BCE Maths approfondies EDHEC ECS 2003Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2003
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Annale de maths approfondies BCE EDHEC pour la filiere ECS, session 2003.
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EDHEC Business School
Concours d'admission sur classes préparatoires 2003
MATHEMATIQUES
Option scientifique
Mardi 20 mai 2003, de 8h à 12h
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer, dans la mesure du possible, les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Les candidats sont invités à encadrer, dans la mesure du possible, les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document ; seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
L'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite.
Exercice 1
On admet que si
On se propose de déterminer explicitement le termc général de la suite (
Pour ce faire, on pose, pour tout
- a. Écrire la matrice
A deM_3(ℝ) , indépendante den , telle que:∀n ∈ ℕ, X_(n + 1) = AX_n .
b. Vérifier que(A − I)^2(A − 2I) = 0 . - On considère le polynôme
P deℝ[X] défini parP(X) = (X − 1)^2(X − 2) .
a. Justifier l'existence et l'unicité d'un couple (Q_n, R_n ) deℝ[X] × ℝ_2[X] , tel que :∀n ∈ ℕ, X^n = PQ_n + R_n .
b. Montrer que pour tout entier natureln , il existe des róclsa_n, b_n etc_n tels que :
R_n(X) = a_n + b_n(X − 1) + c_n(X − 1)^2 .
c. Établir que:∀n ∈ ℕ, a_n = 1, b_n = n etc_n = 2^n − n − 1 . - a. Utiliser la question précédente pour écrire, pour tout
n deℕA^n comme combinaison linéaire deI, A − I et(A − I)^2 .
b. Pour toutn deℕ donner la troisième ligne de la matriceA^(′′) . - a. Montrer que:
∀n ∈ ℕ, X_n = A^n(1; 1; 0) .
b. En déduire, pour toutn deℕ, u_n en fonction den .
Exercice 2
Soit
p un entier naturel et
f une fonction continue, strictement positive, décroissante sur
[p, + ∞[ et telle que
∫_p^(+ ∞)f(t)dt converge.
Pour tout entier natureln supéricur ou égal à
p , on pose
S_n = ∑_(k = p)^n f(k) .
Pour tout entier naturel
- a. Utiliser la décroissance de
f pour montrer que, pour tout entier natureln supérieur ou égal àp , on a:S_n − f(p) ≤ ∫_p^n f(t)dt .
b. En déduire que la série de terme généralf(n) est convergente.
On pose désormais, pour tout entier naturel
n supérieur ou égal à
p, R_n = ∑_(k = n + 1)^(+ ∞)f(k) .
2) a. Montrer que, pour tout entier natureln supéricur ou égal à
p , on a :
2) a. Montrer que, pour tout entier naturel
b. En déduire une condition suffisante portant sur
f(n) et
∫_n^(+ ∞)f(t)dt pour que :
- Dans cette question, pour tout réel
x de[2, + ∞[ , on posef(x) = 1/(x(lnx)^2) .
a. Montrer que cette fonction vérifie les quatre hypothèses de l'énoncé ainsi que la condition trouvée à la question 2b).
b. En déduire un équivalent, lorsquen est au voisinage de+ ∞ , deR_n = ∑_(k = n + 1)^(+ ∞)1/(k(lnk)^2) .
c. La série de terme généralR_n(n ≥ 1) est-elle convergente ?
Exercice 3
Pour toute matrice
A de
M_3(ℝ) , on note
^′ A la matrice transposée de
A et
tr(A) la trace de
A , c'est-à-dire la somme des éléments diagonaux de
A .
On noteI la matrice unité de
M_3(ℝ) et on considère la matrice
J , élément de
M_3(ℝ) . définie par
J = (0, 1, 0; 0, 0, 1; 0, 0, 0) .
A tout couple(A, B) de
M_3(ℝ) × M_3(ℝ) , on associe le réel
⟨A, B⟩ = tr(^′ AB) .
On note
A tout couple
- Montrer que l'on définit ainsi un produit scalaire sur
ℳ_3(ℝ) .
Dans toute la suite, on se place dans l'espace euclidien
M_3(ℝ) muni de ce produit scalaire.
2) Montrer que (I, J, J^2 ) est une famille orthogonale.
3) On noteE le sous-espace vectoriel de
M_3(ℝ) engendré par (
I, J, J^2 ).
a. Déterminer une base orthonommale deE , notée (
K_0, K_1, K_2 ) telle que, pour tout
i de
{0, 1, 2}, K_i soit proportionnelle à
J^i (avec bien sûr
J^0 = I ).
b. SoitA une matrice quelconque de
M_3(ℝ) dont le terme situé à l'intersection de la
i^(ème) ligne et de la
j ème colonne est noté
a_(i, j) .
Pour touti de
{0, 1, 2} , déterminer <
K_i, A > en fonction de certains des éléments de
A .
c. On notep la projection orthogonale sur
E . Exprimer
p(A) en fonction de
K_0, K_1, K_2 et de certains éléments de
A .
d. En déduire une base deKerp .
