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Mines Physique 2 MP 2004Sujet et rapport du jury

Pas encore noté
  • Induction électromagnétique
  • Bilans énergétiques
  • Etude de stabilité au voisinage d'un point critique
  • Analyse dimensionnelle

Téléchargements

  • Corrigé : pas encore disponible

Présentation du sujet

Difficile
Modélisation de la dynamo terrestre et des renversements du champ magnétique terrestre
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L'épreuve porte sur la modélisation du champ magnétique terrestre et de ses instabilités. Une première partie décrit les caractéristiques du champ actuel, une deuxième le modélise par une dynamo homopolaire dont l'étude de stabilité montre qu'elle ne peut pas rendre compte des renversements observés, et une troisième introduit un modèle de dynamo double capable de les reproduire.

  1. 1Partie I : le champ magnétique terrestreÉtudier les propriétés du champ géomagnétique modélisé par un dipôle.
  2. 2Partie II : dynamo homopolaireModéliser le champ par une dynamo homopolaire et étudier la stabilité au voisinage des points critiques.
  3. 3Partie III : dynamo doubleIntroduire un modèle à deux disques couplés permettant de rendre compte des renversements du champ.

Difficile. Le rapport indique que les candidats ont été rares à traiter le problème de manière linéaire et que plusieurs questions, dont la question 10, n'ont été que rarement bien traitées.

Ce qu'a observé le jury

5 erreurs relevées
Unités manquantes dans les applications numériques · Confusion de grandeurs et d'unités en thermodynamique · Lignes de champ mal représentées
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Peu de candidats ont traité le problème de façon linéaire, mais certaines parties dont les résultats étaient fournis ont eu du succès, et le jury a rencontré d'excellentes copies ayant suivi le cheminement proposé. La présentation était majoritairement correcte, même si quelques copies ressemblaient encore à des brouillons.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Unités manquantes dans les applications numériquesQ1, Q2, Q6

    Le jury rappelle qu'une application numérique sans unité n'a aucun sens et ne mérite pas de points ; l'oubli de l'unité de B a par exemple entraîné un zéro à la question 6.

  2. 2
    Confusion de grandeurs et d'unités en thermodynamiqueQ4, Q5

    Des puissances sont exprimées en Joules et des erreurs sur le caractère volumique de la puissance Joule conduisent à des applications numériques aberrantes pour la variation de température.

  3. 3
    Lignes de champ mal représentéesQ7

    Très peu d'élèves ont su trouver les équations des lignes de champ, un calcul pourtant simple et au programme, et la représentation en coordonnées polaires était rarement correcte.

    « Très peu d'élèves ont été capables de trouver les équations des lignes de champ alors que ce calcul est très simple »
  4. 4
    Bilan énergétique sur un transducteur électromécanique non maîtriséQ13

    Une majorité d'élèves ne sait pas faire ce bilan alors que les équations électrique et mécanique étaient fournies et qu'il s'agit d'une question de cours.

  5. 5
    Vérifications d'homogénéité peu rigoureusesQ16

    Le jury signale que certains candidats juxtaposent et simplifient les unités à la louche pour retomber sur le résultat attendu au lieu d'une vraie vérification.

Ce qui a été bien réussi

  • Questions 11 et 12 bien traitées dans l'ensemble
  • Question 20 bien traitée quand elle a été abordée
  • Questions 28 à 30 sur l'analyse dimensionnelle traitées avec un certain succès

Conseils du jury

  • Toujours accompagner une application numérique de son unité.
  • Commenter le sens physique des résultats démontrés, les calculs seuls ne suffisant pas.
  • Bien connaître son cours pour reconnaître dans le problème ce qui a déjà été traité durant l'année.
  • Repérer les questions ou groupes de questions indépendants pour ne pas rester bloqué.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

