WikiPrépaLivrets

Centrale Physique 1 PC 2022Sujet, corrigé et rapport du jury

Capteurs photovoltaïques

Pas encore noté

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 9 questions sur 45, partie I en entier. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : BCPST1 10 questions.

Détail par partie
  • Partie I : Énergie photovoltaïque4/4Faisable
  • Partie II : Conduction, jonction, effet photovoltaïque5/18En partie
  • Partie III : Traitement antireflet de la cellule0/72e année
  • Partie IV : Bandes d'énergie dans un semi-conducteur0/162e année

Téléchargements

Présentation du sujet

Difficile
Capteurs photovoltaïques : caractéristique I(U), conduction et jonction PN, traitement antireflet, bandes d'énergie dans un semi-conducteur
Afficher ou masquer la section

Ce problème étudie plusieurs aspects du fonctionnement d'un capteur photovoltaïque. La première partie exploite la caractéristique courant-tension d'une cellule pour déterminer son efficacité et son facteur de forme. La deuxième étudie la conduction électrique, le dopage du silicium et la jonction PN à l'origine de l'effet photovoltaïque. La troisième étudie un traitement antireflet en couche mince déposée sur le capteur. La quatrième aborde la théorie des bandes d'énergie dans un semi-conducteur à l'aide d'un modèle simple de potentiel périodique.

  1. 1Partie I : énergie photovoltaïqueExploitation de la caractéristique I(U) d'une cellule pour déterminer son efficacité énergétique et son facteur de forme.
  2. 2Partie II : conduction, jonction, effet photovoltaïqueConduction électrique dans un conducteur ohmique puis dans le silicium dopé, jonction PN et effet photovoltaïque.
  3. 3Partie III : traitement antireflet de la celluleRéflexion d'une onde électromagnétique sur le silicium puis effet d'une couche antireflet en couche mince.
  4. 4Partie IV : bandes d'énergie dans un semi-conducteurÉquation de Schrödinger à une dimension, gaz d'électrons sur un segment, puis modèle de potentiel périodique pour les bandes d'énergie.

Difficile. Le rapport indique que ce sujet, plutôt long, n'a pas été abordé en totalité par de nombreux candidats, et que les résultats sont assez décevants alors que les nombreuses questions de cours et applications directes auraient dû être bien plus profitables.

L'épreuve en chiffres

Moyenne 9,24 / 20 · écart-type 4,11 · 3 440 présents · où vous situez-vous ?
Afficher ou masquer la section
Moyenne
9,24/ 20
Écart-type
4,11
Présents
3 440
Coefficient
15
Durée
4 h
1er quartile
6
Médiane
8,7
3e quartile
12
moyenne 9,2405101520
Deux tiers des copies environ (moyenne ± écart-type)

Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.

Source : document officiel du concours, épreuve du 4 mai 2022. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.

Ce qu'a observé le jury

5 erreurs relevées
Contribution des trous à la conductivité oubliée · Question ouverte sur le dopage non réussie · Théorème de Gauss mal appliqué
Afficher ou masquer la section

Le sujet contient surtout des questions de cours ou des applications directes, sans connaissance hors programme requise, mais les résultats sont jugés décevants au regard de ce niveau d'exigence attendu. Le jury regrette des lacunes méthodologiques récurrentes : mauvaise vérification de l'homogénéité, méconnaissance des ordres de grandeur, réponses partielles aux questions à plusieurs volets, et confusions dans l'utilisation des outils mathématiques (vecteurs, pourcentages, conversions d'unités).

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Contribution des trous à la conductivité oubliéeQ8

    Beaucoup de candidats ont oublié la contribution des trous à la conductivité du silicium, alors que le silicium pur en tient compte à parts égales avec les électrons.

    « Beaucoup de candidats ont oublié la contribution des trous à la conductivité du silicium. »
  2. 2
    Question ouverte sur le dopage non réussieQ11

    La question ouverte demandant d'évaluer la conductivité du silicium dopé n'a pas été réussie.

    « Cette question ouverte n’a pas été réussie. »
  3. 3
    Théorème de Gauss mal appliquéQ16

    L'analyse des symétries et invariances en électrostatique n'est pas maîtrisée, et l'utilisation du théorème de Gauss est presque toujours incorrecte (surface non définie, flux exprimé sans préciser où le champ est évalué). L'équation locale de Maxwell-Gauss était pourtant mieux adaptée pour cette question.

    « Que de réponses fausses et incohérentes ! Pourtant c’est une question d’application directe du cours. »
  4. 4
    Résultat numérique aberrant non critiquéQ20

    Certains candidats ont obtenu une épaisseur de zone de déplétion de plusieurs milliers de kilomètres sans se rendre compte de l'absurdité physique du résultat.

