WikiPrépaLivrets

Centrale Mathématiques 2 MP 2017Sujet, corrigé et rapport du jury

Variables aléatoires discrètes décomposables, infiniment divisibles

Téléchargements

Présentation du sujet

Difficile
Variables aléatoires décomposables et infiniment divisibles
Afficher ou masquer la section

Le sujet étudie à quelles conditions une variable aléatoire à valeurs dans ℕ s'écrit comme somme de deux variables indépendantes non constantes (variable décomposable) ou de variables indépendantes de même loi (variable divisible). Il traite d'abord des exemples, dont les lois binomiales et uniformes, puis introduit les variables infiniment divisibles, et aboutit à leur caractérisation à l'aide du logarithme de la fonction génératrice.

  1. 1Partie I : variables aléatoires entières décomposablesFonctions génératrices, décomposabilité des lois binomiales et d'une loi définie par un polynôme, puis des lois uniformes via la division euclidienne et la factorisation de polynômes.
  2. 2Partie II : variables infiniment divisibles, exemplesVariables constantes et bornées, lois binomiales et de Poisson, sommes pondérées de variables de Poisson et séries de variables aléatoires entières.
  3. 3Partie III : variables entières infiniment divisibles, étude généraleSérie entière auxiliaire liée au logarithme de la fonction génératrice, variables λ-positives et caractérisation des variables infiniment divisibles.

Difficile. Le jury qualifie de décevantes les questions d'analyse et d'algèbre, relève une confusion fréquente entre variables et lois, et indique que la partie III a été peu abordée.

Ce qu'a observé le jury

6 erreurs relevées
Rayon de convergence oublié · Indépendance attribuée aux lois · Cas traités de façon non exhaustive
Afficher ou masquer la section

Une très grande partie des candidats confond variables aléatoires et lois, et comprend mal l'indépendance, pourtant centrale dans les définitions du sujet. Les questions sur les séries entières et les polynômes ont été décevantes, avec des « théorèmes » inventés en cas de difficulté. Les meilleurs candidats ont cité précisément les hypothèses et les théorèmes du cours.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Rayon de convergence oubliéI.A.1

    Pour utiliser l'unicité des coefficients, il faut préciser que le rayon de convergence de la fonction génératrice est strictement positif.

  2. 2
    Indépendance attribuée aux loisI.A.3, II.B.3

    L'indépendance porte sur les variables, pas sur les lois, et doit être mentionnée explicitement dans chaque décomposition.

    « l'indépendance est une notion qui s'applique aux variables aléatoires, pas aux lois »
  3. 3
    Cas traités de façon non exhaustiveI.A.4a

    Traiter un cas et déclarer l'autre similaire fait perdre des points ; les diviseurs d'un polynôme unitaire ne sont pas forcément unitaires.

  4. 4
    Théorème d'identification inventéI.B.2b

    Plus de la moitié des candidats affirment que deux factorisations de mêmes degrés ont des facteurs égaux, ce qui pénalise lourdement la suite.

  5. 5
    Somme de variables confondue avec un multipleII.A.2a

    Plus de 80 % de ceux qui traitent la question pensent que la somme de n variables indépendantes de même loi a la même loi que n fois l'une d'elles.

  6. 6
    Outils probabilistes mal choisisII.C.1b, II.C.2a, III.A.6

    La formule des probabilités totales est rarement citée, le théorème de continuité décroissante est utilisé à la place de l'inégalité de Boole, et le logarithme est pris sans vérifier la positivité.

Ce qui a été bien réussi

  • La question II.B.2 est une réussite.
  • La question difficile II.B.4 a permis aux candidats les plus solides de proposer une solution fortement valorisée.
  • Les idées pertinentes sur les questions délicates ont été valorisées même quand leur mise en œuvre était imparfaite.

Conseils du jury

  • S'approprier précisément les définitions du sujet en les vérifiant sur les premiers exemples.
  • Mentionner explicitement l'indépendance des variables chaque fois qu'elle intervient.
  • Citer les hypothèses et les théorèmes du cours utilisés, sans compter sur l'intuition seule.
  • Distinguer clairement une hypothèse supplémentaire d'une étape démontrée du raisonnement.
  • Rédiger lisiblement, dans un français correct, en mettant en valeur les résultats.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

Ces sujets peuvent vous intéresser

Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
Afficher ou masquer la section
Ce problème a pour objet la représentation de la loi d'une variable aléatoire comme loi d'une somme de variables aléatoires indépendantes.
On s'intéresse d'abord au cas d'une somme de deux variables à valeurs entières, puis au cas de variables aléatoires dont la loi est celle de la somme d'un nombre quelconque de variables indépendantes de même loi.

