E3A Mathématiques B PSI 2006Sujet, corrigé et rapport du jury
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CONCOURS ENSAM - ESTP - EUCLIDE - ARCHIMEDE
Epreuve de Mathématiques B PSI durée 4 heures
Abstract
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, d'une part il le signale au chef de salle, d'autre part il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
L'usage de la calculatrice n'est pas autorisé
Exercice 1
On note
C l'ensemble des nombres complexes,
R l'ensemble des nombres réels et
n un entier naturel,
n ≥ 2 .
1^∘ Soient
a_1, a_2, ……, a_n des nombres complexes.
On noteV(a_1, a_2, ……, a_n) le déterminant de la matrice carrée d'ordre
n telle que, pour (
i, j ) élément de
{1, 2, ….., n}^2 , le coefficient situé dans la
i -ème ligne et la
j -ème colonne vaut
a_j^(i − 1) (on rappelle que
a_j^0 = 1 ).
On note
Pour
n ≥ 3 , montrer que :
V(a_1, a_2, ……, a_n) = V(a_1, a_2, ……, a_(n − 1))∏_(1 ≤ i ≤ n − 1)(a_n − a_i) .
Etablir l'égalité :V(a_1, a_2, ……, a_n) = ∏_(1 ≤ i < j ≤ n)(a_j − a_i) .
Les questions2^∘ et
3^∘ qui suivent sont indépendantes l'une de l'autre.
2^∘ On désigne par E l'espace vectoriel des polynômes en
X , à coefficients complexes et de degré inférieur ou égal à
n . Soient
λ_0, λ_1, ……, λ_n des nombres complexes 2 à 2 distincts .
Démontrer que((X + λ_0)^n, (X + λ_1)^n, ……, (X + λ_n)^n) est une base de E .
3^∘ Soient
x_1, x_2, ……, x_n des nombres réels non nuls, 2 à 2 distincts et
c_1, c_2, ……, c_n des nombres complexes.
On considère l'applicationg de
R vers
C telle que :
g(t) = ∑_(k = 1)^n c_k e^(ix_k t) .
a) Montrer qu'il existe un réelα strictement positif tel que les
n nombres complexes
e^(iαx_1), e^(iαx_2), ……, e^(iαx_n) soient 2 à 2 distincts.
b) Pourt réel, on pose :
Y(t) = (g(t); g(t + α); g(t + 2α); ⋅; ⋅; ⋅; g(t + (n − 1)α)) et
X(t) = (c_1 e^(ix_1 t); c_2 e^(ix_2 t); c_3 e^(ix_3 t); ⋅; ⋅; ⋅; c_n e^(ix_n t))
i) Déterminer une matrice carréeA d'ordre
n à coefficients complexes telle que :
Y(t) = AX(t) .
ii) Montrer que la matriceA est inversible.
c) On suppose queg admet une limite
L dans
C quand
t tend vers
+ ∞ .
i) Démontrer queX(t) admet une limite quand
t tend vers
+ ∞ .
ii) En déduire que pourk élément de
{1, 2, ….., n}, c_k = 0 .
Etablir l'égalité :
Les questions
Démontrer que
On considère l'application
a) Montrer qu'il existe un réel
b) Pour
i) Déterminer une matrice carrée
ii) Montrer que la matrice
c) On suppose que
i) Démontrer que
ii) En déduire que pour
Exercice 2
Pour
Soient
A et
B deux éléments fixés de E et
f l'endomorphisme de E défini par :
On suppose que pour tout
Dans la suite de l'exercice, E est muni de ce produit scalaire.
3^∘ On note
f^∗ l'endomorphisme adjoint de
f . Montrer que :
a) On suppose que
i) Prouver que les matrices
ii) Démontrer qu'il existe un réel a strictement positif tel que
b) Démontrer que
Exercice 3
Dans cet exercice,
R est l'ensemble des nombres réels et
n est un entier naturel.