    « La zone de déplétion mesure donc 3,3.103 km »
  5. 5
    Couche antireflet mal maîtrisée malgré des questions classiquesPartie III.B

    La partie sur la couche antireflet, un peu calculatoire mais constituée de questions classiques, n'a pas été réussie ; il fallait être rigoureux et méthodique dans l'utilisation des conditions aux limites.

    « Cette partie, un peu calculatoire, n’a pas été réussie bien qu’elle soit constituée de questions classiques. »

Ce qui a été bien réussi

  • La question 1, qui demandait de tracer le graphe de la puissance électrique pour déterminer le point de fonctionnement optimal, a été bien valorisée et a rapporté beaucoup de points.
  • La question 2, comparant l'efficacité de la cellule à un rendement ou une autre efficacité vue en PCSI/PC, a été très appréciée du jury.
  • La question 6 sur la mobilité des électrons a en général été bien traitée.
  • Les questions de cours 23 et 24 sur la réflexion ont été bien traitées.
  • La partie sur l'équation de Schrödinger à une dimension, ne comportant que des questions de cours, a été généralement bien traitée.

Conseils du jury

  • Parcourir l'intégralité du sujet en première lecture pour repérer les questions faciles à la portée de beaucoup de candidats, avant de s'y attarder.
  • Aborder les résolutions de problème avec plus de méthodologie, en formalisant clairement la démarche.
  • Commenter et critiquer un résultat même si ce n'est pas explicitement demandé : analyse dimensionnelle, ordre de grandeur, confrontation à des valeurs connues.
  • Bien vérifier l'homogénéité des résultats littéraux et la vraisemblance des applications numériques.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

Corrigé détaillé

45 questions
Indice, stratégie puis corrigé complet pour chaque question, avec les remarques du jury.
Afficher ou masquer la section

45 questions corrigées une à une : un indice, puis la stratégie, puis le corrigé complet avec le résultat encadré et les remarques du jury. Chaque question est vérifiée avant publication.

  1. Q1En utilisant les données de la figure 1, déterminer à l'aide d'un graphe les valeurs de et qui maximisent la…
  2. Q2Évaluer et commenter l'efficacité énergétique de la cellule en régime nominal.
  3. Q3En reproduisant l'allure de la caractéristique de la cellule, illustrer graphiquement les produits présents…
  4. Q4Quelle est la valeur du facteur de forme pour la cellule étudiée ?
  5. Q5Indiquer la signification de chacun des trois termes de cette équation.
  6. Q6Montrer qu'en régime permanent la vitesse des électrons est proportionnelle au champ électrique. On définit…
  7. Q7Calculer la conductivité du conducteur en fonction de,, et.
  8. Q8Déterminer la densité électronique à partir des données figurant en annexe, à la température de. En déduire…
Voir les 37 autres questions
  1. Q9Le bore (B), le phosphore (P), l'arsenic (As), le gallium (Ga) sont souvent utilisés comme dopants pour le…
  2. Q10Du silicium est dopé au bore à raison de atomes de substitution par unité de volume. Quel est le taux de…
  3. Q11Proposer, en précisant les choix utilisés pour cela, une évaluation de la conductivité de ce silicium dopé…
  4. Q12Quel intérêt présente ce dopage pour un générateur électrique comme une cellule photovoltaïque ?
  5. Q13Quel peut-être le phénomène physique responsable d'une migration des porteurs majoritaires, électrons ou…
  6. Q14Dans un modèle simplifié de jonction abrupte, tous les atomes accepteurs situés dans une zone d'épaisseur au…
  7. Q15Déterminer une relation liant,, et.
  8. Q16Expliquer pourquoi, dans ce modèle unidimensionnel, le champ électrostatique est parallèle à l'axe…
  9. Q17Relier la valeur maximale de la norme du champ électrique à,, et d'une part, à,, et d'autre part.
  10. Q18Déterminer la différence de potentiel électrostatique en fonction de, et.
  11. Q19Établir l'expression de l'épaisseur de la jonction.
  12. Q20Évaluer numériquement l'épaisseur de jonction si,.
  13. Q21Quelles sont les longueurs d'onde susceptibles de créer une paire électron-trou ? Cette jonction PN…
  14. Q22Reproduire le schéma de la cellule, avec sa jonction PN, reliée à un récepteur électrique. En complétant ce…
  15. Q23Exprimer les vecteurs d'onde, et à l'aide de,,, et.
  16. Q24Exprimer les champs magnétiques des trois ondes, en notation complexe, en précisant leurs amplitudes, et en…
  17. Q25En traduisant les conditions aux limites, exprimer le coefficient de réflexion pour l'amplitude du champ…
  18. Q26Exprimer le coefficient de réflexion énergétique. Calculer et commenter sa valeur numérique.
  19. Q27Établir la relation.
  20. Q28En déduire que la fonction antireflet n'est réalisée que si, avec entier, et.
  21. Q29Justifier que l'on a intérêt à se placer dans ces conditions pour la conversion photovoltaïque du…
  22. Q30Pour quel type de potentiel une onde plane sinusoïdale est-elle solution de cette équation ? Quelle est…
  23. Q31Interpréter les résultats de la question précédente en relation avec l'expression de l'énergie en mécanique…
  24. Q32Pour une solution stationnaire, établir l'équation vérifiée par la fonction d'amplitude en faisant…
  25. Q33Avec ce choix d'origine de l'énergie potentielle, l'énergie de la particule peut-elle être négative ?
  26. Q34Justifier que les valeurs prises par la grandeur sont de la forme, où est un entier strictement positif…
  27. Q35Représenter graphiquement la relation en faisant figurer avec une échelle adaptée les trois états…
  28. Q36Calculer la valeur numérique de, pour. Comparer cette valeur à l'ordre de grandeur de l'énergie d'agitation…
  29. Q37À, les électrons peuplent les états obtenus par énergie croissante, avec au plus deux électrons dans le même…
  30. Q38Que représentent, dans ce modèle, les cuvettes de potentiel et la période ?
  31. Q39Nous nous intéresserons par la suite aux états stationnaires d'énergie. Justifier, en précisant les…
  32. Q40En rappelant les conditions aux limites vérifiées par la fonction d'onde pour une particule évoluant dans un…
  33. Q41En analysant l'effet sur le système d'une translation de, indiquer, sans calcul, l'expression correcte de.
  34. Q42Compléter avec soin la figure A du document réponse et expliquer en quoi ce modèle permet de rendre compte…
  35. Q43Que deviennent ces résultats lorsque ? Justifier votre réponse.
  36. Q44En prenant pour valeur le paramètre de maille du silicium, calculer dans ce modèle et pour la largeur en…
  37. Q45On sait que pour le silicium, la largeur de bande interdite est de l'ordre de. Commenter.

