés aux axes sont
e_x^(→−), e_y→, e_z→ , l'axe
Oy est vertical ascendant. Le dispositif d'entraînement est constitué principalement de deux parties, notées 1 et 2 (voir schémas n
^∘3 et n
^∘4 ).

Schéma n
^∘3 : vue dans le plan horizontal xOz
Schéma n
^∘4 : vue dans le plan vertical xOy
La partie 1 possède une symétrie de révolution; son barycentre se situe en
O . Elle peut tourner autour de son axe horizontal coïncidant avec
Oz . Cette partie 1 est soumise à un couple de moment
Γe_z→ par un moteur d'entraînement extérieur et non figuré sur les schémas no3 et 4 (
Γ est strictement positif et constant au cours du temps). Le vecteur vitesse de rotation de 1 est donc noté
Ω_1^(→−) = ω_1 e_z→ ; le moment d'inertie relativement à
Oz est noté
J_1 .
La partie 2 possède également une symétrie de révolution autour de
Oz , son barycentre coïncide avec le point
O . La partie 2 tourne autour de son axe horizontal avec une vitesse de rotation notée
Ω_2^(→−) = ω_2 e_z→ , le moment d'inertie relativement à
Oz est noté
J_2 .
Entre les solides 1 et 2 se situe un fluide visqueux qui va assurer l'entraînement de 2 par 1. En effet, le fluide exerce sur 2 un couple de moment
C_1^(→−) = f_1(ω_1 − ω_2)e_z→ , un couple opposé s'exerçant sur 1 . La partie 2 est destinée à faire fonctionner un appareil extérieur non figuré sur les schémas
n^∘3 et 4 et subit de ce fait un couple
C_2^(→−) = − f_2 ω_2 e_z→ (il s'agit d'un couple résistant, «opposé» à la vitesse de rotation, les coefficients
f_1 et
f_2 étant supposés positifs).
Le solide 1 est supporté par des paliers (non figurés), la liaison étant supposée parfaite. De même, tout frottement entre 1 et 2 sera négligé.
III.1. Donner les expressions des moments cinétiquesσ_1^(→−) et
σ_2^(→−) en
O des parties 1 et 2 .
III.2. Par application du théorème du moment dynamique, écrire deux relations liantω_1 et
ω_2 et leurs dérivées premières.
III.3. Des deux égalités précédentes, déduire une équation différentielle du second ordre pourω_1 puis pour
ω_2 .
III.4. Donner les expressions générales deω_1 et
ω_2 en fonction du temps, en supposant les conditions initiales suivantes :
ω_1(0) = ω_2(0) = 0 et
ω˙_1(0) = ω_2˙(0) = 0 .
III.5. Montrer que le régime transitoire va disparaître avec le temps.
III.6. En supposant le régime permanent établi, donner l'expression des vitesses de rotationω_1 et
ω_2 en fonction de
Γ, f_1, f_2 . En déduire l'expression de la puissance mécanique
P_1 transmise par le moteur au solide 1 en fonction de
f_1, f_2, Γ .
III.7. De même, donner l'expression de la puissanceP_2 transmise par la partie 2 à l'appareil extérieur, en fonction de
Γ et
f_2 .
III.8. Quel est le signe deP_1 − P_2 ? Comment expliquez-vous cette différence ?
Le solide 1 est supporté par des paliers (non figurés), la liaison étant supposée parfaite. De même, tout frottement entre 1 et 2 sera négligé.
III.1. Donner les expressions des moments cinétiques
III.2. Par application du théorème du moment dynamique, écrire deux relations liant
III.3. Des deux égalités précédentes, déduire une équation différentielle du second ordre pour
III.4. Donner les expressions générales de
III.5. Montrer que le régime transitoire va disparaître avec le temps.
III.6. En supposant le régime permanent établi, donner l'expression des vitesses de rotation
III.7. De même, donner l'expression de la puissance
III.8. Quel est le signe de
THERMODYNAMIQUE
Le moteur de Stirling est constitué de deux chambres, une chaude, une froide, reliées par un régénérateur de volume constant pouvant être constitué de fils de cuivre tressés. Le gaz, en circuit fermé, reçoit un transfert thermique d'une source chaude et cède un transfert thermique à la source froide. Le rôle du régénérateur, base de l'invention de Stirling, est fondamental pour obtenir une bonne efficacité. Dans son brevet original de 1816, Stirling explique que le gaz chaud entre dans la partie chaude du régénérateur et est progressivement refroidi durant son parcours pour ressortir par l'autre extrémité à une température presque identique à la température de la source froide. Dans le parcours inverse, le gaz est progressivement réchauffé. Cette astuce technologique permet d'avoir une partie des échanges thermiques internes au moteur.
