Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 MP 2024 (page 3/3 : Parties V et VI)
Description de la structure de la matière au XXe siècle
- 49 questions corrigées
- Sujet difficile
- Faisable en MPSI : 21 questions sur 49, partie I.B
- Vérifié question par question
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Partie V : L'atome quantique : onde ou particule ?
Question 36
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : masse molaire, constante d'avogadro
À partir de la formule de la molécule de phtalocyanine, calculer la masse d'une molécule de .
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Calculer la masse molaire de \mathrm{C_{32}H_{18}N_8} puis diviser par le nombre d'Avogadro pour trouver la masse d'une seule molécule.
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- Déterminer la masse molaire M de la molécule de phtalocyanine \mathrm{C_{32}H_{18}N_8} à partir des masses molaires atomiques fournies.
- En déduire la masse m d'une molécule individuelle grâce à la constante d'Avogadro N_A : m = \frac{M}{N_A}.
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Masse molaire M = 32 M_C + 18 M_H + 8 M_N \approx 514\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} puis masse d'une molécule m = M/\mathcal{N}_A \approx 8,5 \cdot 10^{-25}\text{ kg}.
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La formule brute de la phtalocyanine est \mathrm{C_{32}H_{18}N_8}. Sa masse molaire s'exprime sous la forme :
Avec les données de l'énoncé :
La masse m d'une unique molécule de \mathrm{PcH_2} vaut alors :
Application numérique avec N_A = 6{,}02\cdot 10^{23}\text{ mol}^{-1} :
Résultat
Question 37
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : chute libre, équation de la trajectoire
On note un élargissement des franges « vers le bas » que l'on attribue à l'action de la pesanteur sur la trajectoire initialement horizontale des molécules. Montrer par un calcul simple de mécanique classique que la trajectoire d'une particule de masse soumise à l'action de la pesanteur et de vitesse initiale horizontale , présente à une distance de son point de lancement une déviation verticale donnée par la relation . On suppose un axe vertical orienté en sens opposé à la direction de conformément à la convention adoptée dans l'article de façon à avoir des déflexions négatives comme indiquées sur la figure 3 droite.
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Écrire les équations horaires du mouvement balistique sans frottement et éliminer le temps pour obtenir la déviation verticale h(D).
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- Définir le système, le référentiel galiléen et le repère d'espace en respectant l'orientation verticale ascendante imposée par l'énoncé.
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique pour déterminer les équations horaires du mouvement.
- Éliminer le temps pour obtenir l'altitude h à la distance horizontale D.
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Trajectoire parabolique de chute libre : x = v_0 t et z = -\frac{1}{2}g t^2, d'où h = -\frac{1}{2}g(D/v_0)^2 pour x = D.
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On étudie la molécule de phtalocyanine, assimilée à un point matériel de masse m, dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen.
On munit l'espace d'un repère orthonormé (O, \vec{u}_x, \vec{u}_z) où :
- l'origine O coïncide avec le point de lancement des molécules ;
- l'axe horizontal Ox est orienté dans la direction du vecteur vitesse initiale \vec{v}_0 = v_0 \vec{u}_x ;
- l'axe vertical Oz est orienté vers le haut, en sens opposé au champ de pesanteur : \vec{g} = -g \vec{u}_z.
Les conditions initiales à l'instant t = 0 s'écrivent :
La molécule n'est soumise qu'à son poids \vec{P} = m\vec{g}. Le principe fondamental de la dynamique s'écrit :
Par projection sur les axes, on obtient les accélérations :
Deux intégrations successives compte tenu des conditions initiales conduisent aux équations horaires :
La particule atteint la distance horizontale x = D à la date :
La déviation verticale h = z(t_D) à cette distance s'exprime donc par :
Résultat
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : cinématique, calcul d'incertitude
Comme indiqué sur la figure 3 droite, on sélectionne des molécules dont la déflexion se situe dans l'intervalle . En déduire la vitesse moyenne et la dispersion (indétermination) correspondante. On prendra .
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Inverser la formule de la déflexion pour calculer la vitesse v associée à chaque borne de déviation, puis en déduire la vitesse moyenne et l'écart.
