Mines Mathématiques 2 MP 2001Sujet, corrigé et rapport du jury
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CONCOURS D’ADMISSION 2001
ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES DEUXIÈME ÉPREUVE
ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES DEUXIÈME ÉPREUVE
Filière MP
(Durée de l'épreuve : 4 heures)
(L'usage d'ordinateur ou de calculette est interdit).
Sujet mis à la disposition des concours : Cycle International, ENSTIM, ENSAE (Statistique), INT, TPE-EIVP.
(Durée de l'épreuve : 4 heures)
(L'usage d'ordinateur ou de calculette est interdit).
Sujet mis à la disposition des concours : Cycle International, ENSTIM, ENSAE (Statistique), INT, TPE-EIVP.
Les candidats sont priés de mentionner de façon apparente sur la première page de la copie : MATHÉMATIQUES 2-Filière MP.
Cet énoncé comporte 7 pages de texte.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
Cet énoncé comporte 7 pages de texte.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
Soit
C l'espace vectoriel normé des fonctions réelles, définies sur le segment
I = [ − 1, 1] , continues ; la norme de cet espace est la norme de la convergence uniforme, définie pour une fonction
f de
C par la relation :
Pour tout entier naturel
n , l'espace vectoriel des fonctions polynomiales réelles de degré inférieur ou égal à
n , est notée
E_n . Par abus de langage, la locution " fonction polynomiale" est remplacée par polynôme.
Première partie
Il est admis que, pour une fonction
f donnée continue sur le segment
I et un entier naturel donné
n , il existe un polynôme
P_n , de degré inférieur ou égal à
n , tel que :
Le but de cette partie est d'étudier l'erreur commise lors de la meilleure approximation d'une fonction continue par une fonction polynomiale et de montrer le résultat : si
f est une fonction k-fois continûment dérivable sur
I = [ − 1, 1] , la meilleure approximation de la fonction
f par un polynôme de degré inférieur ou égal à
n est telle que :
Soit
φ une fonction réelle définie sur l'intervalle
I , bornée (il existe une constante
M telle
que, pour tout réelx de
I, |φ(x)| ≤ M ). À cette fonction
φ est associée la fonction
ω_φ , dite "module de continuité de
φ ". Elle est définie sur la demi-droite ouverte
]0, ∞[ de la manière suivante :
que, pour tout réel
Étant donné un réel
h strictement positif,
ω_φ(h) est égal à la borne supérieure des réels
|φ(x) − φ(y)| sachant que
x et
y sont deux réels de l'intervalle
I dont la valeur absolue de la différence est majorée par
h :
I-1. Propriétés du module de continuité :
Soit
φ une fonction réelle définie et bornée sur le segment
I .
a. Démontrer que le module de continuité de cette fonctionφ est une fonction croissante définie sur la demi-droite ouverte
]0, ∞[ .
b. Soienth et
h^′ deux réels strictement positifs, démontrer la propriété :
a. Démontrer que le module de continuité de cette fonction
b. Soient
Soient
h et
λ deux réels strictement positifs,
n un entier supérieur ou égal à 1 ; démontrer les relations suivantes :
c. Démontrer que la fonction
φ est uniformément continue sur le segment
I si et seulement si la limite du module de continuité
ω_φ en 0 est nulle :
d. Démontrer que, si la fonction
φ est continûment dérivable sur le segment
I , il vient pour tout réel positif
h :
I-2. Noyaux de Dirichlet et de Fejer :
Étant donné un entier
n supérieur ou égal à
1(n ≥ 1) , soient
D_n et
F_n les fonctions définies pour tout réel
θ par les relations suivantes :
Il est admis que la fonction
F_n vérifie les relations suivantes :
pour toutθ différent de
2kπ, k entier relatif,
F_n(θ) = ∑_(k = − n + 1)^(n − 1)(1 − (|k|)/n)e^(ikθ) = 1/n((sin(nθ/2))/(sin(θ/2)))^2 .
SoitK_n la fonction définie dans l'ensemble
R∖2πZ par la relation suivante :
pour tout
Soit
où le réel
λ_n est défini par la condition :
a. Calculer le réel
λ_n et déterminer une constante
C telle que ce réel soit équivalent à l'infini à
Cn^3 . Rappel :
b. Soit
α la fonction définie sur l'intervalle semi-ouvert
]0, π/2 ] par la relation suivante :
Démontrer qu'il existe une constante
A_1 telle que la fonction
α soit équivalente en 0 à
A_1 t^(− 2) . En déduire que la fonction
t ↦ t^3 α(t) est bornée sur l'intervalle
]0, π/2] . Soit
A_2 un majorant de cette fonction sur l'intervalle
]0, π/2] .
