WikiPrépaLivrets

Téléchargements

Présentation du sujet

Difficile
Quatre exercices indépendants : polynômes interpolateurs de Lagrange et endomorphisme associé, espace des fonctions de carré intégrable et inégalité de Hardy, somme aléatoire de variables indépendantes, recherche de zéro et recherche dans une liste en algorithmique
Afficher ou masquer la section

L'épreuve comporte quatre exercices indépendants de profils très différents. Le premier porte sur les polynômes interpolateurs de Lagrange, une matrice de passage associée et un endomorphisme construit à partir de ces polynômes. Le deuxième étudie l'espace des fonctions de carré intégrable sur un intervalle non borné et démontre une inégalité de type Hardy. Le troisième porte sur l'espérance et la variance d'une somme aléatoire de variables indépendantes. Le quatrième traite d'algorithmique, avec la recherche d'un zéro de fonction et la recherche dans une liste.

  1. 1Exercice 1 : polynômes interpolateurs de LagrangeIsomorphisme entre polynômes et valeurs aux points a_i, matrice de passage associée, endomorphisme construit à partir des polynômes de Lagrange.
  2. 2Exercice 2 : fonctions de carré intégrableProduit scalaire sur l'espace des fonctions de carré intégrable, limite le long d'une suite, puis démonstration d'une inégalité de type Hardy.
  3. 3Exercice 3 : somme aléatoire de variables indépendantesCalcul de l'espérance et de la variance d'une somme d'un nombre aléatoire de variables indépendantes.
  4. 4Exercice 4, partie A : recherche de zéro d'une fonctionExistence d'un point fixe, méthode de dichotomie et algorithmique associée.
  5. 5Exercice 4, partie B : recherche dans une listeAlgorithme de tri par insertion et complexité.

Difficile. Sur 4477 copies, la moyenne n'est que de 9,03 sur 20 avec un écart type de 3,81, et le rapport signale que moins de 50% des candidats ont correctement traité l'existence du point fixe pourtant classique de l'exercice 4.

L'épreuve en chiffres

Moyenne 9,03 / 20 · écart-type 3,81 · 4 477 copies · où vous situez-vous ?
Afficher ou masquer la section
Moyenne
9,03/ 20
Écart-type
3,81
Copies
4 477
moyenne 9,0305101520
Deux tiers des copies environ (moyenne ± écart-type)

Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.

Source : rapport du jury. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.

Ce qu'a observé le jury

5 erreurs relevées
Confusion entre cardinal d'une famille et dimension engendrée · Intégrale d'un produit confondue avec un produit d'intégrales · Confusion entre intégrabilité et convergence de l'intégrale
Afficher ou masquer la section

Le jury regrette que beaucoup de candidats n'aient pas respecté la consigne de répartir équitablement leur travail entre les quatre exercices et n'aient pas assez abordé les trois exercices de mathématiques. Il relève un manque général de rigueur, avec des résultats donnés sans preuve.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Confusion entre cardinal d'une famille et dimension engendrée

    Trop de confusions sont relevées entre le cardinal d'une famille de vecteurs et la dimension du sous-espace qu'elle engendre.

  2. 2
    Intégrale d'un produit confondue avec un produit d'intégrales

    Pour trop de candidats, l'intégrale d'un produit est le produit des intégrales, et la fonction est supposée tendre vers 0 en l'infini dès que l'intégrale converge.

    « Pour trop de candidats, l’intégrale d’un produit est le produit des intégrales »
  3. 3
    Confusion entre intégrabilité et convergence de l'intégrale

    Un grand nombre d'étudiants manipulent des intégrales impropres sans avoir vérifié ni justifié leur convergence, confondant intégrabilité et simple convergence.

  4. 4
    Confusion entre éléments de l'univers et valeurs de la variable aléatoire

    Une énorme confusion est constatée dans l'exercice 3 entre éléments de l'univers et valeurs de la variable aléatoire, ainsi qu'une linéarité de l'espérance mal utilisée.

  5. 5
    Existence du point fixe mal démontrée4.A

    Moins de 50% des candidats ont traité correctement l'existence du point fixe, invoquant à tort des théorèmes comme Rolle, Heine ou Bolzano-Weierstrass à la place du théorème approprié.

