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CCINP Physique Chimie MP 2026Sujet, corrigé et rapport du jury

Notre Terre : attractive, si chaleureuse et... magn(if)(ét)ique

Pas encore noté
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Faisable en sup ?

Faisable en partie en MPSI : 12 questions sur 33. Autres questions faisables en MPSI

Autres premières années : TSI1 10 · BCPST1 10 questions.

Détail par partie

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Présentation du sujet

Difficulté moyenne
La Terre : gravitation, forme, mesure optique de g, ciment, thermique interne et champ magnétique
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Le sujet, en six parties indépendantes, a pour fil conducteur la Terre. Il aborde le champ de gravitation et la forme de la Terre, une mesure interférentielle de g, la chimie du calcaire, du ciment et des pluies acides, la thermique interne de la Terre, puis le champ magnétique terrestre.

  1. 1Partie I : champ gravitationnel et champ de pesanteur (Q1 à Q3)Expression du champ gravitationnel terrestre par le théorème de Gauss, puis effet d'une cavité sphérique par le principe de superposition.
  2. 2Partie II : forme de la Terre (Q4 à Q8)Champ de pesanteur en référentiel terrestre, comparaison de la force de Coriolis et du terme d'inertie d'entraînement au poids, puis forme de la surface équipotentielle dans un plan méridien.
  3. 3Partie III : détermination optique du champ de pesanteur (Q9 et Q10)Un corps en chute libre dans un dispositif interférentiel fait varier la différence de chemin optique, ce qui permet de mesurer g à partir des minima d'intensité.
  4. 4Partie IV : calcaire et argile (Q11 à Q19)Calcination du calcaire avec deux équilibres, obtention d'un ciment avec un script Python, prise du mortier, solubilité et oxydoréduction dans l'argile, puis pluies acides liées au dioxyde de carbone.
  5. 5Partie V : propriétés thermodynamiques de la Terre (Q20 à Q29)Résistance thermique et mesure de la conductivité d'une roche, énergie gravitationnelle de formation, chauffage radioactif puis équation de diffusion thermique en géométrie sphérique.
  6. 6Partie VI : champ magnétique terrestre (Q30 à Q33)Composantes du champ d'un dipôle en base sphérique, équation des lignes de champ et estimation du moment magnétique terrestre.

Difficulté moyenne. Le jury juge le sujet de niveau adapté et à difficulté graduelle, mais légèrement long, avec une moyenne de 8,79 sur 20.

L'épreuve en chiffres

Moyenne 8,79 / 20 · écart-type 3,57 · 6 790 présents · où vous situez-vous ?
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Moyenne
8,79/ 20
Écart-type
3,57
Présents
6 790
Coefficient
7
Durée
4 h
moyenne 8,7905101520
Deux tiers des copies environ (moyenne ± écart-type)

Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.

Source : document officiel du concours, épreuve du 20 avril 2026. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.

Ce qu'a observé le jury

7 erreurs relevées
Signes et scalaires oubliés · Théorème de Gauss et superposition · Résultats de cours mal établis
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Le jury trouve le sujet facile à s'approprier et de niveau adapté, avec une alternance de questions simples et plus difficiles (Q3, Q8, Q10, Q20, Q28) qui a permis de classer les candidats. La plupart ont suivi l'ordre du sujet et peu ont atteint la dernière partie. Les erreurs de signe, d'homogénéité, de calcul et d'unités sont jugées évitables.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Signes et scalaires oubliésQ1

    Le signe moins disparaît souvent dans le champ de gravitation et les énergies potentielles, certains donnent des températures absolues négatives et confondent scalaires et vecteurs.

    « l’oubli récurrent du signe « - » dans les expressions du champ de gravitation »
  2. 2
    Théorème de Gauss et superpositionQ3

    La surface de Gauss doit être fermée et la masse intérieure précisée ; pour la cavité, beaucoup oublient de retrancher la petite sphère de Terre.

    « Beaucoup oublient de retirer la petite sphère de Terre dans le calcul. »
  3. 3
    Résultats de cours mal établisQ5, Q7

    La justification de l'approximation négligeant la force de Coriolis et d'autres résultats de cours de la partie II sont rarement correctes.

    « Rarement juste, alors que c’est du cours. »
  4. 4
    Interférences en optiqueQ10

    La marche des rayons selon les lois de la réflexion et de la réfraction est souvent ratée, et les minima d'intensité sont rarement caractérisés.

    « une faible proportion de candidats a caractérisé les minima de l’intensité d’interférence »
  5. 5
    Équilibres simultanés et stœchiométrieQ12, Q14, Q15, Q16, Q17

    La simultanéité des deux équilibres de calcination n'a pas été correctement étudiée, et les proportions ont été mal gérées pour le ciment et l'argile. Le produit de solubilité et la solubilité sont mal définis.

    « L’étude de la simultanéité ou non des deux équilibres n’a pas été correctement traitée. »
  6. 6
    Diffusion thermique sphériqueQ27, Q29

    La symétrie invoquée pour le vecteur densité de courant thermique est souvent confuse, et beaucoup développent l'équation en d²T/dr² au lieu d'intégrer directement.

    « Rappelons aux candidats que lorsqu’on souhaite intégrer une équation, il ne faut pas la dériver. »
  7. 7
    Analyse vectorielle en fin d'épreuveQ30, Q31

    Les projections du champ magnétique et la notion de ligne de champ sont mal maîtrisées.

    « Une simple question de projections et de produits scalaires, qui hélas a souvent été très mal traitée »

Ce qui a été bien réussi

  • La partie I a souvent été bien traitée.
  • Les questions de cours de Q11 sur la calcination ont été bien réussies et Q13 a été jugée facile par tous.
  • La résistance thermique (Q20), la décroissance radioactive (Q24) et l'exploitation du graphe de Q26 ont été très bien traitées.