Ce problème comporte 3 parties. La première partie permet de comprendre l'intérêt du régénérateur dans le calcul de l'efficacité. La seconde partie analyse le rôle du volume et des pertes thermiques dans un régénérateur réel. La dernière partie, indépendante des deux précédentes, aborde la concentration du flux solaire et le transfert thermique à la chambre chaude du moteur de Stirling.
Ce problème comporte 3 parties. La première partie permet de comprendre l'intérêt du régénérateur dans le calcul de l'efficacité. La seconde partie analyse le rôle du volume et des pertes thermiques dans un régénérateur réel. La dernière partie, indépendante des deux précédentes, aborde la concentration du flux solaire et le transfert thermique à la chambre chaude du moteur de Stirling.
Constantes du problème :
Constante des gaz parfaits :R = 8, 314 J ⋅ mol^(− 1) ⋅ K^(− 1)
Constante de Stephan :σ = 5, 67 ⋅ 10^(− 8) W ⋅ m^(− 2) ⋅ K^(− 4)
Données sur le dihydrogène (H_2 )
Masse molaire :M_(H_2) = 2, 00 ⋅ 10^(− 3) kg ⋅ mol^(− 1)
Rapport des capacités thermiquesγ = (C_p)/(C_V) = 1, 40
Données sur le cuivre
Masse volumique :ρ = 8913 kg.m^(− 3)
Chaleur spécifique massique :c = 387 J.kg^(− 1).K^(− 1)
Conductivité thermique :λ = 362 W ⋅ m^(− 1) ⋅ K^(− 1)
Données sur le sodium
Masse molaire :M_(Na) = 22, 96 ⋅ 10^(− 3) kg ⋅ mol^(− 1)
Masse volumique :ρ = 968 kg.m^(− 3)
Capacité thermique massique du liquide :c = 1230 J ⋅ kg^(− 1) ⋅ K^(− 1)
Température de vaporisation à pression atmosphérique :T_v = 1156 K
Enthalpie molaire de vaporisation à pression atmosphérique :ΔH_(m, vap) = 99, 2 kJ ⋅ mol^(− 1)
Description du cycle de Stirling
Le cycle associé à un moteur de Stirling est constitué de 2 isothermes et de 2 isochores. Il est décrit comme suit :
1 → 2 : compression isotherme à
T_f = 313 K
2 → 3 : transformation isochore de la température
T_f = 313 K à la température
T_C = 1173 K
3 → 4 : détente isotherme à
T_C = 1173 K
4 → 1 : transformation isochore de la température
T_C = 1173 K à la température
T_f = 313 K
Constante des gaz parfaits :
Constante de Stephan :
Données sur le dihydrogène (
Masse molaire :
Rapport des capacités thermiques
Données sur le cuivre
Masse volumique :
Chaleur spécifique massique :
Conductivité thermique :
Données sur le sodium
Masse molaire :
Masse volumique :
Capacité thermique massique du liquide :
Température de vaporisation à pression atmosphérique :
Enthalpie molaire de vaporisation à pression atmosphérique :
Description du cycle de Stirling
Le cycle associé à un moteur de Stirling est constitué de 2 isothermes et de 2 isochores. Il est décrit comme suit :
Ce cycle est représenté figure 1 :
.jpg)
Figure 1 : déplacement des pistons
Caractéristiques du moteur de Stirling retenu
Température de la source chaude : 1173 K
Température de la source froide : 313 K
Volume minimum du gaz libre (uniquement chambre chaude et/ou froide) :V_m = 1, 0 L
Volume maximum du gaz libre (uniquement chambre chaude et/ou froide) :V_M = 2, 0 L
Volume du régénérateur accessible au gaz quand il est pris en compte :V_r = 0, 2 L
Volume du régénérateur occupé par du cuivre :0, 6 L
Masse de dihydrogène, traitée comme un gaz parfait, contenue dans le moteur :0, 01 kg .
