Mines Mathématiques 1 PC 2002Sujet, corrigé et rapport du jury
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A 2002 Math PC 1
ÉCOLE NATIONALE DES PONTS ET CHAUSSÉES. ÉCOLES NATIONALES SUPÉRIEURES DE L'AÉRONAUTIQUE ET DE L'ESPACE, DE TECHNIQUES AVANCÉES, DES TÉLÉCOMMUNICATIONS, DES MINES DE PARIS, DES MINES DE SAINT-ÉTIENNE, DES MINES DE NANCY, DES TÉLÉCOMMUNICATIONS DE BRETAGNE. ÉCOLE POLYTECHNIQUE (Filière TSI).
CONCOURS D’ADMISSION 2002
ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES PREMIÈRE ÉPREUVE
Filière PC
Sujet mis à la disposition des concours : Cycle International, ENSTIM, INT, TPE-EIVP.
Les candidats sont priés de mentionner de façon apparente sur la première page de la copie :
MATHÉMATIQUES 1-Filière PC.
Cet énoncé comporte 5 pages de texte.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre.
Les candidats sont priés de mentionner de façon apparente sur la première page de la copie :
MATHÉMATIQUES 1-Filière PC.
Cet énoncé comporte 5 pages de texte.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre.
Soit
F la somme de la série entière réelle de terme général
cette fonction
F est définie par la relation suivante :
Le but de ce problème est de rechercher une fonction équivalente à la fonction
F à l'infini.
Première partie
I. 1 Définition de la fonction
F :
Déterminer l'ensemble de définition de la fonction
F . Étudier les variations de la fonction
F et la convexité de son graphe.
I. 2 Encadrement de la fonction
F :
Soient
(v_n)_(n ∈ N) et
(w_n)_(n ∈ N) les suites réelles définies par les relations suivantes :
a. Démontrer que la suite
(v_n)_(n ∈ N) est monotone croissante. En déduire l'inégalité suivante :
En déduire une majoration, sur la demi-droite fermée
[0, ∞[ , de la fonction
F à l'aide de la fonction
x ↦ ch(2x) .
b. Démontrer de même une minoration, sur la demi-droite ouverte]0, ∞[ , de la fonction
F à l'aide de la fonction
x ↦ sh(2x)/2x .
b. Démontrer de même une minoration, sur la demi-droite ouverte
Pour tout réel
x strictement positif, soit
G(x) la moyenne géométrique des réels
ch(2x) et
sh(2x)/2x . Soit
Φ la fonction définie, sur la demi-droite ouverte
]0, ∞[ , par la relation suivante :
c. Comparer les deux fonctions
G et
Φ à l'infini.
Deuxième partie
Dans la suite il sera utile de considérer la transformation
L suivante (dite de Laplace). À une fonction
f donnée
t ↦ f(t) , définie et continue sur la demi-droite ouverte
]0, ∞[ , intégrable sur tout intervalle semi-ouvert
]0, a] , (
a est un réel positif quelconque), la transformation
L associe la fonction
L(f) qui, si elle existe, est définie par la relation suivante :
II-1. Exemples : transformées de Laplace des fonctions
F et
Φ :
a. Un résultat préliminaire : soit
x un réel strictement positif donné (
x > 0 ) ; calculer pour tout entier naturel
k(k ∈ N) , l'intégrale
I_k suivante :
b. Démontrer que la fonction
t ↦ F(t)e^(− xt) est intégrable sur la demi-droite fermée
[0, ∞[ dès que le réel
x est strictement supérieur à
2(x > 2) . Déterminer la fonction
L(F) en calculant
L(F)(x) au moyen de la somme d'une série.
c. Soit
g la somme d'une série entière définie par la relation suivante :
Déterminer l'intervalle ouvert
] − R, R[ de définition de la fonction
g . Déterminer au moyen de fonctions élémentaires l'expression de
g(t) en utilisant par exemple le développement en série entière de la fonction
d. En déduire l'expression, pour tout réel
x supérieur strictement à 2 , de la transformée de Laplace de la fonction
F .
e. Déterminer, en précisant son ensemble de définition, la transformée de Laplace de la fonctionΦ , définie pour
t > 0 par la relation suivante :
e. Déterminer, en précisant son ensemble de définition, la transformée de Laplace de la fonction
Le résultat ci-contre est admis :
∫_0^∞e^(− t^2)dt = (√π)/2 .
II-2. Une propriété de la transformation de Laplace :
Étant donnée une fonction
f définie et continue sur la demi-droite ouverte
]0, ∞[ , intégrable sur tout intervalle semi-ouvert
]0, a] , (
a est un réel positif quelconque), soit
I(f) l'ensemble des réels
x pour lesquels la fonction
t ↦ f(t)e^(− xt) est intégrable sur la demi-droite ouverte
]0, ∞[ :
a. Démontrer que si le réel
x_0 appartient à l'ensemble
I(f) , alors la demi-droite fermée
[x_0, ∞[ est contenue dans
I(f) .