Conseils du jury

  • Lire rapidement tout l'énoncé pour gérer son temps et commencer par les parties que l'on maîtrise, les parties étant indépendantes.
  • S'entraîner au calcul mental approché et connaître les ordres de grandeur usuels, comme g = 10 N/kg.
  • Vérifier l'homogénéité d'un résultat avant de l'utiliser et toujours préciser les unités.
  • Pour intégrer une équation différentielle, ne pas commencer par la dériver.
  • Consulter les rapports des sessions précédentes et exploiter l'annexe du sujet.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

Corrigé détaillé

33 questions
Indice, stratégie puis corrigé complet pour chaque question.
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33 questions corrigées une à une : un indice, puis la stratégie, puis le corrigé complet avec le résultat encadré. Chaque question est vérifiée avant publication.

  1. Q1Donner les expressions des champs gravitationnel et électrostatique, créés en un point, respectivement par…
  2. Q2Exprimer le champ gravitationnel créé par la Terre en tout point de l'espace.
  3. Q3En utilisant le principe de superposition, exprimer et la variation relative du champ gravitationnel en…
  4. Q4Justifier l'expression du champ de pesanteur donnée ci-dessus en précisant quel est le terme gravitationnel…
  5. Q5En général, la force de Coriolis peut être négligée devant le poids. Justifier cette approximation en…
  6. Q6Montrer que le rapport des normes du terme d'inertie d'entraînement et du terme de gravitation à la surface…
  7. Q7a) La force gravitationnelle dérive de l'énergie potentielle de gravitation. Donner l'expression de celle-ci…
  8. Q8Montrer que, dans un plan méridien, la trace de cette surface équipotentielle peut être décrite par la forme…
Voir les 25 autres questions
  1. Q9Le corps tombe en chute libre, sans vitesse initiale, parallèlement à lui-même à l'intérieur d'une chambre…
  2. Q10a) Exprimer en fonction du temps la différence de chemins optiques entre ces deux rayons. b) On donne, en…
  3. Q11a) La réaction (1) est-elle endothermique ou exothermique ? Justifier. b) Que vaut l'entropie standard de la…
  4. Q12a) Décrire ce qui se passe lorsqu'on chauffe ce mélange supposé formé des deux carbonates et sous la…
  5. Q13Écrire les quatre équations de réactions d'obtention des composés A, B, C et D à partir de leurs oxydes.
  6. Q14Compléter le script ci-dessous à la ligne 5, qui définit la matrice gob par ses éléments exprimés en…
  7. Q15Pour obtenir du mortier, on mélange le ciment et l'eau. On suppose qu'une mole de chacun des 4 composés du…
  8. Q16Les réactions des composants du ciment avec l'eau conduisent à des produits appelés gels ou hydrates et à…
  9. Q17On considère une argile formée de l'oxyde ferrique et d'un minéral K de formule où et sont des entiers non…
  10. Q18a) Écrire les deux équilibres acido-basiques de ce diacide et expliciter l'expression de leurs quotients…
  11. Q19Montrer que la concentration en quantité de matière volumique du dioxyde de carbone dissous est constante à…
  12. Q20Donner la définition et l'expression de la résistance thermique d'un conducteur thermique de conductivité…
  13. Q21Établir alors, la relation. Expliquer comment on peut déterminer expérimentalement, en s'affranchissant des…
  14. Q22a) Exprimer l'énergie gravitationnelle finale des masse et. On considère l'énergie gravitationnelle nulle…
  15. Q23La sphère précédente modélise la Terre. En supposant que l'énergie gravitationnelle est convertie totalement…
  16. Q24Déterminer l'expression en notant sa valeur à l'origine des temps.
  17. Q25Exprimer la puissance volumique pour l'élément dégagée par radioactivité dans les roches, en fonction des…
  18. Q26Le graphe de la figure 6 schématise l'évolution de la puissance volumique avec le temps. Reproduire l'allure…
  19. Q27Justifier que le vecteur densité de courant thermique est radial. On pose. Préciser les invariances.
  20. Q28On se place d'abord en régime variable et on prend comme système la coquille sphérique d'épaisseur, comprise…
  21. Q29a) Établir l'équation différentielle vérifiée par la température. b) Déterminer la loi de variation spatiale…
  22. Q30Donner les trois composantes du champ magnétique dans la base sphérique.
  23. Q31Déterminer l'équation d'une ligne de champ magnétique et tracer l'allure du graphe d'une ligne de champ dans…
  24. Q32En un lieu du sol terrestre de latitude, expliciter la composante horizontale et la composante verticale du…
  25. Q33Application numérique: sur le sol de l'équateur, l'intensité du champ magnétique est. En déduire une…

Description

Le sujet, en six parties indépendantes, a pour fil conducteur la Terre. Il aborde le champ de gravitation et la forme de la Terre, une mesure interférentielle de g, la chimie du calcaire, du ciment et des pluies acides, la thermique interne de la Terre, puis le champ magnétique terrestre.

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Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE MP

PHYSIQUE - CHIMIE

Durée : 4 heures
N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.
RAPPEL DES CONSIGNES
  • -Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre composition ; d'autres couleurs, excepté le vert, bleu clair ou turquoise, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les schémas et la mise en évidence des résultats.
  • -Ne pas utiliser de correcteur.
  • -Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.
Les calculatrices sont interdites.
Le sujet est composé de six parties indépendantes.