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- Exprimer la vitesse horizontale v_0 en fonction de la déflexion verticale h à l'aide de la relation établie à la question Q37.
- Déterminer la vitesse centrale v_0 associée au centre de l'intervalle de déflexion h_{\text{moy}} = -200\text{ }\mu\text{m}.
- Estimer la dispersion \Delta v (demi-largeur de l'intervalle de vitesse ou incertitude), soit par calcul direct des vitesses aux bornes, soit par différentiation logarithmique.
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Inversion de la formule de déflexion v_0 = D\sqrt{g/(2|h|)} aux bornes de l'intervalle pour extraire vitesse moyenne et dispersion \Delta v.
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D'après la question Q37, la déflexion verticale s'écrit :
Le signe négatif traduisant une chute vers le bas, on a en module :
L'intervalle de déflexion sélectionné est h \in [-240, -160]\text{ }\mu\text{m}, ce qui correspond à |h| \in [160, 240]\text{ }\mu\text{m}.
Vitesse moyenne v_0 : Le centre de l'intervalle de déflexion est |h_0| = 200\text{ }\mu\text{m} = 2,00\cdot 10^{-4}\text{ m}. La vitesse moyenne correspondante est :
Avec les valeurs numériques fournies : D = 0,96\text{ m}, g = 9,81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} et |h_0| = 2,00\cdot 10^{-4}\text{ m} :
Dispersion en vitesse \Delta v : On peut évaluer la dispersion en calculant les vitesses aux bornes de l'intervalle sélectionné :
L'indétermination (demi-largeur de l'intervalle de vitesse) vaut alors :
De façon équivalente, par différentiation logarithmique de v_0 \propto |h|^{-1/2} :
soit \Delta v \simeq 0,10 \times 150\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} = 15\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.
Résultat
Question 39
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI
Notions : relation de de broglie, longueur d'onde de de broglie
Définir puis calculer la longueur d'onde de de Broglie des molécules de phtalocyanine.
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Rappeler la relation de Louis de Broglie \lambda_B = h / (m v_0) et effectuer le calcul numérique avec la vitesse moyenne déterminée en Q38.
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Définition \lambda_B = h/(m v_0) et calcul numérique fournissant une longueur d'onde de matière de quelques picomètres.
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D'après l'hypothèse de Louis de Broglie (1924), à toute particule matérielle possédant une quantité de mouvement p = \|\vec{p}\| est associée une onde de matière dont la longueur d'onde, dite longueur d'onde de de Broglie, est définie par :
où h est la constante de Planck et \hbar = \frac{h}{2\pi} la constante de Planck réduite.
Pour les molécules de phtalocyanine \mathrm{PcH}_2, la vitesse v_0 \simeq 150\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} est très largement non relativiste (v_0 \ll c), de sorte que la quantité de mouvement s'écrit simplement :
où m est la masse d'une molécule obtenue à la question Q36, et v_0 la vitesse moyenne déterminée à la question Q38.
On en déduit l'expression de la longueur d'onde de de Broglie :
Application numérique : Avec les données fournies par l'énoncé et les résultats précédents :
- \hbar = 1{,}05\cdot 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s} ;
- m \simeq 8{,}54\cdot 10^{-25}\text{ kg} (d'après Q36) ;
- v_0 \simeq 153\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (d'après Q38, ou 150\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 40
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : formule des réseaux, différence de marche
En interprétant le phénomène observé comme résultant d'interférences entre des ondes de longueur d'onde , établir simplement que l'on observe des interférences constructives (et donc des densités de probabilités de présence maximales des molécules) dans les directions données par la relation où est la distance entre deux fentes consécutives et est un nombre entier.
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Exprimer la différence de marche géométrique entre deux fentes consécutives distantes de a pour une onde plane inclinée d'un angle \theta_k.
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- Déterminer géométriquement la différence de marche entre les ondes de matière issues de deux fentes consécutives du réseau dans une direction d'observation \theta.
- Écrire la condition d'interférences totalement constructives reliant cette différence de marche à la longueur d'onde de de Broglie \lambda_B, puis relier l'intensité résultante à la densité de probabilité de présence des molécules.
