BCE Maths approfondies ESSEC ECS 2003Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2003
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Annale de maths approfondies BCE ESSEC pour la filiere ECS, session 2003.
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ESSEC 2003, Math 1, option S.
Dans tout le problème, on désigne par
n un entier naturel et par :
-
ℝ_n[x] l'espace vectoriel des fonctions-polynômes de degré inférieur ou égal àn . -
C^n(ℝ) l'espace vectoriel des fonctions réelles de classeC^n surℝ .
En particulier,
C^0(ℝ) est l'espace vectoriel des fonctions réelles continues sur
ℝ .
A toute fonctionf appartenant à
C^0(ℝ) , on associe l'application notée
φf définie sur
ℝ par :
A toute fonction
On définit ainsi un endomorphisme
φ de l'espace vectoriel
C^0(ℝ) dont on se propose dans la suite d'étudier quelques propriétés au travers de parties qui sont largement indépendantes.
Partie I: Généralités.
- Dans cette question, on étudie quelques propriétés de
φf en fonction de celles def .
a) Prouver l'égalité suivante, pour toute fonction continuef et tout nombre réelx :
b) On suppose la fonction
f paire (resp. impaire). Exprimer
φf(− x) en fonction de
φf(x + 1) .
c) On suppose la fonctionf croissante (resp. décroissante). Est-ce le cas de
φf ?
d) On suppose la fonctionf convexe (resp. concave). Est-ce le cas de
φf ?
e) On suppose que la fonctionf a une limite
L en
± ∞ . Est-ce le cas de
φf ?
2) Dans cette question, on étudie l'endomorphisme induit parφ sur
ℝ_n[x] .
a) Montrer queℝ_n[x] est stable par
φ . On note alors
φ_n l'endomorphisme induit par
φ sur
ℝ_n[x] .
b) Déterminer la matrice deφ_n dans la base canonique de
ℝ_n[x] .
c) Déterminer les valeurs propres et vecteurs propres deφ_n .
3) Dans cette question, on étudie l'injectivité et la surjectivité deφ .
a) Montrer, pour toute fonctionf de
C^0(ℝ) , que
φf est de classe
C^1 et préciser sa dérivée. Pour quelles valeurs du nombre entier
j l'espace vectoriel
φ(C^k(ℝ)) est-il inclus dans
C^j(ℝ) ?
b) Montrer queKer(φ) est formé des fonctions 1 -périodiques et d'intégrale nulle sur une période.
c) L'endomorphismeφ est-il surjectif ? injectif ?
4) Dans cette question, on étudie les éléments propres deφ .
a) On considère une valeur propreλ , de l'endomorphisme
φ , autrement dit un nombre réel
λ tel qu'il existe une fonction non nulle
f appartenant à
C^0(ℝ) vérifiant
φf = λf .
Montrer que toute fonction propref associée à une valeur propre
λ ≠ 0 , c'est-à-dire toute fonction continue non nulle
f telle que
φf = λf , est nécessairement de classe
C^∞ sur
ℝ .
b) Quelles sont les fonctions-polynômesf qui sont fonctions propres de
φ ?
c) Montrer, pour tout nombre réelλ > 0 , qu'il existe une et une seule fonction exponentielle
f définie par
f(x) = e^(ax) (a ∈ ℝ) telle que
φf = λf .
En déduire que tout nombre réelλ > 0 est valeur propre de
φ .
d) Montrer, pour tout nombre réelλ > 1 , que la seule fonction bornée
f appartenant au sousespace propre associé à
λ est la fonction nulle.
Dans la suite du problème, on étudie le sous-espace propreE_1(φ) associé à la valeur propre 1 , c'est-à-dire l'ensemble des fonctions continues
f vérifiant
φf(x) = f(x) pour tout nombre réel
x , ou :
c) On suppose la fonction
d) On suppose la fonction
e) On suppose que la fonction
2) Dans cette question, on étudie l'endomorphisme induit par
a) Montrer que
b) Déterminer la matrice de
c) Déterminer les valeurs propres et vecteurs propres de
3) Dans cette question, on étudie l'injectivité et la surjectivité de
a) Montrer, pour toute fonction
b) Montrer que
c) L'endomorphisme
4) Dans cette question, on étudie les éléments propres de
a) On considère une valeur propre
Montrer que toute fonction propre
b) Quelles sont les fonctions-polynômes
c) Montrer, pour tout nombre réel
En déduire que tout nombre réel
d) Montrer, pour tout nombre réel
Dans la suite du problème, on étudie le sous-espace propre
Partie II: Existence d'une fonction non constante dans
E_1(φ)
- On considère la fonction
f_0 définie de[0, 1] dansℝ parf_0(0) = f_0(1) = 0 et pour0 < x < 1 par :
a) Montrer que la courbe représentative de
f_0 admet pour centre de symétrie le point (
1/2, 0 ).
b) Montrer quef_0 est de classe
C^1 sur
[0, 1] et que
∫_0^1 f_0(t)dt = 0 .