Température de la source froide : 313 K
Volume minimum du gaz libre (uniquement chambre chaude et/ou froide) :
Volume maximum du gaz libre (uniquement chambre chaude et/ou froide) :
Volume du régénérateur accessible au gaz quand il est pris en compte :
Volume du régénérateur occupé par du cuivre :
Masse de dihydrogène, traitée comme un gaz parfait, contenue dans le moteur :
I - Moteur de Stirling avec un régénérateur parfait
Les questions I. 1 à I. 9 ne tiennent pas compte de la présence du régénérateur. Dans toutes les questions de cette partie I, le volume du régénérateur est nul (
V_r = 0 ), comme indiqué sur la figure 2.

Figure 2 : volumes à considérer pour le régénérateur parfait
I.1. À partir des caractéristiques du moteur de Stirling, déterminer numériquement le nombre de moles
n de gaz et les pressions
p_1, p_2, p_3 et
p_4 .
I.2. Représenter le cycle moteur de Stirling sur un diagrammep(V) .
I.3. Exprimer algébriquement la variation d'énergie interneΔU_(ab) et les transferts énergétiques,
W_(ab) et
Q_(ab) , entre un état
a et un état
b pour une transformation isotherme.
I.4. Exprimer algébriquement la variation d'énergie interneΔU_(cd) et les transferts énergétiques,
W_(cd) et
Q_(cd) , entre un état
c et un état
d pour une transformation isochore.
I.5. Calculer numériquement les travauxW_(1 − 2), W_(2 − 3), W_(3 − 4), W_(4 − 1)
I.6. Calculer numériquement les transferts thermiquesQ_(1 − 2), Q_(2 − 3), Q_(3 − 4), Q_(4 − 1)
I.7. Que valent les transferts thermiquesQ_C et
Q_f provenant des thermostats chaud et froid si aucun dispositif supplémentaire n'intervient (pas de régénérateur) en fonction des transferts thermiques
Q_(1 − 2), Q_(2 − 3), Q_(3 − 4) et
Q_(4 − 1) ? Effectuer l'application numérique.
I.8. Que vaut le travailW sur le cycle ? Effectuer l'application numérique.
I.9. En déduire numériquement l'efficacité sans régénérateur (e_(sr) ).
I.2. Représenter le cycle moteur de Stirling sur un diagramme
I.3. Exprimer algébriquement la variation d'énergie interne
I.4. Exprimer algébriquement la variation d'énergie interne
I.5. Calculer numériquement les travaux
I.6. Calculer numériquement les transferts thermiques
I.7. Que valent les transferts thermiques
I.8. Que vaut le travail
I.9. En déduire numériquement l'efficacité sans régénérateur (
En présence d'un régénérateur parfait (volume négligeable, transfert parfait), les transferts thermiques
Q_(2 − 3) et
Q_(4 − 1) sont internes.
I.10. Vérifier que les transferts thermiquesQ_(2 − 3) et
Q_(4 − 1) se compensent.
I.10. Vérifier que les transferts thermiques
L'efficacité est alors calculée à partir de
e = − (W_(1 → 2) + W_(3 → 4))/(Q_(3 → 4)) .
I.11. Justifier cette expression.
I.12. Calculer algébriquement et numériquement l'efficacité (e).
I.13. Comparer l'efficacité (e) à l'efficacité de Carnot(e_C) .
I.11. Justifier cette expression.
I.12. Calculer algébriquement et numériquement l'efficacité (e).
I.13. Comparer l'efficacité (e) à l'efficacité de Carnot
II - Régénérateur non idéal
Le régénérateur peut être constitué d'un empilement de disques de fils de cuivre tressés. On suppose que la température dans le régénérateur varie linéairement avec l'abscisse selon la loi:
T(x) = T_C + x/L(T_f − T_C) . On prendra pour origine des abscisses la frontière chambre chaude/régénérateur.
L représente la longueur du régénérateur. On ne tiendra nullement compte des aspects dynamiques. Il n'y a pas d'échange thermique entre les tranches élémentaires de fluide. Le volume accessible au gaz dans le régénérateur
V_r est aussi appelé volume mort.
II.1. Influence du volume mort du régénérateur
Dans le régénérateur, le gradient de température conduit à une distribution de densité moléculaire en fonction des abscisses.
