BCE Maths approfondies HEC ECS 2010Sujet et corrigé
Epreuve de maths approfondies - ECS 2010
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Annale de maths approfondies BCE HEC pour la filiere ECS, session 2010.
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BANQUE COMMUNE D'EPREUVES
CONCOURS D'ADMISSION DE 2010
Conceptions : H.E.C. - E.S.C.P. / EUROPE
OPTION SCIENTIFIQUE
MATHEMATIQUES
Mardi 4 mai 2010, de 8 h. à 12 h.
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d'aucun document : l'utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Seule l'utilisation d'une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il la signalera sur sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre
Dans tout le problème,
n désigne un entier supérieur ou égal à 2 , et
ℝ^n est muni de sa structure euclidienne canonique. Le produit scalaire et la norme associée sont notés respectivement <, > et
‖‖ . Pour tous vecteurs
x = (x_1, x_2, …, x_n) et
y = (y_1, y_2, …, y_n) de
ℝ^n , on note
x ⩾ y si pour tout
i de
[ [1, n] ] , on a :
x_i ⩾ y_i .
Le vecteur nul deℝ^n est noté
0→ et le vecteur de
ℝ^n dont toutes les composantes sont égales à 1 est noté
1→ .
On rappelle ou on admet les deux résultats suivants :
Le vecteur nul de
On rappelle ou on admet les deux résultats suivants :
- une partie
K non vide deℝ^n est convexe si pour tout couple (u, v ) de vecteurs deK^2 et pour tout réelt de[0, 1] , le vecteurtu + (1 − t)v appartient àK ; - l'image réciproque par une fonction continue de
ℝ^n dansℝ d'un intervalle fermé deℝ , est un fermé deℝ^n .
On dit qu'un vecteur
h de
ℝ^n sépare deux convexes
K_1 et
K_2 , s'il existe un réel
c qui vérifie, pour tous vecteurs
u de
K_1 et
v de
K_2 , l'encadrement :
⟨h, u⟩ < c < ⟨h, v⟩ .
SiK est une partie non vide et convexe de
ℝ^n , et
x un vecteur de
ℝ^n , on appelle projection de
x sur
K et on note
p(x) s'il existe, tout vecteur
y de
K qui vérifie, pour tout vecteur
z de
K : ‖x − y‖ ⩽ ‖x − z‖ , c'est-à-dire tel que
‖x − y‖ = min_(z ∈ K)‖x − z‖ .
Si
Partie I. Projection sur un convexe fermé
- Exemple 1. Soit
K le sous-ensemble deℝ^2 défini par :K = {(z_1, z_2) ∈ ℝ^2/z_1 ⩽ 1 etz_2 ⩽ 1} , etx = (x_1, x_2) un vecteur donné deℝ^2 n'appartenant pas àK tel quex_1 > 0 etx_2 > 0 .
a) Montrer que l'ensembleK est convexe et fermé.K est-il borné?
b) Établir l'existence et l'unicité de la projectionp(x) dex surK . Déterminer cette projection.
c) Faire une figure représentant le convexeK , un vecteurx et la projectionp(x) .
d) Écrire une fonction Pascal d'en-tête distance(x1,x2 : real) : real qui à tout vecteurx = (x_1, x_2) deℝ^2 n'appartenant pas àK et tel quex_1 > 0, x_2 > 0 , associe le réel‖x − p(x)‖ .
e) Vérifier que pour tout vecteurz deK , on a :⟨z − p(x), x − p(x)⟩ ⩽ 0 .
f) Montrer qu'il existe un réelc qui vérifie, pour tout vecteurz deK : ⟨x − p(x), z⟩ < c < ⟨x − p(x), x⟩ . - Exemple 2. Soit
E un sous-espace vectoriel deℝ^n , différent de{0→} et deℝ^n .
a) Montrer queE est une partie convexe deℝ^n . On admet qu'elle est fermée.
b) Dans cette question,E est l'ensemble des vecteursw = (w_1, w_2, w_3, w_4) deℝ^4 qui vérifient l'équation :w_1 + w_2 − w_3 − w_4 = 0 . Soitx = (x_1, x_2, x_3, x_4) un vecteur deℝ^4 n'appartenant pas àE . Déterminermin_(w ∈ E)‖x − w‖ et le vecteurp(x) .