Notations

Toutes les variables aléatoires considérées dans ce problème sont discrètes. On note ℙ_X la loi d'une variable aléatoire X.
Si X et X^′ sont deux variables aléatoires définies sur les espaces probabilisés respectifs ( Ω, A, ℙ ) et ( Ω^′, A^′, ℙ^′ ), la notation X ∼ X^′ signifie que X et X^′ ont même loi, c'est-à-dire ℙ_X = ℙ_(X^′).
Pour toute variable aléatoire X à valeurs dans ℕ, on note G_X sa fonction génératrice, définie, pour t ∈ ℝ, par
G_X(t) = ∑_(n = 0)^∞ℙ(X = n)t^n
lorsque la série converge.
On pourra si nécessaire utiliser librement le résultat suivant.
Si m ∈ ℕ^∗ et si L est une loi de probabilité sur un espace probabilisé Ω_1, alors il existe des variables aléatoires X_1, …, X_m, définies sur un espace probabilisé Ω_m, mutuellement indépendantes et de loi L.
Si a et b sont deux entiers tels que a ⩽ b, on désigne par [ [a, b] ] l'ensemble des entiers k tels que a ⩽ k ⩽ b.

I Variables aléatoires entières décomposables

Soit X une variable aléatoire à valeurs dans ℕ. On appelle décomposition de X toute relation de la forme X ∼ Y + Z où Y et Z sont deux variables aléatoires indépendantes à valeurs dans ℕ, définies sur un espace probabilisé pouvant être distinct de celui sur lequel X est définie.
On dit que X est décomposable si X admet une décomposition où Y et Z ne sont pas constantes presque sûrement.

I.A - Premiers exemples

I.A.1) Soit X et X^′ deux variables aléatoires à valeurs dans ℕ. Justifier que X ∼ X^′ si et seulement si G_X = G_(X^′).
I.A.2) Soit X une variable aléatoire à valeurs dans ℕ admettant une décomposition X ∼ Y + Z, où Y et Z sont des variables aléatoires indépendantes à valeurs dans ℕ. Quelle relation lie G_X, G_Y et G_Z ?
I.A.3) Soit X une variable aléatoire suivant la loi binomiale B(n, p) où n ⩾ 1 et p ∈ ]0, 1[. Montrer que X est décomposable si et seulement si n ⩾ 2.
I.A.4) Soit A(T) ∈ ℝ[T] le polynôme : A(T) = T^4 + 2T + 1.
a) Soit U(T) et V(T) deux polynômes à coefficients réels positifs ou nuls tels que U(T)V(T) = A(T). Montrer que l'un des polynômes U(T) ou V(T) est constant.
On pourra distinguer les cas selon les valeurs des degrés de U(T) et V(T).
b) En déduire qu'il existe une variable aléatoire décomposable X telle que X^2 ne soit pas décomposable.
On pourra considérer le polynôme 1/4A(T).

I.B - Variables uniformes

Dans cette sous-partie, n est un entier naturel supérieur ou égal à 2 et X est une variable aléatoire à valeurs dans ℕ, définie sur un espace probabilisé ( Ω, A, ℙ ) et suivant la loi uniforme sur [ [0, n − 1] ] :
ℙ(X = k) = 1/n si k ∈ [ [0, n − 1] ] et ℙ(X = k) = 0 sinon

I.B.1) Variables uniformes décomposables

On suppose dans cette question que n n'est pas premier : il existe des entiers a et b, supérieurs ou égaux à 2 , tels que n = ab.
a) Montrer qu'il existe un unique couple de variables aléatoires entières ( Q, R ) définies sur Ω telles que
X = aQ + R et ∀ω ∈ Ω, R(ω) ∈ [ [0, a − 1] ]
On pourra considérer une division euclidienne.
b) Préciser la loi de ( Q, R ), puis les lois de Q et de R.
c) Montrer que X est décomposable. En déduire une expression de G_X comme produit de deux polynômes non constants que l'on précisera.