Description

Ce problème étudie plusieurs aspects du fonctionnement d'un capteur photovoltaïque. La première partie exploite la caractéristique courant-tension d'une cellule pour déterminer son efficacité et son facteur de forme. La deuxième étudie la conduction électrique, le dopage du silicium et la jonction PN à l'origine de l'effet photovoltaïque. La troisième étudie un traitement antireflet en couche mince déposée sur le capteur. La quatrième aborde la théorie des bandes d'énergie dans un semi-conducteur à l'aide d'un modèle simple de potentiel périodique.

Ces sujets peuvent vous intéresser

Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
Afficher ou masquer la section

Capteurs photovoltaïques

Ce problème traite de quelques aspects du fonctionnement d'un capteur photovoltaïque. Il se compose de quatre parties. La première traite de la production d'électricité à l'aide de tels capteurs. La deuxième s'intéresse au mécanisme électronique de l'effet photovoltaïque. La troisième concerne le traitement antireflet des vitres de protection des panneaux photovoltaïques. Enfin, la quatrième partie aborde certains aspects quantiques des semi-conducteurs.
Ce sujet est accompagné d'un document réponse fournissant certaines données utiles.
Certaines questions, peu ou pas guidées, demandent de l'initiative de la part du candidat. Leur énoncé est repéré par une barre en marge. Il est alors demandé d'expliciter clairement la démarche et les choix effectués et de les illustrer, le cas échéant, par un schéma. Le barème valorise la prise d'initiative et tient compte du temps nécessaire à la résolution de ces questions.