Notre Terre : attractive, si chaleureuse et... magn(if)(ét)ique

La vie sur notre planète Terre est tributaire de certaines de ses caractéristiques comme sa température et d'autres paramètres climatiques, son champ de pesanteur, son champ magnétique, etc. En particulier, le champ de pesanteur intervient dans tous les mouvements au voisinage de la Terre. Par ailleurs, les ressources terrestres en eau, pétrole, minerais et matériaux de construction assurent notre existence dans de bonnes conditions.
Ce sujet s'intéresse à quelques caractéristiques physiques et chimiques de la Terre. Il est composé de six parties indépendantes.
La partie I s'intéresse au champ de pesanteur terrestre (analogie avec l'électromagnétisme). La partie II s'intéresse à l'énergie potentielle de pesanteur (mécanique). La partie III s'intéresse à une mesure optique du champ de pesanteur (optique interférentielle). La partie IV fait appel à la chimie et est constituée de sous-parties indépendantes : la partie IV-1 étudie la thermodynamique de la calcination, la partie IV-2 étudie la composition du ciment en utilisant de l'informatique du tronc commun, ainsi que ses réactions avec l'eau, et la composition d'une argile en oxydes ; enfin la partie IV-3 fait appel aux propriétés des couples acidobasiques. La partie V modélise la température au sein de la Terre (thermodynamique). La partie VI étudie le champ magnétique terrestre.
En coordonnées sphériques (r, θ, φ) et avec la base sphérique {u_r^(→−), u_θ^(→−), u_φ^(→−)}, un point M est repéré par OM^(→−) = ru_r^(→−) dans un référentiel d'origine O.
Pour une fonction f(r), l'expression de l'opérateur gradient est grad^(→−)f(r) = (df)/(dr)u_r^(→−).
Données utiles pour l'ensemble du sujet
Rayon de la Terre supposée sphérique R_T = 6, 4 ⋅ 10^6 m
Masse de la Terre M_T = 6, 0 ⋅ 10^(24) kg
Constante d'attraction universelle G = 6, 7 ⋅ 10^(− 11) N ⋅ m^2 ⋅ kg^(− 2)
Vitesse angulaire de rotation de la Terre autour de son axe sud-nord Ω = 7, 3 ⋅ 10^(− 5)rad ⋅ s^(− 1)
Capacité calorifique massique de la Terre C ≈ 10^3 J ⋅ kg^(− 1) ⋅ K^(− 1)
Constante d'Avogadro N_A = 6, 02 ⋅ 10^(23) mol^(− 1)
Perméabilité magnétique du vide μ_0 = 4π ⋅ 10^(− 7)H ⋅ m^(− 1)
Les résultats numériques peuvent être donnés avec un seul chiffre significatif. Pour faire du calcul approché, on pourra utiliser la courbe log10(x) donnée en annexe, ainsi que les valeurs des log10 pour les données ci-dessus.

Partie I - Champ gravitationnel et champ de pesanteur

  • Q1.Donner les expressions des champs gravitationnel G(M)^(→−) et électrostatique E(M)^(→−), créés en un point M, respectivement par la masse ponctuelle m et par la charge ponctuelle q, chacune étant placée en O. En déduire les analogues gravitationnels de la charge q et de la permittivité diélectrique du vide ε_0. En utilisant l'analogie, écrire l'énoncé du théorème de Gauss intégral relatif au champ gravitationnel G(M)^(→−) créé par une distribution volumique de masse μ(P) contenue dans un volume V délimité par une surface S.
On suppose que la Terre est une sphère homogène de centre O, de rayon R_T et de masse volumique uniforme μ_T = 5400 kg ⋅ m^(− 3).
Q2. Exprimer le champ gravitationnel G_T(M)^(→−) créé par la Terre en tout point de l'espace.
Les variations du champ gravitationnel au voisinage du sol terrestre peuvent renseigner sur le contenu du sol. On s'intéresse à la modification du champ gravitationnel terrestre due à un gisement de pétrole, modélisé comme une sphère homogène de rayon r^′, de centre C et de masse volumique égale à μ_p = 900 kg ⋅ m^(− 3).
On cherche la variation relative du champ gravitationnel introduite par le gisement de pétrole en un point M situé sur la verticale OCZ du point C, à la surface de la Terre, avec la distance CM égale à CM = d (figure 1).
On note G_T(M)^(→−) = G_T(M)u_z^(→−) le champ gravitationnel qui règnerait sur la Terre sans la poche de pétrole et G_(Tp)(M)^(→−) = G_(Tp)(M)u_z^(→−) en présence de la poche de pétrole.
Figure 1 - Présence de pétrole dans le sol terrestre
  • Q3.En utilisant le principe de superposition, exprimer G_(Tp)(M)u_z^(→−) et la variation relative du champ gravitationnel ε = (G_T(M) − G_(Tp)(M))/(G_T(M)) en fonction de μ_T, μ_P, r^′, d et de R_T.
En présence de pétrole, indiquer avec justification si le champ gravitationnel devient plus intense ou moins intense.
Faire une estimation numérique de ε, en prenant : (r^′)/d = 1/2, (r^′)/(R_T) = (10^(− 3))/4 et (μ_P)/(μ_T) = 1/6. Commenter sachant que les gravimètres actuels ont une précision relative de l'ordre de 10^(− 8).