Cas général : soit
K une partie convexe, fermée et non vide de
ℝ^n , et
x un vecteur de
ℝ^n qui n'appartient pas à
K .
- Soit
f la fonction à valeurs réelles définie surK par : pour toutz deK, f(z) = ‖x − z‖ .
a) Justifier la continuité de la fonctionf .
b) Soitz_0 un vecteur quelconque deK . On considère la boule ferméeB_0 de centrex et de rayon‖x − z_0‖ . On pose :K^′ = B_0 ∩ K . Justifier queK^′ est une partie fermée et bornée deℝ^n .
c) En déduire quef admet un minimum surK^′ . Soitz^ tel quef(z^) = min_(z ∈ K^′)f(z) .
d) Montrer que l'inégalité‖x − z‖ ⩾ ‖x − z^‖ est satisfaite pour tout vecteurz deK . Conclure. - a) Vérifier pour tous vecteurs
a etb deℝ^n , l'identité :‖x − (a + b)/2‖^2 + 1/4‖a − b‖^2 = 1/2‖x − a‖^2 + 1/2‖x − b‖^2 .
b) On pose :d = min_(z ∈ K)‖x − z‖ . Soitu etv deux vecteurs deK vérifiantd = ‖x − u‖ = ‖x − v‖ .
À l'aide de la question précédente, montrer que
u = v . Conclure.
5. On rappelle quep(x) désigne la projection du vecteur
x sur
K .
a) Établir pour tout vecteurz de
K et pour tout réel
t de
[0, 1] , l'inégalité :
5. On rappelle que
a) Établir pour tout vecteur
b) En déduire pour tout
z de
K , l'inégalité :
⟨z − p(x), x − p(x)⟩ ⩽ 0 .
c) Réciproquement, on suppose qu'il existe un vecteury de
K tel que pour tout vecteur
z de
K , on a :
⟨z − y, x − y⟩ ⩽ 0 . Montrer que
y = p(x) . Conclure.
d) Établir l'inégalité :⟨x − p(x), p(x)⟩⟨⟨x − p(x), x⟩ . Montrer que
x − p(x) sépare les ensembles
K et
{x} .
c) Réciproquement, on suppose qu'il existe un vecteur
d) Établir l'inégalité :
Partie II. Un cas particulier
Soit
α_1, α_2, …, α_n , des réels strictement positifs. On pose :
K = {z = (z_1, z_2, …, z_n) ∈ ℝ^n/∑_(i = 1)^n α_i z_i^2 ⩽ 1} .
6. Montrer queK est un sous-ensemble convexe, fermé et borné de
ℝ^n .
6. Montrer que
Soit
x = (x_1, x_2, …, x_n) un vecteur donné de
ℝ^n n'appartenant pas à
K et vérifiant pour tout
i de
[ [1, n] ] ,
x_i > 0 . On pose :
K_0 = {z ∈ K/∑_(i = 1)^n α_i z_i^2 = 1} et
K_1 = {z ∈ K/∑_(i = 1)^n α_i z_i^2 < 1} .
7. Soitf la fonction à valeurs réelles définie sur
K par :
f(z) = ‖x − z‖^2 .
a) Montrer quef est de classe
C^1 sur l'ouvert
K_1 .
b) La restriction def à
K_1 admet-elle des points critiques? En déduire que
p(x) appartient à
K_0 .
c) Montrer que les coordonnées dep(x) sont positives ou nulles, non toutes nulles.
8. On définit l'ouvertΩ par :
Ω = {(z_1, z_2, …, z_(n − 1))/∀i ∈ [ [1, n − 1] ] ,
z_i > 0 et
(z_1, z_2, …, z_(n − 1), 0) ∈ K_1} .
