WikiPrépaLivrets

BCE Maths approfondies ESSEC ECS 2003Sujet et corrigé

Epreuve de maths approfondies - ECS 2003

Téléchargements

  • Rapport du jury : non disponible

Description

Annale de maths approfondies BCE ESSEC pour la filiere ECS, session 2003.

Ces sujets peuvent vous intéresser

Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
Afficher ou masquer la section

ESSEC 2003, Math 1, option S.

Dans tout le problème, on désigne par n un entier naturel et par :
  • ℝ_n[x] l'espace vectoriel des fonctions-polynômes de degré inférieur ou égal à n.
  • C^n(ℝ) l'espace vectoriel des fonctions réelles de classe C^n sur ℝ.
En particulier, C^0(ℝ) est l'espace vectoriel des fonctions réelles continues sur ℝ.
A toute fonction f appartenant à C^0(ℝ), on associe l'application notée φf définie sur ℝ par :
φf(x) = ∫_(x − 1)^x f(t)dt
On définit ainsi un endomorphisme φ de l'espace vectoriel C^0(ℝ) dont on se propose dans la suite d'étudier quelques propriétés au travers de parties qui sont largement indépendantes.

Partie I: Généralités.

  1. Dans cette question, on étudie quelques propriétés de φf en fonction de celles de f.
    a) Prouver l'égalité suivante, pour toute fonction continue f et tout nombre réel x :
φf(x) = ∫_0^1 f(x + u − 1)du
b) On suppose la fonction f paire (resp. impaire). Exprimer φf(− x) en fonction de φf(x + 1).
c) On suppose la fonction f croissante (resp. décroissante). Est-ce le cas de φf ?
d) On suppose la fonction f convexe (resp. concave). Est-ce le cas de φf ?
e) On suppose que la fonction f a une limite L en ± ∞. Est-ce le cas de φf ?
2) Dans cette question, on étudie l'endomorphisme induit par φ sur ℝ_n[x].
a) Montrer que ℝ_n[x] est stable par φ. On note alors φ_n l'endomorphisme induit par φ sur ℝ_n[x].
b) Déterminer la matrice de φ_n dans la base canonique de ℝ_n[x].
c) Déterminer les valeurs propres et vecteurs propres de φ_n.
3) Dans cette question, on étudie l'injectivité et la surjectivité de φ.
a) Montrer, pour toute fonction f de C^0(ℝ), que φf est de classe C^1 et préciser sa dérivée. Pour quelles valeurs du nombre entier j l'espace vectoriel φ(C^k(ℝ)) est-il inclus dans C^j(ℝ) ?
b) Montrer que Ker(φ) est formé des fonctions 1 -périodiques et d'intégrale nulle sur une période.
c) L'endomorphisme φ est-il surjectif ? injectif ?
4) Dans cette question, on étudie les éléments propres de φ.
a) On considère une valeur propre λ, de l'endomorphisme φ, autrement dit un nombre réel λ tel qu'il existe une fonction non nulle f appartenant à C^0(ℝ) vérifiant φf = λf.
Montrer que toute fonction propre f associée à une valeur propre λ ≠ 0, c'est-à-dire toute fonction continue non nulle f telle que φf = λf, est nécessairement de classe C^∞ sur ℝ.
b) Quelles sont les fonctions-polynômes f qui sont fonctions propres de φ ?
c) Montrer, pour tout nombre réel λ > 0, qu'il existe une et une seule fonction exponentielle f définie par f(x) = e^(ax) (a ∈ ℝ) telle que φf = λf.
En déduire que tout nombre réel λ > 0 est valeur propre de φ.
d) Montrer, pour tout nombre réel λ > 1, que la seule fonction bornée f appartenant au sousespace propre associé à λ est la fonction nulle.
Dans la suite du problème, on étudie le sous-espace propre E_1(φ) associé à la valeur propre 1 , c'est-à-dire l'ensemble des fonctions continues f vérifiant φf(x) = f(x) pour tout nombre réel x, ou :
∫_(x − 1)^x f(t)dt = f(x)
Partie II: Existence d'une fonction non constante dans E_1(φ)
  1. On considère la fonction f_0 définie de [0, 1] dans ℝ par f_0(0) = f_0(1) = 0 et pour 0 < x < 1 par :
f_0(x) = (x − 1/2)exp(1/(x(x − 1)))
a) Montrer que la courbe représentative de f_0 admet pour centre de symétrie le point ( 1/2, 0 ).
b) Montrer que f_0 est de classe C^1 sur [0, 1] et que ∫_0^1 f_0(t)dt = 0.
2) On définit alors par récurrence à partir de f_0 une suite de fonctions (f_n) définies sur [0, 1] par :
f_(n + 1)(x) = f_n(1)exp(x) − exp(x)∫_0^x f_n(t)exp(− t)dt
a) Montrer que f_(n + 1) est de classe C^1 sur [0, 1] et vérifie (f_(n + 1))^′ = f_(n + 1) − f_n. En déduire que :
f_(n + 1)(1) − f_(n + 1)(0) = ∫_0^1(f_(n + 1)(t) − f_n(t))dt
b) Montrer que f_(n + 1)(0) = f_n(1). En déduire que :
f_n(1) = ∫_0^1 f_n(t)dt
c) Etablir enfin, pour tout nombre réel x de [0, 1], que f_(n + 1)(x) = ∫_0^x f_(n + 1)(t)dt + ∫_x^1 f_n(t)dt.
d) On note f l'application définie sur chaque intervalle [n, n + 1[ où n ∈ ℕ par f(x) = f_n(x − n). Ainsi, la fonction f est définie sur la réunion de ces intervalles [n, n + 1[, et donc sur [0, + ∞[.
Montrer que f est continue sur [0, + ∞[ et vérifie f(x) = ∫_(x − 1)^x f(t)dt pour tout nombre réel x ⩾ 1.
3) On prolonge la fonction f définie ci-dessus sur [0, + ∞[ en une fonction définie sur [ − 1, + ∞[.
A cet effet, on pose f(x) = f(x + 1) − f^′(x + 1) pour − 1 ⩽ x < 0.
Montrer que f est continue sur [ − 1, + ∞[ et vérifie f(x) = ∫_(x − 1)^x f(t)dt pour tout nombre réel x ⩾ 0.
En réitérant ce même procédé sur [ − 2, + ∞[, [ − 3, + ∞[, etc, on obtient une fonction f continue sur ℝ vérifiant φf(x) = f(x) pour tout nombre réel x (on ne demande pas d'expliciter ce raisonnement).