2) On définit alors par récurrence à partir def_0 une suite de fonctions
(f_n) définies sur
[0, 1] par :
b) Montrer que
2) On définit alors par récurrence à partir de
a) Montrer que
f_(n + 1) est de classe
C^1 sur
[0, 1] et vérifie
(f_(n + 1))^′ = f_(n + 1) − f_n . En déduire que :
b) Montrer que
f_(n + 1)(0) = f_n(1) . En déduire que :
c) Etablir enfin, pour tout nombre réel
x de
[0, 1] , que
f_(n + 1)(x) = ∫_0^x f_(n + 1)(t)dt + ∫_x^1 f_n(t)dt .
d) On notef l'application définie sur chaque intervalle
[n, n + 1[ où
n ∈ ℕ par
f(x) = f_n(x − n) . Ainsi, la fonction
f est définie sur la réunion de ces intervalles
[n, n + 1[ , et donc sur
[0, + ∞[ .
Montrer quef est continue sur
[0, + ∞[ et vérifie
f(x) = ∫_(x − 1)^x f(t)dt pour tout nombre réel
x ⩾ 1 .
3) On prolonge la fonctionf définie ci-dessus sur
[0, + ∞[ en une fonction définie sur
[ − 1, + ∞[ .
d) On note
Montrer que
3) On prolonge la fonction
A cet effet, on pose
f(x) = f(x + 1) − f^′(x + 1) pour
− 1 ⩽ x < 0 .
Montrer quef est continue sur
[ − 1, + ∞[ et vérifie
f(x) = ∫_(x − 1)^x f(t)dt pour tout nombre réel
x ⩾ 0 .
En réitérant ce même procédé sur[ − 2, + ∞[, [ − 3, + ∞[ , etc, on obtient une fonction
f continue sur
ℝ vérifiant
φf(x) = f(x) pour tout nombre réel
x (on ne demande pas d'expliciter ce raisonnement).
Montrer que
En réitérant ce même procédé sur
Partie III: Limite en
+ ∞ d'une fonction de
E_1(φ)
On désigne toujours par
f une application de
E_1(φ) et par
n un nombre entier naturel.
- On étudie dans cette question les suites
(M_n) et(m_n) des maxima et minima def sur[n, n + 1] .
a) Justifier l'existence du maximumM_n de la fonctionf sur l'intervalle [n, n + 1 ], puis celle d'un nombre réelx_n appartenant à[n, n + 1] tel quef(x_n) = M_n .
b) On supposen ⩾ 1 . Montrer que :
-
f^′(x_n) = 0 sin < x_n < n + 1 , et comparer alorsf(x_n − 1) àf(x_n) . -
f est constante sur[n, n + 1] six_n = n + 1 .
En déduire dans tous les cas que
M_(n − 1) ⩾ M_n .
c) On définit de même le minimumm_n de la fonction
f sur l'intervalle
[n, n + 1] .
c) On définit de même le minimum
Etablir la monotonie de la suite (
m_n ) et en déduire la convergence des suites (
M_n ) et (
m_n ).
2) On étudie dans cette question l'existence d'une limite éventuelle def en
+ ∞ et on pose
2) On étudie dans cette question l'existence d'une limite éventuelle de
a) Calculer la dérivée de l'application
x ↦ g(x) = ∫_x^(x + 1)(t − x)f(t)dt et exprimer
g(x) à l'aide de
L .
b) Justifier l'inégalité suivante pourx ⩾ n :
b) Justifier l'inégalité suivante pour
En l'appliquant avec
x = x_(n + 1) − 1 , en déduire que :
0 ⩽ (M_n − L)/2 ⩽ M_n − M_(n + 1) .
c) Etablir une inégalité analogue faisant intervenirL, m_n et
m_(n + 1) , et en déduire enfin que
f(x) tend vers
L lorsque
x tend vers
+ ∞ .
c) Etablir une inégalité analogue faisant intervenir
Partie IV: Recherche des fonctions bornées de
E_1(φ)
On désigne maintenant par
f une application bornée de
E_1(φ) et on note alors
- On étudie dans cette question la fonction
u_0 définie surℝ par
a) Comparer
u_0 et
φf^2 − f^2 (ou
φ(f^2) − f^2 ).
b) Calculer la dérivée deu_0 et en déduire le sens de variation de
u_0 .
2) On définit alors par récurrence à partir deu_0 une suite de fonctions
(u_n) définies sur
ℝ par :
b) Calculer la dérivée de
2) On définit alors par récurrence à partir de
a) Calculer la dérivée de
u_n et en déduire le sens de variation de
u_n .
b) Déterminer le sens de variation de la suiten ↦ u_n(x) lorsque le nombre réel
x est fixé.
c) Etablir pour tout nombre réelx et tout nombre entier naturel
n l'inégalité suivante :
b) Déterminer le sens de variation de la suite
c) Etablir pour tout nombre réel
d) En déduire que la suite
n ↦ u_n(x) converge vers 0 , puis que
f est constante sur
ℝ .
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