7. Soit
a) Montrer que
b) La restriction de
c) Montrer que les coordonnées de
8. On définit l'ouvert
Soit
Ψ et
H les fonctions à valeurs réelles définies sur
Ω par :
Ψ(z_1, z_2, …, z_(n − 1)) = √(1/(α_n)(1 − ∑_(i = 1)^(n − 1)α_i z_i^2)) et
H(z_1, z_2, …, z_(n − 1)) = ∑_(i = 1)^(n − 1)(x_i − z_i)^2 + (x_n − Ψ(z_1, z_2, …, z_(n − 1)))^2 .
On suppose que (z_1^∗, z_2^∗, …, z_(n − 1)^∗ ) est un point critique de
H .
On notez_n^∗ = Ψ(z_1^∗, z_2^∗, …, z_(n − 1)^∗) et
z^∗ = (z_1^∗, z_2^∗, …, z_(n − 1)^∗, z_n^∗) .
a) Montrer quez_n^∗ est strictement positif et que le vecteur
z^∗ appartient à
K_0 .
b) On pose :λ = 1/(α_n)((x_n)/(z_n^∗) − 1) . Montrer que pour tout
i de
[ [1, n] ] , on a :
z_i^∗ = (x_i)/(1 + λα_i) .
c) On pose :β = max_(1 ⩽ i ⩽ n)((− 1)/(α_i)) . Montrer que
λ > β .
d) Étudier la fonction définie sur]β, + ∞[pary ↦ ∑_(i = 1)^n(α_i x_i^2)/((1 + α_i y)^2) . En déduire l'existence d'un unique réel
λ_0 vérifiant
∑_(i = 1)^n(α_i x_i^2)/((1 + λ_0 α_i)^2) = 1 . Montrer que
λ_0 est strictement positif.
Expliciter les coordonnées du vecteurz^∗ en fonction de
λ_0 et des réels
α_i et
x_i(i ∈ [ [1, n] ]) .
9. a) Établir pour toutz de
K , l'inégalité :
⟨z − z^∗, x − z^∗⟩ ⩽ 0 . En déduire que
z^∗ = p(x) .
b) Montrer que le réelc = (λ_0)/2(1 + ∑_(i = 1)^n(α_i x_i^2)/(1 + λ_0 α_i)) vérifie pour tout
z de
K : ⟨x − p(x), z⟩ < c < ⟨x − p(x), x⟩ .
On suppose que (
On note
a) Montrer que
b) On pose :
c) On pose :
d) Étudier la fonction définie sur
Expliciter les coordonnées du vecteur
9. a) Établir pour tout
b) Montrer que le réel
Partie III. Une séparation de deux convexes
On admet la proposition suivante : si
K_1 et
K_2 sont deux convexes fermés de
ℝ^n tels que
K_1 ∩ K_2 = {x_0} (
x_0 ∈ ℝ^n ), alors il existe un vecteur
h non nul de
ℝ^n et un réel
c tels que, pour tout
x de
K_1 , pour tout
y de
K_2 , on a :
⟨h, x⟩ ⩽ c ⩽ ⟨h, y⟩ .
On noteB_n l'ensemble des parties
K de
ℝ^n qui vérifient les trois conditions suivantes :
i)K est convexe, fermée, bornée et contenue dans
{x ∈ ℝ^n/x ⩾ 0→} ;
ii) il existe un vecteurx de
K dont toutes les coordonnées sont strictement positives ;
iii) pour toutx de
K et tout
y de
ℝ^n , on a :
[x ⩾ y ⩾ 0→] ⇒ y ∈ K .
10. Dessiner dansℝ^2 un exemple d'élément
K de
B_2 .
On note
i)
ii) il existe un vecteur
iii) pour tout
10. Dessiner dans
Dans toute la suite de cette partie, on se donne un élément
K de
B_n .
11. On dit qu'une fonctionf : ℝ^(+ ∗) → ℝ est strictement concave si, pour tout couple (
a, b ) de
ℝ^(+ ∗) × ℝ^(+ ∗) vérifiant
a < b , pour tout réel
t de
]0, 1[ , on a :
f(ta + (1 − t)b) > tf(a) + (1 − t)f(b) .