I.B.2) Variables uniformes non décomposables

On suppose dans cette question que n est un nombre premier et on établit que X n'est pas décomposable.
a) Montrer qu'il suffit de prouver le résultat suivant : si U et V sont des polynômes de ℝ[T] unitaires à coefficients dans ℝ_+tels que U(T)V(T) = 1 + T + ⋯ + T^(n − 1), alors l'un des deux polynômes U ou V est constant.
Dans ce qui suit, on fixe des polynômes U et V de ℝ[T] unitaires à coefficients dans ℝ_+tels que
U(T)V(T) = 1 + T + ⋯ + T^(n − 1)
On pose r = degU et s = degV et on suppose par l'absurde que r et s sont non nuls.
b) Montrer que U(T) = T^r U(1/T) et V(T) = T^s V(1/T).
On note alors U(T) = 1 + u_1 T + ⋯ + u_(r − 1)T^(r − 1) + T^r et V(T) = 1 + v_1 T + ⋯ + v_(s − 1)T^(s − 1) + T^s avec r ⩽ s (quitte à échanger les rôles de U et V ).
c) Montrer que ∀k ∈ [ [1, r] ], u_k v_k = 0.
d) En déduire que ∀k ∈ [ [1, r] ], u_k ∈ {0, 1} et v_k ∈ {0, 1}.
e) Conclure.
On pourra d'abord montrer que tous les coefficients de V sont à valeurs dans {0, 1}.

II Variables infiniment divisibles : exemples

Soit X une variable aléatoire discrète à valeurs dans ℝ. On dit que X est infiniment divisible si, pour tout m ∈ ℕ^∗, il existe des variables aléatoires réelles discrètes X_(m, 1), …, X_(m, m) mutuellement indépendantes, de même loi, et vérifiant X ∼ X_(m, 1) + ⋯ + X_(m, m). Dans cette définition, l'espace probabilisé Ω_m sur lequel sont définies les X_(m, i) peut dépendre de m.

II.A - Variables bornées

II.A.1) On suppose que X est constante égale à a ∈ ℝ. Montrer que X est infiniment divisible.
L'objectif de cette sous-partie est de montrer que toute variable aléatoire bornée infiniment divisible est presque sûrement constante.
Soit X une variable aléatoire bornée infiniment divisible définie sur un espace probabilisé ( Ω, A, ℙ ). On note M = sup_Ω|X|, de sorte que |X(ω)| ⩽ M pour tout ω ∈ Ω.
II.A.2) Soit n ∈ ℕ^∗ et soit X_1, …, X_n des variables aléatoires indépendantes et de même loi, et telles que X_1 + ⋯ + X_n ait même loi que X.
a) Pour tout i ∈ [ [1, n] ], montrer que X_i ⩽ M/n presque sûrement, puis |X_i| ⩽ M/n presque sûrement.
b) En déduire que 𝕍(X) ⩽ (M^2)/n, où 𝕍(X) désigne la variance de X.
II.A.3) Conclure que X est presque sûrement constante.

II.B - Étude du caractère infiniment divisible de quelques variables entières

II.B.1) Une variable binomiale est-elle infiniment divisible ?
II.B.2) Soit n un entier naturel non nul et soit X_1, …, X_n des variables aléatoires mutuellement indépendantes suivant des lois de Poisson de paramètres respectifs λ_1, …, λ_n.
Montrer que X_1 + ⋯ + X_n suit une loi de Poisson de paramètre λ_1 + ⋯ + λ_n.
II.B.3) Soit X une variable aléatoire de Poisson. Montrer que X est infiniment divisible.
II.B.4) Soit r un entier naturel non nul et soit X_1, …, X_r des variables aléatoires de Poisson mutuellement indépendantes. Montrer que ∑_(i = 1)^r iX_i est une variable aléatoire infiniment divisible.

