Mines Mathématiques 2 MP 2003Sujet, corrigé et rapport du jury
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Présentation du sujet
AccessibleRésolution de Ax = b par méthode du gradient et du lagrangienAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
AccessibleLe problème étudie la résolution de l'équation linéaire Ax = b, où A est une matrice symétrique positive, par des méthodes analytiques itératives : la méthode du gradient dans une première partie, puis la méthode du lagrangien lorsqu'on impose au vecteur inconnu x d'appartenir à un sous-espace F dans une seconde partie assimilable à la recherche d'un extremum lié.
- 1Première partie : résolution de Ax = b par la méthode du gradientRappels sur les matrices symétriques (questions 1 à 3), étude de la convergence d'une suite récurrente vers la solution z, puis caractérisation de z comme minimum d'une fonction f et construction d'une suite accélérant la convergence.
- 2Deuxième partie : résolution sous contrainte x appartient à FÉtude du minimum de f restreinte au sous-espace F, mise en évidence d'un argument de compacité, puis construction d'un algorithme d'approximation via la méthode du lagrangien.
Accessible. Le rapport qualifie explicitement le problème de très abordable, avec un énoncé de longueur raisonnable permettant aux meilleurs candidats de l'explorer complètement, tout en produisant un écart-type important qui a bien classé les candidats.
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesCroire que tout vecteur est vecteur propre · Inversibilité de A non invoquée · Oubli de la symétrie de AAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesLe sujet, jugé très abordable et bien construit, permettait à tout candidat maîtrisant les bases du programme de MP d'obtenir une note convenable. Les questions préliminaires de rappel de cours donnaient dès le début une bonne indication de la qualité de la copie, et le sujet a globalement bien rempli sa fonction de classement.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Croire que tout vecteur est vecteur propreQ1, Q2, Q3
Dans beaucoup trop de copies, les candidats affirment à tort que tout vecteur de l'espace est vecteur propre de la matrice M, sans établir la formule attendue dans une base orthonormée de vecteurs propres.
- 2Inversibilité de A non invoquéeQ4
L'inversibilité de A, pourtant nécessaire pour assurer l'existence et l'unicité de la limite z, est rarement invoquée par les candidats.
« L'inversibilité de A a rarem ent été invoquée pour assurer l'existence et l'unicité de z »
- 3Oubli de la symétrie de AQ5
De nombreux candidats oublient d'utiliser la symétrie de A pour évacuer un terme dans le calcul attendu.
« à signaler l'oubli de la symétrie de A pour évacuer le terme »
- 4Confusions en calcul différentielQ6 à Q9
Les notions de continuité, dérivabilité, différentiabilité et existence de dérivées partielles sont dans l'ensemble fort malmenées, avec des quotients de taux d'accroissement mal écrits.
- 5Contrainte d'appartenance à F ignoréePartie II
De nombreux candidats se contentent de répéter les calculs de la première partie sans tenir compte de la contrainte que x doit appartenir au sous-espace F.
- 6Confusion entre minimum global et minimum restreintQ16, Q17, Q20, Q21
Plusieurs questions de la seconde partie confondent le minimum de f sur l'espace entier et le minimum de sa restriction au sous-espace F, menant à une argumentation floue.
Ce qui a été bien réussi
- Les meilleurs candidats ont pu explorer complètement l'énoncé, certains apportant une note personnelle sur la traduction de la seconde partie en termes d'extremum lié.
- La question 27, qui rassemblait tous les résultats, a été très bien traitée dans les excellentes copies.
- Le jury a constaté une augmentation de la prise en compte du soin et de la présentation des copies.
Conseils du jury
- Éviter le grappillage au fil des questions et bien comprendre le rôle d'articulation de chaque question dans le déroulement du problème.
- Traiter les questions dans l'ordre en respectant le déroulement logique de l'énoncé.
- Indiquer clairement quelles questions sont admises et se concentrer sur la rigueur pour les autres.
- Ne pas omettre les quantificateurs, dont l'absence contribue à un manque de rigueur.
- Distinguer clairement condition nécessaire et condition suffisante dans une démonstration d'équivalence.
- Soigner l'orthographe, des difficultés subsistant encore trop fréquemment selon le jury.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
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L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
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ÉCOLE NATIONALE DES PONTS ET CHAUSSÉES. ÉCOLES NATIONALES SUPÉRIEURES DE L'AÉRONAUTIQUE ET DE L'ESPACE, DE TECHNIQUES AVANCÉES, DES TÉLÉCOMMUNICATIONS, DES MINES DE PARIS, DES MINES DE SAINT-ÉTIENNE, DES MINES DE NANCY, DES TÉLÉCOMMUNICATIONS DE BRETAGNE. ÉCOLE POLYTECHNIQUE (Filière TSI).
Cycle International, ENSTIM, ENSAE (Statistique), INT, TPE-EIVP.
Les candidats sont priés de mentionner de façon apparente sur la première
page de la copie :
MATHÉMATIQUES 2-Filière MP.