I Énergie photovoltaïque

Une cellule photovoltaïque est un dipôle électrique qui, lorsqu'il reçoit de la lumière, est susceptible de produire de l'énergie électrique grâce à l'effet photovoltaïque. La figure 1 présente des données relatives au fonctionnement d'une telle cellule.
Valeurs sous éclairement E_i = 1000 W ⋅ m^(− 2)
Caractéristique Valeur
Tension à vide U_v = 0, 60 V
Courant de court-circuit I_c = 3, 0 A
Puissance nominale P_n = 1, 32 W
Tension nominale U_n = 0, 47 V
Courant nominal I_n = 2, 8 A
Caractéristiques pour E_i allant de 200 à 1000 W ⋅ m^(− 2)
Figure 1 Caractéristiques d'une cellule photovoltaïque de 100 cm^2
Q 1. En utilisant les données de la figure 1, déterminer à l'aide d'un graphe les valeurs de U et I qui maximisent la puissance électrique fournie pour un éclairement E_i = 1000 W ⋅ m^(− 2). Comparer ces résultats aux valeurs nominales données en figure 1 et commenter.
Q 2. Évaluer et commenter l'efficacité énergétique de la cellule en régime nominal.
Le facteur de forme de la cellule est FF = (U_n I_n)/(U_v I_c). Il indique la qualité de la cellule photovoltaïque.
Q 3. En reproduisant l'allure de la caractéristique I(U) de la cellule, illustrer graphiquement les produits présents au numérateur et au dénominateur de ce rapport et proposer une majoration très simple de FF.
Q 4. Quelle est la valeur du facteur de forme FF pour la cellule étudiée ?

II Conduction, jonction, effet photovoltaïque

II.A - Conduction électrique

Dans une approche classique, un milieu est conducteur s'il contient des charges mobiles. Ainsi, des électrons, de masse m et de charge − e, peu liés aux noyaux, peuvent se déplacer dans le réseau cristallin : ce sont les électrons de conduction. Lors de l'application d'un champ électrique E⃗ au matériau, les électrons sont soumis à la force de Lorentz correspondante qui entraine leur déplacement à la vitesse v⃗ par rapport au réseau cristallin. Dans le modèle de Drude, les électrons sont également soumis à une force de frottement fluide exercée par le réseau cristallin. Ainsi, en négligeant l'effet du poids et de la force de Lorentz magnétique, l'évolution d'un électron de conduction est décrite par l'équation
m(dv⃗)/(dt) = − eE⃗ − m(v⃗)/τ
Q 5. Indiquer la signification de chacun des trois termes de cette équation.
Q 6. Montrer qu'en régime permanent la vitesse v⃗ des électrons est proportionnelle au champ électrique E⃗. On définit ainsi la mobilité des électrons μ_e en posant v⃗ = μ_e E⃗. On note n_e la densité volumique d'électrons de conduction dans le matériau.
Q 7. Calculer la conductivité γ du conducteur en fonction de n_e, e, τ et m.
Quand un électron de conduction est libéré par les atomes de silicium pour se déplacer dans le réseau cristallin, son départ crée un trou, ou défaut électronique, de charge + e, qui peut lui aussi se déplacer de proche en proche entre atomes voisins. La mobilité d'un trou est notée μ_p. Pour du silicium pur, la conductivité intrinsèque est assurée par les électrons de conduction et par les trous, qui ont ici même densité n_e = n_p. Pour simplifier, on admet que la masse des trous est identique à celle des électrons.
Q 8. Déterminer la densité électronique n_e à partir des données figurant en annexe, à la température de 25^∘C. En déduire la proportion d'atomes de silicium qui libèrent un électron de conduction.

II.B - Semi-conducteur dopé

Dans un cristal de silicium dopé, des atomes d'un autre élément (dit dopant) se substituent à des atomes de silicium. Dans le cas d'un dopant de type N (dit donneur), le nombre d'électrons de valence de l'élément dopant est supérieur à celui du silicium. Le ou les électrons supplémentaires deviennent des électrons de conduction. De façon symétrique, un dopant de type P (dit accepteur) possède un nombre d'électrons de valence inférieur à celui du silicium. Le ou les électrons manquants deviennent des trous. Ainsi, la présence de dopants peut modifier fortement les densités d'électrons et de trous de conduction, qui peuvent alors être très différentes l'une de l'autre.
Q 9. Le bore (B), le phosphore (P), l'arsenic (As), le gallium (Ga) sont souvent utilisés comme dopants pour le silicium. Classer ceux-ci en types N ou P.
Q 10. Du silicium est dopé au bore à raison de 10^(22) atomes de substitution par unité de volume. Quel est le taux de dopage (ou pourcentage de substitution) obtenu?
Q 11. Proposer, en précisant les choix utilisés pour cela, une évaluation de la conductivité de ce silicium dopé. Commenter cette valeur.
Q 12. Quel intérêt présente ce dopage pour un générateur électrique comme une cellule photovoltaïque ?

