Mines Mathématiques 1 PC 2000Sujet, corrigé et rapport du jury
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ÉCOLE NATIONALE DES PONTS ET CHAUSSÉES, ÉCOLES NATIONALES SUPÉRIEURES DE L'AÉRONAUTIQUE ET DE L'ESPACE, DE TECHNIQUES AVANCÉES, DES TÉLÉCOMMUNICATIONS, DES MINES DE PARIS, DES MINES DE SAINT-ÉTIENNE, DES MINES DE NANCY, DES TÉLÉCOMMUNICATIONS DE BRETAGNE, ÉCOLE POLYTECHNIQUE (FILIÈRE TSI).
CONCOURDS D’ADMISSION 2000
MATHÉMATIQUES
PREMIÈRE ÉPREUVE FILIÈRE PC (Durée de l'épreuve : 3 heures)
Sujet mis à la disposition des concours : ENSTIM, INT, TPE-EIVP.
L'emploi de la calculette est interdit.
Les candidats sont priés de mentionner de façon très apparente sur la première page de la copie : MATHÉMATIQUES I - PC.
L'énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de la filière PC , comporte 5 pages.
Si un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
Si un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
Dans tout le problème
n est un entier naturel supérieur ou égal à 2 (
n ≥ 2 ). Soit
B = (e_1, e_2, …, e_n) la base canonique de l'espace vectoriel complexe
C^n . A un vecteur
X de l'espace vectoriel
C^n , de coordonnées
x_1, x_2, …, x_n , est associée la matrice
V(X) dont les éléments
V(X)_(p, q), 1 ≤ p ≤ n, 1 ≤ q ≤ n , sont définis par la relation :
Le déterminant
v(X) de la matrice
V(X) est un déterminant de Van der Monde ; il est admis que sa valeur est donnée par la relation suivante :
Il est admis que l'application
‖ .
‖del^′ espacevectorielcomplexeC^n dans
R^+ :
est une norme. Soit
E_n l'espace vectoriel normé (
C^n, ‖ .
‖).
Le but du problème est de montrer qu'à cette applicationv de
E_n dans
C peut être associé un réel
ρ tel que, pour tout vecteur
X de
E_n la relation suivante a lieu :
Le but du problème est de montrer qu'à cette application
où le réel
ρ est une valeur prise pour un vecteur unitaire particulier
W :
1. Définition du réel
ρ :
L'entier
n est fixé (
n ≥ 2 ).
a. Comparer pour tout vecteurX de l'espace vectoriel normé
E_n et tout nombre complexe
λ les deux expressions
v(λ.X) et
v(X) .
a. Comparer pour tout vecteur
En particulier, étant donné un vecteur
X de
E_n , soit
Y un vecteur de
E_n de norme unité vérifiant la relation :
X = ‖X‖.Y ; exprimer le nombre complexe
v(X) en fonction de
v(Y) et de
‖X‖ .
b. Démontrer que l'applicationv de l'espace vectoriel normé
E_n dans
C est continue. En déduire que l'application continue
X ↦ |v(X)| admet un maximum sur la sphère unité
S ,
b. Démontrer que l'application
atteint pour au moins un vecteur
W . Soit
ρ le maximum de cette fonction sur la sphère unité :
c. Démontrer les deux relations :
i. pour tout vecteurX de
E_n, |v(X)| ≤ ρ‖X‖^(n(n − 1)/2) ;
ii. il existe au moins un vecteur unitaireW de
E_n tel que
i. pour tout vecteur
ii. il existe au moins un vecteur unitaire
- Cas
n = 2 :
Caractériser les vecteurs qui appartiennent à la sphère unité
S :
Déterminer le maximum
ρ de la fonction
X ↦ |v(X)| sur la sphère unité. Démontrer que les vecteurs unitaires qui rendent maximum
|v(X)| sont proportionnels à un même vecteur
X_1 dont la première coordonnée est égale à 1 . Les déterminer.
3. Casn = 3 :
a. Etant donnés trois réels positifs ou nulst_1 ,
t_2 et
t_3 ,
(t_i ≥ 0, 1 ≤ i ≤ 3) démontrer l'inégalité suivante
3. Cas
a. Etant donnés trois réels positifs ou nuls
Démontrer que l'égalité a lieu si et seulement si les trois réels
t_1, t_2, t_3 sont égaux.
b. Etant donnés trois nombres complexesx_1, x_2 et
x_3 , soient
A, B et
C les trois fonctions des variables
x_1, x_2 et
x_3 définies par les relations suivantes:
b. Etant donnés trois nombres complexes
Démontrer que
A est une combinaison linéaire de
B et de
C .
c. Caractériser les vecteurs qui appartiennent à la sphère unitéS :
c. Caractériser les vecteurs qui appartiennent à la sphère unité
d. Calculer, pour un vecteur
X quelconque de l'espace
E_3 , l'expression
|v(X)|^2 . En déduire une valeur possible pour le réel
ρ . Déterminer les équations que vérifient les coordonnées
x_1, x_2 et
x_3 d'un vecteur
W unitaire rendant
|v(W)| maximum. Exhiber une solution à l'aide des racines cubiques de l'unité. En déduire le réel
ρ .
4. Une minoration du réel
ρ :
Soit
Ω le vecteur unitaire dont les coordonnées
ω_p, 1 ≤ p ≤ n , sont définies par la relation :
a.