2) Montrer que (
3) On note
a. Déterminer une base orthonommale de
b. Soit
Pour tout
c. On note
d. En déduire une base de
Problème
Partie 1
Dans cette partie.
r désigne un entier naturel et
x désigne un réel de
]0, 1[ .
- Pour tout entier naturel
k non nul, calculer la dérivéek^(ème) de la fonctionf ,
définic sur ]0.1[. par:f(x) = 1/((1 − x)^(r + 1)) . - Montrer que, lorsque
n est au voisinage de+ ∞.C_(n + r)^n ∼ (n^r)/(r!) . - Montrer que
lim_(n → + ∞)n^(r − 1)x^n = 0 . - Soit
φ_x la fonction définie sur[0.x] parφ_x(t) = (x − t)/(1 − t) .
Montrer que :
∀t ∈ [0, x], 0 ≤ φ_x(t) ≤ x .
5) a. Écrire la formule de Taylor entre 0 etx avec reste intégral pour la fonction
f à l'ordre
n .
b. En déduire que :0 ≤ f(x) − ∑_(k = 0)^n C_(k + r)^k x^k ≤ (n + r + 1)C_(n + r)^n x^(′′)∫_0^x(dt)/((1 − t)^(r + 2)) .
c. Montrer finalement que :∀x ∈ ]0.1[.∀r ∈ ℕ, ∑_(k = 0)^(+ ∞)C_(k + r)^k x^k = 1/((1 − x)^(r + 1)) .
5) a. Écrire la formule de Taylor entre 0 et
b. En déduire que :
c. Montrer finalement que :
Partie 2
Dans cette partie,
n désigne un entier naturel non nul.
On effectue une suite d'épreuves de Bernoulli indépendantes telles que pour chacune d'entre elles, la probabilité de succès soit égale àp , avec
0 < p < 1 .
On noteX_n le nombre d'épreuves qu'il faut réaliser pour obtenir, pour la première fois
n succès, pas forcément consécutifs (
X_n est donc le numéro de l'épreuve où l'on obtient le
n^(end) succès). On convient que
X_n = 0 si l'on n'obtient pas
n succès.
On effectue une suite d'épreuves de Bernoulli indépendantes telles que pour chacune d'entre elles, la probabilité de succès soit égale à
On note
- Dans cette question sculement, on considère le cas
n = 1 .
a. Reconnaitre la loi deX_1 .
b. Donner l'espérance et la variance deX_1 .
Dans toute la suite, on suppose que
n ≥ 2 .
2) a. DéterminerX_n(Ω) .
b. Pour tout entier naturelk , calculer la probabilité que l'on obtienne
n − 1 succès au cours des
n + k − 1 premières épreuves.
c. Déduire de la question précédente que :∀k ∈ ℕ.P(X_n = n + k) = C_(n + k − 1)^(n − 1)p^n(1 − p)^k .
d. Utiliser le résultat de la partie 1 pour vérifier que∑_(k = 0)^(+ ∞)P(X_n = n + k) = 1 .
2) a. Déterminer
b. Pour tout entier naturel
c. Déduire de la question précédente que :
d. Utiliser le résultat de la partie 1 pour vérifier que
En déduire
P(X_n = 0) .
On dit queX_n suit la loi binomiale négative de paramètres
n et
p .
3) a. Montrer que:∀n ∈ ℕ^∗, ∀k ∈ ℕ(n + k)C_(n + k − 1)^(n − 1) = nC_(n + k)^n .
b. En utilisant le fait que. pour tout entier natureln.∑_(k = 0)^(+ ∞)P(X_(n + 1) = n + 1 + k) = 1 , montrer que
X_n possède une espérance et donner sa valeur en fonction de
n et
p .
4) a. Montrer que:∀n ≥ 2, (n − 1)/(n + k − 1)C_(n + k − 1)^(n − 1) = C_(n + k − 2)^(n − 2) .
b. Utiliser le théorème de transfert pour montrer que, pour tout entier natureln supérieur ou égal à 2.
(n − 1)/(X_n − 1) possède une espérance et que
E((n − 1)/(X_n − 1)) = p .
5) a. Justifier quen/(X_n) possède une espérance (on n'en demande pas le calcul).
b. Montrer, sans calculerE(n/(X_n)) , que
E(n/(X_n)) > p .
6) Dans cette question, on suppose que le paramètrep est inconnu.
On dit que
3) a. Montrer que:
b. En utilisant le fait que. pour tout entier naturel
4) a. Montrer que:
b. Utiliser le théorème de transfert pour montrer que, pour tout entier naturel
5) a. Justifier que
b. Montrer, sans calculer
6) Dans cette question, on suppose que le paramètre
Pour tout
n ≥ 2 , on pose :
Y_n = (n − 1)/(X_n − 1) et
Z_n = n/(X_n) .
Des deux suites(Y_n)_(n ≥ 2) et
(Z_n)_(n ≥ 2) , laquelle est un estimateur sans biais de
p ? On ne se préoccupera pas de l'éventuelle convergence de ces estimateurs.
Des deux suites
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