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L'épreuve en chiffres

Moyenne 8,88 / 20 · écart-type 3,58 · 4 522 présents · où vous situez-vous ?
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Moyenne
8,88/ 20
Écart-type
3,58
Présents
4 522
Durée
4 h
1er quartile
6,3
Médiane
8,3
3e quartile
10,8
moyenne 8,8805101520
Deux tiers des copies environ (moyenne ± écart-type)

Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.

Source : document officiel du concours. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.

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L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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Notations

Pour tout réel x, on note ⌊x⌋ sa partie entière.
On note
∀n ∈ ℕ^⋆, A_n = {∑_(j = 1)^n x_j 2^(n − j), (x_j)_(j ∈ [ [1, n] ]) ∈ {0, 1}^n}; ∀n ∈ ℕ^⋆, D_n = {∑_(j = 1)^n(x_j)/(2^j), (x_j)_(j ∈ [ [1, n] ]) ∈ {0, 1}^n} et D = ⋃_(n ∈ ℕ^⋆)D_n; ∀n ∈ ℕ, π_n(x) = (⌊2^n x⌋)/(2^n); ∀(x, n) ∈ ℝ × ℕ, d_(n + 1)(x) = 2^(n + 1)(π_(n + 1)(x) − π_n(x))
Soit Z une variable aléatoire sur ( Ω, A, ℙ ), à valeurs complexes et telle que Z(Ω) soit fini. En notant ℜ(Z) et ℑ(Z) les parties réelle et imaginaire de Z, on définit l'espérance de Z par
𝔼(Z) = 𝔼(ℜ(Z)) + i𝔼(ℑ(Z)).
Si Z_1, …, Z_n sont des variables aléatoires sur ( Ω, A, ℙ ), à valeurs complexes, mutuellement indépendantes, et telles que Z_j(Ω) soit fini pour tout j, on admet que
𝔼(∏_(j = 1)^n Z_j) = ∏_(j = 1)^n 𝔼(Z_j).

I Fonction caractéristique

Soient (Ω, A, ℙ) un espace probabilisé et (ε_n)_(n ⩾ 1) une suite de variables aléatoires indépendantes à valeurs dans { − 1, 1} avec ℙ(ε_n = 1) = ℙ(ε_n = − 1) = 1/2 pour tout n ⩾ 1. On pose
∀n ∈ ℕ^⋆, X_n = ∑_(k = 1)^n(ε_k)/(2^k).
Pour X variable aléatoire réelle avec X(Ω) fini, on note
∀t ∈ ℝ, Φ_X(t) = 𝔼(e^(itX)).
On définit également
∀t ∈ ℝ, sinct = {(sint)/t, si t ≠ 0; 1, sinon
Soit n un entier naturel non nul et t un réel.
Q 1. Montrer
Φ_(X_n)(t) = ∏_(k = 1)^n cos(t/(2^k)).
Q 2. En déduire
sin(t/(2^n))Φ_(X_n)(t) = (sin(t))/(2^n).
Q 3. Déterminer la limite simple de la suite de fonctions (Φ_(X_n))_(n ⩾ 1).
Q 4. Étudier la continuité de lim_(n → + ∞)Φ_(X_n).
Q 5. Montrer que X_n et − X_n ont même loi pour tout n ∈ ℕ^⋆.
Q 6. En déduire la limite simple de la suite de fonctions (φ_n)_(n ⩾ 1) définies par
∀n ∈ ℕ^⋆, φ_n : | ℝ, → ℝ; t, ↦ 𝔼(cos(tX_n))
Q 7. La suite de fonctions (φ_n)_(n ⩾ 1) converge-t-elle uniformément sur ℝ ?

II Écriture binaire

Soit n un entier naturel non nul. On pose
Φ_n : | {0, 1}^n, → [ [0, 2^n − 1] ]; (x_j)_(j ∈ [ [1, n] ]), ↦ ∑_(j = 1)^n x_j 2^(n − j)
Q 8. Montrer que Φ_n est bien définie en vérifiant ImΦ_n ⊂ [ [0, 2^n − 1] ].
Q 9. Préciser ImΦ_n en fonction de A_n.
Q 10. Montrer par récurrence
∀k ∈ [ [0, 2^n − 1] ], k ∈ ImΦ_n
Q 11. En déduire que Φ_n est bijective.
Q 12. Établir la monotonie au sens de l'inclusion de la suite (D_n)_(n ⩾ 1) puis vérifier D ⊂ [0, 1[.
Q 13. Établir
∀(x, n) ∈ ℝ × ℕ, π_n(x) ⩽ x < π_n(x) + 1/(2^n)
Q 14. Justifier
∀x ∈ [0, 1[, ∀k ∈ ℕ, π_k(x) = ∑_(j = 1)^k(d_j(x))/(2^j)
Q 15. Établir
∀(x, j) ∈ ℝ × ℕ^⋆, d_j(x) ∈ {0, 1}.
Q 16. Soit n ∈ ℕ^⋆. Justifier x ∈ D_n ⇔ 2^n x ∈ [ [0, 2^n − 1] ].
Q 17. Soit n ∈ ℕ^⋆. Montrer que l'application
Ψ_n : | {0, 1}^n, → D_n; (x_j)_(j ∈ [ [1, n] ]), ↦ ∑_(j = 1)^n(x_j)/(2^j)
est bijective.
Q 18. Soient n ∈ ℕ^⋆ et x = ∑_(j = 1)^n(x_j)/(2^j) avec (x_j)_(j ∈ [ [1, n] ]) ∈ {0, 1}^n. Montrer
∀k ∈ ℕ, π_k(x) = ∑_(j = 1)^(min(n, k))(x_j)/(2^j)