V(Ω) est la matrice définie à partir du vecteur
Ω; V(Ω)^– est la matrice complexe conjuguée. Démontrer que la matrice produit
V(Ω)^–.V(Ω) est une matrice proportionnelle à la matrice identité.
b. En déduire la valeur du module|v(Ω)| du déterminant de la matrice
V(Ω) et une minoration du réel
ρ .
b. En déduire la valeur du module
5. Une inégalité de Hadamard :
Dans cette question il est admis que l'application de
C^n × C^n dans
C qui, à deux vecteurs
X = (x_i)_(1 ≤ i ≤ n) et
Y = (y_i)_(1 ≤ i ≤ n) , fait correspondre le nombre complexe (
X|Y ), défini par la relation suivante
est un produit scalaire hermitien. Soit
F_n l'espace préhilbertien (
C^n, (.| .
)).
La norme déduite de ce produit scalaire est notée‖.‖_2 ; elle est définie par la relation :
La norme déduite de ce produit scalaire est notée
Etant donnée une suite de
n vecteurs indépendants
V_1, V_2, …, V_n de l'espace préhilbertien
F_n , soit
M(V_1, V_2, …, V_n) la matrice carrée d'ordre
n dont les vecteurs colonnes sont les vecteurs
V_1, V_2, …, V_n .
a. Déterminer, lorsque les vecteursV_1, V_2, …, V_n sont deux à deux orthogonaux, le produit
B de la matrice transposée de la matrice complexe conjuguée de la matrice
M(V_1, V_2, …, V_n) avec la matrice
M(V_1, V_2, …, V_n) :
a. Déterminer, lorsque les vecteurs
Que vaut le module du déterminant de la matrice
M(V_1, V_2, …, V_n) ?
b. SoitU_1, U_2, …, U_n les vecteurs de l'espace
F_n définis de la manière suivante :
b. Soit
-
U_1 = V_1 , -
U_2 = V_2 − proj_1(V_2); proj_1(V_2) est le vecteur projection du vecteurV_2 sur la droite
vectorielle engendrée parV_1 , - pour tout entier
i compris entre 3 etn(3 ≤ i ≤ n) :U_i = V_i − proj_(i − 1)(V_i); proj_(i − 1)(V_i) est le vecteur projection du vecteurV_i sur l'espace vectoriel engendré par les vecteursV_1, V_2, …, V_(i − 1) .
Démontrer l'égalité entre les déterminants des deux matrices
M(V_1, V_2, …, V_n) et
M(U_1, U_2, …, U_n) :
c. Déduire des résultats précédents l'inégalité :
Démontrer, lorsque les vecteurs
V_1, V_2, …, V_n sont tous différents de 0 , qu'il y a égalité entre les deux membres de cette relation si et seulement si les vecteurs
V_1, V_2, …, V_n sont deux à deux orthogonaux.
6. Une majoration du réel
ρ :
Démontrer pour tout vecteur
X de l'espace vectoriel
E_n , de coordonnées
x_1, x_2, …, x_n , l'inégalité suivante :
Déterminer pour un vecteur
X unitaire (
‖X‖ = 1 ) de l'espace vectoriel
E_n une majoration du module
|v(X)| . En déduire la valeur du réel
ρ .
7. Recherche des vecteurs
W :
Soit
W un vecteur unitaire de l'espace
E_n , de coordonnées
x_p, 1 ≤ p ≤ n , pour lequel le déterminant
v(W) de la matrice
V(W) a un module égal au réel
ρ = n^(n/2) :
a. Démontrer que les coordonnées
x_p, 1 ≤ p ≤ n de ce vecteur
W sont deux à deux différentes l'une de l'autre :
b. Démontrer, en utilisant par exemple l'inégalité de Hadamard, que les coordonnées
x_1, x_2, …, x_n , de ce vecteur ont toutes un module égal à 1 et vérifient les
n − 1 relations suivantes :
A ce vecteur
W est associé le polynôme
P_W défini par la relation suivante : pour tout réel
t ,
Ce polynôme
P_W peut aussi être écrit sous la forme :
c. Que vaut le coefficient
α_n ? Démontrer qu'il est possible de poser
α_0 = − e^(iθ_0) où
θ_0 est un réel.
Soit
F_W la fraction rationnelle définie par la relation :
d. Démontrer que, sur l'ensemble de définition de la fraction rationnelle
En déduire qu'il existe un réel
R(R > 0) tel que sur l'intervalle ouvert
] − R, R [ la fonction
F_W est développable en série entière. Déterminer un minorant du réel
R .
La fonction
F_W est donc dans l'intervalle
] − R, R [ la somme d'une série entière qui s'écrit :
e. Déterminer les coefficients
f_k, k = 0, 1, … , à l'aide des coordonnées du vecteur
W . Quelle conclusion en tirer sur les
n − 1 premiers coefficients
f_0, f_1, …, f_(n − 2) ?
f. Déduire des résultats précédents l'expression du polynômeP_W^′ , polynôme dérivée du polynôme
P_W . Déterminer le polynôme
P_W , puis les coordonnées
x_p, 1 ≤ p ≤ n du vecteur
W . Calculer, à titre de vérification, les normes de ce vecteur dans
E_n et dans
F_n c'est-à-dire
‖W‖ et
‖W‖_2 。
g. Combien y-a-t-il de vecteursW dont une au moins des coordonnées est égale à 1 ?
f. Déduire des résultats précédents l'expression du polynôme
g. Combien y-a-t-il de vecteurs
FIN DU PROBLÈME
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