X ENS Physique MP 2011Sujet, corrigé et rapport du jury
- Magnétostatique (symétries, théorème d'Ampère)
- Équations de Maxwell et approximation des régimes quasi-stationnaires
- Dipôle magnétique (énergie, couple)
- Facteur de Boltzmann
- Théorème du moment cinétique et changement de référentiel
- Ondes électromagnétiques (vecteur de Poynting)
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Présentation du sujet
Difficulté moyenneImagerie par résonance magnétique : solénoïde, supraconducteurs, aimantation et écho de spinAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
Difficulté moyenneLe sujet expose le principe physique de l'IRM et certains aspects de sa mise en œuvre. Il étudie la production d'un champ magnétique intense et homogène par un solénoïde, l'intérêt des supraconducteurs, l'aimantation d'un ensemble de protons à l'équilibre thermique, puis la résonance magnétique avec l'écho de spin et les temps de relaxation. Il fait surtout appel à l'électromagnétisme, et dans une moindre mesure à la thermodynamique et à la mécanique.
- 1Partie I : production de champs magnétiques intenses et homogènesSymétries d'un solénoïde, champ par le théorème d'Ampère, puissance dissipée par effet Joule et homogénéité du champ au voisinage de l'axe.
- 2Partie II : utilisation de supraconducteursModèle microscopique des électrons de conduction, équations de Maxwell, longueur caractéristique λ et effet Meissner.
- 3Partie III : moments magnétiques et aimantationÉnergie d'un dipôle dans un champ, loi de Boltzmann, loi de Curie, couple et précession de Larmor comparée à la pulsation cyclotron.
- 4Partie IV : résonance magnétiqueÉvolution de l'aimantation dans un repère tournant, résonance, vecteur de Poynting, effet des inhomogénéités du champ, écho de spin et temps de relaxation.
Difficulté moyenne. Le jury indique que la partie II a été traitée avec succès, que les parties I et III donnent des résultats plus mitigés et que la partie IV a été peu et mal traitée.
L'épreuve en chiffres
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L'épreuve en chiffres
- Moyenne
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- Écart-type
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- Copies
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Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.
Source : rapport du jury. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesCalculs lourds au lieu du théorème d'Ampère · Applications numériques aberrantes · Énergie d'interaction et angle solideAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesLa partie II sur la supraconductivité a été traitée avec succès. Les résultats sont plus mitigés pour les parties I et III et faibles pour la partie IV. Le jury regrette que les candidats se lancent trop souvent dans des calculs algébriques au lieu d'analyser la question, ce qui donnerait une solution plus simple et plus sûre.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Calculs lourds au lieu du théorème d'AmpèreI.2, I.3
L'intégration de la formule de Biot et Savart a perdu de nombreux candidats, alors que le théorème d'Ampère donnait le résultat sans calcul. Beaucoup supposent aussi à tort le solénoïde infini.
- 2Applications numériques aberrantesI.6, II.4
Environ 30 % des candidats se trompent dans les applications numériques ; certains annoncent une puissance de radiateur de 150 GW sans réagir.
- 3Énergie d'interaction et angle solideIII.1, III.3
Plus de 20 % des copies comportent une erreur de signe ou un produit vectoriel à la place du produit scalaire. L'angle solide élémentaire reste flou.
- 4Pulsation cyclotron recopiée pour l'électronIII.9
Des candidats reprennent la formule du cours sans tenir compte qu'il s'agit de protons, d'où une erreur de trois ordres de grandeur.
- 5Changement de repère et questions qualitativesIV.2, IV.3, IV.4
Le passage au repère tournant pose problème et les questions demandant d'interpréter concrètement les équations sont mal traitées.
« Un exercice que les candidats n'aiment pas et pratiquent mal. »
- 6Unités et spectre électromagnétiqueIV.5, IV.6
Beaucoup ne savent pas situer le domaine de fréquence dans le spectre, et les unités du vecteur de Poynting sont parfois fantaisistes.
Ce qui a été bien réussi
- Les questions II.1 à II.3, faciles, ont été très largement réussies.
- L'application numérique de III.4 a été très majoritairement réussie.
- La plupart des candidats ont vu la raison de la rupture de l'antisymétrie et tracé correctement l'allure du champ en I.8 et I.9.
- Certains candidats vérifient par une équation aux dimensions que λ est une longueur, un réflexe salué par le jury.
Conseils du jury
- Analyser la question avant de calculer : une considération de symétrie ou un théorème adapté évite souvent un long calcul.
- Vérifier l'homogénéité des résultats par une équation aux dimensions.
- Contrôler la vraisemblance des applications numériques en les comparant à des ordres de grandeur connus.
- Justifier par des arguments physiques plutôt qu'affirmer, même quand le résultat est donné.