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Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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ÉCOLE NATIONALE DES PONTS ET CHAUSSÉES, ÉCOLES NATIONALES SUPÉRIEURES DE L'AÉRONAUTIQUE ET DE L'ESPACE DE TECHNIQUES AVANCÉES, DES TÉLÉCOMMUNICATIONS, DES MINES DE PARIS, DES MINES DE SAINT-ÉTIENNE, DES MINES DE NANCY, DES TÉLÉCOMMUNICATIONS DE BRETAGNE ÉCOLE POLYTECHNIQUE (FILIÈRE TSI)

CONCOURS D'ADMISSION

SECONDE ÉPREUVE DE PHYSIQUE

Filière MP

(Durée de l'épreuve : 3 heures; l'usage de la calculatrice est autorisé)

Sujet mis à disposition des concours : Cycle international, ENSTIM, INT, TPE-EIVP

Les candidats sont priés de mentionner de façon apparente sur la première page de la copie :
Physique II - Filière MP
L'énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de la filière MP, comporte 8 pages.

Abstract

- Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre. - Tout résultat fourni dans l'énoncé peut être utilisé pour les questions ultérieures. - Il ne faudra pas hésiter à formuler tout commentaire qui semblera pertinent. Le barème tiendra compte de ces initiatives ainsi que des qualités de rédaction de la copie. Notations : un vecteur est noté en gras (exemple : A) ; le vecteur unitaire pour la coordonnée a est noté â.

LA DYNAMO TERRESTRE

L'hypothèse selon laquelle le champ magnétique terrestre n'aurait pas eu une polarité constante au cours du temps a été formulée pour la première fois par le géophysicien français Bernard BRUNHES, au début du XX ^e siècle. Ce dernier s'appuyait sur des mesures d'aimantation de roches volcaniques. Des travaux ultérieurs ont établi que le champ géomagnétique subit, en plus des fluctuations quotidiennes et séculaires, de brusques renversements au cours desquels le Nord magnétique change d'hémisphère. L'existence de périodes de stabilité, s'étendant sur plus de cent millions d'années et suivies de nombreux renversements successifs, suggère un comportement chaotique ^1. Ce problème présente un modèle fruste de la dynamo ^2 terrestre pouvant rendre compte des changements de polarité du champ géomagnétique terrestre. Indépendamment de cette modélisation, la première partie étudie quelques propriétés du champ géomagnétique.
Fig. 1 : Terre, noyau et moment

Données numériques et ordres de grandeur

Le repère terrestre est associé aux coordonnées sphériques ( r, θ, φ ) d'axe Oz orienté sud-nord. Le champ magnétique terrestre est modélisé par le champ d'un dipôle permanent de
moment M = − Mz^ situé au centre O de la Terre, assimilée à une sphère de rayon R_T (Fig. 1). Le noyau terrestre est assimilé à une sphère concentrique, conductrice, fluide et homogène, de rayon R_N. La température du noyau est notée T, sa conductivité électrique σ et sa capacité thermique massique c. L'intensité du champ B au pôle Nord terrestre est notée B_0.
Les données ci-dessous sont données avec une précision variable.
Intensité du moment dipolaire M_T ≈ 7, 9 × 10^(22) A.m^(− 2)
Intensité de B au pôle Nord B_0 ≈ 6 × 10^(− 5) T.
Conductivité électrique du noyau σ ≈ 5 × 10^6 Ω^(− 1) ⋅ m^(− 1).
Capacité thermique du noyau c ≈ 2 × 10^4 J ⋅ K^(− 1) ⋅ kg^(− 1).
Masse volumique du noyau : μ ≈ 8 × 10^3 kg ⋅ m^(− 3)
Rayon terrestre moyen R_T = 6400 × 10^3 m.
Rayon du noyau R_N ≈ 5 × 10^5 m.
Perméabilité du vide μ_0 = 4π × 10^(− 7)H.m^(− 1).
Unité usuelle d'énergie 1eV = 1, 6 × 10^(− 19) J.
Masse de l'électron m_e ≈ 10^(− 30) kg.