II.C - Jonction PN

Une feuille de silicium a été dopée P. Un traitement de surface permet de créer une couche dopée N dont l'épaisseur est typiquement de 0, 5μ m. Dans la zone P (respectivement N ), n_P (respectivement n_N ) est le nombre d'atomes dopants par unité de volume.
L'interface entre la zone P et la zone N constitue la jonction PN: de part et d'autre, les porteurs de charge mobiles majoritaires sont de signes opposés, de concentrations n_P et n_N dans les zones P et N respectivement. Des porteurs de charge migrent d'une zone à l'autre, engendrant une zone de charge d'espace (ou zone de déplétion) et un champ électrique de jonction. La figure 2 donne une représentation simplifiée de cette situation dans une modélisation unidimensionnelle.
Figure 2
On associe le milieu à un diélectrique linéaire homogène et isotrope. On admet que dans un tel milieu, les équations de Maxwell pour le vide restent valables en remplaçant la permittivité diélectrique du vide ε_0 par ε = ε_0 ε_r où ε_r est appelé permittivité relative du milieu. Pour le silicium, ε_r = 11, 8.
Q 13. Quel peut-être le phénomène physique responsable d'une migration des porteurs majoritaires, électrons ou trous, d'une zone vers l'autre?
Q 14. Dans un modèle simplifié de jonction abrupte, tous les atomes accepteurs situés dans une zone d'épaisseur − z_2 au voisinage de la jonction captent les électrons venus d'atomes donneurs de la zone N sur une épaisseur z_1. Déterminer les densités de charge ρ_1 et ρ_2 associées à cette modélisation (figure 2).
Q 15. Déterminer une relation liant n_P, n_N, z_1 et z_2.
Q 16. Expliquer pourquoi, dans ce modèle unidimensionnel, le champ électrostatique est parallèle à l'axe (Oz). Justifier la forme de la représentation graphique de E(z) donnée figure 2.
Q 17. Relier la valeur maximale E_(max) de la norme du champ électrique à e, ε, n_N et z_1 d'une part, à e, ε, n_P et z_2 d'autre part.
Q 18. Déterminer la différence de potentiel électrostatique V_0 = V(z_1) − V(z_2) en fonction de E_(max), z_1 et z_2.
Q 19. Établir l'expression de l'épaisseur de la jonction w = z_1 − z_2 = √((2εV_0)/e(1/(n_P) + 1/(n_N))).
Q 20. Évaluer numériquement l'épaisseur de jonction w si V_0 = 0, 84 V, n_N = 1 × 10^(24) m^(− 3) = 100n_P.

II.D - Effet photovoltaïque

L'absorption d'un photon incident crée au niveau de la jonction une paire électron-trou. On admet que l'énergie minimale nécessaire à cette création est comparable à celle permettant à un électron (ou à un trou) de franchir une barrière de potentiel associée à une tension de valeur V_0.
Q 21. Quelles sont les longueurs d'onde susceptibles de créer une paire électron-trou? Cette jonction PN convient-elle à la conversion photovoltaïque du rayonnement solaire ?
Q 22. Reproduire le schéma de la cellule, avec sa jonction PN , reliée à un récepteur électrique. En complétant ce schéma, décrire qualitativement les évolutions de l'électron et du trou créés dans la zone de déplétion, expliquer le rôle de générateur électrique réalisé par la cellule photovoltaïque, en précisant sa polarité et le sens du courant électrique délivré par celle-ci.

III Traitement antireflet de la cellule

Le capteur est constitué de silicium, placé sous une vitre en verre. Il est recouvert d'un film de nitrure de silicium (formule SiN_x ) participant à son reflet bleu. Cette partie propose une analyse du rôle de ce dépôt dans l'amélioration de l'efficacité énergétique de la cellule.
Pour une longueur d'onde de 600 nm , l'indice de réfraction du verre est n_v = 1, 5, celui du silicium, supposé réel, est n_s = 4, 0.
On admettra qu'à l'interface de deux milieux, les composantes tangentielles des champs électrique et magnétique sont ici continues.
Si n_1 et n_2 sont les indices de deux milieux notés 1 et 2 , on note r_(12) = (n_1 − n_2)/(n_1 + n_2).
Figure 3 Réflexion sur le silicium et traitement antireflet