II.C - Séries de variables aléatoires à valeurs entières

II.C.1) Soit X et Y deux variables aléatoires définies sur ( Ω, A, ℙ ) et à valeurs dans ℕ.
a) Montrer que si A et B sont des événements de A, et si A¯ et B¯ sont leurs événements contraires respectifs, alors
|ℙ(A) − ℙ(B)| ⩽ ℙ(A ∩ B¯) + ℙ(A¯ ∩ B)
b) En déduire que, pour tout t ∈ [ − 1, 1], |G_X(t) − G_Y(t)| ⩽ 2ℙ(X ≠ Y).
II.C.2) Soit (U_i)_(i ∈ ℕ^∗) une suite de variables aléatoires mutuellement indépendantes à valeurs dans ℕ telle que la série des ℙ(U_i ≠ 0) soit convergente.
a) Soit Z_n = {ω ∈ Ω|∃i ⩾ n, U_i(ω) ≠ 0}. Montrer que ( Z_n ) est une suite décroissante d'événements et que lim_(n → ∞)ℙ(Z_n) = 0.
b) En déduire que l'ensemble {i ∈ ℕ^∗|U_i ≠ 0} est presque sûrement fini.
c) On pose S_n = ∑_(i = 1)^n U_i et S = ∑_(i = 1)^∞U_i. Justifier que S est définie presque sûrement. Montrer que G_(S_n) converge uniformément vers G_S sur [ − 1, 1].
II.C.3) Soit (λ_i)_(i ∈ ℕ^∗) une suite de réels positifs ou nuls. On suppose que la série ∑λ_i est convergente, et on note λ = ∑_(i = 1)^∞λ_i.
Soit (X_i)_(i ∈ ℕ^∗) une suite de variables aléatoires indépendantes telles que, pour tout i, X_i suive une loi de Poisson de paramètre λ_i. On convient que, si λ_i = 0, X_i est la variable aléatoire nulle.
a) Montrer que la série ∑ℙ(X_i ≠ 0) est convergente.
b) Montrer que la série ∑_(i ⩾ 1)X_i est presque sûrement convergente et que sa somme (définie presque sûrement) suit une loi de Poisson de paramètre λ.
c) Montrer que la série ∑_(i ⩾ 1)iX_i est presque sûrement convergente et que sa somme X = ∑_(i = 1)^∞iX_i définit une variable aléatoire infiniment divisible.

III Variables entières infiniment divisibles : étude générale

III.A - Série entière auxiliaire

Dans cette sous-partie, X est une variable aléatoire à valeurs dans ℕ telle que ℙ(X = 0) > 0.
III.A.1) Montrer qu'il existe une unique suite réelle (λ_i)_(i ∈ ℕ^∗) telle que, pour tout k ∈ ℕ^∗
kℙ(X = k) = ∑_(j = 1)^k jλ_j ℙ(X = k − j)
III.A.2) Pour tout k ∈ ℕ^∗, montrer
|λ_k|ℙ(X = 0) ⩽ ℙ(X = k) + ∑_(j = 1)^(k − 1)|λ_j|ℙ(X = k − j) ⩽ (1 − ℙ(X = 0))(1 + ∑_(j = 1)^(k − 1)|λ_j|)
III.A.3) Pour tout k ∈ ℕ^∗, montrer : 1 + ∑_(j = 1)^k|λ_j| ⩽ 1/(ℙ(X = 0)^k).
III.A.4) Montrer que la série entière ∑λ_k t^k a un rayon de convergence ρ(X) supérieur ou égal à ℙ(X = 0).
Pour tout réel t de ] − ρ(X), ρ(X)[, on pose
H_X(t) = ln(ℙ(X = 0)) + ∑_(k = 1)^∞λ_k t^k
À toute variable aléatoire X à valeurs dans ℕ et telle que ℙ(X = 0) > 0, on associe ainsi une série entière H_X. Dans la suite du problème, H_X sera appelée série entière auxiliaire de X.
III.A.5) Pour t ∈ ] − ρ(X), ρ(X)[, montrer G_X^′(t) = H_X^′(t)G_X(t), puis G_X(t) = exp(H_X(t)).
III.A.6) Soit X et Y deux variables aléatoires indépendantes, définies sur l'espace Ω et à valeurs dans ℕ, et soit H_X et H_Y leurs séries entières auxiliaires. Montrer H_(X + Y)(t) = H_X(t) + H_Y(t) pour tout réel t vérifiant |t| < min(ρ(X), ρ(Y)).

III.B - Variables aléatoires entières λ-positives

Soit X une variable aléatoire à valeurs dans ℕ telle que ℙ(X = 0) > 0, et soit H_X sa série entière auxiliaire :
H_X(t) = ln(ℙ(X = 0)) + ∑_(k = 1)^∞λ_k t^k
On dira que X est λ-positive si λ_k ⩾ 0 pour tout k ⩾ 1.
On suppose dans cette sous-partie que X est λ-positive.
III.B.1) Pour tout k ∈ ℕ^∗, montrer que λ_k ⩽ (ℙ(X = k))/(ℙ(X = 0)). En déduire que la série ∑λ_k converge.
III.B.2) Montrer que, pour tout t ∈ [ − 1, 1], G_X(t) = exp(H_X(t)) et que ∑_(k = 1)^∞λ_k = − ln(ℙ(X = 0)).
III.B.3) Soit ( X_i ) la suite de variables aléatoires définie au II.C.3. Montrer que X ∼ ∑_(i = 1)^∞iX_i.

