CCINP Mathématiques 1 PC 2010Sujet, corrigé et rapport du jury
Racines carrées d'un endomorphisme
Téléchargements
Ces sujets peuvent vous intéresser
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
CONCOURS COMMUNS POLYTECHNIOUES
EPREUVE SPECIFIQUE FILIERE PC
MATHEMATIQUES 1
Durée : 4 heures
Les calculatrices sont interdites
N.B. : Le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction.
N.B. : Le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction.
Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.
Notations et objectifs
Dans tout ce problème
n est un entier naturel supérieur ou égal à 2 et
E est un espace vectoriel de dimension finie
n sur le corps
ℝ des nombres réels.
L(E) désigne l'algèbre des endomorphismes de
E et
GL(E) l'ensemble des endomorphismes de
E qui sont bijectifs.
On note 0 l'endomorphisme nul et id l'application identité.
Pour tout endomorphismef ,
Ker(f) et
Im(f) désigneront respectivement le noyau et l'image de
f .
Pour tout endomorphisme
L'ensemble des valeurs propres de
f sera noté
Sp(f) et on notera :
Étant donné
où
f^0 = id et pour
k ∈ ℕ^⋆, f^k = f ∘ … ∘ f_()_(k fois) .
Sif_1, …, f_q désignent
q endomorphismes de
E(q ∈ ℕ^⋆) alors
∏_(1 ⩽ i ⩽ q)f_i désignera l'endomorphisme
f_1 ∘ … ∘ f_q .
Si
Pour tout entier
p non nul,
M_p(ℝ) désigne l'espace des matrices carrées à
p lignes et
p colonnes à coefficients dans
ℝ .
I_p est la matrice identité de
M_p(ℝ) .
L'objectif du problème est d'étudier des conditions nécessaires ou suffisantes à l'existence de racines carrées d'un endomorphismef et de décrire dans certains cas l'ensemble
R(f) .
L'objectif du problème est d'étudier des conditions nécessaires ou suffisantes à l'existence de racines carrées d'un endomorphisme
PARTIE I
A) On désigne par
f l'endomorphisme de
ℝ^3 dont la matrice dans la base canonique est donnée par :
- Montrer que
f est diagonalisable. - Déterminer une base (
v_1, v_2, v_3 ) deℝ^3 formée de vecteurs propres def et donner la matriceD def dans cette nouvelle base. - Soit
P la matrice de passage de la base canonique à la base (v_1, v_2, v_3 ). Soit un entierm ⩾ 1 . Sans calculer l'inverse deP , exprimerA^m en fonction deD, P etP^(− 1) . - Calculer
P^(− 1) , puis déterminer la matrice def^m dans la base canonique. - Déterminer toutes les matrices de
M_3(ℝ) qui commutent avec la matriceD trouvée à la question 2). - Montrer que si
H ∈ M_3(ℝ) vérifieH^2 = D , alorsH etD commutent. - Déduire de ce qui précède toutes les matrices
H deM_3(ℝ) vérifiantH^2 = D , puis déterminer tous les endomorphismesh deℝ^3 vérifianth^2 = f en donnant leur matrice dans la base canonique.
B) Soientf etj les endomorphismes deℝ^3 dont les matrices respectivesA etJ dans la base canonique sont données par :
- Calculer
J^m pour tout entierm ⩾ 1 . - En déduire que pour tout
m ∈ ℕ^⋆, f^m = id + 1/3(4^m − 1)j . Cette relation est-elle encore valable pourm = 0 ? - Montrer que
f admet deux valeurs propres distinctesλ etμ telles queλ < μ . - Montrer qu'il existe un unique couple (
p, q ) d'endomorphismes deℝ^3 tel que pour tout entierm ⩾ 0, f^m = λ^m p + μ^m q et montrer que ces endomorphismesp etq sont linéairement indépendants. - Après avoir calculé
p^2, q^2, p ∘ q etq ∘ p , trouver tous les endomorphismesh , combinaisons linéaires dep etq qui vérifienth^2 = f . - Montrer que
f est diagonalisable et trouver une base de vecteurs propres def . Écrire la matriceD def , puis la matrice dep et deq dans cette nouvelle base. - Déterminer une matrice
K deM_2(ℝ) non diagonale telle queK^2 = I_2 , puis une matriceY deM_3(ℝ) non diagonale telle queY^2 = D . - En déduire qu'il existe un endomorphisme
h deℝ^3 vérifianth^2 = f qui n'est pas combinaison linéaire dep etq . - Montrer que tous les endomorphismes
h deℝ^3 vérifianth^2 = f sont diagonalisables.
PARTIE II
Soit
f un endomorphisme de
E . On suppose qu'il existe
(λ, μ) ∈ ℝ^2 et deux endomorphismes non nuls
p et
q de
E tels que :
- Calculer
(f − λid) ∘ (f − μid) . En déduire quef est diagonalisable. - Montrer que
λ etμ sont valeurs propres def et qu'il n'y en a pas d'autres. - Déduire de la relation trouvée dans la question 1) que
p ∘ q = q ∘ p = 0 puis montrer quep^2 = p etq^2 = q . - On suppose jusqu'à la fin de cette partie que
λμ ≠ 0 .