III.A - Réflexion sur le silicium

Une onde électromagnétique sinusoïdale arrive, sous incidence normale, sur le capteur dont la surface est assimilée au plan d'équation z = 0.
Les champs électriques des ondes réfléchie et transmise (figure 3, réflexion simple) seront exprimés en notation complexe,
E⃗_–_i(z, t) = E⃗_(0i)e^(i(ωt − k_i z)), E⃗_–_r(z, t) = E⃗_(0r)e^(i(ωt + k_r z)), E⃗_–_t(z, t) = E⃗_(0t)e^(i(ωt − k_t z)).
Q 23. Exprimer les vecteurs d'onde k⃗_i, k⃗_r et k⃗_t à l'aide de ω, c, n_v, n_s et e⃗_z.
Q 24. Exprimer les champs magnétiques des trois ondes, en notation complexe, en précisant leurs amplitudes B⃗_(0i), B⃗_(0r) et B⃗_(0t) en fonction de E⃗_(0i), E⃗_(0r), E⃗_(0t), n_v, n_s, c et e⃗_z (vecteur unitaire de l'axe (Oz) ).
Q 25. En traduisant les conditions aux limites, exprimer le coefficient de réflexion pour l'amplitude du champ électrique en fonction de r_(vs).
Q 26. Exprimer le coefficient de réflexion énergétique. Calculer et commenter sa valeur numérique.

III.B - Couche antireflet

Les traitements antireflet réalisés utilisent des dépôts en couches minces multiples, combinées avec une microstructuration de la surface. Nous envisageons ici simplement le cas d'une couche antireflet simple, qui occupe la zone 0 < z < e (zone z < 0 : verre, z > e : silicium). Les indices n_d et n_s sont supposés réels et on pose φ = 2n_d eω/c.
Les notations précédentes sont conservées pour les champs électromagnétiques, en y ajoutant les champs électriques complexes
E⃗_1(z, t) = E⃗_(01)e^(i(ωt − k_d z)) et E⃗_2(z, t) = E⃗_(02)e^(i(ωt + k_d z))
des ondes se propageant, respectivement dans la direction des z croissants des z décroissant, dans la couche antireflet.
Par hypothèse, la fonction antireflet est idéalement réalisée : l'onde réfléchie est annulée (figure 3, couche antireflet).
Q 27. Établir la relation E⃗_(02) = r_(ds)E⃗_(01)e^(− iφ).
Q 28. En déduire que la fonction antireflet n'est réalisée que si φ = (2p + 1)π, avec p entier, et n_d = √(n_v n_s).
Q 29. Justifier que l'on a intérêt à se placer dans ces conditions pour la conversion photovoltaïque du rayonnement solaire.

IV Bandes d'énergie dans un semi-conducteur

IV.A - Équation de Schrödinger à une dimension

Pour un problème à une dimension, l'équation de Shchrödinger vérifiée par la fonction d'onde ψ(x, t) d'une particule de masse m évoluant dans un potentiel d'énergie V(x) s'écrit
iℏ(∂ψ(x, t))/(∂t) = − (ℏ^2)/(2m)(∂^2 ψ(x, t))/(∂x^2) + V(x)ψ(x, t).
Q 30. Pour quel type de potentiel V(x) une onde plane sinusoïdale ψ(x, t) = ψ_0 e^(− i(ωt − kx)) est-elle solution de cette équation ? Quelle est alors la relation de dispersion de cette onde ?
Q 31. Interpréter les résultats de la question précédente en relation avec l'expression de l'énergie en mécanique classique et les relations de de Broglie et de Planck-Einstein.
Q 32. Pour une solution stationnaire ψ(x, t) = φ(x)χ(t), établir l'équation vérifiée par la fonction d'amplitude φ(x) en faisant apparaitre l'énergie E de la particule.

IV.B - Gaz d'électrons sur un segment

Les électrons contenus dans un milieu conducteur sont assimilés à des particules évoluant dans une boite à une dimension de longueur L : V(x) = 0 pour 0 < x < L, V(x) = + ∞ en dehors.
La densité d'électrons libres est N_0 ≈ 1 × 10^(29) m^(− 3) dans un métal. On considérera donc qu'il y en a environ N_0^(1/3) électrons libres par unité de longueur dans cette boite de longueur L.
Q 33. Avec ce choix d'origine de l'énergie potentielle, l'énergie E de la particule peut-elle être négative ?
Q 34. Justifier que les valeurs prises par la grandeur k = √(2mE/ℏ^2) sont de la forme k_n = nk_1, où n est un entier strictement positif. Exprimer complètement, à un facteur de phase près, les fonctions d'ondes ψ_n(x, t) associées à ces états stationnaires dont les énergies sont notées E_n.
Q 35. Représenter graphiquement la relation E = f(k) en faisant figurer avec une échelle adaptée les trois états stationnaires de plus faible énergie.
NB. Pour les applications numériques qui suivent, les énergies devront être exprimées en eV.
Q 36. Calculer la valeur numérique de E_1, pour L = 1μ m. Comparer cette valeur à l'ordre de grandeur de l'énergie d'agitation thermique à T = 300 K. Pourquoi parle-t-on de quasi-continuum d'énergie au sein du matériau?
Q 37. À T = 0 K, les électrons peuplent les états obtenus par énergie croissante, avec au plus deux électrons dans le même état d'énergie d'après le principe d'exclusion de Wolfgang Pauli. En déduire le nombre de Fermi n_F, défini par la valeur maximale atteinte par l'entier n à T = 0 K. Exprimer l'énergie de Fermi E_F associée en fonction de N_0, L et E_1.