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La différence de chemin optique entre deux fentes consécutives distantes de a vaut \delta = a\sin\theta_k = k\lambda_B pour des interférences constructives.
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Considérons deux fentes consécutives du réseau G, séparées d'une distance a, éclairées en incidence normale par le faisceau moléculaire incident. Les ondes de de Broglie associées aux molécules sont alors émises en phase au niveau de chaque fente.
Dans une direction repérée par l'angle \theta par rapport à la normale au plan du réseau, la différence de marche \delta entre les ondes issues de deux fentes successives s'écrit géométriquement :
Le déphasage correspondant entre ces deux ondes vaut :
Les interférences entre les ondes issues des différentes fentes du réseau sont constructives lorsque toutes les contributions interfèrent en phase, c'est-à-dire lorsque le déphasage est un multiple entier de 2\pi (\Delta\phi = 2k\pi), ce qui équivaut à :
On en déduit que les directions d'interférences constructives \theta_k vérifient la relation des réseaux :
En mécanique quantique, l'amplitude de l'onde de matière totale superposée détermine la fonction d'onde \psi sur le détecteur. La densité volumique (ou surfacique) de probabilité de présence des molécules étant donnée par |\psi|^2, les interférences constructives se traduisent directement par des maxima de probabilité d'impact des molécules sur l'écran, ce qui engendre les franges observées.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Le calcul de la différence de marche devait obligatoirement être justifié par un schéma.
« Dans Q40., un calcul de différence de marche justifié par un schéma était attendu. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question 41
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : interfrange, propagation des incertitudes
Montrer alors que l'interfrange que l'on définira vaut où est la distance entre le réseau et l'écran. Effectuer l'application numérique, puis estimer la dispersion compte tenu de la dispersion en vitesse obtenue plus haut. On négligera les incertitudes sur les mesures de et de .
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Dans l'approximation des petits angles, relier l'angle \theta_k à la position sur l'écran x_k \simeq L_2 \theta_k, en déduire i = x_{k+1}-x_k, puis propager l'incertitude sur la vitesse.
Voir la stratégieStratégie
- Définir l'interfrange i comme la distance séparant deux franges brillantes consécutives sur l'écran, puis exprimer la position x_k des maxima à l'aide de l'approximation des petits angles.
- Calculer numériquement i à partir des grandeurs données.
- Utiliser la dépendance i \propto v_0^{-1} pour relier la dispersion \Delta i à la dispersion en vitesse \Delta v.
Voir la réponse courteRéponse courte
Aux petits angles \sin\theta \approx x/L_2, d'où i = \lambda_B L_2/a, puis déduction de \Delta i = i (\Delta v/v_0).
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L'interfrange i est la distance séparant deux maxima d'intensité consécutifs sur l'écran de détection.
En notant x_k la position transverse d'un pic d'ordre k sur l'écran situé à la distance L_2 du réseau, la géométrie du dispositif donne :
Compte tenu de la petitesse de la longueur d'onde de de Broglie (\lambda_B \sim 5\text{ pm}) devant le pas du réseau (a = 100\text{ nm}), l'angle de diffraction vérifie :
La position du maximum d'ordre k s'écrit donc :
L'interfrange est alors donné par :
Application numérique : Avec \lambda_B \simeq 5{,}1\cdot 10^{-12}\text{ m}, L_2 = 564\text{ mm} = 0{,}564\text{ m} et a = 100\text{ nm} = 1{,}00\cdot 10^{-7}\text{ m} :
Dispersion sur l'interfrange : Puisque \lambda_B = \frac{h}{m v_0}, l'interfrange s'exprime en fonction de la vitesse selon :
En négligeant les incertitudes sur L_2 et a, une différenciation logarithmique fournit :
D'après la question Q38, la dispersion relative en vitesse est \frac{\Delta v}{v_0} \simeq \frac{15}{150} = 0{,}10 = 10\,\%. On en déduit :
L'interfrange attendu est donc compris dans l'intervalle i \in [26, 32]\text{ }\mu\text{m}.