Partie II - Forme de la Terre

L'étude de certains mouvements peut se faire dans le référentiel géocentrique R(OXYZ) (figure 2), qui est supposé galiléen et dont l'origine est O, le centre de la Terre.
Le référentiel terrestre R^′(O^′ X^′ Y^′ Z^′) (figure 2), lié à la Terre, effectue un mouvement de rotation uniforme, de vecteur Ω⃗(R^′/R) = Ωu_z^(→−) par rapport au référentiel géocentrique où u_z^(→−) est le vecteur unitaire de l'axe OZ.
Un point matériel M, de masse m, situé à la distance r = OM du centre de la Terre est soumis à l'attraction gravitationnelle et à d'autres forces. Le poids du mobile mg⃗ est défini par P⃗ = mg(M)^(→−) = m(− GM_T(u_r^(→−))/(r^2) + Ω^2 HM^(→−)) avec H le projeté orthogonal de M sur l'axe des pôles.
  • Q4.Justifier l'expression du champ de pesanteur g(M)^(→−) donnée ci-dessus en précisant quel est le terme gravitationnel et quel est le terme d'inertie. Donner l'ordre de grandeur de sa norme à la surface de la Terre.
  • Q5.
    En général, la force de Coriolis peut être négligée devant le poids. Justifier cette approximation en prenant l'exemple d'un train TGV roulant à 360 km/heure, c'est-à-dire 100 m/s.
    Figure 2 - Référentiel géocentrique et référentiel terrestre
  • Q6.Montrer que le rapport des normes du terme d'inertie d'entraînement et du terme de gravitation à la surface de la Terre est majoré par une valeur η qu'on exprimera en fonction de Ω, R_T, G et de M_T. Déterminer l'ordre de grandeur de la quantité η et commenter.
  • Q7.a) La force gravitationnelle F_G^(→−)(M) dérive de l'énergie potentielle de gravitation E_(pG)(M). Donner l'expression de celle-ci pour une masse m dans le champ de la Terre, en prenant une valeur nulle à l'infini.
    • b)La force d'inertie d'entraînement F_e^(→−) dérive de l'énergie potentielle d'inertie d'entraînement E_(pe)(M). Établir que celle-ci s'écrit E_(pe)(M) = − 1/2mΩ^2(HM^(→−))^2 pour une masse m dans le champ de la Terre, en prenant une valeur nulle en r = 0.
    • c)En déduire l'expression de l'énergie potentielle de pesanteur E_(pp)(M) en coordonnées sphériques.
On appelle surface équipotentielle le lieu des points de même énergie potentielle de pesanteur et on se propose d'étudier la forme de l'équipotentielle (Σ) de valeur constante E_(pp)(M ∈ Σ) = E_(pp)(N) où N est le pôle Nord de la Terre repéré par ON = r_n.
  • Q8.Montrer que, dans un plan méridien, la trace de cette surface équipotentielle (Σ) peut être décrite par la forme approchée r(θ) ≈ r_n(1 + εsin^2 θ) et exprimer la constante ε en fonction de R_T, r_n et de η. Dessiner l'allure de r(θ) et exprimer le paramètre d'aplatissement ε^′ = (r_e − r_n)/(r_n) sachant que r vaut r_e dans tout le plan équatorial.

Partie III - Détermination optique du champ de pesanteur

On se propose de mesurer la norme g du vecteur champ de pesanteur terrestre supposé uniforme, en utilisant une méthode optique basée sur l'interféromètre de Mach-Zehnder, dont le schéma de principe est représenté en figure 3(a). La source laser est monochromatique de longueur d'onde λ = 632, 82 nm.
En sortie de l'interféromètre, le détecteur P mesure l'intensité de l'interférence entre deux rayons cohérents. Lors des cheminements, les deux rayons, qui interfèrent, rencontrent des dispositifs optiques qui les réfléchissent et/ou les transmettent : C_1, C_2, M, S_(p1), S_(p2) et S_(p3). Pour les besoins de cette expérience, on utilise deux miroirs identiques particuliers, en "coins de cubes" : C_2 fixe de coin O_2 et C_1 de coin O_1 en translation verticale de chute libre. Chacune des trois lames séparatrices S_(p1), S_(p2) et S_(p3) est inclinée de 45° par rapport aux rayons laser incidents et chacune donne un rayon réfléchi et un rayon transmis. Le miroir M est incliné de 45° par rapport au rayon incident. L'ensemble est placé dans l'air d'indice optique n = 1. On ne tiendra pas compte de déphasages dus aux réflexions.
Figure 3 - Mesure du champ de pesanteur terrestre par un interféromètre de Mach-Zehnder
  • Q9.Le corps C_1 tombe en chute libre, sans vitesse initiale, parallèlement à lui-même à l'intérieur d'une chambre vide.
    • a)Justifier l'hypothèse de la norme g constante en donnant une estimation de la variation relative (g(h) − g(0))/(g(0)) pour une hauteur de chute égale à h = 1 m.
    • b)Déterminer, alors, l'équation horaire du mouvement de O_1 en fonction du temps : z_1(t), en prenant la position initiale O_(10)(t = 0) comme origine des espaces sur l'axe vertical descendant.
On étudie l'interférence des deux rayons, passant par O_1 et O_2, qui arrivent au point P du récepteur après des parcours optiques distincts. Le point O_2 appartient aussi à la même verticale que O_1, il est repéré par son ordonnée z_2 = 0, 3 m.
  • Q10.a) Exprimer en fonction du temps t la différence de chemins optiques δ(P, t) entre ces deux rayons.
    • b)On donne, en figure 3(b), la représentation graphique l(t) de l'intensité au point P en fonction du temps. On note t_0 l'instant correspondant au premier minimum de l'intensité et t_q les instants des autres minima d'intensité successifs, avec q appartenant à ℕ^∗. Exprimer la quantité Δ_q = δ(P, t_q) − δ(P, t_0). En déduire l'expression de g en fonction de t_0, t_q, λ et de q.
    • c)On veut déterminer la valeur locale de g. Il est commode d'exploiter le graphe d'une fonction linéaire affine y(q) : préciser ce qu'est la fonction y.
      Les mesures expérimentales permettent d'obtenir y(q) = 64598q. Sans effectuer le calcul numérique, indiquer comment on en déduit que g = 9, 7961 m ⋅ s^(− 2).

