Centrale Mathématiques 2 PC 2014Sujet, corrigé et rapport du jury
Symétries, quaternions, et sommes de carrés.
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Symétries, quaternions et sommes de carrés
Dans ce problème, on s'intéresse aux sommes de carrés d'éléments dans un anneau commutatif. On voit en particulier des formules pour le produit de deux sommes de
n carrés pour
n = 12, 4 et 8 , et on démontre qu'il n'existe pas de formule analogue pour les autres valeurs de
n , ce qui constitue un théorème établi par Hurwitz en 1898.
La partie I étudie des familles de symétries. La partie II introduit l'algèbre des quaternions ; pour l'essentiel elle est indépendante de la partie I. Dans la partie III, on établit le théorème de Hurwitz en utilisant les parties I et II. Dans la partie IV, on étudie le théorème des quatre carrés d'un point de vue algorithmique. Dans la partie V , on démontre le théorème des quatre carrés en s'appuyant sur la partie II.
La partie I étudie des familles de symétries. La partie II introduit l'algèbre des quaternions ; pour l'essentiel elle est indépendante de la partie I. Dans la partie III, on établit le théorème de Hurwitz en utilisant les parties I et II. Dans la partie IV, on étudie le théorème des quatre carrés d'un point de vue algorithmique. Dans la partie V , on démontre le théorème des quatre carrés en s'appuyant sur la partie II.
I Symétries vectorielles
Dans cette partie, on considère un espace vectoriel
E de dimension finie
n ⩾ 1 sur le corps
ℂ des nombres complexes.
SoientF et
G deux sous-espaces supplémentaires de
E (i.e.
E = F ⊕ G ). On appelle symétrie (vectorielle) de
E par rapport à
F parallèlement à
G l'endomorphisme
s de
E défini par
∀(y, z) ∈ F × G, s(y + z) = y − z . Pour tout endomorphisme
u de
E , on pose
F_u = Ker(u − Id_E) et
G_u = Ker(u + Id_E) .
Soient
I.A - Symétries et involutions
I.A.1) Soient
F et
G deux sous-espaces supplémentaires de
E et
s la symétrie par rapport à
F parallèlement à
G .
a) Montrer queF = F_s et
G = G_s .
b) Montrer ques ∘ s = Id_E . En déduire que
s est un automorphisme de
E .
c) Déterminer les valeurs propres et les sous-espaces propres des . On discutera selon les sous-espaces
F et
G .
I.A.2) Soits un endomorphisme de
E tel que
s ∘ s = Id_E . On pose
F = Ker(s − Id_E) et
G = Ker(s + Id_E) .
a) Montrer queF et
G sont deux sous-espaces supplémentaires de
E .
b) En déduire ques est une symétrie dont on précisera les éléments.
a) Montrer que
b) Montrer que
c) Déterminer les valeurs propres et les sous-espaces propres de
I.A.2) Soit
a) Montrer que
b) En déduire que
I.B - Couples de symétries qui anticommutent
I.B.1) Soient
s et
t deux symétries de
E qui anticommutent, c'est-à-dire telles que
s ∘ t + t ∘ s = 0 .
a) Prouver les égalitést(F_s) = G_s et
t(G_s) = F_s .
b) En déduire queF_s et
G_s ont la même dimension et que
n est pair.
a) Prouver les égalités
b) En déduire que
I.
C − H -systèmes
On appelle
H -système d'endomorphismes de
E toute famille finie de symétries de
E qui anticommutent deux à deux, c'est-à-dire toute famille finie (
S_1, …, S_p ) d'endomorphismes de
E tels que
De même, on appelle
H -système de matrices de taille
n toute famille finie (
A_1, …, A_p ) de matrices de
M_n(ℂ) telles que
Dans les deux cas,
p est appelé longueur du H-système.
I.C.1) Montrer que la longueurp d'un H -système d'endomorphismes de
E est majorée par
n^2 .