Petit formulaire pour la partie 1 : champ dipolaire, valeur moyenne

Composantes, en coordonnées sphériques, du champ B produit par un dipôle magnétique M = Mz^ :
B_r = (μ_0)/(2π)(Mcos(θ))/(r^3) B_θ = (μ_0)/(4π)(Msin(θ))/(r^3).
La valeur moyenne d'une fonction périodique f de période P
est⟨f⟩ = 1/T∫_(t_0)^(t_0 + P)f(t)dt (résultat indépendant de t_0).

Petit formulaire pour les parties 2 et 3 : point critique

On nomme point critique du système différentiel (dx_i)/(dt) = f_i(x_1, x_2, …, x_i, …), i = 1, 2, …, N un point de coordonnées (x_(1c), x_(2c), …, x_(Nc)) satisfaisant, pour tout i, f_i(x_(1c), x_(2c), …, x_(Nc)) = 0.
Il est courant, pour une étude locale, de linéariser le système étudié, au voisinage d'un point donné sur une trajectoire. Le système obtenu s'écrit généralement, en posant X_i^′ = (dx_i)/(dt) :
(X˙; …; X˙; X˙; …; X˙Y˙_N^′) = L(x_1; …; x_i; …; x_N),
où L est une certaine matrice. Lorsque toutes les valeurs propres de L ont une partie réelle négative, le point considéré est dit stable. Lorsqu'il existe une valeur propre dont la partie réelle est positive, le point est dit instable. Lorsque toutes les parties réelles des valeurs pro-
pres sont nulles, une étude plus fine est nécessaire pour conclure sur la stabilité locale.

I - Le champ magnétique terrestre

θ1 - Retrouver la valeur de M, à partir de celle de B_0.
θ2 - Admettant que ce moment magnétique soit produit par des courants volumiques de densité j, avec M ≈ j(R_N)^4, estimer la valeur de j. Comparer cette valeur aux densités de courant usuelles dans les circuits ordinaires (TP, électroménager...).
θ3 - Vérifier l'homogénéité de la relation M ≈ j(R_N)^4. Justifier que, en coordonnées sphériques, la direction dominante du vecteur densité de courant j est φ^.
θ4 - Calculer P_J, puissance volumique dissipée par effet Joule dans le noyau terrestre.
θ5 - Supposons que l'énergie nécessaire à l'entretien du champ magnétique terrestre provienne du noyau. La température du noyau diminuerait alors de ΔT pendant la durée Δt. Exprimer ΔT sous la forme ΔT = kP_J Δt, où k est une constante que l'on explicitera. Calculer ΔT pour une durée Δt de un siècle.
θ6 - Calculer numériquement l'intensité du champ B en un point A du plan équatorial situé à la distance r_A = 6R_T du point O.
θ7 - Notant λ = π/2 − θ la latitude du point d'observation, établir l'équation et tracer la représentation graphique de la ligne de champ C_A passant par A sous la forme r = f(r_A, λ).
θ8 - Établir l'expression de la norme de B sur C_A en fonction de λ et de B_0. Tracer l'allure de la courbe ‖B(λ)‖. Cette représentation rend-elle compte de lim_(λ → π/2)‖B(λ)‖ ?
θ9 - Une particule chargée de masse m, de vitesse v et d'énergie constante E_A se déplace dans le plan équatorial, au voisinage de C_A, dans une région de l'espace suffisamment petite pour que l'on puisse y supposer le champ B uniforme et constant. En adoptant a priori les lois de la mécanique newtonienne, établir la relation entre m, ‖v‖ et E_A. Commenter l'application numérique pour un électron dont l'énergie serait E_A = 1MeV.

