Centrale Mathématiques 2 PC 2017Sujet, corrigé et rapport du jury
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Présentation du sujet
Difficulté moyenneVitesse de convergence des suites réelles et loi faible des grands nombresAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
Difficulté moyenneLe sujet comporte deux parties indépendantes. La première définit et étudie la vitesse de convergence d'une suite réelle (lente, géométrique ou rapide) à travers des exemples classiques. La seconde utilise l'hypothèse d'un moment exponentiel pour améliorer, dans le cas de variables aléatoires discrètes, la majoration habituelle liée à la loi faible des grands nombres, obtenant une vitesse de convergence géométrique.
- 1Partie I.A : résultats généraux sur la vitesse de convergenceDéfinition de l'ensemble Ec des suites à vitesse de convergence bien définie et premières propriétés.
- 2Partie I.B : exemples de calcul de vitesse de convergenceÉtude de suites classiques (puissances, factorielle, intégrales, séries de Riemann) pour déterminer leur vitesse.
- 3Partie I.C : vitesse de convergence d'ordre rLien entre vitesse rapide et ordre de convergence, application aux suites définies par itération d'une fonction.
- 4Partie II.A et II.B : préliminaires et moment exponentielInégalités de convexité exponentielle, puis étude des variables aléatoires discrètes admettant un moment exponentiel.
- 5Partie II.C et II.D : majorations de type ChernoffMajoration de la probabilité de déviation de la moyenne empirique, d'abord via le moment exponentiel puis pour une variable bornée.
Difficulté moyenne. Le rapport décrit un sujet de longueur raisonnable comprenant en nombre suffisant des questions d'un abord facile et d'autres plus difficiles, ce qui a permis de bien classer les candidats.
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesRaisonnements inexacts sur la monotonie · Raccourcis sanctionnés dans un développement limité · Question rendue difficile par la disparition de la convexité du programmeAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesLa plupart des questions de la partie I ont été plus ou moins bien traitées par une majorité de candidats, à l'exception de quelques questions plus délicates. Les candidats se sont montrés assez efficaces sur les préliminaires de la partie II, mais le reste, consacré aux probabilités, a été traité de façon inégale.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Raisonnements inexacts sur la monotonieI.A.4
Sur la question I.A.4, certains candidats supposent à tort qu'une suite est nécessairement soit croissante soit décroissante.
« D'autres font des raisonnements inexacts en pensant par exemple qu'une suite est soit croissante soit décroissante ou en faisant des erreurs lors de quotients d'inégalités »
- 2Raccourcis sanctionnés dans un développement limitéI.B.2a
Certains candidats bloqués sur un développement limité prennent des raccourcis pour retrouver le résultat donné par l'énoncé, ce qui est largement sanctionné.
« font des raccourcis pour arriver au résultat donné, raccourcis qui sont largement sanctionnés »
- 3Question rendue difficile par la disparition de la convexité du programmeII.A.2
La question sur l'inégalité de convexité exponentielle est assez difficile sans indication, faute de connaître encore la notion de convexité des fonctions.
« Question assez difficile sans indication puisque la convexité des fonctions n'est plus au programme »
- 4Théorème de transfert mal maîtriséII.B.2
La mauvaise maîtrise du théorème de transfert, tant sur sa formule que sur le problème de convergence, a pénalisé de nombreux candidats sur de simples exemples.
« La mauvaise maitrise du théorème de transfert pour les variables aléatoires discrètes (formule et problème de la convergence) a pénalisé un trop grand nombre de »
- 5Loi des grands nombres rarement bien énoncéeII.C.1b
L'énonciation précise de la loi faible des grands nombres a posé des difficultés à la grande majorité des candidats.
« Loi des grands nombres très rarement bien énoncée »
- 6Lisibilité de la copie négligée
Une encre trop pâle ou une écriture trop petite désavantagent les candidats qui les utilisent.
« les candidats qui utilisent une encre très pâle ou qui écrivent très petit ne mettent pas toutes »
Ce qui a été bien réussi
- La question I.A.1 a été généralement bien traitée en reprenant un exemple de la partie I.B.1.
- Le côté facile de l'inégalité de la question I.C.2b a été traité par une majorité de candidats.
- La question II.A.3b, très facile, a été largement traitée.
Conseils du jury
- Mener les calculs classiques de développements limités et de limites jusqu'au bout, avec concision et efficacité.
- Rédiger rigoureusement l'utilisation des résultats d'encadrement pour obtenir l'existence et la valeur d'une limite.
- Énoncer précisément les théorèmes utilisés, comme la loi des grands nombres ou les théorèmes de continuité et de dérivation d'une série de fonctions, et vérifier leurs hypothèses.
- Soigner la présentation de la copie : écrire lisiblement et privilégier des copies concises contenant les arguments décisifs plutôt que de longues copies imprécises.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
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L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
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CONCOURS CENTRALE•SUPÉLEC
Calculatrices autorisées
Les parties I et II sont indépendantes.