Partie IV - Le calcaire et l'argile : des richesses du sol bon marché

Données utiles pour la partie IV
Constante des gaz parfaits R = 8, 31 J ⋅ K^(− 1) ⋅ mol^(− 1)
Masses molaires en g ⋅ mol^(− 1)
Carbone C Oxygène O Magnésium Mg Calcium Ca
12 16 24 40
Produit ionique de l'eau (à 25 °C) K_e = 10^(− 14)
Dans les parties de chimie, l'état d'une substance chimique est noté en indice : s désigne solide, g désigne gaz et aq signifie dissous en solution aqueuse.

Partie IV. 1 - Calcination du calcaire

Au voisinage de 1450 °C, le ciment est élaboré par la réaction de la chaux CaO(s) (produite par la calcination du calcaire CaCO_(3, (s)) ) avec des oxydes de silicium SiO_(2, (s)), d'aluminium Al_2 O_(3, (s)) et de fer III Fe_2 O_(3, (s)) contenus dans l'argile.
L'industrie du ciment utilise d'énormes quantités de calcaire extrait de carrières du sol terrestre.
L'étape importante de calcination du calcaire CaCO_(3, (s)) permet d'obtenir la chaux CaO_((s)) qui réagira à haute température avec les autres réactifs, apportés par l'argile, pour former le ciment.
La calcination correspond à l'équilibre hétérogène :
CaCO_(3, (s)) = CaO_((s)) + CO_(2, (g))
En négligeant les variations de l'enthalpie standard et de l'entropie standard de réaction avec la température, l'expression de l'enthalpie libre standard de cette réaction (1), en fonction de la température T (en K), est donnée par :
Δ_r G_1^0 = 177, 4 − 0, 1589T = 0, 1589(1116 − T)(en kJ ⋅ mol^(− 1)).
Q11. a) La réaction (1) est-elle endothermique ou exothermique ? Justifier.
  • b)Que vaut l'entropie standard Δ_r S_1^0 de la réaction (1) ? Commenter son signe.
  • c)Expliciter l'expression de la constante d'équilibre K_1^0(T) en fonction de la température T. Déterminer la température T_(1, i) à laquelle la constante d'équilibre est égale à 1.
  • d)Expliciter le quotient réactionnel en fonction des activités.
La calcination du calcaire est la première phase dans la fabrication de ciment. Elle consiste à chauffer le mélange cimentier, d'abord jusqu'à 850 °C environ. Le calcaire utilisé dans les cimenteries peut contenir, avec le carbonate de calcium CaCO_(3, (s)), une impureté qui est le carbonate de magnésium MgCO_(3, (s)) avec une composition massique qui ne doit pas dépasser 6 %.
On doit donc prendre en compte un second équilibre hétérogène :
MgCO_(3, (s)) = MgO_((s)) + CO_(2, (g))
qui a pour enthalpie libre standard de réaction :
Δ_r G_2^0 = 118, 0 − 0, 175T = 0, 175(674 − T)(en kJ ⋅ mol^(− 1)).
  • Q12.a) Décrire ce qui se passe lorsqu'on chauffe ce mélange supposé formé des deux carbonates CaCO_(3, (s)) et MgCO_(3, (s)) sous la pression P^∘ = 1 bar. Les deux équilibres peuvent-ils être simultanés ? Justifier la réponse.
    • b)Lors du chauffage de ce mélange de carbonates, on observe une première perte de masse du solide, de 2,2 % et lorsqu'on continue à augmenter la température, on constate une deuxième perte de masse.
      En déduire la composition massique x % en carbonate de magnésium. Commenter.