Résultat
Question 42
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : dualité onde-corpuscule, validation expérimentale
Comparer avec la valeur obtenue expérimentalement. Conclure.
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Mesurer la distance entre plusieurs franges sur le profil d'intensité de la figure 3.c et comparer la valeur obtenue à l'interfrange théorique calculé en Q41.
Voir la stratégieStratégie
- Mesurer l'interfrange expérimental i_{\text{exp}} sur la courbe de distribution d'intensité de la figure 3.c (distance entre pics consécutifs).
- Comparer cette valeur à la prédiction théorique i_{\text{th}} \simeq 29 \pm 3\text{ }\mu\text{m} obtenue à la question Q41.
- Conclure sur la portée physique de l'expérience (dualité onde-corpuscule pour des objets massifs et complexes).
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Comparaison favorable entre l'interfrange calculé et les franges observées, confirmant le comportement ondulatoire de macromolécules.
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Sur l'histogramme de la figure 3.c représentant l'intensité normalisée en fonction de la position horizontale (exprimée en micromètres) :
- le pic central est situé à x \simeq 0\text{ }\mu\text{m} ;
- les premiers maxima latéraux d'ordre k = \pm 1 sont situés respectivement à x \simeq -29\text{ }\mu\text{m} et x \simeq +29\text{ }\mu\text{m} ;
- les maxima d'ordre k = \pm 2 apparaissent au voisinage de x \simeq \pm 58\text{ }\mu\text{m}.
L'écart moyen entre deux pics consécutifs donne un interfrange expérimental :
Cette valeur est en excellent accord avec l'interfrange théorique calculé à la question Q41 :
Conclusion : Cette concordance quantitative remarquable démontre que des molécules polyatomiques massives constituées de 81 atomes (\mathrm{C_{32}H_{18}N_8}, masse supérieure à 500\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}) se comportent comme des ondes de matière. Elle valide le concept de longueur d'onde de de Broglie et illustre de façon spectaculaire la dualité onde-corpuscule à l'échelle mésoscopique.
Résultat
Partie VI : Présentation de l'expérience de Brillouin et Perrin
Question 43
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
Notions : équation de diffusion, diffusion thermique
Citer deux autres phénomènes de la physique dont l'évolution est modélisée par une équation de ce type.
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Penser à la diffusion thermique (loi de Fourier et équation de la chaleur) et à la diffusion du champ magnétique dans les conducteurs (effet de peau).
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La conduction thermique (loi de Fourier) et la diffusion de neutrons (ou effet de peau en magnétisme) obéissent à l'équation de la chaleur.
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L'équation (VI.1) est une équation de diffusion unidimensionnelle. On retrouve cette équation dans d'autres domaines de la physique :
La diffusion thermique (ou conduction de la chaleur) :
En combinant la loi phénoménologique de Fourier reliant la densité de flux thermique au gradient de température, \vec{j}_{\mathrm{th}} = -\lambda \vec{\nabla} T, et le premier principe de la thermodynamique (bilan d'énergie thermique local sans source), la température T(x,t) au sein d'un milieu homogène et isotrope obéit à l'équation de la chaleur :\frac{\partial T}{\partial t} = D_{\mathrm{th}} \frac{\partial^2 T}{\partial x^2}où D_{\mathrm{th}} = \frac{\lambda}{\rho c} est la diffusivité thermique du matériau (\lambda étant la conductivité thermique, \rho la masse volumique et c la capacité thermique massique).
La diffusion du champ magnétique dans un conducteur ohmique (effet de peau) :
Dans l'approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS) magnétiques, en combinant l'équation de Maxwell-Faraday, la loi d'Ohm locale \vec{j} = \gamma \vec{E} et le théorème d'Ampère \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \mu_0 \vec{j}, le champ magnétique \vec{B} (ainsi que la densité volumique de courant \vec{j}) obéit à une équation de diffusion :\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} = D_{\mathrm{m}} \Delta \vec{B}où D_{\mathrm{m}} = \frac{1}{\mu_0 \gamma} est le coefficient de diffusion magnétique (\gamma étant la conductivité électrique et \mu_0 la perméabilité du vide).