I Vitesse de convergence d'une suite réelle
-
ℕ désigne l'ensemble des entiers naturels; -
ℝ^ℕ désigne l'espace vectoriel des suites définies surℕ à valeurs réelles; -
E désigne le sous-ensemble deℝ^ℕ constitué des suites(u_n)_(n ∈ ℕ) convergentes telles que
- à toute suite
(u_n)_(n ∈ ℕ) appartenant àE et de limite égale àℓ , on associe la suite(u_n^c)_(n ∈ ℕ) définie à partir d'un certain rang par
-
E^c désigne l'ensemble des éléments(u_n)_(n ∈ ℕ) deE telles que(u_n^c)_(n ∈ ℕ) soit convergente ; - soit
(u_n)_(n ∈ ℕ) une suite appartenant àE^c et soitℓ^c la limite de(u_n^c)_(n ∈ ℕ) ; on dit que la vitesse de convergence de la suite(u_n)_(n ∈ ℕ) est : - lente si
ℓ^c = 1 , - géométrique de rapport
ℓ^c siℓ^c ∈ ]0, 1[ , - rapide si
ℓ^c = 0 ; - soit
(u_n)_(n ∈ ℕ) une suite appartenant àE et de limite égale àℓ , et soitr un réel strictement supérieur à 1 ; on dit que la vitesse de convergence de la suite(u_n)_(n ∈ ℕ) versℓ est d'ordrer si la suite définie à partir d'un certain rang par(u_(n + 1) − ℓ)/(|u_n − ℓ|^r) est bornée ; - on rappelle qu'une suite
(u_n)_(n ∈ ℕ) est stationnaire si∃n_0 ∈ ℕ, ∀n ⩾ n_0, u_n = u_(n_0) .
I.A - Des résultats généraux
I.A.2) L'ensemble
I.A.3) Montrer que
I.A.4) Soit
I.B - Exemples de calcul de vitesse de convergence
I.B.2) On considère la suite
a) Montrer qu'au voisinage de
b) Montrer que la suite (
I.B.3) On considère la suite
a) Montrer que la suite (
b) À l'aide d'une intégration par parties, montrer que la suite (
I.B.4) Soit
a) Montrer que
b) En déduire que
I.C - Vitesse de convergence d'ordre
r d'une suite réelle
I.C.2)
b) Montrer que pour tout entier naturel
c) En déduire que la convergence de la suite
d) Soit
I.C.3) On considère
a) Montrer que
b) Montrer que si la suite
c) Montrer que si
d) Soit
II Autour de la loi faible des grands nombres
Soit
On pourra utiliser les deux propriétés suivantes sans avoir besoin de les démontrer. Soit
- si
f est une application définie surℝ à valeurs réelles, alorsf(X_1), …, f(X_n) sont des variables aléatoires réelles mutuellement indépendantes; - si les
n variables aléatoiresX_1, …, X_n sont d'espérance finie, alors la variable aléatoire∏_(i = 1)^n X_i est d'espérance finie et𝔼(∏_(i = 1)^n X_i) = ∏_(i = 1)^n 𝔼(X_i) .
II.A - Préliminaires
On rappelle que la fonction cosinus hyperbolique, que l'on note cosh, est définie, pour tout réel
II.A.1)
b) En déduire que
II.A.2) Soit
II.A.3) Soit
a) Montrer que
b) En déduire que la fonction
II.B - Variable aléatoire discrète admettant un moment exponentiel
II.B.2) Pour chacune des variables aléatoires réelles suivantes, déterminer les réels
a)
b)
c)
II.C - Une majoration de
ℙ(|(S_n)/n − m| ⩾ ε)
Pour tout entier
Dans cette sous-partie II.C, on suppose que la variable aléatoire
II.C.1)
b) Appliquer, avec les justifications utiles, la loi faible des grands nombres pour la suite de variables aléatoires
II.C.2)
b) Montrer que la fonction
II.C.3) On considère l'application
b) En déduire qu'il existe un réel
II.C.4) Montrer que pour tout réel
II.C.5)
a) Soit
b) En déduire qu'il existe un réel
II.C.6) Montrer que la suite définie par:
II.D - Une majoration de
ℙ(|(S_n)/n| ⩾ ε)
II.D.1) Montrer que la variable aléatoire
Les fonctions
II.D.2) On considère
a) Vérifier que
b) Montrer que
II.D.3)
b) En déduire que
II.D.4) Montrer que
II.D.5) Montrer que
II.D.6) Soit
À l'aide de la question précédente, majorer
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte Centrale maths 2 PC 2017 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte Centrale maths 2 PC 2017 ?
La première partie porte sur les suites réelles et leur vitesse de convergence, la seconde sur les variables aléatoires discrètes, le moment exponentiel et la loi faible des grands nombres.
Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées sur Centrale maths 2 PC 2017 ?
Des raisonnements inexacts sur la monotonie des suites, une mauvaise maîtrise du théorème de transfert, et un énoncé imprécis de la loi faible des grands nombres.
Centrale maths 2 PC 2017 est-il difficile ?
Le rapport le décrit comme de longueur raisonnable, avec des questions faciles et d'autres plus difficiles, ce qui a permis de bien classer les candidats selon leurs connaissances et leur rigueur.
La notion de convexité est-elle nécessaire pour ce sujet ?
La question II.A.2 s'appuie sur une inégalité de convexité exponentielle et a été jugée difficile sans indication, la convexité des fonctions ayant disparu du programme.
Pas de description pour le moment