Partie IV. 2 - Obtention d'un ciment

Vers 1450 °C, on élabore le ciment à partir de la chaux CaO_((s)) provenant du calcaire et des oxydes SiO_(2, (s)), Al_2 O_(3, (s)) et Fe_2 O_(3, (s)) apportés par l'argile (tableau 1).
Oxyde réactif CaO_((s)) SiO_(2, (s)) Al_2 O_(3, (s)) Fe_2 O_(3, (s))
Masse molaire en g ⋅ mol^(− 1) 56 60 102 160
% en masse dans le mélange réactionnel p_1 p_2 p_3 p_4
Tableau 1
Le produit de réaction, appelé ciment, est formé de 4 composants A, B, C et D de formules et de masses molaires M(eng ⋅ mol^(− 1)) données dans le tableau 2.
Composant du ciment A B C D
Ca_3 SiO_(5, (s)) Ca_2 SiO_(4, (s)) Ca_3 Al_2 O_(6, (s)) Ca_4 Al_2 Fe_2 O_(10, (s))
3CaO ⋅ SiO_2 2CaO ⋅ SiO_2 3CaO ⋅ Al_2 O_3 4CaO ⋅ Al_2 O_3 ⋅ Fe_2 O_3
M (en g ⋅ mol^(− 1) ) 228 172 270 486
% en masse p_5 p_6 p_7 p_8
Tableau 2
La qualité du ciment dépend des compositions massiques des quatre composants A, B, C et D et celles-ci peuvent être obtenues par des formules dites formules de Bogue.
On fait les hypothèses suivantes :
  • (H1): tout l'oxyde Fe_2 O_(3, (s)) se retrouve dans le composé D,
  • (H2): tout l'oxyde Al_2 O_(3, (s)) restant sert à fabriquer le composé C,
  • (H3): tout l'oxyde SiO_(2, (s)) se retrouve dans les composés A et B,
  • (H4): tout l'oxyde CaO_((s)) se retrouve dans l'ensemble des composés A, B, C et D.
  • Q13.Écrire les quatre équations de réactions d'obtention des composés A, B, C et D à partir de leurs oxydes.
On se propose d'écrire un script Python permettant de déterminer la composition massique du ciment en les composants A, B, C et D, en fonction de la composition en oxydes réactifs CaO_((s)), SiO_(2, (s)), Al_2 O_(3, (s)) et Fe_2 O_(3, (s)).
On introduit le vecteur oxy dont les composantes sont p_1, p_2, p_3 et p_4 et le vecteur cim de composantes p_5, p_6, p_7 et p_8.
Soit gob la matrice 4x4 telle que oxy = gob * cim.
  • Q14.Compléter le script ci-dessous à la ligne 5, qui définit la matrice gob par ses éléments β_(ij) exprimés en fonction des masses molaires M_(1 ≤ i ≤ 8).
Le script se poursuit par les lignes 6, 7 et 8 :
  • -la ligne 6 détermine bog, la matrice inverse de la matrice gob,
  • -la ligne 7 définit le vecteur cim et la ligne 8 affiche le résultat.
    • 1import numpy as np
    • 2M1,M2,M3,M4=56,60,102,159
    • 3M5, M6, M7, M8 = 3^∗ M1 + M2, 2^∗ M1 + M2, 3^∗ M1 + M3, 4^∗ M1 + M3 + M4
    • 4oxy=np.array([62, 24, 9, 5]) #exemple d'un mélange réactionnel des quatre oxydes
    • 5gob=... #définition de la matrice gob
    • 6bog=np.linalg.inv(gob)
    • 7cim=np.dot(bog,oxy)
    • 8print('cim=',cim)
  • Q15.Pour obtenir du mortier, on mélange le ciment et l'eau. On suppose qu'une mole de chacun des 4 composés du ciment A, B, C et D réagit, respectivement, avec 3, 2, 6 et 10 moles d'eau.
    Donner l'expression du rapport eau-ciment en masses r = (m_e)/(m_c) en fonction de p_5, p_6, p_7, p_8, les masses molaires M_(5 ≤ i ≤ 8) et la masse molaire de l'eau M_0.
  • Q16.Les réactions des composants du ciment avec l'eau conduisent à des produits appelés gels ou hydrates et à l'hydroxyde de calcium Ca(OH)_(2, (s)).
    • a)On assimile le mélange à une solution saturée en Ca(OH)_(2, (s)). Déterminer le pH de la solution sachant que le produit de solubilité de cet hydroxyde est K_s = 10^(− 5, 2).
    • b)Le béton est un mortier renforcé par des barres de fer.
      En milieu basique, écrire la réaction d'oxydation du fer(0) en fer(III), mettant en jeu le couple O_2/H_2 O. Expliquer ce qu'on entend par passivation du fer.
    • c)Préciser ce qu'il se passerait en milieu acide. Commenter.
  • Q17.On considère une argile formée de l'oxyde ferrique et d'un minéral K de formule Al_2 O_3 ⋅ xSiO_2 ⋅ yH_2 O où x et y sont des entiers non nuls. Lorsqu'on chauffe K, on constate une perte de masse de 14,0 % vers 550 °C. Une autre analyse de K montre qu'il contient 46,5 % de SiO_2.
    Donner, sans calculs, le système de deux équations permettant de calculer les valeurs des deux inconnues x et y.

Partie IV. 3 - Les pluies acides

D'après Cembureau, l'Association européenne du ciment, en 2023, la production mondiale de ciment s'est élevée à 4,0 Gt. Cette production s'accompagne de l'émission d'énormes quantités du dioxyde de carbone. Dans l'eau, ce gaz donne une solution de diacide faible (CO_(2, (aq), H), H_2 O) qu'on pourra modéliser par la "formule" H_2 CO_(3, (aq)).
  • Q18.a) Écrire les deux équilibres acido-basiques de ce diacide et expliciter l'expression de leurs quotients réactionnels. On supposera les solutions aqueuses suffisamment diluées pour confondre les activités des solutés avec la valeur de leur concentration en quantité de matière volumique exprimée en mol ⋅ L^(− 1).
    • b)La figure 4 donne, en fonction du pH, les proportions, ou pourcentages, des différentes espèces acido-basiques issues de la dissolution du dioxyde de carbone dans l'eau : ces
  • courbes sont notées (1), (2) et (3). Attribuer chacune de ces courbes aux trois espèces acido-basiques du diacide.
  • c)Déterminer les valeurs des constantes d'acidités K_(a1) et K_(a2) pour le diacide étudié.
Figure 4 - Distribution des espèces acido-basiques issues de la dissolution de CO_(2, (g)) dans l'eau, en fonction du pH
On étudie l'eau de pluie devenue acide à cause de la dissolution du dioxyde de carbone CO_(2(g)) atmosphérique.
Cette dissolution est schématisée par l'équilibre : CO_(2, (g)) + H_2 O = (CO_(2(aq)), H_2 O) dont la constante d'équilibre vaut K^0(T = 298 K) = 3, 1 ⋅ 10^(− 2). On donne la fraction molaire de CO_(2, (g)) dans l'air : x_(CO_2) = 3, 4 ⋅ 10^(− 4).
Q19. Montrer que la concentration en quantité de matière volumique du dioxyde de carbone dissous c = [CO_(2, (aq),)H_2 O] est constante à température et pression fixées. Établir l'expression du pH de cette solution à 25 °C et déterminer les valeurs de toutes les concentrations des espèces présentes dans la solution.