Soient
I_n et
J_n les deux intégrales suivantes :
Démontrer les deux propriétés suivantes :
c. Démontrer l'existence d'une constante
M_0 telle que, pour tout entier
n supérieur ou égal à 1, il vienne :
I-3. Polynôme
j_n[g] :
Soit
g une fonction paire définie sur la droite réelle périodique et de période
2π ; étant donné un entier
n supérieur ou égal à 1 , soit
j_n[g] la fonction définie par la relation suivante :
a. Démontrer que la fonction
j_n[g] est paire et est un polynôme de degré au plus égal à
2n − 2 .
b. Vérifier les inégalités suivantes :
b. Vérifier les inégalités suivantes :
puis, en utilisant les résultats des questions précédentes, démontrer la majoration :
Dans la suite l'entier
n est supposé supérieur ou égal à 3 ; à l'entier
n est associé l'entier
p égal à la partie entière du réel
n/2 . L'entier vérifie les inégalités :
I-4. Polynôme associé à une fonction de l'espace
C :
Soit
f une fonction de l'espace
C . À cette fonction
f est associée la fonction
g périodique de période
2π , définie, pour tout réel
θ , par la relation :
Soit
P_n la fonction définie sur l'intervalle
I = [ − 1, 1] par la relation : pour tout réel
x de
I ,
L'entier
p est la partie entière de
n/2 définie ci-dessus.
a. Démontrer que la fonctionP_n est un polynôme (une fonction polynomiale) de degré au plus égal à
n . Il est admis que, pour tout entier naturel
k , la fonction
x ↦ cos(kArccosx) est un polynôme de degré
k .
b. Démontrer, pour toute fonctionf de l'espace
C et tout entier
n(n ≥ 3) , la relation suivante
a. Démontrer que la fonction
b. Démontrer, pour toute fonction
La constante
M_0 a été introduite à la question I-2.c et
Δ_n(f) dans l'introduction de la partie I.
c. Établir le résultat préliminaire : soitf une fonction de l'espace
C ; pour tout polynôme
Q de degré inférieur ou égal à
n , il vient :
c. Établir le résultat préliminaire : soit
Démontrer, pour toute fonction
f continûment dérivable sur le segment
I = [ − 1, 1] et tout entier
n , la relation ci-dessous entre
Δ_n(f) et
Δ_(n − 1)(f^′) :
d. Étant donné un entier
k supérieur ou égal à
1(k ≥ 1) , soit
f une fonction k-fois continûment dérivable ; déduire du résultat précédent une majoration, pour tout entier
n supérieur strictement à
k(n > k) , de
Δ_n(f) en fonction de
Δ_(n − k)(f^((k))) .
En déduire que, si
f est une fonction k-fois continûment dérivable et
n un entier croissant indéfiniment, l'expression
Δ_n(f) est un infiniment petit d'ordre supérieur à
1/n^k .
SECONDE PARTIE
Le but de cette partie est, pour une fonction
f donnée dans
C , de construire une suite de polynômes
I_n[f] , qui, lorsque la fonction
f est continûment dérivable, converge uniformément vers la fonction
f .
Dans cette partie, l'entier
n est fixé et est supérieur ou égal à
3(n ≥ 3) . Soit
E_n^0 le sous-espace de
E_n constitué des polynômes (fonctions polynomiales) nulles en -1 et en 1 .
II-1. L'espace préhilbertien
E_n^0 :
a. Quelle est la dimension de l'espace vectoriel
E_n^0 ? Soit
(e_k)_(2 ≤ k ≤ n) la suite de polynômes définie par la relation :
Démontrer que la suite de ces polynômes est une base
B de l'espace vectoriel
E_n^0 .
b. SoitΦ_n l'endomorphisme de l'espace vectoriel
E_n^0 défini par la relation suivante :
b. Soit
Démontrer que la matrice
M_n associée à l'endomorphisme
Φ_n dans la base
B est une matrice triangulaire supérieure ; déterminer les éléments de la diagonale de cette matrice.
En déduire l'existence d'une base
B^′ définie par une suite de polynômes
(Q_k)_(2 ≤ k ≤ n) qui vérifient les relations suivantes :
Ces polynômes sont supposés unitaires (le coefficient du terme de plus haut degré est égal à 1 ). Préciser les coefficients
μ_k, 2 ≤ k ≤ n et le degré des polynômes
Q_k .
c. À deux polynômes quelconquesP et
Q appartenant à l'espace vectoriel
E_n^0 est associée l'intégrale
J(P, Q) définie par la relation suivante :
c. À deux polynômes quelconques
Démontrer que cette intégrale existe ; à quelle condition sur le polynôme
P l'expression
J(P, P) est-elle nulle ?