Il est donc intéressant de remplacer cette distribution liée au gradient de température par un système équivalent d'un point de vue mécanique : le régénérateur sera alors supposé occupé parn_r moles de dihydrogène à la température effective
T_r , quelle que soit l'abscisse. Le volume mort du régénérateur vaut
V_r = 0, 2 L .
II. 1 a) Dans le régénérateur, en considérant que la pression est homogène, montrer que la température effective moyenneT_r s'exprime selon :
Il est donc intéressant de remplacer cette distribution liée au gradient de température par un système équivalent d'un point de vue mécanique : le régénérateur sera alors supposé occupé par
II. 1 a) Dans le régénérateur, en considérant que la pression est homogène, montrer que la température effective moyenne
II. 1 b) Calculer numériquement
T_r .
Pour les questions
c à
f , toutes les molécules présentes dans le régénérateur seront supposées être à la température
T_r .
II. 1 c) À partir d'un bilan de matière, exprimer la pressionp en fonction de
n, R , des températures
Tr, TC, T_f et des volumes
V_r, V_C et
V_f , volumes associés au régénérateur, au piston chaud et au piston froid (voir figure 3). On considérera la pression identique dans le régénérateur et les deux chambres.
II. 1 c) À partir d'un bilan de matière, exprimer la pression

Figure 3 : différents volumes pris en compte
II. 1 d) Exprimer littéralement le travail
W_(1 − 2) puis effectuer l'application numérique.
II. 1 e) Exprimer littéralement le travailW_(3 − 4) puis effectuer l'application numérique.
II. 1 f) Comparer la valeur numérique du travail sur le cycle avec un volume mort de régénérateur deV_r = 0, 2 L(W_(Vr) ≠ 0) à sa valeur obtenue sans volume mort (
W_(Vr) = 0 ). Commenter.
Pour les transferts thermiques, il est impératif de considérer le gradient de température dans le régénérateur.
II. 1 g) En discrétisant l'ensemble du système en fines tranches, chaque tranche de gaz est toujours à la température du thermostat local aussi bien dans les chambres que dans le régénérateur. Y a-t-il création d'entropie au cours d'un cycle ? En déduire sans calcul l'efficacité.
II. 1 e) Exprimer littéralement le travail
II. 1 f) Comparer la valeur numérique du travail sur le cycle avec un volume mort de régénérateur de
Pour les transferts thermiques, il est impératif de considérer le gradient de température dans le régénérateur.
II. 1 g) En discrétisant l'ensemble du système en fines tranches, chaque tranche de gaz est toujours à la température du thermostat local aussi bien dans les chambres que dans le régénérateur. Y a-t-il création d'entropie au cours d'un cycle ? En déduire sans calcul l'efficacité.
II.2. Perte thermique dans le régénérateur
Soit
x la fraction de chaleur non échangée dans le régénérateur par le gaz lors de la transformation isochore (
x varie de 0 à 1 ). Cette fraction est supposée identique dans les 2 sens de passage. Dans cette partie, le volume mort est supposé nul (
V_r = 0 ).
II. 2 a) Donner une raison qui pourrait expliquer que le transfert thermique n'est pas idéal.
II. 2 b) Exprimer l'efficacité sous la forme :
II. 2 a) Donner une raison qui pourrait expliquer que le transfert thermique n'est pas idéal.
II. 2 b) Exprimer l'efficacité sous la forme :
II. 2 c) Calculer numériquement
II. 2 d) Le volume de cuivre nécessaire à la construction du régénérateur vaut
II.3. Conduction thermique dans le régénérateur
Considérons une barre calorifugée en cuivre de longueur
L = 2R_(Cu) et de section
A = πR_(Cu)^2 entre 2 thermostats de température
T_C et
T_f . On se place dans l'approximation d'un régime stationnaire.
II. 3 a) Écrire la loi de Fourier.
II. 3 b) Calculer le flux de conduction thermiqueΦ^c dans le cas d'un volume
V = AL = 0, 6 L .
II. 3 c) Déterminer numériquementR_(Cu) et
Φ^c .
II. 3 d) Dans une réalisation technologique d'un régénérateur, on utilise un empilement de disques de fils de cuivre en treillis. La conduction thermique est donc bonne dans le plan des disques et moyenne selon l'axex . Commenter.