IV.C - Potentiel périodique, bandes d'énergie

Le modèle précédent permet de rendre compte d'un quasi-continuum des niveaux d'énergie (on adoptera par la suite la limite L = ∞ ), mais pas de l'existence de bandes d'énergie interdites dont on sait qu'elles conditionnent la conductivité électrique du matériau. L'utilisation d'un modèle de potentiel périodique en permet ici une approche simplifiée adaptée à un solide cristallin (figure 4).
Figure 4 Potentiel périodique
Q 38. Que représentent, dans ce modèle, les cuvettes de potentiel et la période 2a ?
Q 39. Nous nous intéresserons par la suite aux états stationnaires d'énergie E > V_0. Justifier, en précisant les expressions des grandeurs positives k et K, la forme des solutions φ(x), où n est un entier quelconque :
{φ(x) = A_n e^(− ikx) + B_n e^(ikx), si (2n − 1)a < x < 2na; φ(x) = C_n e^(− iKx) + D_n e^(iKx), si 2na < x < (2n + 1)a
Q 40. En rappelant les conditions aux limites vérifiées par la fonction d'onde pour une particule évoluant dans un potentiel fini, justifier le système homogène suivant :
A_n, + B_n, − C_n, − D_n, = 0; A_(n + 1)e^(− ika) + B_(n + 1)e^(ika), − C_n e^(− iKa), − D_n e^(iKa), = 0; kA_n, − kB_n, − KC_n, + KD_n, = 0; kA_(n + 1)e^(− ika) − kB_(n + 1)e^(ika) − KC_n e^(− iKa) + KD_n e^(iKa), = 0
Les solutions obtenues sont physiquement acceptables lorsque l'une des relations suivantes, où α = K/k, est vérifiée :
a) − 1 ⩽ F_α(ka) = cos(ka)cos(αka) − 1/2(α + 2/α)sin(ka)sin(αka) ⩽ + 1;
b) − 1 ⩽ F_α(ka) = cos(ka)cos(αka) − 1/2(α + 1/α)sin(ka)sin(ka) ⩽ + 1;
c) − 1 ⩽ F_α(ka) = cos(ka)cos(αka) − 1/2(α + 1/α)sin(ka)sin(αka) ⩽ + 1.
Q 41. En analysant l'effet sur le système d'une translation de a, indiquer, sans calcul, l'expression correcte de F_α(ka).
Les fonctions F_α(ka) et E(ka) (unité arbitraire) ont été tracées sur la figure A du document réponse pour α = 0, 2.
Q 42. Compléter avec soin la figure A du document réponse et expliquer en quoi ce modèle permet de rendre compte de l'existence de bandes d'énergie, soit permises, soit interdites.
Q 43. Que deviennent ces résultats lorsque α = 1 ? Justifier votre réponse.
Q 44. En prenant pour valeur le paramètre de maille du silicium 2a = 0, 54 nm, calculer dans ce modèle et pour α = 0, 2 la largeur en énergie de la première bande d'énergie interdite.
Q 45. On sait que pour le silicium, la largeur de bande interdite est de l'ordre de 1 eV . Commenter.