I.C.2) Montrer que l'existence d'un H -système (S_1, …, S_p ) de
E équivaut à l'existence d'un H -système de matrices de taille
n . En déduire que la longueur d'un H-système de
E ne dépend que de la dimension
n de
E et pas de l'espace
E .
I.C.1) Montrer que la longueur
I.C.2) Montrer que l'existence d'un H -système (
On note
p(n) le plus grand nombre entier
p ⩾ 1 tel que
E admet un H-système de cardinal
p .
I.C.3) Soitn un entier impair. Prouver que
p(n) = 1 .
I.C.3) Soit
I.D - Majoration de
p(n)
I.D.1) On suppose ici que
n est pair et on pose
n = 2m . On considère:
- un H-système
(S_1, …, S_p, T, U) deE , - le sous-espace
E_0 = F_T = Ker(T − Id) , - pour
j ∈ [ [1, p] ] , l'endomorphismeR_j = iU ∘ S_j deE .
a) Montrer que, pour toutj ∈ [ [1, p] ] , le sous-espaceE_0 est stable parR_j .
b) Pourj ∈ [ [1, p] ] , soits_j l'endomorphisme deE_0 induit parR_j . Montrer que (s_1, …, s_p ) est un H-système deE_0 .
c) En déduirep(2m) ⩽ p(m) + 2 .
I.D.2) Montrer que sin = 2^d m avecm impair, alorsp(n) ⩽ 2d + 1 .
I.E - Constructions de H-systèmes maximaux
I.E.1) Soient
N = p(n) et
(a_1, …, a_N) un H -système de matrices de taille
n c'est-à-dire tel que
En considérant les matrices suivantes de
M_(2n)(ℂ) écrites par blocs
montrer que
p(2n) ⩾ N + 2 .
I.E.2) Déterminerp(n) en fonction de l'unique entier
d ∈ ℕ tel que
n s'écrive
n = 2^d m avec
m impair.
I.E.3) Écrire, pour chacun des entiersn = 1, 2, 4 , un H -système de matrices de taille
n de longueur
p(n) .
I.E.2) Déterminer
I.E.3) Écrire, pour chacun des entiers
II Quaternions et sommes de quatre carrés
Pour
(a, b) ∈ ℂ^2 , on désigne par
M(a, b) la matrice carrée complexe
M(a, b) = (a, − b; b¯, a¯) ∈ M_2(ℂ) .
Une matrice de la formeM(a, b) sera appelée quaternion. On considèrera en particulier les quaternions
e = I_2 = M(1, 0), I = M(0, 1), J = M(i, 0), K = M(0, − i) et on notera
ℍ = {M(a, b)|(a, b) ∈ ℂ^2} le sous-ensemble de
M_2(ℂ) constitué par tous les quaternions.
On veillera à ne pas confondre la matriceI = M(0, 1) et la matrice unité
I_2 = e = M(1, 0) .
Une matrice de la forme
On veillera à ne pas confondre la matrice
II.A - Le «corps» des quaternions
On munit l'ensemble
C = M_2(ℂ) des matrices complexes à deux lignes et deux colonnes de l'addition + , de la multiplication
× usuelles et de la multiplication par un réel notée
⋅ et définie usuellement par
On rappelle que (
C, +, ×, ⋅ ) est une algèbre sur le corps
ℝ des réels.
II.A.1) a) Donner, sans justification, une base et la dimension deC sur le corps
ℝ .
b) Montrer queℍ est un sous-espace vectoriel réel de
C et que
{e, I, J, K} en est une base sur le corps
ℝ .
c) Montrer que H est stable par multiplication.
II.A.2) Montrer que (ℍ∖{0}, × ) est un sous-groupe non commutatif du groupe linéaire (
GL_2(ℂ), × ).