Montrer que la fonction ln est strictement concave surℝ^(+ ∗) .
12. Soitg la fonction à valeurs réelles définie sur
K par :
g(x) = g(x_1, x_2, …, x_n) = ∏_(i = 1)^n x_i .
a) Justifier queg admet un maximum sur
K .
b) Soitu un vecteur de
K tel que
g(u) = max_(x ∈ K)g(x) . Montrer que pour tout
i de
[ [1, n] ] , on a :
u_i > 0 .
c) Établir l'unicité du vecteuru de
K tel que
g(u) = max_(x ∈ K)g(x) .
(on pourra raisonner par contraposée et utiliser la question 11)
13. On noteφ^⋆(K) = (φ_1^⋆(K), φ_2^⋆(K), …, φ_n^⋆(K)) l'unique vecteur de
K en lequel la fonction
g atteint son maximum.
On pose :F = {((x_1)/(φ_1^⋆(K)), (x_2)/(φ_2^⋆(K)), …, (x_n)/(φ_n^⋆(K))) ∈ ℝ^n, (x_1, x_2, …, x_n) ∈ K} .
a) Montrer queF est un élément de
B_n .
b) Montrer que pour tout vecteury de
F , on a :
∏_(i = 1)^n y_i ⩽ 1 .
14. On pose :A = {x ∈ ℝ^n/x ⩾ 0→ et
∏_(i = 1)^n x_i ⩾ 1} .
a) Montrer queA est fermé.
b) En utilisant la question 11, montrer queA est convexe.
15. Établir l'égalité :A ∩ F = {1→} . En déduire l'existence d'un vecteur non nul
h de
ℝ^n vérifiant, pour tout
x de
A et tout
y de
F : ⟨h, y⟩ ⩽ ⟨h, 1→⟩ ⩽ ⟨h, x⟩ .
16. On veut montrer dans cette question que les coordonnées deh sont toutes strictement positives.
a) On fait l'hypothèse selon laquelle0→ ⩾ h . Pour tout
k de
ℕ , on pose :
v_k = ⟨h, k1→⟩ .
11. On dit qu'une fonction
Montrer que la fonction ln est strictement concave sur
12. Soit
a) Justifier que
b) Soit
c) Établir l'unicité du vecteur
(on pourra raisonner par contraposée et utiliser la question 11)
13. On note
On pose :
a) Montrer que
b) Montrer que pour tout vecteur
14. On pose :
a) Montrer que
b) En utilisant la question 11, montrer que
15. Établir l'égalité :
16. On veut montrer dans cette question que les coordonnées de
a) On fait l'hypothèse selon laquelle
Montrer que
lim_(k → + ∞)v_k = − ∞ . En déduire que l'hypothèse faite est contredite et qu'il existe donc un entier
i_0 de
[ [1, n] ] tel que
h_(i_0) > 0 .
b) On suppose qu'il existe un entieri_1 de
[ [1, n] ] tel que
h_(i_1) ⩽ 0 . Pour tout
k de
ℕ^∗ , on note
w^((k)) le vecteur de
ℝ^n défini par :
w_(i_0)^((k)) = 1/k, w_(i_1)^((k)) = k et, pour tout
i de
[ [1, n] ] avec
i ≠ i_0 et
i ≠ i_1, w_i^((k)) = 1 .
Soit(z_k)_(k ∈ ℕ^∗) la suite réelle définie par : pour tout
k de
ℕ^∗, z_k = ⟨h, w^((k))⟩ .
Étudier la convergence de la suite(z_k)_(k ∈ ℕ^∗) . En déduire que l'hypothèse faite est contredite et qu'en conséquence, pour tout
i de
[ [1, n] ] , on a :
h_i > 0 .