On peut également citer la diffusion de quantité de mouvement au sein d'un fluide visqueux sous l'effet de la viscosité cinématique \nu = \eta/\rho (équation de Navier-Stokes unidimensionnelle).
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Il ne faut pas confondre équation de diffusion et équation de d'Alembert.
« Au vu des réponses données à Q43., le jury invite les préparationnaires à bien saisir la distinction entre une équation de diffusion et l’équation de d’Alembert. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
VI.A · Résolution numérique
Question 44
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : équation de diffusion, schéma numérique
Montrer que pour tout et pour , on a la relation
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Effectuer un bilan du nombre de particules dans la tranche k entre les instants t_m et t_{m+1} en considérant les probabilités de saut vers et depuis les tranches adjacentes.
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Pour établir la relation de récurrence liant l'état de la tranche k à l'instant t_{m+1} = (m+1)\tau à l'état des tranches à l'instant t_m = m\tau, on effectue un bilan sur le nombre de particules (ou sur la densité normalisée u_{k,m}) dans la tranche numéro k, en sommant les flux de transition probabilistes associés aux sauts élémentaires pendant la durée \tau.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan discret de matière : conservation des particules recevant une fraction p des sites voisins k\pm 1 et conservant 1-2p.
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Considérons une tranche k située dans le milieu (k \geqslant 2). À chaque pas de temps \tau, une particule présente dans la tranche k peut :
- sauter vers la tranche voisine de droite k+1 avec la probabilité p ;
- sauter vers la tranche voisine de gauche k-1 avec la même probabilité p ;
- rester dans la tranche k avec la probabilité complémentaire 1 - 2p.
Comme k \geqslant 2, ses deux tranches voisines k-1 \geqslant 1 et k+1 appartiennent au milieu fluide (aucun effet de bord immédiat lié à la paroi en k=0).
Les particules présentes dans la tranche k à l'instant t_{m+1} = (m+1)\tau sont donc constituées :
- des particules qui s'y trouvaient déjà à l'instant t_m et n'en sont pas sorties, soit une fraction (1 - 2p) de u_{k,m} ;
- des particules de la tranche k-1 ayant sauté vers la droite pendant l'intervalle \tau, soit une fraction p de u_{k-1,m} ;
- des particules de la tranche k+1 ayant sauté vers la gauche pendant l'intervalle \tau, soit une fraction p de u_{k+1,m}.
En sommant ces trois contributions indépendantes, on obtient :
En factorisant par la probabilité de saut p, il vient immédiatement :
Résultat
Question 45
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : équation de diffusion, développement de taylor
Montrer que par passage à la limite continue ( et ) on retrouve bien l'équation equation VI.1 à condition de poser .
Voir l'indiceIndice
Effectuer un développement de Taylor à l'ordre 1 en temps et à l'ordre 2 en espace des grandeurs discrétisées pour faire apparaître les dérivées partielles continues.
Voir la stratégieStratégie
- Réaliser un développement de Taylor de la fonction continue u(x,t) au voisinage de (x,t) = (ka, m\tau) à l'ordre 1 en temps \tau et à l'ordre 2 en espace a.
- Injecter ces développements dans la relation discrète obtenue à la question Q44 et identifier le coefficient devant la dérivée seconde spatiale.
- Conclure sur l'équation vérifiée par la densité volumique n(x,t) = n_0 u(x,t).
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Développements de Taylor au premier ordre en temps et au second ordre en espace, identifiant D = p a^2/\tau.