(ℍ, +, × ) a toutes les propriétés d'un corps sauf la commutativité de
× : on dit que c'est un anneau à divisions (ou, parfois, un corps non commutatif).
II.A.3) a) Calculer les produits deux à deux des matricese, I, J, K . On présentera les résultats dans une table à double entrée.
b) En déduire que (iI, iJ, iK ) est un H-système.
II.A.1) a) Donner, sans justification, une base et la dimension de
b) Montrer que
c) Montrer que H est stable par multiplication.
II.A.2) Montrer que (
(
II.A.3) a) Calculer les produits deux à deux des matrices
b) En déduire que (i
II.B - Conjugaison et normes
Ainsi tout élément
q ∈ ℍ s'écrit de manière unique
q = xe + yI + zJ + tK avec
x, y, z, t ∈ ℝ .
Pourx, y, z, t ∈ ℝ et
q = xe + yI + zJ + tK ∈ ℍ on pose
q^∗ = xe − yI − zJ − tK ∈ ℍ et
N(q) = x^2 + y^2 + z^2 + t^2 ∈ ℝ_+ .
II.B.1) a) Vérifier que, pour toutq ∈ ℍ, q^∗ est la transposée de la matrice dont les coefficients sont les conjugués des coefficients de
q .
b) En déduire que, pour tout(q, r) ∈ H^2, (qr)^∗ = r^∗ q^∗ .
c) Montrer queq^(∗∗) = q pour tout
q ∈ ℍ et que
q ↦ q^∗ est un automorphisme du
ℝ -espace vectoriel
ℍ .
d) Pourq ∈ ℍ , exprimer
qq^∗ à l'aide de
N(q) . En déduire la relation valable pour tout
(q, r) ∈ ℍ^2
Pour
II.B.1) a) Vérifier que, pour tout
b) En déduire que, pour tout
c) Montrer que
d) Pour
II.B.2) a) Soient
(x, y, z, t) ∈ ℝ^4 et
q = xe + yI + zJ + tK . Exprimer la trace de la matrice
q ∈ M_2(ℂ) en fonction du réel
x .
b) En déduire que, pour tout(q, r) ∈ ℍ^2, qr − rq = q^∗ r^∗ − r^∗ q^∗ .
c) Soienta, b, c, d des quaternions. Établir la relation
(acb^∗)d + d^∗(acb^∗)^∗ = (acb^∗)^∗ d^∗ + d(acb^∗) .
b) En déduire que, pour tout
c) Soient
En déduire l'identité
(N(a) + N(b))(N(c) + N(d)) = N(ac − d^∗ b) + N(bc^∗ + da) .
III Un théorème de Hurwitz
Soit un entier naturel
n ⩾ 1 . On munit
ℝ^n du produit scalaire usuel et de la norme euclidienne usuelle définis, pour tout
X = (x_1, …, x_n) et
Y = (y_1, …, y_n) de
ℝ^n , par
L'objet de cette partie est d'étudier l'existence d'une application bilinéaire
B_n : (ℝ^n)^2 → ℝ^n vérifiant
III.A - Des formules pour
n = 1, 2, 4, 8
III.A.1) Montrer l'existence d'une telle application bilinéaireB_n lorsque
n est l'un des entiers
1, 2, 4 .
III.A.1) Montrer l'existence d'une telle application bilinéaire
Pour
n = 2 (respectivement 4) on pourra considérer le produit de deux nombres complexes (respectivement de deux quaternions).
III.A.2) En utilisant la question II.B. 2 montrer, pourn = 8 , l'existence d'une application bilinéaire vérifiant (III.1). On ne demande pas d'expliciter une application bilinéaire
B_8 , mais seulement de prouver son existence.
III.A.2) En utilisant la question II.B. 2 montrer, pour
III.B - Le théorème de Hurwitz
Dans la suite on suppose que
n ⩾ 3 et qu'il existe une application bilinéaire
B telle que
Soit
(e_1, …, e_n) la base canonique de
ℝ^n et, pour
i ∈ [ [1, n] ] , soit
u_i l'endomorphisme de
ℝ^n défini par
La matrice de
u_i dans la base canonique de
ℝ^n sera notée
A_i .