    « moins de 50 % des candidats ont traité l'existence du point fixe »

Conseils du jury

  • Répartir équitablement son temps de travail entre les quatre exercices, comme le prévoit le barème.
  • Toujours prouver un résultat plutôt que de se contenter de l'énoncer, même lorsqu'il paraît correct.
  • Vérifier et justifier la convergence d'une intégrale impropre avant de la manipuler.
  • Commenter les programmes informatiques en précisant les données d'entrée et ce qui est attendu en sortie.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

Ces sujets peuvent vous intéresser

Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
Afficher ou masquer la section

E3A PSI 12017

EXERCICE 1

Dans tout l'exercice, n désigne un entier supérieur ou égal à 3 . On note E = ℝ_(n − 1)[X] et B = (1, X, …, X^(n − 1)) sa base canonique.
Soient a_1, …, a_n, n réels vérifiant : a_1 < a_2 < ⋯ < a_n.
  1. Montrer que l'application : T : P ↦ (P(a_1), …, P(a_n)) est un isomorphisme de E dans ℝ^n.
  2. On note E = (e_1, …, e_n) la base canonique de ℝ^n et pour tout i ∈ [ [1, n] ], on note L_i = T^(− 1) ( e_i ), c'est-àdire l'unique polynôme dont l'image par T est e_i. Montrer que B^′ = (L_1, …, L_n) est une base de E puis déterminer les composantes d'un polynôme P quelconque de E dans cette base.
    Dans la suite de l'exercice, on note M = (m_(i, j))_(1 ⩽ i, j ⩽ n) la matrice de passage de la base B à la base B^′
  3. Dans cette question uniquement, on suppose que n = 3, a_1 = 0, a_2 = 1 et a_3 = 2.
    (a) Donner, sans justification, les polynômes L_1, L_2, L_3 et expliciter la matrice M.
    (b) Montrer que 1 est valeur propre de la matrice M et déterminer le sous-espace propre associé.
    (c) En déduire tous les polynômes P de ℝ_2[X] vérifiant : P(X) = P(0) + P(1)X + P(2)X^2.
  4. On revient au cas général.
    (a) Montrer que M est inversible. Calculer son inverse. (On pourra utiliser la question 2)
    (b) Etablir la relation : ∑_(i = 1)^n L_i = 1.
    (c) Montrer que l'on a : ∑_(j = 1)^n m_(1, j) = 1. Montrer ensuite que pour tout i ∈ [ [2, n] ], ∑_(j = 1)^n m_(i, j) = 0.
    (d) Lorsque a_1 = 1, déterminer la somme des coefficients de chaque colonne de M.
  5. Dans cette question, on suppose que n ⩾ 4 et soit u l'endomorphisme de E défini par : ^1
∀P ∈ E, u(P) = Q avec Q(X) = P(0)L_1(X) + P(1)L_2(X) + P(2)L_3(X)
(a) Déterminer ker(u) et Im(u). Sont-ils supplémentaires?
(b) Déterminer les éléments propres de u et caractériser géométriquement u

EXERCICE 2

Dans tout l'exercice, I désigne l'intervalle [0, + ∞[ et 𝒞(I, ℝ) est le ℝ-espace vectoriel des applications continues de I vers ℝ.
On note E le ℝ-espace vectoriel constitué des éléments f de 𝒞(I, ℝ) tels que f^2 est intégrable sur I, c'est-à-dire tels que ∫_0^(+ ∞)[f(t)]^2 dt converge.

Questions de cours

  1. Prouver que pour tous réels a et b, ab ⩽ 1/2(a^2 + b^2).
  2. Montrer que le produit de deux éléments de E est une application intégrable sur I.
  3. Soit φ l'application qui au couple (f, g) ∈ E^2 associe le réel : φ(f, g) = ∫_0^(+ ∞)f(t)g(t)dt.
Montrer que l'on définit ainsi un produit scalaire sur E que l'on notera par la suite ⟨|⟩.

Partie 1

Soit h élément de 𝒞(I, ℝ), tel que l'intégrale ∫_0^(+ ∞)h(t)dt converge.
  1. Pour tout n ∈ ℕ, on pose J_n = ∫_n^(n + 1)h(t)dt.
Prouver que: lim_(n → + ∞)J_n = 0.
2. En déduire l'existence d'une suite (a_n)_(n ∈ ℕ) d'éléments de I telle que : lim_(n → + ∞)a_n = + ∞ et lim_(n → + ∞)h(a_n) = 0.

Partie 2

Soit F l'ensemble des applications f de I dans ℝ de classe 𝒞^1 sur I, telles que les intégrales ∫_0^(+ ∞)t^2[f(t)]^2 dt et ∫_0^(+ ∞)[f^′(t)]^2 dt convergent. Soit f ∈ F.
  1. Montrer que les intégrales ∫_0^(+ ∞)[f(t)]^2 dt et ∫_0^(+ ∞)tf(t)f^′(t)dt convergent.
  2. Etablir l'égalité : ∫_0^(+ ∞)tf(t)f^′(t)dt = − 1/2∫_0^(+ ∞)[f(t)]^2 dt.
On pourra, par exemple, utiliser un résultat de la partie 1.
3. Démontrer
(∫_0^(+ ∞)[f(t)]^2 dt)^2 ⩽ 4(∫_0^(+ ∞)t^2[f(t)]^2 dt)(∫_0^(+ ∞)[f^′(t)]^2 dt)
  1. Déterminer toutes les applications f ∈ F pour lesquelles il y a égalité dans l'inégalité (*).