- Préciser l'orientation des champs et des densités de courant obtenus.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
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ÉCOLE POLYTECHNIQUE - ÉCOLES NORMALES SUPÉRIEURES
filière MP
COMPOSITION DE PHYSIQUE (XULC)
On se contentera, pour les applications numériques, d'un seul chiffre significatif.
Imagerie par résonance magnétique
Données numériques
| Perméabilité du vide : |
|
| Conductivité du cuivre : |
|
| Masse de l'électron : |
|
| Moment magnétique du proton : |
|
| Constante de Boltzmann : |
|
| Constante de Planck réduite : |
|
| Charge élémentaire : |
|
| Masse du proton : |
|
| Vitesse de la lumière dans le vide : |
|
Formulaire
I. Production de champs magnétiques intenses et homogènes
I. 1 On suppose que tout plan contenant l'axe
I. 2 Quelles conditions en résultent pour le champ magnétique
I. 3 On suppose que
I. 4 La conductivité ohmique du matériau, notée
I.
I. 6 On considère un solénoїde de cuivre de longueur
I.
I. 8 On réalise la bobine en enroulant un fil électrique autour d'un cylindre de rayon
I. 9 Tracer, sans calcul, l'allure de la variation du champ magnétique sur l'axe
I.10 On parvient à réaliser une bobine telle que le champ sur l'axe soit quasiment uniforme dans un intervalle autour du centre de la bobine. Montrer que le champ est alors également uniforme au voisinage de l'axe.
II. Utilisation de supraconducteurs
II. 1 On adopte un modèle microscopique de supraconducteur dans lequel les électrons de conduction (de charge
II. 2 On note
II. 3 On suppose que la relation obtenue à la question II. 2 reste valable même si le champ n'est ni uniforme ni constant, et on se place dans l'approximation des régimes quasi-stationnaires. En utilisant les équations de Maxwell, montrer que le champ magnétique vérifie l'équation
II. 4 Calculer
II. 5 Lorsqu'on plonge un supraconducteur dans un champ magnétique extérieur, il expulse ce champ. Cette propriété, qui porte le nom d'effet Meissner, est représentée sur la figure 1.

.jpg)
II. 6 Déterminer la densité de courant
III. Moments magnétiques et aimantation
III. 2 Un échantillon étudié par IRM contient un grand nombre de protons dont les moments magnétiques pointent dans des directions différentes et aléatoires. On admet qu'à l'équilibre thermodynamique, la probabilité pour que la direction d'un moment donné
III. 3 Exprimer l'énergie potentielle
III. 4 On suppose dorénavant que
III. 5 On appelle aimantation d'un échantillon contenant
III. 6 Développer la loi de probabilité (3) à l'ordre 1 en
III. 7 Rappeler l'expression du couple exercé par le champ magnétique
III. 8 Un proton de vitesse nulle est animé d'un mouvement de rotation propre. Ce mouvement lui confère un moment cinétique intrinsèque, nommé spin et noté
III. 9 Soit un proton de vitesse initiale
IV. Résonance magnétique
IV. 1 On place dans le champ un échantillon contenant
IV. 2 Le champ auxiliaire
IV. 3 On suppose dans toute cette partie que l'aimantation à
IV. 4 On se place à la résonance, définie par
IV. 5 En prenant pour
IV. 6 On donne
IV. 7 On se place toujours à la résonance, et on applique le champ
IV. 8 En pratique, le champ
IV. 9 Pour pallier l'effet de ces inhomogénéités, on applique le champ
IV. 10 L'étude ci-dessus ne prend en compte que l'interaction des protons avec le champ magnétique extérieur. Dans cette modélisation, nous avons montré à la question IV. 7 qu'à la résonance, l'aimantation dans
IV. 11 L'IRM consiste à mesurer l'aimantation au cours du temps pour
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte le sujet X-ENS Physique MP 2011 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte le sujet X-ENS Physique MP 2011 ?
Principalement sur l'électromagnétisme (magnétostatique, équations de Maxwell, dipôle magnétique, ondes), et dans une moindre mesure sur la thermodynamique et la mécanique, autour de l'IRM.
Quelle est la moyenne de l'épreuve X-ENS Physique MP 2011 ?
Selon le rapport, la moyenne est de 9,22 avec un écart-type de 3,81, sur 1797 copies.
Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées en X-ENS Physique MP 2011 ?
Des calculs lourds au lieu d'une analyse simple, des applications numériques fausses, des erreurs de signe sur l'énergie d'interaction et une pulsation cyclotron calculée pour l'électron au lieu du proton.
Quelle partie du sujet X-ENS Physique MP 2011 a été la mieux réussie ?
La partie II sur les supraconducteurs a été traitée avec succès. La partie IV sur la résonance magnétique a été peu et mal traitée.
Pas de description pour le moment