III.B.1) a) Prouver que, pour toutX ∈ ℝ^n , on a
III.B.1) a) Prouver que, pour tout
b) En déduire que les endomorphismes
u_i vérifient les relations
et plus généralement
c) Prouver que les matrices
A_i vérifient les relations
∀i, j = 1, …, n, ^t A_i A_i = I_n et
i ≠ j ⇒ ^t A_i A_j + ^t A_j A_i = 0 .
III.B.2) Pourj = 1, …, n − 1 on note
S_j la matrice complexe
S_j = i^t A_n A_j .
a) Prouver que (S_1, …, S_(n − 1) ) est un H-système.
b) En déduire qu'on a l'inégalitép(n) ⩾ n − 1 où
p(n) est défini dans la section I.C.
III.B.3) Prouver quen est élément de
{1, 2, 4, 8} .
III.B.2) Pour
a) Prouver que (
b) En déduire qu'on a l'inégalité
III.B.3) Prouver que
IV Représentation des parties de
ℕ et quelques algorithmes
Soient
X et
Y deux parties de
ℕ . On note
X + Y l'ensemble des sommes d'un élément de
X et d'un élément de
Y , c'est-à-dire
X + Y = {x + y|x ∈ X, y ∈ Y} ⊂ ℕ .
Dans les questions suivantes, on supposera que les parties
X et
Y considérées contiennent 0 de sorte que
X + Y contiendra toujours
X et
Y .
SoitN ∈ ℕ^∗ . On représente une partie
X de
[ [0, N] ] par le tableau
A indexé de 0 à
N , tel que, pour
i ∈ [ [0, N] ] , on ait
A[i] = 1 si
i ∈ X, A[i] = 0 sinon.
IV.A - Écrire en langage Maple ou Mathematica une fonction ou une procédure carres telle que, pourN ∈ ℕ^∗ , carres(N) retourne le tableau associé à l'ensemble des carrés inférieurs ou égaux à
N . On n'utilisera pas la fonction racine carrée.
On noteP = {1, 2, 3, 5, 7, …} ⊂ ℕ la réunion de
{1} et de l'ensemble des nombres premiers.
Le crible d'Ératosthène est l'algorithme qui, dans un tableau des entiers de 1 àN , consiste à :
Soit
IV.A - Écrire en langage Maple ou Mathematica une fonction ou une procédure carres telle que, pour
On note
Le crible d'Ératosthène est l'algorithme qui, dans un tableau des entiers de 1 à
- à l'étape 1, supprimer les multiples de 2 strictement supérieurs à 2 ;
- à l'étape 2, supprimer les multiples de 3 strictement supérieurs à 3 ;
- à l'étape
k , supprimer les multiples stricts du plus petit entierp_k qui n'a pas encore été supprimé.
À la fin du processus, les entiers supérieurs ou égaux à 2 qui n'ont pas été supprimés sont les nombres premiers inférieurs ou égaux à
N . (On ne demande pas de justifier ce résultat.)
IV.B - Écrire en langage Maple ou Mathematica une fonction ou une procédure Eratosthene utilisant l'algorithme ci-dessus et telle que, pourN ∈ ℕ^∗ , Eratosthene(N) retourne le tableau
C associé à l'ensemble
X = {p ∈ P|p ⩽ N} ∪ {0} . On rappelle que
C est un tableau de 0 et de 1 , indexé de 0 à
N et caractérisé par
IV.B - Écrire en langage Maple ou Mathematica une fonction ou une procédure Eratosthene utilisant l'algorithme ci-dessus et telle que, pour
IV.C - Écrire en langage Maple ou Mathematica une fonction ou une procédure somme telle que, si
A et
B sont des tableaux de 0 et de 1 indexés de 0 à
N représentant respectivement les parties
X et
Y de
{0, …, N} , somme (
A, B, N ) retourne le tableau
C représentant l'ensemble
Z des éléments de
{1, …, N} sommes d'un élément de
X et d'un élément de
Y .