17. En utilisant un raisonnement semblable à celui des questions précédentes, montrer que toutes les coordonnées du vecteurh sont égales. En déduire que pour tout
x de
A et tout
y de
F , on a :
∑_(i = 1)^n y_i ⩽ n ⩽ ∑_(i = 1)^n x_i .
b) On suppose qu'il existe un entier
Soit
Étudier la convergence de la suite
17. En utilisant un raisonnement semblable à celui des questions précédentes, montrer que toutes les coordonnées du vecteur
Partie IV. La solution de Nash
Un élément
K de
B_n est interprété comme un problème de négociation. Les éléments de
K représentent différents accords auxquels sont susceptibles d'aboutir
n personnes. Pour
x dans
K ,
x_i est une mesure du "gain" de la personne
i . Le statu quo en cas de désaccord est le vecteur nul.
Pourx ∈ ℝ^n et
(i, j) ∈ [ [1, n] ]^2 avec
i ≠ j , on note
x[i, j] le vecteur déduit de
x en échangeant les coordonnées de rangs
i et
j : x[i, j]_i = x_j, x[i, j]_j = x_i et
x[i, j]_k = x_k si
k ∉ {i, j} .
PourK ⊂ ℝ^n et
(i, j) ∈ [ [1, n] ]^2 avec
i ≠ j , on note
K[i, j] l'ensemble
{x ∈ ℝ^n/x[i, j] ∈ K} .
Pour(a, x) ∈ ℝ^n × ℝ^n , on note
a ⊗ x ∈ ℝ^n le vecteur
(a_1 x_1, …, a_n x_n) . Pour
a ∈ ℝ^n, K ⊂ ℝ^n , on note
a ⊗ K l'ensemble
{a ⊗ x/x ∈ K} .
Une règle de partage est une applicationφ : B_n → ℝ^n qui associe à tout problème de négociation
K de
B_n , un vecteur
φ(K) de
ℝ^n . On s'intéresse aux règles
φ qui vérifient les propriétés suivantes :
P1 : Pour toutK ∈ B_n, φ(K) ∈ K et il n'existe pas de point
x ∈ K tel que
x ≠ φ(K) et
x ⩾ φ(K) .
P2 : Pour toutK ∈ B_n et
a ∈ ℝ^n tel que
a_i > 0 pour tout
i ∈ [ [1, n] ] , on a :
φ(a ⊗ K) = a ⊗ φ(K) .
P3 : Pour tousK ∈ B_n et
K^′ ∈ B_n tels que
K ⊂ K^′ et
φ(K^′) ∈ K , on a :
φ(K^′) = φ(K) .
P4 : Pour toutK ∈ B_n et pour tout couple (
i, j ) d'entiers distincts de
[ [1, n] ]^2 , on a :
φ(K[i, j]) = (φ(K))[i, j] .
18. Les quatre propriétésP1, P2, P3 et P 4 ont chacune une interprétation en terme de symétrie, ou d'optimalité, ou d'invariance par changement d'échelle ou d'invariance par élimination d'options non pertinentes (dans le désordre).
Quelle interprétation peut-on associer à chacune d'elles? Justifier très brièvement votre réponse.
19. Montrer queφ^⋆ , définie dans la question 13, vérifie les propriétés P1, P2, P3 et P4.
20. Soitφ une règle satisfaisant à
P1, P2, P3 et P 4 .
a) On pose :K_0 = {x ∈ ℝ^n/x ⩾ 0→ et
∑_(i = 1)^n x_i ⩽ n} . A l'aide de P1 et P4, montrer que
φ(K_0) = 1→ .
b) SoitK un élément de
B_n . On considère l'ensemble
F défini dans la question 13 .
Pour
Pour
Pour
Une règle de partage est une application
P1 : Pour tout
P2 : Pour tout
P3 : Pour tous
P4 : Pour tout
18. Les quatre propriétés
Quelle interprétation peut-on associer à chacune d'elles? Justifier très brièvement votre réponse.
19. Montrer que
20. Soit
a) On pose :
b) Soit
À l'aide de P3 et de la question 17, montrer que
φ(F) = 1→ . En déduire que
φ(K) = φ^⋆(K) . Conclure.
Pas de description pour le moment