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Rappelons la relation discrète établie à la question Q44 pour k \geqslant 2 :
Par définition, u_{k,m} = u(x, t) avec x = ka et t = m\tau. Effectuons un développement de Taylor de la fonction continue u au voisinage de (x,t) :
Pour la variable temporelle, au pas \tau :
u_{k,m+1} = u(x, t+\tau) = u(x,t) + \tau \frac{\partial u}{\partial t}(x,t) + \mathcal{O}(\tau^2)ce qui donne pour le membre de gauche :
u_{k,m+1} - u_{k,m} = \tau \frac{\partial u}{\partial t}(x,t) + \mathcal{O}(\tau^2)Pour la variable spatiale, au pas a :
\begin{aligned} u_{k+1,m} = u(x+a, t) &= u(x,t) + a \frac{\partial u}{\partial x}(x,t) + \frac{a^2}{2} \frac{\partial^2 u}{\partial x^2}(x,t) + \mathcal{O}(a^3) \\ u_{k-1,m} = u(x-a, t) &= u(x,t) - a \frac{\partial u}{\partial x}(x,t) + \frac{a^2}{2} \frac{\partial^2 u}{\partial x^2}(x,t) + \mathcal{O}(a^3) \end{aligned}En sommant ces deux expressions :
u_{k+1,m} + u_{k-1,m} - 2u_{k,m} = a^2 \frac{\partial^2 u}{\partial x^2}(x,t) + \mathcal{O}(a^4)les termes d'ordre impair s'annulant par symétrie.
En réinjectant ces développements dans la relation discrète :
En divisant par \tau, on obtient :
À la limite continue \tau \to 0 et a \to 0, à condition de poser :
on obtient l'équation aux dérivées partielles :
Puisque par définition u(x,t) = \frac{M(x,t)}{n_0 a} = \frac{n(x,t)}{n_0}, la densité volumique n(x,t) = n_0 u(x,t) est directement proportionnelle à u(x,t). On retrouve ainsi exactement l'équation de diffusion (VI.1) :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 46
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : condition aux limites, schéma numérique
Justifier que compte tenu des conditions aux limites dues au comportement des particules sur la paroi, on a pour tout en et les relations :
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Traduire l'adhésion totale des particules en k = 0 : aucune particule ne quitte la couche k = 0, et la couche k = 1 ne reçoit aucune particule en provenance de k = 0.
Voir la stratégieStratégie
- Traduire physiquement le comportement adhésif (ou absorbant) de la paroi située en k = 0 : aucune particule arrivée en k = 0 ne peut en repartir (probabilité de transition de la tranche 0 vers la tranche 1 nulle).
- Effectuer un bilan probabiliste du nombre de particules (ou de la densité normalisée) à l'instant t_{m+1} = (m+1)\tau pour la tranche k = 0, puis pour la tranche k = 1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Prise en compte de l'adsorption sur la paroi en k=0 qui accumule les sauts sans retour, et bilan adapté sur la première couche k=1.
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La paroi située en x = 0 (tranche k = 0) est adhésive : tout grain colloïdal qui l'atteint y reste définitivement fixé. Par conséquent :
- La probabilité qu'une particule située en k = 0 quitte cette tranche vers k = 1 est nulle : les particules en k = 0 y restent avec une probabilité égale à 1.
- La tranche k = 0 ne possède pas de voisine à gauche (k = -1 n'existe pas).
Bilan pour la tranche k = 0 : À l'instant t_{m+1} = (m+1)\tau, les particules présentes en k = 0 sont :
- toutes les particules déjà présentes en k = 0 à l'instant t_m = m\tau, car elles n'en partent jamais, ce qui contribue pour 1 \times u_{0,m} ;
- les particules de la tranche voisine k = 1 qui sautent vers la gauche pendant la durée \tau, ce qui se produit avec la probabilité p, contribuant pour p \, u_{1,m}.
On en déduit immédiatement :
Bilan pour la tranche k = 1 : À l'instant t_{m+1} = (m+1)\tau, les particules présentes en k = 1 proviennent :
- des particules déjà en k = 1 à l'instant t_m qui n'ont sauté ni vers la gauche (k=0) ni vers la droite (k=2). Chacun de ces sauts ayant une probabilité p, la probabilité de rester sur place est 1 - 2p, ce qui donne une contribution (1 - 2p)\,u_{1,m} ;
- des particules de la tranche k = 2 qui sautent vers la gauche (vers k = 1) avec une probabilité p, contribuant pour p \, u_{2,m} ;
- d'aucune particule provenant de k = 0, puisque la probabilité de saut depuis la paroi adhésive est nulle.