Soit
E l'ensemble des fonctions
f , considérées ci-dessus, dont l'ensemble
I(f) n'est ni vide ni égal à toute la droite réelle (
I(f) ≠ ∅ et
I(f) ≠ R ).
b. Démontrer que, pour toute fonctionf appartenant à l'ensemble
E , l'ensemble
I(f) admet une borne inférieure
α(f) :
b. Démontrer que, pour toute fonction
En déduire que l'ensemble
I(f) est la demi-droite ouverte
]α(f), ∞[ ou la demi-droite fermée
[α(f), ∞[ .
c. Démontrer que, pour toute fonctionf appartenant à
E , la fonction
x ↦ L(f)(x) est continue sur la demi-droite ouverte
]α(f), ∞[ .
c. Démontrer que, pour toute fonction
Démontrer que, si la fonction
f est positive, la fonction
L(f) est décroissante ; en déduire que, si
α(f) appartient à
I(f) , la fonction
L(f) est bornée sur la demi-droite fermée
[α(f), ∞[ .
d. Soitg une fonction positive appartenant à l'ensemble
E , dont la transformée de Laplace
L(g) est bornée sur la demi-droite ouverte
]α(g), ∞[ . Démontrer les propriétés suivantes :
i/ il existe une constante positiveM , telle que, pour tout réel
x strictement supérieur à
α(g)(x > α(g)) et tout réel positif
A :
d. Soit
i/ il existe une constante positive
ii/ En déduire que la transformée de Laplace de la fonction
g est définie sur la demi-droite fermée
[α(g), ∞[ .
II-3. Comparaison des transformées de Laplace de deux fonctions équivalentes :
Soient
g et
h deux fonctions, positives, appartenant à l'espace
E . Ces deux fonctions sont supposées croître vers l'infini lorsque le réel
t tend vers l'infini et être équivalentes à l'infini (
g ≃ h ) .
a. Démontrer que les deux réelsα(g) et
α(h) sont égaux.
b. Iciα(h) n'appartient pas à
I(h) . Quelle conclusion y-a-t-il lieu d'en tirer sur
L(h)(x) lorsque le réel
x tend vers
α(h) (par valeurs supérieures) ? Démontrer que, pour tout réel positif
ε , il existe un réel
A tel que, pour
t supérieur à
A , il vienne l'inégalité :
a. Démontrer que les deux réels
b. Ici
En déduire l'inégalité ci-dessous, pour tout réel
x appartenant à la demi-droite ouverte
]α(h), ∞[ ,
Démontrer que les deux fonctions
L(g) − L(h) sont équivalentes lorsque le réel
x tend vers
α(h) .
II-4. Une conjecture :
Comparer les transformées de Laplace des fonctions
F et
Φ . Est-il possible de proposer un équivalent à la fonction
F à l'infini?
Troisième partie
Le but de cette partie est d'établir le résultat suggéré par la question II-4.
III-1. Fonction
k :
Dans cette question,
x est un réel fixé strictement positif. Soit
k : t ↦ k(t) la fonction définie par la relation suivante :
a. Démontrer que, pour tout réel
x fixé, la fonction
k : t ↦ k(t) est définie et continue sur la droite réelle
R , périodique et de période
2π .
En déduire la valeur de l'intégrale
J ci-dessous au moyen du réel
F(x) .
b. Calculer
k(t) . En déduire une expression de
|k(t)|^2 .
c. En déduire l'expression deF(x) au moyen de l'intégrale
∫_0^π exp(2xcost)dt .
c. En déduire l'expression de
III-2. Trois fonctions auxiliaires :
Étant donné un réel
x strictement positif, soient
h_1, h_2 et
h_3 les trois fonctions suivantes:
a. Justifier l'existence de ces trois intégrales.
b. En effectuant d'abord le changement de variableu = √(1 − t) dans l'intégrale servant à calculer
h_2(x) , déterminer un équivalent de
h_2(x) lorsque le réel
x tend vers l'infini.
c. Déterminer de même un équivalent deh_3(x) lorsque le réel
x tend vers l'infini.
b. En effectuant d'abord le changement de variable
c. Déterminer de même un équivalent de
Le résultat ci-contre est admis :
∫_0^∞e^(− u)√udu = (√π)/2 .
d. Établir la propriété suivante : il existe une constanteC telle que, pour tout réel
u de l'intervalle semi-ouvert
[0, 1[ , la relation ci-dessous soit vraie :
d. Établir la propriété suivante : il existe une constante
e. Déduire des résultats précédents un équivalent de
h_1(x) à l'infini.
III-3 Équivalent de la fonction
F à l'infini :
Déduire des résultats précédents un équivalent de la fonction
F à l'infini.
FIN DU PROBLÈME
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