III Développement dyadique, loi et décomposition

Soit (Ω, A, ℙ) un espace probabilisé, (U_n)_(n ⩾ 1) une suite de variables aléatoires mutuellement indépendantes suivant une loi de Bernoulli de paramètre 1/2. On pose
∀n ∈ ℕ^⋆,, Y_n = ∑_(k = 1)^n(U_k)/(2^k); ∀x ∈ ℝ,, F_n(x) = ℙ(Y_n ⩽ x) G_n(x) = ℙ(Y_n < x)
Q 19. Justifier
∀n ∈ ℕ^⋆, ℙ(Y_n ∈ [0, 1[) = 1.
Q 20. Montrer
∀n ∈ ℕ^⋆, ∀x ∈ D_n, F_n(x) = x + 1/(2^n).
Q 21. Montrer
∀n ∈ ℕ^⋆, ∀x ∈ D_n, G_n(x) = x.
Q 22. Établir, pour tout entier naturel non nul n, que Y_n suit une loi uniforme sur D_n.
Q 23. Réciproquement, soit n un entier naturel non nul et soit X_n une variable aléatoire qui suit une loi uniforme sur D_n. Montrer qu'il existe des variables aléatoires V_1, …, V_n mutuellement indépendantes, suivant chacune une loi de Bernoulli de paramètre 1/2, et telles que
X_n = ∑_(k = 1)^n(V_k)/(2^k).

IV Développement dyadique, étude asymptotique

On conserve les notations introduites dans la partie III.
Q 24. Soit x réel. Établir la monotonie des suites (F_n(x))_(n ⩾ 1) et (G_n(x))_(n ⩾ 1).
Q 25. En déduire la convergence simple des suites de fonctions (F_n)_(n ⩾ 1) et (G_n)_(n ⩾ 1).
Q 26. Montrer
∀x ∈ D ∪ {1}, lim_(n → ∞)F_n(x) = x et lim_(n → ∞)G_n(x) = x
Q 27. Généraliser les résultats obtenus à la question précédente pour tout x ∈ [0, 1].
Q 28. Montrer que pour tout intervalle non vide I ⊂ [0, 1], on a
lim_(n → ∞)ℙ(Y_n ∈ I) = ℓ(I) avec ℓ(I) = supI − infI
Q 29. En déduire que, pour toute fonction f continue de [0, 1] dans ℝ, la suite (𝔼(f(Y_n)))_(n ⩾ 1) converge et préciser sa limite.
Q 30. À l'aide du résultat précédent, proposer une autre démonstration du résultat obtenu à la question 6 .
Q 31. Une application. Justifier l'existence de ∫_0^1(t − 1)/(lnt) dt puis déterminer sa valeur.
On pourra considérer ∫_0^1 𝔼(t^(Y_n))dt.

V Dénombrabilité

Q 32. L'ensemble D est-il dénombrable ?
Q 33. On suppose qu'il existe f : ℕ → P(ℕ) bijective. En considérant A = {x ∈ ℕ|x ∉ f(x)}, établir une contradiction.
Q 34. Montrer que l'application Φ : P(ℕ), → {0, 1}^ℕ; A, ↦ 𝟙_A est bijective.
Q 35. Montrer que l'application
Ψ : {0, 1}^ℕ, → [0, 1]; (x_n), ↦ ∑_(n = 0)^(+ ∞)(x_n)/(2^(n + 1))
est bien définie et surjective. Est-elle injective ?
On note D^⋆ = D∖{0}. On pose pour tout (x_n) ∈ {0, 1}^ℕ
Λ((x_n)) = {Ψ((x_n)), si Ψ((x_n)) ∈ [0, 1[∖D^⋆; (Ψ((x_n)))/2, si Ψ((x_n)) ∈ D ∪ {1} et (x_n) stationnaire à 1; (1 + Ψ((x_n)))/2, si Ψ((x_n)) ∈ D^⋆ et (x_n) stationnaire à 0
Q 36. Montrer que Λ réalise une bijection de {0, 1}^ℕ sur [0, 1[.
Q 37. Conclure que [0, 1[ n'est pas dénombrable.

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