Partie III: Limite en + ∞ d'une fonction de E_1(φ)

On désigne toujours par f une application de E_1(φ) et par n un nombre entier naturel.
  1. On étudie dans cette question les suites (M_n) et (m_n) des maxima et minima de f sur [n, n + 1].
    a) Justifier l'existence du maximum M_n de la fonction f sur l'intervalle [ n, n + 1 ], puis celle d'un nombre réel x_n appartenant à [n, n + 1] tel que f(x_n) = M_n.
    b) On suppose n ⩾ 1. Montrer que :
  • f^′(x_n) = 0 si n < x_n < n + 1, et comparer alors f(x_n − 1) à f(x_n).
  • f est constante sur [n, n + 1] si x_n = n + 1.
En déduire dans tous les cas que M_(n − 1) ⩾ M_n.
c) On définit de même le minimum m_n de la fonction f sur l'intervalle [n, n + 1].
Etablir la monotonie de la suite ( m_n ) et en déduire la convergence des suites ( M_n ) et ( m_n ).
2) On étudie dans cette question l'existence d'une limite éventuelle de f en + ∞ et on pose
L = 2∫_0^1 tf(t)dt
a) Calculer la dérivée de l'application x ↦ g(x) = ∫_x^(x + 1)(t − x)f(t)dt et exprimer g(x) à l'aide de L.
b) Justifier l'inégalité suivante pour x ⩾ n :
0 ⩽ ∫_x^(x + 1)(t − x)(M_n − f(t))dt ⩽ M_n − f(x + 1)
En l'appliquant avec x = x_(n + 1) − 1, en déduire que : 0 ⩽ (M_n − L)/2 ⩽ M_n − M_(n + 1).
c) Etablir une inégalité analogue faisant intervenir L, m_n et m_(n + 1), et en déduire enfin que f(x) tend vers L lorsque x tend vers + ∞.

Partie IV: Recherche des fonctions bornées de E_1(φ)

On désigne maintenant par f une application bornée de E_1(φ) et on note alors
M = sup{|f(x)|/x ∈ ℝ}
  1. On étudie dans cette question la fonction u_0 définie sur ℝ par
u_0(x) = ∫_(x − 1)^x(f(t) − f(x))^2 dt
a) Comparer u_0 et φf^2 − f^2 (ou φ(f^2) − f^2 ).
b) Calculer la dérivée de u_0 et en déduire le sens de variation de u_0.
2) On définit alors par récurrence à partir de u_0 une suite de fonctions (u_n) définies sur ℝ par :
u_n(x) = φu_(n − 1)(x) c'est-à-dire u_n(x) = ∫_(x − 1)^x u_(n − 1)(t)dt
a) Calculer la dérivée de u_n et en déduire le sens de variation de u_n.
b) Déterminer le sens de variation de la suite n ↦ u_n(x) lorsque le nombre réel x est fixé.
c) Etablir pour tout nombre réel x et tout nombre entier naturel n l'inégalité suivante :
0 ⩽ ∑_(k = 0)^n u_k(x) ⩽ M^2
d) En déduire que la suite n ↦ u_n(x) converge vers 0 , puis que f est constante sur ℝ.

Pas de description pour le moment