Cet énoncé comporte 6 pages de texte.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
Première partie
Résultats préliminaires :
- Démontrer qu'il existe un plus grand réel
p et un plus petit réelq tels que, pour tout vecteurx deℝ^n , le produit scalaire (M.x|x ) vérifie l'encadrement suivant :
2. Montrer que, pour que cette matrice
3. Démontrer que la norme
4. Démontrer que la suite
Minimum de
f :
- Calcul préparatoire : démontrer que l'expression
f(x + u) − f(x) se calcule en fonction des expressions(A ⋅ u|u), (A ⋅ x|u) et(b|u) . - Démontrer que la fonction
f : x ⟼ f(x) admet des dérivées partielles(∂f)/(∂x_k)(1 ≤ k ≤ n) :
- Exprimer ce vecteur
g(x) au moyen de la matriceA et des vecteursx etb .
- Démontrer que, pour tout vecteur
x donné, il existe deux constantes positives ou nullesr ets telles que, pour tout vecteuru, I(x, u) vérifie la relation suivante :
- Démontrer que, pour que la fonction
f admette enz un minimum, il faut et il suffit que le vecteurz vérifie la relationA.z = b .
Recherche du minimum de
f :
10. Étant donné un vecteur
- Proposer, à partir de ce résultat, une méthode pour construire une suite de vecteurs
(y^k)_(k ∈ N) qui converge vers le vecteurz en lequel la fonctionf atteint son minimum ; la justification de la convergence n'est pas demandée.
Seconde partie
Soit
Existence du minimum de la fonction
f dans
F :
- Démontrer que la fonction
f possède la propriété suivante : pour tout réelc , il existe un réelρ , tel que, pour tout vecteurx deF de norme supérieure ou égale àρ(‖x‖ ≥ ρ) , le réelf(x) est supérieur ou égal àc(f(x) ≥ c) . - En déduire que, si
y est un point deF , il existe un réelr tel que pour tout vecteurx deF de norme supérieure ou égale àr(‖x‖ ≥ r), f(x) est supérieur ou égal àf(y) . - Démontrer à l'aide du résultat précédent qu'il existe au moins un vecteur
x¯ du sous-espace vectorielF en lequel la restriction de la fonctionf à ce sousespaceF atteint un minimum. - Démontrer qu'il existe un seul vecteur
x¯ en lequel la fonctionf atteint son minimum dansF , en admettant que la fonctionf est convexe ; c'est-à-dire : pour tout couple(x, y) ∈ ℝ^n × ℝ^n de vecteurs et tout réelλ appartenant à l'intervalle ouvert]0 ,1[ , les valeurs prises par la fonctionf vérifient la relation suivante :
Propriétés du point
x¯ :
- Démontrer que, pour qu'un vecteur
y deF rende minimum la restriction de la fonctionf au sous-espace vectorielF , il faut et il suffit que le vecteurAy − b soit orthogonal à ce sous-espaceF deℝ^n . - Démontrer que la valeur prise par la fonction
f au pointx¯ , en lequel elle atteint son minimum dansF , est donnée par la relation suivante :
Le Lagrangien
L :
Propriétés du Lagrangien et de ses points selles :
- Établir l'inégalité suivante :
19. Démontrer que la valeur prise par la fonction
- Démontrer, pour tout point
(x_1, y_1) deℝ^n × ℝ^n , les équivalences suivantes :
- Soient
x_1 un vecteur du sous-espace vectorielF ety_1 un vecteur deℝ^n . Démontrer qu'une condition nécessaire et suffisante pour que le couple (x_1, y_1 )
soit un point selle du LagrangienL est que le vecteurx_1 réalise le minimum de la restriction de la fonctionf àF et que les vecteursx_1 ety_1 vérifient la relation suivante :
Algorithme d'Uzawa : soit toujours
- Pour tout entier naturel
m , le vecteurx^m est le vecteur qui rend minimum la fonctionx ⟼ L(x, y^m) . - Pour tout entier naturel
m , le vecteury^(m + 1) est défini par la relation suivante:
22. Démontrer que les conditions énoncées permettent de déterminer tous les termes de ces deux suites
23. En déduire l'égalité ci-dessous :
24. Un résultat préliminaire : démontrer l'existence d'une matrice carrée d'ordre
25. Démontrer que la matrice
- Démontrer que la suite de terme général
‖y^m − y^∗‖^2, m ∈ ℕ est monotone décroissante ; utiliser, pour simplifier, la suite(u^m)_(m ∈ N) dont le terme général est définie par la relation suivante :
27. En déduire la convergence et la limite de la suite
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte le sujet Mathématiques 2 Mines MP 2003 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte le sujet Mathématiques 2 Mines MP 2003 ?
Le sujet porte sur l'algèbre bilinéaire des matrices symétriques positives, le calcul différentiel et l'optimisation, à travers la résolution de l'équation Ax = b par les méthodes du gradient et du lagrangien.
Le sujet Mathématiques 2 Mines MP 2003 est-il difficile ?
Non, le rapport le qualifie explicitement de très abordable, avec un énoncé de longueur raisonnable, tout en ayant bien discriminé les candidats grâce à un écart-type important.
Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées sur ce sujet Mines Mathématiques 2 MP 2003 ?
La croyance erronée que tout vecteur est vecteur propre, l'oubli de la symétrie de A, des confusions en calcul différentiel et l'oubli de la contrainte d'appartenance au sous-espace F dans la seconde partie.
Ce sujet Mines Mathématiques 2 MP 2003 est-il adapté pour réviser l'optimisation sous contrainte ?
Oui, la seconde partie traduit la résolution sous contrainte en termes de recherche d'un extremum lié, ce qui en fait un bon exercice sur ce thème.
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