II - Dynamo homopolaire

Fig. 2 Ń Dynamo homopolaire

II-1 Régime périodique

Un disque conducteur de rayon a, d'axe vertical Δ, de moment d'inertie J par rapport à cet axe est soumis à un couple de moment constant Γ = Γz^, où z^ est le vecteur unitaire de la verticale ascendante. Il peut tourner sans frottements autour de Δ. Une spire circulaire de même axe est reliée d'une part à l'axe, supposé parfaitement conducteur (la spire est donc connectée au centre du disque), d'autre part à un point de sa périphérie. L'ensemble forme un circuit électrique de résistance R et d'inductance propre
L. Le coefficient d'inductance mutuelle entre la spire et le disque est noté M. Le courant i dans le circuit et la vitesse de rotation ω du disque ont des orientations définies par la Figure 2. Le mouvement du disque modélise les mouvements de matière dans le noyau terrestre, le couple modélise l'apport énergétique qui entretient ce mouvement. On admettra que le champ magnétique, dont l'amplitude est proportionnelle au courant i, est modélisé par ce courant.
Supposons que le disque soit mis en rotation dans un champ magnétique axial. La force électromotrice induite fait circuler un courant dans la spire, ce qui génère un champ magnétique axial B_i se superposant au champ excitateur. Le dispositif est ainsi une dynamo autoexcitée ; même si le champ initial disparaît, la dynamo continue de fonctionner grâce à B_i.
θ10 - Exprimer, en fonction de l'inductance mutuelle M et de i, le moment des actions de Laplace qui, s'ajoutant au couple Γ, déterminent la rotation du disque ; on justifiera, ou à défaut on admettra, que le champ produit par le courant soit de la forme B_z(r)z^; il sera commode ici d'utiliser le système de coordonnées cylindriques. Représenter le circuit électrique équivalent au dispositif et expliciter ses composants.
θ11 - En appliquant, d'une part les lois de la dynamique, d'autre part celles de l'électrocinétique, établir le système [a] ci-dessous, de deux équations différentielles non linéaires du premier ordre, couplées :
{J(dω)/(dt) = Γ − 1/(2π)Mi^2; Ri + L(di)/(dt) = 1/(2π)Mωi
θ12 - Déterminer le point critique de coordonnées positives de [a]. On notera ces dernières, respectivement, i_c et ω_c. Quel est le résultat de la substitution i → − i ?
θ13 - Effectuer et commenter un bilan instantané de puissance. Rappeler quelle peut être, dans le cas de la Terre, l'origine physique du couple mécanique.
θ14 - Le système [a] peut-il admettre une solution vérifiant Γω(t) = Ri^2(t) ?
θ15 - Supposons à présent que le système [a] admette des solutions périodiques, de période notée P. Montrer dans ce cas que
⟨i^2⟩ = 2πΓ/M, ⟨ω⟩ = 2πR/M et ⟨i⟩ = 1/(2π)M/R⟨iω⟩.
θ16 - Les variables réduites I, Ω et u et le paramètre a sont définis par
i = (2πΓ/M)^(1/2)I, ω = 2πR/MΩ, t = 2π(RJ)/(ΓM)u et a = 2π(R^2 J)/(ΓLM)
Vérifier que I, Ω, u et a sont sans dimension ; établir le système [A] satisfait par les nouvelles variables, I et Ω, en fonction du temps réduit u. Quels en sont les points critiques, de coordonnées notées respectivement ± I_c et Ω_c ? Vérifier la relation a = (Jω_c^2)/(Li_c^2).
θ17 - Établir le système différentiel relatif à Z(u) = Ω(u) − 1 et I(u). Notant I(0) = I_0 et Ω(0) = Ω_0, établir la relation suivante [R] entre Ω et I, indépendante de u :
(Ω − 1)^2 = (Ω_0 − 1)^2 + 1/a[ln((I^2)/(I_0^2)) − (I^2 − I_0^2)].
Dans les figures ci-après, a = 1, |I_0| = 0, 3 et Ω_0 = 0. La figure de gauche montre [R], I est en abscisse, Ω en ordonnée; la figure de droite représente, en traits pointillés, I(u) pour I_0 = 0, 3 et, en traits pleins, Ω(u) pour |I_0| = 0, 3. Commenter ces résultats.