1^∘ Soit
Γ la fonction numérique de la variable réelle suivante :
x → Γ(x) = ∫_0^(+ ∞)e^(− t)t^(x − 1)dt .
a) Montrer que l'ensemble de définition deΓ est
]0, + ∞[ .
a) Montrer que l'ensemble de définition de
On rappelle que :
∫_0^(+ ∞)e^(− t^2)dt = (√π)/2 . En déduire :
Γ(1/2) = √π .
Dans la suite de la question1^∘, x désigne un réel strictement positif.
b) Pourn ≥ 1 , on considère l'application
f_n de
]0, + ∞[ vers
R définie par :
Dans la suite de la question
b) Pour
i) Etablir, pour tout réel
u , l'inégalité :
1 + u ≤ e^u .
ii) Montrer que :lim_(n → + ∞)∫_0^(+ ∞)f_n(t)dt = Γ(x) .
c) On pose :I_n(x) = ∫_0^1(1 − t)^n t^(x − 1)dt .
ii) Montrer que :
c) On pose :
Prouver que pour
n ≥ 1 , on a :
∫_0^(+ ∞)f_n(t)dt = n^x I_n(x) et
I_n(x) = n/xI_(n − 1)(x + 1) .
d) En déduire :Γ(x) = lim_(n → + ∞)n^x(n!)/(x(x + 1)(x + 2)…(x + n)) .
2^∘ Soit
p un entier naturel non nul et
a_n = ∫_0^1(1 − t^p)^n dt .
a) Prouver que pourn ≥ 1 , on a :
a_n = np(a_(n − 1) − a_n) .
b) En déduire une expression dea_n en fonction de
n et de
p ne comportant pas de signe d'intégrale.
c) Etablir l'équivalence :a_n ∼ _(n → + ∞)(Γ(1/p))/(pn^(1/p)) .
d) Soitc un élément de
]0, 1[ . On pose :
a_n(c) = ∫_0^c(1 − t^p)^n dt .
d) En déduire :
a) Prouver que pour
b) En déduire une expression de
c) Etablir l'équivalence :
d) Soit
Prouver que :
a_n − a_n(c) ≤ (1 − c^p)^n . En déduire l'équivalence :
a_n(c) ∼ _(n → + ∞)a_n .
3^∘ Soit
g une application de
[0, 1] vers
[0, 1] continue, décroissante telle que :
où
p est un entier naturel non nul,
λ un élément de
]0, + ∞[ et où
lim_(t → 0)ε(t) = 0 .
On pose :u_n = ∫_0^1(g(t))^n dt .
a) Soitλ_1, λ_2 deux réels tels que :
0 < λ_1 < λ < λ_2 .
i) Justifier l'existence d'un réelc élément de
]0, 1[ vérifiant :
On pose :
a) Soit
i) Justifier l'existence d'un réel
ii) En déduire que :
∫_0^c(1 − λ_2 t^p)^n dt ≤ u_n ≤ (g(c))^n + ∫_0^c(1 − λ_1 t^p)^n dt .
iii) Prouver que :1/(λ_2^(1/p))a_n(cλ_2^(1/p)) ≤ u_n ≤ (g(c))^n + 1/(λ_1^(1/p))a_n(cλ_1^(1/p)) .
b) Cette question est plus technique et pourra être admise afin d'aborder directement la question4^∘ .
Etablir l'équivalence :u_n ∼ _(n → + ∞)(Γ(1/p))/(p(nλ)^(1/p))
4^∘ Pour
n ≥ 1 , on considère :
v_n = ∫_0^1(t/(sht))^n dt .
a) Justifier l'existence dev_n .
b) Déterminer un équivalent dev_n lorsque
n tend vers
+ ∞ .
iii) Prouver que :
b) Cette question est plus technique et pourra être admise afin d'aborder directement la question
Etablir l'équivalence :
a) Justifier l'existence de
b) Déterminer un équivalent de
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