Montrer que
f est un isomorphisme et écrire
f^(− 1) comme combinaison linéaire de
p et
q .
5) Montrer que pour toutm ∈ ℤ :
5) Montrer que pour tout
- Soit
F le sous-espace deL(E) engendré parp etq . Déterminer la dimension deF . - On suppose dans la suite de cette partie que
λ etμ sont strictement positifs. DéterminerR(f) ∩ F . - Soit
k un entier supérieur ou égal à 2 . Déterminer une matriceK deM_k(ℝ) non diagonale et vérifiantK^2 = I_k . - Montrer que si l'ordre de multiplicité de la valeur propre
λ est supérieur ou égal à 2, alors il existe un endomorphismep^′ ∈ L(E)∖F tel quep^2 = p etp^′ ∘ q = q ∘ p^′ = 0 . - En déduire que si
dim(E) ⩾ 3 , alorsR(f)⊄F .
PARTIE III
Soient
p_1, …, p_m, m endomorphismes non nuls de
E et
λ_1, …, λ_m, m nombres réels distincts. Soit
f un endomorphisme de
E vérifiant pour tout entier
k ∈ ℕ :
- Montrer que pour tout
P ∈ ℝ[X] , on a :
- En déduire que
∏_(i = 1)^m(f − λ_i id) = 0 , puis quef est diagonalisable. - Pour tout entier
ℓ tel que1 ⩽ ℓ ⩽ m , on considère le polynôme :
Montrer que pour tout entier
ℓ , tel que
1 ⩽ ℓ ⩽ m , on a
p_ℓ = L_ℓ(f) . En déduire que
Im(p_ℓ) ⊂ Ker(f − λ_ℓ id) , puis que le spectre de
f est :
- Vérifier que pour tout couple d'entiers (
i, j ) tels que1 ⩽ i, j ⩽ m , on a :
- Justifier le fait que la somme
∑_(i = 1)^m Ker(f − λ_i id) est directe et égale àE et que les projecteurs associés à cette décomposition deE sont lesp_i . - Soit
F le sous-espace vectoriel deL(E) engendré par{p_1, …, p_m} . Déterminer la dimension deF . - Déterminer
R(f) ∩ F dans le cas oùλ_1, …, λ_m sont des réels positifs ou nuls. - Dans cette question, on suppose de plus que
m = n .
8.1) Préciser alors la dimension des sous-espaces propres def .
8.2) Montrer que sih ∈ R(f) , tout vecteur propre def est également vecteur propre deh .
8.3) En déduire queR(f) ⊂ F et donner une condition nécessaire et suffisante sur lesλ_i pour queR(f) soit non vide. - Montrer que si
m < n et si tous lesλ_i sont positifs ou nuls, alorsR(f)⊄F .
PARTIE IV
A) Soit
f un endomorphisme non nul de
E tel qu'il existe un entier
p > 1 tel que
f^p = 0 et
f^(p − 1) ≠ 0 .
- Montrer qu'il existe
x ∈ E non nul tel que la famille (x, f(x), f^2(x), …, f^(p − 1)(x) ) est libre. En déduire quep ⩽ n et quef^n = 0 . - Montrer que si
R(f) ≠ ∅ alors2p − 1 ⩽ n . - Déterminer les réels
a_0, …, a_(n − 1) tels que√(1 + x) = ∑_(k = 0)^(n − 1)a_k x^k + O(x^n) au voisinage de 0 . Dans la suite,P_n désigne le polynôme défini parP_n(X) = ∑_(k = 0)^(n − 1)a_k X^k . - Montrer qu'il existe une fonction
η bornée au voisinage de 0 telle que l'on aitP_n^2(x) − x − 1 = x^n η(x) . En déduire queX^n diviseP_n^2 − X − 1 . - Montrer alors que
R(f + id) ≠ ∅ . Plus généralement, montrer que pour toutα réel,R(αf + id) ≠ ∅ , puis que pour toutβ réel strictement positif,R(f + βid) ≠ ∅ .
B) 1) SoitT = (a_(ij))_(1 ⩽ i, j ⩽ n) une matrice triangulaire supérieure deM_n(ℝ) dont tous les coefficients diagonaux sont égaux à un réelλ .
Montrer que
(T − λI_n)^n = 0 .
2) On suppose dans toute la suite quef est un endomorphisme de
E dont le polynôme caractéristique est scindé et qui n'admet qu'une seule valeur propre
λ . Déduire de la question précédente que
E = Ker(f − λid)^n .
3) Montrer que siλ > 0 alors
R(f) ≠ ∅ .
2) On suppose dans toute la suite que
3) Montrer que si
Fin de l'énoncé
Pas de description pour le moment