II. 3 a) Écrire la loi de Fourier.
II. 3 b) Calculer le flux de conduction thermique
II. 3 c) Déterminer numériquement
II. 3 d) Dans une réalisation technologique d'un régénérateur, on utilise un empilement de disques de fils de cuivre en treillis. La conduction thermique est donc bonne dans le plan des disques et moyenne selon l'axe
III - Moteur de Stirling solaire

Figure 4 : concentrateur parabolique sur un moteur de Stirling
Une parabole dont la bordure circulaire a pour diamètre
d = 10 m (voir figure 4), recouverte d'une couche parfaitement réfléchissante, concentre les rayons solaires sur une ouverture dont le fond est un disque récepteur de diamètre
D = 0, 2 m , disque en contact avec des tubes permettant d'échanger de l'énergie. Cette surface est considérée comme un corps noir. Le coefficient surfacique de transfert conducto-convectif au niveau du récepteur est noté
h . Le flux surfacique solaire parvenant normalement à la parabole vaut
φ_S = 1000 W ⋅ m^(− 2) .
III.1. Le moteur est retiré, seule la face réceptrice assimilée à un corps noir est gardée. Elle est parfaitement isolée thermiquement sauf du côté récepteur.
III. 1 a) Si l'environnement rayonne à la température ambiante deT_(amb) = 313 K , cette contribution est-elle importante par rapport au flux solaire concentré ? Justifier en termes de flux surfacique.
III. 1 b) Effectuer un bilan énergétique au niveau de la surface réceptrice.
III. 1 c) La température de la surface réceptrice lors du test se stabilise à 2473 K , en déduire la valeur numérique du coefficienth .
III.2. Le moteur est maintenant en fonctionnement avec une efficacitée = 41% , la température de la face chaude vaut 1173 K . La face chaude est la surface réceptrice précédente. La conversion de la puissance mécanique en puissance électrique s'effectue avec un rendement
η = 95 %.
III. 2 a) Effectuer un bilan énergétique au niveau de la surface réceptrice. On supposera en approximation grossière que le coefficient conducto-convectif déterminé précédemment ne varie pas. La puissance thermique absorbée par la face chaude sera notéeP_C .
III. 2 b) Quelle est la valeur numérique deP_C ?
III. 2 c) Quelle est la puissance électrique disponibleP_e ? Effectuer l'application numérique.
III.3. Le flux solaire est soit directement concentré sur les tubes chauffants du moteur de Stirling, soit concentré sur un caloduc. Le caloduc, comme indiqué sur la figure 5, est un récipient fermé contenant ici du sodium sous forme diphasique.
III.1. Le moteur est retiré, seule la face réceptrice assimilée à un corps noir est gardée. Elle est parfaitement isolée thermiquement sauf du côté récepteur.
III. 1 a) Si l'environnement rayonne à la température ambiante de
III. 1 b) Effectuer un bilan énergétique au niveau de la surface réceptrice.
III. 1 c) La température de la surface réceptrice lors du test se stabilise à 2473 K , en déduire la valeur numérique du coefficient
III.2. Le moteur est maintenant en fonctionnement avec une efficacité
III. 2 a) Effectuer un bilan énergétique au niveau de la surface réceptrice. On supposera en approximation grossière que le coefficient conducto-convectif déterminé précédemment ne varie pas. La puissance thermique absorbée par la face chaude sera notée
III. 2 b) Quelle est la valeur numérique de
III. 2 c) Quelle est la puissance électrique disponible
III.3. Le flux solaire est soit directement concentré sur les tubes chauffants du moteur de Stirling, soit concentré sur un caloduc. Le caloduc, comme indiqué sur la figure 5, est un récipient fermé contenant ici du sodium sous forme diphasique.

Figure 5 : caloduc en contact avec le moteur de Stirling
Dans la suite, la puissance absorbée par la face chaude sera prise égale à
P_C = 70 kW . Le caloduc a un volume de 30 L et contient
1, 5 kg de sodium.
III. 3 a) Estimer la masse de sodium se vaporisant chaque seconde.
III. 3 b) Expliquer le fonctionnement du caloduc.
III. 3 c) Expliquer le rôle du caloduc dans cette application.
III. 3 a) Estimer la masse de sodium se vaporisant chaque seconde.
III. 3 b) Expliquer le fonctionnement du caloduc.
III. 3 c) Expliquer le rôle du caloduc dans cette application.
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