concouns centrale-supélec
Épreuve: Physique IPC
Ne rien porter sur celte feuille avant d'avoir complètement rempli l'entête
Feuille ◻ / ◻
◻
Question 42
Figure A Fonction F_α(ka) et énergie E(ka) (unité arbitraire) tracés pour α = 0, 2
Extrait du tableau périodique des éléments
Extrait du tableau périodique des éléments
Hydrogène ← Nom de l'élément Hélium
1 ← Numéro atomique 2
H ← Symbole chimique He
1,0080 ← Masse molaire atomique 4,0026
Lithium Béryllium Bore Carbone Azote Oxygène Fluor Néon
3 4 5 6 7 8 9 10
Li Be B C N O F Ne
6,9395 9,0122 10,814 12,011 14,007 15,999 18,998 20,180
Sodium Magnésium Aluminium Silicium Phosphore Soufre Chlore Argon
11 12 13 14 15 16 17 18
Na Mg Al Si P S Cl Ar
22,990 24,306 26,982 28,085 30,974 32,068 35,452 39,948
Potassium Calcium Scandium Titane Vanadium Chrome Manganèse Fer Cobalt Nickel Cuivre Zinc Gallium Germanium Arsenic Sélénium Brome Krypton
19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36
K Ca Sc Ti V Cr Mn Fe Co Ni Cu Zn Ga Ge As Se Br Kr
39,098 40,078 44,956 47,867 50,941 51,996 54,938 55,845 58,933 58,693 63,546 65,38 69,723 72,630 74,921 78,971 79,904 83,798
Rubidium Strontium Yttrium Zirconium Niobium Molybdène Technétium Ruthénium Rhodium Palladium Argent Cadmium Indium Étain Antimoine Tellure Iode Xénon
37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54
Rb Sr Y Zr Nb Mo Tc Ru Rh Pd Ag Cd In Sn Sb Te I Xe
85,467 87,62 88,906 91,224 92,906 95,95 [98] 101,07 102,91 106,42 107,87 112,41 114,82 118,71 121,76 127,60 126,90 131,29
Césium Baryum Hafnium Tantale Tungstène Rhénium Osmium Iridium Platine Or Mercure Thallium Plomb Bismuth Polonium Astate Radon
55 56 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86
Cs Ba Hf Ta W Re Os Ir Pt Au Hg Tl Pb Bi Po At Rn
132,91 137,33 178,49 180,948 183,84 186,21 190,23 192,22 195,08 196,97 200,59 204,38 207,2 208,98 [209] [210] [222]

Données et formulaire

Constantes physiques

Célérité de la lumière dans le vide c = 3, 00 × 10^8 m ⋅ s^(− 1)
Masse de l'électron m = 9, 11 × 10^(− 31) kg
Charge élémentaire e = 1, 62 × 10^(− 19)C
Permittivité diélectrique du vide ε_0 = 8, 85 × 10^(− 12) F ⋅ m^(− 1)
Constante d'Avogadro N_A = 6, 02 × 10^(23) mol^(− 1)
Constante de Boltzmann k_B = 1, 38 × 10^(− 23) J ⋅ K^(− 1)
Constante de Planck h = 6, 63 × 10^(− 34) J ⋅ s

Données sur le silicium (à 20^∘C )

Structure électronique [Ne]3 s^2 3p^2
Masse molaire M = 28, 1 g ⋅ mol^(− 1)
Masse volumique ρ = 2, 33 × 10^3 kg ⋅ m^(− 3)
Mobilité des électrons |μ_e| = 1, 5 × 10^(− 1) m^2 ⋅ V^(− 1) ⋅ s^(− 1)
Mobilité des trous μ_p = 4, 5 × 10^(− 2) m^2 ⋅ V^(− 1) ⋅ s^(− 1)
Conductivité intrinsèque γ = 4, 3 × 10^(− 4) S ⋅ m^(− 1)

Formulaire

Soient ( u⃗_x, u⃗_y, u⃗_z ) un repère orthonormé direct et A⃗ = A_x u⃗_x + A_y u⃗_y + A_z u⃗_z un champ vectoriel
div(A⃗) = (∂A_x)/(∂x) + (∂A_y)/(∂y) + (∂A_z)/(∂z); rot^(→−)(A⃗) = ((∂A_z)/(∂y) − (∂A_y)/(∂z))u⃗_x + ((∂A_x)/(∂z) − (∂A_z)/(∂x))u⃗_y + ((∂A_y)/(∂x) − (∂A_x)/(∂y))u⃗_z

Questions fréquentes

4 questions
Sur quels chapitres porte le sujet de physique 1 Centrale PC 2022 ?
Afficher ou masquer la section

Sur quels chapitres porte le sujet de physique 1 Centrale PC 2022 ?

Il porte sur les capteurs photovoltaïques : caractéristique courant-tension, conduction électrique et jonction PN dans le silicium, traitement antireflet en couche mince, et bandes d'énergie dans un semi-conducteur.

Ce sujet de physique Centrale PC 2022 est-il difficile ?

Le jury le juge plutôt long et les résultats obtenus sont décevants, alors que le sujet contient surtout des questions de cours et des applications directes sans connaissance hors programme requise.

Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées dans ce sujet Centrale physique 1 PC 2022 ?

Une mauvaise maîtrise du théorème de Gauss et des symétries en électrostatique, l'oubli de la contribution des trous à la conductivité du silicium, et des résultats numériques aberrants non commentés.

Le sujet Centrale physique 1 PC 2022 nécessite-t-il des connaissances hors programme ?

Non, le rapport précise qu'aucune connaissance hors programme n'était requise, seules des notions de PCSI et de PC devaient être maîtrisées.

Pas de description pour le moment