En sommant ces différentes contributions, on obtient :
Résultat
Question 47
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Exploitation de document
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : diffusion de particules, pente
L'évolution du carré de la densité surfacique normalisée en surface en fonction du temps (valeurs de ) est représenté sur la figure 5, pour la valeur , du paramètre de probabilité de saut. On note la densité surfacique sur la paroi (pour rappel, on a ). Vérifier à l'aide de ce graphe que, passés les premiers instants, la densité surfacique suit la relation où est un coefficient numérique voisin de 1 à déterminer à partir du graphe.
Voir l'indiceIndice
Déterminer la pente de la droite d'ajustement aux temps longs sur la figure 5 reliant u_{0,m}^2 au temps adimensionné m.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer M_0^2(t) en fonction de la grandeur sans dimension tracée u_0^2(t), puis faire le lien avec l'expression théorique M_0^2(t) \simeq \alpha D n_0^2\,t.
- Exprimer le coefficient directeur de la droite u_0^2 = f(t/\tau) en fonction de \alpha et p, en utilisant l'expression de D obtenue à la question Q45.
- Mesurer la pente sur la figure 5 pour en déduire la valeur numérique de \alpha.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination de la pente sur le graphe u_{0,m}^2 en fonction de m pour vérifier la loi linéaire en temps et identifier \alpha \approx 1.
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D'après les notations de l'énoncé, la densité surfacique sur la paroi est donnée par :
Son carré s'écrit donc :
D'après le résultat de la question Q45, le coefficient de diffusion vaut D = \dfrac{p a^2}{\tau}, soit \dfrac{D}{a^2} = \dfrac{p}{\tau}. La relation proposée par l'énoncé, M_0^2(t) \simeq \alpha D n_0^2\,t, devient alors :
Cette relation prédit une dépendance strictement linéaire entre u_0^2 et le temps réduit t/\tau, ce qui correspond bien au comportement observé sur la figure 5 passés les premiers instants de transition (les points de la simulation sont parfaitement alignés selon la droite d'ajustement linéaire).
Déterminons la pente s de cette droite d'ajustement :
- Pour t/\tau = 0, la droite passe quasiment par l'origine ;
- Pour t/\tau = 400, on lit sur l'axe des ordonnées u_0^2 \simeq 51 (valeur comprise entre 50 et 51).
On en déduit la pente expérimentale :
Puisque s = \alpha \, p avec p = 0{,}1 :
Ce coefficient est bien un nombre sans dimension voisin de 1, comme attendu.
Résultat
VI.B · Comparaison avec les résultats de Brillouin/Perrin
Question 48
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Application numérique
- Exploitation de document
Notions : coefficient de diffusion, exploitation de données
En utilisant les données numériques précisées plus haut dans la description de l'expérience et en vous appuyant sur le résultat de la question précédente, extraire de la figure 6 la valeur du coefficient de diffusion des grains colloïdaux dans cette solution. On indiquera la procédure mise en œuvre et on prendra soin d'exprimer ce résultat en unité du système international (SI).
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Relier le nombre de particules N_p à la densité surfacique M_0(t) et à l'aire S, mesurer la pente de la droite de la figure 6 et en déduire D en unités SI.
Voir la stratégieStratégie
- Relier le nombre de grains déposés N_p(t) à la densité surfacique M_0(t) à l'aide de la surface de mesure S, et exploiter la relation obtenue à la question Q47 pour établir l'expression théorique de N_p en fonction de \sqrt{t}.
- Mesurer la pente de la droite d'ajustement sur la figure 6, puis convertir cette pente dans les unités du système international (attention à la racine carrée du temps).
- En déduire la valeur numérique du coefficient de diffusion D.
Voir la réponse courteRéponse courte
Mesure de la pente de la droite expérimentale M_0^2(t) sur la figure 6 et calcul du coefficient de diffusion D en \text{m}^2\cdot\text{s}^{-1}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le nombre de grains N_p(t) déposés sur la portion de paroi d'aire S est relié à la densité surfacique M_0(t) par :
D'après le résultat de la question Q47, pour les temps suffisamment longs :
En prenant la racine carrée, on obtient une relation linéaire entre le nombre de grains N_p et \sqrt{t} :
Cette relation justifie parfaitement le choix de représentation de la figure 6, où l'ordonnée représente N_p et l'abscisse \sqrt{t} (avec t en heures).