Il est admis dans la suite que l'application
(P, Q) ↦ J(P, Q) de
E_n^0 × E_n^0 dans
R est un produit scalaire. Dans la suite le produit scalaire est noté (. | .) :
d. Démontrer que la base
B^′ = (Q_k)_(2 ≤ k ≤ n) est orthogonale dans l'espace préhilbertien (
E_n^0 , (. | .)).
II-2. Racines du polynôme
Q_n :
a. Un résultat préliminaire : démontrer que le polynôme
Q_n possède la propriété : pour tout polynôme
P de degré inférieur ou égal à
n − 3 , l'intégrale
K ci-dessous est nulle :
b. Deux cas sont considérés :
i. Le polynômeQ_n admet des racines, d'ordre de multiplicité impair, situées dans l'intervalle ouvert
I = ] − 1, 1[ . Soient
x_1, x_2, …, x_p , ces racines (l'entier
p est strictement positif).
i. Le polynôme
Soit
R_1 le polynôme défini par la relation :
Démontrer que l'intégrale de la fonction
x ↦ R_1(x)Q_n(x) étendue au segment
I est différente de 0 :
En utilisant le résultat de l'alinéa a, déterminer le degré du polynôme
R_1 .
ii. Le polynômeQ_n n'a pas de racines, d'ordre de multiplicité impair, situées dans l'intervalle ouvert
] − 1, 1[ .
ii. Le polynôme
Démontrer que l'intégrale de la fonction
x ↦ Q_n(x) étendue au segment
I est différente de 0 . En déduire que les racines du polynôme
Q_n sont simples et situées sur le segment
I .
Dans la suite, les racines du polynôme
Q_(n + 1) sont notées
y_k, k = 0, 1, …, n et vérifient la relation suivante :
II-3. Polynôme
I_n[f] :
Soit
f une fonction continue appartenant à l'espace
C : f : I → R .
a. Soitu_n l'application de l'espace vectoriel
E_n dans
R^(n + 1) définie par la relation suivante :
a. Soit
Démontrer que l'application
u_n est un isomorphisme de l'espace vectoriel
E_n sur
R^(n + 1) .
En déduire qu'à une fonctionf donnée dans
C , est associé un seul polynôme
I_n[f] appartenant à
E_n , vérifiant les relations suivantes :
En déduire qu'à une fonction
Démontrer que, si
P est un polynôme appartenant à
E_n , il vient :
b. Démontrer que le polynôme
I_n[f] s'écrit :
où
L_k est le polynôme défini par la relation :
c. Démontrer, pour tout polynôme
P appartenant à
E_n , l'inégalité :
II-4. Majoration de
∑_(k = 0)^n|L_k(x)| :
Soitf une fonction continue appartenant à l'espace
C : f : I → R .
a. Soitv_n l'application de l'espace vectoriel
E_(2n + 1) dans
R^(2n + 2) définie par la relation suivante :
Soit
a. Soit
Démontrer que l'application
v_n est un isomorphisme de l'espace vectoriel
E_(2n + 1) sur
R^(2n + 2) .
En déduire qu'à une fonctionf donnée dans
C est associé un seul polynôme
H_n[f] appartenant à
E_(2n + 1) , vérifiant les relations suivantes :
En déduire qu'à une fonction
Que vaut
H_n[1]?
Il est admis que le polynômeH_n[f] est défini par la relation suivante :
Il est admis que le polynôme
b. Calcul des dérivées
L_k^′(y_k) .
Déterminer l'expression, pour tout entier
k compris entre 0 et
n(0 ≤ k ≤ n) , de la dérivée
L_k^′(y_k) en fonction des dérivées première et seconde
Q_(n + 1)^′(y_k) et
Q_(n + 1)^(′′)(y_k) .
En utilisant l'équation différentielle vérifiée par le polynôme
Q_(n + 1) (question II-1.b) déterminer les valeurs de
L_k^′(y_k) lorsque l'entier
k est compris entre 1 et
n − 1(1 ≤ k ≤ n − 1) . Calculer ensuite
L_0^′(y_0) et
L_n^′(y_n) .
c. En déduire les inégalités :
c. En déduire les inégalités :
II-5 Estimation de l'approximation :
Démontrer que, pour toute fonction continue appartenant à l'espace
C , pour tout entier
n supérieur ou égal à 3 , la norme de la différence entre la fonction
f et le polynôme
I_n[f] est majorée par le produit
2√nΔ_n(f) :
En particulier démontrer que, si la fonction
f est continûment dérivable sur
I , la suite des polynômes
I_n[f] converge uniformément, lorsque l'entier
n tend vers l'infini, vers la fonction
f .
Que dire de la convergence lorsque la fonction
f est indéfiniment continûment dérivable ?
FIN DU PROBLÈME
Pas de description pour le moment