II-2 Étude dynamique au voisinage d'un point critique.

θ18 - Dans le système [A] établi à la question 16, on pose, au voisinage d'un point critique, I(u) = 1 + X(u) et à nouveau Ω(u) = 1 + Z(u), avec |X(u)|≪1 et |Z(u)|≪1. Linéariser le système obtenu et le mettre sous la forme [L], où L est une matrice à expliciter (f^′ = (df)/(du)) :
((X^′)/(Z^′)) = L(X/Z)
θ19 - Déterminer la période d'oscillation réduite, Θ, des grandeurs X et Z. Peut-on conclure sur la stabilité de cet état stationnaire?

II-3 Étude énergétique : stabilité d'un point critique


θ20 - On pose, dans le système [A], y = 2ln(I). Établir une équation différentielle (non linéaire) du deuxième ordre en y et en déduire l'intégrale première :
1/2((dy)/(du))^2 + U(y) = E_T
où E_T est une constante d'intégration et U(y) une fonction à expliciter, représentée ci-dessus en trait plein (la courbe en pointillés représente un puits parabolique). Pourquoi peut-on nommer U(y) «énergie potentielle effective»? Quelles sont alors les significations de E_T et de 1/2((dy)/(du))^2 ?
θ21 - En s'appuyant sur une analyse graphique, justifier que le système est périodique. Établir une expression intégrale de la période Θ^′, en fonction de la constante d'intégration E_T (on ne s'attardera pas sur la convergence de l'intégrale). Retrouver ainsi, pour les petits mouvements, l'expression de Θ obtenue dans la question 19.
θ22 - Le modèle précédent est-il susceptible de prédire le renversement du champ magnétique terrestre?

III Dynamo double

Le montage de la Figure 3 dérive du système étudié dans la partie II. Il comporte deux disques identiques, de moments d'inertie J, soumis au même couple constant de moment Γ et deux circuits identiques de résistance R et d'auto-inductance L; le couplage entre les deux circuits est réalisé par l'inductance mutuelle M. Les grandeurs ω_1, ω_2, i_1 et i_2 sont orientées comme indiqué sur la Figure 3.

III-1 Modèle à trois variables


θ23 - Représenter les circuits électriques équivalents au dispositif et, par généralisation de la méthode utilisée pour la question 11, en déduire deux équations différentielles couplées. En étudiant les actions mécaniques sur les disques, écrire aussi deux autres équations différentielles couplées. Les variables de ces deux systèmes étant ω_1, ω_2, i_1 et i_2, on admet qu'en introduisant des grandeurs sans dimension (cf. question 16), on obtient le système [T] suivant :
(dI_1)/(du) + aI_1 = aΩ_1 I_2 (dI_2)/(du) + aI_2 = aΩ_2 I_1 (dΩ_1)/(du) = (dΩ_2)/(du) = 1 − I_1 I_2.
On posera dans la suite Ω_1 = Ω et Ω_2 = Ω + 2Ω_0, où, comme le montre la troisième des équations du système [T], Ω_0 est une constante.
θ24 - La constante Ω_0 étant donnée, déterminer le point critique de coordonnées positives (I_(1c), I_(2c), Ω_c) de [T]. Vérifier que I_(2c) = 1/(I_(1c)), Ω_c = I_(1c)^2 et Ω_c + 2Ω_0 = 1/(Ω_c).

III-2 Étude dynamique au voisinage d'un point critique.