Partie V - Quelques propriétés thermodynamiques de la Terre

La vie de tous les êtres vivants dépend de la température sur la Terre et celle-ci relève de son bilan énergétique. Une variation moyenne de la température de 1,5 K peut entraîner des conséquences importantes pour l'humanité.

Partie V. 1 - Mesure de la conductivité thermique d'une roche terrestre

On considère le dispositif représenté en figure 5. Des thermocouples permettent de mesurer les différentes températures. On note T_c et T_f les températures imposées grâce à des courants d'eau chaude et froide respectivement; T_1 et T_2 sont les températures aux interfaces entre le laiton et les contacts 1 et 2 respectivement. On note d et I les longueurs respectives de l'échantillon de roche et de celui du laiton (alliage métallique). Les "contacts" entre la roche et le laiton, par de l'air par exemple, mettent en jeu des résistances thermiques inconnues, sur des épaisseurs e_1 et e_2. Enfin, on note par λ_1, λ, λ_1 et λ_2 les conductivités thermiques du laiton, de la roche et des contacts 1 et 2. On admet qu'avec ce dispositif la température ne dépend que de la variable z.
Figure 5 - Dispositif de mesure de la conductivité thermique d'une roche
  • Q20.Donner la définition et l'expression de la résistance thermique R_(th) d'un conducteur thermique de conductivité λ, de section s et de longueur I traversé par un flux thermique uniforme perpendiculaire à la section.
  • Q21.Établir alors, la relation (T_1 − T_2)/(T_c − T_1) = (λ_1)/I(d/λ + (e_1)/(λ_1) + (e_2)/(λ_2)). Expliquer comment on peut déterminer λ expérimentalement, en s'affranchissant des indéterminations dues aux contacts.

Partie V. 2 - Évolution de la température à l'intérieur de la Terre

On considère une sphère de centre O, de rayon r, de masse volumique uniforme μ et de masse m. Une masse dm est apportée depuis l'infini jusqu'à la distance r sur la surface de la sphère.
  • Q22.a) Exprimer l'énergie gravitationnelle finale dE_(pG)(r) des masse m et dm . On considère l'énergie gravitationnelle nulle quand dm est infiniment éloignée de m.
    • b)On modélise la formation d'une sphère de centre O, de rayon R et de masse volumique uniforme μ par l'apport de coquilles sphériques, d'épaisseur dr et de volume dτ = 4πr^2 dr, depuis l'infini jusqu'à la position occupée dans la sphère.
      Établir que l'expression de l'énergie gravitationnelle E_(pG)(R) de cette distribution de masse totale M est : E_(pG)(R) = − (3G)/5(M^2)/R. Commenter le signe.
  • Q23.La sphère précédente modélise la Terre. En supposant que l'énergie gravitationnelle est convertie totalement en énergie thermique, exprimer la température T_(eq) atteinte par la Terre à partir d'une température initiale voisine de 0 K, en fonction de M_T, R_T, G et de C (capacité thermique massique de la Terre). Estimer T_(eq) et commenter.
Le manteau terrestre, de masse volumique moyenne μ = 4, 5 ⋅ 10^3 kg ⋅ m^(− 3), occupe 84% du volume total de la Terre.
On s'intéresse à la puissance calorifique volumique p_v générée par la radioactivité d'éléments contenus dans les roches du manteau. La puissance générée par cette radioactivité est estimée à P = 1, 2 ⋅ 10^(13) W. Les principaux éléments radioactifs à prendre en compte sont l'uranium U, le thorium Th et le potassium K dont les désintégrations radioactives produisent une quantité d'énergie spécifique convertie en chaleur.
On attribue les indices i = 1, 2 et 3 respectivement aux éléments uranium U, thorium Th et potassium K. Pour chacun des noyaux ^(A_i)X_i, on note M_i, x_i, τ_i et ε_i respectivement la masse molaire, la fraction massique dans la roche (valeur du rapport de la masse de l'isotope par la masse de roche qui la contient), la demi-vie et l'énergie spécifique libérée par atome. La demi-vie τ_i (ou "période") correspond à la durée au cours de laquelle le nombre de noyaux est réduit de moitié.
Les valeurs sont données dans le tableau 3.
Noyau ^(A_i)X_i _(92)^(238)U _(90)^(232)Th _(19)^(40) K
Masse molaire (en g ⋅ mol^(− 1) ) 238 232 40
Fraction massique x_i de l'isotope 1, 3 ⋅ 10^(− 8) 4, 0 ⋅ 10^(− 8) 1, 9 ⋅ 10^(− 8)
Demi-vie τ_i (en 10^9 ans) 4,46 14,0 1,26
Énergie thermique dégagée ε_i (en J par noyau) par l'isotope 7, 41 ⋅ 10^(− 12) 6, 24 ⋅ 10^(− 12) 1, 14 ⋅ 10^(− 13)
Tableau 3 - Production d'énergie par la radioactivité au sein de la Terre
On note N_i le nombre de noyaux par unité de volume de roche ; lors de la désintégration des noyaux, le taux de variation du nombre N_i est de la forme :
(dN_i)/(dt) = − (Ln2)/(τ_i)N_i.
Q24. Déterminer l'expression N_i(t) en notant N_(i0) sa valeur à l'origine des temps.
Q25. Exprimer la puissance volumique p_(v, i)(t) pour l'élément X_i dégagée par radioactivité dans les roches, en fonction des données utiles. En déduire la puissance totale p_v(t) dégagée par les trois éléments radioactifs.
Q26. Le graphe de la figure 6 schématise l'évolution de la puissance volumique avec le temps. Reproduire l'allure de ce graphe sur votre copie et en déduire, avec justification, la date t_(1/2) à laquelle la puissance volumique sera réduite de moitié.
Figure 6 - Évolution de la puissance volumique, d'origine radioactive, avec le temps
La Terre sphérique, de rayon R_T, est supposée homogène et caractérisée par les valeurs uniformes de sa masse volumique μ, sa capacité thermique massique C et sa conductivité thermique λ, de valeur approximative λ ≈ 3 W ⋅ K^(− 1) ⋅ m^(− 1).
Q27. Justifier que le vecteur densité de courant thermique j⃗ est radial.
On pose j⃗ = j(M, t)u_r^(→−). Préciser les invariances.
On se propose d'établir l'expression donnant les variations de la température T(M, t) dans la Terre.
Q28. On se place d'abord en régime variable et on prend comme système la coquille sphérique d'épaisseur dr, comprise entre les rayons r et r + dr. Pendant la durée élémentaire dt, la température de ce système varie de dT. Expliciter le raisonnement qui permet d'obtenir la relation suivante :
μC4πr^2(∂T)/(∂t)dtdr = − d(j4πr^2)dt + p_v^′ 4πr^2 drdt.
Donner la signification physique de chacun de ces trois termes.
On néglige la variation temporelle de la température dans la question Q29.
Q29. a) Établir l'équation différentielle vérifiée par la température T(r).
  • b)Déterminer la loi de variation spatiale de la température T(r) dans la Terre en supposant que la température est finie au centre de celle-ci et que la puissance volumique p_v^′ est uniforme dans tout le volume de la Terre. La température du sol vaut T_s = 298 K.
  • c)Déterminer l'expression de la puissance surfacique j(r).
  • d)On donne la puissance surfacique à la surface de la Terre j(R_T) = 70 mW ⋅ m^(− 2). En déduire la valeur de p_v^′. Commenter compte tenu de Q26.