EXERCICE 3

On considère une expérience aléatoire dont l'ensemble des résultats possibles est noté Ω.
Soient k ∈ ℕ^∗ et T une variable aléatoire définie sur Ω et à valeurs dans [ [0, k] ].
On considère alors une suite (X_i)_(i ∈ [0, k]) de variables aléatoires de même loi et toutes à valeurs dans ℤ.^2
On suppose que les variables aléatoires X_0, X_1, …, X_k et T sont mutuellement indépendantes.
On définit la variable aléatoire Y par : ∀ω ∈ Ω, Y(ω) = ∑_(i = 0)^(T(ω))X_i(ω)
  1. Montrer que l'existence de l'espérance des variables aléatoires X_i entraine l'existence de l'espérance de Y.
    On pourra constater que ([T = j])_(j ∈ [0, k]) constitue un système complet d'événements.
  2. Calculer alors 𝔼(Y) en fonction de 𝔼(X_0) et 𝔼(T).
  3. On suppose que 𝔼(X_0) = 0 et que X_0^2 possède une espérance.
Prouver alors que: 𝕍(Y) = 𝕍(X_0)𝔼(T).^3
2. Imprécision de l'énoncé original : il faut prendre les variables aléatoires à valeurs dans ℕ
3. Erreur dans l'énoncé original : 𝕍(Y) = 𝕍(X_0)(𝔼(T) + 1)

EXERCICE 4

PARTIE A. Recherche de zéro d'une fonction

  1. Soient a et b deux réels, f : [a, b] → ℝ une fonction continue telle que f(a)f(b) < 0.
    (a) Justifier que f s'annule sur [a, b].
    (b) Écrire une fonction Python rech_dicho prenant en arguments une fonction f, deux flottants a et b tels que f(a)f(b) < 0 et une précision eps et qui renvoie un couple de réels encadrant un zéro de f à une précision eps près.
  2. Soit f une fonction continue de [0, 1] dans [0, 1].
    (a) Montrer que f admet un point fixe (c'est-à-dire un réel c de [0, 1] tel que f(c) = c ).
    (b) Écrire une fonction Python rech_pt_fixe qui prend en argument une fonction f que l'on suppose continue de [0, 1] dans [0, 1], un précision eps et qui renvoie un couple de réels encadrant un point fixe de f à une précision eps près. On pourra utiliser la fonction rech_dicho.

PARTIE B. Recherche dans une liste

  1. On propose l'algorithme suivant
1def rech_dicho(L,g,d,x):
2 """L est une liste telle que
            L[g:d+1] est triee"""
3 if x>L[d] :
        return d+1
    else :
        a=g
        b = d
        while a != b :
            c = (a+b)//2
            if x <= L[c] :
                b = c
            else:
                a = c+1
    return a
(a) On prend L = [2, 4, 5, 7, 7, 9, 10]. Que renvoient les instructions suivantes?
\ggg rech_dicho(L, 1, 5, 6 )
rech_dicho(L, 0, 5, 1 )
On donnera les valeurs prises par les variables a et b à chaque passage ligne 9 .
(b) Détailler clairement ce que fait le programme rech_dicho.
(c) Déterminer, en le justifiant, la complexité du programme, mesurée en nombre de comparaisons. On utilisera, si besoin est, la notation O, et on pourra exprimer cette complexité en fonction d'un ou plusieurs paramètres parmi len (L), g, d, x.
  1. Proposer un algorithme tri_dicho de tri par insertion utilisant la fonction rech_dicho pour trouver la position à laquelle insérer l'élément.
  2. Estimer le nombre d'affectations de tri_dicho ainsi que le nombre de comparaisons effectuées par l'algorithme tri_dicho. Comparer avec le tri par insertion classique.

Questions fréquentes

4 questions
Sur quels chapitres porte le sujet de mathématiques 1 E3A PSI 2017 ?
Afficher ou masquer la section

Sur quels chapitres porte le sujet de mathématiques 1 E3A PSI 2017 ?

Le sujet couvre les polynômes interpolateurs de Lagrange et la réduction des endomorphismes, les intégrales impropres et le produit scalaire sur un espace de fonctions, les probabilités avec une somme aléatoire de variables, et l'algorithmique avec dichotomie et tri par insertion.

Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées sur l'épreuve de mathématiques 1 E3A PSI 2017 ?

Le jury relève une confusion entre intégrale d'un produit et produit d'intégrales, une confusion entre intégrabilité et convergence de l'intégrale, et une démonstration insuffisante de l'existence d'un point fixe pourtant classique.

L'épreuve de mathématiques 1 E3A PSI 2017 est-elle difficile ?

Oui, la moyenne n'est que de 9,03 sur 20 sur 4477 copies, avec un écart type de 3,81, et plusieurs questions classiques comme l'existence du point fixe ont été mal traitées par plus de la moitié des candidats.

Quelle est la moyenne à l'épreuve de mathématiques 1 E3A PSI 2017 ?

La moyenne est de 9,03 sur 20, avec un écart type de 3,81, sur 4477 copies corrigées.

Pas de description pour le moment