III.C - Caractérisation des variables entières infiniment divisibles

Soit X une variable aléatoire infiniment divisible à valeurs dans ℕ et telle que ℙ(X = 0) > 0.
Le but de cette sous-partie est de montrer que les trois assertions suivantes sont équivalentes.
(i) X est infiniment divisible ;
(ii) X est λ-positive ;
(iii) il existe une suite (X_i)_(i ⩾ 1) de variables de Poisson indépendantes, comme au II.C.3, telle que X ∼ ∑_(i = 1)^∞iX_i.
Dans les questions III.C. 1 à III.C.4, on suppose que X est une variable aléatoire infiniment divisible à valeurs dans ℕ et telle que ℙ(X = 0) > 0. Pour tout n ∈ ℕ^∗, il existe donc n variables aléatoires indépendantes X_(n, 1), …, X_(n, n) de même loi telles que la variable aléatoire X_(n, 1) + ⋯ + X_(n, n) suive la loi de X.

III.C.1)

a) Pour tout n ∈ ℕ^∗, montrer que X_(n, 1) est presque sûrement positive ou nulle.
b) Pour tout n ∈ ℕ^∗, montrer que ℙ(X_(n, 1) = 0) > 0.
c) Montrer que les variables aléatoires X_(n, i) sont presque sûrement à valeurs dans ℕ.

III.C.2)

a) Montrer lim_(n → ∞)ℙ(X_(n, 1) = 0) = 1.
b) En déduire que, pour tout i ∈ ℕ^∗, lim_(n → ∞)ℙ(X_(n, 1) = i) = 0.
III.C.3) Soit H_X la série entière auxiliaire de X, comme elle est définie à la question III.A.4, et soit ρ(X) son rayon de convergence.
Pour tout n ∈ ℕ^∗, soit H_n la série entière auxiliaire de X_(n, 1).
a) Pour tout n ∈ ℕ^∗, montrer nH_n = H_X.
b) En déduire, pour tous n et k dans ℕ^∗
knℙ(X_(n, 1) = k) = ∑_(j = 1)^k jλ_j ℙ(X_(n, 1) = k − j)
III.C.4) Pour tout k ∈ ℕ^∗, montrer que la suite (nℙ(X_(n, 1) = k))_(n ∈ ℕ^∗) converge vers λ_k. En déduire que X est λ-positive.

III.C.5) Conclusion

a) Montrer le résultat annoncé au début de cette sous-partie III.C.
b) Comment adapter ce résultat aux variables aléatoires à valeurs dans ℕ^∗ ?
c) Soit X une variable aléatoire suivant la loi géométrique G(p), où p ∈ ]0, 1[ :
∀k ∈ ℕ^∗ ℙ(X = k) = (1 − p)^(k − 1)p
La variable aléatoire X est-elle infiniment divisible ?

Questions fréquentes

4 questions
Sur quoi porte le sujet Centrale maths 2 MP 2017 ?
Afficher ou masquer la section

Sur quoi porte le sujet Centrale maths 2 MP 2017 ?

Sur les variables aléatoires à valeurs dans ℕ décomposables ou infiniment divisibles, étudiées à l'aide des fonctions génératrices, des polynômes et des séries entières, avec des exemples binomiaux, uniformes et de Poisson.

Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées en Centrale maths 2 MP 2017 ?

La confusion entre variables aléatoires et lois, l'oubli de l'indépendance, des théorèmes d'identification inventés sur les polynômes et l'idée fausse qu'une somme de variables de même loi a la loi d'un multiple de l'une d'elles.

Quelle partie de Centrale maths 2 MP 2017 a été la moins abordée ?

La partie III, consacrée à la caractérisation générale des variables infiniment divisibles, a été peu abordée selon le jury.

Comment réussir un sujet de probabilités comme Centrale maths 2 MP 2017 ?

Le jury conseille de s'approprier précisément les définitions, de citer hypothèses et théorèmes, et de mentionner l'indépendance chaque fois qu'elle est utilisée.

Pas de description pour le moment