Partie VI - Le champ magnétique terrestre

La connaissance du magnétisme terrestre est utile pour étudier les communications électromagnétiques. La protection vis-à-vis de certaines radiations cosmiques par le bouclier magnétique dépend aussi du champ magnétique terrestre.
Le champ magnétique terrestre est assimilé à celui d'un dipôle magnétique m⃗ = − mu_z^(→−), placé au centre O de la Terre et porté par l'axe des pôles OZ, axe orienté de S vers N (figure7).
On montre que ce dipôle crée en un point M , repéré dans la base sphérique par OM^(→−) = ru_r^(→−), le champ magnétique donné par l'expression intrinsèque :
B⃗(M) = (μ_0)/(4π)((3(m⃗ ⋅ r⃗)r⃗ − (r⃗)^2 m⃗))/(r^5).
Figure 7 - Dipôle magnétique terrestre
  • Q30.Donner les trois composantes ( B_r, B_θ, B_φ ) du champ magnétique dans la base sphérique.
  • Q31.Déterminer l'équation r(θ) d'une ligne de champ magnétique et tracer l'allure du graphe d'une ligne de champ dans un plan méridien.
  • Q32.En un lieu du sol terrestre de latitude Λ = π/2 − θ, expliciter la composante horizontale B_h et la composante verticale B_v du champ magnétique terrestre en fonction de m, Λ, μ_0 et de R_T.
  • Q33.Application numérique : sur le sol de l'équateur, l'intensité du champ magnétique est B = 2, 6 ⋅ 10^(− 5) T. En déduire une estimation de la valeur m du dipôle magnétique terrestre.
Annexe - Valeurs pour faire certains calculs numériques et courbe log10(x)
Données Valeur x log10(x)
π 3,14 0,50
Rayon de la Terre supposée sphérique R_T = 6, 4 ⋅ 10^6 m 6,81
Masse de la Terre M_T = 6, 0 ⋅ 10^(24) kg 24,78
Constante d'attraction universelle G = 6, 7 ⋅ 10^(− 11) N ⋅ m^2 ⋅ kg^(− 2) - 10,17
Vitesse angulaire de rotation de la Terre /axe sud-nord Ω = 7, 3 ⋅ 10^(− 5)rad ⋅ s^(− 1) - 4,14
Capacité calorifique massique de la Terre C ≈ 10^3 J ⋅ kg^(− 1) ⋅ K^(− 1) 3,00
Constante d'Avogadro N_A = 6, 0 ⋅ 10^(23) mol^(− 1) 23,78
Perméabilité magnétique du vide μ_0 = 4π ⋅ 10^(− 7)H ⋅ m^(− 1) -5,90

Questions fréquentes

4 questions
Sur quels chapitres porte le sujet de physique-chimie CCINP MP 2026 ?
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Sur quels chapitres porte le sujet de physique-chimie CCINP MP 2026 ?

Sur la gravitation et le théorème de Gauss, la mécanique en référentiel non galiléen, les interférences, la chimie des matériaux (thermochimie, solubilité, acido-basicité), la diffusion thermique et le champ magnétique terrestre.

Quelle est la moyenne de l'épreuve de physique-chimie CCINP MP 2026 ?

Le rapport du jury indique une moyenne de 8,79/20 avec un écart-type de 3,57.

Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées en physique-chimie CCINP MP 2026 ?

L'oubli du signe moins en gravitation, un théorème de Gauss mal appliqué, des erreurs d'homogénéité et d'unités, et des bilans de stœchiométrie mal gérés en chimie.

Le sujet de physique-chimie CCINP MP 2026 était-il long ?

Le jury le qualifie de légèrement long : 33 questions et 12 sous-questions sur 15 pages, dont 11 applications numériques. Peu de candidats ont traité la dernière partie.

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