θ25 - La linéarisation du système [T], avec I_1(u) = I_(1c) + x(u), I_2(u) = I_(2c) + y(u) et Ω(u) = Ω_c + z(u) donne, compte-tenu des résultats de la question 24,
(x^′; y^′; z^′) = (− a, aI_c^2, a/(I_c); a/(I_c^2), − a, aI_c; − 1/(I_c), − I_c, 0)(x; y; z) = L^′(x; y; z)
Les valeurs propres de L^′ sont λ_(réel) = − 2a et λ_(imag ±) = ± j√(aI_c^2 + a/(I_c^2)) (j^2 = − 1). Peut-on conclure sur la stabilité de l'état stationnaire, de coordonnées ( I_(1c), I_(2c), Ω_c )?
θ26 - Établir que, dans le cas particulier où Ω_0 = 0, lim_(u → ∞)[I_1^2(u) − I_2^2(u)] = 0. Que peut-on en déduire, pour l'allure des cycles Ω(I_1) ou Ω(I_2), lorsque u → ∞ (cf. question 17)?

III-3 Allure de quelques solutions

Le recours aux simulations numériques est rendu nécessaire par la nature des conclusions sur la stabilité.
θ27 - Les figures ci-dessous montrent le résultat de l'intégration du système [T] pour un certain jeu de paramètres. On observe successivement I_1(u), Ω(u) et Ω = f(I_1, I_2); dans cette dernière figure, x, y et z représentent respectivement I_1, I_2 et Ω(I_1, I_2). Les courbes I_2(u) et S(u) = I_1(u) + I_2(u) ont la même allure que celle de I_1(u). Commenter ces résultats. Peut-on en déduire quelques-uns des paramètres du modèle ?


III-4 Retour sur les variables réduites

Nous avons défini plus haut le temps réduit u = 1/(2π)(ΓM)/(RJ)t, ce qui permet d'introduire un temps caractéristique du système, τ_1 = 2π(RJ)/(ΓM). Il y a d'autres temps caractéristiques. Par exemple, la première équation du système [a], question 11, permet d'introduire le temps τ_2 = √(J/Γ) et la seconde équation le temps τ_3 = L/R. On remarque aussi que, L et M possédant la même dimension, toute grandeur caractéristique peut être multipliée par le facteur sans dimension (L/M)^α, où α est réel.
On se propose de déterminer d'autres grandeurs caractéristiques du système par analyse dimensionnelle élémentaire. La notation [y] désignera désormais la dimension de la grandeur y. Les dimensions utilisées seront notées de la manière suivante :
m = masse l = longueur t = temps i = intensité du courant
θ28 - Exprimer [L] (inductance), [R] (résistance), [J] moment d'inertie) et [Γ] (moment d'un couple) en fonction de m, l, t et i.
θ29 - Rechercher les temps caractéristiques sous la forme τ = (L/M)^(α_T)L^β R^γ J^δ Γ^ε : α_T restant indéterminé, on exprimera β, γ et δ en fonction de ε. Pour quelle valeur de ε retrouve-t-on le choix de la partie II? Proposer un autre choix.
θ30 - Procéder de même pour trouver les divers courants caractéristiques et les diverses pulsations caractéristiques, sous la forme I = (L/M)^(α_I)L^y R^z J^u Γ^v et Ω = (L/M)^(α_Ω)L^b R^c J^d Γ^e. Les résultats feront agréablement apparaître le paramètre a introduit à la question 16 .

FIN DE L'ÉPREUVE


  1. ^1 Comprenons ceci au sens faible : les oscillations de polarité du champ ne laissent percevoir aucune régularité.
    ^2 «Machine produisant un courant électrique à partir d'un mouvement».

Questions fréquentes

3 questions
Sur quoi porte le sujet de physique 2 Mines MP 2004 ?
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Sur quoi porte le sujet de physique 2 Mines MP 2004 ?

Il porte sur la modélisation du champ magnétique terrestre par des modèles de dynamo, homopolaire puis double, afin d'expliquer ses renversements.

Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées ?

Des applications numériques sans unité, des lignes de champ mal établies et mal représentées, et un bilan énergétique sur un transducteur électromécanique non maîtrisé alors qu'il s'agissait d'une question de cours.

Ce sujet de physique MP est-il difficile ?

Le rapport indique que les candidats ont été rares à le traiter de manière linéaire et que plusieurs questions n'ont été que rarement bien traitées, ce qui suggère un sujet exigeant.

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