1. Détermination de la pente expérimentale La droite d'ajustement linéaire tracée sur la figure 6 passe par l'origine (0,0) et par le point remarquable (\sqrt{t_1} = 12\text{ h}^{1/2}, \, N_{p,1} \simeq 670). La pente s'écrit donc :
2. Conversion dans le système international Le temps doit être exprimé en secondes :
La pente exprimée en \text{s}^{-1/2} vaut ainsi :
3. Calcul du coefficient de diffusion D Par identification avec l'expression théorique, on a :
Données de l'expérience :
- S = 2{,}1 \cdot 10^{-4}\text{ cm}^2 = 2{,}1 \cdot 10^{-8}\text{ m}^2 ;
- n_0 = 7{,}9 \cdot 10^{14}\text{ m}^{-3} ;
- S n_0 = (2{,}1 \cdot 10^{-8}) \times (7{,}9 \cdot 10^{14}) \simeq 1{,}66 \cdot 10^7\text{ m}^{-1} ;
- \alpha \simeq 1{,}27 (déterminé à la question Q47).
L'application numérique donne :
(Si l'on prend l'approximation brute \alpha \simeq 1, on trouve D \simeq 3{,}1 \cdot 10^{-15}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1}).
Résultat
Question 49
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : relation d'einstein, constante de boltzmann, constante d'avogadro
En exploitant le résultat précédent et la relation d'Einstein (eq equation VI.2) déduire une estimation de la constante de Boltzmann , puis de la constante d'Avogadro. On indiquera précisément les différentes valeurs numériques et leurs unités utilisées dans ce calcul. On donne la constante des gaz parfait . Commenter le résultat.
Voir l'indiceIndice
Isoler k_B dans la relation d'Einstein, puis déduire N_A = R / k_B et comparer avec la valeur tabulée pour valider la démarche historique de Jean Perrin.
Voir la réponse courteRéponse courte
Déduction de k_B = 6\pi\eta r D / T via la relation d'Einstein puis \mathcal{N}_A = R/k_B \approx 6 \cdot 10^{23}\text{ mol}^{-1}, validant les travaux de Perrin.
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D'après la relation d'Einstein (équation VI.2) :
Listons les grandeurs physiques nécessaires avec leurs unités dans le système international :
- Viscosité du mélange : \eta = 0{,}165\text{ Pa}\cdot\text{s} = 0{,}165\text{ kg}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{s}^{-1} ;
- Rayon des grains colloïdaux : r = 0{,}52\ \mu\text{m} = 0{,}52\cdot 10^{-6}\text{ m} ;
- Coefficient de diffusion déterminé à la question Q48 : D \simeq 2{,}5\cdot 10^{-15}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1} ;
- Température absolue : T = \theta + 273{,}15 = 38{,}7 + 273{,}15 = 311{,}9\text{ K}.
L'application numérique donne :
La constante des gaz parfaits R est reliée à la constante de Boltzmann par la relation R = N_A k_B, d'où l'expression de la constante d'Avogadro :
Avec R = 8{,}31\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} :
Commentaires :
- Les valeurs obtenues sont en très bon accord avec les valeurs admises aujourd'hui (k_B \simeq 1{,}38\cdot 10^{-23}\text{ J}\cdot\text{K}^{-1} et N_A = 6{,}02\cdot 10^{23}\text{ mol}^{-1} donnée dans l'énoncé), avec un écart relatif inférieur à 10\,\%, ce qui est remarquable au vu de la simplicité du modèle numérique de marche aléatoire et des incertitudes de lecture graphique.
- D'un point de vue historique, ces expériences menées par Jean Perrin (avec Léon Brillouin) ont apporté la première mesure directe et incontestable de la constante d'Avogadro par une observation macroscopique/mésoscopique, prouvant définitivement la réalité des atomes et molécules et valant à Jean Perrin le prix Nobel de physique en 1926.
Résultat
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.