IV.D - En utilisant les fonctions ou les procédures carres et somme, écrire en langage Maple ou Mathematica une fonction ou une procédure quatrecarres telle que quatrecarres(N) retourne vrai si tout entier de 1 àN est somme de quatre carrés d'entiers et retourne faux sinon.
IV.D - En utilisant les fonctions ou les procédures carres et somme, écrire en langage Maple ou Mathematica une fonction ou une procédure quatrecarres telle que quatrecarres(N) retourne vrai si tout entier de 1 à
V Sommes de carrés dans un anneau
Prouver que pour tout anneau
On pourra utiliser les formes bilinéaires
B_p définies partie III et, éventuellement, se limiter au cas où l'anneau
A est l'anneau
ℤ des entiers relatifs.
V.
B - Le théorème des quatre carrés
On note
𝔾 = {xe + yI + zJ + tK|x, y, z, t ∈ ℤ} l'ensemble des quaternions «entiers».
V.B.1) a) Montrer que𝔾 est un sous-groupe de
ℍ pour l'addition et qu'il est stable par multiplication.
b) Montrer que pour toutq ∈ ℍ , il existe
μ ∈ 𝔾 tel que
N(q − μ) ⩽ 1 .
c) Quel est l'ensemble desq ∈ ℍ tels que
∀μ ∈ 𝔾, N(q − μ) ⩾ 1 ?
V.B.2) Soitp un nombre premier impair. Pour tout entier
r ∈ ℤ , on note
φ(r) le reste de la division euclidienne de
r^2 par
p . On a donc
0 ⩽ φ(r) ⩽ p − 1 et
r^2 − φ(r) ∈ pℤ .
a) Montrer que la restriction deφ à
{0, …, (p − 1)/2} est injective.
b) On considère les ensemblesX = {p − φ(r)| 0 ⩽ r ⩽ (p − 1)/2} et
Y = {φ(s) + 1| 0 ⩽ s ⩽ (p − 1)/2} .
V.B.1) a) Montrer que
b) Montrer que pour tout
c) Quel est l'ensemble des
V.B.2) Soit
a) Montrer que la restriction de
b) On considère les ensembles
Montrer que
X et
Y sont inclus dans
{1, …, p} et que leur intersection est non vide. En déduire qu'il existe
u, v ∈ {0, …, (p − 1)/2} et
m ∈ {1, …, p − 1} tels que
u^2 + v^2 + 1 = mp .
V.B.3) On suppose encore quep est un nombre premier impair. Justifier qu'il existe
m ∈ {1, …, p − 1} et
μ = xe + yI + zJ + tK ∈ 𝔾∖{0} tels que
N(μ) = mp . On choisit
m minimal et on suppose que
m > 1 .
a) Montrer que sim était pair, un nombre pair des entiers
x, y, z, t serait impair et aboutir à une contradiction.
V.B.3) On suppose encore que
a) Montrer que si
On pourra écrire
((x − y)/2)^2 + ((x + y)/2)^2 = (x^2 + y^2)/2 .
b) On supposem impair. Montrer qu'il existe
ν ∈ 𝔾 tel que
N(μ − mν) < m^2 .
c) Prouver queμ^′ = 1/mμ(μ − mν)^∗ est dans
𝔾∖{0} et que
N(μ^′) est un multiple de
p strictement inférieur à
mp . Conclure.
V.B.4) Montrer que tout entier naturel est somme de quatre carrés d'entiers.
b) On suppose
c) Prouver que
V.B.4) Montrer que tout entier naturel est somme de quatre carrés d'entiers.
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