Centrale Mathématiques 2 TSI 2011Sujet et corrigé
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Présentation du sujet
Exponentielle d'un endomorphisme en dimension 2 et 3Afficher ou masquer la section
Présentation du sujet
Le problème construit progressivement une notion d'exponentielle d'endomorphisme d'un espace vectoriel complexe de dimension n, d'abord pour les endomorphismes diagonalisables, puis pour les endomorphismes nilpotents, avant de la définir pour tout endomorphisme grâce à la décomposition en partie diagonalisable et partie nilpotente qui commutent. L'application exponentielle est ensuite étudiée en détail dans les cas de la dimension 2 et de la dimension 3, notamment son injectivité et sa surjectivité vers le groupe des automorphismes.
- 1Partie I : préliminaires, endomorphismes nilpotents, trace d'un endomorphismeÉtudier les liens entre valeurs propres, inversibilité et nilpotence, définir l'indice de nilpotence, et introduire la trace d'un endomorphisme comme somme de ses valeurs propres.
- 2Partie II : exponentielle d'un endomorphismeDéfinir l'exponentielle d'un endomorphisme diagonalisable, puis d'un endomorphisme nilpotent, et enfin d'un endomorphisme quelconque décomposé en une partie diagonalisable et une partie nilpotente qui commutent.
- 3Partie III : le cas n=2Classer les endomorphismes en dimension 2 à similitude près, calculer explicitement leur exponentielle, et étudier l'injectivité et la surjectivité de l'application exponentielle, notamment sa restriction aux matrices de trace nulle.
- 4Partie IV : le cas n=3Montrer que tout endomorphisme en dimension 3 admet une décomposition en partie diagonalisable et partie nilpotente commutantes, puis exhiber un exemple montrant que l'application exponentielle n'est pas injective.
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Notations et rappels
- Dans tout le problème
n désigne un entier supérieur ou égal à 2 etE unℂ -espace vectoriel de dimensionn . On noteraL(E) leℂ -espace vectoriel des endomorphismes deE etGL(E) le sous-ensemble deL(E) formé des automorphismes deE . - À tout
f ∈ L(E) , on associe sa matriceMat_B(f) dans la baseB choisie dansE .
De la même façon,
On rappelle également que
- Soit
A = (a_(ij))_(1 ⩽ i, j ⩽ n) ∈ M_n(ℂ) . On dit queA est triangulaire supérieure sia_(ij) = 0 dès quei > j . On noteT_n(ℂ) le sous-espace vectoriel deM_n(ℂ) formé des matrices triangulaires supérieures.
Soitf ∈ L(E) . On sera amené à utiliser la propriété ( T ) suivante :
(T) : il existe une baseB^′ deE telle queMat_(B^′)(f) ∈ T_n(ℂ) - On rappelle que, par convention :
∀A ∈ M_n(ℂ), A^0 = I (matrice identité). - Soit
f ∈ L(E) . Alors,f admetn valeurs propres en comptant chacune avec son ordre de multiplicité. - On rappelle enfin que l'exponentielle d'un nombre complexe
z peut être notée^z ouexpz et que, pour tout nombre complexez, expz ≠ 0 .
I Préliminaires : endomorphismes nilpotents, trace d'un endomorphisme
I.A.1) Montrer que
I.A.2) Montrer que
I.A.3) Soit
On note
On note
I.B.1) Soit
I.B.2) Soient
a) Montrer que, pour tout entier naturel
b) En déduire que, si
I.B.3) Soit
On dira alors que
I.B.4) Soient
On note
a) Montrer que
b) Montrer, plus généralement, que
c) En déduire que
I.B.5) Soient
a) En explicitant le polynôme caractéristique de
b) Montrer que
I.B.6) Montrer qu'une matrice triangulaire supérieure est nilpotente si et seulement si tous ses termes diagonaux sont nuls.
I.
I.C.1) Soit
On appelle «trace de l'endomorphisme
Ainsi on a, pour toute base
I.C.2) Soit
I.C.4) A-t-on le même résultat lorsque
II Exponentielle d'un endomorphisme
II.A - On suppose, tout d'abord,
II.A.1)
b) Montrer que
Si
II.A.2) Soit
On appellera exponentielle de la matrice
II.B - On suppose maintenant que
On pose alors :
II.B.2) En déduire l'ensemble des valeurs propres de
II.
II.C.1)
On désigne par
De même, on désigne par
b) Montrer que, pour toute matrice
II.C.2) Soient
On a ainsi défini deux applications
Notre but est maintenant d'étudier un peu plus précisément ces applications dans les cas
III Le cas
n = 2
III. A - Soient
III.A.1) Montrer que
III.A.2) Soient
III.B - Pour tout couple
III.
III.D - Montrer que
L'application exponentielle est ainsi une application de
III.E -
III.E.2) L'application
III.E.3) En utilisant la question III.C, montrer que toute matrice de
III.E.4) En déduire, en utilisant les questions II.C.2, III.B et III.E.3, que l'application
III.F - Montrer que :
III.
III.G.1) Montrer que
III.G.2) Montrer, à l'aide de I.C. 3 et III.B, que tout élément de
En déduire que
IV Le cas
n = 3
L'objectif est ici de montrer que l'on a encore, dans ce cas, les égalités :
Soient
Montrer que
IV.B.1) Montrer que
IV.B.2) Montrer que
IV.C.1) Justifier l'existence de trois complexes
IV.C.3) Montrer qu'on peut choisir
IV.C.4) Représenter la matrice
IV.C.5) Montrer que
IV.D - Montrer que
IV.E - Soient
IV.E.2) En déduire que l'application
N.B : On pourrait montrer, par un procédé analogue à celui utilisé dans le cas
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte le sujet de mathématiques 2 Centrale TSI 2011 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte le sujet de mathématiques 2 Centrale TSI 2011 ?
Il porte sur la réduction des endomorphismes, les matrices nilpotentes, la trigonalisation, la trace et la construction de l'exponentielle d'un endomorphisme ou d'une matrice.
Les quatre parties du sujet sont-elles indépendantes ?
Non, la partie I fournit les outils de la partie II, qui définit l'exponentielle utilisée ensuite dans les parties III et IV consacrées respectivement aux dimensions 2 et 3.
Quels résultats de cours faut-il connaître pour ce sujet ?
La réduction des endomorphismes, la trigonalisation, les matrices nilpotentes, la trace et les propriétés du groupe linéaire GL(E).
Ce sujet nécessite-t-il de connaître l'exponentielle de matrice hors programme ?
Non, l'énoncé construit lui-même la notion d'exponentielle d'un endomorphisme à partir des cas diagonalisable et nilpotent, sans la supposer connue.
Pas de description pour le moment
